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Le vendredi à 8h13 un invité au coeur de l'actualité répond aux questions de Romain Desarbres
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00:02La grande interview Europe 1 CNews, Romain Desarres.
00:088h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Éric Coquerel ce matin.
00:12Bonjour Éric Coquerel.
00:13Député de la France Insoumise, président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:18On va parler de la dette, on va parler du budget, évidemment, et on va balayer tous les sujets d
00:22'actualité.
00:23Je voulais vous entendre tout d'abord sur la canicule.
00:25Tous les Français la vivent et la subissent.
00:27La France suffoque, des personnes âgées souffrent, des handicapés, des enfants souffrent,
00:32avec des chaleurs records, y compris la nuit.
00:35Et chez LFI, vous dites que la climatisation n'est pas la solution.
00:38Est-ce que vous n'avez pas le sentiment d'être un peu à côté de la plaque ?
00:41Oui, on n'a pas dit ça comme ça.
00:43Donc, pour commencer, on explique que climatiser tous les logements n'est pas la solution.
00:50Voilà.
00:50Bien évidemment, aujourd'hui, vu la situation,
00:52vu qu'on n'a pas pris de mesures pour faire face aux dérèglements climatiques, pour adapter,
00:59on en est maintenant à uniquement prendre des mesures pour rafraîchir,
01:02c'est-à-dire pour réparer les choses.
01:04On va y venir après.
01:05Dans les EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux publics,
01:09bien évidemment, il faut de la climatisation.
01:10On ne peut pas faire autrement.
01:11Il faut aussi de la climatisation, par exemple, dans ce que nous, on appelle les bouleurs thermiques,
01:14c'est-à-dire que ce soit dans les logements sociaux ou les logements privés,
01:18vous savez, tous ces gens qui habitent, par exemple, sous les toits,
01:21qui subissent des températoires de 40 à 45 degrés,
01:23il faut les repérer parce qu'on ne peut pas faire autrement.
01:25Mais globalement, vous le savez, si, par exemple, on avait l'idée de se dire
01:31la solution, c'est de climatiser, par exemple, tous les logements parisiens
01:34ou tous les logements d'une ville,
01:36on pense qu'on augmente à peu près la température entre 2 degrés et 4 degrés,
01:40et c'est les récentes études qui ont été faites tout autour,
01:45c'est-à-dire qu'en fait, en réalité, on va entretenir la question du réchauffement.
01:49Jean-Luc Mélenchon a répondu à Marine Le Pen, à son plan climatisation,
01:52en disant que la climatisation, elle dit tout, elle fait le contraire de ce qu'il faut faire.
01:56Donc vous revoyez un peu votre point de vue.
01:57Non, non, non, non, je vous répète ce que nous avons toujours dit.
02:00Nous avons un plan canicule, vous pouvez l'observer, on l'a sorti absolument,
02:03on vient de le ressortir, et vous allez voir que sur les questions des pattes,
02:06d'école et évidemment d'hôpitaux,
02:08on est déjà sur la climatisation,
02:10il ne faut pas seulement mettre des climatisations,
02:13il faut aussi s'occuper de tout ce qui est isolation au niveau persienne,
02:17au niveau écran anti-UV, etc.,
02:20parce que là, il y a aussi un vrai problème,
02:21il faut par exemple des oasis de fraîcheur dans chaque école,
02:25et figurez-vous ça, ça coûte très cher,
02:27mais il va falloir le mettre sur la table tout simplement,
02:30parce qu'aujourd'hui, sinon, c'est invivable.
02:32Et ça, ça renvoie à autre chose,
02:33c'est qu'à force d'avoir des budgets qui baissent en matière environnementale
02:37depuis maintenant des années,
02:38à force, par exemple, de baisser le fonds vert.
02:42Absolument primordial.
02:42Le fonds vert, vous savez, c'est l'État qui met de l'argent
02:45à disposition des collectivités,
02:47qui elles-mêmes mettent une autre partie financière
02:49pour des investissements en matière écologique.
02:51Ça a été créé il y a trois ans.
02:53Ça marchait tellement bien que l'État a décidé
02:55de baisser de 67% depuis deux ans le fonds vert.
02:58À force d'avoir une politique comme ça,
03:00on se retrouve avec encore plus de réchauffement,
03:04on ne l'a pas prévu, on ne l'a pas adapté,
03:07et donc ça coûte toujours plus cher.
03:08Voilà les situations dans lesquelles nous sommes aujourd'hui.
03:10C'est un vrai impact sur le réchauffement,
03:11mais le fait que le fonds vert soit moins incité.
03:16Évidemment que c'est un impact climat.
03:18Si vous avez des politiques qui permettent d'anticiper le réchauffement
03:22ou au moins de le freiner maintenant,
03:24parce qu'on n'en est plus malheureusement à l'empêcher.
03:28Si vous avez des politiques qui permettent d'adapter,
03:30bien évidemment, ça a un lien sur le réchauffement.
03:32Si par exemple, vous faites de l'isolation thermique
03:34de manière massive, au lieu d'arrêter ma prime réneuve
03:36en plein milieu comme ça,
03:39quand survient la vague de chaleur,
03:40vous avez peut-être des chances d'avoir des logements
03:42un peu plus isolés.
03:43Ça, chacun va le comprendre.
03:44Et en plus, ça ferait marcher l'économie.
03:45C'est l'inverse de ce qu'a fait le gouvernement.
03:48Écoutez-moi bien.
03:49Depuis trois ans, les budgets en matière environnementaux,
03:52climatiques, baissent dans ce pays.
03:54Baissent dans ce pays.
03:55Donc, de ce point de vue-là, c'est une politique
03:57que je n'hésite pas à...
04:00C'est une politique qui ne fait qu'aggraver le problème,
04:02alors qu'on voit bien que c'est ça l'urgence des Français aujourd'hui.
04:05Éric Coquerel, les écologistes sont pour un congé climatique
04:08de cinq jours.
04:10Qu'est-ce que vous en pensez ?
04:10Vous pourriez soutenir ?
04:11Pourquoi cinq jours ?
04:12Pourquoi cinq jours ?
04:13Vous pensez qu'il faut plus ?
04:14Écoutez, vous savez quelle est la moyenne environ
04:16aujourd'hui de canicule par an ?
04:20Aujourd'hui, il faut une dizaine.
04:22Non, non, vous avez une douzaine de jours.
04:24En 2050, on pense qu'on va être à deux mois.
04:27Donc, il faut...
04:28Il faut s'arrêter de travailler pendant deux mois ?
04:29Non, c'est pas ce que je viens de vous dire.
04:31Je pense qu'il faut un droit de retrait climatique.
04:32C'est-à-dire qu'aussitôt que vous êtes dans des conditions de travail
04:34qui excèdent 33 degrés,
04:37soit vous pouvez faire du télétravail,
04:39soit, si vous ne pouvez pas faire du télétravail,
04:40effectivement, vous avez un droit de retrait climatique
04:42et avec au moins une réduction du temps de travail,
04:45par exemple, par jour.
04:46Tous les gens qui, aujourd'hui, sont forcés de travailler
04:49dans des conditions absolument dantesques
04:51et évidemment dangereuses pour les santé
04:53comprendront ce genre de préoccupations.
04:55Et ça aussi...
04:55Financé par qui ?
04:56Ça aussi, laissez-moi finir,
04:58ça aussi, ça montre une chose,
04:59c'est qu'à force de ne pas avoir anticipé,
05:01tout ça coûte plus cher.
05:02Vous savez combien coûtera l'inaction climatique ?
05:05En 2050, 11 points de PIB.
05:07C'est-à-dire que si vous ne faites rien,
05:10si vous ne mettez pas les investissements nécessaires,
05:13eh bien, en 2050, chaque année,
05:15ça nous coûtera 11 points de PIB.
05:17Éric Coquerel, député LFI,
05:19a avec nous ce matin sur CNews et sur Europe 1.
05:21Le rapport, après le meurtre de la petite Liana,
05:24a montré des dysfonctionnements.
05:26Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
05:27lui-même a reconnu que la justice avait failli
05:29et qu'il y avait des responsabilités individuelles.
05:31Dans un communiqué sur X,
05:32le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
05:34a reconnu que la chaîne de protection avait failli.
05:38Il veut instaurer des mesures fortes,
05:40telles que la condamnation à la réclusion criminelle
05:43a perpétuité, une vraie perpétuité,
05:45pour les violeurs en série de mineurs.
05:47Est-ce que vous êtes sur cette ligne ?
05:49Écoutez, moi, je ne suis pas forcément sur une ligne
05:52où on pense que plus on met du pénal,
05:55plus on met du répressif,
05:56plus on va régler le problème.
05:57D'accord ?
05:58Je suis d'abord pour essayer d'anticiper les choses.
06:01Anticiper les choses, ça veut dire, par exemple,
06:02donner les moyens à la justice pour traiter les dossiers.
06:05Vous savez, M. Darmanin a dit, il n'y a pas très longtemps,
06:07il y a 70 000 dossiers,
06:08je m'engage à ce qu'ils soient traités d'ici l'été.
06:11On a calculé, en gros,
06:12qu'en termes de nombre de magistrats disponibles
06:16pour traiter ces dossiers,
06:17ça voudrait dire que chaque dossier est traité
06:18pendant quelques secondes.
06:19Vous conviendrez avec moi que ce n'est pas comme ça
06:21qu'on traite justement ces affaires
06:23où on reproche souvent qu'elles seront classées sans suite
06:25parce qu'il n'y a pas suffisamment de personnes
06:27qui peuvent se préoccuper de ça.
06:28Donc, d'abord et avant tout,
06:30ce qu'il faut faire,
06:31c'est mettre des moyens budgétaires nécessaires,
06:34ne serait-ce que, par exemple,
06:36pour faire en sorte que la France rattrape la moyenne européenne.
06:38On est très loin.
06:39En termes de magistrats,
06:40si on me finit,
06:41de juges, de parquets, de greffiers,
06:44on est très loin de la moyenne européenne.
06:45En termes aussi d'officiers de police judiciaire formés.
06:49Rien que ça, par exemple,
06:50rien que de fait d'atteindre la moyenne,
06:52ça voudrait dire qu'on fait un plan d'investissement
06:53de 700 millions d'euros,
06:55c'est ça qui est nécessaire,
06:56plus tout ce qui est nécessaire au niveau EPJ.
06:58Par exemple, moi, je propose
06:59qu'on fasse un projet de loi de finances rectificative.
07:02On va parler tout à l'heure des budgets.
07:04Vous savez que le gouvernement veut essayer de l'éviter
07:05pour faire face à la fois à la question climatique
07:08dont on a parlé précédemment,
07:09au moins dans ces manifestations les plus extrêmes
07:12pour les écoles et autres,
07:13et également pour les violences faites aux enfants et aux femmes.
07:17Voilà, je pense que ça, ça serait nécessaire.
07:19On ne peut pas attendre.
07:20On n'a pas attendu pour le Covid.
07:21On ne doit pas attendre pour ces actions.
07:23Je pense qu'il faut libérer plusieurs milliards
07:25pour essayer au moins de rattraper ce retard.
07:27Pour le Régolien et pour la justice,
07:29sur la perpétuité réelle,
07:31le taux de récidive des agresseurs et des pédophiles,
07:34des agresseurs pédophiles,
07:36est extrêmement élevé.
07:37Ça veut dire que quand on relâche un pédophile
07:39qui a violé,
07:40il y a énormément de risques...
07:43Oui, mais l'histoire, ça n'a pas tout à fait les mêmes définitions.
07:48Donc c'est un pédocriminel.
07:49Allez-y, continuez.
07:50Un agresseur qui aime les enfants et qui agresse les enfants,
07:53le taux de récidive est extrêmement élevé.
07:54Oui, un agresseur qui agresse les enfants n'aime pas les enfants.
07:58Donc les agresseurs d'enfants que vous libérez
08:02vont à nouveau agresser.
08:04Je ne vous ai pas dit...
08:04Le taux de récidive est extrêmement élevé.
08:07Donc est-ce que vous êtes pour ou contre ?
08:08La perpétuité réelle.
08:09Quand vous le relâchez,
08:10il y a un risque énorme.
08:12Eh bien, ça veut dire qu'il recommence.
08:13Ça veut dire que...
08:14Alors donc, vous préconisez quoi ?
08:15La peine de mort ?
08:16Moi, je ne préconise rien du tout.
08:17C'est vous, le politique.
08:19Justement, ça veut dire qu'une fois qu'on a traité
08:22la peine de quelqu'un qui, surtout dans cette situation...
08:24Déjà, il y a un suivi nécessaire,
08:27absolument drastique,
08:28de ce qu'il fait,
08:29de où il va.
08:30Je vais vous donner un exemple précis.
08:31Vous allez bien comprendre.
08:32Il y a quelques années de ça,
08:33alors ce n'est pas par rapport à un enfant,
08:34c'est par rapport à une femme.
08:35Il y a quelques années de ça,
08:36dans ma circonscription, à Épinay.
08:37Laissez-moi vous dire,
08:38parce que c'est concrètement
08:39les problèmes qui sont posés.
08:41Vous avez une personne
08:43qui a commis un féminicide.
08:45Cette personne n'avait pas le droit
08:46d'aller à Épinay.
08:47D'accord ?
08:47Tout simplement parce qu'elle devait être
08:49à distance de la femme
08:50qu'il avait déjà maltraitée
08:53pendant des années.
08:56Personne n'a prévenu,
08:57cette personne qui avait pourtant
08:58un téléphone de secours,
08:59qu'il était sorti de prison.
09:01Le bilan, c'est qu'en quelques jours,
09:03il est arrivé, il a tué cet homme.
09:05Donc, s'il faudrait, par exemple,
09:06par rapport à un dossier comme ça,
09:07c'est que vous ayez un suivi,
09:09ne serait-ce à minimum
09:10qui prévient la personne
09:11que cette personne est sortie de prison
09:13et que cette personne
09:14qui est sortie de prison
09:15soit évidemment, j'allais dire,
09:17contrôlée dans ses actes.
09:17Donc, pas de perpétuité réelle
09:19pour les agresseurs et les violeurs d'enfants.
09:21Ça, c'est le juge qui décide.
09:22C'est le juge qui décide.
09:25C'est le juge qui décide.
09:27D'accord.
09:27Mais c'est le juge qui décide
09:28quelle peine doit encourir
09:30quelqu'un de ce type-là.
09:31Je vous dis qu'après,
09:32le problème, c'est que déjà,
09:34il y en a peu qui sont repérés.
09:35Donc, ce qui pose un problème
09:36de moyens pour faire en sorte
09:38qu'il y ait moins d'affaires classées sans suite.
09:40Il y a les trois quarts
09:40des affaires classées sans suite
09:42sur les questions de violence
09:43faites aux enfants.
09:44Donc, vous êtes contre
09:44la perpétuité réelle
09:45pour les agresseurs et les violeurs d'enfants.
09:46Et deuxièmement,
09:47puisque vous voulez réduire
09:48uniquement cette interview à ça.
09:50Deuxièmement,
09:51vous savez,
09:51ce n'est pas le fait
09:52qu'il y ait la perpétuité réelle
09:53qui va régler la question
09:54du fait que des personnes,
09:55à un moment donné,
09:57aient des actions criminelles
09:59vis-à-vis d'enfants
10:02de pédocriminalité.
10:02Ce n'est pas parce que
10:03vous allez faire en sorte,
10:05ça, c'est assez documenté,
10:07que vous pouvez toujours
10:07augmenter les peines.
10:08Ce n'est pas ça qui empêche
10:10qu'à un moment donné,
10:10quelqu'un passe à l'acte
10:11de ce type-là.
10:12Donc, ce qu'il faut faire,
10:13c'est de faire en sorte
10:13que ces personnes-là
10:15soient davantage suivies,
10:16la perpétuité réelle,
10:17ça permet d'empêcher
10:18qu'ils repassent à l'acte.
10:20Que, par exemple,
10:20on ne les retrouve pas
10:22auprès d'enfants
10:22dans des écoles,
10:24dans des centres de loisirs,
10:24etc.
10:25Donc, ça veut dire
10:25qu'il faut y avoir
10:26un suivi beaucoup plus important
10:28du psych de la société.
10:29Bien sûr,
10:30un suivi,
10:31quand je dis suivi,
10:32ça veut dire également
10:32de contrôle
10:33et ça veut dire empêcher,
10:34par exemple,
10:34d'être au contact
10:35des enfants.
10:35Ça, absolument,
10:37c'est nécessaire
10:37et ça, vous voyez bien
10:38que ça renvoie
10:39à des problématiques
10:39de moyens.
10:41La France affrontera
10:42la Norvège ce soir
10:43à 21h en Coupe du Vente
10:44de football.
10:45Compte tenu de l'horaire
10:46de cette rencontre,
10:48est-ce que vous craignez
10:49des débordements
10:50comme lors du sacre
10:51du PSG
10:51en Ligue des Champions ?
10:53Éric Coquerel,
10:53invité de l'Allemagne
10:54d'Italie.
10:55Non, sauf quand c'est
10:56mal préparé.
10:58Ce que je veux dire par là,
10:59c'est qu'à force
11:00de craindre des débordements,
11:02de mettre des forces
11:04de police un peu partout
11:05qui ont, à certains moments,
11:06c'est pas la faute
11:07des forces de police
11:08et les ordres
11:08qu'on leur donne.
11:09Moi, j'ai assisté
11:10le soir du match
11:11Paris-Saint-Germain
11:12où on sait qu'on s'est retrouvés
11:14dans des gestions
11:15de maintien de l'ordre
11:15un peu comme
11:16les manifestations sociales
11:17où, oui, pour un non,
11:19tout d'un coup,
11:19vous avez des charges
11:20de policiers,
11:20y compris sur des gens
11:21qui n'ont absolument rien fait
11:23par rapport à une infime
11:24minorité de personnes
11:24qui ont été cassés.
11:25Donc vous dites
11:25qu'il faut mettre
11:25moins de policiers ?
11:26Non, je dis que,
11:27par exemple,
11:28les villes qui sont bien inspirées,
11:30par exemple,
11:30c'est celle qui prépare
11:33des fanzones,
11:33dans lesquelles
11:34on peut faire la fête,
11:35dans les fêtes,
11:36on peut regarder ensemble
11:36les matchs,
11:37ça se passe très bien.
11:38On ferait mieux, là aussi,
11:40de faire en sorte
11:41de considérer
11:42qu'après tout,
11:44manifester,
11:44y compris tard,
11:46parce que vu le décalage
11:46d'horaire,
11:47dans les rues
11:47pour supporter
11:48toute l'équipe,
11:49c'est festif,
11:50c'est agréable
11:51et de ne pas toujours
11:52regarder ça
11:52avec uniquement
11:53un angle répressif
11:54qui fait que,
11:55j'allais dire,
11:56non seulement on ne prévient rien,
11:58non seulement on ne règle rien,
11:59mais par contre,
12:00en général,
12:00on gâche la fête.
12:01Donc, je trouve que,
12:02par exemple,
12:03si vous voulez mon avis,
12:04que les villes organisent
12:05des fanzones de ce type,
12:06c'est beaucoup plus efficace.
12:07Si il suffisait
12:08d'organiser des fanzones
12:09qui n'aient pas de violence,
12:10ça se saurait.
12:10Eh bien voilà,
12:11la question du coût
12:14de ces violences à répétition,
12:15qui doit payer
12:15quand il y a des dégâts ?
12:17C'est à l'État
12:18de payer aux Français ?
12:19Qui voulez-vous qui paye ?
12:20Je ne comprends pas
12:21tellement la question.
12:22Mais attendez,
12:23excusez-moi,
12:24quand un voyou
12:26se fait arrêter
12:28après avoir brisé
12:29un abribus.
12:29Oui, d'accord.
12:30Qu'est-ce qu'il doit payer
12:31ou pas ?
12:31Non, mais qu'est-ce qu'il faut
12:32proposer comme solution ?
12:32Que les gens n'aillent plus dehors,
12:33on n'est pas dans un débat,
12:34on vous interroge.
12:35Non, mais attendez,
12:36ça m'intéresse
12:36parce qu'on est dans une société
12:38aujourd'hui
12:39où, en réalité,
12:40peut-être faire la fête,
12:41de la responsabilité individuelle.
12:42Je ne veux pas ce que dites
12:42les Français,
12:43peut-être vous,
12:45la manière dont vous les interprétez,
12:46mais ça,
12:46c'est la vision CNews.
12:48Donc, je vous dis simplement,
12:49peut-être qu'il faudrait
12:50peut-être considérer
12:50de manière différente
12:51et vous verriez
12:52que les problématiques
12:55seraient inversées
12:56par rapport à ce qu'on vit
12:56aujourd'hui.
12:57Donc, vous êtes contre
12:57le principe du casseur-payeur ?
12:59Le casseur-payeur,
13:00vous savez très bien comme moi
13:01qu'à un moment donné,
13:02vous arrêtez quelqu'un,
13:04vous n'avez absolument pas
13:05le choix de sa solvabilité.
13:06Donc, ce n'est pas la solution
13:08pour que les personnes
13:09qui ont subi des casses
13:10soient payées.
13:13Je peux toujours vous dire
13:14pour faire plaisir,
13:15le casseur-payeur,
13:17si vous avez quelqu'un
13:18qui gagne 2 000 euros par mois
13:20et qui se retrouve accusé,
13:22déjà, faut-il le vérifier
13:23parce que la plupart du temps,
13:24on n'arrête pas forcément
13:25les gens qui produisent ces casses
13:27et ça, ça renvoie
13:28à la manière de gestion
13:28du maintien de l'ordre.
13:29Non, non, regardez
13:30les rendus des tribunaux.
13:32Quand tout est filmé,
13:33il y a peu de doutes.
13:34Oui, le problème,
13:35c'est que ça se passe rarement
13:36comme ça
13:37et que les personnes arrêtées
13:38sont rarement les bons.
13:38Mais bon, ça, c'est une manière
13:40de gestion du maintien de l'ordre
13:41justement qui renvoie.
13:42Mais vous savez très bien
13:43que ce n'est pas comme ça
13:44que vous réglerez la question.
13:45Donc moi, je vous dis,
13:46pour faire en sorte
13:47qu'il y ait moins de casques,
13:48pour faire en sorte
13:48qu'il y ait moins de violences,
13:50déjà, arrêtons d'amplifier celle-ci
13:51parce qu'en général,
13:52on a eu l'impression
13:53que sur le soir du match
13:54du Paris-Saint-Germain,
13:54on était les seuls en Europe
13:56à avoir ce genre d'événements.
13:57Ça a été documenté.
13:58Il y a énormément de matchs
13:59qui se terminent comme ça ailleurs.
14:00Mais surtout,
14:01faisons en sorte
14:02d'anticiper les choses.
14:03Encore une fois,
14:04je vous le répète,
14:05quand c'est anticipé,
14:06ça se passe très bien.
14:06Voilà, en Seine-Saint-Nice,
14:07ça se passe très bien
14:08pour employer
14:08tous les matchs
14:09qui sont regardés dans la joie
14:10avec les supporters
14:12des différentes équipes.
14:14Éric Coquerel,
14:15invité de la grande interview
14:16CNews Europe 1 ce matin.
14:18L'union des droites
14:19pour la République
14:20d'Éric Ciotti
14:21avait, lors de sa niche parlementaire
14:23hier,
14:23déposé une proposition de loi
14:24sur l'interdiction
14:25de célébrer les mariages
14:27d'étrangers en situation irrégulière
14:28sous OQTF.
14:30Vous avez déposé
14:31des milliers d'amendements
14:32pour empêcher
14:33que ce texte passe.
14:35Pourquoi ?
14:35On a gagné d'ailleurs,
14:36je suis très content.
14:38Pourquoi ?
14:38Parce que c'est un texte...
14:40Excusez-moi,
14:40je pense qu'aujourd'hui,
14:42empêcher quelqu'un
14:43qui n'est pas
14:44en situation régulière
14:45en France
14:46de se marier
14:46avec une personne
14:48parce qu'il n'est pas
14:48en situation irrégulière,
14:50je ne suis pas d'accord.
14:51Je ne suis pas d'accord
14:51avec cette vision
14:52qui laisse à penser
14:53que le problème majeur
14:54d'aujourd'hui
14:55nos sociétés,
14:56c'est le fait
14:56que des personnes
14:57qui n'aient pas de papier,
14:58en tout cas qui ne sont pas
14:59en situation régulière,
15:00se marient avec quelqu'un
15:02parce qu'ils le souhaitent,
15:03etc.
15:03Je pense que c'est une mesure raciste
15:05pour tout vous dire.
15:06En quoi c'est raciste ?
15:06Parce que,
15:07comme d'habitude,
15:08ça pointe en réalité
15:09l'idée que le principal
15:10problème dans notre pays
15:11sont les immigrés
15:12et y compris sont les immigrés
15:14qui n'ont pas de papier
15:15mais qui,
15:15dans la plupart du temps,
15:16travaillent,
15:17enrichissent le pays
15:18et demandent qu'il y a une chose,
15:19c'est être régularisés.
15:20Là, c'est quelqu'un
15:20qui est sous OQTF
15:21à qui l'administration dit
15:23qu'il a l'obligation
15:24de quitter le territoire français.
15:25Vous sous-entonnez
15:27qu'il n'y a pas d'immigration.
15:27Il y a une immigration en France.
15:28Mais là,
15:29ce sont des gens
15:29qui ne respectent pas les règles.
15:30Je ne vous ai pas dit
15:31qu'il n'y avait pas d'immigration
15:32en France.
15:33Je vous dis simplement
15:34mais quelles règles ?
15:35Vous savez qu'aujourd'hui,
15:36moi, je vais vous dire une chose.
15:37Je me retrouve avec une situation...
15:38Mais attendez.
15:39Je me retrouve avec une situation...
15:41Oui, d'accord.
15:41Quand les règles de la République
15:42sont stupides,
15:43on peut quand même
15:44s'interroger sur ces règles.
15:45Vous savez qu'on a
15:46à peu près trois...
15:47S'interroger,
15:47ça veut dire ne pas les respecter ?
15:48Vous savez qu'on a...
15:49Eric Ocrel,
15:50s'interroger,
15:51ça veut dire ne pas les respecter ?
15:51Mais il y a des moments,
15:52elles ne sont pas...
15:53Je vais vous dire une chose.
15:54Elles ne sont pas atteignables.
15:57Vous savez pourquoi ?
15:58Parce que, par exemple,
15:59on a une situation
16:00qu'on a tellement durcie
16:01sur les EQTF
16:02qu'on demande à quelqu'un
16:03qui est installé dans ce pays,
16:05parfois même,
16:06qui est enfant
16:06de parents français,
16:08figurez-vous.
16:08Il y a des cas comme ça.
16:10On leur dit...
16:11Eh bien,
16:11c'est une personne
16:12qui est installée dans le pays,
16:13soit qui fait des études,
16:14soit qui travaille
16:14et enrichit ce pays,
16:15qui n'a pas d'autre pays
16:16en réalité pour vivre.
16:17On va tout d'un coup
16:18l'experter à l'extérieur,
16:19là où il n'a pas de vie,
16:20là parfois même
16:22économiquement, etc.
16:23Ça ne marche pas,
16:24ça ne fonctionne pas.
16:25Et même les préfets
16:26ne peuvent pas l'appliquer
16:27parce que ça n'a pas de...
16:29Comment vous dire ?
16:31Humainement,
16:31c'est absolument terrible,
16:34mais en plus,
16:34même d'un point de vue
16:35des intérêts de notre pays,
16:36c'est stupide.
16:37Voilà pourquoi
16:38il y a beaucoup d'OQTF
16:38qui ne sont pas respectés.
16:40Pourquoi ?
16:40Parce que, par exemple,
16:41par rapport à l'Allemagne,
16:42on a environ trois fois plus d'OQTF.
16:43On a fait une espèce
16:44de politique répressive
16:45sur la question de l'immigration,
16:47alors même que
16:48tous les calculs montrent
16:48qu'en réalité, par exemple,
16:50c'est les travailleurs
16:52qui sont aujourd'hui sans papier,
16:53qui sont dans le bâtiment,
16:54dans la sécurité.
16:55Parfois, je ne sais pas,
16:56on pourrait peut-être vérifier,
16:57vous allez peut-être même
16:57dans la sécurité.
16:58Enfin, vous, je ne sais pas,
16:59parce que vous devez avoir
17:00des politiques, à mon avis,
17:01encore plus attentives là-dessus.
17:03Mais je vais vous dire une chose.
17:03Nous, on respecte les règles,
17:05effectivement.
17:05Oui, oui, bien sûr.
17:05Mais ces gens-là,
17:06ces gens-là,
17:07on a besoin.
17:09Voilà.
17:09Et que si, tout d'un coup,
17:10on faisait en sorte
17:11que ces OQTF se réalisent,
17:12vous avez plein de secteurs,
17:15là, y compris de gens
17:16qui, sous la canicule,
17:17sont en train de travailler
17:21vous avez plein de secteurs
17:22qui s'arrêteraient.
17:23Donc, c'est une politique stupide.
17:25C'est une politique inique.
17:26C'est une politique
17:27qui est contraire à nos intérêts.
17:28Et donc, pour revenir
17:29à votre question,
17:30quelque chose qui considère
17:31qu'aujourd'hui, la priorité,
17:32c'est qu'une personne
17:33qui est dans cette situation-là
17:34ne puisse pas se parier
17:35à une personne en France
17:37qui est régulière.
17:38C'est, évidemment,
17:40pointer des choses
17:41qui sont, franchement,
17:42qui ne vont pas changer
17:43la vie des gens.
17:43C'est une manière
17:44de le faire raciste.
17:44Le problème de cette loi,
17:46c'est que, là,
17:46M. Ciotti s'est fait avoir,
17:47c'est qu'il avait presque
17:51ce qui s'est passé, heureusement.
17:53Et je suis très content
17:55pour tout vous dire
17:55qu'on ait réussi
17:56à faire de l'obstruction
17:57et faire en sorte
17:57que ça ne passe pas.
17:583 536 milliards d'euros de dette.
18:01C'est le tout dernier chiffre.
18:02Cette dette qui augmente.
18:04Le service de la dette,
18:05donc le remboursement de la dette,
18:07coûte de plus en plus cher.
18:08J'imagine que vous êtes inquiet
18:09en tant que président
18:09de la Commission des finances
18:10de l'Assemblée.
18:11Oui.
18:12Enfin, ce qui m'inquiète,
18:12c'est plus comment cette dette
18:15s'est produite.
18:16Alors, déjà, première chose,
18:18je rassure tout le monde,
18:19nous ne sommes pas au bord
18:21de la faillite
18:22ou, comme le disait
18:23le Premier ministre Béroud
18:24il y a un an,
18:26au bord du FMI
18:27qui menace la France.
18:28Tout ça, c'est des fadaises.
18:30On assume cette dette.
18:31Je ne dis pas qu'il faut
18:32la cultiver pour la cultiver,
18:33mais on assume cette dette.
18:34Et ce n'est pas moi qui le dis,
18:35c'est le ministre Lescure,
18:37il n'y a pas très longtemps,
18:37qui était à côté de moi,
18:38où je préconisais
18:40que pour les investissements
18:41écologiques, par exemple,
18:42ou pour faire face
18:43au coût de la guerre,
18:43vous savez qu'il va être
18:44environ une dizaine de milliards,
18:46très vraisemblablement,
18:47la France essaie de pousser
18:48la Banque Centrale Européenne
18:49à faire des prêts directs
18:50aux États,
18:51comme elle l'avait fait
18:51pendant le Covid.
18:52La réponse du ministre
18:53a été de me dire
18:54on risque d'alarmer les marchés
18:55alors qu'il n'y a pas,
18:56en substance,
18:57j'ai à peu près la phrase
18:59de verbatim,
18:59il n'y a pas de problème
19:00aujourd'hui pour qu'on prête
19:02à la France,
19:03donc il n'y a pas de problème
19:03de dette.
19:04Donc, ce n'est pas
19:04un problème majeur.
19:05Par contre, ce qui est
19:06un problème majeur,
19:06c'est comment cette dette
19:07s'est créée.
19:08Créer de la dette
19:09pour investir, par exemple,
19:10dans l'isolation thermique,
19:11dans la bifurcation écologique,
19:12c'est très bien.
19:13Faire une dette
19:14pour faire des cadeaux fiscaux
19:15aux plus riches,
19:16c'est-à-dire faire en sorte
19:17qu'il y ait 100 milliards
19:18environ d'euros,
19:19de recettes en moins
19:20pour l'État par an
19:22depuis M. Macron,
19:24ça, c'est un problème.
19:25Donc, c'est plutôt
19:25à quoi sert la dette
19:26qui est un souci aujourd'hui.
19:27Éric Coquerel,
19:28je voulais vous entendre
19:29également sur l'Arcôme.
19:30Le président de Canal+,
19:32a écrit une tribune
19:33dans le Figaro.
19:34L'Arcôme fait un reproche
19:36particulièrement inquiétant
19:37à CNews.
19:38L'Arcôme qui écrit
19:39la répétition marquée
19:41d'une séquence à l'autre
19:42des mêmes commentaires
19:43et opinions
19:43s'observe principalement
19:44s'agissant de l'action
19:46de l'exécutif
19:47en raison de positions
19:48perçues comme insuffisamment
19:50fermes et cohérentes.
19:51Ça veut dire que
19:52critiquer le gouvernement,
19:54c'est considéré
19:55par l'Arcôme
19:56comme un manquement.
19:58Est-ce que c'est dangereux
19:59selon vous ?
19:59Ce n'est pas du tout
20:00la question de l'Arcôme.
20:01Vous savez très bien
20:02ce dont il est question
20:04par rapport à CNews
20:05et notamment les sorties racistes
20:06que vous fréquentez
20:07habituellement
20:08sur votre chaîne de télé.
20:08Il n'y a aucune sortie raciste.
20:10Oui, bien sûr.
20:12Qu'on faire par exemple
20:13des accusations.
20:13Il n'y a aucune sortie raciste.
20:14Non, ce que vous dites
20:15est faux.
20:15Vous avez eu des condamnations
20:16de plusieurs personnes
20:17qui sont passées sur CNews
20:18à plusieurs reprises.
20:19Donc, je ne vais pas passer.
20:21Mais ce que vous dites
20:22est faux.
20:23Et ne serait-ce que
20:24les dernières
20:26avec M. Onfray
20:27sur le maire de CNews.
20:29Mais évidemment,
20:29pour vous,
20:30des propos
20:31où on compare
20:32le maire d'une grande ville
20:34de Seine-Saint-Denis
20:36à quasiment un sauvage
20:37dans une jungle
20:37ne sont pas racistes.
20:38Il n'y a aucun faux raciste.
20:39Bien sûr.
20:40Eh bien, moi, je vous dis l'inverse.
20:41Sur la liberté.
20:42Et donc, je trouve même
20:43que l'ARCOM
20:44est beaucoup trop clémente
20:45avec vous,
20:45si vous voulez me dire.
20:46Vous êtes favorable
20:47à la fermeture de CNews ?
20:48Ah oui, oui.
20:49Je pense que
20:49vu ce qui se passe
20:51depuis un certain temps,
20:52oui, je pense que je...
20:52Alors que vous venez
20:53sur le plateau,
20:54vous savez qu'il y a
21:07pour l'instant,
21:07nous continuons à venir
21:08qui est votre matinale
21:09parce que vous l'associez
21:10avec d'autres médias
21:11ou la mission dominicale
21:13avec les échos
21:14du dimanche matin.
21:16Mais si vous pensez
21:17que ça vaut validation
21:18de tout ce qui se passe
21:18par ailleurs sur CNews,
21:20continuez comme ça.
21:20Vous assumez
21:21de vouloir fermer un média ?
21:22Mais écoutez,
21:23un média qui,
21:24sans arrêt,
21:25fait en réalité
21:28qui est une machine
21:29de propagande
21:29pour l'extrême droite,
21:30voire l'ultra-droite,
21:33avec...
21:33Vous avez une bombelle
21:34depuis 20 minutes ?
21:35Il y a sur l'antenne
21:37de CNews et d'Europe 1,
21:38vous êtes une machine
21:38de propagande
21:39pour je ne sais qui.
21:40Mais c'est bien pour ça
21:40que nous faisons
21:42des exceptions
21:42sur votre matinale,
21:43voilà.
21:44Mais là,
21:44vu la manière
21:45où vous me posez
21:45ces questions,
21:46vous allez finir
21:46par me faire regretter.
21:48Je vous le dis,
21:49tout ce que vous sortez
21:50par ailleurs,
21:51y compris sur des faits
21:52souvent soit gonflés,
21:55soit même imaginaires,
21:56avec des choses
21:57qui ne font que monter
21:58les Français
21:59les uns contre les autres
22:00et qui produisent
22:01une vision de la société,
22:02une vision raciste,
22:02je pense que vous faites
22:04le lit de l'extrême droite,
22:04en permanence,
22:05tout ce que veut
22:06d'ailleurs M. Bolloré.
22:07Face à ce que vous avez dit,
22:09bien sûr.
22:09Merci en tout cas
22:10d'être venu,
22:10Éric Coquerel,
22:11et à bientôt,
22:13bonne journée.
22:13Merci.
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