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00:0018h-19h sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:05Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, une scène de lynchage insoutenable.
00:10Cela s'est déroulé à Narbonne où le jeune Louis, 17 ans, a été littéralement massacré par 5 autres jeunes
00:15qui l'ont laissé agoniser au sol.
00:17La barbarie à visage humain pour ces individus qui étaient placés en détention provisoire.
00:22On entendra la colère de la famille de Louis ce soir, édition spéciale à 21h sur notre antenne,
00:26dédiée à toutes ces petites victimes, Louis, Thomas, Lolaou Elias, nos jeunes assassinés.
00:31Une canicule historique, l'année 2026 va rester dans les annales pour ces températures hors normes qui accablent notre pays.
00:38Le niveau 3 du plan sanitaire hors-sane a été déclenché au vu de l'impact sur la santé pour
00:43les personnes vulnérables.
00:45C'est exceptionnel, la ministre de la Santé s'inquiète de l'augmentation importante des passages aux urgences et dans
00:50les hôpitaux.
00:51Voilà pour les grandes lignes de nos débats ce soir.
00:5518h-19h sur CNews et Europe 1
00:57Punchline, Laurence Ferrari
01:05Et il est 18h d'abord le rappel des titres de l'actualité avec Audrey Berthoud.
01:09Bonsoir Audrey.
01:10Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
01:11Les températures devraient baisser progressivement demain.
01:1525 départements basculeront en vigilance orange, ce qui va amener de l'air relativement moins chaud selon Météo France.
01:23Sur le plan sanitaire, un cap a été franchi.
01:26À Paris, 25 arrêts cardiaques ont été recensés en 24 heures contre moins de 10 habituellement selon la ministre de
01:33la Santé.
01:33Enfin, Enedis a déclenché ce soir sa force d'intervention rapide d'électricité face à un risque de coupure élevée
01:41à mesure que la canicule met les câbles à rude épreuve.
01:45Le gouvernement ne rendra pas public les résultats de sa campagne de dépistage de stupéfiants auprès des ministres.
01:51Mais si des résultats s'avéraient positifs, ils se sépareraient des personnes concernées.
01:56On n'est pas un tribunal, on n'entend pas rendre public les noms, a expliqué l'entourage du Premier
02:01ministre.
02:02Tous les signaux sont au rouge.
02:04La Cour des comptes dresse un constat grave des finances publiques françaises et met en garde face au fardeau de
02:09la dette.
02:10À moins d'un an de l'élection présidentielle et en pleine préparation du budget 2027, la Cour des comptes
02:15a adressé un avertissement sévère concernant la situation des finances publiques.
02:20Seine inhabituelle aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
02:23Les députés proches d'Éric Ciotti ont quitté l'hémicycle dénonçant l'obstruction de la gauche sur leur proposition de
02:29loi visant à interdire le mariage des personnes en situation irrégulière.
02:32Le groupe UDR demande désormais au gouvernement d'intervenir pour permettre la poursuite de l'examen du texte.
02:40Au Venezuela, au moins 164 personnes ont été tuées et près de 1000 personnes ont été blessées.
02:45Un double séisme a frappé le Venezuela hier.
02:48De nombreux pays ont annoncé apporter leur aide.
02:51Emmanuel Macron a annoncé l'envoi immédiat d'une équipe de 85 secouristes français spécialisés en sauvetage des bléments.
02:58Et pour terminer, une pensée pour notre confrère Christophe Glez, toujours détenu en Algérie.
03:03Je rappelle qu'il a été condamné à 7 ans de prison en décembre dernier.
03:06Il a renoncé à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien.
03:12CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
03:17Merci beaucoup Audrey Berthaud pour le rappel des grandes lignes de l'actualité.
03:20Louis de Ragnel est là, bonsoir Louis.
03:21Bonsoir Laurence.
03:22Eugénie Bastier.
03:23Bonsoir.
03:23Notre ami Gautier Lebrecht.
03:24Bonsoir Laurence.
03:25Bonsoir.
03:25Nous sommes avec le docteur Stéphane Clerget, pédopsychiatre.
03:28Bonsoir docteur.
03:28Bonsoir.
03:29On va se pencher sur la psychologie des jeunes et à la lumière de la barbarie des actes de ces
03:33derniers jours.
03:34Catherine Nela, bonsoir Catherine.
03:35Et Joseph Massescaron, écrivain et essayiste.
03:37Bonsoir Joseph.
03:38Bonsoir.
03:39On commence par ce meurtre atroce qui s'est déroulé vendredi dernier à Narbonne, un adolescent de 17 ans, décédé
03:45après un véritable guet-apens.
03:46Les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux par les cinq agresseurs.
03:51Elles sont absolument insoutenables.
03:53C'est la famille qui a demandé à ce qu'on diffuse et qu'on les floute évidemment sur l
03:58'antenne de CNews et vous ne les entendrez pas si vous êtes auditeurs d'Europe 1.
04:01Mais c'est la famille qui a voulu qu'on les montre pour qu'on comprenne bien la barbarie qui
04:05s'est abattue sur Louis.
04:07On va écouter l'attente de Louis qui dit sa colère et son émotion.
04:11Ce qui a été très compliqué, c'est le visionnage de ces vidéos.
04:15Déjà n'importe quel être humain, vous ne pouvez pas le voir.
04:18Mais quand c'est votre chair, votre sang, c'est ce qu'ils ont fait.
04:22Il n'y a pas de mots.
04:25Je sais qu'elles circulent encore sur les réseaux sociaux non floutés.
04:30Et je préserve ma soeur et ma mère d'avoir accès à ça parce que je ne sais pas comment
04:36elles pourraient réagir.
04:37Après le lynchage de Louis, comme je vous ai expliqué, ils ont envoyé la vidéo largement.
04:43Et certains amis de Louis, par répercussions, parce que les enfants se sont retransmis la vidéo,
04:49elle est arrivée à certains amis de Louis qui nous les ont retransmis et qui les ont transmis également à
04:54la police.
04:55Ils sont tellement tristes d'avoir perdu leurs copains, ils ne comprennent pas.
04:59Ils ont peur aussi parce qu'ils se disent le prochain, c'est peut-être nous.
05:04Ils sont incroyables, c'est eux qui nous ont fourni ces vidéos.
05:07Après l'émission sur CNews, j'ai reçu une nouvelle vidéo qui n'avait pas encore été diffusée
05:16où en fait ils reviennent sur les lieux et ils reviennent filmer Louis qui est au sol,
05:23qui gît dans son sang et ils le filment de près.
05:26Et cette vidéo-là, j'en avais pas encore eu connaissance et je l'ai reçue une heure et demie
05:30avant que vous arriviez.
05:31Quand est-ce qu'ils vont s'arrêter ?
05:34Mais leurs copains dehors, combien de vidéos ils ont diffusées de mon neveu ?
05:38Combien il y en a encore à venir ?
05:40Voilà, pour le désespoir de cette tante, Gauthier Lebrette, c'est insoutenable en fait.
05:45Tout ça est insupportable.
05:46Oui, alors si cette tante a fait le choix de contacter les équipes de 100% Frontières,
05:50c'est pour répondre à la presse quotidienne régionale qui parlait de Rix et elle trouvait ça insupportable.
05:54Une Rix !
05:55C'est exactement comme ce qui s'est passé après Thomas Crepol, l'indépendant a titré Rix.
06:00D'ailleurs l'article est toujours consultable en ligne, ils n'ont pas modifié leur article.
06:03Ils ont fait une où ils parlent de guet-apens, mais l'article où ils parlent de Rix est toujours
06:07en ligne à l'heure où je vous parle.
06:08Et c'était insupportable pour la famille du jeune Louis.
06:11Donc au nom du père et de la mère dont elle est la sœur,
06:14elle a pris la parole, cette tante, et elle nous a effectivement fait parvenir des photos de Louis et les
06:19vidéos.
06:19Les vidéos. Effectivement, il y a trois vidéos.
06:21Il y a une première vidéo d'une première agression, agression le 12 juin.
06:25Là, Louis décide d'aller à la police et de raconter ce qui s'est passé.
06:29Et ensuite, il y a donc...
06:30Il ne se passe rien entre temps.
06:31Il ne se passe rien. Une semaine, il ne se passe rien.
06:33Il y a le guet-apens donc organisé sur ce chantier.
06:35Il est lynché à mort. On entend bien dans la vidéo qu'il lui reproche d'avoir parlé au policier.
06:41Et donc, ça pourrait être le mobile du guet-apens et du lynchage pour qu'il ne parle plus jamais
06:46aux policiers.
06:47Et effectivement, il ne parlera plus jamais aux policiers puisqu'ils l'ont lynché à mort.
06:50Ensuite, ils l'ont regardé se vider de son sang.
06:52Ils sont partis et ils sont revenus sur le chantier où il agonisait.
06:56Et ils ont filmé sa lente agonie.
06:58Il a passé la nuit entière sur ce chantier à se vider de son sang.
07:02Les pompiers et les policiers ont essayé de le chercher.
07:04Ils l'ont trouvé qu'à 9h du matin.
07:05C'est un ouvrier.
07:06C'est un ouvrier en revenant sur le chantier qui l'a trouvé.
07:09Donc, les pompiers et les policiers ne l'ont jamais trouvé de toute la nuit.
07:13Donc, voilà. Il y a plusieurs volets dans cette histoire.
07:15Il y a le traitement médiatique.
07:16Il y a évidemment l'ultra-violence.
07:19Et donc, c'est pour ça que la tante a décidé de sortir du silence.
07:23Et de prendre la parole pour la mémoire du jeune Louis.
07:27Et puis, le dernier volet, c'est l'aide sociale à l'enfance.
07:30Puisque ce jeune était placé auprès de l'aide sociale à l'enfance.
07:32Donc, l'État en avait la charge.
07:34Et donc, l'État est responsable, évidemment, de ce qui s'est passé.
07:37Surtout que l'aide sociale à l'enfance était déjà en pleine tourmente
07:40pour des scandales sexuels de proxénétisme.
07:43Sur 22 000 jeunes filles proxées qui sont prostituées en France,
07:46dans un réseau de proxénétisme,
07:4780% sont passées par l'aide sociale à l'enfance.
07:51Donc, c'est la double peine.
07:52Vous êtes placé et ensuite, vous êtes violé.
07:54Donc, quand vous êtes à l'aide sociale à l'enfance,
07:55vous avez un risque de vous faire violer.
07:57Maintenant, vous avez un risque de vous faire assassiner également.
07:59Vous avez raison de le souligner.
08:01Régine Delfourneau et Mierdi sont sur place à Narbonne.
08:03Bonsoir à toutes les deux.
08:05Est-ce qu'on sait quelle suite pour les cinq jeunes
08:07qui sont actuellement en détention provisoire, Régine ?
08:11Oui, bonsoir, Laurence.
08:13Écoutez, ces cinq jeunes, quand ils ont été entendus
08:15et mis en examen pour tentative d'assassinat,
08:18Louis n'était pas décédé.
08:20Donc, évidemment, les faits vont être requalifiés en assassinat.
08:24Et il y a pour ces trois mineurs, cette minorité, cette atténuation,
08:29donc qui, eux, encourt, en fait, par principe, 20 ans de réclusion criminelle.
08:34Tout l'enjeu, Laurence, va être évidemment de savoir si la cour d'assises des mineurs
08:38va, en fait, arrêter cette minorité, en fait, l'écarter.
08:43Et donc, ces cinq jeunes seront-ils donc jugés, eux,
08:46et encourront-ils donc la peine, la réclusion criminelle à perpétuité ?
08:50C'est toute la question, au fait.
08:52Merci, Régine Delfour et Noémie Hardy, sur place à Seine-Marbonne,
08:55où on imagine que l'émotion est grande.
08:57Docteur Stéphane Clerget, vous êtes pédopsychiatre.
09:00Vous aviez écrit un livre sur les mots de vos ados.
09:02Comment les aider vraiment ?
09:03Là, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est face à un cas de violence en meute,
09:07avec préméditation.
09:08Qu'est-ce qui peut motiver, expliquer un tel passage à l'acte ?
09:12Heureusement, ça ne concerne pas tous les ados.
09:14La majorité des ados vont bien et n'ont pas de comportement
09:20aussi grave.
09:22Maintenant, ce qu'on constate, c'est effectivement une augmentation.
09:25Il y a une désinhibition, on a l'impression, complète sur la violence et la mort.
09:28Effectivement, sur un certain pourcentage, avec une aggravation des faits,
09:32comme vous dites, une désinhibition, toujours moins d'empathie,
09:38et surtout un défaut de culpabilité.
09:41C'est-à-dire qu'on ne se sent absolument pas coupable,
09:43on ne mesure absolument pas les conséquences de ce qu'on fait.
09:47C'est un peu le propre de l'adolescence, mais là, c'est quand même assez important.
09:52Je crois qu'on peut même parler ici de pulsions meurtrières,
09:55parce que c'est quand même allé jusque-là.
09:58Je ne sais pas s'il y avait l'intention de donner la mort.
10:00En tout cas, ils sont revenus, ils l'ont laissé pour mort,
10:02ils sont revenus le filmer à son agonie.
10:05Ils l'ont piégé, surtout.
10:05Il n'y a pas de conscience.
10:06Oui, il y a une préméditation, évidemment.
10:08Oui, donc s'il y avait vraiment l'intention de donner la mort,
10:11et là, c'est évidemment très grave.
10:12Il faut savoir que oui, les pulsions meurtrières existent,
10:15peuvent exister à l'adolescence,
10:17surtout chez des ados qui n'ont évidemment pas bénéficié.
10:20Parce que finalement, quels sont les facteurs limitants de ces pulsions-là ?
10:23C'est l'éducation, c'est la morale,
10:25c'est évidemment un bon équilibre psychiatrique,
10:30c'est aussi une maturité neurologique qu'on n'a pas forcément à cet âge-là,
10:35mais c'est aussi mesurer les conséquences de ces actes.
10:38Donc là, il y a un déficit de prise en charge éducative et morale manifeste chez ces jeunes,
10:44et un défaut d'empathie inquiétant.
10:48Vous parlez de désinhibition, on parle beaucoup des réseaux sociaux.
10:51Il est possible que ces visionnages de violences précoces
10:58favorisent les passages à l'acte,
11:00tout ça comme si finalement, ce qui se passait là, c'était du cinéma.
11:03Le fait de filmer, d'une certaine manière, désagrave le racte.
11:07Ils frappent, il ne faut pas que filmer.
11:10Et puis, ils sont cinq.
11:13J'écoute ce que vous dites.
11:15Moi, il y a plein de choses que je peux entendre, comprendre,
11:19la déshumanisation,
11:20mais je pense que le rapport à la mort,
11:21quand on voit bien qu'il est en train de mourir,
11:23on entend son râle,
11:25on entend sa dernière respiration.
11:28Il revient sur les lieux,
11:30il voit bien qu'il est nœud,
11:31il n'y en a pas un seul qui se dit
11:33« Merde, on a fait une connerie, merde, on est allé trop loin ».
11:35Moi, ce que je trouve fascinant,
11:36et c'est là où j'ai vraiment l'impression
11:38qu'en réalité, il y a cette volonté de donner la mort,
11:41il y a cette jouissance de voir quelqu'un souffrir
11:43et cette jouissance de le voir mort,
11:46inerte sur le sol.
11:48Et je n'arrive pas à me dire
11:50qu'il y a une altération du discernement.
11:53Je me dis, voilà,
11:54ils savent pertinemment ce qu'ils sont en train de faire
11:58et ils aiment ça.
11:59Et c'est ça qui est un peu sidérant.
12:01Même les animaux,
12:02quand ils tuent,
12:03quand ils prennent la mort,
12:04ils prennent la vie d'un autre animal,
12:07ils n'ont pas conscience,
12:08mais il y a ce niveau quand même
12:11de perception
12:13de quelque chose de grave
12:15qui s'est passé.
12:16Un chien qui tue,
12:17il va voir son maître,
12:18il revient et il sait
12:19qu'il a fait quelque chose de grave.
12:21Là, chez ces jeunes-là,
12:23il n'y a rien.
12:23Je pense qu'il y a des facteurs familiaux
12:26effectivement dans l'ASE.
12:29Ce sont sans doute des profils
12:30avec des familles extrêmement disloquées.
12:34Il y a des facteurs culturels.
12:36Et je me demande aussi
12:36dans cette espèce de médiation de l'écran,
12:39besoin de filmer,
12:39s'il n'y a pas une forme de déréalisation aussi.
12:41C'est-à-dire que quand on filme
12:43pour mettre sur les réseaux sociaux,
12:44pour partager ses amis,
12:46par le vecteur de l'écran,
12:47ça devient plus réel,
12:48une sorte de virtuel.
12:50On a l'impression que la mort devient un jeu.
12:52Je ne sais pas.
12:53J'ai du mal à cerner.
12:55Mais ce qui est sûr,
12:56et ça, je pense que c'est une certitude,
12:58il y a effectivement,
13:00comme l'a dit Gabriel Attal,
13:01un rajeunissement de la violence
13:02qu'on a longtemps nié.
13:03C'était comme sur les problèmes migratoires
13:05ou les problèmes de délinquance.
13:06On a dit, mais non,
13:07ceux qui disent ça,
13:08ils ne se souviennent pas des Apaches
13:09dans les années 1890.
13:11Ah oui, c'est vrai que ça remonte.
13:12À Paris, tout ça, voilà.
13:15Bien sûr que non,
13:16ce n'était pas mieux avant.
13:17Si, je pense que des jeunes de 17 ans
13:19qui se lynchaient comme ça
13:20en se filmant,
13:21non, ça n'existait pas avant.
13:22Donc, il y a quand même
13:23une prise de conscience
13:24d'une relative nouveauté
13:26d'un rajeunissement de la violence.
13:28Ça ne veut pas dire
13:29que ça n'a pas existé
13:29il y a très longtemps,
13:30mais on était rentrés
13:31dans une période peut-être
13:32de pacification des mœurs.
13:33On revient dans une forme
13:34d'ensauvagement et de décivilisation.
13:36C'est le président de la République
13:37qui a utilisé ce mot.
13:38Oui, mais là,
13:39je ne sais pas quel est...
13:40En fait, ce profil,
13:41c'était des enfants
13:42qui étaient placés,
13:43donc il y avait sûrement
13:44eu des problèmes familiaux difficiles.
13:46mais on voit que la semaine dernière,
13:48c'était un garçon
13:49qui était dans une famille
13:50qui est recomposée,
13:51avec un moment,
13:52une dislocation de cette famille,
13:54un frère qui était parti,
13:55qui était malheureux.
13:55Et qu'est-ce qu'il a fait ?
13:57Il a pris une perceuse
13:58et il a organisé
13:59l'assassinat d'une vieille dame
14:01dans des conditions épouvantables.
14:03Comme ça,
14:04un acte gratuit,
14:05parce qu'il voulait
14:06passer à l'acte,
14:07tuer quelqu'un.
14:07Donc, il y avait la volonté
14:08de tuer.
14:09Il l'a dit.
14:10Donc, voilà.
14:11Alors, est-ce que
14:13sur les réseaux sociaux,
14:14sur les films,
14:16je veux dire,
14:16on donne la mort,
14:17c'est un jeu,
14:17on voit ça tout le temps,
14:18les jeux violents
14:19dans les films et tout ça.
14:20Donc, est-ce qu'il y a un moment
14:22où est-ce qu'on est conscient ?
14:24Est-ce qu'on comprend
14:25qu'on a vraiment conscience
14:27de ce que l'on fait
14:28ou on est complètement déshumanisé
14:30par tout ce qu'on voit
14:30autour de soi
14:31et qu'il y a un moment ?
14:32Comment ?
14:32Le Japon est l'une des sociétés
14:34où on joue le plus
14:34aux jeux vidéo
14:35et l'une des sociétés
14:36les moins criminogènes au monde.
14:38Ben oui,
14:38mais c'est une société
14:40au Japon
14:41où on peut se laisser
14:42les enfants sortir le soir
14:44et il n'y a jamais
14:44une source.
14:45Il n'y a pas d'enfants au Japon,
14:46il n'y a pas d'ado au Japon.
14:48Il n'y a très peu d'ado au Japon.
14:49Il y en a quand même.
14:50Il y en a quand même.
14:53Non, mais c'est une société
14:54où vraiment
14:56un enfant qui se comporte mal,
14:59c'est la honte
14:59sur toute la famille.
15:01Ils ont un sens
15:03de l'honneur
15:04et du bien et du mal.
15:06Écoutons juste
15:06les réactions d'amis,
15:07je crois,
15:08de Louis Gauthier
15:09qui ont été recueillis.
15:10Le meilleur ami.
15:11Le meilleur ami,
15:11c'est ça,
15:12de Louis
15:13qui a été recueilli
15:13par Vosic.
15:15Moi, je n'étais pas au courant
15:16de l'agression.
15:19Le lendemain,
15:19quand il ne s'est pas agressé,
15:21je devais le voir.
15:22Je le cherchais
15:23parce qu'il n'y avait pas
15:23de nouvelles de lui
15:24ni rien.
15:26Et en marchant dans la rue,
15:27j'ai croisé un ami à nous.
15:28Je lui ai dit,
15:29il est au bout,
15:29s'il te plaît,
15:30je veux le voir,
15:31je n'ai pas de nouvelles.
15:31Il m'a dit,
15:32j'ai une envie de nouvelles
15:32et il ne s'est pas agressé.
15:34Je n'ai pas cru.
15:36Et de là,
15:36il m'a montré les vidéos
15:37et j'ai réalisé
15:39que c'était une description
15:40de mes vidéos.
15:41Le premier truc,
15:42j'ai fait chez l'octobre
15:43de Marbonne
15:44pour voir où il était,
15:46dans quel état il était
15:46et on a déjà été transféré
15:47à partir.
15:48J'ai eu mon téléphone
15:50quelques dernières fois
15:51avant qu'il parte
15:52grâce à sa mère.
15:54Mais sinon,
15:56je n'ai pas pu le voir
15:57une dernière fois
15:58en office.
15:59Le dernier moment
16:00que j'ai eu mon téléphone
16:01pendant qu'il était
16:02en coma,
16:03c'est que je disais
16:04que je l'aimais fort
16:06et que tout ça
16:07a été écrit.
16:08Il a vécu
16:09beaucoup de trucs
16:10à cause de cette agression
16:12où il a quand même
16:14tenu
16:15jusqu'à son décès.
16:18Et le dernier contact
16:19physique que j'ai eu,
16:20c'était deux jours
16:21avant son agression
16:23où il s'est arrivé
16:24dans mes bras
16:25et il m'a dit
16:26que j'étais
16:26comme mon grand frère.
16:27Voilà,
16:28on voit l'émotion
16:28et on entend
16:29cette émotion
16:29du meilleur ami,
16:30de Louis.
16:31La voix est modifiée,
16:33les visages sont floutés
16:34parce qu'ils ont peur
16:35des représailles,
16:36c'est ça ?
16:36Exactement.
16:36Ils sont mineurs
16:37mais on a l'autorisation
16:37des parents
16:38pour diffuser la séquence.
16:39Donc quand vous avez
16:40des mineurs
16:40et que vous avez
16:40l'autorisation parentale,
16:41vous pouvez les diffuser
16:42sans trafiquer la voix
16:43et sans floutage.
16:43Donc la raison réelle
16:44du floutage
16:45et de la modification
16:46de la voix,
16:46c'est la crainte
16:47des représailles.
16:48Effectivement,
16:49mais par exemple
16:49la tante,
16:50pareil,
16:51vous l'avez vue floutée
16:52et là,
16:52elle est en train
16:53de changer d'avis
16:54parce qu'elle veut
16:54porter le combat
16:55et donc elle est en train
16:57de vouloir apparaître
16:58à visage découvert.
16:59Donc ce soir,
16:59dans notre grande soirée
17:00consacrée à nos enfants
17:01qu'on assassine,
17:02vous la verrez à visage découvert
17:03à sa demande.
17:04C'est la tante
17:04qui mène le combat.
17:05C'est-à-dire que le procès
17:06en récupération politique,
17:07il est terminé.
17:08Terminé.
17:09C'est-à-dire qu'avant,
17:09vous aviez Eric Dupond-Moretti
17:10qui regardait Marine Le Pen
17:11et qui disait
17:12vous vous servez du cercueil
17:13de la petite Lola
17:14comme d'un marchepied.
17:15Là, c'est la famille
17:15qui lit la presse régionale
17:17qui dit on parle de Rix,
17:17et bien on monte au créneau
17:18parce que ça suffit en fait.
17:20Et c'est après la maman d'Elias
17:21et c'est après la maman de Lola
17:23qui a parlé après le décès
17:24et le deuil qu'elle a fait.
17:26Le père s'en est jamais remis.
17:27C'est la maman de Philippine.
17:28C'est la veuve du gendarme Comine.
17:30C'est la veuve d'Alban Gervais
17:31il y a quelques jours
17:32chez vous, Laurence,
17:32parce qu'elle apprend
17:33que celui qui a tué son mari
17:34qui est responsable pénalement
17:35a le droit de rentrer chez lui
17:36le week-end et le soir.
17:38Donc ça change tout
17:39quand les veuves et les mamans
17:40en deuil
17:41prennent la parole.
17:42Et là en l'occurrence
17:43c'est la tante qui parle au nom
17:44de sa mère
17:45parce que la mère
17:45elle a perdu son fils il y a deux jours.
17:46Elle ne peut évidemment pas
17:47prendre la parole.
17:47Vous imaginez l'état
17:48dans lequel elle est.
17:49Mais ça change énormément de choses
17:50quand même.
17:50Ça change énormément de choses
17:51et elles ne se battent même plus
17:52pour leur enfant.
17:53Elles se battent aussi
17:54pour tous les autres.
17:55Pour que le réel existe,
17:56c'est-à-dire qu'on ne parle pas de Rix
17:57et pour essayer de sauver les autres.
17:58Allez, on fait une petite pause.
17:59On continue à évoquer ce sujet
18:02sur-violence entre adolescents
18:03et ce problème de l'aide sociale
18:05à l'enfance
18:06qui est un véritable,
18:07en tout cas pour certains enfants,
18:09un véritable désastre.
18:10A tout de suite.
18:12Punch Line sur CNews et Europe 1
18:1518h-19h
18:16Laurence Ferrari
18:24Toyota
18:25Tu te souviens quand t'avais dit
18:26que tu mangerais ton casque
18:27quand l'électrique serait moins cher
18:28que le diesel ?
18:29Ouais.
18:30Et ?
18:30Ben...
18:31Chez Toyota,
18:32pendant les journées très utilitaires,
18:33l'électrique est moins cher
18:34que le diesel.
18:35Avec jusqu'à 9190 euros
18:37de prime C2E,
18:38la gamme utilitaire Pro Ace
18:39est à partir de 199 euros
18:40hors taxes par mois
18:41sans apport,
18:42entretien inclus.
18:43Chez Toyota Professional,
18:44nos services sont adaptés
18:45à vos besoins.
18:46Eh oh, t'as pas fini ta visière là ?
18:47Allez, encore une bouchée.
18:48Pro Ace City Electric
18:49en crédit bail 60 mois
18:5075 000 kilomètres
18:51réservé aux professionnels
18:52jusqu'au 30 juin
18:52dans le réseau participant
18:53de détails sur Toyota.fr.
18:54Carrefour.
18:56C'est le début des soldes
18:57de chez Carrefour
18:58avec jusqu'à 70%
18:59de remises immédiates
19:00sur des centaines d'articles.
19:02Oui, jusqu'à 70%
19:03de remises immédiates
19:05aux rayons textiles,
19:06multimédia, électroménagers,
19:07jouets, maisons et bricolages.
19:09Alors rendez-vous
19:10dans vos hypermarchés Carrefour.
19:12Carrefour,
19:13on a tous droit au meilleur.
19:14Jusqu'à épuisement des stocks,
19:15offre valable
19:16sur les produits signalés
19:16en magasin,
19:17détaillé magasin participant
19:18sur carrefour.fr.
19:19Hum, il est...
19:20Comment dire...
19:21Ah...
19:23Bon ?
19:24C'est ça,
19:24il est bon ton jambon.
19:25Jambon de Bayonne.
19:27Ah bah oui.
19:28Le jambon de Bayonne,
19:29bon pour le goût,
19:30bon par engagement,
19:31bon tout simplement.
19:32Pour votre santé,
19:33bougez plus.
19:35Renault.
19:36Renault,
19:36car service me fait économiser
19:3715% sur les opérations
19:39d'entretien et d'usure
19:40avec le forfait avantage
19:41pour les Renault
19:42de plus de 4 ans.
19:43Est-ce que ça compte ?
19:44Oui, ça compte.
19:45Parce que non seulement
19:46mon véhicule a plus de 4 ans,
19:48mais en plus,
19:48je compte bien le garder
19:50en bon état encore longtemps.
19:51J'économise sur mon entretien,
19:53je prolonge la durée de vie
19:55de ma voiture
19:55et je profite
19:57de l'expertise Renault.
19:58Encore une fois,
19:59qui mieux que Renault
20:00peut entretenir ma Renault ?
20:02Offre à particulier
20:02dans Réseau Participant,
20:03conditions sur Renault.fr.
20:04C'est les soldes chez Butte.
20:05Et le souci avec la Smart TV
20:07Isense 4K 43 pouces
20:08à 249,99 €
20:09au lieu de 279,99 €,
20:11c'est que vous allez refaire le match.
20:13Enfin, le re-regarder.
20:14Et votre maison bat plus fort.
20:16Date selon arrêté préfectoral
20:17dans la limite des stocks disponibles.
20:18Conditions en magasin
20:19et sur Butte.fr.
20:20C News et Europe 1
20:21Nos débats reprennent
20:22dans un instant
20:23dans Punchline.
20:24Ne bougez pas.
20:25A tout de suite.
20:26Punchline
20:2618h-19h
20:28Laurence Ferrari
20:29sur C News et Europe 1
20:33Pour l'apéro,
20:34ça vous dit des petits toasts
20:34avec du Saint-Moré ?
20:35C'est rapide
20:36et ça plaît à tout le monde.
20:37Ah oui,
20:38du Saint-Moré.
20:38Alors,
20:39j'étale mon Saint-Moré
20:40sur des toasts bien grillés,
20:42j'ajoute une tranche
20:42de saumon fumé,
20:43des tomates cerises
20:44et hop,
20:45c'est déjà prêt.
20:46C'est bon,
20:47les toasts au Saint-Moré.
20:48Pour un apéro rapide
20:50qui met tout le monde d'accord,
20:51il y a Saint-Moré.
20:52Saint-Moré,
20:53quoi de meilleur que son...
20:57Punchline
20:5818h-19h
21:00Laurence Ferrari
21:00sur C News et Europe 1
21:0618h22
21:06de retour dans Punchline
21:07sur C News et sur Europe 1.
21:09Un dernier mot
21:09sur ce meurtre atroce
21:10du jeune Louis
21:1117 ans à Narbonne.
21:12On écoute les habitants
21:14de la ville
21:14qui sont sous le choc.
21:16Ah ben,
21:16du mal,
21:17j'ai des enfants
21:18de l'orage
21:21et ça peut être mon fils
21:23ou une autre personne
21:26et quand j'ai vu ça,
21:28je me suis resté étonné,
21:30quoi.
21:30On en parle avec mes enfants
21:32et tout,
21:33à table et tout,
21:34tout à l'heure encore.
21:35Où que j'habite,
21:36là,
21:36il y a quand même
21:37380 logements
21:38au vin qui est d'Alsace
21:39et bon,
21:40il y a beaucoup de seniors,
21:41oui,
21:42beaucoup de seniors
21:42mais quelques jeunes,
21:43quelques jeunes aussi,
21:45qui sont s'appliqués
21:45qu'on discute,
21:47ils ne sont pas tous violents
21:48quand même,
21:49heureusement,
21:50mais il y a énormément
21:52de personnes âgées,
21:53c'est vrai,
21:54énormément,
21:54énormément,
21:55donc,
21:56ils ont un peu peur.
21:57Voilà,
21:58le choc et l'émotion à Narbonne,
21:59docteur Stéphane Clerget,
22:00les mots de nos ados,
22:01c'est votre livre
22:02aux éditions Solar.
22:04On peut parler de quoi ?
22:05D'ensauvagement,
22:06d'une certaine partie
22:07de la jeunesse,
22:08d'une partie de la jeunesse
22:09et on a l'impression
22:10que c'est comme une vague
22:11qu'on n'arrive plus
22:12à endiguer en fait,
22:13qu'il n'y a plus rien
22:13qui cadre ces jeunes-là.
22:16Oui,
22:16quand vous parlez
22:17d'ensauvagement,
22:18vous pointez le fait
22:18que ces jeunes
22:20ne sont pas du tout éduqués,
22:21on a vraiment l'impression
22:22qu'ils sont livrés
22:23à eux-mêmes,
22:24qu'ils n'ont intégré
22:25aucune règle,
22:25aucune loi
22:26et qu'il n'y a pas
22:29zéro empathie
22:30et zéro conscience
22:31des conséquences
22:32de leur acte.
22:34Donc,
22:35je pense qu'il faut vraiment
22:36mettre l'accent
22:37sur l'éducation.
22:38À la base,
22:39la ZEU,
22:39c'est une bonne idée,
22:40c'est pour prendre le relais
22:41justement des déficits
22:42éducatifs des parents
22:44parce qu'on voit
22:45de plus en plus de jeunes
22:46de tous milieux,
22:47mais en particulier
22:48dans des milieux
22:49sous-éduqués
22:50qui ne sont éduqués
22:51que par les écrans
22:53et non plus
22:54comme autrefois
22:55prises en charge
22:56collectives
22:57dans des activités
22:58culturelles,
22:59sportives,
23:00de loisir haute,
23:01on ne les laissait pas
23:02traîner les jeunes.
23:03On les prenait en charge.
23:04Aujourd'hui,
23:04on les prend en charge
23:06parce qu'ils ne font pas
23:07de bruit,
23:07ils sont derrière
23:08leur écran
23:09jusqu'au moment
23:10où ils vont exploser
23:12parce qu'évidemment,
23:13les écrans,
23:14ça ne permet pas du tout
23:14de réguler les émotions
23:15comme diverses activités
23:18avec ou sans éducateur
23:19pourraient le faire.
23:20Pas de filier de résilience.
23:22Je vais passer ce qu'à rond.
23:22Sur les écrans,
23:24bien sûr,
23:25il y a tout un usage
23:27extrêmement répréhensible
23:28et néfaste des écrans.
23:30Mais moi,
23:31ce qui me frappe
23:31dans tous ces événements,
23:33c'est l'absence totale
23:35de courage
23:36et la lâcheté
23:37des personnes.
23:38La lâcheté
23:39des personnes qui attaquent.
23:40Alors,
23:40je vais vous poser une question.
23:41Est-ce qu'aujourd'hui,
23:42vous constatez
23:43chez des ados,
23:44peut-être,
23:45de plus en plus fréquemment,
23:46cette lâcheté ?
23:47Parce qu'à l'inverse,
23:48l'écran,
23:49parfois,
23:50amène,
23:51enfin,
23:52promeut le courage,
23:53même si c'est quelque chose,
23:55même si c'est dans la violence,
23:56bien sûr.
23:57Mais là,
23:58il s'agit de lâcheté.
23:59Puisqu'à chaque fois,
24:00ce sont 4,
24:015,
24:026 personnes en groupe.
24:03Donc,
24:03ma question,
24:04c'est,
24:04est-ce qu'aujourd'hui,
24:05il y a,
24:06en effet,
24:07la lâcheté
24:09chez une partie
24:10des ados,
24:11c'est une question intéressante
24:14parce qu'effectivement,
24:15les ados ont des modèles,
24:16ont toujours eu des modèles.
24:18Et effectivement,
24:19on peut se demander
24:20si aujourd'hui,
24:21les modèles
24:21d'un certain nombre de jeunes,
24:22notamment ceux qui se conduisent
24:24comme ça,
24:24de manière à la fois violente
24:26et lâche,
24:26et qui se sentent pour autant légitimes,
24:29eh bien,
24:30ne sont pas des personnages
24:32réels ou de fiction,
24:34beaucoup,
24:35qui ne présentent aucun honneur,
24:37aucun courage
24:38et qui ne respectent pas le droit,
24:41comme si finalement,
24:42les modèles,
24:43aujourd'hui,
24:44étaient pervertis.
24:46C'est évidemment un point
24:48sur lequel il faut travailler.
24:50Les jeunes,
24:51ils ont besoin de modèles adultes
24:52bienveillants,
24:53courageux,
24:54valeureux
24:54et ce n'est sans doute pas le cas
24:56ici,
24:57en mon cœur.
24:58Merci.
24:58Un dernier mot, Gautier.
24:59Je voulais juste dire
25:00qu'on parle des jeunes,
25:01comme des bourreaux,
25:02les jeunes sont aussi les victimes.
25:04Voilà.
25:05Les jeunes,
25:05c'est aussi Elias,
25:06c'est aussi Philippine,
25:07c'est aussi Lola,
25:08c'est aussi Louis,
25:09c'est aussi Thomas Acrépole,
25:11c'est aussi Matisse
25:12et la liste est interminablement longue,
25:15d'ailleurs.
25:16Et c'est aussi le bilan sécuritaire
25:17de ces doubles quinquennats
25:18puisque tous ceux que je viens de citer,
25:19ils viennent de se faire tuer
25:21dans les neuf dernières années.
25:22Alors, ça peut être
25:22pour des raisons différentes
25:23mais à chaque fois,
25:23l'État a une part de responsabilité.
25:25Les OQTF pour Lola et Philippine,
25:27la fameuse césure pour Elias,
25:29juste dans un premier temps,
25:30je te donne ta peine
25:31dans un second,
25:33l'aide sociale à l'enfance
25:34donc pour le jeune Louis,
25:36l'IANA,
25:37évidemment,
25:37toutes les défaillances
25:39dont on a parlé
25:39autour de la petite Rosa
25:40violée 50 fois
25:41par le même Jérôme Barrella.
25:43Donc, l'État
25:43a une énorme part
25:45de responsabilité
25:46et que va répondre Emmanuel Macron
25:47quand on va lui poser la question ?
25:49Déjà, il va nous faire les écrans.
25:51Il va dire, regardez,
25:51je vais interdire les écrans
25:52pour les mineurs à la rentrée,
25:53ça va être formidable,
25:54ça va régler tout, bien sûr,
25:55ça va tout régler,
25:55personne n'y croit.
25:56Ou il va vous répondre,
25:58CNews fait du lavage de cerveau
25:59toute la journée
26:00sur un fait divers,
26:01voilà,
26:02ou alors aux familles de victimes,
26:04il va leur dire
26:04arrêtez de crier,
26:06arrêtez de faire de la démagogie,
26:07ce qu'il a fait
26:08après l'affaire Liana,
26:09voilà,
26:09et c'est insupportable.
26:10Eugénie Bassier.
26:11Moi, je suis d'accord avec vous
26:12que l'État a une responsabilité
26:13mais il ne faudrait pas
26:13trop vite oublier aussi
26:14dans la dérive de ces jeunes
26:15la responsabilité des parents.
26:16On est toujours à taper sur l'État,
26:18à juste titre,
26:19il est là pour punir ces jeunes,
26:20il ne les punit pas assez
26:21mais comment ces jeunes
26:22en arrivent à des degrés de violence ?
26:24J'ai entendu le chiffre
26:26que donnait Louis Thaler
26:27de 400 000 jeunes
26:28qui sont à l'ASE,
26:29à l'aide sociale à l'enfance,
26:30oui,
26:30ils sont pris en charge par l'État,
26:32oui,
26:32l'État n'arrive pas à le gérer
26:33et sans doute
26:33il a sa responsabilité
26:34mais il faut se demander aussi
26:35pourquoi ces jeunes
26:36sont à l'aide sociale à l'enfance,
26:37pourquoi quels sont ces parents
26:38qui sont défaillants,
26:39à qui on est obligé soit
26:40de retirer les enfants
26:41parce qu'ils ne savent pas
26:41s'en occuper,
26:42parce qu'il y a des violences sexuelles,
26:43parce qu'il y a des violences éducatives
26:44ou tout simplement
26:45qu'ils les abandonnent
26:46à un moment responsabilisant
26:47aussi les adultes.
26:48Il y a des placements abusifs.
26:49Il y a des placements abusifs.
26:50Oui, il y a sans doute
26:50des placements abusifs,
26:51d'accord.
26:52Il y a des enfants
26:52dont on se débarrasse aussi.
26:53Il y a aussi des enfants
26:54dont on se débarrasse.
26:56Donc moi,
26:57j'en ai aussi assez
26:58de cette société,
26:58on demande tout à l'État
26:59et on ne responsabilise jamais
27:00les parents,
27:01les adultes,
27:02responsabilisant les parents,
27:03ces jeunes qui sont délinquants,
27:05les parents aussi
27:05doivent en répondre.
27:07C'est eux qui,
27:08quand on met un enfant au monde,
27:09on doit s'en occuper.
27:10Catherine Né,
27:10en dernier moment.
27:10Il y a la notion
27:11du bien et du mal
27:12qu'on inculque à des enfants
27:14quand on les élève.
27:14On fait ça,
27:15on ne fait pas ça
27:16et c'est quelque chose
27:17qu'il faut répéter.
27:18C'est très, très difficile.
27:21Mais un enfant
27:22a plutôt tendance
27:24à accueillir ses règles,
27:28soit parce qu'il y a une religion,
27:31il y a quelque chose à l'école
27:32qui accompagne
27:33cette idée du bien et du mal,
27:34mais surtout,
27:35quand on reçoit chez soi
27:37assez d'affection
27:38et d'amour
27:39pour pouvoir savoir
27:41que par amour,
27:42on ne fait pas ça.
27:44des jeunes
27:45qui ne sont pas élevés,
27:46qui ont des parents déficients,
27:48ça amène
27:49à ces dérives
27:50et je pense
27:51qu'ils sont aussi malheureux.
27:53Moi, je pense
27:54qu'à la fois,
27:55il y a de la lâcheté
27:59et quelque chose
28:00de terrible
28:01et de suicidaire
28:02chez eux
28:02à faire une chose pareille
28:04parce que moi,
28:04je suis sûre
28:05qu'ils se sont rendus compte
28:05de ce qu'ils faisaient.
28:06Ils se soulagent
28:07mais je suis sûre
28:08qu'au fond d'eux-mêmes,
28:09c'est une pulsion de mort.
28:12Vous avez raison.
28:12On évoque l'affaire Lianal,
28:14il y a aussi
28:14cette fronde des magistrats
28:15après le rapport
28:16sur les dysfonctionnants
28:17constaté
28:17côté justice
28:18et côté gendarmerie.
28:20Deux plus hauts magistrats
28:21de France,
28:21Christophe Soula-Rémietz
28:22qui publie,
28:24eux,
28:24mettent en garde
28:25contre la mécanique
28:26du bouc émissaire
28:27face à une crise systémique.
28:29Ils disent
28:29qu'il y a un vrai problème
28:31de moyens
28:33concernant la justice.
28:34C'est assez intéressant
28:35de voir
28:35qu'il y a d'abord
28:36un réflexe corporatiste
28:38des magistrats
28:39avant de dire
28:40mettons-nous autour
28:40d'une table
28:41et voyons comment
28:41on peut améliorer
28:42le système
28:42pour que ces horreurs
28:43ne se reproduisent pas.
28:45Absolument.
28:45On voit bien
28:46que l'institution
28:48est en train de trembler.
28:50La difficulté,
28:51c'est que vous avez
28:51d'un côté
28:52un ministre de la justice
28:53qui est contraint
28:55de faire de la politique
28:56et aussi
28:56d'apporter des réponses
28:58aux familles de victimes.
28:59Et c'est vrai
29:00que de l'autre côté,
29:01on voit une institution
29:02judiciaire
29:03qui a énormément de mal
29:04à se remettre en question,
29:05à comprendre
29:06qu'il faut changer
29:07sa manière
29:08de fonctionner.
29:09Et moi,
29:10c'est ça qui me choque le plus.
29:11Ce n'est pas tant les individus.
29:12Certes,
29:12il y a la question
29:13de la politisation,
29:14de la justice et tout,
29:14qui est un vrai sujet,
29:15le syndicat de la magistrature.
29:17Mais par ailleurs,
29:17on voit qu'il y a plein de choses
29:18qui ne fonctionnent absolument pas.
29:20Il y a un déficit
29:20de modernisation énorme.
29:23Et puis,
29:23on a des magistrats
29:24qui se disent
29:25qu'on n'a rien fait de mal.
29:26Il faut qu'on continue comme ça
29:27parce qu'on a toujours fait comme ça.
29:29Et on ne pouvait pas faire autrement.
29:30Et moi,
29:31je vois,
29:31j'ai plein de magistrats,
29:32des procureurs que je connais bien,
29:34qui ne sont pas du tout
29:35des gens d'extrême-gauche,
29:36mais qui structurellement disent
29:38je ne comprends pas très bien,
29:39je ne vois pas très bien
29:40où est le sujet.
29:42Et dans ce contexte-là,
29:43il y en a beaucoup
29:44qui ont le sentiment
29:45d'avoir un ministre de tutelle
29:46qui fait de la politique
29:47et qui a lâché son administration.
29:49Et à la fin,
29:50vous avez quand même
29:50quelque chose de très puissant
29:51et qui est très inhérent
29:52à l'administration française.
29:54Ils se disent
29:55de toute façon,
29:56à la fin,
29:56nous,
29:56on restera
29:57et le ministre partira.
29:59Donc,
29:59il suffit ça,
29:59il faut faire le dos rond.
30:01Et à la fin,
30:02de toute façon,
30:02Gérald Darmanin
30:03et comme tous ses prédécesseurs,
30:04d'ailleurs,
30:05aujourd'hui,
30:05un ministre de la Justice,
30:06ça sert juste à négocier
30:07un budget
30:08et encore.
30:10Et aujourd'hui,
30:10vous voyez bien,
30:11hier,
30:12j'écoutais sur une radio
30:12concurrente,
30:13Gérald Darmanin,
30:14qui répondait à des questions
30:15d'auditeurs,
30:15qui évidemment rapportait
30:17des cas individuels
30:17et à chaque fois,
30:18Gérald Darmanin répondait
30:19alors,
30:20je ne peux pas donner
30:20d'instructions,
30:21je ne peux rien faire,
30:21en revanche,
30:22je vais quand même
30:22essayer de comprendre
30:23ce qui s'est passé
30:24dans votre cas.
30:25Donc,
30:25voilà,
30:25les magistrats savent très bien
30:27que le garde des Sceaux
30:33défendre,
30:33on est en bande,
30:34on est en meute,
30:35on chasse en meute
30:35et c'est le politique
30:36qui a tort,
30:37on a déjà connu ça.
30:38Et Rémi Hetz,
30:39qui vient de co-signer
30:40cette tribune
30:42où il dit qu'évidemment,
30:43il y a peut-être,
30:43la chaîne de la protection
30:45a été défaillante,
30:46mais il ne fallait pas
30:47non plus
30:48que c'est la démocratie,
30:50pour la démocratie,
30:51il ne faut pas de déclaration
30:51à l'emporte-pièce
30:52et ça,
30:53ça vise évidemment
30:53Gérald Darmanin.
30:55Eh bien,
30:55c'est le même Rémi Hetz
30:56qui avait réclamé
30:58une peine
30:59d'un an de prison
31:01avec sursis
31:02pour Dupond-Moretti
31:04lorsqu'il avait
31:05porté plainte
31:06parce que
31:06dans l'affaire
31:07de Bismuth,
31:08il y avait
31:08trois membres
31:09du PNF,
31:10le PNF,
31:11c'est le sacré PNF,
31:12qui avaient quand même
31:13un peu dévié
31:14en écoutant,
31:16en regardant,
31:17en épluchant
31:17toutes les fadettes
31:18d'une dizaine d'avocats
31:21pour savoir
31:21qui avait renseigné
31:24Sarkozy
31:24et son avocat
31:25sur le fait
31:26qu'ils étaient écoutés.
31:27Et ça,
31:27ça avait quand même
31:30Dupond-Moretti
31:31qui avait porté plainte
31:32et quand même
31:33Mme Belloubet
31:34s'était saisie de l'affaire
31:36et avait demandé
31:36une enquête administrative
31:37où des juges indépendants
31:39avaient dit que oui,
31:40ça demandait
31:41une enquête administrative
31:42justement parce qu'il y avait
31:43des faillances.
31:44Bon ben voilà,
31:45c'est toujours la même chose.
31:47Ils n'ont pas supporté,
31:48ils n'ont pas supporté
31:50Dupond-Moretti
31:51qui les avait attaqués,
31:52qui était un avocat
31:53qui était toujours
31:55très remonté,
31:56très véhément
31:56contre les juges.
31:57Et là,
31:58cette nomination,
31:59ils l'ont amené
32:01d'ailleurs devant
32:01la Cour de justice
32:02en pensant
32:03qu'il serait condamné
32:04et non,
32:05il a été relaxé.
32:06Côté Lovray.
32:07Cette boucle WhatsApp,
32:08parce qu'il faut aussi
32:08parler de cette boucle WhatsApp
32:09où tout part
32:11avec ses magistrats
32:12exactement,
32:13qui préparent une tribune
32:14qui devait être publiée
32:15dans les colonnes du Monde
32:16qui a été publiée
32:17dans les colonnes du Monde
32:17mais on l'a eue
32:18avant qu'elle ne soit publiée
32:20sur Europe 1 notamment
32:21et on lit des choses
32:24absolument très dures
32:26contre Gérald Darmanin.
32:27Il y a des smileys vomi
32:29quand Gérald Darmanin
32:30est annoncé sur CNews,
32:31sur cette antenne.
32:32Il y a des magistrats
32:33qui sortent complètement
32:34de leur devoir de réserve
32:35qui n'ont plus rien à faire
32:36et vraiment,
32:37quand vous lisez
32:38cette boucle WhatsApp
32:39et j'ai eu énormément
32:40de captures d'écran,
32:41vous vous dites
32:42en fait à aucun moment
32:43ils pensent à Diana,
32:44à aucun moment
32:44ils pensent aux victimes.
32:45Ce qui les intéresse
32:46c'est leur petite corporation
32:47et comme Louis,
32:48j'ai été extrêmement surpris
32:50de la corporation
32:52qui ne prêtait quasiment
32:54pas d'exception.
32:55On a vu des magistrats
32:56qui étaient assez courageux
32:57qui allaient à rebours
32:58du syndicat de la magistrature.
33:00Là, tout s'est effacé.
33:01Ils se sont tous rassemblés
33:02contre Gérald Darmanin
33:03qui voulait peut-être
33:04une sanction
33:05contre l'une d'entre eux
33:07parce que...
33:07Un substitut du procureur.
33:08Exactement.
33:09Et suspendu à leur 11 pas.
33:11Deux gendarmes qui ont été...
33:12Voilà, ça c'est Laurent Gounais.
33:13Il y a zéro sanction pour la fin.
33:14Et donc au moment
33:14c'est une suspension
33:15et peut-être qu'à la fin
33:16il y aura une sanction.
33:17Et vous verrez
33:18qu'il n'ira pas
33:18jusqu'à la révocation.
33:19Ça n'est jamais arrivé
33:20dans l'histoire de la cinquième
33:21pour le travail
33:22simplement d'un magistrat.
33:23Pour des fautes lourdes, oui.
33:25Mais pas pour le travail
33:26en tant que tel.
33:27Donc voilà.
33:27Je suis saisi d'effroi
33:29effectivement devant ce corporatisme.
33:30Mais faites une boucle WhatsApp
33:31pour vous demander
33:32comment on fait
33:32pour qu'il n'y ait pas
33:33d'autres petites lianas.
33:34Pas pour vous demander
33:35s'il va y avoir
33:36une potentielle future sanction
33:37qui peut effectivement viser
33:39l'une des magistrates
33:40qui a failli dans cette affaire.
33:41Oui, il y a deux gendarmes
33:42qui ont été sanctionnés.
33:43La gendarmerie
33:44ne fait pas de manifestations
33:47pour dire que ça ne se fait pas.
33:49Mais c'est vrai
33:49que si les adultes responsables
33:51et hauts fonctionnaires,
33:52les magistrats
33:53ne se remettent pas en question,
33:55ne se sentent coupables de rien,
33:57se sentent toujours légitimes,
33:58comment voulez-vous
33:59que les jeunes
33:59se sentent légitimes ?
34:02Il y a un vrai sujet
34:03et moi je trouve
34:04par rapport à cette absence
34:05de remise en question
34:05et qui n'est pas forcément violente.
34:07Moi je n'exige pas
34:08que tous les magistrats,
34:10je ne leur veux pas du mal,
34:11je leur veux du bien.
34:12Moi ce que je vois
34:14c'est qu'il y a un divorce
34:15énorme avec les Français.
34:16C'est-à-dire qu'une institution
34:17qui est aussi mal comprise,
34:18aussi peu comprise
34:19par les Français,
34:20c'est-à-dire qu'aujourd'hui
34:21vous avez les trois quarts
34:22des Français
34:22qui ne comprennent pas
34:23les décisions de justice,
34:23qui ne comprennent pas
34:24le fonctionnement de la justice,
34:25qui comprennent...
34:26Non mais honnêtement,
34:26personne ne comprend rien.
34:28Il y a un moment
34:29où vous êtes obligés
34:29de vous dire
34:30si je ne suis pas compris
34:31quand je parle,
34:32si je ne suis pas compris
34:32quand je décide,
34:33quand je rends des décisions,
34:34à ce moment-là
34:35il faut peut-être
34:35que je me remette en question.
34:36Et ce n'est pas simplement
34:37un manque de pédagogie
34:39parce que le vieux réflexe aussi
34:40dans l'administration française,
34:41c'est on va acheter
34:42des spots de pub
34:43sur France 2 et sur France 3,
34:44on va créer une bande dessinée,
34:46on va faire un manga
34:47pour faire comprendre la justice.
34:48Ce n'est pas ça le sujet.
34:49Le fond du sujet,
34:50c'est les décisions
34:51qui sont vendues
34:51ne sont plus compréhensibles
34:53par les gens.
34:53Donc à ce moment-là,
34:54il faut changer.
34:55Et je ne dis pas
34:56qu'il faut...
34:57Ce n'est pas forcément
34:58dans l'excès.
34:59Il faut que les gens comprennent
35:00ce que fait la justice.
35:01Oui, les Français
35:02n'ont pas confiance
35:03dans la justice.
35:05Un petit mot taquin
35:07par humilité.
35:09Un grand nombre de juges
35:10seraient bien inspirés
35:12d'aller voir
35:14comment fonctionnent
35:14leurs collègues
35:15de la justice consulaire
35:17qui, eux,
35:18travaillent dans le silence,
35:21travaillent bénévolement
35:21et ça,
35:23personne n'en parle en France.
35:24Ils bossent aussi.
35:25Honnêtement,
35:25au ministère de la Justice,
35:27ils bossent beaucoup.
35:28Ce ne sont pas des paresseux.
35:30Non, mais qu'ils aillent voir
35:31un type de remportement
35:32quand on va voir des procureurs
35:33et ils bossent énormément.
35:35Simplement un type
35:35et dans des conditions
35:36mauvaises.
35:37Simplement un type
35:37de comportement
35:39et de respect.
35:40Parce que là aussi,
35:40toutes les paroles
35:41qu'on a vues,
35:42j'ai trouvé
35:43que c'était extrêmement
35:45irrespectueuse
35:45par rapport aux victimes.
35:46Mais extrêmement
35:47et même insultante
35:48par rapport aux victimes.
35:50Allez, petite pause.
35:50Merci au docteur Stéphane Clerget
35:52et les mots de vos ados.
35:53Comment les aider vraiment
35:53aux éditions Solar ?
35:55On se retrouve dans un instant.
35:56On évoquera la canicule
35:58avec ce plan Orsan 3
35:59qui a été déclenché.
36:00C'est assez exceptionnel
36:01pour tenter de prévenir
36:03l'afflux de patients
36:04dans les hôpitaux.
36:05à tout de suite.
36:12Punchline, 18h-19h,
36:14Laurence Ferrari
36:15sur CNews et Europe 1.
36:2042, on parle de la canicule.
36:21Le plan Orsan
36:22qui est un plan sanitaire
36:24pour adapter
36:24tout notre système de santé
36:26face à la chaleur
36:27a été relevé
36:27à son niveau 3.
36:28C'est quasiment
36:29C son plus haut niveau.
36:30A Paris,
36:31il y a déjà
36:31des arrêts cardiaques
36:33supplémentaires
36:34qui ont été recensés.
36:35On va écouter
36:35la ministre de la Santé
36:37Stéphanie Ries
36:37qui était en déplacement
36:38à l'hôpital
36:39de Paris-Saclay.
36:41On est aujourd'hui
36:42en situation
36:45qu'on peut appeler
36:47je crois
36:47de crise
36:48puisqu'il y a
36:49une augmentation
36:49qu'on a anticipée
36:52puisqu'on savait
36:53que l'impact
36:54de la canicule
36:55j'ai eu l'occasion
36:56à plusieurs reprises
36:57de le dire
36:57et dans les 5 à 10 jours
36:59suivant le début
37:01de la canicule.
37:02On commence
37:02depuis hier après-midi
37:03à avoir
37:04une augmentation
37:05importante
37:06de passage aux urgences.
37:07On avait déjà
37:07les jours précédents
37:08une augmentation
37:09d'appel au SAMU
37:11et donc on s'attend
37:12à ce que dans
37:12les jours qui viennent
37:13il y ait encore
37:14une augmentation
37:16dans les hôpitaux
37:17notamment
37:18mais aussi
37:19de passage
37:20dans les consultations
37:21chez les médecins
37:22en ville.
37:23Voilà pour Stéphanie Ries
37:24ministre de la Santé
37:25donc on met en place
37:26un niveau très très élevé
37:27dans les hôpitaux
37:28et les urgences
37:29pour accueillir
37:30le flux de patients
37:31et qui va arriver
37:31parce que c'est sur
37:33encore une fois
37:33une longue période
37:34que l'impact
37:34de la chaleur
37:35se fait ressentir
37:36sur les organismes
37:36Gauthier Lebrecht.
37:37Vous savez où sont
37:38les lits
37:38qu'on nous a promis
37:39au moment du Covid ?
37:40Non.
37:41Ils sont au même endroit
37:42que les places de prison
37:43qu'Emmanuel Macron a promis.
37:44C'est-à-dire
37:45dans l'air.
37:47Donc c'est-à-dire
37:47que vous vous interrogez
37:48n'importe quel urgentiste
37:49il vous dit
37:49on n'est pas prêt
37:50on n'a pas suffisamment de lit
37:50puis après il vous dit
37:51on n'a pas de clim
37:52donc on laisse cuire
37:53nos patients
37:54puis après vous allez
37:55dans les EHPAD
37:56avec nos aînés
37:57pas de clim non plus
37:57il y a parfois
37:58une salle climatisée
37:59il y a une salle
37:59normalement c'était obligatoire
38:01voilà
38:01mais il n'y a pas de clim
38:02donc dans les chambres
38:03les chambres
38:04parfois vous ne pouvez pas
38:04déplacer certaines personnes
38:05dans les EHPAD
38:06donc ils restent dans leur chambre
38:07en train de cuire
38:08parfois on empêche
38:08les familles
38:09de venir installer
38:09un petit ventilateur
38:11parce qu'il faut
38:11les autorisations
38:12et là évidemment
38:13la bureaucratie se met en marche
38:14et puis évidemment
38:16puisqu'on traite mal
38:16nos aînés
38:17on traite mal aussi
38:18nos enfants
38:18qui doivent passer
38:19notamment le brevet demain
38:20et qui vont le passer
38:21sous 40 degrés
38:22ou entre 35 et 40 degrés
38:24parce qu'il n'y a pas
38:24de climatisation
38:25non plus dans les classes
38:26donc c'est toujours pareil
38:28c'est la volonté
38:28et après on vous dit
38:29il n'y a pas d'argent
38:29il y a de l'argent pour d'autres
38:30donc ça dépend
38:31d'une volonté politique
38:32la première chose
38:33que fait Eric Ciotti
38:33je prends sans cesse cet exemple
38:34parce que je le trouve très bon
38:35il arrive maire de Nice
38:36il fait des coupes budgétaires majeures
38:38et il finance la climatisation
38:39de toutes les classes
38:40de la ville de Nice
38:41c'est évidemment ce qu'il faut faire
38:42mais Eugénie Bassier
38:43c'est vrai que c'est un sujet
38:44éminemment politique
38:45et idéologique
38:46on parle de ça
38:47on parle de la climatisation
38:49ça a été considéré
38:50comme le mal absolu
38:51pendant des années
38:51je vais vous lire
38:52ce qu'a dit une climatologue
38:53sur France Info
38:54tout à l'heure
38:55elle a dit
38:55le problème c'est que
38:56si vous climatisez
38:56vous allez vous dire
38:57que l'on peut continuer
38:58à vivre comme avant
38:58et donc que rien ne doit changer
39:00donc en fait l'idée
39:01c'est même pas
39:01la climatisation
39:03il ne faut surtout pas
39:04la mettre en oeuvre
39:04parce que sinon
39:05ça va être trop confortable
39:06et on va perdre
39:07on ne va pas assez souffrir
39:08donc on ne va pas changer
39:09le changement climatique
39:10sachant qu'évidemment
39:11il faut combattre
39:12le changement climatique
39:13mais même si la France
39:14le combattait ardemment
39:15et stoppait toutes ses émissions
39:16ça ne changerait pas
39:18le changement climatique
39:19et même si le monde entier
39:20a arrêté les émissions
39:21avec l'inertie
39:22du changement climatique
39:23dans les 10, 20, 30 années
39:25qui viennent
39:25de toute façon
39:26on va avoir plus chaud
39:26donc la climatisation
39:28est une étape obligatoire
39:30autant que nous sommes
39:31à payer le moins polveur
39:32exactement
39:32on a payé le moins polveur
39:33on a l'énergie décarbonée
39:35donc on est dans
39:36dans l'idéologie
39:37même dans la religion
39:39on nous explique
39:39qu'il faut isoler
39:40les maisons
39:41alors que c'est le choix
39:42le plus coûteux
39:43et c'est même énergivore
39:45parce que construire
39:46un bâtiment
39:47ça coûte
39:47ça émet du carbone
39:48plus que de la clim
39:50donc oui
39:51on est dans l'idéologie pure
39:52et encore une fois
39:53on est un pays
39:54qui ne réagit que
39:56le dos au mur
39:57là on est dans la crise
39:58on voit que
39:59c'est invivable
40:00et là on prend des décisions
40:01et j'espère que ces décisions
40:02seront subies d'effet
40:03parce que je me souviens
40:04qu'il y a un an
40:04quand il y a eu une canicule
40:06en juillet dernier
40:06on avait dit aussi
40:07les écoles sont fermées
40:08on avait dit
40:09il faudra mettre la clim
40:09dans les écoles
40:10beaucoup de maires
40:11n'ont rien fait
40:11il faut le dire
40:12le maire de Nice
40:12a fait quelque chose
40:13une fois élu
40:14il vient d'être élu
40:16mais beaucoup de maires
40:17n'ont pas du tout
40:18pris la mesure
40:19de ce qui s'était passé
40:20et en fait
40:20dès qu'il commence
40:21à faire un peu plus frais
40:21on oublie
40:22on passe à autre chose
40:23etc
40:23il y a des écoles
40:25où il y a des algéco
40:27c'était la fameuse phrase
40:27on ne va pas climatiser les salles
40:29pour 3 jours de canicule par an
40:30c'est 20 jours maintenant
40:31sauf que ça ne dure plus du tout 3 jours
40:33et que ça commence de plus en plus tôt
40:34et je pense encore
40:36j'ai encore dans l'oreille
40:37Emmanuel Macron
40:37qui voulait supprimer
40:38des semaines de vacances d'été
40:39bah oui bonne idée
40:40pour que les élèves
40:41soient certains
40:42sans clim
40:43de cuir
40:44avant de partir en vacances
40:46donc voilà
40:47il y a des pays
40:48où on a moins de vacances scolaires
40:50l'été
40:51la Suisse
40:52qui est à peu près
40:53le même climat que nous
40:53aujourd'hui
40:55il fait très très chaud
40:56il fait 40 degrés
40:57ils ont atteint hier
40:58leur record aussi
41:00historique
41:0040 degrés
41:02je crois qu'il y en a
41:03très peu en Suisse
41:03très peu
41:04je voudrais revenir
41:05sur ce que
41:07Eugénie a souligné
41:08et a levé un livre
41:09qui est très juste
41:10quand vous lisez
41:11les documents
41:12des écologistes
41:13ils sont pour
41:14ce qu'ils appellent
41:17le droit à l'adaptation
41:19entre guillemets
41:19le droit à l'adaptation
41:20c'est à dire que
41:21c'est à nous
41:22qu'il appartient
41:22de s'adapter
41:23et c'est très important
41:25de s'adapter
41:25aux chaleurs extrêmes
41:26de s'adapter
41:27par exemple
41:27à la présence
41:28d'animaux nuisibles
41:29ou invasifs
41:31etc
41:32c'est à dire
41:33c'est à chaque fois
41:33à nous
41:34de nous adapter
41:35ils conçoivent
41:37l'homme
41:37devant en permanence
41:39s'adapter
41:39s'adapter aux événements
41:41et aux conséquences
41:42c'est le premier point
41:42puis le deuxième point
41:43c'est ce qu'on leur dit
41:46mais non
41:46c'est ce que
41:48tu as souligné
41:49c'est à dire que
41:49oui
41:50mais ils disent
41:50ah non non non
41:51parce que c'est pas
41:52une bonne adaptation
41:53parce que l'adaptation
41:54évidemment aussi
41:54doit se faire
41:55dans la souffrance
41:56puisque à chaque fois
41:56c'est une écologie punitive
41:57du doloris
41:58d'accord
41:58et le deuxième point
42:01c'est à dire
42:02c'est 2003
42:04la canicule
42:05cette journée
42:07si particulière
42:08si je peux dire
42:10dont on devait tirer
42:11un certain nombre
42:13pour sauver
42:14les infrastructures
42:14en France
42:15et rien n'a été fait
42:16on ne sait pas où c'est passé
42:17on parle beaucoup
42:17de l'impact
42:17sur les organismes
42:19vous voulez moi
42:19juste quelque chose
42:20parce que
42:21après je vous parlais
42:21des animaux
42:22non la canicule
42:24de 2003
42:24c'était au mois d'août
42:26bon
42:27donc j'ai dit
42:27on a besoin
42:28d'une climatisation
42:29moi j'avais fait
42:30j'avais acheté
42:31une climatisation
42:31là où j'étais
42:32à la campagne
42:33et puis finalement
42:33je ne me suis pas
42:34servi depuis
42:35donc à Paris
42:36il faut dire
42:37d'ailleurs vous
42:37on est tous un peu
42:38là pareil
42:39quand il y a eu
42:39des vagues de chaleur
42:40c'était fin juillet
42:41à des moments
42:42où on part en vacances
42:43et puis après
42:44quand on revient
42:44fin août
42:46là ce qui est nouveau
42:48c'est que
42:48les crises se succèdent
42:50et très tôt
42:50et là
42:51on se rencontre
42:52et sur l'ensemble
42:53du territoire
42:54et on voit
42:56ce qu'est
42:57bon une nuit
42:57ça va
42:58mais au bout
42:58de 10
42:597-8 nuits
43:00c'est insupportable
43:01on rentre dans des fours
43:03et là
43:03on va être bien obligé
43:05chacun de réagir
43:06et de dire
43:06il ne faut pas laisser traîner
43:07jusqu'à l'année prochaine
43:08et le faire
43:09mais je crois
43:10qu'à tous les niveaux
43:11individuels
43:12comme c'est notre cas
43:14et en tous les cas
43:15même l'état
43:15on a attendu
43:16parce qu'on s'était dit
43:17c'est pour plus tard
43:18et puis quand ça arrive
43:19au mois de juillet
43:20les enfants vont partir
43:21ils ne sont pas là
43:22et il y a eu aussi ça
43:23les individus
43:24on n'a pas non plus
43:24on a anticipé
43:25avançons
43:26parce que c'est vrai
43:27qu'hier il faisait plus chaud
43:27à l'île
43:28canisse par exemple
43:28ça c'est sûr
43:30que c'est assez hors norme
43:31parlons des animaux
43:32parce que la canicule
43:33aussi est un ennemi
43:34pour les enfants
43:36évidemment
43:36on en parle
43:37il y a encore un enfant
43:38qui monte dans une voiture
43:38aujourd'hui
43:39c'est abominable
43:40ça nous retourne le coeur
43:42à chaque fois
43:42c'est bon bref
43:43on a beau le dire
43:44tous les redire
43:45chaque fois
43:46on laisse pas
43:46un enfant
43:47une minute
43:48dans une voiture
43:48en plein soleil
43:50même chose pour les animaux
43:51on va se rendre
43:52si vous voulez bien
43:54dans des essais
43:54des agriculteurs
43:55en Seine-et-Marne
43:56avec Fabrice Elsner
43:57et Neuillardy
43:57eux souffrent particulièrement
43:59comme les animaux
43:59de la chaleur
44:00là elle est vraiment malheureuse
44:03là elle souffre
44:05elle souffre terrible
44:06une souffrance
44:07qu'Hervé tente de réduire
44:09tant bien que mal
44:10en arrosant
44:11ses 140 vaches
44:13et là ça leur fait du bien
44:16elles cherchent la fraîcheur
44:17comme elles peuvent
44:18et se regroupent
44:19sous les 5 ventilateurs
44:20à leur disposition
44:22on a le ventilateur
44:24et elles se mettent
44:25sous l'effet du vent
44:26qui les rafraîchit un peu
44:27elles s'en servent
44:28comme piscine
44:29les ventilateurs
44:31mais aussi les abreuvoirs
44:33deviennent un parfait
44:34repère de fraîcheur
44:35elle vient exprès
44:36elle met les pâtes
44:37elle stagne là
44:39elle reste là
44:40pour avoir
44:41de la fraîcheur
44:43difficile pour leur agriculteur
44:45également
44:45Hervé s'hydrate
44:47plus que d'habitude
44:48et a dû modifier
44:49son emploi du temps
44:50on arrête
44:51à 14h
44:53
44:53à 20h
44:55on va redémarrer
44:56jusqu'à ce que
44:57la fraîcheur monte
44:58on va donc
44:59aller jusqu'à minuit
45:00une heure
45:00à quelques kilomètres
45:02d'ici
45:03autre exemple
45:04dans cette ferme
45:05Louis adapte ses journées
45:06il travaille dans les champs
45:08à partir de 21h
45:10c'est compliqué
45:10de tourner la journée
45:13compliqué
45:14par cette chaleur
45:15c'est même impossible
45:17avec le matériel
45:17qu'on a aujourd'hui
45:18j'ai déjà 70 degrés
45:20dans la machine
45:20alors qu'il est
45:21donc
45:22en pleine journée
45:23on atteint facilement
45:24les 100 degrés
45:25hier on a fini
45:26il était 2h
45:27cette nuit on verra bien
45:28avec la chaleur
45:29qui fait encore
45:30à cette heure-ci
45:30je pense
45:31assez tard
45:33comme Hervé et Louis
45:34nombreux sont
45:35les agriculteurs
45:36qui voient
45:36les derniers rayons
45:37du soleil
45:38sans pour autant
45:39pouvoir annoncer
45:40leur fin de journée
45:42voilà pour ce reportage
45:43de Fabrice Elstner
45:44commenté par Noemi Hardy
45:45je ne sais pas
45:46si Sébastien Lecornu
45:47nous entendait
45:47mais il confirme
45:48un doublement
45:49de l'enveloppe
45:49pour la rénovation
45:50énergétique
45:50des hôpitaux
45:52la rénovation énergétique
45:53est-ce que ça veut dire
45:54la climatisation ?
45:55la rénovation énergétique
45:56c'est très bien
45:56mais c'est extrêmement coûteux
45:59c'est extrêmement coûteux
46:00ça coûte beaucoup moins cher
46:01de mettre la clim
46:02dans les hôpitaux
46:03sinon il faut tout refaire
46:05c'est coûteux
46:05et c'est pas aussi efficace
46:06donc pour les hôpitaux
46:07je ne dis pas que
46:08les habitations individuelles
46:09c'est autre chose
46:10mais pour les hôpitaux
46:10les maisons de retraite
46:12les crèches
46:12les écoles
46:12il faut climatiser
46:13c'est tout
46:14se lancer dans des chantiers
46:15de rénovation énergétique
46:16c'est extrêmement coûteux
46:18peu efficace
46:19et d'ailleurs
46:20ça a émet du carbone
46:21parce que je rappelle
46:22que le bâtiment
46:22créer des bâtiments
46:23les rénover
46:24ça a émet du carbone
46:25le Premier ministre est énervé
46:26il a écrit un long courrier
46:27au maire
46:28qui vise à répondre
46:29aux inspecteurs
46:29des travaux finis
46:30qui l'accusent
46:31d'avoir mal anticipé
46:33la canicule
46:34parce que les maires disent
46:35c'est à l'état central
46:36de gérer ça
46:37l'état central dit
46:39c'est aux collectivités locales
46:40de s'occuper de ça
46:41et c'est un vieux débat
46:43et je suis entièrement d'accord
46:44avec ce que dit Eugénie
46:45c'est-à-dire que
46:46je trouve que ce sont
46:47pour le coup
46:48aux élus locaux
46:48de s'occuper de ça
46:50c'est eux qui connaissent
46:51la réalité du terrain
46:51et je trouve que c'est
46:53un peu facile à chaque fois
46:54de dire
46:55c'est au Premier ministre
46:56c'est au gouvernement
46:56de lancer un plan
46:58l'exemple de
47:00Eric Ciotti à Nice
47:01montre qu'il n'a pas attendu
47:02le gouvernement
47:03les instructions du gouvernement
47:04pour équiper
47:05les écoles de la ville de Nice
47:07avec de la climatisation
47:08et je trouve que
47:09c'est encore une fois
47:10un débat typiquement français
47:12Sébastien Lecornu
47:13en revanche
47:13devrait je pense
47:14lancer un vrai plan
47:15d'équipement
47:15du pays
47:16alors ça ne va pas se faire
47:18comme ça en l'espace
47:18de six mois
47:19mais il faut au moins
47:20le lancer
47:22il faut au moins
47:23commencer à y réfléchir
47:25sinon
47:25dans un an
47:27on aura exactement
47:27le même débat
47:28et on aura
47:29je vous le dis
47:30dans un an
47:31on sera sur ce plateau
47:32et on va
47:33et il y aura
47:33les mêmes questions
47:34au gouvernement
47:34et les mêmes débats
47:35si on pouvait au moins
47:36construire les nouveaux bâtiments
47:37avec de la clim
47:38ce serait pas mal
47:38parce que le CHU de Nantes
47:39construction avec la moitié
47:41des chambres
47:42sans climatisation
47:43avec des toits végétalisés
47:44qui sont censés
47:46rafraîchir
47:46mais que les écolos
47:47se fassent hospitalisés à Nantes
47:48non mais c'est pas du confort
47:49en réalité
47:50c'est des urgences vitales
47:52je comprends même pas
47:53le débat
47:54qu'il y a autour de ça
47:55je ne sais pas
47:55qu'on ne va pas prendre
47:55un écolo avec la clim
47:56chez lui
47:57parce que là
47:57ça serait le watergate
47:58Marine Tondelier
47:59a dit elle-même
48:00qu'elle avait fait
48:01rénover son appartement
48:03ça ne fonctionnait pas
48:04et que ça ne fonctionnait pas
48:05je suis curieux
48:05de voir les écolos
48:06en voiture
48:06enfin ceux qui prennent la voiture
48:08de voir s'ils appuient
48:09sur le petit bouton
48:09de la clim
48:10ou s'ils ne font rien
48:12honnêtement
48:12c'est un débat
48:13surtout d'une hypocrisie
48:14sans nom
48:15parce qu'aujourd'hui
48:15il n'y a pas une personne
48:16en France
48:17qui n'a pas besoin
48:18de la climatisation
48:19et qui ne voit pas
48:20le besoin urgent
48:20que ça représente
48:21en tout cas
48:21il y a un plan hors saine
48:22qui a été déclenché
48:23tous les hôpitaux
48:24sont sur le pied de guerre
48:25déprogrammation
48:26de certaines opérations
48:26d'urgence
48:28mobilisation de la réserve sanitaire
48:29rappel des personnels
48:30ouverture de des supplémentaires
48:31c'est un vrai plan
48:33qui a été mis en place
48:34ils redoutent
48:35attention parce que 2003
48:37moi j'étais à l'antenne
48:38sur TF1
48:39ça a été un cataclysme
48:40c'était 15 000 morts
48:42en plein mois d'août
48:43il y a un déni total
48:44des autorités
48:45au tout début
48:46et les urgentistes
48:47qui nous appelaient
48:47nous disaient
48:47mais attendez
48:48mais les gens meurent
48:49dans les couloirs
48:49les gens mouraient
48:51à l'époque
48:52espérons qu'on n'en arrivera pas là
48:53là il y a eu un reportage
48:54sur en effet
48:55le service d'urgence
48:56à Rennes ce matin
48:59mais c'était terrible
49:00parce qu'ils expliquaient
49:02qu'il n'y avait pas de chambre
49:03il manquait 30 chambres
49:0430 chambres
49:05et que les gens
49:05depuis des heures
49:06et des heures
49:07et des heures
49:08passaient leur nuit
49:09sur les brancards
49:10voilà
49:11à 40 degrés
49:11dans un lieu
49:12où il n'y a pas de clim
49:13pas de clim
49:14non mais attendez
49:14allez merci à tous
49:15d'avoir participé
49:16à cette émission
49:17dans un instant
49:18c'est Pierre De Villeneau
49:19qui est là dans Europe 1
49:20bonsoir Pierre
49:20vous avez un invité ce soir
49:22bonsoir Laurence Ferrari
49:22ce soir nous m'en invitée
49:24après les alertes cadicules
49:25l'alerte sur la France
49:26qui vient
49:26François Bayrou
49:27l'ancien Premier ministre
49:29alerte pour les générations futures
49:30il est notre invité
49:31à 19h15
49:32merci cher Pierre De Villeneau
49:34dans un instant
49:34c'est Christine Kelly
49:35sur CNews pour Passer
49:36à l'info
49:36et demain à 8h10
49:37l'invité
49:38la matinale sera
49:39Eric Coquerel
49:39bonne soirée
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