- il y a 7 heures
Le 17 juin, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat organisait une table ronde sur le thème de la protection des océans. Marina Lévy, directrice de l’Institut de l’Océan et directrice de recherche au CNRS est revenue sur l’invisibilisation de l’océan dans les programmes de recherche sur la lutte contre le dérèglement climatique. Elle a ainsi rappelé la nécessité de prendre en compte ces derniers, qui représentent 70% de la surface de la planète, alors que les phénomènes climatiques graves sont amenés à se multiplier. Alexandre Laschine, directeur général de la Fondation de la Mer, a déploré l’absence des océans et des mers dans le récit national, nuisant à leur prise en considération dans la lutte contre le dérèglement climatique. Il a vivement critiqué le positionnement du gouvernement, trop peu protecteur des espaces maritimes. Enfin, il a appelé à davantage de financements privés, dans l’objectif notamment de compenser les coupes budgétaires publiques. Revivez ces échanges. Année de Production : 2025
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:10Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.
00:00:17On va parler des océans aujourd'hui, puisque le Sénat a organisé une table ronde sur la protection des océans.
00:00:22L'occasion de faire le bilan sur les mesures mises en place par les différents États dans le monde
00:00:27pour sanctuariser davantage les grands fonds marins et protéger les zones marines.
00:00:32Je vous laisse écouter cette table ronde.
00:00:34Je remercie notre collègue Stéphane Demilly d'avoir pris l'initiative de nous soumettre ce sujet de réflexion.
00:00:41Il nous est en effet apparu cohérent de l'inscrire dans la continuité de nos travaux de l'année dernière
00:00:47qui avaient consacré Année des océans et qui avaient vu des actions et engagements lancés à l'occasion du sommet
00:00:55de Nice de juin dernier.
00:00:57La table ronde de ce matin nous permet ainsi de prolonger cette dynamique
00:01:01et de nous donner un nouveau jalon de travail dans la perspective de la première COP de l'océan
00:01:08qui aura lieu en janvier 2027.
00:01:10Notre première invitée est madame Marina Lévy, océanographe,
00:01:15directrice de recherche au CNRS et de l'Institut de l'océan de l'Alliance Sorbonne Université.
00:01:21Madame la directrice, vous avez contribué à élaborer un premier indicateur universel de la santé des océans,
00:01:30le baromètre Starfish 2026 qui a été lancé en marge du sommet de Nice.
00:01:36Cet indicateur permet de documenter de manière précise l'accélération des changements océaniques,
00:01:42tels que par exemple le blanchissement des coraux, la montée des eaux.
00:01:48En août, vous avez en duo avec M. Olivier Poivre d'Arvore, ambassadeur chargé des pôles et de l'océan,
00:01:54conduit une enquête « Quand l'océan s'éveillera » qui vient de paraître.
00:01:58Vous êtes notamment appuyé sur des rencontres avec des chercheurs et des populations directement touchées par la transformation des océans.
00:02:07Nous souhaiterions sur ce point vous entendre.
00:02:11Premièrement, l'année des océans a été marquée par des campagnes de sensibilisation,
00:02:17notamment auprès des jeunes et des collectivités.
00:02:19En quoi vos travaux prolongent-ils cette dynamique ?
00:02:22Pouvez-vous préciser dans quelles mesures le fait de donner la parole est aux populations locales,
00:02:28comme la prévoit la Réunion en Polynésie française par exemple,
00:02:32permettre d'approfondir cette logique de sensibilisation et sur quel point en particulier ?
00:02:38Deuxièmement, toujours dans cette logique, vous avez affirmé
00:02:41que nous sommes tous concernés par ce qui se passe dans la mer.
00:02:45Pouvez-vous détailler quels sont les principaux messages que vous souhaitez faire passer
00:02:49auprès du grand public sur ces points ?
00:02:52Enfin, pouvez-vous nous exposer quelles sont vos préconisations
00:02:57en ce qui concerne l'utilisation des outils pédagogiques
00:03:01tels que le baromètre Starfield pour rendre accessibles les données scientifiques
00:03:05au plus grand nombre et inciter à l'action collective ?
00:03:09Notre deuxième invité est M. Alexandre Yachin,
00:03:13directeur général de la Fondation de la Mer.
00:03:15La Fondation de la Mer est une structure privée reconnue d'utilité publique
00:03:19qui fédère et soutient une vaste palette d'acteurs et d'initiatives associatives,
00:03:25initiatives institutionnelles et privées.
00:03:27En particulier, la Fondation conduit à agir auprès des élèves, des citoyens et des collectivités
00:03:32via notamment des interventions au milieu scolaire et le développement d'outils pédagogiques.
00:03:37Nous souhaiterions vous entendre sur les points suivants.
00:03:40Premièrement, pouvez-vous détailler vos actions en matière de sensibilisation,
00:03:44en matière d'éducation sur les sujets des océans
00:03:46et dans quelle mesure vos interventions contribuent à rendre visible l'invisible ?
00:03:52L'objectif poursuivi par des travaux tels que ceux conduits par Mme Lévy et M. Poivre d'Arvor.
00:03:58Deuxièmement, pouvez-vous préciser l'œuvre de la Fondation en ce qui concerne la mobilisation citoyenne
00:04:04et l'innovation pédagogique à destination du grand public ?
00:04:08Quels sont les grands et les principaux messages que vous souhaitez faire passer aux différents acteurs
00:04:14par vos éléments, conférences et autres comme programmes d'action ?
00:04:18Enfin, de manière plus générale, dans quelle mesure a votre sens la prise de conscience
00:04:22et l'implication des différents acteurs, peut-elle se transformer en actions tangibles
00:04:28pour apporter des solutions face au constat d'une dégradation globale de l'état des océans ?
00:04:35Je vous cède, Mme Lévy, la parole.
00:04:38Merci beaucoup.
00:04:40Merci, M. le Président de la Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable,
00:04:45M. Longeau, Mesdames et Messieurs les sénateurs.
00:04:48Merci, M. Stéphane de Milly, d'avoir proposé ce sujet à l'ordre du jour.
00:04:55Nous serions bien tous à la plage aujourd'hui avec la chaleur qu'il fait.
00:04:59Je commence par ça parce que la plage, c'est souvent la vision qu'on a tous de l'océan.
00:05:03Et ce que j'essaierai de vous présenter aujourd'hui en quelques mots,
00:05:07c'est que cette vision, elle est un petit peu étriquée parce que l'océan, évidemment, c'est bien plus
00:05:11que ça.
00:05:13L'océan, et c'est à la fois le message du livre que j'ai co-écrit avec Olivier Poivre
00:05:18-Darvore,
00:05:18ambassadeur des pôles et des enjeux maritimes, et du baromètre Starfish,
00:05:23qui est un travail collectif de chercheurs internationaux,
00:05:27c'est de montrer aux citoyens, aux décideurs, que l'océan est partout.
00:05:32Et quand je dis partout, c'est vraiment partout.
00:05:34Il est dans les discussions sur le climat, il est dans les discussions sur la biodiversité,
00:05:40sur l'alimentation, la santé, évidemment, l'aménagement du territoire,
00:05:45l'accès aux ressources, le partage de ces ressources, l'énergie, les routes commerciales,
00:05:52les tensions géopolitiques, la situation du détroit d'Hormuz n'en est qu'une illustration, les conflits.
00:05:59Donc, dans tous les sujets, l'océan est là et l'océan est invisible.
00:06:03Et donc, il souffre de ce paradoxe, c'est qu'on continue à le percevoir comme un simple décor de
00:06:09plage,
00:06:10alors qu'il façonne profondément nos sociétés, leurs équilibres et les trajectoires qu'on doit suivre.
00:06:18Donc, la vision actuelle qu'on a de l'océan, c'est soit ce décor un petit peu idyllique.
00:06:24Je vous rappelle cette phrase que le président de la République, Emmanuel Macron, avait empruntée à Éric Tabarly,
00:06:30qui disait que l'océan, c'est ce que les Français ont dans le dos lorsqu'ils sont à la
00:06:33plage.
00:06:34A l'inverse de ça, on peut trouver des discours un peu catastrophiques,
00:06:38du style, l'océan produit la moitié de l'oxygène qu'on respire, ce qui est complètement faux,
00:06:43mais on l'entend et c'est répété partout,
00:06:46ou bien les baleines stockent des quantités énormes de CO2 et de carbone,
00:06:51et donc, si on détruit la biodiversité, l'océan ne va plus nous protéger.
00:06:56Donc, il est important de rétablir ce qui est vrai et ce qui est faux.
00:07:00Ce qui est vrai, c'est qu'évidemment, les catastrophes vont s'accélérer,
00:07:03les tempêtes, les inondations, avec des besoins de relocalisation.
00:07:06Ce qui est faux, c'est qu'on ne va pas s'arrêter de respirer.
00:07:11La science, qu'elle soit physique ou politique, économique,
00:07:16nous dit et nous apprend, et ça on le sait maintenant avec certitude,
00:07:20que nous dépendons de l'océan plus que jamais,
00:07:22au niveau du climat, de l'alimentation, de la santé, des transports, de l'économie, etc.
00:07:27Nous avons énormément de preuves de cela,
00:07:30et malgré tout, comme je l'ai dit, nous ne nous en rendons pas compte.
00:07:34Une des raisons à cela, c'est qu'on continue à penser l'océan par fragments.
00:07:42On l'aborde en se focalisant sur certains symptômes de manière isolée,
00:07:47comme des enjeux séparés.
00:07:48Je pense, par exemple, à l'élévation du niveau de la mer,
00:07:52ou alors la pêche illégale, ou alors la pollution plastique,
00:07:55ou alors l'exploitation des grands fonds marins,
00:07:58ou bien la disparition d'espèces emblématiques.
00:08:01Mais on aborde rarement, et on pense rarement,
00:08:05l'océan comme un système qui relie tout cela.
00:08:10Il en est de même, en fait, des connaissances scientifiques sur l'océan,
00:08:14qui sont, elles aussi, très segmentées.
00:08:16Elles n'ont jamais été aussi importantes qu'aujourd'hui, évidemment,
00:08:19mais elles restent largement insuffisantes.
00:08:22Pour illustrer ça, je vous dirais que 90% des espèces marines restent à découvrir,
00:08:29que seulement 25% des grands fonds marins ont été cartographiés de manière précise,
00:08:36qu'on sait encore peu de choses sur ce futur El Niño qui nous attend,
00:08:40et dont on attend parler dans la presse.
00:08:42On ne sait pas si ça va être un événement très fort ou moyen.
00:08:47Quelques mois à l'avance, on n'est pas encore en mesure de faire cette prédiction.
00:08:50Vous entendez aussi parler de cet amoc,
00:08:52cette grande circulation qui contrôle le climat,
00:08:55qui est importante pour le climat,
00:08:56et qui ralentit.
00:08:58Et on ne sait pas encore à quelle vitesse il ralentit,
00:09:00et dans quelle perspective temporaire il risque de s'arrêter.
00:09:04On ne sait pas si c'est en 2050, en 2100 ou en 2300.
00:09:08Donc il reste encore beaucoup de connaissances à acquérir.
00:09:13Donc on a besoin aujourd'hui de transformer le message,
00:09:18les connaissances, pour mobiliser les consciences
00:09:20et éclairer l'action publique.
00:09:22Et ça, ce n'est pas simple.
00:09:23Et je veux dire, la preuve que vous ayez mis ce point à l'ordre du jour
00:09:28illustre qu'à l'heure des bouleversements climatiques et géopolitiques actuels,
00:09:33vous en avez conscience,
00:09:34et que vous cherchez à co-construire avec nous,
00:09:38et j'en suis bien heureuse,
00:09:39une vision commune de la santé de l'océan.
00:09:42Donc cette vision commune, c'est l'histoire du baromètre Starfish.
00:09:46Donc je vais vous raconter un petit peu l'histoire de ce baromètre
00:09:48et comment on est arrivé à proposer ce nouvel outil,
00:09:51qui est un baromètre annuel qu'on a mis en place
00:09:54à l'occasion de la 3e conférence des Nations Unies sur l'océan
00:09:57pour mesurer notre interdépendance en tant que société humaine
00:10:02à l'océan et à sa santé.
00:10:04Donc vous savez tous que pour le climat,
00:10:07l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré
00:10:11est devenu en quelques années un repère partagé
00:10:16à l'échelle nationale et internationale.
00:10:19même si ce repère n'a pas résolu le problème climatique,
00:10:23on en est encore loin malheureusement,
00:10:26il a quand même profondément transformé notre manière d'en parler.
00:10:32Et il a permis de construire un langage commun,
00:10:35de mesurer les progrès accomplis
00:10:37et d'évaluer l'écart qui reste à parcourir.
00:10:40Et ça, c'est vraiment indispensable.
00:10:42Et la question qui s'est posée, c'est est-ce qu'on pouvait disposer
00:10:46d'un outil comparable pour l'océan,
00:10:50d'une boussole commune ?
00:10:52Et la réponse, je vais vous faire une réponse à la normande,
00:10:56je ne sais pas si c'est les normands qui font ça,
00:11:00c'est à la fois oui et non.
00:11:02Alors non, parce que comme je vous l'ai dit,
00:11:05l'océan est partout et donc quand on est partout,
00:11:07c'est difficile d'être réduit à un seul chiffre.
00:11:11Mais oui, parce que je suis profondément convaincue
00:11:15qu'on peut communiquer sur l'océan
00:11:18autrement qu'en parlant de la plage.
00:11:22Et qu'il est possible de mieux informer
00:11:25sur les conséquences de cette interrelation
00:11:28qu'on a avec les sociétés.
00:11:31Si vous dites que l'eau de mer est plus chaude
00:11:34de 1 ou 2 degrés, ça ne va pas alerter les populations.
00:11:38En Bretagne, ils seront très contents
00:11:40de pouvoir se baigner dans une eau plus chaude.
00:11:43Donc on a eu l'idée, à la place d'un indicateur unique,
00:11:47de présenter un bulletin de santé de manière annuelle.
00:11:50Et cette fréquence annuelle, elle est importante
00:11:52parce que c'est une échelle qui permet d'avancer
00:11:54et de suivre les événements.
00:11:55Donc ce bulletin de santé, il se décline en 5 rubriques
00:11:59qui sont les 5 bras d'une étoile de mer.
00:12:02C'est pour ça qu'on l'a appelé le baromètre Starfish.
00:12:05Ce premier bras, c'est celui qui, peut-être par le plus
00:12:08scientifique et le moins au citoyen,
00:12:11c'est l'état de santé de l'océan.
00:12:13Quelle est sa température ?
00:12:14Comment elle a augmenté ?
00:12:15Quelle est l'élévation du niveau de la mer ?
00:12:17Si je vous dis que l'élévation du niveau de la mer,
00:12:19c'est plus 23 cm depuis 1901,
00:12:22ça risque de ne pas vous alerter.
00:12:25Mais ensuite, on explique les conséquences de ça.
00:12:27La fonte de la glace de mer, qui n'a jamais été aussi importante,
00:12:31et le nombre d'espèces menacées d'extinction,
00:12:33qui, lui aussi, croient d'année en année.
00:12:37La deuxième branche de cette étoile de mer,
00:12:39c'est d'essayer de nous rendre concernés par cet état.
00:12:42Cet état, il est lié, il est dû, essentiellement,
00:12:45aux pressions humaines qui s'exercent sur l'océan.
00:12:49La première, c'est le changement climatique,
00:12:50donc nos émissions de gaz à effet de serre,
00:12:53qui n'ont jamais été aussi élevées, vous le savez bien.
00:12:55On parle de décarbonation du secteur maritime,
00:12:58on ne l'observe pas encore.
00:13:00Les plastiques, la surpêche, la pêche illégale,
00:13:03l'exploitation du littoral, pour en citer quelques-uns.
00:13:06La troisième branche,
00:13:08ce sont également les actions humaines
00:13:10que l'on peut mettre en œuvre,
00:13:13mais cette fois-ci de manière positive,
00:13:15à savoir les mesures de protection.
00:13:17Les aires marines protégées,
00:13:19dont on peut suivre la surface d'une année sur l'autre,
00:13:22à l'échelle globale, on est passé de 8,34 % en 2025
00:13:27à, on a dépassé le seuil des 10 % en 2026.
00:13:31Il y a encore des questions sur les niveaux de protection
00:13:34qui sont importants,
00:13:35mais néanmoins, on peut suivre cette évolution.
00:13:38On peut suivre également le nombre de décrets internationaux
00:13:42qui sont mis en œuvre,
00:13:44l'éducation, qui est une des questions qu'on va aborder aujourd'hui,
00:13:47l'éducation à l'océan,
00:13:48les moyens financiers, la réduction des inégalités.
00:13:52La quatrième branche,
00:13:55là, on a parlé des pressions
00:13:56ou des actions humaines sur l'océan.
00:13:59Je dirais que c'est un peu le miroir de ça,
00:14:01c'est ce que l'océan fournit à l'homme.
00:14:04Premièrement, en termes de bénéfices,
00:14:06la nourriture, on peut suivre
00:14:09combien de produits
00:14:13sont extraits de l'océan chaque année,
00:14:15en termes d'emploi, en termes de transport,
00:14:17également en termes de création d'entreprises.
00:14:19Et puis, on peut suivre également
00:14:21ce que l'océan apporte à l'humanité
00:14:23de manière négative
00:14:24du fait de sa mauvaise santé,
00:14:26en particulier l'augmentation
00:14:28des primes de police d'assurance,
00:14:31les fatalités en mer,
00:14:32le coût des inondations,
00:14:34le coût en termes de santé publique.
00:14:36Donc, on peut construire un nouveau narratif
00:14:39qui est que nous,
00:14:41en tant que société humaine,
00:14:43c'est nous qui façonnons l'avenir de l'océan.
00:14:46On a souvent pensé que l'océan était trop vaste
00:14:48pour être affecté par les activités humaines.
00:14:51C'est faux.
00:14:52La science le montre aujourd'hui.
00:14:54Nous façonnons l'avenir de l'océan.
00:14:56Il y a énormément d'indicateurs qui le montrent.
00:14:59Et à l'inverse,
00:15:01l'océan façonne notre avenir.
00:15:03Donc, c'est une véritable relation
00:15:05qui nous dit que prendre soin de l'océan,
00:15:07c'est aussi prendre soin de notre avenir.
00:15:10Donc, quelles sont les conclusions
00:15:13de l'année 2026
00:15:14et de cet indicateur 2026
00:15:17qui est donc remis à jour chaque année
00:15:19par un comité scientifique international
00:15:21sur la base des connaissances les plus récentes ?
00:15:25Donc, l'édition 2026 révèle un océan
00:15:28dont l'État continue de se détériorer
00:15:31avec même deux premiers signes d'accélération
00:15:34comme vous l'avez rappelé.
00:15:35Ces signes d'accélération,
00:15:36c'est l'accélération, par exemple,
00:15:38de l'élévation du niveau de la mer.
00:15:40Dont la vitesse d'accélération
00:15:41a presque doublé cette dernière décennie
00:15:44par rapport aux décennies précédentes.
00:15:47Il y a des évancées importantes majeures
00:15:50qui sont néanmoins à signaler.
00:15:52De nouveaux accords internationaux
00:15:53qui sont entrés en vigueur,
00:15:55en particulier le traité sur la haute mer.
00:15:58Des aires marines protégées,
00:15:59comme je l'ai dit,
00:16:00qui ont dépassé ce seuil symbolique des 10%.
00:16:02Et des initiatives de financement
00:16:05qui se multiplient.
00:16:06Mais il est important de dire
00:16:09que ces progrès restent largement insuffisants
00:16:11pour inverser les tendances observées.
00:16:14Et qu'à cela, nous avons cette année
00:16:17souligné un nouveau motif d'inquiétude supplémentaire
00:16:20qui est l'affaiblissement des infrastructures
00:16:24et des programmes d'observation
00:16:25dont dépend notre capacité
00:16:27à comprendre et anticiper
00:16:29les changements en cours.
00:16:30Si vous voulez, ces programmes d'observation,
00:16:32c'est vraiment la colonne vertébrale
00:16:34sur laquelle toute la science,
00:16:36quelle qu'elle soit,
00:16:37que ce soit des sciences physiques,
00:16:38chimiques ou humaines,
00:16:40va s'adosser.
00:16:41Et vous ne le savez peut-être pas,
00:16:43mais la moitié des capacités d'observation
00:16:45dans certains domaines de l'océan
00:16:46est portée par les États-Unis,
00:16:49qui est une grande puissance océanographique
00:16:52et dont les moyens sont fortement menacés aujourd'hui.
00:16:59Donc, véritablement,
00:17:00de la part d'une scientifique,
00:17:02on est en train de craindre
00:17:03de perdre la moitié
00:17:05de notre capacité d'observation.
00:17:07C'est un peu perdre un oeil.
00:17:09Donc, pour conclure,
00:17:13je dirais que l'océan,
00:17:14quand même aujourd'hui,
00:17:15est en train de s'éveiller à nos consciences.
00:17:17On en parle de plus en plus.
00:17:18Il y a beaucoup d'articles dans la presse.
00:17:20Les connaissances progressent.
00:17:22Les alertes se multiplient.
00:17:25Il est un des grands enjeux du XXIe siècle.
00:17:27Et ça, je pense que les gens
00:17:29n'en ont pas forcément encore conscience.
00:17:31Il y a eu une tribune cette semaine
00:17:33de Sylvia Earle,
00:17:35qui est l'ancienne directrice de la NOA,
00:17:37et de James Cameron,
00:17:38le cinéaste qui est publié cette semaine
00:17:42dans Libération
00:17:43et qui disait, le titre,
00:17:45c'était « Le XXIe siècle sera océanique ».
00:17:48Donc, à ma petite échelle
00:17:51et au nom du collectif international
00:17:54que je représente de scientifiques,
00:17:57nous, notre engagement,
00:17:58c'est de produire chaque année ce baromètre,
00:18:01poursuivre les progrès accomplis,
00:18:03les reculs et les défis qui demeurent,
00:18:05pour éclairer nos choix collectifs.
00:18:10Cet effort, on le fait à l'échelle globale.
00:18:12On a fait ce choix
00:18:14de ne pas stigmatiser
00:18:16les différents régions,
00:18:17les différents pays,
00:18:18et de considérer l'océan comme un tout.
00:18:21Il y a un seul océan,
00:18:22il n'y a pas de frontière dans l'océan.
00:18:23Donc, on suit les progrès,
00:18:25on suit la science
00:18:26à l'échelle de la santé globale de l'océan.
00:18:29Néanmoins,
00:18:29et je pense que si on a envie
00:18:30de rentrer dans le détail,
00:18:32il va être nécessaire
00:18:33de décliner ces efforts
00:18:34à des échelles plus fines,
00:18:36des échelles régionales, par exemple.
00:18:39Je vous remercie de votre attention
00:18:40et je serai prête à répondre
00:18:42à vos questions par la suite.
00:18:44Merci.
00:18:44Je vous donne la parole.
00:18:49Merci, M. le Président,
00:18:50Mesdames et Messieurs les sénateurs,
00:18:52chère Marina Lévy.
00:18:53Je suis vraiment très heureux
00:18:56de l'organisation de cet événement aujourd'hui.
00:18:59On a lieu,
00:19:00dont nous savons à la Fondation de la mer,
00:19:02que la mer compte.
00:19:06Et la mer,
00:19:07elle est indispensable,
00:19:09Marina l'a rappelé,
00:19:11à la planète tout entière.
00:19:13La mer,
00:19:14elle est indispensable à la France.
00:19:16Et la France a à la fois
00:19:18un atout stratégique méconnu
00:19:22et une responsabilité exceptionnelle.
00:19:25Nous avons l'espace maritime
00:19:29le plus étendu de la planète.
00:19:32Alors on peut arguer avec les Etats-Unis
00:19:35de qui est le premier.
00:19:37Mais enfin bon,
00:19:38la France,
00:19:38c'est 13 fuseaux horaires.
00:19:40Les Etats-Unis, c'est 9.
00:19:42Parce que nous avons ce patrimoine,
00:19:45cet espace maritime
00:19:47absolument exceptionnel.
00:19:50Et dans le monde tel qu'il se construit,
00:19:54stratégique,
00:19:57environnemental, économique,
00:19:58cet atout est absolument décisif
00:20:01et il est méconnu.
00:20:03Il est méconnu de nos concitoyens.
00:20:05Il est méconnu des décideurs politiques.
00:20:09Les espaces ultramarins,
00:20:10on a tendance à considérer assez rapidement
00:20:12que c'est un problème.
00:20:13Donc on ne sait pas nécessairement
00:20:14comment le traiter d'ailleurs.
00:20:16Puis on n'a pas nécessairement envie
00:20:17de froisser tel ou tel voisin.
00:20:20Donc on ne va pas faire autorité
00:20:22quand il s'agit de défendre
00:20:23notre patrimoine maritime.
00:20:25Mais la France sera grande demain
00:20:27parce que nous avons cet atout
00:20:29absolument exceptionnel
00:20:31que d'autres nous envient.
00:20:33Aujourd'hui, les Chinois,
00:20:35au-delà de l'influence
00:20:36qu'ils peuvent exercer
00:20:37pour essayer de créer la zizanie
00:20:39dans certains de nos territoires ultramarins,
00:20:41les Chinois,
00:20:42ils construisent des îles artificielles.
00:20:44Pourquoi ils construisent des îles artificielles ?
00:20:46Pour pouvoir en revendiquer
00:20:47la zone économique exclusive.
00:20:50Et nous, nous sommes parfois prêts
00:20:52à brader hâtivement
00:20:54notre patrimoine maritime
00:20:56que d'autres nous envient,
00:20:57que d'autres cherchent à nous voler.
00:21:00Si je vous parle de Bassas d'India,
00:21:03Mathieu, Hunter, Rwandanova,
00:21:07qui sait que ce sont
00:21:08des territoires maritimes français ?
00:21:11Alors peut-être vous, ici,
00:21:13qui êtes particulièrement sensibles
00:21:15à ce sujet,
00:21:16vous connaissez ces petits cailloux,
00:21:18ces petites confettis,
00:21:19mais qui ont un caractère
00:21:21absolument exceptionnel
00:21:23en termes de ce qu'il représente
00:21:26pour la France,
00:21:28son rayonnement stratégique,
00:21:30mais aussi pour la protection
00:21:32de ces écosystèmes qui en dépendent,
00:21:33qui sont absolument exceptionnels.
00:21:36Mais le grand public,
00:21:39la France,
00:21:40les citoyens français,
00:21:42l'ignorent.
00:21:43Et donc la Fondation de la mer,
00:21:45elle a été créée
00:21:46pour essayer de résoudre
00:21:47une forme de paradoxe,
00:21:49au moins deux paradoxes.
00:21:51Premier paradoxe,
00:21:52nous sommes un pays
00:21:54qui, par sa géographie,
00:21:56est incroyablement maritime.
00:21:59Et à chaque fois
00:22:00que dans l'histoire,
00:22:01nous avons embrassé
00:22:03cette dimension maritime
00:22:04de notre pays,
00:22:06le succès a été au rendez-vous.
00:22:08Chaque fois que nous lui avons
00:22:09tourné le dos,
00:22:10nous avons commis des erreurs,
00:22:12et parfois lourdes.
00:22:14Et, paradoxe,
00:22:15nous sommes un pays maritime
00:22:17et nous sommes un peuple
00:22:18de terriens.
00:22:20Marina Lévy rappelait
00:22:21cette citation,
00:22:23la mer,
00:22:23c'est ce que les Français
00:22:24ont dans le dos
00:22:25quand ils sont sur la plage.
00:22:26Vous voyez l'image.
00:22:28Et donc,
00:22:29premier paradoxe
00:22:30que cherche à,
00:22:31humblement,
00:22:32mais très collectivement,
00:22:33résoudre la fondation
00:22:34de la mer,
00:22:35il nous faut
00:22:36maritimiser les Français
00:22:37parce que notre vocation
00:22:40à l'avenir,
00:22:41elle est nécessairement
00:22:43maritime.
00:22:44Les succès de demain
00:22:45seront maritimes
00:22:46parce que les enjeux
00:22:47du monde tel qu'il se construit
00:22:48sont maritimes.
00:22:50Et nous avons encore une fois
00:22:50des atouts qui sont exceptionnels.
00:22:52Deuxième paradoxe,
00:22:54la mer,
00:22:55nous l'avons rappelé,
00:22:57pour le développement durable,
00:22:58pour les équilibres
00:22:59de la planète,
00:23:00pour tous les enjeux,
00:23:01est essentiel.
00:23:02Et pourtant,
00:23:03c'est le parent pauvre
00:23:05des financements,
00:23:06notamment des financements
00:23:07philanthropiques.
00:23:09Il y a moins de 1%
00:23:10des financements philanthropiques
00:23:11qui sont fléchés
00:23:12sur l'océan.
00:23:13Et il y a une forme
00:23:14de paradoxe
00:23:15quand une entreprise
00:23:16vous dit qu'elle veut
00:23:17agir pour le climat
00:23:18et qu'elle laisse de côté
00:23:19le régulateur du climat,
00:23:21quand une entreprise
00:23:22vous dit qu'elle veut agir
00:23:23pour protéger la biodiversité
00:23:24et qu'elle laisse de côté
00:23:2671% de la surface
00:23:27de la planète
00:23:29et une réserve
00:23:30de biodiversité incroyable,
00:23:31quand une entreprise
00:23:32vous dit qu'elle veut agir
00:23:32pour l'eau,
00:23:33tout ça,
00:23:33ce sont les grands engagements
00:23:34RSE des entreprises,
00:23:35et qu'elle laisse de côté
00:23:3697,5%
00:23:39de l'eau de la planète
00:23:40qui est salée
00:23:41et évidemment
00:23:42à travers le cycle
00:23:43de l'eau
00:23:44tout se retrouve.
00:23:45Aujourd'hui,
00:23:46il pleut du plastique
00:23:47à Paris.
00:23:47Pourquoi il pleut du plastique
00:23:48à Paris ?
00:23:49Parce qu'il y a du plastique
00:23:49dans les océans.
00:23:50Évidemment,
00:23:51tout est lié.
00:23:51Mais il y a une forme
00:23:52de paradoxe,
00:23:531% seulement
00:23:54des financements.
00:23:55Et donc c'était
00:23:56l'intuition d'origine
00:23:58de la fondation de la mer
00:23:58qui a été créée en 2015
00:24:00mais qui était une recommandation
00:24:01du Grenelle de la mer
00:24:022009,
00:24:03de créer une fondation
00:24:04qui puisse être au service
00:24:06de tout un écosystème
00:24:07qui existe
00:24:08mais qui a besoin
00:24:09d'être soutenu
00:24:09et qui a besoin
00:24:10d'avoir des moyens supplémentaires,
00:24:13des méthodes différentes
00:24:14et puis l'accès
00:24:16à des réseaux
00:24:16qui permettent
00:24:17de pouvoir
00:24:18à la fois
00:24:18drainer des financements
00:24:20supplémentaires
00:24:21parce qu'on a besoin
00:24:22de fonds
00:24:22et les financements publics
00:24:23évidemment ne suffiront pas
00:24:24à régler les enjeux
00:24:25tels qu'ils se présentent
00:24:26devant nous.
00:24:27Ils ne suffiront pas
00:24:28mais je vais venir
00:24:28dans un instant
00:24:28sur un exemple
00:24:30assez parlant
00:24:31de la manière
00:24:31dont les financements publics
00:24:33peuvent servir
00:24:33de levier
00:24:34pour aller chercher
00:24:35des financements privés
00:24:37et
00:24:38deuxième paradoxe
00:24:39maritimiser les français.
00:24:40Alors comment le faisons-nous
00:24:41depuis maintenant
00:24:4311 ans ?
00:24:44Pour maritimiser
00:24:46évidemment
00:24:47et nous l'avons évoqué
00:24:49la dimension
00:24:50de sensibilisation
00:24:51et d'éducation
00:24:52de la jeunesse
00:24:53est essentielle.
00:24:55C'est pour ça
00:24:55que dès le début
00:24:56à la fondation
00:24:57de la mer
00:24:57nous avons
00:24:59construit un partenariat
00:25:02cadre avec
00:25:03le ministère
00:25:04de l'éducation
00:25:04la direction générale
00:25:06de l'enseignement
00:25:06scolaire.
00:25:08Pas simplement
00:25:10pour créer
00:25:12des kits
00:25:13pédagogiques
00:25:14comme il en existe tant
00:25:15nous le faisons aussi
00:25:15et c'est très bien
00:25:17et c'est tout à fait louable
00:25:18il y a des
00:25:20dimensions événementielles
00:25:21qui peuvent être
00:25:22très intéressantes
00:25:22en se fondant
00:25:23sur telle ou telle course
00:25:24sur tel ou tel
00:25:25grand événement international
00:25:26on peut attirer l'attention
00:25:28des enseignants
00:25:28et du coup
00:25:29permettre de sensibiliser
00:25:31les élèves.
00:25:32Nous avons
00:25:33deux initiatives
00:25:34sur lesquelles
00:25:35je souhaiterais m'attarder
00:25:36parce qu'elles montrent
00:25:37un tout petit peu
00:25:38la manière
00:25:38très structurante
00:25:39avec laquelle
00:25:40on peut sensibiliser
00:25:41les jeunes.
00:25:41La première
00:25:42s'intitule
00:25:43les classes en jeu
00:25:44maritimes.
00:25:45C'est une initiative
00:25:46de la fondation de la mer
00:25:46mais qui aujourd'hui
00:25:47rencontre un tel succès
00:25:48qu'il y a une double gouvernance
00:25:49qui est complètement assumée
00:25:50par la direction générale
00:25:52de l'enseignement scolaire
00:25:53avec évidemment
00:25:53toujours le soutien
00:25:54de la fondation de la mer.
00:25:55Qu'est-ce que nous avons fait ?
00:25:57Au lieu de créer
00:25:57un énième kit pédagogique
00:25:58nous avons proposé
00:26:00de traiter
00:26:01un ou plusieurs sujets
00:26:03au programme
00:26:03sous le prisme maritime
00:26:06et donc
00:26:07de mettre à la disposition
00:26:09des enseignants
00:26:10autant de ressources
00:26:11d'intervenants
00:26:13de sorties de terrain
00:26:14qui permettent
00:26:15dans toutes les matières
00:26:18de pouvoir
00:26:18regarder les sujets
00:26:20au programme
00:26:21sous ce prisme maritime.
00:26:22ça peut être évidemment
00:26:23l'histoire
00:26:24la géographie
00:26:25mais aussi
00:26:25l'économie
00:26:26pourquoi pas
00:26:27la littérature
00:26:27etc.
00:26:29ça rencontre un succès
00:26:30qui est absolument
00:26:31fabuleux
00:26:32et c'est ainsi
00:26:33pensons-nous
00:26:34que durablement
00:26:35nous allons pouvoir
00:26:36éveiller
00:26:37des consciences
00:26:38maritimes.
00:26:39Encore une fois
00:26:40nous avons un patrimoine
00:26:41extraordinaire
00:26:42nous sommes un peuple
00:26:43de terriens
00:26:43il y a quelque chose là
00:26:44qui mérite
00:26:45d'être travaillé.
00:26:47Deuxième exemple
00:26:48c'est un exemple
00:26:51sur lequel je m'attarde
00:26:52parce qu'il est
00:26:53complètement contre-intuitif
00:26:54nous avons aujourd'hui
00:26:56cofondé
00:26:57avec le ministère
00:26:58le concours
00:27:00le plus populaire
00:27:01au sein
00:27:02de l'éducation nationale
00:27:04c'est un concours
00:27:05de création
00:27:06artistique
00:27:07pourquoi c'est
00:27:08complètement contre-intuitif
00:27:10parce que
00:27:11création artistique
00:27:12océan
00:27:13on a proposé
00:27:14aux élèves
00:27:15de créer des oeuvres
00:27:16à partir d'objets
00:27:18en plastique
00:27:19de plastique usagé
00:27:20pour pouvoir
00:27:21derrière évidemment
00:27:22les sensibiliser
00:27:23aux enjeux
00:27:23d'économie circulaire
00:27:24de protection de l'océan
00:27:26et ça rencontre
00:27:27un succès
00:27:28qui est absolument
00:27:28extraordinaire
00:27:29et qui permet
00:27:30sous une manière
00:27:31absolument ludique
00:27:32et d'une manière
00:27:34différente
00:27:35de ce que
00:27:35on peut attendre
00:27:36de traiter
00:27:37des sujets
00:27:38qui sont liés
00:27:40à la cause
00:27:41de l'océan
00:27:41et je pense que
00:27:42ces deux exemples
00:27:43ils sont importants
00:27:44parce que
00:27:45on va sortir
00:27:46du cadre
00:27:47un petit peu
00:27:47classique
00:27:48traditionnel
00:27:50de l'enseignement
00:27:52des kits pédagogiques
00:27:53dédiés
00:27:53à l'océan
00:27:54on va chercher
00:27:55véritablement
00:27:56à encore une fois
00:27:56éveiller
00:27:57des consciences
00:27:58ce programme
00:27:59il se développe
00:28:00et ce que nous faisons
00:28:01avec l'éducation nationale
00:28:02se développe aussi
00:28:03à tel point que
00:28:04nous avons
00:28:05un vœu pieux
00:28:07mais que
00:28:08nous travaillons
00:28:10avec le ministère
00:28:11de l'éducation
00:28:12aujourd'hui
00:28:13nous avons
00:28:14l'appui
00:28:14de la cellule
00:28:15diplomatique
00:28:16de l'Elysée
00:28:17du ministère
00:28:20des Outre-mer
00:28:21ce vœu
00:28:23c'est de pouvoir
00:28:24afficher
00:28:24dans toutes les salles
00:28:26de classe
00:28:26et pourquoi pas
00:28:26dans tous les bâtiments
00:28:27publics
00:28:28une carte
00:28:29qui montre
00:28:31la véritable carte
00:28:32de la France
00:28:33la carte maritime
00:28:34et pas simplement
00:28:35les territoires
00:28:36ultramarins
00:28:37mais les espaces
00:28:37maritimes
00:28:38qui en dépendent
00:28:40en expliquant
00:28:41ce qui est
00:28:42aujourd'hui
00:28:43déjà
00:28:43un patrimoine
00:28:44français
00:28:45ce qui peut être
00:28:46éventuellement
00:28:47revendiqué
00:28:48dans le cadre
00:28:48d'extraplac
00:28:49et donc
00:28:51évidemment
00:28:52quand on a
00:28:53cette carte
00:28:53sous les yeux
00:28:54la dimension
00:28:55mondiale
00:28:56de la France
00:28:56nous apparaît
00:28:57d'une manière
00:28:58toute autre
00:28:58la France n'est pas
00:28:59un hexagone
00:29:00évidemment
00:29:01nous sommes
00:29:01ici au palais
00:29:02du Luxembourg
00:29:03je sais que vous êtes
00:29:04très sensibilisés
00:29:05à cette cause
00:29:05mais encore une fois
00:29:06qui parmi nos élèves
00:29:08ou les citoyens français
00:29:09a véritablement
00:29:11conscience
00:29:12de cette dimension
00:29:13mondiale
00:29:14de la France
00:29:14grâce à ses territoires
00:29:16mondiaux
00:29:17et pas simplement
00:29:18encore une fois
00:29:19la démunition
00:29:20outre-mer
00:29:21ça semble loin
00:29:22ça c'est un problème
00:29:23les outre-mer
00:29:23il y a quelque chose
00:29:24là qu'il faudrait
00:29:24travailler
00:29:25même en termes
00:29:25de sémantique
00:29:27la France
00:29:28est mondiale
00:29:29grâce à ses territoires
00:29:30ultramarins
00:29:31sensibiliser les jeunes
00:29:32et puis
00:29:33c'est très en lien
00:29:34avec la dimension
00:29:36d'implication
00:29:37de chacun
00:29:38sensibiliser
00:29:39les citoyens
00:29:40chacun
00:29:41chacun peut agir
00:29:42pour la protection
00:29:43de l'océan
00:29:43encore faut-il
00:29:44que nous soyons
00:29:45conscients
00:29:45des enjeux
00:29:47et puis
00:29:47de notre patrimoine
00:29:48alors là
00:29:49je m'appesante
00:29:50je vais pas
00:29:51voilà
00:29:52mais de nombreuses
00:29:53démarches
00:29:54qui sont faites
00:29:55par la fondation
00:29:55de la mer
00:29:56pour pouvoir
00:29:56sensibiliser
00:29:57le grand public
00:29:58et puis
00:29:59les entreprises
00:30:00parce que
00:30:01le financement
00:30:02des entreprises
00:30:03encore une fois
00:30:03il est essentiel
00:30:05pour pouvoir
00:30:05répondre aux enjeux
00:30:06qui sont devant nous
00:30:07comment faire
00:30:09déjà faire ce lien
00:30:11entre les engagements
00:30:12des entreprises
00:30:13et puis
00:30:14tous les enjeux
00:30:15qui sont en lien
00:30:16avec l'océan
00:30:16je citais
00:30:17la biodiversité
00:30:18le climat
00:30:19l'eau
00:30:20etc
00:30:20comment faisons-nous ça
00:30:22nous avons
00:30:23nous avons
00:30:23d'abord
00:30:24participé
00:30:24à une
00:30:26initiative
00:30:27qui s'appelle
00:30:28la CEC
00:30:28océan
00:30:29lors de l'année
00:30:29de la mer
00:30:30c'est intéressant
00:30:31parce que ça permet
00:30:31de mobiliser
00:30:32des chefs d'entreprise
00:30:33et de leur montrer
00:30:35justement
00:30:35toutes ces interactions
00:30:36non seulement
00:30:37entre leurs engagements
00:30:38et l'océan
00:30:39mais entre leurs activités
00:30:40et l'océan
00:30:41la fondation de la mer
00:30:42on avait même
00:30:42créé un baromètre
00:30:43de la maritimisation
00:30:44de l'économie française
00:30:45en 2017
00:30:46intéressant
00:30:47parce que ça montrait
00:30:48non seulement
00:30:49le lien
00:30:49de l'océan
00:30:51avec l'économie maritime
00:30:52mais le lien
00:30:52de l'océan
00:30:53avec l'économie
00:30:54tout court
00:30:54quelle est la contribution
00:30:56de la mer
00:30:57dans son ensemble
00:30:58au PIB français
00:30:59le chiffre était
00:31:00très intéressant
00:31:01on était arrivé
00:31:03à 14%
00:31:04du PIB français
00:31:05qui avait un lien
00:31:06direct ou indirect
00:31:07avec l'océan
00:31:09et comment mobiliser
00:31:10des financements
00:31:11supplémentaires
00:31:11je cite
00:31:12deux exemples
00:31:13premier exemple
00:31:15utiliser
00:31:16des financements
00:31:17public
00:31:18pour pouvoir
00:31:19avoir un effet
00:31:20de levier
00:31:21sur des financements
00:31:22privés complémentaires
00:31:23nous avons été
00:31:25dès l'origine
00:31:25de la fondation
00:31:26de la mer
00:31:26partenaire
00:31:27du ministère
00:31:28de la transition
00:31:28écologique
00:31:29du ministère
00:31:30des outre-mer
00:31:30dans le cadre
00:31:31d'une initiative
00:31:32qui s'appelle
00:31:33l'IFRECOR
00:31:35acronyme
00:31:36dont nous servissons
00:31:37le secret
00:31:37initiative française
00:31:38pour les récifs
00:31:39coralliens
00:31:39ça
00:31:40cette initiative
00:31:41elle réunit
00:31:43elle rassemble
00:31:43les plus
00:31:45beaux
00:31:45les meilleurs
00:31:48initiatives
00:31:49pour protéger
00:31:51restaurer
00:31:52les récifs
00:31:53dans nos
00:31:53territoires
00:31:54ultramarins
00:31:55la France
00:31:56c'est le quatrième
00:31:57pays en termes
00:31:57de surface
00:31:58récifale
00:31:58ça peut paraître
00:31:59contre-intuitif
00:32:00encore une fois
00:32:00quand on est parisien
00:32:02et qu'on ne se rend
00:32:02pas compte
00:32:02de l'étendue
00:32:04et de la richesse
00:32:04de notre patrimoine
00:32:06cette initiative
00:32:07elle était
00:32:09financée exclusivement
00:32:10par des fonds publics
00:32:11et le budget
00:32:11n'était pas faramineux
00:32:12donc les ministères
00:32:13sont venus nous voir
00:32:14en nous demandant
00:32:15comment nous
00:32:16nous pouvions contribuer
00:32:17on a fait deux choses
00:32:17première chose
00:32:18on a fait un tout petit peu
00:32:19de marketing
00:32:20c'est à dire que
00:32:21de l'IFRECOR
00:32:22on a créé
00:32:23SOS Corail
00:32:24pour une entreprise
00:32:25ou même pour des financements
00:32:27de particuliers
00:32:28tout de suite
00:32:29ça parle un tout petit peu plus
00:32:30et puis ensuite
00:32:31on a fait
00:32:32cette proposition
00:32:34au ministère
00:32:35il y avait
00:32:35une petite ligne de financement
00:32:37c'était pas grand chose
00:32:38on a proposé au ministère
00:32:39de flécher
00:32:41cette subvention
00:32:42via la fondation
00:32:43de la mer
00:32:43zéro financement
00:32:44supplémentaire
00:32:45c'est une question
00:32:45de fléchage
00:32:47et en fléchant
00:32:48cette subvention
00:32:49qui était déjà acquise
00:32:50nous avons pu
00:32:51avoir un effet de levier
00:32:52parce qu'on a promis
00:32:53aux entreprises
00:32:54que nous allions démarcher
00:32:55que pour chaque euro
00:32:57qu'elles investiraient
00:32:59l'État abonderait
00:33:00à l'euro près
00:33:00via cette subvention
00:33:02et donc
00:33:04nécessairement
00:33:04quand on va voir
00:33:05une entreprise
00:33:05que ce soit un grand groupe
00:33:06une PME
00:33:07un ETI
00:33:08et qu'on lui indique
00:33:09que si elle donne
00:33:1010 000
00:33:10avec le reçu fiscal
00:33:12qu'on va lui donner
00:33:13ça va lui coûter
00:33:144 000
00:33:14et que son impact
00:33:15sur le terrain
00:33:16ce sera un impact
00:33:17de 20 000
00:33:18parce qu'il y aura eu
00:33:19un effet x2
00:33:20grâce à la subvention
00:33:21publique ainsi fléchée
00:33:23la démonstration
00:33:24est évidemment
00:33:25imparable
00:33:26et donc
00:33:28cette mécanique
00:33:29nous cherchons
00:33:30à la développer
00:33:31et
00:33:32à la structurer
00:33:34pour aller
00:33:35chercher
00:33:36de plus en plus
00:33:36de financements
00:33:37privés
00:33:38indispensables
00:33:38pour compléter
00:33:39les financements
00:33:40publics
00:33:41nous le faisons
00:33:41dans le cadre
00:33:42de grandes coalitions
00:33:43aussi
00:33:43une coalition
00:33:44de fondations
00:33:45qui sont intéressées
00:33:46et souhaitent
00:33:47dédier une part
00:33:48de leur budget
00:33:48à la protection
00:33:50de l'océan
00:33:50que nous avons
00:33:51co-créé
00:33:52nous sommes évidemment
00:33:52aussi co-acteurs
00:33:54de la plateforme
00:33:55Océan et Climat
00:33:56qui a été créée
00:33:58en 2014
00:34:00peu de temps
00:34:01avant la COP21
00:34:02et qu'aujourd'hui
00:34:03fédère tous les grands
00:34:03acteurs scientifiques
00:34:05sur cette thématique
00:34:06de la protection
00:34:07de l'océan
00:34:08et lorsque nous
00:34:10fléchons ainsi
00:34:11des fonds
00:34:11sur le terrain
00:34:12et ça c'est quelque chose
00:34:13de très important
00:34:14et je voudrais que
00:34:14collégialement ici
00:34:16nous puissions l'entendre
00:34:17nous avons des résultats
00:34:19qui parfois
00:34:20dépassent
00:34:21les attentes
00:34:22de ce que
00:34:23les scientifiques
00:34:24pouvaient espérer
00:34:25et donc
00:34:26notre message
00:34:27et qui doit nous engager
00:34:29à l'action
00:34:30c'est que
00:34:30non seulement
00:34:31nous voyons le verre
00:34:32à moitié plein
00:34:32parce que
00:34:33quand nous agissons
00:34:34nous voyons les résultats
00:34:35très concrets
00:34:35de notre action
00:34:36mais ce verre
00:34:38nous voulons le remplir
00:34:39parce que
00:34:40avec la mobilisation
00:34:41des fonds supplémentaires
00:34:43une mobilisation citoyenne
00:34:44participative
00:34:45la mobilisation
00:34:46des services de l'Etat
00:34:47nous voyons véritablement
00:34:49qu'il y a des grands enjeux
00:34:50des grands défis
00:34:51qui peuvent être
00:34:52résolus
00:34:53alors attention
00:34:54parce que
00:34:54ce message
00:34:55évidemment
00:34:55il est à double face
00:34:57l'océan
00:34:58est certainement
00:34:59résilient
00:35:00mais il n'est pas invulnérable
00:35:02et donc
00:35:03il nous faut être prudent
00:35:04il nous faut être vigilants
00:35:05et il nous faut agir
00:35:06simplement
00:35:07quand nous agissons
00:35:08nous voyons les effets
00:35:09de cette action
00:35:10financer
00:35:11soutenir financièrement
00:35:12c'est donc
00:35:13l'une des missions fondamentales
00:35:14de la fondation de la mer
00:35:16pour accompagner
00:35:16les acteurs
00:35:18de la protection
00:35:19de l'océan
00:35:19français
00:35:20et en 2025
00:35:22c'est 90 projets
00:35:23qui ont ainsi
00:35:24été soutenus
00:35:26financièrement
00:35:27dans tous nos territoires
00:35:28ultramarins
00:35:29et parfois dans le cadre
00:35:30de coalitions internationales
00:35:31qui nous ont permis
00:35:32de pouvoir renforcer
00:35:33notre impact
00:35:33j'en terminerai par là
00:35:35pour vous dire que
00:35:35nous avons
00:35:37de l'or
00:35:38de l'or
00:35:40entre les mains
00:35:41ce patrimoine
00:35:43maritime
00:35:43c'est
00:35:45de manière
00:35:46absolument invariable
00:35:48l'avenir
00:35:49de la grandeur
00:35:49de la France
00:35:50c'est à la fois
00:35:51une grande responsabilité
00:35:53et c'est une richesse
00:35:54absolument
00:35:55inouïe
00:35:56aujourd'hui
00:35:57et demain
00:35:58cette richesse
00:35:59elle nous est enviée
00:36:00et sous Louis XIV
00:36:02on plantait
00:36:04des chaînes
00:36:04pour pouvoir
00:36:06construire des bateaux
00:36:07pour les générations
00:36:08futures
00:36:08et bien
00:36:10moi je voudrais
00:36:11que collégialement
00:36:12collectivement
00:36:13aujourd'hui
00:36:14ensemble
00:36:15nous puissions
00:36:16planter des chaînes
00:36:17et ces chaînes
00:36:18aujourd'hui
00:36:19au 21ème siècle
00:36:20c'est notre espace
00:36:21maritime français
00:36:22qui sera
00:36:23de manière
00:36:24certaine
00:36:25l'atout
00:36:26et la richesse
00:36:27de la France demain
00:36:28je vous remercie
00:36:30merci
00:36:31à vous deux
00:36:31pour propos luminaires
00:36:32merci
00:36:33je vais donner la parole
00:36:34à Stéphane Demigny
00:36:37merci monsieur le président
00:36:38et merci monsieur le président
00:36:39d'avoir accepté
00:36:40d'organiser cette table ronde
00:36:41sur un sujet
00:36:42aussi important
00:36:44chère madame Lévy
00:36:46j'allais dire
00:36:47au prénom prédestiné
00:36:48j'ai lu
00:36:49avec beaucoup
00:36:49d'intérêt
00:36:50votre bouquin
00:36:51quand l'océan
00:36:53s'éveillera
00:36:53et je le conseille
00:36:54vraiment
00:36:54à nos collègues
00:36:56c'est plus qu'un ouvrage
00:36:58scientifique
00:36:58sur les océans
00:37:00moi j'y ai vu
00:37:00une invitation
00:37:01à changer profondément
00:37:03notre regard
00:37:04sur cet espace
00:37:05qui couvre
00:37:06vous le rappelez
00:37:06plus de 70%
00:37:08de la planète
00:37:09mais qui demeure
00:37:09paradoxalement
00:37:10un angle mort
00:37:11finalement
00:37:11de nos politiques publiques
00:37:13vous croisez
00:37:15dans ce livre
00:37:15science
00:37:16géopolitique
00:37:17et expérience de terrain
00:37:18et au fil des pages
00:37:19on comprend que l'océan
00:37:20n'est bien sûr
00:37:21pas seulement
00:37:21une question
00:37:22environnementale
00:37:23ou touristique
00:37:24pour reprendre
00:37:25vos propos
00:37:25mais bien sûr
00:37:26un enjeu
00:37:27de souveraineté
00:37:28de sécurité alimentaire
00:37:30de commerce mondial
00:37:31on l'a bien vu
00:37:32ces derniers temps
00:37:32de climat
00:37:33et même
00:37:34de stabilité internationale
00:37:36vous écrivez
00:37:37une phrase
00:37:37particulièrement forte
00:37:38vous dites
00:37:38les mers
00:37:39et océans
00:37:40risquent de devenir
00:37:41des cimetières
00:37:42et les symboles
00:37:43de l'inhumanité mondiale
00:37:45cette formule
00:37:46qui renvoie
00:37:47notamment au drame
00:37:49migratoire
00:37:49en Méditerranée
00:37:50résonne aussi
00:37:51comme une mise
00:37:52en garde
00:37:52plus générale
00:37:53sur notre incapacité
00:37:54collective
00:37:54à considérer
00:37:56l'océan
00:37:56comme un bien commun
00:37:57essentiel
00:37:57nous le savons
00:37:59les bouleversements
00:38:00océaniques
00:38:00ne relèvent plus
00:38:01d'un futur lointain
00:38:02l'élévation
00:38:03du niveau
00:38:04des mers
00:38:05l'acidification
00:38:05des océans
00:38:07le blanchissement
00:38:08des récifs
00:38:08coralliens
00:38:09le président
00:38:09en a parlé tout à l'heure
00:38:10ou encore
00:38:10la transformation
00:38:11des ressources
00:38:12halieutiques
00:38:12affectent directement
00:38:13tous les territoires
00:38:15côtiers
00:38:15je souhaite aussi
00:38:16mentionner
00:38:17votre chapitre
00:38:18intitulé
00:38:18à New York
00:38:19nous gagnons
00:38:20la bataille
00:38:20de la haute mer
00:38:21consacré
00:38:22au traité
00:38:22des nations unies
00:38:23sur la haute mer
00:38:24vous y montrez
00:38:25que le droit international
00:38:26progresse
00:38:26mais soulignez
00:38:28également
00:38:28que ces avancées
00:38:29demeurent très fragiles
00:38:29si elles ne sont pas
00:38:30suivies d'une véritable
00:38:32volonté politique
00:38:33des états
00:38:33c'est une réflexion
00:38:35qui mérite
00:38:35d'interpeller
00:38:36les parlementaires
00:38:37que nous sommes
00:38:37tant le suivi
00:38:38des engagements
00:38:39internationaux
00:38:40devient un enjeu
00:38:40démocratique
00:38:41enfin
00:38:42et vous l'avez rappelé
00:38:43tout à l'heure
00:38:43dans votre propos
00:38:44introductif
00:38:45j'ai été marqué
00:38:46par votre développement
00:38:47sur la justice climatique
00:38:48avec l'exemple
00:38:50très parlant
00:38:51du Pérou
00:38:51particulièrement soumis
00:38:53au phénomène climatique
00:38:54El Nino
00:38:54qui entraîne
00:38:55des pluies diluviennes
00:38:57des crues
00:38:57des sécheresses
00:38:58des chutes
00:38:59de rendements agricoles
00:39:00avec des conséquences
00:39:01majeures
00:39:01pour l'économie du pays
00:39:02et vous écrivez
00:39:04quelle injustice
00:39:05lorsqu'on pense
00:39:06que le Pérou
00:39:07n'est responsable
00:39:07que de 0,1%
00:39:09des émissions
00:39:10cumulées
00:39:11de CO2 mondial
00:39:12en effet
00:39:13les pays
00:39:13les plus durement touchés
00:39:14ne sont pas toujours
00:39:15ceux qui sont
00:39:16comment dirais-je
00:39:17ceux qui ont le plus
00:39:18contribué
00:39:18au dérèglement climatique
00:39:19et cette réalité
00:39:20devrait nourrir
00:39:21davantage
00:39:22notre réflexion
00:39:23à nous parlementaires
00:39:24sur la solidarité
00:39:25internationale
00:39:26et sur la gouvernance
00:39:27nécessaire
00:39:27je voudrais vous poser
00:39:29deux questions
00:39:30deux questions
00:39:30qui s'adressent
00:39:31également
00:39:31à monsieur Yachin
00:39:32la première
00:39:34vous montrez
00:39:34les limites
00:39:35des COP
00:39:35et des grandes
00:39:37négociations
00:39:37internationales
00:39:38vous avez parlé
00:39:38du traité
00:39:39de Haute-mer
00:39:40souvent dépendante
00:39:41des rapports
00:39:42de force
00:39:42entre puissances
00:39:43comment renforcer
00:39:45concrètement
00:39:45l'effectivité
00:39:46des engagements
00:39:47internationaux
00:39:48en matière de protection
00:39:49des océans
00:39:49c'est ma première question
00:39:51et enfin
00:39:52quelle pourrait être
00:39:53selon vous
00:39:54la contribution
00:39:55spécifique
00:39:55du Parlement français
00:39:56en l'occurrence
00:39:57du Sénat
00:39:58dans le domaine législatif
00:39:59que dans sa mission
00:40:00de contrôle
00:40:01pour mieux intégrer
00:40:02les enjeux océaniques
00:40:04dans l'ensemble
00:40:04des politiques publiques
00:40:05et faire de la France
00:40:06une véritable puissance
00:40:07maritime
00:40:08engagée sur le plan politique
00:40:10merci chers collègues
00:40:11je vais donner la parole
00:40:12à Guillaume Chevrelier
00:40:15merci monsieur le président
00:40:17merci pour l'organisation
00:40:18de cette table ronde
00:40:19et merci madame
00:40:20monsieur
00:40:21pour vos interventions
00:40:22c'est vrai que vous avez indiqué
00:40:23l'océan pour vous
00:40:25c'est
00:40:25pour le grand public
00:40:26c'est uniquement la plage
00:40:28je pense que
00:40:28pour nous
00:40:29au Sénat
00:40:30et pour les sénateurs
00:40:33ultramarins ici présents
00:40:34et ceux
00:40:35c'est qu'il y a
00:40:36une délégation sénatoriale
00:40:37aux Outre-mer
00:40:38composée des sénateurs
00:40:39ultramarins
00:40:39et l'autre moitié
00:40:40de sénateurs
00:40:41de l'Hexagone
00:40:42qui sont particulièrement
00:40:44sensibilisés
00:40:44aux enjeux de la mer
00:40:46pour nous
00:40:46vraiment
00:40:46l'océan
00:40:48c'est la pêche
00:40:50c'est les services
00:40:51écosystémiques
00:40:52c'est le climat
00:40:53c'est la biodiversité
00:40:54c'est le transport
00:40:56et ce sont des enjeux
00:40:58géopolitiques majeurs
00:40:59là où on parle
00:41:00justement
00:41:00du pivot mondial
00:41:02qui va vers le Pacifique
00:41:03les enjeux
00:41:03l'Indo-Pacifique
00:41:05et d'ailleurs
00:41:06la délégation sénatoriale
00:41:07aux Outre-mer
00:41:08a produit
00:41:09trois rapports
00:41:10sur les coopérations
00:41:11régionales
00:41:11dans les trois bassins
00:41:13où nous avons
00:41:14la chance
00:41:15d'avoir nos territoires
00:41:16ultramarins
00:41:16donc on est vraiment
00:41:17très sensibilisés
00:41:19sur tous ces enjeux
00:41:21et vous avez raison
00:41:21de rappeler
00:41:22qu'il faut
00:41:23communiquer davantage
00:41:24sur ces atouts
00:41:24là où la France
00:41:25parfois
00:41:26on parle davantage
00:41:27de nos faiblesses
00:41:28que de nos atouts
00:41:29et ça
00:41:30ça permet
00:41:31de créer
00:41:32de la valeur
00:41:32positive
00:41:33donc sur le volet
00:41:34pédagogique
00:41:35je pense qu'il faut
00:41:36accentuer
00:41:37la communication
00:41:39auprès des jeunes
00:41:41auprès des acteurs
00:41:42économiques
00:41:43pour développer aussi
00:41:44la recherche
00:41:45autour
00:41:47de l'océan
00:41:48et de ses opportunités
00:41:49de ressources énergétiques
00:41:51les enjeux des fonds marins
00:41:53et là aussi
00:41:53vous le savez
00:41:54certainement
00:41:55mais le Sénat
00:41:55a produit
00:41:56pas mal de rapports
00:41:57sur le sujet
00:41:58donc peut-être
00:41:59qu'ils n'ont pas
00:41:59suffisamment d'écho
00:42:00mais en tout cas
00:42:01ils sont là
00:42:01et la Chambre haute
00:42:03produit des documents
00:42:05qui font référence
00:42:09et je pense
00:42:10qu'il faut en parler
00:42:10davantage
00:42:11collectivement
00:42:11ça je pense
00:42:12que vous l'avez
00:42:13souligné
00:42:15donc moi j'aurais
00:42:16une question
00:42:16d'ailleurs
00:42:17qui est dans le
00:42:17prolongement
00:42:17de celle
00:42:17de mon collègue
00:42:18puisqu'on a accueilli
00:42:19la troisième conférence
00:42:21des Nations Unies
00:42:22sur l'océan
00:42:23qui avait des axes
00:42:24prioritaires
00:42:25protéger la biodiversité
00:42:26maritime
00:42:27lutter contre la pêche
00:42:28illégale
00:42:28non déclarée
00:42:30et non réglementée
00:42:31et puis également
00:42:32la décarbonation
00:42:33du transport maritime
00:42:34et enfin aussi
00:42:35un sujet sur lequel
00:42:36notre commission
00:42:37du développement durable
00:42:37a beaucoup travaillé
00:42:38la lutte contre
00:42:39la pollution plastique
00:42:40donc à ce jour
00:42:41est-ce que vous pourriez
00:42:42nous faire un petit état
00:42:42des lieux
00:42:43des mesures
00:42:43qui ont déjà été
00:42:45mises en oeuvre
00:42:46et quels résultats
00:42:48peut-on observer
00:42:50la France
00:42:51est moteur
00:42:52sur notamment
00:42:53les aires
00:42:55protégées
00:42:56mais après
00:42:57à l'heure
00:42:57où le multilatéralisme
00:42:58est chahuté
00:43:00voilà
00:43:00quelles propositions
00:43:02préconisations
00:43:02pour davantage
00:43:03d'efficacité
00:43:04pour les politiques
00:43:05de protection
00:43:06de l'océan
00:43:07et de valorisation
00:43:08de nos océans
00:43:08aujourd'hui
00:43:09je vous remercie
00:43:10merci
00:43:11je vais donner la parole
00:43:11à Jacques Fernick
00:43:13merci monsieur le président
00:43:15merci pour ces apports
00:43:17et ces interventions
00:43:17effectivement
00:43:18tout à fait intéressantes
00:43:20monsieur Yachin
00:43:20vous avez presque
00:43:21réveillé en moi
00:43:22la nostalgie
00:43:22de ne plus être professeur
00:43:25c'est vrai
00:43:25qu'il y avait
00:43:27des possibilités
00:43:27que j'avais un peu
00:43:28explorées à l'époque
00:43:30de revisiter
00:43:31le programme
00:43:32et les thèmes
00:43:33des programmes
00:43:34sous l'angle
00:43:35océanique
00:43:36et c'est effectivement
00:43:36tout à fait intéressant
00:43:40beaucoup de choses
00:43:41qu'on ne connait pas
00:43:42beaucoup de choses
00:43:42encore à découvrir
00:43:43donc on parlait
00:43:44de terra incognita
00:43:45là c'est
00:43:46si je me rappelle
00:43:47mon latin
00:43:47la marine conitum
00:43:49je crois que c'est
00:43:50juste comme ça
00:43:51et donc
00:43:52j'aimerais
00:43:52vous interroger
00:43:53madame Lévis
00:43:54sur les
00:43:55vous en avez parlé
00:43:56sur les conséquences
00:43:58et les mobiles
00:43:58je dirais
00:43:59de ce désengagement
00:44:00des USA
00:44:00vous avez dit
00:44:01qu'on se retrouve
00:44:01borgne
00:44:02on a perdu un oeil
00:44:05j'avais travaillé
00:44:06sur la mission
00:44:08d'information
00:44:08il y a quelques années
00:44:09sur la question
00:44:10de l'exploitation
00:44:12minière
00:44:13éventuelle
00:44:13des grands fonds marins
00:44:14et on avait vu
00:44:15tout ce qui était
00:44:16en cours
00:44:16dans ce travail
00:44:17de découverte
00:44:19de recherche
00:44:20sur l'océan
00:44:22et sur les grands fonds marins
00:44:23donc déjà
00:44:24dans ce qui est
00:44:24motivé
00:44:25les Etats-Unis
00:44:28vraiment les ressorts
00:44:29de ces décisions
00:44:30des engagements
00:44:31et concrètement
00:44:32qu'est-ce que ça
00:44:33a comme impact
00:44:34qu'est-ce que ça
00:44:34compromet
00:44:35véritablement
00:44:35puis mon autre question
00:44:37c'est justement
00:44:37sur la question
00:44:38de cette exploitation
00:44:40minière
00:44:41des grands fonds
00:44:42dans votre
00:44:44baromètre
00:44:45de Starfish
00:44:45à 5 branches
00:44:47vous le situez
00:44:48où ?
00:44:50parce qu'on peut
00:44:50le situer
00:44:51dans les actions
00:44:51anthropiques
00:44:52négatives
00:44:53on peut aussi
00:44:54le situer
00:44:55dans ce que ça
00:44:55pourrait fournir
00:44:56à l'homme
00:44:57de positif
00:44:58voilà
00:44:59et puis
00:45:00où on en est
00:45:02sur ce front
00:45:03parce qu'à ma connaissance
00:45:04donc on a
00:45:04beaucoup d'Etats
00:45:06maintenant
00:45:06qui sont prononcés
00:45:07comme la France
00:45:10contre
00:45:10ces perspectives
00:45:11d'exploitation
00:45:12mais je crois
00:45:12qu'on a encore
00:45:13plusieurs dizaines
00:45:14de contrats
00:45:16d'exploitation
00:45:17minière
00:45:17en vigueur
00:45:19donc comment
00:45:19ça se présente
00:45:21et je crois
00:45:22que j'ai fait le tour
00:45:23de mes principales questions
00:45:26merci
00:45:26chers collègues
00:45:27oui
00:45:27oui j'avais
00:45:29il me semblait bien
00:45:29que j'oubliais quelque chose
00:45:30oui sur la question
00:45:31des aires marines
00:45:32protégées
00:45:34on a des pourcentages
00:45:35qui nous sont donnés
00:45:37mais qu'est-ce que ça
00:45:39signifie
00:45:39en réalité
00:45:40de protection
00:45:41parce que je crois
00:45:41que
00:45:42les 8-10%
00:45:44d'aires marines
00:45:45protégées
00:45:47se réduiraient
00:45:48si on regarde
00:45:49les protections
00:45:50fortes
00:45:50à quelque chose
00:45:51de l'ordre
00:45:51de 3%
00:45:52et on sait
00:45:53que par exemple
00:45:54dans les aires
00:45:54marines côtières
00:45:56même les aires
00:45:57marines côtières
00:45:57on a encore
00:45:59des navires
00:46:01industriels
00:46:01en nombre conséquent
00:46:04merci chers collègues
00:46:05je vais donner la parole
00:46:06à Saïd Omar
00:46:07Wally
00:46:10merci monsieur le président
00:46:12moi je suis
00:46:13ilien
00:46:14je viens de Mayotte
00:46:16et je suis entouré
00:46:17de la mer
00:46:18je vois la mer
00:46:19tous les jours
00:46:20quand je me lève
00:46:20le matin
00:46:21quand je me couche
00:46:21le matin
00:46:22le soir
00:46:22il y a la mer
00:46:24qui m'entoure
00:46:24toujours
00:46:25et comme vous le savez
00:46:27mes chers collègues
00:46:28l'avenir
00:46:29de nos océans
00:46:31dépend à la fois
00:46:31de la mise en place
00:46:32des mesures
00:46:33de protection
00:46:34de l'environnement
00:46:36et du mode
00:46:36d'exploitation
00:46:37de ressources
00:46:39halieutiques
00:46:39adaptées
00:46:41les territoires
00:46:42ultramarins
00:46:43sont à ce titre
00:46:44au premier rang
00:46:44des acteurs
00:46:45concernés
00:46:46par ces enjeux
00:46:47de conciliation
00:46:48entre la préservation
00:46:49de la biodiversité
00:46:50et la protection
00:46:52des intérêts
00:46:53économiques légitimes
00:46:55vous savez tous ici
00:46:56la problématique
00:46:57de Mayotte
00:46:58nous avons un problème
00:47:00d'eau
00:47:01et nous avons
00:47:03connu des crises
00:47:04d'eau
00:47:04depuis
00:47:06ça fait déjà
00:47:07quelques années
00:47:09de 2004
00:47:10de 2024
00:47:12plutôt
00:47:12à 2025
00:47:15on a importé
00:47:16à Mayotte
00:47:1856 millions
00:47:20de bouteilles
00:47:20d'eau
00:47:2156 millions
00:47:22de bouteilles
00:47:23d'eau
00:47:23qu'on a importées
00:47:25à Mayotte
00:47:27il n'y a
00:47:28aucune mesure
00:47:29de protection
00:47:31et que ces bouteilles
00:47:33on les retrouve
00:47:33où ?
00:47:34dans le lagon
00:47:38quelles mesures
00:47:39pouvons-nous prendre
00:47:41pour justement
00:47:42préserver
00:47:43notre lagon
00:47:45nous avons aussi
00:47:48nos modes
00:47:49traditionnels
00:47:50de la pêche
00:47:50où on allait
00:47:52où on prenait
00:47:52juste ce qu'il fallait
00:47:53pour manger
00:47:55qu'est-ce qu'on voit
00:47:56maintenant
00:47:58des grands bateaux
00:48:01espagnols
00:48:02qui passent
00:48:02qui raflent tout
00:48:05et que de plus en plus
00:48:07nos petits bateaux
00:48:08sont obligés
00:48:09d'aller
00:48:09de plus en plus loin
00:48:11pour avoir
00:48:12juste
00:48:14un petit poisson
00:48:15pour pouvoir nourrir
00:48:17la famille
00:48:18alors la question
00:48:19comment faire
00:48:20pour que
00:48:20on concilie
00:48:21là encore une fois
00:48:22cette économie
00:48:24et la réalité
00:48:25locale
00:48:28vous avez dit monsieur
00:48:29que effectivement
00:48:30la France est grande
00:48:32grâce aux Outre-mer
00:48:33vous avez parfaitement raison
00:48:35et que malheureusement
00:48:37ici
00:48:38quand on parle
00:48:39des Outre-mer
00:48:39souvent on nous dit
00:48:41oulala
00:48:41ils sont là
00:48:42ils nous parlent
00:48:43de leur pacotille
00:48:45là-bas
00:48:46mais nous on a des problèmes
00:48:47ici en métropole
00:48:48effectivement
00:48:49non
00:48:49je dis nous
00:48:50en règle générale
00:48:51voilà
00:48:52voilà
00:48:54vous avez raison
00:48:55parce que
00:48:56mes chers collègues
00:48:57bien qu'on soit
00:48:58très loin
00:49:00bien qu'on soit
00:49:01une île
00:49:03Mayotte est très importante
00:49:04pour la France
00:49:05effectivement
00:49:06en matière de
00:49:07géostratégique
00:49:08mes chers collègues
00:49:09nous abritons
00:49:10à Mayotte
00:49:10dans ces petites îles
00:49:11où 77%
00:49:13de la population
00:49:14française
00:49:15vit sous le seuil
00:49:15de pauvreté
00:49:17nous abritons
00:49:18à Mayotte
00:49:18le deuxième centre
00:49:19d'écoute
00:49:20de France
00:49:22c'est à dire
00:49:23que notre sécurité
00:49:25ici
00:49:26dépend aussi
00:49:28des informations
00:49:29que le centre
00:49:30de coûts
00:49:30de ce territoire
00:49:32nous donne
00:49:32ici
00:49:34mais 77%
00:49:35de la population
00:49:36vit sous le seuil
00:49:37de pauvreté
00:49:37et les gens
00:49:38se posent des questions
00:49:39pourquoi on est
00:49:40délaissé comme ça
00:49:41alors que nous sommes
00:49:43importants
00:49:44et que 40%
00:49:45du commerce
00:49:48mondial
00:49:48passe par Mayotte
00:49:49nous avons des gisements
00:49:51nous avons
00:49:53effectivement
00:49:54il y a des moments
00:49:55c'est vrai
00:49:55qu'on se pose
00:49:56des questions
00:49:57pourquoi
00:49:58ces territoires
00:49:59sont délaissés
00:50:01à ce point
00:50:01alors que
00:50:02nous sommes
00:50:03la France
00:50:04je le dis tout le temps
00:50:05l'océan indien
00:50:07appartient
00:50:08à la France
00:50:09nous avons
00:50:10Mayotte
00:50:11nous avons
00:50:11Madagascar
00:50:12même si Madagascar
00:50:13est indépendante
00:50:14nous avons
00:50:14toutes ces îles
00:50:15et les parts
00:50:15qui sont là
00:50:16avec toutes les richesses
00:50:18qu'il y a
00:50:19donc
00:50:20effectivement
00:50:21les océans
00:50:22sont
00:50:23très importants
00:50:25donc franchement
00:50:26chers collègues
00:50:27il faut absolument
00:50:28que
00:50:28nous fassions
00:50:29quelque chose
00:50:30pour nos îles
00:50:31qui sont lointains
00:50:32avec des populations
00:50:33qui en souffrent
00:50:34énormément
00:50:35je vous remercie
00:50:38merci
00:50:38je vais donner la parole
00:50:39à Annick Gérard
00:50:42merci monsieur
00:50:43le président
00:50:44merci à ceux
00:50:45qui ont initié
00:50:47merci à toi
00:50:49cette table ronde
00:50:50sur l'océan
00:50:52et je crois
00:50:53qu'il y a
00:50:53beaucoup à dire
00:50:54même si on a dit
00:50:55déjà beaucoup
00:50:56et il faut qu'on puisse
00:50:57se le dire ici
00:50:58c'est à dire que
00:51:00le grenelle
00:51:01de la mer
00:51:02est quand même
00:51:02un moment
00:51:03où on met
00:51:04en avant
00:51:05la mer
00:51:05l'océan
00:51:06on a l'étape
00:51:09négociation
00:51:09des objectifs
00:51:10de développement durable
00:51:11avec l'objectif 14
00:51:12qui donne encore
00:51:12une autre dynamique
00:51:13je parle à la fois
00:51:14de national
00:51:15et d'international
00:51:16mais je crois
00:51:16que c'est des grands moments
00:51:17j'ai envie
00:51:18effectivement
00:51:19de parler aussi
00:51:21avant de parler
00:51:22de la cop-océan
00:51:23en janvier 27
00:51:24le parcours
00:51:26porté par la France
00:51:27entre Brest et Nice
00:51:29qui a donné
00:51:30une véritable dynamique
00:51:31le One
00:51:33Summit
00:51:34le One Ocean Summit
00:51:36à Brest
00:51:36qui a construit
00:51:38le parcours
00:51:39jusqu'à Nice
00:51:39et je pense
00:51:40qu'il ne faut pas
00:51:40l'oublier
00:51:41c'est une volonté
00:51:42de la France
00:51:44de prendre part
00:51:45dans
00:51:46le lead
00:51:47international
00:51:47sur
00:51:48les questions
00:51:50maritimes
00:51:51mais tout ça
00:51:51demeure
00:51:53insatisfaisant
00:51:55je ne vais pas
00:51:56ici
00:51:57effectivement
00:51:57rappeler mon parcours
00:51:58parce que je pense
00:51:59que chacun
00:51:59le connaît
00:52:00mais
00:52:00qu'est-ce qui fait
00:52:02que toutes ces initiatives
00:52:04n'avancent pas suffisamment
00:52:05qu'est-ce qui fait
00:52:06que
00:52:07politiquement
00:52:08ou nos politiques publiques
00:52:09ne visent pas assez
00:52:10l'océan
00:52:11et la mer
00:52:12j'ai envie de dire
00:52:13aujourd'hui
00:52:14avec un certain
00:52:15nombre d'années
00:52:15d'observations
00:52:16que sans doute
00:52:17il n'y a pas
00:52:20aujourd'hui
00:52:22d'électeurs
00:52:22de la mer
00:52:24il n'y a pas
00:52:25aujourd'hui
00:52:26de consommateurs
00:52:27véritablement
00:52:28vous parliez
00:52:28d'entreprises
00:52:29de la mer
00:52:30le vrai sujet
00:52:31il est là
00:52:32et sans doute
00:52:33qu'on ferait autrement
00:52:35si
00:52:36si effectivement
00:52:37nous en avions
00:52:38enfin on le met
00:52:40alors comment faire
00:52:41comment faire
00:52:42pour qu'il y ait
00:52:43cette prise de conscience
00:52:44bien entendu
00:52:45qu'il faut de la formation
00:52:46de la sensibilisation
00:52:47merci pour vous exposer
00:52:49et merci pour votre engagement
00:52:50parce que vous êtes
00:52:51sur le terrain
00:52:52depuis un certain nombre
00:52:52d'années
00:52:54vous êtes au combat
00:52:54et votre plaidoyer
00:52:57sert la cause
00:52:57mais peut-être
00:52:58chers collègues
00:53:01puisque la France
00:53:02est monde
00:53:02puisque la France
00:53:03est sur
00:53:04la totalité
00:53:05de l'océan
00:53:0613 fuseaux horaires
00:53:07jamais utilisés suffisamment
00:53:09d'ailleurs
00:53:09en matière de développement
00:53:10économique
00:53:10mais c'est une petite parenthèse
00:53:11puisque le président
00:53:12de la république
00:53:13a parlé d'archipel France
00:53:15nous avons ici
00:53:17des sénateurs
00:53:17des français
00:53:18de l'étranger
00:53:20pourquoi n'aurions-nous pas
00:53:21un ministère
00:53:22de la mer
00:53:23et des outre-mer
00:53:23et des sénateurs
00:53:25de territoire
00:53:26mais aussi
00:53:26avec leur bassin maritime
00:53:28en compétence
00:53:29voire même
00:53:30des sénateurs
00:53:31de la mer
00:53:33nous sommes peut-être
00:53:34à un moment
00:53:35où nous devons
00:53:36aussi politiquement
00:53:38affirmer les choses
00:53:39aux côtés
00:53:41et c'est l'autre
00:53:42volet
00:53:42et je finirai
00:53:43par des questions
00:53:44bien entendu
00:53:44aux côtés
00:53:45de
00:53:48une prise
00:53:49de conscience
00:53:50suffisante
00:53:51des moyens
00:53:52nécessaires
00:53:53pour avancer
00:53:53parce qu'on va pas se leurrer
00:53:54c'est pas vrai
00:53:55que la France
00:53:56est pas consciente
00:53:56des choses
00:53:57c'est pas vrai
00:53:57que les politiques
00:53:58sont pas conscients
00:54:00des choses
00:54:00pas complètement
00:54:01il y en a certains
00:54:02pas complètement
00:54:02hier j'étais dans un taxi
00:54:03et on est sur des français
00:54:05tout à l'heure
00:54:05on parlait de sensibilisation
00:54:06qui sait pas
00:54:07où est Saint-Pierre-et-Miquelon
00:54:08donc je veux bien
00:54:08qu'on parle
00:54:08de l'ensemble des îles
00:54:12notamment des taffes
00:54:13mais en vrai
00:54:14on connaît même pas
00:54:15les territoires d'outre-mer
00:54:16parce qu'ils sont pas
00:54:17dans les programmes scolaires
00:54:18suffisamment
00:54:18aujourd'hui
00:54:20habités
00:54:20alors qu'est-ce que ça veut dire
00:54:21pour moi ça veut dire
00:54:22des moyens financiers
00:54:24on en a pas
00:54:25on en met pas
00:54:26et vous voyez bien
00:54:27la crise que nous traversons
00:54:28aujourd'hui
00:54:28donc vous voyez bien
00:54:30comment ça va être compliqué
00:54:31nationalement
00:54:31au niveau européen
00:54:33et internationalement
00:54:34pour le faire
00:54:35pourtant
00:54:35on a bien vu l'enjeu
00:54:37et on a bien vu
00:54:38qu'en matière de géopolitique
00:54:41nous aurions tout intérêt
00:54:42à prendre des positions fortes
00:54:43pour moi
00:54:44la première des réponses
00:54:45elle est souveraine
00:54:47et vous en avez parlé
00:54:48la souveraineté française
00:54:50dans chaque bassin maritime
00:54:52à travers les territoires
00:54:53d'outre-mer
00:54:53c'est quoi
00:54:55c'est des aéroports
00:54:56c'est des ports
00:54:57c'est des câbles numériques
00:54:58sous-marins
00:54:59c'est
00:55:00l'ensemble des éléments
00:55:02de souveraineté
00:55:02la présence de la défense
00:55:03etc.
00:55:04un socle commun
00:55:05dans chaque territoire
00:55:06d'outre-mer
00:55:06qui sera la base
00:55:08de ces combats
00:55:09et on intègre bien entendu
00:55:10les bases scientifiques
00:55:11c'est pour moi
00:55:13la première des choses
00:55:14qui montrera
00:55:15que la France
00:55:16est bien monde
00:55:17qu'elle ouvre à l'Europe
00:55:18des espaces exceptionnels
00:55:20en dehors du nombre
00:55:22de mille marins
00:55:22voilà
00:55:24et je crois que là
00:55:26et ça va être ma question
00:55:28nous avons connu
00:55:29France 2030
00:55:31faisons peut-être
00:55:32le bilan
00:55:32de France 2030
00:55:33mer
00:55:34ou France 2030
00:55:35océan
00:55:37ça m'intéresse
00:55:39vous avez peut-être
00:55:40des données
00:55:40en la matière
00:55:41et nous allons écrire
00:55:42France 2040
00:55:43ou j'espère
00:55:44qu'on va écrire
00:55:44France 2040
00:55:46qu'est-ce que ça veut dire
00:55:47dans France 2040
00:55:50cette souveraineté
00:55:50dans les territoires
00:55:52d'outre-mer
00:55:52et dans les espaces
00:55:54océaniques
00:55:55qui sont les nôtres
00:55:57ZE
00:55:57plateau continental
00:55:59faudra peut-être
00:55:59t'expliquer
00:56:00je ne suis pas sûre
00:56:00que tout le monde
00:56:02connaisse le dispositif
00:56:03qu'on a des combats
00:56:04encore aux Nations Unies
00:56:05à gagner
00:56:05mon propre territoire
00:56:07face au Canada
00:56:08vous avez dit effectivement
00:56:09que quelquefois
00:56:10on pouvait être
00:56:12timide
00:56:12bah ouais
00:56:13on l'est
00:56:15on peut avoir des amis
00:56:16mais on doit défendre
00:56:17nos droits
00:56:18et donc cette base
00:56:19souveraine m'intéresse
00:56:20et dans cette base
00:56:21souveraine
00:56:21comment on la finance
00:56:24comment elle est
00:56:24présente dans chaque bassin
00:56:26et comment se construit
00:56:27bien entendu à partir de ça
00:56:28le développement économique
00:56:30de ces territoires
00:56:32la question de la recherche
00:56:34doit être centrale
00:56:35de la connaissance
00:56:36scientifique
00:56:37de la colonne d'eau
00:56:38comme des fangs marats
00:56:39c'est essentiel
00:56:40et là encore
00:56:42on va se le dire
00:56:43c'est pas un manque
00:56:44manque de volonté
00:56:45manque de moyens
00:56:48manque de structuration aussi
00:56:49et je voulais vous entendre
00:56:50sur tous les outils
00:56:52d'observation
00:56:52que nous avons
00:56:53on a beaucoup misé
00:56:56sur Yves-Remer
00:56:57on a vu sur l'épaule
00:56:58d'ailleurs
00:56:58qu'on allait
00:57:00aujourd'hui
00:57:01donner des missions
00:57:02à Yves-Remer
00:57:02nous en avons donné
00:57:03beaucoup
00:57:03à Yves-Remer
00:57:06ce sont les moyens
00:57:07qui vont avec
00:57:07attention
00:57:08à l'autodestruction
00:57:09de cette structure
00:57:11si on n'y prend pas garde
00:57:12et comment
00:57:13éventuellement
00:57:14on donne une autre dynamique
00:57:15à ce volet
00:57:17scientifique
00:57:17voilà
00:57:18c'est souveraineté
00:57:20connaissance
00:57:21moyens financiers
00:57:22bravo pour toutes
00:57:23vos belles initiatives
00:57:24bravo pour ce
00:57:26plaidoyer
00:57:27merci de continuer
00:57:28les tables rondes
00:57:29sur ce sujet
00:57:30oui à la sensibilisation
00:57:32oui à la formation
00:57:33mais oui à des actes
00:57:34politiques forts
00:57:35merci
00:57:37merci
00:57:37la parole est à Jean Bassi
00:57:42merci président
00:57:44merci pour vos éclairages
00:57:46et toutes vos informations
00:57:49je vais peut-être
00:57:50vous paraître
00:57:51très réducteur
00:57:54moi je vais vous parler
00:57:55de l'eau en général
00:57:56et les océans
00:57:59participent énormément
00:58:01au grand cycle
00:58:02de l'eau
00:58:05cette eau
00:58:06avec le réchauffement
00:58:07climatique
00:58:08risque de manquer
00:58:10à de nombreux endroits
00:58:11les océans
00:58:13avec le réchauffement
00:58:14climatique
00:58:15évaporeront
00:58:17de plus en plus
00:58:18cette évaporation
00:58:20crée derrière
00:58:21les précipitations
00:58:24que nous connaissons
00:58:24ou que nous commençons
00:58:26à connaître
00:58:26des précipitations
00:58:27dantesques
00:58:29et là
00:58:29à ce moment là
00:58:30il y a trop d'eau
00:58:32est-ce qu'on peut pas
00:58:34imaginer
00:58:35parce qu'aujourd'hui
00:58:36techniquement
00:58:37on saurait le faire
00:58:38réguler un petit peu
00:58:39cette évaporation
00:58:41et faire en sorte
00:58:42que lorsque les océans
00:58:44évaporent énormément
00:58:46récupérer l'humidité
00:58:47qui est dans l'air
00:58:48pourquoi mettre
00:58:49de l'eau au sol
00:58:50faire des réserves
00:58:52qui pourraient servir
00:58:53à l'agriculture
00:58:54qui pourraient servir
00:58:55à la protection
00:58:56des forêts
00:58:57contre l'incendie
00:58:57mais qui pourraient
00:58:58servir surtout
00:58:59à la réinfiltration
00:59:01de l'eau
00:59:01dans les nappes
00:59:03phréatiques
00:59:03donc réalimenter
00:59:05les nappes phréatiques
00:59:06qui à ce moment là
00:59:07seraient en déficit
00:59:13mes chers collègues
00:59:14est-ce qu'il y a
00:59:14d'autres prises de parole
00:59:16je n'en vois pas
00:59:17donc je vais donner
00:59:19la parole à nos invités
00:59:20pour qu'ils puissent
00:59:21répondre à vos
00:59:23nombreuses questions
00:59:24vous avez la parole
00:59:32merci pour vos questions
00:59:33ça fait beaucoup de questions
00:59:36je vais commencer
00:59:37par répondre
00:59:38alors juste déjà
00:59:39en précisant
00:59:40mon expertise
00:59:41donc moi je suis
00:59:42chercheuse
00:59:43en océanographie
00:59:44et sur le climat
00:59:45et donc j'ai une perspective
00:59:46de l'océan
00:59:47vue à travers ce spectre
00:59:49donc je ne vais pas
00:59:50pouvoir répondre
00:59:50à l'ensemble
00:59:51de vos questions
00:59:51bien entendu
00:59:53je vais peut-être
00:59:54défiler à l'envers
00:59:56en commençant
00:59:56par votre question
00:59:57monsieur
00:59:58qui m'a particulièrement
01:00:01intéressée
01:00:01parce que la question
01:00:02que vous posez
01:00:02de manière générale
01:00:05si on peut l'inclure
01:00:06dans un cadre plus général
01:00:07c'est la question
01:00:08de la géo-ingénierie
01:00:09est-ce qu'on peut
01:00:10fixer des problèmes
01:00:12avec des solutions
01:00:13technologiques
01:00:14on est face
01:00:15à un problème
01:00:16systémique
01:00:17qui affecte
01:00:18l'ensemble
01:00:19de la planète
01:00:20sur laquelle
01:00:21on vit
01:00:21on ne va pas
01:00:23pouvoir régler
01:00:24ce problème
01:00:25par des rustines
01:00:26et j'appellerais ça
01:00:27une rustine
01:00:28et donc je pense
01:00:28qu'il faut vraiment
01:00:29essayer
01:00:30plutôt
01:00:31de s'orienter
01:00:33vers
01:00:33essayer d'orienter
01:00:35la trajectoire
01:00:36qu'on a pris
01:00:37en tant qu'espèce
01:00:40humaine
01:00:41on a pris
01:00:42une trajectoire
01:00:42depuis 200 ans
01:00:43qui fait
01:00:45qu'on dévie
01:00:45d'un équilibre
01:00:47dans lequel on était
01:00:48depuis des centaines
01:00:50et des milliers
01:00:50d'années dans lesquelles
01:00:51nos civilisations
01:00:52se sont développées
01:00:53on a dévié
01:00:54cette trajectoire
01:00:54ça amène à des problèmes
01:00:56d'eau
01:00:57de transformation
01:00:58des ressources
01:00:59qu'on a
01:01:00ces problèmes
01:01:01on ne les résoudra pas
01:01:02par des rustines
01:01:02on les résoudra
01:01:03en réorientant
01:01:04la trajectoire
01:01:05et donc je pense
01:01:06que ça c'est important
01:01:07d'avoir cette vision
01:01:08en tête
01:01:10ça c'est la première chose
01:01:12donc malheureusement
01:01:13il n'y a pas de solution
01:01:14miracle
01:01:14c'est ça ce que je veux dire
01:01:17alors
01:01:17deuxièmement
01:01:21alors madame la ministre
01:01:22madame Girardin
01:01:26oui
01:01:26effectivement
01:01:27on a besoin
01:01:29de moyens
01:01:30supplémentaires
01:01:31pour la recherche
01:01:32merci de l'avoir signalé
01:01:34et ça répondra
01:01:36également
01:01:36à une autre question
01:01:37qui était celle
01:01:37du risque
01:01:38de la diminution
01:01:39des moyens
01:01:39aux Etats-Unis
01:01:40finalement
01:01:40c'est un peu
01:01:41la même question
01:01:44en France
01:01:45on a effectivement
01:01:45bien structuré les choses
01:01:46on peut être fier
01:01:48en France
01:01:48on a une bonne communauté
01:01:49oscenographique
01:01:50je veux dire
01:01:50les Etats-Unis sont forts
01:01:51mais on est très présent
01:01:52en fait
01:01:53dans la scène internationale
01:01:54au niveau de la recherche
01:01:55on a un grand besoin
01:01:57de pérenniser
01:01:58les moyens d'observation
01:01:59parce que ce qui est important
01:02:00dans l'océan
01:02:02ce n'est pas que l'exploration
01:02:03ce n'est pas que découvrir
01:02:05ce qu'on ne connaît pas
01:02:06mais c'est de pouvoir suivre
01:02:07les choses dans le temps
01:02:08on est face
01:02:10à un système
01:02:10terre
01:02:11qui est en train
01:02:12de se transformer
01:02:13comme je l'ai dit
01:02:14les échelles de temps
01:02:15de cette transformation
01:02:16c'est
01:02:17on a commencé
01:02:17à changer les choses
01:02:18en 1850
01:02:19on a commencé
01:02:21à percevoir
01:02:22les changements
01:02:22sur l'océan
01:02:23sur la température
01:02:24de l'eau
01:02:24dans les années 90
01:02:26aujourd'hui
01:02:27c'est flagrant
01:02:27on commence à avoir
01:02:28des accélérations
01:02:29donc vous voyez
01:02:29les échelles de temps
01:02:30elles sont longues
01:02:31donc on a besoin
01:02:32de pérenniser
01:02:33des observations
01:02:35sur les 10
01:02:3620
01:02:3630
01:02:3740 prochaines années
01:02:38les financements
01:02:39qu'on a
01:02:40en général
01:02:41ils sont
01:02:41d'année
01:02:42en année
01:02:42les postes
01:02:44les personnes
01:02:44qui s'occupent
01:02:45de ces développements
01:02:46elles ne sont pas
01:02:47nécessairement
01:02:48toujours pérennisées
01:02:49donc on a besoin
01:02:50de renforcer
01:02:51ces infrastructures
01:02:52de recherche
01:02:53sur le long terme
01:02:54et ça c'est vraiment
01:02:56le message
01:02:56le plus important
01:02:57c'est que comme on est
01:02:58sur ces échelles
01:02:59de temps là
01:03:00donc c'est important
01:03:01d'avoir en tête
01:03:02le long terme
01:03:06alors qu'est-ce que
01:03:08j'ai noté
01:03:08d'autre
01:03:10les conséquences
01:03:11d'un manque
01:03:12d'observation
01:03:12et ça je trouve
01:03:14que les Etats-Unis
01:03:15ils se tirent
01:03:16un peu une balle
01:03:17dans le pied
01:03:18parce que
01:03:19en fait
01:03:21la raison
01:03:22pour laquelle
01:03:22ils font
01:03:23ces coupes
01:03:25budgétaires
01:03:26les raisons
01:03:27avancées
01:03:27c'est pour faire
01:03:28des économies
01:03:28budgétaires
01:03:30probablement
01:03:31qu'il y a des raisons
01:03:32qui sont
01:03:34moins avancées
01:03:35qui sont
01:03:35leur climato-scepticisme
01:03:37qu'ils essayent
01:03:38de mettre en avant
01:03:39en disant
01:03:40c'est pas la peine
01:03:40de faire ces choses-là
01:03:41parce que ça sert à rien
01:03:44mais en fait
01:03:44l'erreur qu'ils font
01:03:45c'est qu'en fait
01:03:45ça va leur coûter
01:03:46très très cher
01:03:47ça va leur coûter
01:03:48très cher
01:03:48parce qu'un manque
01:03:49d'observation
01:03:50dans l'océan
01:03:51c'est par exemple
01:03:52une moins bonne prédiction
01:03:53de la trajectoire
01:03:54des cyclones
01:03:55donc ils vont pouvoir
01:03:56moins bien prédire
01:03:58les événements extrêmes
01:03:59qui vont arriver
01:04:00sur leur territoire
01:04:01et ça
01:04:01ça va avoir
01:04:02des conséquences
01:04:03économiques
01:04:04sur leur territoire
01:04:05en premier lieu
01:04:07des conséquences
01:04:08par exemple
01:04:09on parlait de El Nino
01:04:10tout à l'heure
01:04:11et de la pêche
01:04:11savoir prévoir
01:04:13un El Nino
01:04:13en avance
01:04:14à quoi ça sert
01:04:15ça sert à l'activité
01:04:16de la pêche
01:04:17de pouvoir se préparer
01:04:17quelques mois en avance
01:04:18pour pouvoir
01:04:19réorienter leurs activités
01:04:21donc cette capacité
01:04:22d'observation
01:04:23en fait
01:04:24elle sert
01:04:25à s'adapter
01:04:26quelques mois en avance
01:04:27aux catastrophes
01:04:28qui vont arriver
01:04:29donc les coûts économiques
01:04:30de ces tempêtes
01:04:33et de ces cyclones
01:04:34ils ne cessent
01:04:34d'augmenter
01:04:35et donc franchement
01:04:37je crois qu'il y a
01:04:38un facteur
01:04:3810 à 100
01:04:39même 100
01:04:40je crois
01:04:40il faudrait
01:04:41que je regarde
01:04:41les chiffres
01:04:41entre les économies faites
01:04:42et les catastrophes
01:04:44qui vont arriver derrière
01:04:44donc c'est un très mauvais calcul
01:04:49alors une autre chose
01:04:50que j'ai noté
01:04:53donc l'intérêt
01:04:54de faire ces COP
01:04:55ça c'était
01:04:55l'une des premières questions
01:04:58est-ce que ça sert
01:04:59qu'est-ce qu'on peut faire
01:05:00pour faire mieux
01:05:03c'est une vraie question
01:05:04c'est une vraie question
01:05:07et moi ce que j'aimerais
01:05:09c'est relier cette question
01:05:10avec monsieur de Mayotte
01:05:12parce que je trouve
01:05:12qu'elle est reliée
01:05:13on a une vision
01:05:15de l'océan
01:05:16qui est très différente
01:05:18d'un pays
01:05:18d'un autre
01:05:18d'un territoire
01:05:19à l'autre
01:05:20et je pense
01:05:21que le multilatéralisme
01:05:23même si c'est pas parfait
01:05:24même si c'est lent
01:05:25même si c'est trop lent
01:05:26par rapport
01:05:26justement à cette trajectoire
01:05:28qu'on essaye de dévier
01:05:29c'est quand même
01:05:30le seul moyen qu'on a
01:05:31et qui marche
01:05:32et qu'on ne peut
01:05:33quand on traite
01:05:34un problème
01:05:35qui concerne
01:05:37l'ensemble de la planète
01:05:38je rappelle
01:05:38vraiment
01:05:39c'est un problème
01:05:40systémique planétaire
01:05:41c'est pas un problème
01:05:42de territoire
01:05:43évidemment il y a des questions
01:05:44qui sont réglées
01:05:45au niveau du territoire
01:05:46évidemment
01:05:46la France
01:05:48c'est un énorme
01:05:48territoire maritime
01:05:49elle a un énorme devoir
01:05:50d'exemplarité
01:05:51je pense que ce mot
01:05:52n'a pas été employé
01:05:54mais on a parlé
01:05:56de souveraineté
01:05:57moi je préférerais
01:05:57employer le mot
01:05:58d'exemplarité
01:06:00à adosser
01:06:01à ce mot
01:06:01de souveraineté
01:06:03mais on doit
01:06:04entraîner
01:06:04on doit entraîner
01:06:05les autres
01:06:06les COP climat
01:06:07elles ont quand même
01:06:08ça n'a pas complètement
01:06:09été un échec
01:06:10on a évité
01:06:11les pires trajectoires
01:06:12donc on ne va pas
01:06:13assez vite
01:06:13mais c'est mieux
01:06:14que s'il n'y en avait pas eu
01:06:15et j'ai bon espoir
01:06:17que les COP océans
01:06:18elles servent
01:06:20également
01:06:21c'est vrai
01:06:21pour ce qui concerne
01:06:22les aires marines protégées
01:06:23on est à 10%
01:06:25mais c'est du papier
01:06:26les aires marines
01:06:27qui sont effectivement
01:06:28protégées
01:06:29c'est plus de l'ordre
01:06:30de 2 à 3%
01:06:30c'est des choses
01:06:31qu'on a documentées
01:06:33dans le baromètre Starfish
01:06:34si vous le lisez
01:06:36il faut le lire un peu plus
01:06:37en détail
01:06:37mais effectivement
01:06:38c'est des choses
01:06:39qui sont importantes
01:06:40à souligner
01:06:43pour terminer
01:06:44je ne sais pas très bien
01:06:45comment je vais
01:06:46formuler ça encore
01:06:49parce que ça ne va pas
01:06:50répondre aux questions
01:06:51de manière très pragmatique
01:06:54mais moi
01:06:55le parallèle que j'aime faire
01:06:57je suis scientifique
01:06:58mais je suis aussi une femme
01:07:00et les femmes
01:07:02c'est 50% de la population
01:07:03mondiale
01:07:04l'océan c'est 70%
01:07:06de la surface de la planète
01:07:08et je pense qu'il y a
01:07:09un point commun
01:07:11et le point commun
01:07:12c'est que c'est un impensé
01:07:15l'invisibilisation des femmes
01:07:16c'est quand même un sujet
01:07:17l'invisibilisation de l'océan
01:07:19c'est aussi un sujet
01:07:20on est face à quelque chose
01:07:22ce n'est pas exactement
01:07:23la même chose
01:07:24mais cette question
01:07:25d'invisibilisation
01:07:26pour moi
01:07:27elle est en premier lieu
01:07:29pour résoudre ce problème
01:07:31il faut résoudre
01:07:33les biais cognitifs
01:07:34qu'on a
01:07:34et je pense qu'on a
01:07:36un énorme biais cognitif
01:07:38sur l'importance
01:07:39de l'océan
01:07:40dans nos vies
01:07:41et sur le fonctionnement
01:07:43de notre planète
01:07:45parce que
01:07:46comme vous l'avez dit
01:07:47si bien
01:07:48monsieur Alexandre
01:07:49Yachine
01:07:50on est des terriens
01:07:51on ne vit pas sur la Terre
01:07:52mais néanmoins
01:07:53on vit sur une planète
01:07:54qui est couverte
01:07:55à 70% d'eau
01:07:56et le fonctionnement
01:07:57et vraiment
01:07:58moi j'ai cette sensibilité
01:08:01parce que je travaille
01:08:01sur le fonctionnement
01:08:02de la planète Terre
01:08:03je ne travaille pas
01:08:04sur un territoire
01:08:04je travaille sur un fonctionnement
01:08:05de planète
01:08:06on vit sur une planète
01:08:07qui est vivante
01:08:08et dont le fonctionnement
01:08:09est complètement modifié
01:08:11par les activités humaines
01:08:13et il faut qu'on ait
01:08:14il faut qu'on prenne conscience
01:08:16il faut que ce biais tombe
01:08:18il faut qu'on ait conscience
01:08:19de vivre sur une planète
01:08:20qui a un fonctionnement
01:08:21à partir du moment
01:08:22où on aura cette conscience
01:08:24je pense que notre manière
01:08:26de prendre des décisions
01:08:27de voir chaque chose
01:08:29va être transformée
01:08:30mais ça commence
01:08:31par cette prise de conscience
01:08:33on ne peut pas s'en passer
01:08:35je voudrais terminer là-dessus
01:08:37il faut vraiment
01:08:38en prendre conscience
01:08:38je pense qu'on marche
01:08:45sur la tête
01:08:47on marche complètement
01:08:48sur la tête
01:08:48je citais les chaînes
01:08:50qu'on plantait
01:08:50sous Louis XIV
01:08:51qu'est-ce qui se serait passé
01:08:52s'ils ne les avaient pas plantées
01:08:53ces chaînes
01:08:55et aujourd'hui
01:08:56on en est là
01:08:58on a un patrimoine
01:09:00extraordinaire
01:09:01on a des enjeux
01:09:02et des atouts
01:09:03pour pouvoir répondre
01:09:04qui sont fabuleux
01:09:05peut-être les meilleurs au monde
01:09:06et on tourne le dos
01:09:08à notre avenir
01:09:09et je pense que c'est très important
01:09:12puisqu'on parle
01:09:13de sensibilisation
01:09:16de compréhension
01:09:17de financement
01:09:19c'est très important
01:09:20de noter que
01:09:22notre enjeu
01:09:23et l'enjeu dont nous parlons
01:09:24et plus largement
01:09:25le fait d'intégrer l'océan
01:09:26au sein des politiques publiques
01:09:29des stratégies d'entreprise
01:09:30ce n'est pas simplement
01:09:34une action environnementale
01:09:35il ne s'agit pas simplement
01:09:36de protéger les poissons
01:09:37même si évidemment
01:09:38notre mission à nous
01:09:39à la Fondation de la Mer
01:09:40c'est de protéger
01:09:40tout ce qui vit en mer
01:09:42non
01:09:43c'est une responsabilité
01:09:46alors évidemment
01:09:46qui est environnementale
01:09:47mais qui est aussi
01:09:47porteuse de richesses
01:09:48d'innovation
01:09:50c'est une responsabilité
01:09:52stratégique
01:09:54et je pense que là
01:09:55il y a
01:09:55un véritable enjeu
01:09:57puisque la question
01:09:57c'était aussi
01:09:58de savoir comment
01:09:58vous sénateur
01:10:01le Parlement
01:10:02pouvez se saisir
01:10:04de ces sujets
01:10:04il y a un sujet
01:10:06qui est
01:10:06d'intégrer l'océan
01:10:08au sein du récit national
01:10:11et ça
01:10:12c'est un vrai sujet
01:10:13à travailler
01:10:14je ne reviens pas
01:10:15sur les problèmes
01:10:16de gouvernance
01:10:18la mer
01:10:18qui est le numéro
01:10:19de téléphone en France
01:10:20ce qu'on appelle
01:10:21la ministre
01:10:21laquelle
01:10:23le SG mer
01:10:24est-ce que
01:10:25donc il y a un sujet
01:10:27de gouvernance
01:10:27mais il y a plus largement
01:10:28un sujet
01:10:28de récit
01:10:29moi je rêverais
01:10:31qu'on intègre
01:10:33dans la constitution française
01:10:35la dimension maritime
01:10:36de la France
01:10:37alors peut-être pas
01:10:37pour aller jusqu'à
01:10:38en faire
01:10:39une république maritime
01:10:40comme Venise
01:10:41en son temps
01:10:41mais je pense
01:10:43qu'il y a
01:10:43une capacité
01:10:46politique
01:10:47pour pouvoir
01:10:48intégrer
01:10:48et vous avez
01:10:49cette possibilité
01:10:50pour pouvoir
01:10:51intégrer la France
01:10:52beaucoup plus largement
01:10:53au coeur
01:10:54du récit
01:10:55national français
01:10:56et derrière
01:10:58évidemment
01:10:59il va y avoir
01:10:59une dynamique
01:11:00qui va se créer
01:11:00je ne dis pas
01:11:01que les financements
01:11:02vont influer
01:11:03du jour au lendemain
01:11:03mais quand on a
01:11:05identifié
01:11:05que la mer
01:11:07est stratégique
01:11:08pour nous
01:11:08et pas simplement
01:11:09pour des raisons
01:11:09environnementales
01:11:10déjà on a fait
01:11:11quand même
01:11:11un bout du chemin
01:11:15il y a trois sujets
01:11:16qui ont été évoqués
01:11:18les fonds marins
01:11:19le plastique
01:11:19et la pêche INN
01:11:22assez rapidement
01:11:23parce qu'on parle
01:11:23de ces enjeux
01:11:24on parle de financement
01:11:25on parle de volonté politique
01:11:28sur les fonds marins
01:11:29il y a un territoire français
01:11:31qui a compris les choses
01:11:33c'est la Nouvelle-Calédonie
01:11:35ils ont fait un moratoire
01:11:37sur 50 ans
01:11:38pourquoi 50 ans
01:11:39parce que c'est
01:11:40deux générations
01:11:42et en fait
01:11:44ça n'exclut pas
01:11:45demain
01:11:46si
01:11:47l'état de l'art
01:11:48de la science
01:11:48le permet
01:11:49demain
01:11:50après ce moratoire
01:11:51d'aller
01:11:53exploiter
01:11:53ces gisements
01:11:55qui peut-être
01:11:56demain
01:11:56feront la fortune
01:11:57de la France
01:11:57mais dans des conditions
01:11:59dont nous serons certains
01:12:00qu'elles sont
01:12:03responsables
01:12:03qu'elles sont
01:12:05écologiquement
01:12:05viables
01:12:06aujourd'hui
01:12:07ce n'est pas le cas
01:12:07tous les scientifiques
01:12:08nous disent que
01:12:09si on va
01:12:09aujourd'hui
01:12:10exploiter les fonds marins
01:12:12on va causer des dommages
01:12:12qui sont irréversibles
01:12:13pourquoi est-ce que
01:12:15la France dans son ensemble
01:12:16ne se dote pas
01:12:17d'un moratoire
01:12:18similaire à celui
01:12:19que la Nouvelle-Calédonie
01:12:21a adopté
01:12:22politiquement
01:12:24la voie est là
01:12:25le texte
01:12:26en plus
01:12:26calédonien
01:12:27peut assez facilement
01:12:28être adapté
01:12:30il existe
01:12:31il peut être adapté
01:12:32c'est simple
01:12:32il est sur étagère
01:12:33deuxième sujet
01:12:34les plastiques
01:12:35je ne reviens pas
01:12:36sur les sujets
01:12:36très systémiques
01:12:38à l'international
01:12:38la négociation
01:12:39au sein du PNU
01:12:40en France
01:12:42on sait bien
01:12:43qu'on a
01:12:44à notre mesure
01:12:45des déchets
01:12:45qui vont
01:12:47de la terre
01:12:47à la mer
01:12:4880 des déchets
01:12:49qu'on retrouve
01:12:49en mer
01:12:50ce sont des déchets
01:12:51qui sont issus
01:12:51de la terre
01:12:52les plastiques
01:12:53sont majoritaires
01:12:54on a identifié
01:12:55qu'en posant
01:12:56des barrages
01:12:57fluviaux
01:12:58à 30 sites
01:13:00stratégiques
01:13:01sur nos fleuves
01:13:02et nos rivières
01:13:03sur la France
01:13:03métropolitaine
01:13:04on pouvait couper
01:13:06ce robinet
01:13:07dans des proportions
01:13:08absolument incroyables
01:13:09de tous ces plastiques
01:13:10ça coûte
01:13:12on l'a chiffré
01:13:12ça coûte
01:13:1320 millions d'euros
01:13:13alors évidemment
01:13:15c'est
01:13:15à l'échelle
01:13:16de ce dont on parle
01:13:18c'est rien
01:13:19rien
01:13:20il y a des entreprises
01:13:21qui sont prêtes
01:13:22à co-financer
01:13:23zéro
01:13:24zéro
01:13:25volonté politique
01:13:26zéro soutien
01:13:27zéro financement
01:13:28évidemment
01:13:28et il y a un moment
01:13:29aussi
01:13:30je veux dire
01:13:31l'argent manque
01:13:32c'est une chose
01:13:33mais quand je dis
01:13:33qu'on marche
01:13:34sur la tête
01:13:34j'en viens
01:13:35à mon troisième point
01:13:37la pêche INN
01:13:38on a
01:13:40pour ceux qui me connaissent
01:13:41vous savez que c'est
01:13:41un sujet qui me fait hurler
01:13:43on a
01:13:44donné
01:13:45les droits de pêche
01:13:46de Clipperton
01:13:47au Mexique
01:13:48pour des raisons
01:13:49sur lesquelles
01:13:49dans cette honorable assemblée
01:13:50je ne reviendrai pas
01:13:53et donc
01:13:54on se fait piller
01:13:55nos espaces maritimes
01:13:57de poissons
01:13:59et après
01:14:00qu'est-ce qui se passe
01:14:01ce poisson
01:14:01il est transformé
01:14:02quelque part en Asie
01:14:03et qu'est-ce qui se passe
01:14:04ensuite
01:14:05on le rachète
01:14:07donc on achète
01:14:08du poisson français
01:14:09qui a été pêché
01:14:11par des Mexicains
01:14:12pour zéro euro
01:14:13de valeur ajoutée
01:14:16on marche sur la tête
01:14:18pour lutter
01:14:18contre la pêche
01:14:19INN
01:14:19il y a des solutions
01:14:20qui existent
01:14:21alors évidemment
01:14:22vous savez
01:14:23vous connaissez l'image
01:14:24si on devait comparer
01:14:27tout
01:14:28le déploiement
01:14:29de la marine
01:14:29dans notre Z2
01:14:30à ce que ça serait
01:14:31sur la France métropolitaine
01:14:32ça serait deux voitures
01:14:33de police
01:14:33pour surveiller
01:14:34l'ensemble
01:14:34de la France métropolitaine
01:14:36l'image est parlante
01:14:36aujourd'hui
01:14:37il y a le satellitaire
01:14:39il y a une start-up
01:14:40qui existe
01:14:40française
01:14:42souveraine
01:14:43qui permet
01:14:44parce que les images existent
01:14:47d'avoir un moteur
01:14:48d'intelligence artificielle
01:14:49pour identifier
01:14:51tous les phénomènes
01:14:52qui ont été
01:14:53détectés
01:14:54comme étant anormaux
01:14:55je prends un exemple
01:14:57le système est génial
01:14:58vous allez voir
01:14:59pourquoi on marche
01:15:00sur la tête
01:15:00c'est dingue
01:15:02l'exemple
01:15:03s'il y a un bateau
01:15:05qui est en mer
01:15:06depuis plus de 12 jours
01:15:08dont on sait
01:15:09qu'il n'a pas
01:15:09de chambre réfrigérée
01:15:12et dont on voit
01:15:13qu'à certains moments
01:15:14il se rapproche
01:15:15d'autres bateaux
01:15:16tout ça avec les moteurs
01:15:17d'intelligence artificielle
01:15:18aujourd'hui
01:15:19on sait le détecter
01:15:20et comme c'est connecté
01:15:22à tous les systèmes
01:15:23pas que à l'AIS
01:15:24etc.
01:15:24même aux réseaux sociaux
01:15:25etc.
01:15:25on sait qu'il y a ce bateau
01:15:27avec les moteurs
01:15:28d'intelligence artificielle
01:15:28il y a une solution française
01:15:29qui permet ça
01:15:30et donc évidemment
01:15:31on sait qu'il y a
01:15:32de la pêche illégale
01:15:33le bateau
01:15:34il n'a pas de chambre réfrigérée
01:15:36il se rapproche
01:15:36donc il y a transbordement
01:15:37etc.
01:15:38tout ça
01:15:38on le sait
01:15:38on peut le détecter
01:15:39vous imaginez aussi
01:15:41parce qu'on parlait
01:15:42de la suite
01:15:44de l'UNOC
01:15:45BBNJ
01:15:45génial BBNJ
01:15:47comment on surveille demain
01:15:48si ce n'est pas par le satellitaire
01:15:50on a aujourd'hui
01:15:51une pépite
01:15:52mais c'est une start-up
01:15:54et cette start-up
01:15:55aujourd'hui
01:15:55elle n'est pas soutenue
01:15:56en rien
01:15:57par l'état
01:15:59zéro
01:15:59à tel point
01:16:00qu'aujourd'hui
01:16:01il y a un risque
01:16:02que cette start-up
01:16:04qui est géniale
01:16:04elle soit rachetée
01:16:06par des fonds
01:16:10Qatari
01:16:12vous voyez à quel point
01:16:13on marche sur la tête
01:16:14c'est très peu de choses
01:16:15on ne parle pas
01:16:16d'investissements
01:16:18qui sont
01:16:18on ne parle absolument
01:16:19pas de milliards
01:16:20et donc
01:16:22évidemment
01:16:22l'argent
01:16:23est cher
01:16:24mais il y a une logique
01:16:27tout simplement
01:16:27d'affectation
01:16:28des ressources
01:16:29et de volonté politique
01:16:30et d'intelligence
01:16:32à un moment
01:16:32tout simplement
01:16:33politique
01:16:34et on voit bien
01:16:35qu'aujourd'hui
01:16:36hélas
01:16:37hélas
01:16:38elle est manquante
01:16:39j'en termine
01:16:41par un exemple
01:16:41puisque je fais
01:16:42le lien
01:16:43avec ce que je citais
01:16:44tout à l'heure
01:16:44madame la ministre
01:16:45c'était
01:16:46Gérard Nix-Gérardin
01:16:47grâce à vous
01:16:48autant vous étiez
01:16:49ministre
01:16:49qu'on avait créé
01:16:50ce programme
01:16:51SOS Corail
01:16:52ces financements
01:16:54publics
01:16:54ils ont eu un effet
01:16:55de levier incroyable
01:16:56parce qu'on a fait
01:16:58x10
01:17:00financement public
01:17:01x10
01:17:02en financement privé
01:17:03en effet de levier
01:17:04aujourd'hui
01:17:05l'enveloppe
01:17:06elle nous est supprimée
01:17:07elle est supprimée
01:17:09elle est supprimée
01:17:09pourquoi ?
01:17:11non mais
01:17:11c'est pas parce que
01:17:12l'enveloppe a disparu
01:17:13c'est parce que
01:17:14ah non c'est trop compliqué
01:17:15de le flécher
01:17:16vers la fondation de la mer
01:17:17pour avoir un effet de levier
01:17:18encore une fois
01:17:19on marche sur la tête
01:17:24merci
01:17:25est-ce qu'il y a d'autres
01:17:27d'autres questions
01:17:29moi je voudrais
01:17:31moi je voudrais d'abord
01:17:32vous remercier
01:17:35je posais la
01:17:37la question à notre chef de service
01:17:38tout à l'heure
01:17:40au-delà du site
01:17:41du Sénat
01:17:42c'est
01:17:43comment on fait
01:17:45pour diffuser
01:17:48cette table ronde
01:17:51parce que
01:17:52franchement
01:17:52ça fait partie
01:17:53des tables rondes
01:17:53qui
01:17:54on en a fait beaucoup
01:17:56mais qui m'ont
01:17:57beaucoup interpellé
01:17:59moi
01:18:00qui sous l'un de la mer
01:18:01parce que je suis dans le doux
01:18:03ça m'a interpellé
01:18:04et ce qui m'interpelle
01:18:05c'est quand même
01:18:06le fait que
01:18:08on n'est pas
01:18:10sensibilisé
01:18:11et je crois qu'il faut
01:18:13qu'il y ait
01:18:13cette sensibilisation
01:18:14est-ce que vous avez dit
01:18:15il y a des moyens
01:18:16il y a des choses
01:18:18qui ne coûtent pas
01:18:19énormément
01:18:21et que
01:18:21et que l'on pourrait faire
01:18:23et donc ça me paraît
01:18:24ça me paraît
01:18:25très important
01:18:25et j'aimerais donc
01:18:27conclure cette
01:18:28cette passionnante
01:18:29table ronde
01:18:32par une citation
01:18:35citation
01:18:36citation qui ne pourra
01:18:37que résonner en nous
01:18:38à l'issue
01:18:39de nos échanges
01:18:41les larmes
01:18:42de nos souverains
01:18:43ont souvent
01:18:43le goût salé
01:18:45de la mer
01:18:46qu'ils ont ignoré
01:18:47voilà comment
01:18:48le cardinal
01:18:49de Richelieu
01:18:50en son temps
01:18:51a essayé
01:18:52comme vous
01:18:52chers invités
01:18:53de sensibiliser
01:18:54en son temps
01:18:55ses contemporains
01:18:56et cette phrase
01:18:59de Richelieu
01:19:00je tenais à la dire
01:19:01parce que c'est
01:19:02pas moi
01:19:02c'est Didier Mandeli
01:19:05premier vice-président
01:19:06de la commission
01:19:06qui me l'a soumis
01:19:08parce qu'il était obligé
01:19:08de partir
01:19:09et je pense que
01:19:10c'est important
01:19:11et pour ma part
01:19:12et tout à fait
01:19:13modestement
01:19:14je forme le vœu
01:19:15que tous nos concitoyens
01:19:16et c'est ce que je vous disais
01:19:18tout à l'heure
01:19:19tous nos concitoyens
01:19:20commencent
01:19:21à commencer par les plus jeunes
01:19:22et conscience
01:19:24de la richesse
01:19:24de notre bien commun
01:19:25océan
01:19:26et je pense que
01:19:28vous savez
01:19:28quand il y a
01:19:30un certain nombre
01:19:30de choses
01:19:31qui sont mises en place
01:19:32sur nos territoires
01:19:35pour que ces
01:19:36mises en place
01:19:37fonctionnent
01:19:37et bien je crois
01:19:38qu'il y a une solution
01:19:39qui est relativement simple
01:19:41c'est effectivement
01:19:42qu'on puisse dispenser
01:19:43un certain nombre
01:19:44d'informations
01:19:45dans nos écoles
01:19:47parce que ce seront
01:19:48nos jeunes générations
01:19:49effectivement
01:19:50qui nous rappelleront
01:19:53l'importance
01:19:54de nos océans
01:19:56parce que
01:19:57c'est vrai
01:19:57que quand on est
01:19:58au bord de l'océan
01:20:00c'est immense
01:20:01surtout qu'une bouteille
01:20:03à la mer
01:20:03c'est pas grave
01:20:05la place
01:20:06tout ça
01:20:06et on n'a pas
01:20:07cette conscience
01:20:09et je pense que
01:20:10vous avez dit quelque chose
01:20:11sur le plastique
01:20:12qu'au lieu d'essayer
01:20:15de complètement
01:20:16vouloir interdire
01:20:17interdire
01:20:17interdire
01:20:18interdire
01:20:18ce qui effectivement
01:20:19peut être une solution
01:20:20mais qui effectivement
01:20:22provoque un peu les gens
01:20:23et disent
01:20:24mais pourquoi on nous interdit
01:20:25tout ?
01:20:25il y a peut-être des solutions
01:20:27qui permettraient
01:20:28non pas de régler le problème
01:20:29mais de l'atténuer
01:20:30voilà
01:20:31alors moi je vous dis
01:20:31vraiment un grand merci
01:20:32parce que
01:20:33ça fait partie
01:20:34des tables rondes
01:20:35qui resteront gravées
01:20:36dans ma mémoire
01:20:37merci
01:20:38on continue à parler
01:20:39de la protection de la nature
01:20:40puisque le Sénat
01:20:41a organisé une table ronde
01:20:42autour de cette question
01:20:43comment enrayer
01:20:44le déclin
01:20:45de la biodiversité
01:20:46sous couvert
01:20:47et en utilisant
01:20:48l'excuse
01:20:49le prétexte
01:20:50de la simplification
01:20:51au niveau européen
01:20:52et français
01:20:53on est en train
01:20:54de voir
01:20:54une forme de recul
01:20:55et de démantèlement
01:20:56de certaines normes
01:20:58qui faisaient sens
01:20:58nous on est en faveur
01:20:59d'une simplification
01:21:00bien sûr
01:21:01administrative
01:21:01bureaucratique
01:21:02tant qu'elle ne dégrade
01:21:04pas le niveau
01:21:05d'intégrité environnementale
01:21:06parce que si vous simplifiez
01:21:08vous levez
01:21:09des freins
01:21:09bureaucratiques
01:21:10administratifs
01:21:11mais qu'au final
01:21:12vous perdez aussi
01:21:13le bénéfice environnemental
01:21:15en fait
01:21:15c'est du
01:21:16c'est du
01:21:16perdant-perdant
01:21:18en termes
01:21:19de priorité
01:21:20la principale priorité
01:21:22c'est d'agir
01:21:22sur les causes
01:21:23structurelles
01:21:24de perte
01:21:25du vivant
01:21:25et aujourd'hui
01:21:26c'est vraiment
01:21:27au niveau biodiversité
01:21:28c'est vraiment
01:21:29un modèle
01:21:30agricole
01:21:32comment dire
01:21:34industriel
01:21:35qui est massifié
01:21:37qui ne répond pas
01:21:39en fait
01:21:39aux besoins
01:21:41ni alimentaires
01:21:42ni de résilience
01:21:44ni de sécurité
01:21:45en fait
01:21:45des territoires
01:21:47l'agroécologie
01:21:48l'agriculture
01:21:49régénératrice
01:21:52arrêter le drainage
01:21:53des zones humides
01:21:54et au contraire
01:21:55au lieu de créer
01:21:56des autoroutes
01:21:57pour évacuer l'eau
01:21:59retenir l'eau
01:21:59en faire ses éponges
01:22:01et ses châteaux d'eau
01:22:01ça c'est des manières
01:22:03de
01:22:04comment dire
01:22:05de réagir intelligemment
01:22:06et de préparer
01:22:07en fait
01:22:07ce qui vient
01:22:09c'est vraiment
01:22:11et je pense que ça
01:22:12expliqué avec des mots
01:22:13tout à fait simples
01:22:14et compris
01:22:15et la biodiversité
01:22:17est aussi un co-bénéfice
01:22:18de ça
01:22:19c'est la cause
01:22:20et le co-bénéfice
01:22:20c'est vraiment
01:22:21au coeur
01:22:22du modèle
01:22:26par rapport
01:22:27aux politiques publiques
01:22:28environnementales
01:22:29et à la ministre
01:22:31Barbu
01:22:32j'ai envie de dire
01:22:34la politique
01:22:35de ce gouvernement
01:22:36moi
01:22:37quel est le cap
01:22:38quelle est la vision
01:22:39quel est le portage politique
01:22:41et la volonté politique
01:22:43je challenge
01:22:45depuis
01:22:46l'Elysée
01:22:48Matignon
01:22:48tous les
01:22:49je veux dire
01:22:50quand vous parlez
01:22:51nature
01:22:51biodiversité
01:22:52c'est le ministère
01:22:54de l'agriculture
01:22:54le ministère
01:22:55de l'aménagement
01:22:56du territoire
01:22:56c'est la santé
01:22:57c'est inter
01:23:00sectoriel
01:23:00par définition
01:23:03or
01:23:03on peut se battre
01:23:05sur des combats
01:23:06je trouve qu'il y a
01:23:07une forme d'intelligence
01:23:09d'avoir mis
01:23:09les questions
01:23:10d'adaptation
01:23:11et de résilience
01:23:12au changement climatique
01:23:13au centre de l'agenda
01:23:15et notamment
01:23:16à travers les forêts
01:23:17à travers l'eau
01:23:18je pense que c'est important
01:23:19de comprendre
01:23:20que ça au plus près
01:23:21de nos territoires
01:23:21c'est vraiment
01:23:22notre assurance vie
01:23:23aujourd'hui
01:23:24si on continue
01:23:25de gérer
01:23:25ou l'agriculture
01:23:27ou les forêts
01:23:27ou les zones humides
01:23:28comme on faisait
01:23:29au XXème siècle
01:23:30on va dans le mur
01:23:31on sait que
01:23:32quand on modélise
01:23:34et on fait de la prospective
01:23:35on sait que
01:23:37retenir l'eau
01:23:39gérer les forêts
01:23:41avec du coup
01:23:42une multiplicité
01:23:44d'essences
01:23:45une fûtée irrégulière
01:23:46stopper les coupes rases
01:23:48etc.
01:23:48c'est vraiment
01:23:51quelque chose
01:23:52qui est adapté
01:23:53aux enjeux
01:23:54d'aujourd'hui
01:23:55donc je dirais
01:23:56que je fais
01:23:57plutôt
01:23:57j'ai envie de dire
01:23:59au niveau international
01:24:00au niveau européen
01:24:01et aussi au niveau français
01:24:02malheureusement
01:24:03on assiste
01:24:04à un recul
01:24:05à une forme
01:24:06de renoncement
01:24:06par rapport
01:24:07à des politiques publiques
01:24:09absolument majeures
01:24:10qui nous ont bien servi
01:24:11et sur lesquelles
01:24:12il fallait au contraire
01:24:13accélérer
01:24:14et augmenter
01:24:15le niveau d'ambition
01:24:16plutôt que de reculer
01:24:18contrairement
01:24:19à ce niveau politique
01:24:20ce qu'on voit
01:24:21au niveau des opinions publiques
01:24:23dans beaucoup de ces pays
01:24:24c'est une forme
01:24:25de frustration
01:24:25vis-à-vis
01:24:26des dirigeants
01:24:29des différents partis politiques
01:24:30tous bords confondus
01:24:32quel que soit
01:24:32le parti politique
01:24:33les bases électorales
01:24:35souhaiteraient
01:24:36de voir
01:24:37ces partis politiques
01:24:38faire plus
01:24:39davantage
01:24:40et mieux
01:24:40pour les citoyens
01:24:42parce que c'est une question
01:24:43de protection
01:24:44quand vous avez
01:24:45votre résidence principale
01:24:46par exemple
01:24:47la maison sur laquelle
01:24:48vous avez investi
01:24:49en tant que classe moyenne
01:24:50pendant toute votre vie
01:24:51que vous allez laisser
01:24:52à vos enfants
01:24:52et vous vous rendez compte
01:24:54que dans beaucoup
01:24:54de territoires français
01:24:55ce même bien
01:24:57qui est votre actif
01:24:58devient inassurable
01:24:59et deviendra
01:25:01potentiellement
01:25:02à terme
01:25:03un actif échoué
01:25:04vous réfléchissez
01:25:07à deux fois
01:25:07ça c'est vraiment important
01:25:09de protéger
01:25:10les français
01:25:10d'assurer leur sécurité
01:25:12leur santé
01:25:13et ça
01:25:14la biodiversité
01:25:15c'est pas une affaire
01:25:17pardon
01:25:17de telle espèce
01:25:19de telle espèce
01:25:19c'est tout simplement
01:25:20tout ce tissu
01:25:21du vivant
01:25:22qui nous sert
01:25:23et souvent
01:25:23les micro-organismes
01:25:24je parle beaucoup
01:25:25de santé des sols aussi
01:25:26c'est tellement important
01:25:28c'est invisible
01:25:28à l'oeil nu
01:25:29mais c'est cette biodiversité
01:25:30ordinaire
01:25:31du ver de terre
01:25:32du bourdon
01:25:33du moineau
01:25:33qui s'éteint
01:25:36en silence
01:25:37et là
01:25:38il y a des manières
01:25:40parce que je dis
01:25:40les solutions
01:25:41on les connaît
01:25:42l'agroécologie
01:25:43l'agriculture régénératrice
01:25:44c'est vraiment
01:25:45le chemin
01:25:45à suivre
01:25:46pour l'avenir
01:25:48en termes
01:25:50des outre-mer
01:25:55sur la Guyane
01:25:57nous sommes particulièrement
01:25:59mobilisés
01:25:59sur deux sujets
01:26:00depuis longtemps
01:26:02notamment
01:26:03la lutte
01:26:04contre l'orpaillage
01:26:04illégal
01:26:05avec beaucoup
01:26:05de travail
01:26:06aussi transfrontalier
01:26:07notamment avec
01:26:08le Brésil
01:26:08et avec le Suriname
01:26:09qui ont été faits
01:26:10nous avons aussi
01:26:11alerté au niveau
01:26:11européen
01:26:12pour justement
01:26:14le carton jaune
01:26:16sur le Suriname
01:26:17donc les questions
01:26:19en fait de moyens
01:26:20pour lutter
01:26:21contre l'orpaillage
01:26:22illégal
01:26:23c'est au coeur
01:26:24de notre action
01:26:25ainsi que la lutte
01:26:27contre la pêche
01:26:27illégale
01:26:28qui malheureusement
01:26:29est devenue
01:26:29la principale cause
01:26:30par exemple
01:26:31d'effondrement
01:26:33on peut le dire
01:26:34de la tortue-lute
01:26:35en Guyane
01:26:36mais qui en plus
01:26:37prive
01:26:38les pêcheurs
01:26:39guyanais
01:26:40d'une source
01:26:40de revenus
01:26:41là encore
01:26:41nous travaillons
01:26:42aux côtés
01:26:42des pêcheurs
01:26:43c'est une pêche
01:26:45voilà
01:26:45ces pêcheurs
01:26:48et notamment
01:26:48le comité régional
01:26:49des pêches
01:26:50avec qui nous
01:26:50collaborons
01:26:51sur ce sujet
01:26:53sur d'autres
01:26:54sujets
01:26:55qui ont été
01:26:55évoqués
01:26:56oui
01:26:57ah oui
01:26:58là il faut
01:26:58et ben voilà
01:26:59très bien
01:27:00vous avez raison
01:27:00et si
01:27:02vous m'offrez
01:27:03une petite minute
01:27:03tout à l'heure
01:27:04juste parler
01:27:05de la politique
01:27:06de l'eau
01:27:06et des tourbières
01:27:08certains d'entre vous
01:27:09avaient posé
01:27:10des questions
01:27:10là dessus
01:27:12les tourbières
01:27:13on en a
01:27:14155 000 hectares
01:27:15en France
01:27:16les tourbières
01:27:17à l'hectare
01:27:18c'est le biome
01:27:19qui séquestre
01:27:20enfin qui stocke
01:27:21pardon
01:27:21le plus de CO2
01:27:22quand c'est une question
01:27:24de niveau d'eau
01:27:25dès qu'on draine
01:27:26et bien malheureusement
01:27:27au delà de l'impact
01:27:28sur le cycle de l'eau
01:27:29et bien ce sont des émissions
01:27:30de CO2
01:27:31dans l'atmosphère
01:27:32et donc il est absolument
01:27:33impératif
01:27:34d'avancer
01:27:35sur la protection
01:27:36et la préservation
01:27:37des tourbières
01:27:37et des zones humides
01:27:38merci beaucoup
01:27:40voilà pour cette table ronde
01:27:41organisée par le Sénat
01:27:42sur la protection
01:27:42de la nature
01:27:43c'est la fin de cette émission
01:27:44merci de l'avoir suivie
01:27:46continuez à suivre
01:27:46l'actualité politique
01:27:47et parlementaire
01:27:48sur notre site internet
01:27:49publicsénat.fr
01:27:50je vous souhaite une très bonne journée
01:27:51sur Public Sénat
01:27:52Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires