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Marion Maréchal, députée européenne et présidente du parti "Identité-Libertés", était l'invitée de Guillaume Daret dans BFM Politique dimanche 21 juin 2026.
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00:00Bonjour à tous, bonjour Marion Maréchal, députée européenne, présidente du parti Identité Liberté.
00:06Merci d'être avec nous ce matin. A mes côtés, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV,
00:10et Ludovic Vigan de la Tribune. Dimanche, le partenaire de notre rendez-vous.
00:16Alors, on le disait à l'instant, la France fait face à une vague de canicules majeures.
00:2035 départements en alerte rouge, c'est 26 millions de personnes qui sont concernées.
00:25Le gouvernement affirme par la vote, la ministre de la Santé, qu'il n'y aura pas de main qui
00:29tremble.
00:30S'il faut fermer les écoles, on fermera les écoles.
00:33Est-ce que vous, par exemple, considérez que désormais, dans ces conditions-là, il faut fermer les écoles ?
00:37Mais ce qui me dérange, si vous voulez, avec ce gouvernement, c'est qu'on est toujours dans la communication
00:40d'urgence et de dernière minute.
00:41Ça veut dire qu'on prenne des mesures d'urgence pour pallier au fait qu'on ait pris un retard
00:46considérable
00:47pour de pures raisons dogmatiques, idéologiques, parce qu'on a refusé depuis des décennies d'équiper nos écoles, nos hôpitaux,
00:53nos maisons de retraite de climatisation.
00:56OK.
00:56Mais ça, si vous voulez...
00:57Vous pensez que c'est dogmatique plus qu'un manque d'argent pour le faire ?
01:00Je pense que c'est absolument dogmatique.
01:01Il y a une criminalisation, une diabolisation de la climatisation depuis maintenant des décennies.
01:05On est très en retard, y compris par rapport à de nombreux pays européens.
01:07Je veux dire, l'équipement moyen en Italie, c'est à peu près 50% pour l'ensemble des foyers.
01:13En France, on est à 25%.
01:14On pourrait même aller au-delà en faisant référence au Japon, où c'est 91%.
01:19Donc, à un moment donné, il faut savoir.
01:20On est face à un bouleversement et un réchauffement climatique.
01:22C'est avéré, ça va se multiplier.
01:25Donc, de deux choses l'une.
01:26Soit on regarde ça et on prend des mesures en catastrophe, comme c'est le cas aujourd'hui,
01:30en fermant les écoles et en mettant les parents qui travaillent en grande difficulté.
01:34Soit on s'adapte et on accepte de s'adapter par la technologie qui est à notre disposition.
01:40Et notamment, évidemment, par un grand plan climatisation.
01:43Parce que les plus touchés aujourd'hui, ce sont les plus vulnérables.
01:45Ce sont nos enfants, ce sont nos personnes âgées et ce sont nos malades.
01:48Et ça, c'est absolument inadmissible.
01:49Vous allez renvoyer vos enfants à l'école, vous ?
01:51Alors, il se trouve que j'ai de la chance, figurez-vous, parce que le maire, moi, ma petite,
01:54ça est à l'école publique.
01:55Il se trouve que le maire, moins dogmatique que la moyenne, a équipé au moins, on va dire,
02:00les salles communes de climatisation.
02:01Donc, les enfants sont au moins préservés de ce point de vue-là.
02:03Mais j'ai de la chance, voilà, parce qu'il y a beaucoup de parents pour lesquels ça n'est
02:06pas le cas.
02:06Si ça n'était pas le cas, je me poserais la question.
02:08Oui, bien évidemment.
02:09Et si vous voulez, alors on parle du coup de ce plan d'équipement et à juste titre,
02:13parce qu'il nous faudrait un million de climatiseurs pour pouvoir équiper l'ensemble des écoles et hôpitaux et EHPAD.
02:19C'est à peu près 3 milliards d'euros par an.
02:21Je me permets une équivalence, puisqu'on entend beaucoup en ce moment parler d'une agence qui s'appelle l
02:26'ADEME,
02:26qui est en charge de la transition écologique, qui milite ardemment et médiatiquement contre un plan de climatisation.
02:32Et précisément, le budget de cette agence...
02:33Ils disent, en tout cas, on ne peut pas tout climatiser, ça pourrait faire augmenter la température moyenne.
02:38Ils ne disent pas qu'ils sont frontalement opposés à la climatisation.
02:40Oui, oui, j'aimerais bien d'ailleurs savoir si leurs propres bureaux sont climatisés ou pas,
02:44ou s'ils travaillent à 45 degrés, ça m'intéresserait.
02:46En tout cas, le budget de cette agence, c'est précisément 3 milliards d'euros par an.
02:493 milliards d'euros par an pour une agence quand même, précisons-le,
02:51qui est bien souvent un recueil de militants écolos assez radicaux,
02:57qui fait doublon d'ailleurs avec énormément de compétences d'autres agences, voire de l'État elle-même,
03:02qui a un budget d'ailleurs de fonctionnement absolument considérable,
03:05un budget de communication, d'études qu'on pourrait aussi interroger.
03:08Donc voilà, moi je pense qu'il y a parfois des priorités.
03:10Il me semble que ce serait plus utile, voyez-vous,
03:12que ces milliards aillent dans un grand plan de climatisation
03:14qu'essentiellement dans le budget de fonctionnement de l'ADEME.
03:16Malgré tout, la climatisation a des inconvénients.
03:19Guillaume, il faisait allusion.
03:20L'air chaud que ça renvoie à l'extérieur peut créer des îlots de chaleur.
03:24Ça a un coût aussi.
03:25Comment aider les foyers les plus modestes à se climatiser ?
03:28Ce n'est pas non plus la panacée, la climatisation.
03:30Alors vous savez, il y a des choses qui existent,
03:32puisqu'en l'occurrence, à travers la prime Rénov',
03:33vous savez, qui est une aide d'État, on finance les pompes à chaleur.
03:36Or, voyez-vous, il y a des pompes à chaleur réversibles,
03:38c'est-à-dire qu'ils font à la fois chauffage et climatisation.
03:40Or, ces fameuses pompes, pour l'essentiel, sortent de ces aides d'équipement.
03:44Donc déjà, assez facilement, avec des choses qui existent,
03:46on pourrait revoir le périmètre pour aider les foyers à s'équiper.
03:51Ensuite, en ce qui concerne les fameuses études qui nous sont avancées,
03:53donc les plus alarmistes venant précisément de l'agence dont je viens de vous parler,
03:56il y a des contre-études qui sont beaucoup moins alarmistes.
04:00Donc il y a manifestement un débat, et surtout, quand on se pense sur le sujet,
04:03moi je ne suis pas une grande spécialiste, mais enfin, je lis les études là-dessus,
04:06il y a des réponses technologiques.
04:08Ça veut dire que ce n'est pas la même chose, par exemple,
04:10de placer une climatisation sur le toit d'un immeuble
04:12que de le mettre à un étage, et donc les conséquences en termes de réchauffement
04:15liées à ce que vous venez d'évoquer sont déjà moindres.
04:18Mais à un moment donné, encore faut-il qu'il y ait une volonté politique
04:21et qu'on travaille ensemble sur le sujet,
04:22et qu'il y ait une forme, j'ai envie de dire, de foi dans le génie humain.
04:25C'est-à-dire qu'on ne peut pas, à chaque fois, face à ce sujet écologique et climatique,
04:29être dans l'interdiction, la punition, la diabolisation, la terreur.
04:33Acceptons d'aller vers des solutions scientifiques, technologiques,
04:36alors même qu'on a aujourd'hui déjà à notre disposition
04:39une nouvelle génération de climatiseurs
04:41qui a beaucoup moins d'impact négatif sur la question de l'environnement.
04:46Ce qu'évoquait Ludovic est intéressant, parce que ça devient un sujet politique.
04:50Par exemple, Jean-Luc Mélenchon, effectivement,
04:52a mis en garde contre une généralisation de la climatisation.
04:55Il a dit, je le cite, allez mettre la clim partout, vous allez voir le résultat.
04:58Moi, je ne mets pas mon gosse ou ma petite-fille ou mon arrière-petite-fille
05:01là où il y a de la climatisation du matin au soir.
05:04Oui, d'accord.
05:05On voyait d'ailleurs que, je vous parlais tout à l'heure de dogme écologique,
05:08la déclaration de Jean-Luc Mélenchon en est la démonstration.
05:11Enfin voilà, une fois de plus, on a des pays développés
05:13qui sont nos voisins frontaliers, qui sont beaucoup plus équipés que nous.
05:16Bon, je n'ai pas l'impression que ce soit un drame,
05:19y compris d'ailleurs sur le fameux réchauffement des centres-villes dont on parle.
05:22Et une fois de plus, quelle solution ?
05:24Moi, je veux bien qu'on me dise cela, mais une fois de plus, quelle solution ?
05:27Parce que la chaleur sur les personnes vulnérables,
05:29inopérément les personnes âgées en maison de retraite,
05:31c'est une aggravation du taux de mortalité.
05:33Donc, est-ce qu'on est prêt à payer ce coût-là
05:35à partir du moment où on sait que les canicules vont se multiplier
05:38et vont s'allonger ?
05:39Alors, justement, le pendant quand même, c'est aussi,
05:42est-ce que vous croyez au réchauffement climatique ?
05:44Je crois que vous avez déjà indiqué par le passé que oui.
05:46Est-ce que vous pensez qu'on peut encore faire quelque chose
05:48pour éviter que ça s'aggrave aujourd'hui ?
05:50Quel serait votre plan ?
05:51Parce qu'en général, ce n'est pas une priorité dont vous faites état.
05:55Moi, je n'ai évidemment aucun problème à admettre factuellement
05:58qu'il y a un bouleversement et un réchauffement climatique.
06:00D'ailleurs, preuve en est, je suis pour m'y adapter.
06:02Maintenant, j'essaye d'avoir une réponse énergétique et économique cohérente,
06:07que je n'ai pas toujours vue en face.
06:08C'est-à-dire, quand on sait qu'aujourd'hui,
06:10la moitié des émanations de gaz à effet de serre en France
06:12viennent des importations,
06:13ça questionne aussi un modèle économique qui consiste à les produire ailleurs
06:17et ensuite importer sur le sol français.
06:19Est-ce que vous considérez que c'est l'action de l'homme
06:20qui est à l'origine de ce que nous sommes en train de vivre ?
06:22Indéniablement, il y a une part.
06:23Ça, c'est vrai.
06:24Maintenant, il y a un débat scientifique sur quel est le niveau de cette part.
06:26Personne n'a absolument la réponse.
06:27Et votre conviction, c'est quoi ?
06:29Je ne suis pas un scientifique.
06:31J'aurais du mal à vous dire 14%, 25%, ce serait mentir.
06:33Mais en tout cas, ce qui est sûr,
06:34c'est qu'il faut agir de ce point de vue-là.
06:36Moi, je n'ai aucune difficulté, d'ailleurs,
06:38bien au contraire, à défendre les énergies décarbonées.
06:40Je suis une adepte du développement
06:42et du soutien au nucléaire depuis des décennies,
06:45quand beaucoup ont essayé de l'abandonner.
06:47Je suis une grande défenseuse de la géothermie,
06:49qui pourrait d'ailleurs apporter des réponses
06:51à la fois sur le chaud et sur le froid.
06:52On a des ressources dans notre sous-sol
06:55qui sont exceptionnelles
06:56et dans lesquelles on sous-investit totalement.
06:59Encore pour ça, faut-il avoir une vision de long terme
07:01et ne pas s'enfermer dans le tout renouvelable
07:03dont on voit les limites chaque jour ?
07:05À court terme, aujourd'hui, c'est la fête de la musique ce soir.
07:09Dans 35 départements, ceux qui sont en vigilance rouge,
07:12après une réunion gouvernementale,
07:13il a été décidé d'interdire la consommation d'alcool.
07:16Mais la fête de la musique est maintenue
07:18dans de nombreuses villes, certaines ont fait le choix
07:21de l'annuler, par exemple Poitiers, Boulogne ou encore Brive.
07:23Est-ce qu'il fallait l'annuler pour vous au niveau national ?
07:25On ne va pas s'arrêter de vivre non plus
07:27parce qu'il y a des fortes chaleurs.
07:28On peut compter quand même un minima
07:29sur la responsabilité individuelle des gens
07:31qui ne font pas n'importe quoi.
07:32Maintenant, que l'alcool puisse être adapté du gouvernement
07:35pour éviter qu'il puisse y avoir des débordements
07:37ou des fragilités supplémentaires,
07:39bon, ça, je peux l'entendre,
07:40mais on ne va pas mettre le pays à l'arrêt.
07:42Une fois de plus, il s'agit d'ailleurs aussi
07:43de soutenir la productivité.
07:44Et quelle est la productivité dans une entreprise,
07:47dans une école,
07:48quand on travaille sous des chaleurs insupportables ?
07:51Proposition très concrète qui est faite ce matin
07:52par Marine Tondelier.
07:53Les écologistes lancent une pétition
07:55pour réclamer la mise en place
07:57d'un congé climatique,
07:58cinq jours par an maximum,
08:01notamment pour protéger de la canicule,
08:02les travailleurs particulièrement exposés.
08:05Est-ce que vous allez signer cette pétition des écologistes ?
08:07Un congé climatique, oui ou non ?
08:09Non, je ne vais pas la signer,
08:10mais j'ai bien compris de toute façon
08:11que, je ne sais pas,
08:11tout le programme des écolos
08:12et de l'extrême-gauche dans ce pays
08:14consistait en foutre le moins possible,
08:15parce qu'entre le congé climatique,
08:16le congé musstruel,
08:17le congé mal de tête,
08:18le congé, bon, en fait,
08:19en cumulé, je ne sais pas
08:20quand est-ce que ces gens vont travailler,
08:21et donc je ne sais pas
08:22comment ils vont soutenir
08:23leur transition écologique,
08:24puisqu'à un moment donné,
08:25il faut quand même produire
08:26et créer de l'argent
08:27pour avoir des rentrées.
08:28Voilà, donc je trouve ça grotesque,
08:31je trouve ça absurde,
08:32mais comme tout ce qu'ont proposé
08:33les écologistes depuis des décennies,
08:34et qui nous conduisent d'ailleurs
08:35dans cette situation
08:36qui fait que maintenant,
08:37on est mis dos au mur,
08:38parce que le magistère moral des écolos,
08:40c'est lui, aujourd'hui,
08:41qui fait que nous sommes
08:42dans cette situation.
08:43Après, il y a des métiers
08:44qui sont vraiment impossibles à travailler,
08:45on voit dans la situation actuelle,
08:46elle met cette proposition à la table,
08:47parce que quand on voit
08:4840, 45 degrés,
08:50ceux qui nous écoutent disent
08:51peut-être que ce n'est pas inutile
08:52de pouvoir s'adapter à cela.
08:53De fait, mais à un moment donné,
08:55vous comprenez bien
08:56que de toute façon,
08:57les employeurs sont responsables.
08:59Ils sont responsables
09:00de leurs employés,
09:00y compris parfois sur le plan pénal
09:02s'ils les mettent en danger.
09:03Donc évidemment que
09:03dans certaines professions,
09:04je pense notamment aux travaux publics,
09:06les employeurs de toute façon
09:07prennent des dispositions
09:08quand ils voient
09:09qu'ils ont des employés
09:10en situation de vulnérabilité.
09:11Donc je veux dire,
09:13arrêtons maintenant
09:13la démagogie permanente
09:15sur ce sujet,
09:16parce qu'une fois de plus,
09:17je pense que la société
09:18est suffisamment responsable,
09:19il y a suffisamment
09:20de dispositifs aujourd'hui
09:21pour permettre de nous protéger.
09:22Quand on vous entend,
09:23est-ce qu'à vos yeux,
09:24la question écologique,
09:25la question climatique
09:26doit être une question prioritaire
09:27de la prochaine élection présidentielle ?
09:29Ça doit être une des questions
09:30pour une raison simple,
09:31c'est qu'au-delà
09:32de la préservation bien légitime
09:33de nos environnements,
09:34de nos écosystèmes,
09:35de notre biodiversité,
09:36ça touche aussi à la question
09:37de l'indépendance
09:38et de l'autonomie,
09:39parce que derrière
09:39cette question de l'écologie,
09:40vous le voyez bien
09:41à travers la climatisation,
09:42c'est la question
09:42de l'approvisionnement énergétique.
09:44Et là, c'est vrai
09:45qu'il y a un grand choix
09:46de société à faire.
09:46Est-ce qu'on continue
09:48à aller d'ailleurs
09:49sous la pression
09:50de l'Union européenne
09:51et on travaille
09:52pour inverser cela
09:53vers de plus en plus
09:54de renouvelables
09:55avec des taux de productivité
09:57insatisfaisants,
09:58un coût qui est
09:59là encore très important
10:01et une forme
10:01d'incompatibilité
10:02même technique
10:03avec le nucléaire
10:04parce qu'on sait
10:04qu'aujourd'hui,
10:05on ne va pas revenir
10:06dans le détail,
10:07mais on est obligé
10:07d'arrêter ponctuellement
10:09les centrales
10:10pour permettre
10:10au flux du renouvelable
10:11de passer ce qui est...
10:12Mais donc pour vous,
10:13il faut freiner
10:13les énergies renouvelables ?
10:14Je pense qu'il faut réorienter
10:16ces centaines de milliards d'euros
10:18que nous mettons
10:19vers l'éolien
10:20et le solaire
10:20vers d'autres types
10:21une fois de plus
10:22d'énergie,
10:24pas seulement d'ailleurs
10:24sur la question
10:25de l'électricité
10:26au-delà du nucléaire
10:27et au-delà de la géothermie
10:29mais même sur la question
10:30aujourd'hui du biocarburant,
10:32là aussi où on a pris
10:33du retard
10:33pour des raisons dogmatiques,
10:35des raisons idéologiques
10:37alors qu'on a
10:37des solutions souveraines
10:39qui sont là
10:40et qui non seulement
10:41répondent à la question
10:42écologique
10:42des émissions de gaz
10:43à effet de serre
10:44liées aux fossiles
10:44mais qui de surcroît
10:47limitent notre dépendance
10:48à l'égard
10:49du gaz algérien
10:51ou du GLN américain
10:53qui est aujourd'hui
10:54même un sujet budgétaire
10:55en fait.
10:55Mario Maréchal,
10:56ça va être l'un des moments
10:57extrêmement forts
10:58de la semaine
10:58qui s'ouvre
10:59dans les prochaines heures.
11:00Eh bien les conclusions
11:01des inspections
11:02qui ont été diligentées
11:03à la suite
11:03des dysfonctionnements
11:04qui ont été observés
11:05autour du drame
11:06qui a provoqué
11:07la mort de la jeune Liana,
11:09ces conclusions
11:10vont être publiées,
11:11rendues publiques.
11:12Ça, le ministre de la Justice
11:13l'avait annoncé.
11:15Ce matin,
11:15nos confrères
11:16de la tribune dimanche
11:17révèlent plusieurs
11:17de ses premières conclusions.
11:19Le document met notamment
11:20en avant une série
11:21de défaillances graves
11:22qui a amené au fait
11:22que Jérôme Barrelia
11:23n'ait jamais été poursuivi.
11:25Le rapport pointe
11:26tout le temps
11:27qui a été perdu,
11:27notamment lors de la dernière
11:29plainte déposée
11:30en août dernier
11:31par la maire de Rosa
11:32qui accuse
11:33Jérôme Barrelia
11:34de viol.
11:35Autre élément
11:35qui est mis en avant,
11:36ce rapport révèle
11:37que lorsqu'une plainte
11:38est arrivée en papier,
11:40il n'y a pas de caractère
11:40d'urgence au parquet
11:41d'Auchelepli,
11:42n'a été ouvert
11:43que trois semaines plus tard.
11:45Qui est responsable
11:46de tout ça,
11:47Marion Maréchal ?
11:48Alors,
11:49déjà,
11:49sans surprise,
11:50il y a indéniablement
11:51une succession
11:51de responsabilités individuelles
11:53dans ce dossier
11:53et il faudra évidemment
11:54que les responsables
11:55en répondent.
11:56Ça me paraît absolument évident.
11:57Mais j'ai envie de vous dire
11:59que dans cette affaire,
11:59Liana,
12:00qui a retourné l'estomac
12:01de toute la France
12:02et à juste titre,
12:04il ne faut pas s'arrêter
12:05au cas précis,
12:06si je puis dire,
12:07de ces responsabilités individuelles
12:08dont certains pourront dire
12:09qu'elles sont circonstancielles,
12:11elles sont ponctuelles.
12:12Le cas Liana,
12:13il est révélateur
12:14et on le voit
12:14à travers toutes vos émissions
12:15d'ailleurs depuis maintenant
12:16quelques semaines,
12:17d'une faillite systémique
12:19de la justice en France.
12:20Et c'est là
12:21où il n'y a pas seulement
12:22une responsabilité individuelle
12:23de l'OPJ,
12:24du procureur
12:24ou je ne sais quoi,
12:25il y a une responsabilité politique.
12:27Quand je dis
12:28qu'il y a une faillite systémique,
12:29on est quand même
12:29dans un système,
12:30il faut bien le comprendre,
12:32dans lequel un délacant
12:33a peu de chances
12:34d'être arrêté.
12:35Une fois qu'il est arrêté,
12:36il a peu de chances
12:36d'être condamné à de la prison.
12:38S'il est condamné à de la prison,
12:40il a peu de chances
12:40d'aller derrière les barreaux
12:41et si à l'issue de tout ça,
12:43il va derrière les barreaux,
12:44il a peu de chances
12:45de faire l'intégralité
12:46de la peine
12:47pour laquelle il a été condamné.
12:49Donc on est en fait
12:50face à un système
12:51dans lequel les familles
12:52sont abandonnées
12:53avec de mémoire
12:54ces 2,7 millions de plaintes
12:56en attente
12:57dont certaines depuis
12:58plus de 3 ans,
12:59y compris pour des violences aggravées,
13:00y compris pour des viols aggravés
13:01qui ne sont pas traités.
13:03C'est 10 000 peines de prison
13:04chaque année
13:05qui ne sont pas exécutées
13:06depuis plus de 36 mois.
13:08Donc des gens
13:08qui sont condamnés
13:09et qui ne vont pas
13:10aujourd'hui en prison.
13:11Et c'est en moyenne
13:13une peine de prison
13:15qui est exécutée
13:16à peu près
13:17à 62%
13:18du total
13:19pour ceux
13:20qui vont derrière les barreaux.
13:21Donc pourquoi je vous dis ça ?
13:22Parce que
13:23je crois qu'on se trompe
13:24à réduire ce débat
13:25uniquement
13:26à la question des moyens.
13:27parce que c'est un peu
13:28vous voyez...
13:29Qu'on ne fait pas.
13:30Non mais je ne dis pas
13:31vous, vous.
13:32Mais vous,
13:32on voit bien dans le débat...
13:33Ce que vous venez de dire
13:34prouve précisément
13:35qu'il y a un manque énorme
13:36de moyens.
13:37C'est quand même
13:37parce que la justice
13:38est sous l'eau
13:40que les plaintes traînent.
13:41Oui,
13:42mais je vais vous dire
13:42c'est ça où j'aimerais en venir.
13:44C'est que je pense
13:44qu'on passerait à côté du sujet
13:46si on réduisait justement
13:47ce débat
13:48à la question des moyens.
13:49Et j'ai bien vu d'ailleurs
13:50que c'était un peu
13:50la tentation du politique
13:51en ce moment.
13:52Je vois Gérald Darmanin
13:53faire la tournée
13:53de tous les plateaux.
13:54Alors moins je crois
13:55pour sauver la justice
13:55que pour se sauver lui-même.
13:57Lui-même dit pas
13:57que c'est un problème de moyens.
13:58Lui-même pointe plutôt
13:59une responsabilité...
14:01Oui, enfin si, si, bien sûr.
14:02Parce que quand on l'interroge
14:02là-dessus et qu'on dit
14:03mais finalement
14:03quel est le problème derrière ?
14:05Il dit bah oui
14:05il y a un problème de moyens
14:06d'ailleurs, j'ai augmenté...
14:08Mais ce qui est vrai
14:09c'est que si vous voulez
14:09Gérald Darmanin aujourd'hui
14:12qui faim de prendre
14:13ce sujet à bras-le-coeur
14:13c'est quand même
14:14le même Gérald Darmanin
14:15qui l'été dernier
14:15a passé des consignes
14:23l'été dernier
14:24passé des consignes
14:25en sous-marin
14:26pour faire libérer
14:27de manière anticipée
14:28des prisonniers
14:29pour éviter d'avoir
14:30à gérer la surpopulation
14:31carcérale durant l'été
14:33et qu'on retrouve
14:33avec 800 détenus
14:35qui sont libérés
14:35ainsi remis dans la nature
14:36ce qui est un record
14:37à l'époque.
14:39Quand on voit ce même
14:39Gérald Darmanin
14:40il y a quelques semaines
14:41de cela
14:41passer une circulaire
14:42qui dit que dorénavant
14:44il ne veut plus
14:44qu'il y ait des matelas
14:46placés au sol
14:47et que cette circulaire
14:49a pour conséquence potentielle
14:50de faire libérer
14:51pas moins de 6000 détenus.
14:52J'interroge en fait
14:54c'est quoi ?
14:54C'est le Gérald Darmanin
14:55de l'été dernier
14:56qui manifestement
14:57se place du côté
14:58du bien-être
14:59des prisonniers
15:00ou c'est le Gérald Darmanin
15:01d'aujourd'hui
15:01qui explique
15:02qu'il veut reprendre
15:03les choses en main
15:04qu'il veut appeler
15:04du consulatable ?
15:06Je pense qu'il aurait dû
15:07quitter 15 fois son poste
15:08il comptait quand il était
15:09ministre de l'Intérieur
15:10Sur le problème de la justice
15:11vous n'avez pas conclu
15:11si ce ne sont pas les moyens
15:13c'est quoi ?
15:14Le problème de culture ?
15:15Et bien je pense qu'il y a
15:18plusieurs sujets
15:19Un, la question
15:21j'ai envie de dire
15:21presque plus idéologique
15:22du laxisme
15:23Moi je considère
15:24que le laxisme
15:25n'est pas un mythe
15:26dans l'application des peines
15:27au-delà une fois plus
15:28des moyens
15:28Quand je vois que
15:29là j'ai le chiffre ici
15:30en moyenne
15:31un condamné écope
15:32d'à peu près 20%
15:33de la peine maximale
15:34prévue par le code pénal
15:35C'est-à-dire qu'on a
15:36un code pénal aujourd'hui
15:37qui prévoit des peines
15:38dans l'ensemble
15:38plutôt très fermes
15:39mais la réalité
15:41de la pratique
15:41c'est que les magistrats
15:43font des peines
15:44très très faibles
15:45par rapport au potentiel
15:46Ils font des peines individualisées
15:47en tout cas
15:48qui reposent
15:49Sur l'histoire de chacun
15:50Sur le monde de place de prison aussi
15:52Moi j'interroge
15:53la manière dont est lue
15:54cette individuation
15:55Je vous donne un exemple
15:56très concret
15:56Rien que cette semaine
15:57à Châteauroux
15:58il y a une décision de justice
15:59qui a été rendue
15:59Il y a un mineur de 15 ans
16:00donc un enfant de 15 ans
16:01qui a été frappé
16:03lynché
16:04tabassé
16:05humilié
16:05séquestré
16:06filmé avec son téléphone
16:07les images ont été publiées
16:08et les deux mineurs
16:10en question
16:10à l'origine
16:11donc de cette agression
16:13ont écopé
16:14de 5 mois de prison
16:15avec sursis
16:15c'est-à-dire rien
16:17Et ce genre de décision
16:20il y en a
16:20des centaines
16:21et des centaines par an
16:22Alors justement
16:23comment on fait pour changer
16:24les choses ?
16:25Si on revient sur la question
16:26des crimes sexuels
16:27parce que ce que vous évoquez là
16:28n'est pas tout à fait pareil
16:29Qu'est-ce que vous proposez
16:30vous en la matière
16:31pour lutter contre
16:33les délinquants sexuels ?
16:33Oui mais excusez-moi
16:34parce que vous me dites
16:35que ce n'est pas tout à fait
16:35le même sujet
16:35mais c'est un sujet global
16:37Quand je vous explique
16:37qu'il y a du laxisme
16:38qu'il y a un manque de moyens
16:39ok mais qu'il y a aussi du laxisme
16:40voire même qu'il y a une politisation
16:42de la justice
16:42parce que je finis juste là-dessus
16:43et je vous réponds juste après
16:44sur les agressions sexuelles
16:47et les viols
16:49Moi je vais vous dire
16:5062% des français
16:51ne font pas confiance à la justice
16:52Je ne fais pas confiance
16:54à la justice française
16:54Je ne fais pas confiance
16:56à la justice française
16:56Quand je vois
16:58le cas que je viens
16:59de vous donner là
17:00Quand je vois que
17:00dans l'affaire Crépole
17:01le procureur ne retient pas
17:02cette semaine là encore
17:03le cas de bandes organisées
17:05de préméditations
17:06de racisme anti-blanc
17:07alors qu'il y a eu des témoins
17:08de cela
17:10qu'on a des jeunes
17:11qui ont fait un aller-retour
17:12sur une heure
17:13pour aller chercher des couteaux
17:14et qui étaient déjà connus
17:15des services de police
17:15C'est pas la fin de l'état de droit
17:16quand on dit
17:16je ne crois plus en la justice ?
17:17Ah bah ça interroge en tout cas
17:19ça interroge sur la nécessité
17:20de faire quelque chose
17:21parce que moi je vous le dis
17:22franchement
17:23là je suis la mère
17:25du gamin de 15 ans
17:27qui a subi
17:27ce qu'il a subi
17:28et je vois les deux jeunes
17:29se balader encore aujourd'hui
17:31libres dans la ville
17:31je pense qu'il doit me traverser
17:33dans la tête
17:33des choses assez terribles
17:34voilà
17:35et donc moi en tant que responsable politique
17:36je ne veux pas
17:37que nous arrivions
17:37à la guerre du tous contre tous
17:38où les gens se font justice eux-mêmes
17:39Donc vous dites ceux qui se font justice eux-mêmes
17:41je le comprends tout à fait
17:42c'est ce que vous dites
17:42Je n'ai pas dit que je l'encourageais
17:44je n'ai pas dit que
17:44évidemment je voulais
17:46le justifier
17:47mais je le comprends
17:48je le comprends
17:49C'est interdit par la loi
17:50Mais évidemment
17:51mais comment ne pas comprendre
17:52c'est ça que je suis en train de vous dire
17:53avez-vous entendu les témoignages
17:54dans le cadre de l'affaire Liana
17:55où on a des gens
17:56qui ont porté plainte
17:57pour des viols avérés
17:58sur le plan médical
18:00sur leurs enfants
18:00et qui ont aujourd'hui des gens
18:01qu'ils croisent encore dans la rue
18:03c'est insupportable
18:04Mais pourquoi la traduction concrète
18:05si vous étiez au pouvoir
18:06quand on dit
18:06je ne crois pas à la justice aujourd'hui
18:08enfin je n'ai pas confiance
18:09dans la justice
18:10D'abord ça peut inquiéter certains
18:12et ensuite vous feriez quoi ?
18:13Il y a plusieurs traductions
18:14Sur les crimes sexuels
18:16La première déjà
18:17c'est évidemment
18:18de traiter en urgence
18:19la question de la disponibilité carcérale
18:21parce que c'est la première
18:23chose qu'on nous oppose
18:24que ce soit d'ailleurs
18:24sur les viols
18:24ou les agressions sexuelles
18:25ou sur le reste
18:26on condamne peu
18:27et on libère de manière anticipée
18:28à cause de la surpopulation carcérale
18:29Je vais vous dire
18:30il y a une mesure très simple
18:31d'urgence
18:31avant même qu'on tienne les promesses
18:33qui n'ont jamais été tenues
18:33de construction de prison
18:34ce qui devrait évidemment
18:35être un chantier ultra prioritaire
18:38La première chose qu'on peut faire
18:39ça se fait
18:40les Belges le font
18:41les Norvégiens le font
18:43avec les Pays-Bas notamment
18:44c'est louer des places de prison
18:46à des pays européens
18:49frontaliers d'une autre
18:49Je veux dire
18:50ça c'est une solution
18:51d'urgence immédiate
18:52qui nous permettrait
18:53de pallier au moins
18:54à court terme
18:55à cette difficulté
18:55Comment on protège mieux
18:56nos enfants Mario Maragie ?
18:57Excusez-moi
18:57mais déjà ça c'est une manière
18:58de les protéger
18:59vous savez quand les gens
18:59sont derrière les barreaux
19:00déjà en général
19:01ils violent et ils agressent moins
19:02donc moi je crois
19:03à la dimension protectrice
19:05de la prison
19:06Ensuite il faut
19:08abaisser l'âge
19:08de la responsabilité pénale
19:10On a un droit aujourd'hui
19:11pénal
19:11qui n'est plus adapté
19:12On parle d'ailleurs
19:13des violences
19:13et des agressions sexuelles
19:14On voit des mineurs
19:15de plus en plus jeunes
19:16qui sont également concernés
19:18et qui ne sont pas punis
19:19à la hauteur
19:20de la gravité des faits
19:20Ensuite il faut responsabilité
19:21davantage les parents
19:23Moi je ne vais pas vous surprendre
19:24c'est une mesure
19:24que je porte depuis longtemps
19:25à un moment donné
19:26quand il y a une faillite
19:28manifeste dans l'éducation
19:29la surveillance de ces enfants mineurs
19:31il faut que les parents
19:32puissent en payer le prix
19:33y compris bien sûr
19:34dans la restriction
19:35des aides sociales
19:36dont ils bénéficieraient
19:37Et puis à mon avis
19:38maintenant
19:39ce à quoi il faut se pencher
19:40pour lutter justement
19:41contre cette tentation
19:42du laxisme
19:43c'est les peines minimales
19:44On a dans notre code pénal
19:46des peines maximales
19:47Et bien autorisons
19:48qu'il y ait des peines minimales
19:50en deçà desquelles
19:50on ne peut pas aller
19:51Quand on agresse, tabasse
19:52humilie un jeune
19:54pardon mais on ne peut pas avoir
19:555 mois de prison et exorcise
19:56ça n'est pas possible
19:57Un point précis
19:58sur la question des crimes sexuels
19:59Est-ce que vous êtes favorable
20:00à la castration sans consentement
20:02à la castration chimique
20:03bien sûr
20:03sans consentement
20:04que propose Bruno Retailleau
20:05par exemple ?
20:07Moi je suis ouverte
20:08à toutes propositions
20:09évidemment qui permettent
20:10de limiter
20:11la dangerosité
20:13de ce type de profil
20:14donc je ne suis pas
20:15opposé du tout
20:16à cette proposition
20:17mais je crains
20:17qu'elle soit insuffisante
20:19et qu'au-delà de ça
20:21évidemment la question
20:22c'est d'abord
20:22celle de l'enfermement
20:24et poser aussi
20:25la question de l'enfermement
20:26à vie
20:26parce que ce qui est vrai
20:27c'est qu'aujourd'hui
20:28on a très très très peu
20:30de cas de perpétuité réelle
20:31et donc probablement
20:32faudrait-il là aussi
20:33élargir le champ
20:34Et vous dites
20:35Marion Maréchal
20:36comprendre les Français
20:37qui se font justice eux-mêmes
20:38Elle dit
20:39comprendre les Français
20:40qui ont cette tentation
20:41qui veulent se faire justice eux-mêmes
20:43pas qui se font justice eux-mêmes
20:44mais heureusement
20:44ce n'est pas le cas pour l'instant
20:46Par ailleurs
20:46il y a beaucoup de Français
20:47aussi qui sont en faveur
20:49ils le disent
20:50du retour de la peine de mort
20:51pour les crimes commis
20:52contre les enfants
20:53Est-ce que c'est également
20:54votre position ?
20:55Alors moi
20:55j'ai toujours été opposée
20:57à la peine de mort
20:58N'y voyez pas là
20:59une tentation de laxisme
21:00du tout
21:01puisque je défends
21:01une fois de plus
21:02la perpétuité réelle
21:02vous l'avez compris
21:04mais c'est vrai
21:05que je n'ai jamais été
21:06philosophiquement à l'aise
21:07avec l'idée
21:07de donner droit de vie
21:08ou de mort
21:10à des magistrats
21:11même si elle reste
21:12tout à fait résiduelle
21:14l'erreur judiciaire
21:14ça existe
21:15et en l'espèce
21:16elle serait évidemment
21:18irréversible
21:19Maintenant
21:19moi
21:20je vais vous dire
21:21je n'ai pas de tabou là-dessus
21:22c'est-à-dire que
21:23s'il devait y avoir
21:24un grand débat national
21:25s'il devait y avoir
21:26un référendum
21:26et qu'in fine
21:27cette décision soit remise
21:28au peuple français
21:29je serais pour
21:30évidemment le soutenir
21:31parce que je pense
21:32que ça fait partie
21:32des grands débats de société
21:33que nous devons avoir
21:34vous organiseriez
21:35ce référendum ou pas
21:36parce qu'il faut
21:36décider de l'organiser
21:38En l'occurrence
21:38on s'en remettra ensemble
21:40au projet
21:41qui sera remis
21:42dans quelques semaines
21:43par le camp national
21:44présidentiel
21:44mais moi je vous dis
21:45à titre individuel
21:45ce que j'en pense
21:46si à un moment donné
21:47ce débat devait être mis
21:48sur la table
21:49pour des raisons
21:49par le biais référendaire
21:51au contraire
21:52je pense que je tiendrai
21:53cette initiative
21:53parce que ça permet
21:54de remettre le débat
21:54de la justice
21:55Mais vous voteriez non
21:56Moi personnellement
21:57j'y suis opposée
21:58maintenant j'ai envie de vous dire
21:59au-delà de ça
22:00puisqu'on parlait
22:01de la politisation
22:01de la justice
22:02il faut aussi interroger
22:03et qu'on parlait
22:04de la responsabilité
22:04individuelle des magistrats
22:06il faut aussi poser la question
22:08moi je crois
22:09de la syndicalisation
22:10aujourd'hui de la magistrature
22:11Vous êtes toujours favorable
22:12à son interdiction
22:13Exactement
22:13c'est pour ça que j'allais y venir
22:14parce que pour le coup
22:14c'est une proposition
22:15que je défends depuis longtemps
22:16je considère qu'aujourd'hui
22:19avoir des syndicats
22:20ultra politisés
22:22engagés dans le débat public politique
22:23d'extrême gauche
22:24comme le syndicat de la magistrature
22:25qui représentent
22:26excusez-moi
22:27jusqu'à 50%
22:29des magistrats à Paris
22:30c'est un sujet
22:32gravissime
22:33gravissime
22:33pour justement
22:34la confiance
22:35que nous posons
22:36dans la justice
22:37et je vois d'ailleurs
22:38à travers cela
22:39je l'ai vu dans le communiqué
22:40du syndicat de la magistrature
22:42ou dans le communiqué
22:42du conseil supérieur
22:43de la magistrature
22:44sur l'affaire Liana
22:44pardon
22:45mais un corporatisme
22:46qui est insupportable
22:48dans l'affaire Liana
22:49il y a deux lignes
22:50dans ces communiqués
22:51de compassion
22:52et il y a
22:52un pavé comme ça
22:54pour expliquer
22:54qu'on ne touche pas au juge
22:55que c'est de la démagogie
22:57que le politique
22:57n'a rien à dire au juge
22:59excusez-moi mais être magistrat
23:00dans notre pays
23:01c'est être indépendant
23:02mais c'est pas être intouchable
23:03c'est pas être irresponsable
23:04Ludovic
23:04il y a un candidat à la présidentielle
23:05qui s'interroge aussi
23:06sur le bien fondé
23:07de la syndicalisation
23:08des magistrats
23:09c'est Edouard Philippe
23:09vous y voyez un signe encourageant ?
23:12écoutez je suis très contente
23:13qu'Edouard Philippe
23:13rejoigne ma proposition
23:14si vous voulez que je vous dise
23:15voilà
23:16mais c'est vrai que oui
23:17ce débat doit être posé
23:18et je crois qu'au-delà de ça
23:19doit être aussi posé
23:20la question aujourd'hui
23:21du fonctionnement
23:22du conseil supérieur
23:22de la magistrature
23:23vous savez qu'il y a
23:24l'organe qui donc
23:25juge les juges
23:27parce que c'est vrai
23:28qu'une fois de plus
23:28les juges qui sont élus
23:29dans ce conseil
23:30sont élus sur liste syndicale
23:32donc ils sont redevables
23:33à leurs électeurs
23:34moi je crois beaucoup plus
23:35à un système de tirage au sort
23:37qui serait me semble-t-il
23:38beaucoup plus
23:38vous êtes sur la proposition
23:39de Bruno Retailleau
23:40qui dit qu'il faut aussi
23:41que des citoyens tirés au sort
23:42puissent avec des magistrats
23:43décider de sanctions
23:44alors il y a déjà
23:45des citoyens qui siègent
23:47dans ce conseil supérieur
23:47de la magistrature
23:48pourquoi pas là aussi
23:49tirés au sort
23:49en tout cas ce qui est sûr
23:50c'est qu'il faut décorréler
23:52comment dire
23:53enfin il faut que ceux
23:53qui jugent les juges
23:55ne soient pas redevables
23:56à ces mêmes juges
23:56donc ça à mon avis
23:57c'est une piste
23:58parce qu'il y a un problème
24:01si vous voulez
24:02dans cette incapacité
24:03de la profession
24:03à sanctionner
24:05pour des fautes professionnelles
24:07des magistrats
24:08et moi il y a une affaire
24:10qui m'a beaucoup choqué
24:11cette semaine
24:12qui interroge aussi
24:13sur la politisation
24:14de la justice
24:14c'est la condamnation
24:16d'Éric Tegner
24:16donc patron de frontière
24:18qui a été condamné
24:19sur la base d'un texte
24:19qui au départ
24:20était censé condamner
24:22enfin comment dire
24:23qui était le résultat
24:24vous savez
24:24de l'assassinat de Samuel Paty
24:25par un tchétchène islamiste
24:27et bien ce même texte
24:28a été utilisé
24:29pour condamner
24:30un chef de médias de droite
24:31et le juge en question
24:33est un militant
24:33de gauche
24:34on vérifiera ça
24:35vous pouvez tout à fait
24:36le vérifier
24:37un militant de gauche
24:38revendiqué
24:39qui aurait évidemment
24:40dû être récusé
24:41dans cette affaire
24:41on va vérifier ça
24:42effectivement de très près
24:42dans un instant
24:43vous nous direz
24:44quelle sera votre place
24:45dans la future
24:45campagne présidentielle
24:47qui se dessine
24:47à tout de suite
24:48pour BFM Politique
24:49notre invité Marion Maréchal
24:51petite précision
24:52que j'apporte
24:52vous évoquiez
24:52il y a quelques instants
24:53la condamnation
24:54d'Eric Tegner
24:55à 6 mois de prison
24:56avec sursis
24:56pour divulgation
24:57de données personnelles
24:59d'avocats
24:59ce qui effectivement
25:00est condamnable
25:01je précise que
25:02des magistrats
25:03ont été menacés depuis
25:04et que le magistrat
25:05en question
25:05a décidé
25:07de porter plainte
25:08c'est une information
25:09qui nous a été
25:10communiquée
25:11dans la journée d'hier
25:12en matière
25:13vous précisez ça
25:14mais du coup
25:15permettez-moi de répondre
25:16parce que là
25:16en l'occurrence
25:17sur cette affaire
25:18il y a donc
25:19Eric Tegner
25:19qui en effet
25:20dans le cadre
25:21d'une enquête
25:21sur l'immigration
25:22dénonce
25:23le business
25:23qui est fait
25:24autour du droit
25:24des étrangers
25:25par un certain
25:25nombre d'avocats
25:25qui ont une activité
25:27publique
25:27qui ont même été
25:27récompensés
25:28d'ailleurs pour ça
25:28qui sont des militants
25:29activistes par ailleurs
25:30à aucun moment
25:31il ne divulgue
25:32des informations
25:32personnelles
25:33de type adresse
25:34à aucun moment
25:34évidemment
25:35il n'incite
25:35à quoi que ce soit
25:36donc je veux dire
25:36déjà
25:37on est quand même
25:37très loin
25:38de l'incitation
25:39et ce que vous passez
25:40complètement sous silence
25:41malgré tout
25:41c'est la polémique
25:43qui naît
25:43du profil du juge
25:45une fois de plus
25:46un profil
25:46on ne va pas
25:47on a un juge
25:49qui explique
25:50qu'il prend des positions
25:50anti-RN
25:51on va vérifier
25:53on va vérifier
25:55on va prendre le temps
25:56vous pouvez tout vérifier
25:57ce juge a écrit un livre
25:58a écrit un livre
25:59où il dénonce
26:00la justice blanche
26:01c'est important
26:02de préciser
26:02effectivement
26:03que ce magistrat
26:04dit avoir été
26:05l'objet de menaces
26:06et qu'il a décidé
26:06de porter plainte
26:08en matière de
26:08juste
26:09je finis
26:10je suis pas sûr
26:12pour passer
26:13à la suite
26:14on a le droit
26:15de critiquer
26:15une décision de justice
26:16bien sûr
26:16c'est sur quoi
26:18on devait tomber d'accord
26:18en matière de justice
26:22vous l'évoquiez
26:23dans quelques jours
26:24dans moins de 15 jours
26:24désormais sera rendue
26:25la décision
26:26concernant votre tante
26:27Marine Le Pen
26:28elle saura si elle peut
26:29ou non
26:29se présenter
26:30à la prochaine élection
26:31présidentielle
26:32est-ce qu'à vos yeux
26:33il est probable
26:34ou improbable
26:35qu'elle puisse être
26:35candidate à la prochaine
26:36élection présidentielle
26:37écoutez je ne peux pas
26:38vous faire valoir
26:39des statistiques
26:39voilà je ne suis pas
26:40dans le secret
26:40évidemment du tribunal
26:42je ne peux que vous
26:42faire valoir un espoir
26:44l'espoir de voir
26:45cette candidate
26:47qui se prépare
26:47maintenant depuis des décennies
26:49porter la voix
26:50du camp national
26:51parce que évidemment
26:52je crois qu'aujourd'hui
26:53elle a toutes les qualités
26:53que lui reconnaissent
26:55d'ailleurs les français
26:55pour être un chef d'état
26:56et que au moins
26:57j'ai envie de vous dire
26:58quel que soit
26:58in fine le candidat
26:59qui sera choisi
27:00Marine Le Pen
27:01ou Jordan Bardella
27:01nous avons la chance
27:02nous au sein du camp national
27:03d'être déjà en ordre de marche
27:05d'être aligné
27:06là où tous les autres
27:08multiplient les candidatures
27:09et sont incapables
27:10finalement de donner
27:11une voix
27:11face quand même
27:12à une menace
27:13qui est une menace
27:14historique et existentielle
27:15que représente
27:15le projet de Nouvelle France
27:16de Jean-Luc Mélenchon
27:17dont je vous dis aujourd'hui
27:18qu'il y a des chances
27:19tout à fait probables
27:20qu'il se qualifie
27:21au second tour
27:21de l'élection présidentielle
27:23à moi je pense
27:24que c'est une hypothèse
27:24tout à fait vraisemblable
27:26et que donc
27:27à ce titre là
27:28il n'y a pas de temps
27:28pour les guerres d'égo
27:30pour les aventures
27:32sans lendemain
27:32pour les impasses électorales
27:34et moi j'aurais souhaité
27:35que dès maintenant
27:36nous soyons
27:36le plus rassemblés possible
27:39parce que
27:39c'est une question
27:40de j'ai envie de dire
27:41de vie ou de mort
27:42pour notre pays
27:42dans les mois à venir
27:43Est-ce que vous êtes convaincu
27:44que Jordan Bardella
27:45sera un bon candidat
27:46de substitution ?
27:47Est-ce qu'il aura
27:47l'expérience nécessaire ?
27:49Au moment de l'élection
27:50il aura 31 ans
27:51il n'a jamais été ministre
27:52il n'a jamais été maire
27:54Est-ce que ça suffit
27:55pour être un bon président
27:56de la République ?
27:56Écoutez, moi je travaille
27:57avec lui maintenant
27:57depuis un certain nombre
27:59de mois
27:59je le vois d'ailleurs
28:00progresser de jour en jour
28:01je vois un homme
28:02qui a parfaitement
28:04conscience de l'enjeu
28:04ce n'est pas toujours vrai
28:05en politique
28:06on a souvent des égos
28:07démesurés
28:08qui marchent un peu sur l'eau
28:09ce n'est pas le cas
28:09de Jordan Bardella
28:11je sais pour y être associé
28:13qu'il y a un travail
28:15extrêmement exigeant
28:15fait sur le programme
28:17présidentiel
28:17qui sera présenté
28:18dans quelques semaines
28:20et je vois surtout
28:21cette volonté
28:22à laquelle je souhaite
28:23participer
28:24de s'entourer
28:24d'une équipe
28:25la plus large possible
28:26la plus variée
28:27la plus expérimentée
28:28et qu'à ce titre
28:29je crois que nous avons
28:30toutes les cartes en main
28:31pour pouvoir l'emporter
28:32et je vais juste finir par là
28:33et j'ai même envie de vous dire
28:34parce qu'il faut quand même
28:35que les Français
28:35en aient conscience
28:36nous sommes aujourd'hui
28:37la seule famille politique
28:38qui est à la fois en capacité
28:39de gagner l'élection présidentielle
28:40et d'obtenir une majorité
28:42à l'Assemblée nationale
28:42ça n'est pas le cas
28:43du centre avec Edouard Philippe
28:45ça n'est pas le cas
28:45de l'extrême gauche
28:46avec Jean-Luc Mélenchon
28:47c'est possible de dire pour l'instant
28:47mais en tout cas
28:48dans l'immédiat
28:49en quoi les campagnes
28:51seraient différentes
28:52selon que ce soit
28:52Jordan Bardella
28:53ou Marine Le Pen
28:54si c'est Jordan Bardella
28:56ça change quoi ?
28:56je ne vais pas vous faire
28:57de la prospective
28:57je ne sais pas
28:59puisque je ne sais pas
28:59aujourd'hui
29:00quelle stratégie
29:01je ne sais pas aujourd'hui
29:02quelle est la stratégie
29:03qui vont décliner
29:03ce qui est sûr
29:04c'est qu'il y a une différence
29:04d'incarnation
29:05ce serait ridicule
29:06de le nier
29:07puisque nous sommes face
29:08à un homme de 30 ans
29:09et à une femme de 50 et quelques
29:11et que le parcours
29:12n'est pas tout à fait
29:13évidemment le même
29:14donc à partir de là
29:15il y aura une incarnation différente
29:16mais là où je tiens
29:17à rassurer les journalistes
29:17qui semblent très
29:19comment dire
29:19prolixes sur les coins
29:21à mettre entre
29:22Marine Le Pen
29:22et Jordan Bardella
29:23je vais vous dire
29:23il y a un juge de paix
29:24très simple
29:25qui va arriver
29:26dans quelques mois
29:26c'est le programme présidentiel
29:27programme présidentiel
29:28qui donc sera l'objet
29:29des discussions
29:30des négociations
29:32internes au parti
29:32avec les alliés
29:33et qui sera finalement
29:34le projet
29:35qu'on va présenter
29:36aux Français
29:36derrière lequel seront
29:37et Marine Le Pen
29:38et Jordan Bardella
29:38donc il n'y aura pas
29:39de sujet de divergence
29:40de dissonance
29:41ou de désaccord
29:41mais on a vu qu'entre eux
29:42les lignes n'étaient pas
29:43toujours similaires
29:43par exemple sur la question
29:44des retraites
29:45ils ne défendent pas
29:45tout à fait la même chose
29:46Marine Le Pen
29:48un retour à la retraite
29:49à 62 ans
29:50Jordan Bardella
29:51plaide pour qu'il n'y ait
29:52plus d'âge de départ fixe
29:54j'ai l'impression
29:54qu'il y a beaucoup
29:55d'extrapolations
29:56et parfois de réductions
29:57parce que vous voyez
29:58moi j'ai débattu
29:58il n'y a pas très longtemps
29:59avec Jean-Philippe Tanguy
30:00qui est monsieur économiste
30:02si je puis dire
30:02à l'Assemblée Nationale
30:03qui est un proche
30:04de Marine Le Pen
30:05et même sur un sujet
30:06dont certains disent
30:07qu'il serait totalement
30:08irruptif au Rassemblement National
30:09qui est la retraite
30:09par capitalisation
30:10que je défends moi
30:11depuis longtemps
30:13j'ai vu Jean-Philippe Tanguy
30:14expliquer que
30:15c'était évidemment
30:15pas un tabou
30:16et que le fonds souverain
30:17de Marine Le Pen
30:18avait aussi vocation
30:19à répondre
30:19à ce potentiel
30:20besoin de capitalisation
30:21donc voilà
30:22et j'ai envie de dire
30:23même si admettons
30:25qu'il puisse y avoir
30:26des sensibilités différentes
30:27entre les deux
30:28dans leur manière
30:29d'apporter des propositions
30:32manifestement
30:32ils trouveront
30:33la manière
30:33de se rencontrer
30:35dans ce programme présidentiel
30:36Et vous
30:36quel sera votre rôle
30:37dans cette campagne ?
30:37Vous l'évoquiez
30:38Déjà moi
30:39je vais porter
30:40le courant
30:40qui est le mien
30:41qui a aussi
30:42sa singularité
30:42je vais tâcher
30:43de lui donner
30:43aussi un maximum
30:44d'espace
30:45et je vais tâcher
30:46d'aller convaincre
30:48des Français
30:48qui ne sont peut-être
30:49pas encore totalement
30:50convaincus
30:51qui ne se retrouveraient
30:51peut-être pas totalement
30:52aujourd'hui
30:53au Rassemblement National
30:55Pourriez être
30:56la première ministre
30:56de Jean-Dane Bardello ?
30:57Vous savez
30:57je refuse absolument
30:58de commencer
30:59à se distribuer
31:00les postes
31:00je trouve ça un peu
31:01grotesque
31:01un an avant
31:02alors même
31:02comme vous l'avez dit
31:03tout à l'heure
31:04madame
31:04qu'on n'a pas encore
31:05gagné
31:05et on n'a pas encore
31:06la majorité
31:06de commencer
31:07à se distribuer
31:07les postes
31:07donc moi
31:08je vais vous dire
31:08avant ça
31:09je vais être
31:10toute
31:10à mon engagement
31:13pour cette campagne
31:14faire en sorte
31:14que nous gagnons
31:15essayer d'apporter
31:16aussi dans cette campagne
31:17le réseau européen
31:18dont je dispose
31:18ce qui me semble
31:19c'est pas un petit sujet
31:20moi je suis une alliée
31:20de Georgia Belloni
31:21qui est quand même
31:22porteuse d'un certain
31:23nombre de succès
31:23au niveau italien
31:24et européen
31:25et puis ensuite
31:26on fera le maximum
31:27en espérant que ça suffise
31:28Est-ce que l'exposition
31:30du couple de Jordan Bardella
31:31avec Maria Carolina
31:32de Bourbon
31:32et de Sicile
31:33peut être un handicap
31:34pour celui-ci ?
31:36Je veux dire
31:37je m'en fous complètement
31:39Les Français
31:40aiment bien savoir
31:40qui est la campagne
31:41d'un éventuel futur président
31:42C'est une espèce d'obsession
31:42pour cette une de Paris Match
31:44mais je veux dire
31:44franchement je vous assure
31:45je pense que c'est une obsession
31:46de journaliste
31:46parce que je crois
31:47que les Français
31:48se fichent pas mal
31:49de la vie privée
31:50de Jordan Bardella
31:51et que Jordan Bardella
31:53il est comme nous tous
31:53je vais vous dire
31:54moi aussi
31:54mon couple
31:55avec mon mari
31:56actuel
31:56a été outé
31:58dans la presse people
31:59et je peux vous dire
32:00de manière beaucoup
32:00moins flatteuse
32:01que pour Jordan Bardella
32:02et Maria Carolina
32:02de Sicile
32:04je vais vous dire
32:05avec le recul
32:06on en est tous
32:06à se demander
32:07s'il ne faut pas mieux
32:08organiser finalement
32:09ces sorties
32:10et assumer
32:11puisque de toute façon
32:12quand on est un responsable
32:13politique aujourd'hui
32:13on n'a plus le droit
32:14à une vie privée
32:15donc je ne vais pas
32:16lui faire le reproche
32:17alors qu'il est en couple
32:17et amoureux
32:18d'avoir fait valoir cela
32:21et je trouve
32:22objectivement
32:23totalement grotesques
32:24les espèces d'accusations
32:25aujourd'hui
32:26de la gauche
32:27qui attaque
32:28sur l'angle
32:28bah oui
32:29il y a même des familles
32:30qui posent des questions
32:31je pense qu'honnêtement
32:32vu l'histoire
32:34du camp national
32:35vu son engagement
32:36objectivement résolu
32:37auprès des classes
32:38populaires françaises
32:39depuis des décennies
32:40je pense que c'est
32:41un mauvais procès
32:41Mario Maréchal
32:42il y a un des thèmes
32:43qui vont être
32:44un des thèmes principaux
32:44de cette élection présidentielle
32:45on voit c'est la question
32:46de l'immigration
32:46ce matin dans les colonnes
32:48de la tribune dimanche
32:49Edouard Philippe donne
32:49une interview
32:50dans laquelle il dit
32:52que la France
32:52pourrait avoir vocation
32:55à avoir recours
32:55à la solution
32:56de ce qu'on appelle
32:56en quelque sorte
32:57les hotspots
32:58c'est la conséquence
32:59d'un texte
33:00qui a été voté
33:00cette semaine
33:01au Parlement européen
33:02qui s'appelle
33:02le règlement retour
33:03qui autorise les états
33:03à renvoyer une partie
33:04de migrants clandestins
33:05qui sont déboutés
33:06du droit d'asile
33:07dans des centres
33:11et bien les pays
33:12auraient passé des accords
33:14est-ce que vous y voyez
33:15un bon signe
33:15quand vous voyez
33:16qu'Edouard Philippe
33:16dit pourquoi pas ?
33:18Comme vous
33:19j'ai regardé
33:19le meeting
33:20de Bruno Retailleau
33:21et j'ai vu
33:22au premier rang
33:24Gérard Larcher
33:25Valérie Pécresse
33:26M. Barouin
33:27et je me suis vraiment demandé
33:29je pense comme la plupart
33:29des Français de droite
33:30mais cet homme-là
33:31va-t-il vraiment
33:32mettre en place
33:32le programme
33:34ferme en matière migratoire
33:35qu'il défend
33:35avec ces gens-là ?
33:36Voilà
33:36moi je vous le dis
33:37je n'y crois pas
33:38je pense que
33:39quand c'est ça
33:39votre équipe
33:40qui a failli
33:41et qui a plutôt
33:42dévendu l'inverse
33:43jusqu'ici
33:44je ne crois pas
33:44à la possibilité
33:45d'une véritable rupture
33:46et vous parliez
33:47du règlement retour
33:48et c'est heureux
33:49parce qu'en effet
33:49c'est une victoire
33:51historique
33:51Edouard Philippe
33:52dans les tribunes
33:52de dimanche
33:52dit pourquoi pas
33:53la France
33:53pourrait avoir
33:54la vocation
33:54à utiliser cela
33:55alors très bien
33:56sauf que moi
33:56je note quand même
33:57une chose
33:57au Parlement européen
33:59c'est que le vote
34:00il a été permis
34:01parce que nous avons
34:02voté ensemble
34:03donc mon groupe
34:03ECR
34:05avec les LR
34:06et avec le groupe
34:07du Rassemblement National
34:09par contre
34:09une chose que j'ai noté
34:10c'est que l'immense majorité
34:11des macronistes
34:12au Parlement européen
34:13n'ont pas voté
34:13les députés
34:14horizon
34:15l'ont voté
34:16la deuxième fois
34:17pas la première
34:18intéressant
34:18voilà
34:19donc moi j'ai envie
34:20de dire
34:20à Bruno Retailleau
34:22à François-Xavier Bellamy
34:23à ces états-majors
34:24de LR
34:25qui je pense
34:25objectivement
34:26je ne remets pas en cause
34:27leur sincérité
34:28j'ai envie de leur dire
34:28mais tirer les conclusions
34:30ça veut dire
34:30qu'au Parlement européen
34:32vous faites la coalition
34:33des droites
34:33avec le camp national
34:34vous obtenez des résultats
34:35et au niveau national
34:37vous continuez
34:38finalement de refuser
34:39cette alliance
34:39voire même pire
34:40vous faites des alliances
34:41au municipal
34:42avec les macronistes
34:43justement vous parlez
34:44de Bruno Retailleau
34:45qui a tenu hier
34:46son premier grand meeting
34:46est-ce qu'avec lui
34:47vous souhaiteriez
34:48faire une alliance
34:49est-ce que vous tendez
34:50la main à certains républicains
34:51que je suis en train de vous dire
34:51je leur ai dit
34:52mettez en cohérence
34:54vos alliances au niveau européen
34:55avec vos alliances au niveau national
34:57arrêtez de vous enfermer
34:58comme l'a fait Bruno Retailleau
34:59au municipal
34:59dans cette espèce de zèle
35:00du ni-ni
35:01ni rassemblement national
35:02ni LFI
35:03mais avec quel républicain
35:04vous vous verriez travailler
35:06avec quel responsable de droite
35:07si j'écoute Bruno Retailleau
35:09et qu'il est sincère
35:10dans ce qu'il dit
35:11ce que je crois
35:13qu'est-ce qui aujourd'hui
35:14est irréconciliable
35:15entre lui et moi
35:16ou lui et le camp national
35:17ou sans charge
35:18objectivement rien
35:18je veux dire
35:19à certains égards
35:20parfois je me sens même
35:21plus proche de lui
35:22sur la ligne
35:23que d'autres au sein
35:24du camp national
35:24c'est-à-dire
35:25vous vous sentez plus proche
35:26de Bruno Retailleau
35:27vous ouvrez une porte
35:28vous vous sentez plus proche
35:28de Bruno Retailleau
35:29que de Jordan Bardella
35:31ou Marine Le Pen
35:31ne paniquez pas
35:32tout va bien se passer
35:32ce que je suis en train
35:33de vous dire
35:33c'est que dans certaines propositions
35:35il y a des choses
35:35que défend Bruno Retailleau
35:37et que je partage
35:37par exemple la retraite
35:38par capitalisation
35:39que ne défend pas
35:40une partie du camp national
35:41c'est ça que je veux dire
35:42donc en fait
35:43je ne comprends pas
35:44ce que je dis
35:45idéologiquement
35:46nous empêcherait
35:50des petits calculs électoraux
35:52dans lesquels
35:52on arrive au bout
35:53je dis si vraiment
35:54et je le crois
35:54on a une menace
35:55de la France insoumise
35:56de Bali Bagayoko
35:57et de tout ce que ça induit
35:58face à nous
35:59à un moment donné
36:00il faut que cette droite
36:00prête ses responsabilités
36:01qu'elle fasse la distinction
36:02entre l'adversaire existentiel
36:03et l'allié potentiel
36:04et quand on est à 8%
36:05dans les sondages
36:06bon ben on en tire
36:07les conclusions
36:08voilà
36:09quand on voit
36:09vous évoquer à l'instant
36:10vous évoquer
36:11je cite un combat
36:12de la droite
36:12contre la France insoumise
36:13vous citiez
36:14à bon escient
36:16Bagayoko
36:16le maire LFI de Saint-Denis
36:17qui cette semaine
36:18a expliqué
36:18notamment dans l'opinion
36:19qu'on pouvait siffler
36:20la Marseillaise
36:21il s'est expliqué
36:21en disant que c'était
36:22un droit de réplique populaire
36:24parce que les enfants
36:25dit-il de ceux qui sont
36:26ici dans les grands stades
36:27sont aussi citoyens
36:29aussi de là-bas
36:30il s'est expliqué
36:31il a dit qu'il ne fallait
36:32pas réduire justement
36:34ces gens qui peuvent
36:34siffler la Marseillaise
36:35à des ennemis de la France
36:37ou à des gens
36:38qui ne seraient pas
36:38pleinement français
36:39pourquoi vous n'entendez pas cela
36:41cette nuance de sa part
36:42moi je ne suis absolument
36:44pas dupe de qui est
36:45Bali Bagayoko
36:46Bali Bagayoko
36:47c'est un militant
36:49radical
36:50d'extrême gauche
36:52racialiste
36:52voilà
36:53on y reviendra
36:54et islamo-gauchiste
36:55mais il fait
36:56à chaque fois
36:56ce que fait très bien
36:57il était élu par les habitants
36:58et c'est bien malheureux
36:59et ça dit beaucoup de choses
37:00de la situation de cette ville
37:03mais il fait la même chose
37:04que fait Jean-Luc Mélenchon
37:04à chaque fois
37:05c'est-à-dire qu'il sort une horreur
37:06voilà
37:07et puis ensuite
37:07il va faire le tour
37:09des plateaux de télévision
37:09pour dire que ce n'est pas du tout
37:10ce qu'il a voulu dire
37:11moi je vous le dis
37:12siffler la Marseillaise
37:13ça n'est pas faire valoir
37:15des opinions géopolitiques
37:16ou sociales
37:17c'est siffler la France
37:18voilà
37:18et quand pour reprendre
37:20cette fameuse épisode
37:22Jacques Chirac en 2002
37:24quitte les tribunes du stade
37:25dans un match
37:26entre la France et l'Algérie
37:28dans lesquels
37:28les supporters algériens
37:29sifflent la Marseillaise
37:30excusez-moi de vous dire
37:31que les supporters algériens
37:32ils sifflent pas
37:33pour des revendications géopolitiques
37:35voilà
37:35ils sifflent la France
37:36et tout ce qu'incarne la Marseillaise
37:38donc évidemment
37:39que cet élu de la République
37:40dit que ça se rend
37:41cette légitimation encore plus grave
37:43légitime
37:44une haine
37:45et un rejet antifrançais
37:46est-ce que la France insoumise
37:47est républicaine
37:48ou antirépublicaine ?
37:50je sais pas
37:50on se pose la question
37:51parce que si la République
37:52c'est la République
37:53une et indivisible
37:54c'est pas des gens
37:55qui veulent la République
37:56une et indivisible
37:56ils ont pas un projet
37:57bienveillant et inclusif
37:59ce sont des gens
37:59qui surfent
38:00sur un communautarisme
38:01totalement assumé
38:02qui soufflent
38:03sur les braises
38:04de la haine antifrançaise
38:05du ressentiment
38:06postcolonial
38:08du racisme anti-blanc
38:09de manière totalement décomplexée
38:11Bali Bagayoko
38:12c'est un homme
38:12qui explique
38:13que le projet
38:14excusez-moi
38:14juste le projet
38:14de la Nouvelle-France
38:15je cite
38:15c'est le remplacement
38:16des vieilles couches blanches
38:18il a dit ça comme ça ?
38:19oui il a dit ça comme ça
38:21aucun problème
38:21on regardera
38:22s'il a dit
38:22exactement
38:23aucun problème
38:24il l'a dit
38:24dans un podcast
38:25voilà
38:26Jean-Luc Mélenchon
38:27lui parle de grands placements
38:27des générations
38:28il avait précisé
38:29oui voilà
38:30des remplacements
38:31des tout blancs
38:32tout moches
38:32des générations
38:33ça vous vous en souvenez
38:34des tout blancs tout moches
38:35voilà
38:35donc oui évidemment
38:37qu'en sous-texte
38:38on comprend très bien
38:39et quand on regarde
38:39tout ce que déclarent
38:40aujourd'hui les députés
38:41et les filles
38:41il n'y a aucune ambiguïté
38:42possible
38:43voilà
38:43donc moi je vais vous dire
38:46je ne veux pas
38:47accompagner ce récit
38:48qui est celui
38:49de Bali Bagayoko
38:50et je crois qu'aujourd'hui
38:51c'est une menace existentielle
38:52et on revient au sujet
38:53de tout à l'heure
38:54d'où la nécessité
38:54de se rassembler
38:55vous débattriez avec lui ?
38:56bien sûr
38:57moi je débat avec qui veut
38:58je lance souvent d'ailleurs
38:59des demandes de débat
39:00on lui lance l'invitation
39:01on organisera ici même
39:02un débat
39:02avec grand plaisir
39:03entre vous-même et Bali Bagayoko
39:04on le voit qu'il y a
39:05on le disait
39:05la question de l'immigration
39:06il y a aussi les questions
39:07des thèmes de société
39:08qui seront présents
39:09dans l'élection présidentielle
39:10et un thème de société
39:11qui est assez clivant
39:12qui reflète cette semaine
39:14à l'Assemblée Ludovic
39:14oui c'est la fin de vie
39:16la proposition de loi
39:17sur l'aide à mourir
39:18revient en débat
39:19à l'Assemblée nationale
39:20tout indique que ce texte
39:21sera adopté
39:22aux alentours du 14 juillet
39:24est-ce que si votre camp
39:25arrive au pouvoir
39:26l'année prochaine
39:26est-ce que vous abrogerez
39:28cette réforme de société ?
39:30ah bah moi je plaide
39:31évidemment pour
39:31et d'ailleurs c'est la position
39:33de Marine Le Pen
39:33et c'est la position
39:34de Jordan Bardella
39:35donc je crois que
39:35de ce point de vue-là
39:36ce serait abrogé
39:38il n'y a pas de débat
39:40puisque de fait
39:42les chefs d'état-major
39:43du camp national
39:44sont tous opposés
39:44à cette loi
39:45qui sera à la fin
39:46l'une des lois
39:47les plus permissives du monde
39:49je dois dire que moi
39:50je suis
39:51j'ai pas les mots
39:52face à cette loi
39:53parce qu'elle me
39:54elle me terrifie
39:55elle m'attriste
39:56parce que je sais
39:56que ce sera d'abord
39:57une loi
39:57d'abord et avant tout
39:59pour les pauvres
39:59et les plus vulnérables
40:00voilà c'est-à-dire
40:01tous ceux qui n'ont pas accès
40:01aujourd'hui à des soins palliatifs
40:02tous ceux qui vivent
40:03isolés
40:04tous ceux qui ont un handicap
40:05tous ceux qui sont
40:07dans des déserts médicaux
40:08et qui évidemment
40:09faut de pouvoir être
40:10correctement pris en charge
40:11parce que je rappelle
40:11qu'on a aujourd'hui
40:12500 personnes par an
40:14qui meurent
40:15sans être pris en charge
40:16par des soins palliatifs
40:17bah demanderont l'euthanasie
40:18parce que ce sera
40:19l'une des manières
40:20les moins voilà
40:22douloureuses
40:22et de partir
40:23et moi quand je regarde
40:24aujourd'hui dans les pays
40:25où ça a déjà été légalisé
40:27les motivations
40:28notamment dans les pays
40:28anglo-saxons
40:29des personnes qui demandent
40:30l'euthanasie
40:30et que je vois des personnes
40:31âgées dire
40:31je demande l'euthanasie
40:32parce que je ne veux pas
40:33être un poids pour ma famille
40:34mais je vous assure
40:35ça me donne envie de pleurer
40:36je me dis en fait
40:37c'est des gens qui demain
40:38vont porter la responsabilité
40:39de rester en vie
40:40qui vont se dire
40:40voilà je coûte tant d'argent
40:41à mes enfants
40:42à mes petits-enfants
40:43vaudrait mieux que je meure
40:44mais enfin
40:44mais qu'est-ce que c'est
40:45que c'est
40:46enfin je sais pas
40:46jusqu'ici toute la société
40:47se mobilisait
40:48quand quelqu'un
40:48voulait se suicider
40:49et aujourd'hui
40:50maintenant on les accompagne
40:51ça veut dire
40:51donc on arrête
40:52d'appeler les camions de pompiers
40:52quand quelqu'un veut
40:53se jeter d'un pont
40:53alors c'est une rupture
40:54anthropologique majeure
40:55et la réalité
40:56je vous le dis
40:57c'est qu'aujourd'hui
40:58ça n'est que le début
40:59demain ce sera donc
41:00des mineurs
41:00mais c'est très éminer
41:01des pathologies graves
41:02un peu de médecins
41:03mais madame
41:04le problème si vous voulez
41:05c'est que c'était exactement
41:05n'importe qui ne peut pas dire
41:06je veux
41:07c'était exactement la même chose
41:08au début des pays
41:10qui ont légalisé
41:11et le résultat
41:12notamment en Belgique
41:13mais pas que
41:13au Canada ou ailleurs
41:14c'est qu'à partir du moment
41:15où on a légalisé l'euthanasie
41:16on ne parle d'ailleurs
41:17jamais d'euthanasie
41:18et de suicide assisté
41:18dans la loi
41:19ce trésor les orwelliens
41:20et bien le résultat
41:21c'est qu'ensuite
41:21on a élargi
41:22on a élargi
41:24aux handicapés
41:24on a élargi aux mineurs
41:26on a élargi
41:27aux maladies psychiatriques
41:28et c'est ainsi qu'en Belgique
41:29une femme de 25 ans
41:30a été euthanasiée
41:31parce qu'elle était traumatisée
41:32à la suite d'un attentat islamiste
41:33et si votre camp
41:33l'emporte l'an prochain
41:34il y a d'autres réformes sociétales
41:36dont vous souhaiteriez
41:37la bourgation ?
41:38Déjà il y a une chose
41:39sur laquelle
41:39on va se battre ardemment
41:40c'est l'offensive pro-GPA
41:43à laquelle on est en train d'assister
41:44parce qu'aujourd'hui
41:45on voit bien
41:45que Gabriel Attal
41:47mais pas que
41:47veut faire de ce combat
41:49l'un de ces grands combats
41:51dits sociétaux
41:52qui là pour moi encore
41:53est une aberration
41:54on est sur un contrat
41:55qui touche à la vie
41:56et à l'enfant
41:57on est sur la marchandisation
41:58du corps de la femme
42:00alors on essaye
42:01de nous vendre ça
42:02en GPA éthique
42:05je ne crois pas
42:06à la GPA éthique
42:09du moins j'y croirais
42:10le jour où une femme riche
42:11prêtera son ventre
42:12pour sa femme de ménage
42:13jusqu'ici je crois
42:14que ça ne va pas trop exister
42:15donc ça ça fait partie
42:16évidemment des grands sujets
42:17sur lesquels nous allons
42:18bien sûr nous mobiliser
42:19nous empêcherons
42:21coûte que coûte
42:21d'avancer vers cette rupture
42:23anthropologique
42:23une fois de plus
42:24Marion Maréchal
42:24vous étiez à Washington
42:25pour l'investiture
42:26de Donald Trump
42:27le président américain
42:28qui a signé cette semaine
42:29un accord
42:29en tout cas
42:30les discussions s'engagent
42:31avec les Iraniens
42:32y compris aux Etats-Unis
42:33certains disent
42:34c'est une forme
42:35de défaite américaine
42:36est-ce que vous vous dites
42:37je me suis trompé
42:38j'aurais jamais dû le soutenir
42:40ah non mais moi
42:40je vais vous dire
42:41j'ai toujours eu
42:42le même discours
42:42sur les américains
42:43et sur les Donald Trump
42:44puisque en fait
42:45moi ce que je constate
42:46c'est qu'il n'y a pas
42:47de véritable rupture
42:48en réalité
42:49dans l'administration Trump
42:51et les précédentes
42:51vis-à-vis en tout cas
42:52des intérêts français
42:53la seule chose
42:54c'est que Trump
42:54il affiche la couleur
42:55il est brut de décoffrage
42:56vous voyez ce qui s'est passé
42:57en Iran
42:57le résultat de ces
42:58ah non mais moi
42:59j'étais contre
42:59cette intervention
43:00donc je ne peux pas vous dire plus
43:01j'ai surtout pas souhaité
43:02que la France aille dedans
43:03si ce n'est pour respecter
43:04les accords de défense
43:05avec les alliés
43:06mais est-ce que ça finit
43:06par une capitulation de Trump
43:08par contre j'ai envie de vous dire
43:09on verra dans 60 jours
43:10ce qu'il en est
43:11mais moi je trouve
43:11que c'était une erreur fondamentale
43:13que d'aller vers cela
43:13donc je n'ai aucun problème
43:15à le dire
43:15maintenant je vous le dis
43:16d'un point de vue
43:17européen et français
43:18ce qui me fait peur
43:19si vous voulez dans cette affaire
43:20c'est que dans deux ans
43:21si Donald Trump
43:22était amené à perdre
43:23les élections
43:24ce qui est tout à fait possible
43:25qu'on ait la tentation
43:26et que de nombreux pays européens
43:27aient la tentation
43:28de faire
43:28oulala c'est bon
43:29Trump est parti
43:29on reprend les choses
43:35de petits vassaux
43:36militaires, numériques, économiques
43:38des Etats-Unis
43:39on sort de cette logique
43:41qui est celle aujourd'hui
43:42bienvenue au niveau européen
43:43de défendre une préférence européenne
43:45et de tendre vers l'autonomie
43:46et l'indépendance
43:47ce serait une erreur fatale
43:49il faut dépasser le sujet
43:51de Donald Trump
43:51les Américains
43:52aussi alliés soient-ils
43:54sur un certain nombre de sujets
43:55restent des concurrents féroces
43:57dont les intérêts
43:57ne sont pas toujours alignés
43:58avec les nôtres
43:59et donc j'espère
44:01que le passage de Donald Trump
44:02servira de leçon
44:04durable
44:04à toutes ces élites européennes
44:06en tout cas j'oeuvrerai pour
44:07et quand vous vous voyez
44:08pardon Amandine
44:09non non mais j'allais dire
44:09qu'est-ce qui vous empêche
44:10cela dit d'être critique
44:12sur ce que fait Donald Trump
44:13on voit par exemple
44:14je suis critique
44:14j'ai dit que c'était une erreur
44:16Georgia Meloni
44:17se désolidarise complètement
44:18de Trump
44:18et dit d'ailleurs
44:19ça m'annuit d'être votre ami
44:20je ne veux pas être plus critique que ça
44:23je vous dis que c'était une erreur
44:24que cette intervention
44:24en errant
44:25il vous déçoit
44:26non mais c'est pas qu'il me déçoit
44:27si vous voulez
44:28parce que moi je ne suis pas américaine
44:29donc je n'ai pas voté pour lui
44:30mais moi je fais la part des choses
44:31je n'ai aucun problème à dire
44:32que sur la politique intérieure
44:34il y a des choses
44:34que je partage avec Donald Trump
44:36ce serait ridicule de dire le contraire
44:38sur le fait de vouloir réduire l'immigration
44:40de lutter plus efficacement
44:41contre l'immigration clandestine
44:42dans la lutte contre le narcotrafic
44:44dans la lutte contre le wokisme
44:45tout ça évidemment
44:45nous l'avons en commun
44:46et ce serait ridicule de le nier
44:48maintenant je fais la part des choses
44:49avec le Trump extérieur
44:50et je le dis une fois de plus
44:52ce que nous vivons aujourd'hui
44:53avec Donald Trump
44:54n'est pas nouveau
44:54quand sous Biden
44:55nous avions
44:58j'ai oublié le terme
45:00il y a eu l'affaire Ocus
45:02il y a eu l'amende de BNP Paribas
45:03il y a eu l'affaire Snowden
45:05mais il y a eu l'inflection
45:06ah c'est exactement
45:07je cherchais le terme
45:07qui était aussi un sabotage complet
45:10de l'économie européenne
45:12bizarrement
45:13bizarrement
45:13personne n'avait rien à dire
45:14voilà
45:15et donc je le dis
45:16soyons cohérents
45:17que ce soit une administration
45:19démocrate
45:19ou une administration républicaine
45:21Donald Trump
45:21ou pas Donald Trump
45:23en fait nous sommes des Européens
45:25nous sommes des Français
45:26et donc à ce titre
45:27c'est d'abord en tant qu'Européens
45:28et Français
45:29qu'on doit raisonner
45:30et donc c'est la grande leçon
45:31me semble-t-il
45:32qu'il faut garder
45:33et l'autre leçon
45:34pardon
45:34c'est la question aussi
45:35de notre autonomie
45:36en matière de défense
45:38voilà
45:38et ça c'est le grand enjeu
45:39des années à venir
45:40que nous allons devoir défendre
45:41nous aussi
45:42à Paris comme à Bruxelles
45:43Mario Maréchal
45:44on a évoqué au début
45:44de cette interview
45:45la situation évidemment
45:46climatique en France
45:47avec près de 26 millions
45:48de Français
45:48qui sont concernés
45:49aujourd'hui
45:50par cette alerte rouge
45:51à l'instant
45:52on apprend
45:53par la voix du ministre
45:54de l'éducation
45:55que 845 écoles
45:58et collèges
45:58seront fermées lundi
46:00845 écoles
46:02et collèges
46:02fermées lundi
46:031800 autres
46:05aménageront
46:05leurs horaires
46:07oui
46:08je vais faire le même commentaire
46:09que ce que j'ai fait
46:10en ce début d'émission
46:11c'est-à-dire que je trouve ça
46:12affligeant
46:12qu'on se retrouve
46:13pour des raisons démagogiques
46:14par refus de climatisation
46:15dans cette situation
46:16parce qu'il faut comprendre
46:17que derrière ça
46:18même si c'est une décision
46:19on va dire légitime
46:21pour les enfants
46:21bien sûr
46:22c'est une désorganisation
46:24familiale totale
46:25pour les parents
46:25qui travaillent
46:26je pense que c'est
46:26extrêmement compliqué
46:27donc ce qui serait bien
46:28c'est que le gouvernement
46:29de temps en temps
46:30arrête la communication
46:31par à-coup
46:31en fonction de l'actualité
46:33mais ça va être capable
46:33de temps en temps
46:34d'aller au bout
46:36d'une idée
46:36et s'ils sont d'accord
46:38comme il semble le dire
46:38pour un grand plan de climatisation
46:40d'ailleurs proposé
46:40par Marine Le Pen
46:41depuis longtemps
46:41on en attend maintenant
46:42la couleur
46:44merci beaucoup
46:44Mario Maréchal
46:45d'avoir été notre invité
46:46Ludovic Amandil
46:47merci d'avoir été
46:48à mes côtés
46:49ce mastin
46:50vous restez bien sûr
46:51sur BFM
46:52tout au long de cette journée
46:53on va vous informer
46:54sur cette canicule
46:56qui touche la France
46:57qui va continuer
46:57de la toucher
46:58pendant plusieurs jours
46:59à l'instant
47:00donc le ministre de l'éducation
47:01ça vous concerne certainement
47:02qui annonce
47:03que 845 écoles
47:04et collèges
47:05seront fermés lundi
47:071800 autres
47:08aménageront
47:08leurs horaires
47:09dans un instant
47:10cette affaire suivante
47:11avec Loïc Besson
47:12et Dominique Rizet
47:14à très vite
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