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Le maire de Nice et président de l'UDR, Eric Ciotti était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:018h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Éric Ciotti ce matin.
00:05Bonjour Éric Ciotti.
00:05Bonjour.
00:06Président de l'UDR, maire de Nice, évidemment.
00:09Merci beaucoup d'être là.
00:10On est pendant une vingtaine de minutes ensemble, à la fois sur CNews et sur Europe 1.
00:14On va évidemment balayer tous les sujets d'actualité.
00:17Le gros sujet d'actualité que vivent tous les Français actuellement, c'est la canicule.
00:22Une grande partie du pays est confrontée, la quasi-totalité est confrontée à cette importante vague de chaleur.
00:28Je voulais savoir déjà, comment vous le vivez-vous ?
00:30Est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que vous vous dites, c'est bientôt l'été et il
00:34fait un petit peu plus chaud que d'habitude ?
00:36Non, bien sûr, ça ne peut qu'inquiéter.
00:38On voit bien que ces épisodes sont de plus en plus fréquents, quasiment récurrents, chaque année,
00:46sur des durées de plus en plus longues, avec des nuits extrêmement chaudes,
00:51de ce qui pose d'ailleurs la problématique et que nous sommes face à un changement climatique.
00:59L'évidence, elle est là et la solution face à ce changement qui est devant nous,
01:06qui est grave, qui est inquiétant, qui peut modifier nos modes de vie, doit être l'adaptation.
01:11Ce mot d'adaptation, il a été ignoré pendant des années par ceux qui nous gouvernent,
01:16qui ont préféré aller vers des politiques d'interdiction, de décroissance,
01:22inspirées globalement par la gauche et l'extrême gauche.
01:25Or, il faut s'adapter. Nous avons un retard considérable.
01:29Regardez ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe au Japon, en Corée du Sud,
01:35dans des pays qui connaissent ces épisodes, comme nous, ils s'y adaptent.
01:40Ils s'y adaptent par la science, par le progrès, par l'énergie,
01:45par des modes de production d'énergie électrique massifs, notamment.
01:49Et ils s'y adaptent, c'est le sujet du jour qui fait polémique,
01:52alors que ça devrait être une évidence, par la climatisation.
01:57On a des taux d'équipement pour les ménages.
02:00À peine un quart des ménages ont un équipement de climatisation en France.
02:04C'est 91% au Japon, 90% aux États-Unis, 56% en Italie.
02:10Et derrière, il y a des victimes, derrière cette mauvaise préparation,
02:15et notamment les personnes vulnérables les plus âgées.
02:17Et il y a des enfants qui souffrent aussi.
02:19Marine Le Pen a déclenché une polémique à gauche en disant qu'il fallait développer la climatisation.
02:25Comment vous l'avez vécue ?
02:27La gauche est enfermée dans son obscurantisme et dans son idéologie.
02:33Là, on n'est pas face à de l'idéologie, on est face à du bon sens.
02:37Moi, j'ai deux réponses.
02:39Nous avons déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale
02:41pour rendre obligatoire la climatisation,
02:45qui d'ailleurs doit être réversible,
02:47avec du chauffage l'hiver, bien entendu,
02:50ce qui évitera l'émission de gaz à effet de serre,
02:53permettra de remplacer des chaudières au fioul ou au gaz.
02:57Donc, proposition de loi,
02:59obligation de la climatisation dans les établissements scolaires,
03:02obligation de la climatisation dans les maisons de retraite
03:06et dans les hôpitaux.
03:08Et deuxième réponse, je l'ai faite là en tant que maire de Nice.
03:11Ma première mesure, avec la baisse des impôts après mon élection,
03:16une semaine après à Nice,
03:17a été de lancer le plan de climatisation.
03:20D'ici l'année prochaine,
03:22nous aurons climatisé 1200 classes d'écoles.
03:25Toutes les classes des écoles niçoises seront climatisées.
03:29Nous avons déjà commencé pendant les vacances de Pâques.
03:32Les premières écoles ont été aménagées.
03:35Il y en a peu encore,
03:37parce qu'il faut lancer des procédures, des appels d'offres.
03:40Mais d'ici l'été 2027,
03:43quasiment toutes les écoles seront équipées.
03:45Là, on est dans du concret.
03:48Et les enseignants me remercient,
03:50les parents d'élèves aussi,
03:52parce qu'on est dans du concret,
03:53qu'ils soient de droite ou de gauche.
03:55Mais c'est tellement stupide de dire que la climatisation est de droite
03:59et que ça serait quelque chose d'abominable
04:06vu avec les lunettes un peu déformantes de l'extrême gauche.
04:10Éric Ciotti, invité de la grande interview chez News Europe 1.
04:12Ce matin, les écologistes proposent la création d'un congé climatique
04:15pour les salariés exposés aux fortes chaleurs.
04:19Qu'est-ce que ça vous inspire ?
04:20Je crois que ce n'est pas très réaliste.
04:23Il faut s'adapter.
04:25Le congé, c'est la décroissance et on s'arrête.
04:28Non, il faut s'adapter.
04:30Il peut y avoir justement des créneaux horaires de travail
04:34peut-être différents,
04:36des mesures de protection,
04:39la climatisation aussi dans certains lieux de travail.
04:41On ne peut pas le faire partout naturellement,
04:44notamment pour les métiers qui travaillent dehors.
04:47Mais arrêter tout, non, ce n'est pas la solution.
04:51Ça, c'est la décroissance, ça, c'est la vision des écologistes
04:54qui veulent arrêter l'économie parce qu'il y a un changement climatique.
04:57Nous, nous proposons de nous y adapter.
04:59Les défaillances de la justice.
05:01On va en parler avec vous, Éric Ciotti.
05:03On va parler évidemment du meurtre de la petite Liana.
05:06Le rapport de la mission d'inspection remis lundi au Premier ministre
05:09après la mort de Liana met en lumière une réalité
05:12qui est implacable, insupportable pour les parents de la victime.
05:15Selon ce rapport, l'urgence de la situation n'a pas été prise en compte.
05:18prise en compte, c'est un rapport qui révèle notamment l'absence
05:20de suivi du dossier d'une autre fillette prénommée Rosa
05:25qui aurait été violée à plus de 50 reprises par Jérôme Barrella.
05:28Malgré une plainte déposée en août 2025, il y a près d'un an,
05:33Jérôme Barrella n'aurait jamais été entendu,
05:34n'a jamais été entendu par la justice ni par les enquêteurs.
05:37D'ailleurs, Gérald Darmanin promet des sanctions pour les magistrats impliqués.
05:41Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
05:43prononce des mutations d'office pour deux gendarmes.
05:45Est-ce que la réponse est au niveau du choc, selon vous ?
05:49Il y a eu manifestement des fautes.
05:51En tout cas, le rapport pointe ces fautes.
05:54Ces fautes, elles doivent être sanctionnées.
05:57Personne, quelque fonction occupée que ce soit,
06:01ne peut être irresponsable dans notre pays.
06:05Il faut qu'il y ait cette responsabilité individuelle
06:08lorsqu'on est tenant, garante d'un service public.
06:12C'est vrai partout et ça doit être pour tous.
06:16Après, cette affaire, elle traduit aussi un dysfonctionnement global.
06:21L'absence chronique de moyens d'enquête.
06:25Moi, ça fait des années, des mois, que je lance un cri d'alarme
06:30sur le déficit d'enquêteurs dans notre pays.
06:33On a un déficit de magistrats.
06:35Il y a quatre fois moins de procureurs en moyenne qu'en Europe, en France.
06:40Il y a deux fois moins de juges qu'en Europe.
06:43Mais il y a aussi aujourd'hui un effondrement de la filière d'investigation,
06:47c'est-à-dire des enquêteurs, de ceux qui, sur le terrain,
06:52permettent d'avancer, de faire avancer les enquêtes.
06:55Parce que s'il n'y a pas d'enquêteurs, il y a une accumulation.
06:58On l'a vu, tous les dossiers qui ont été ressortis,
07:02ils étaient mis dans des tiroirs et on ne va pas au bout de la traque
07:08de ceux qui présentent un danger manifeste dans ces affaires,
07:12comme dans les affaires de stupéfiants,
07:14comme dans les affaires de criminalité organisée.
07:17Donc aujourd'hui, on ne peut pas se cacher.
07:19Il faut beaucoup plus de moyens d'enquête.
07:22Ça, c'est, je dirais, le premier maillon de la chaîne.
07:25Et à la sortie, il faut beaucoup plus de places de prison aussi
07:29pour qu'il y ait de la fermeté.
07:31Parce que si on interpelle et qu'immédiatement après,
07:34c'est souvent le cas en matière de stupéfiants,
07:36les personnes se retrouvent en liberté,
07:39eh bien, tout le travail qui est fait tombe à l'eau.
07:43Ça veut dire qu'il faut aujourd'hui réarmer notre chaîne pénale
07:48du début à la fin, avec beaucoup plus de force.
07:51L'État est devenu obèse dans certains domaines
07:55où on aurait besoin de beaucoup plus de liberté,
07:59d'un État plus modeste.
08:01Je pense à toutes les normes, à la réglementation.
08:05Quand on fait un chantier, on est bloqué.
08:07Moi, en tant que maire de Nice, là, j'ai vécu la semaine dernière,
08:10on doit reconstruire une route après la tempête Alex.
08:13Eh bien, les travaux sont différés plusieurs mois
08:15parce qu'on a trouvé un escargot
08:16et que sur la route détruite, des herbes ont poussé
08:19et qu'il faut des autorisations de défrichement.
08:21Derrière tout ça, il y a des fonctionnaires
08:23qui sont payés à faire ça.
08:25Ils sont payés à faire ça, à bloquer,
08:28en utilisant d'ailleurs des lois stupides,
08:32on y revient, qui ont été votées.
08:34Mais ces moyens, et pendant le même temps,
08:37dans les commissariats,
08:38il manque des dizaines d'enquêteurs.
08:40Donc, il faut que l'État se réorganise,
08:43qu'il devienne plus léger quand il bloque,
08:46qu'il empêche, qu'il entrave la liberté
08:49qui nuit à l'initiative
08:51et qu'il devienne beaucoup plus fort
08:53dans les missions pour lesquelles il est fait,
08:55c'est-à-dire la police, la justice,
08:58la défense nationale.
08:59L'État régalien s'est effondré
09:02depuis des décennies.
09:03Ça n'a pas été la priorité de M. Macron.
09:06Ça n'a pas été la priorité de ceux qui nous gouvernent.
09:08Donc, il faut réarmer l'État
09:11et il faut un choc sécuritaire.
09:13Il faut un quoi qu'il en coûte sécuritaire.
09:16On dépense beaucoup d'argent inutilement
09:18dans beaucoup de domaines
09:19et aujourd'hui, nos policiers, nos magistrats
09:22sont dans une situation de quasi-disette.
09:25Une dernière question concernant le meurtre de l'IANA.
09:29Nicolas Dupont-Aignan souhaite rouvrir par référendum
09:31le débat sur la peine de mort.
09:33Jordan Bardella s'y oppose.
09:34Bruno Retailleau se dit favorable
09:35à une castration chimique obligatoire
09:37pour certains criminels sexuels.
09:39Et vous ?
09:39Moi, je m'oppose à la réouverture
09:41de ce débat sur la peine de mort.
09:43Ce n'est pas la réponse adaptée.
09:47Ça ne protégera pas plus, malheureusement,
09:50de ces terribles prédateurs.
09:52Il faut les traquer, il faut les isoler.
09:54Il y a ces procédures de rétention de sûreté
09:58qui avaient été votées
09:59lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République
10:02dans les années après 2007.
10:05Il faut plus les appliquer.
10:06Il faut les appliquer peut-être et les élargir
10:09pour qu'on isole,
10:11qu'on protège notre société de ces prédateurs.
10:13Mais réouvrir le débat sur la peine de mort,
10:16pour moi, c'est non.
10:17Je voulais revenir avec vous
10:18sur ce qui s'est passé après la fête de la musique
10:20et sur ce qui se passe d'ailleurs
10:22après de nombreux matchs de football,
10:24finale de la Ligue des champions
10:25ou matchs de l'équipe de France.
10:27Justement, la France va affronter prochainement
10:29la Norvège à 21h,
10:32compte tenu de l'horaire de cette rencontre.
10:34Match à 21h, vendredi soir.
10:36Est-ce que vous craignez de gros débordements ?
10:38Et qu'est-ce que ça dit de l'époque ?
10:39Ça dit un ensauvagement de notre société.
10:43Ça dit des jeunes,
10:45des moins jeunes,
10:47qui n'ont plus aucun repère,
10:48qui ne respectent ni la loi,
10:50ni les règles,
10:51qui trouvent n'importe quel prétexte,
10:54souvent un prétexte heureux,
10:55pour piller, détruire, brûler.
11:00On a vu ces véritables hordes barbares.
11:04Après la victoire du Paris Saint-Germain,
11:07on l'a vu dans toutes les villes.
11:08Je l'ai connue à Nice.
11:10On voit au-delà même
11:11des événements nationaux d'importance.
11:14Au quotidien, le soir,
11:17des rixes, des coups de couteau,
11:19de plus en plus fréquents.
11:21Donc il y a une violence
11:21qui s'est installée dans notre société.
11:25Et il faut que la société réagisse.
11:27Donc c'est ce choc sécuritaire
11:29qu'il faut imposer.
11:30Mais ça, on ne peut pas le faire
11:32avec des gens qui ont démissionné,
11:33ceux qui nous gouvernent,
11:34qui n'ont aucune force,
11:36qui n'ont aucune volonté
11:38d'exprimer l'autorité.
11:40Il faut que l'autorité républicaine
11:42se réimpose.
11:42Et là, il faudra
11:44une confrontation avec ces barbares.
11:46Il faudra leur dire
11:47et leur prouver surtout
11:48que la société démocratique,
11:52la vie en société,
11:53elle est plus forte
11:54que leur violence,
11:56que leurs règles.
11:57C'est tout cela qu'il faut engager.
11:59Ça sera un combat difficile.
12:01Mais pour cela,
12:02il faut de la volonté.
12:02Ceux qui nous gouvernent
12:03n'ont aucune volonté.
12:05Chaque fois, ils nous disent
12:05non, mais tout va bien.
12:07On a vu le ministre de l'Intérieur
12:08dire non, mais tout s'est parfaitement bien passé.
12:10que vous vous y arriveriez ?
12:12Qu'est-ce qui ferait
12:13que vous y arriveriez ?
12:14Je crois qu'il faut...
12:16Parce que ce discours
12:16casseur-payeur,
12:17on l'a entendu, Gabriel Attal,
12:19Cécile Cornet et d'autres.
12:20Voilà, mais tout ça,
12:21c'est de la com'.
12:22Il faut trois ingrédients majeurs.
12:24Il faut de la volonté.
12:27Parce que souvent,
12:28pour des raisons idéologiques,
12:29on ne bouge plus.
12:31Aujourd'hui,
12:31le gouvernement ne bouge plus
12:32parce qu'il est,
12:33avec le pistolet sur la tempe,
12:35du Parti Socialiste.
12:36Le Parti Socialiste,
12:38quelque part,
12:39cette situation,
12:39elle lui va bien.
12:40Il faut du courage.
12:42C'est ce qui manque
12:43à ceux qui nous gouvernent
12:44parce que ça va bouger.
12:45lorsqu'il va falloir aller
12:47chercher chez eux
12:48ces barbares
12:49et les mettre hors d'état
12:51de nuire,
12:52ça va bouger
12:52dans certaines cités.
12:54Et puis,
12:55il faut des moyens.
12:56Je reviens à ce que je disais
12:57il y a quelques instants.
12:58sur des moyens policiers
13:01majeurs,
13:02une chaîne pénale,
13:04des établissements
13:05pour les mineurs délinquants.
13:07Il y a une impunité totale
13:08sur les mineurs.
13:09Dans ces violences,
13:10il y a souvent des mineurs.
13:11Et ces mineurs,
13:12ils ne risquent rien.
13:13Et ils le savent.
13:15C'est pour ça qu'ils cassent.
13:16Votre parti,
13:17l'UDR,
13:18Éric Ciotti,
13:19va avoir sa niche parlementaire.
13:21Demain.
13:22Demain.
13:22Voilà, demain.
13:23Vous pourrez donc fixer
13:24l'ordre du jour.
13:25Vous avez annoncé,
13:26déposé une proposition de loi
13:27sur l'interdiction
13:28de célébrer le mariage
13:30d'étrangers
13:31en situation irrégulière
13:33résidant en France.
13:34De nombreux Français
13:35se disent
13:35que ce serait tout à fait normal.
13:37C'est du bon sens.
13:38C'est du bon sens.
13:38Voilà.
13:39Vous avez résumé
13:41parfaitement la situation
13:43et ce que je voulais dire.
13:44Robert Ménard
13:45va être jugé
13:48en septembre.
13:48En septembre.
13:49Voilà, exactement.
13:50Parce qu'il a refusé
13:51de célébrer le mariage
13:52d'un Algérien
13:52sous OQTF.
13:53Est-ce que vous avez...
13:56Est-ce que vous pourriez
13:58tenir votre promesse ?
13:59Est-ce que, selon vous,
14:00ce texte va être voté ou pas ?
14:01Je l'espère.
14:03Va passer ou pas ?
14:03Vous savez,
14:04nous l'avions déjà présenté
14:05il y a un an.
14:06C'est un texte
14:06qui vient du Sénat,
14:07d'ailleurs,
14:08d'un groupe centriste.
14:09C'est un texte de bon sens.
14:10Il dit quoi ?
14:11Il dit qu'on ne peut pas
14:12sanctionner un maire
14:13qui refuse de célébrer
14:15le mariage
14:16d'un citoyen français
14:18avec un étranger
14:19en situation irrégulière
14:21que l'État français
14:23demande d'expulser
14:24avec une OQTF.
14:26C'est un principe de base.
14:28On veut expulser quelqu'un,
14:29mais on l'autorise
14:31à se marier en France.
14:32Une fois qu'il sera marié,
14:33il va rester définitivement
14:35sur le territoire.
14:36Donc, on est au règne
14:38du Burroi.
14:39Et on a sanctionné des maires
14:41qui ont été menacés.
14:43Robert Ménard,
14:44mais d'autres
14:45en région parisienne également,
14:47qui, si on leur dit,
14:49si vous ne célébrez pas
14:50le mariage,
14:51vous allez payer chaque jour
14:53une astreinte
14:53de plusieurs milliers d'euros.
14:55Donc, souvent,
14:55ils cèdent
14:56parce qu'il y a cette pression.
14:58Je pense que la justice
15:00et l'État
15:00auraient sans doute
15:02d'autres priorités
15:03que celle-là
15:04à s'attaquer aux élus.
15:06Mais, donc,
15:07nous voulons changer la loi
15:08parce qu'elle est stupide
15:09aujourd'hui.
15:10L'année dernière,
15:11nous avions déposé ce texte.
15:13Il avait été bloqué
15:13une journée entière
15:15par LFI,
15:16par l'extrême-gauche,
15:17par la gauche aussi.
15:19Et il n'avait pas été adopté
15:21par l'absence aussi
15:22des députés LR
15:23puisque M. Wauquiez
15:24leur avait demandé
15:25de ne pas être là.
15:26J'espère,
15:27j'espère demain,
15:28qu'il y aura
15:29ce retour du bon sens.
15:30Vous devez avoir des radars.
15:32J'ai échangé.
15:32Qu'est-ce que vous disent vos...
15:34J'ai échangé hier
15:34avec le garde des Sceaux
15:35qui m'a fait part
15:37de son soutien.
15:37C'est lui qui représentera
15:39le gouvernement au banc.
15:40Donc, j'espère,
15:41j'espère
15:42que ce bon sens
15:43que j'évoquais
15:45sera au rendez-vous
15:46de nos débats,
15:47qu'il y aura
15:48une majorité
15:49pour l'adopter
15:50et qu'ensuite,
15:51la navette pourra
15:52faire son travail
15:53et qu'avant la fin
15:54de la session,
15:56on adopte définitivement
15:58ce texte
15:58pour protéger les maires
16:00parce qu'on ne peut pas
16:01laisser les maires
16:01dans cette incertitude
16:04juridique
16:05face à cette menace
16:06que les Français
16:08ne peuvent pas comprendre.
16:09On aura également
16:10un texte sur les squats
16:12qui rendra obligatoire
16:13quand quelqu'un
16:15prend un abonnement électrique
16:17pour un logement
16:18de prouver
16:20qu'il a le droit
16:21d'occuper ce logement.
16:22Aujourd'hui,
16:23les fournisseurs
16:24d'électricité
16:25donnent l'abonnement,
16:27vous appelez,
16:28sans aucun contrôle,
16:30à quelques clics.
16:31Et donc,
16:31une fois que les personnes
16:32ont l'abonnement,
16:34il reste des mois,
16:35voire des années
16:36dans des logements.
16:37C'est un drame
16:38pour les propriétaires,
16:39c'est un drame
16:40pour les personnes.
16:41Je l'ai vécu à Nice.
16:42On a fait fermer
16:43par la force
16:44deux immeubles
16:45depuis que je suis maire.
16:46Il y avait
16:46une cinquantaine
16:48de squatteurs
16:49dans un immeuble
16:50qui pourrissait
16:51un quartier entier.
16:52On tient cet immeuble.
16:53Il y a une présence
16:54policière permanente.
16:56Donc,
16:57c'est un combat.
16:58Mais il faut aussi
16:59qu'on ait
17:00les armes juridiques.
17:01Giorgia Meloni
17:02l'a fait en Italie
17:03avec beaucoup de force.
17:04Il faut qu'on le fasse
17:06également en France.
17:08Éric Ciotti,
17:09je voulais vous parler
17:09également du colloque
17:10hier soir
17:11que vous avez organisé
17:13à l'UDR,
17:13votre parti,
17:15afin de présenter
17:16l'intégralité
17:17de votre programme économique.
17:1970 propositions
17:20qui représentent,
17:21vous nous dites,
17:21200 milliards d'euros
17:23d'économies
17:23et 150 milliards
17:25d'impôts rendus
17:26aux Français.
17:27Rien que ça.
17:27Est-ce que vous pouvez
17:28nous le présenter ?
17:29C'est énorme.
17:30C'est une révolution.
17:32Quelques axes.
17:33D'abord,
17:34il faut refaire
17:35une organisation territoriale.
17:37Je dirais plus que
17:38deux échelons territoriaux.
17:40La commune,
17:40la province.
17:42Pour les collectivités
17:43comme pour l'État,
17:44beaucoup moins
17:45d'agences de l'État.
17:46On veut en supprimer 400.
17:49On veut supprimer
17:50la moitié des normes.
17:52Commune, province,
17:52ça veut dire
17:52qu'il n'y a plus de départements,
17:53plus de régions.
17:54Absolument.
17:54Qui serait regroupée
17:55dans une entité
17:56que nous appelons province
17:57et où toute l'organisation
17:59de l'État,
17:59notamment les préfets,
18:00on supprimerait les recteurs.
18:02Tout serait placé
18:03sous l'autorité
18:04d'un préfet
18:05qui serait
18:06beaucoup plus efficace
18:07et de l'autre côté
18:08avec deux échelons
18:09de collectivité.
18:10Aujourd'hui,
18:10on ne sait plus
18:11qui fait quoi.
18:12Donc,
18:12on a cette réorganisation
18:14territoriale.
18:14On a des économies
18:16sur les dépenses
18:17de l'État,
18:18sur la suppression
18:19de toutes ces agences,
18:21de ces comités
18:22qui ne servent
18:23à pas grand-chose,
18:24voire à rien,
18:25mais qui coûtent beaucoup.
18:26La volonté aussi
18:28de réformer
18:31notre système
18:31de retraite,
18:33il faudra y venir
18:34avec de la capitalisation.
18:36Aujourd'hui,
18:37on a un système
18:38par répartition.
18:39Compte tenu
18:40de l'évolution démographique,
18:42il y a moins de naissances,
18:44il y a plus de personnes
18:45qui...
18:46L'espérance de vie
18:47est plus importante,
18:47donc plus de personnes
18:48à la retraite.
18:50Le système
18:51par répartition
18:51n'est plus viable
18:52aujourd'hui,
18:53tout seul.
18:54Il faut qu'il subsiste,
18:55que ce soit le socle
18:56de notre retraite,
18:57mais que chacun
18:58puisse se constituer
18:59aussi une retraite
19:00individuelle
19:01par capitalisation.
19:02Ça a été fait
19:03dans tous les pays
19:04de l'Europe du Nord
19:05avec un immense succès
19:06et en plus,
19:07ces fonds de capitalisation
19:08peuvent être investis
19:10dans l'économie.
19:11C'est 2 000 milliards
19:12d'euros potentiellement
19:13dans 20 ans
19:14si on commence aujourd'hui.
19:15On ne l'a jamais fait
19:16en France,
19:17il faut commencer.
19:18On propose
19:19de l'étaler
19:20sur 15 ans
19:21avec une petite part
19:22des cotisations
19:23que nous payons
19:24aujourd'hui
19:25pour les retraites
19:26qui constituerait,
19:27qui amorcerait
19:28ce fonds de capitalisation
19:30pour faire
19:30sa propre retraite.
19:32Donc,
19:32il y a ces sujets.
19:34On a lancé
19:34un grand plan
19:35hier sur
19:36l'intelligence artificielle.
19:37On veut une loi cadre
19:39pour que l'administration
19:40passe à l'intelligence artificielle.
19:44Il y a des gains
19:44de productivité,
19:45il y a des gains
19:46de services.
19:47On aura sans doute
19:48besoin de moins d'emplois
19:49aussi aujourd'hui.
19:50Vous savez,
19:51hier,
19:51on avait au colloque,
19:52on avait notamment
19:52Jacques Delarousière
19:53qui a été le patron
19:55du FMI.
19:56C'est un immense
19:58économiste
19:58pour lequel
19:59j'ai beaucoup
20:00de respect.
20:00On avait
20:01Agnès Sarnot-Verdier-Molinier,
20:03on avait
20:04Renaud Dutreuil,
20:04l'ancien ministre
20:05qui est venu participer.
20:07Et l'ERN vous suivra ?
20:09Parce que c'est votre allié.
20:10On travaille ensemble.
20:10Vous ne serez pas candidat
20:11à la présidentielle,
20:12a priori.
20:12Non, je ne serai pas candidat.
20:13Donc ça sera soit
20:14Jordan Bardella,
20:15soit Marine Le Pen.
20:16Le candidat de l'Alliance nationale,
20:18du redressement national,
20:19du changement
20:20dont notre pays
20:21a tant besoin.
20:22On va travailler ensemble.
20:23La contribution de l'UDR,
20:25c'est d'apporter
20:26ces propositions.
20:27On a beaucoup travaillé
20:28avec des experts
20:29de très grande qualité.
20:30Ils étaient présents hier.
20:32Et on veut apporter
20:33cette contribution
20:34sur l'organisation territoriale,
20:37sur l'organisation de l'État,
20:38sur les salaires.
20:40On veut que les salaires
20:40augmentent aussi
20:41parce qu'en France,
20:43le coût salarial
20:43est quasiment
20:44le plus élevé en Europe,
20:45mais le salaire net
20:46est parmi les plus faibles.
20:48Pourquoi ?
20:49Parce qu'on prélève
20:50trop de charges.
20:51Donc il faut que
20:52le modèle social aujourd'hui
20:54qui pèse sur les salaires
20:55et la compétitivité
20:57des entreprises
20:57soit financé différemment
21:00avec des économies aussi,
21:02avec une allocation sociale unique.
21:03Mais sur les emplois
21:04dans la fonction publique,
21:05Jacques Delarrozière
21:07disait ce chiffre.
21:08En 40 ans,
21:09on a créé un million
21:09de fonctionnaires en France.
21:11Il n'y en a plus
21:12qu'en Allemagne
21:13alors que la population allemande
21:15est beaucoup plus importante.
21:16Il faudra une évolution.
21:18L'intelligence artificielle
21:19peut le faire.
21:20Voler sur l'industrialisation aussi.
21:22Notre industrie a été divisée
21:24par deux en 20 ans.
21:25C'est un drame pour le pays.
21:27Il faut redonner de la force
21:29à la production française.
21:30Merci beaucoup Éric Ciotti,
21:31invité de la grande interview,
21:32c'est News Europe.
21:33Bonne journée,
21:33à bientôt.
21:34Sous-titrage Société Radio-Canada
21:40Sous-titrage Société Radio-Canada
21:42...
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