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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04A la une ce matin, après le confinement sanitaire, le confinement sécuritaire place au confinement caniculaire.
00:12Loin de moi l'idée de minimiser le phénomène qui écrase la France en ce moment même.
00:16Loin de moi l'idée également de sous-estimer le danger pour les plus vulnérables et la menace d'incendie
00:22sur nos terres.
00:23Mais au lieu de constater que le thermomètre est en train de grimper, la seule question qui va être depuis
00:272003,
00:28pourquoi si peu d'établissements scolaires disposent de salles climatisées ?
00:33Idem dans les EHPAD ou les hôpitaux, mais plus important encore,
00:37existe-t-il suffisamment d'aides-soignants pour hydrater les plus fragiles ?
00:41Qu'ont fait les gouvernements successifs pour éviter que le pays ne soit à l'arrêt lorsqu'il fait chaud,
00:46et même topo lorsqu'il neige un peu ?
00:49Gouverner c'est prévoir, et les Français ont bien conscience des carences du politique.
00:53Alors on ferme, on interdit, on limite.
00:55Appelons ça le confinement caniculaire.
00:59Et tout le monde trinque, sauf ce soir sur la voie publique pendant la fête de la musique.
01:04Alcool interdit dans les départements en zone rouge.
01:06Mais si le bar dans lequel vous souhaitez trinquer propose un concert sur la place,
01:11et donc sur la voie publique, allez-vous avoir le droit d'avoir un verre à la main ?
01:17Je n'ai pas la réponse.
01:18Sous cela nous amène au génie enfermiste du Covid, masqué dans la rue B, démasqué dans la rue A,
01:25le café debout ou le café assis.
01:28Courage à nos soignants, nos pompiers, nos policiers qui avec peu de moyens portent à bout de bras un système
01:33qui a pris un coup de chaud depuis des années.
01:35En enchaînant les réunions de crise, les prises de paroles martiales plus anxiogènes les unes que les autres,
01:41un lexique qui nous rapproche de l'apocalypse et des conseils qui infantilisent,
01:46nos politiques se risquent à brasser plus d'air que nos ventilateurs.
01:49Et nous en parlerons dans un instant bien sûr.
01:52Mais avant cela, c'est Valentin Rouillon pour le point sur l'information.
01:55Cher Valentin, vous étiez présent lors de la matinale, je le dis aux téléspectateurs,
01:58il y a la possibilité dans ce studio d'avoir la clim, mais possibilité aussi quand c'est l'hiver,
02:04d'avoir un peu de chaud.
02:05Le génie de la matinale et de Valentin, ils ont mis le chaud à fond.
02:09C'est pour ça que vous avez chaud sur le plateau, cher Valentin.
02:12Ravi de vous retrouver.
02:13Bonjour Elliot et bonjour à tous à la une de ce dimanche.
02:17La fête de la musique sous haute surveillance avec cette canicule.
02:214800 policiers et gendarmes et 2500 sapeurs-pompiers sont mobilisés dans l'agglomération parisienne.
02:26Annonce de la préfecture de police dans un communiqué qui précise que 10 bateaux de la brigade nautique
02:31et 8 de la brigade des sapeurs-pompiers seront engagés pour prévenir le risque de noyade.
02:37L'état d'urgence incendie a été déclaré hier à Los Angeles.
02:41Les pompiers luttent depuis plusieurs jours contre les flammes dans un géant entrepôt de produits surgelés.
02:46Un feu qui a démarré mercredi après-midi et qui n'est pas toujours maîtrisé.
02:50Dans un communiqué, le maire indique que cet état d'urgence permettra de garantir que la ville dispose des ressources
02:56dont elle a besoin.
02:58Le roi Charles III va publier sa fiche d'impôt dans les prochains jours.
03:02Une première pour un souverain britannique.
03:04Une décision prise dans un souci de clarté et d'accessibilité.
03:07Le porte-parole de Buckingham a précisé que cette décision est une demande expresse du roi lui-même.
03:12Ses sources de revenus pourraient comprendre les rendements d'investissement et d'action de ses résidences privées et de ses
03:18comptes bancaires.
03:19Et puis Pierre de Villeneuve reçoit Manon Aubry, député européenne de la France Insoumise, dans le Grand Rendez-Vous.
03:25C'est à 10h sur notre trentaine.
03:28Merci Valentin Rouillon pour le point sur l'information et on vous retrouve à 10h bien sûr pour un nouveau
03:32point.
03:33On est avec le docteur Faïsa Bossy.
03:36Merci d'être avec nous cher docteur parce qu'on va évidemment parler des gestes à avoir en cas de
03:43canicule pour éviter d'avoir un coup de chaud.
03:46Vous avez écrit également Ménopower, Ménopause, Liberté, Féminité.
03:50On pourrait d'ailleurs vous recevoir une nouvelle fois pour parler de ce sujet-là parce que c'est un
03:55sujet absolument passionnant.
03:56Sandra Larue est avec nous qui est journaliste météo pour CNews.
04:01Merci d'être avec nous chère Sandra.
04:02Et puis je salue Maître Jean Sagné, avocat de l'association Innocence en danger.
04:08Vous êtes père de famille Maître ?
04:09Oui, j'ai deux enfants.
04:10Bonne fête.
04:11Bonne fête à vous.
04:12Merci, on l'a fait hier.
04:12Ah bah écoutez, bonne fête.
04:14Arnaud Benedetti est papa également.
04:16Également.
04:16Bonne fête chère Arnaud.
04:18Éric Revelle est papa, lui aussi.
04:20Triple mon.
04:21Triple papa.
04:22Bah triple bonne fête des pères.
04:24Merci, et vous, et vous, et vous ?
04:26Si je suis papa ?
04:27Oui.
04:27Je ne le sais pas.
04:30Et nous sommes avec Franck Delvaux, restaurateur, président de l'UMIH Paris-Île-de-France.
04:35Merci d'être avec nous.
04:36Vous représentez l'hôtellerie, la restauration.
04:41Bonne fête également, puisque vous êtes père de famille, mais ça devait être la fête
04:44de la musique.
04:45Vous allez m'expliquer dans un instant comment vous allez faire.
04:48Si vous avez le droit de servir de l'alcool sur la terrasse, ça c'est bon ou pas ?
04:53Sur la terrasse, pour l'instant, c'est bon.
04:54C'est bon, mais si par exemple, j'ai un petit coup de chaud sur la terrasse et je souhaite
04:58aller sur la place, là où vous avez organisé un concert, vous avez le droit quand même
05:01de servir de l'alcool ou pas ?
05:02Il vaut mieux rester à l'ombre sur la terrasse, d'aller en plein soleil voir le concert.
05:06Mais plus sérieusement, on va revenir sur l'impact pour les restaurants, pour l'hôtellerie
05:10également.
05:11C'est évidemment un enjeu essentiel.
05:14Mais les mesures qui ont été présentées m'ont fait tout de suite penser au Covid.
05:17Vous savez, le café assis debout.
05:19Quand d'ailleurs, vous avez eu ces mesures à l'époque, vous vous disiez quoi ?
05:23Les mesures à l'époque du Covid, entre ça, il y avait les espaces, il y avait le moment
05:28où on pouvait ouvrir quand terrasse et pas à l'intérieur.
05:29C'était un peu le bazar.
05:31Le bazar, lunaire dites-vous, à la une bien sûr, je le disais, la canicule et plus
05:36que la chaleur, c'est la réponse au coup de chaud et cette France à l'arrêt.
05:40Encore une fois, l'idée n'est pas de minimiser ce qui est en train de se passer, bien au
05:44contraire, mais c'est de voir que depuis des années, très peu a été fait pour qu'on
05:50puisse passer ce mauvais moment qui est quand même désagréable.
05:53C'est vrai que c'est un coup de chaud XXL, mais le passer de manière sereine, sans qu'on
05:57bloque tout.
05:57Allons sur le terrain des chiffres, parce que vous avez 35 départements en alerte rouge
06:03et c'est historique, Sandra.
06:06Oui, c'est complètement inédit.
06:07On n'a jamais vu ça depuis la création de la vigilance en 2003, enfin en 2004, justement
06:12après ce paramètre canicule a été mis en place en vigilance après l'épisode de 2003.
06:19Donc c'est inédit, 35 départements et c'est vrai qu'à 16h, il risque d'en y avoir
06:24davantage en rouge, il y en a 45 autres en orange et puis on voit quand même que depuis
06:302019, on a eu une accélération avant 2003 cette canicule et à partir de 2019, on a
06:39quasiment eu une vigilance rouge canicule un an sur deux.
06:44Donc ça se répète, donc ça devient, ce qui était exceptionnel au sens propre du terme
06:51devient aujourd'hui malheureusement régulier.
06:55Sur le thermomètre, il dit quoi notre thermomètre ce matin et il va dire quoi dans la journée ?
06:59Alors le thermomètre dit qu'aujourd'hui commence à être la journée la plus chaude, on va avoir
07:0416h d'ensoleillement, c'est la journée la plus longue aussi de l'année, c'est le sol 6 d
07:08'été,
07:08donc 38 à 40 degrés sous-abri, ça veut dire qu'on peut avoir évidemment un ressenti
07:14bien plus élevé, on attend ces températures très élevées tout au long de la journée
07:18et surtout ce qui va être très difficile pour les organismes, c'est qu'elles vont avoir
07:22du mal à baisser la nuit, donc jusqu'à minuit on peut encore avoir des 30 degrés,
07:26donc des difficultés à récupérer, d'autant que les appartements, on l'a vu, plus les jours
07:33passent, plus la chaleur s'installe et il est difficile de la faire partie.
07:38Regardez les températures de nuit, on va battre évidemment des records absolus,
07:43à Paris on attend entre 38 et 40 degrés, l'ancien record pour un mois de juin, je
07:48parle, était de 37,6 degrés, c'était en 1945, donc a priori il va être battu,
07:54on confirmera tout cela, les 42,6 degrés à Paris qui ont été observés à Vérargues
08:02dans l'Hérault à priori ne sont pas mises en danger, bien heureusement. En revanche,
08:07on risque d'avoir ce lundi, mardi, mercredi, trois journées avec un indice national thermique
08:14le plus élevé jamais vu. Le plus élevé pour le moment remonte à 2003 et 2019, au moment des
08:19deux canicules on avait 29,4 et on risque d'avoir 29,7 voire 30 degrés, donc des journées les
08:25plus
08:25chaudes de façon inédite sur la France. On a posé le constat, maintenant on va aller sur les conséquences,
08:30et c'est avec vous docteur, c'est très important de vous avoir, Faïsa Bossy, vous êtes médecin généraliste
08:35à Paris, qu'est-ce que vous recommandez aux téléspectateurs ? Mais j'ai quand même l'impression
08:41que c'est déjà conscientisé en quelque sorte les français, en conscience du risque, vous n'allez
08:48pas faire un footing à midi, vous n'allez pas sortir avec votre enfant en bas âge toute la journée,
08:55etc.
08:56Vous disiez tout à l'heure, gouverner c'est prévoir, nous en médecine c'est prévenir,
09:01c'est guérir. C'est-à-dire que ce que l'on répète, ce que l'on martèle, c'est
09:05ce qu'on fait en médecine,
09:07ces gestes de prévention sont utiles et permettent en effet de conscientiser la problématique.
09:12Ce qui se passe quand il fait très chaud comme ça, c'est que l'organisme doit maintenir cette
09:16température corporelle aux alentours de 37, 38 et c'est une grosse dépense d'énergie.
09:21Et qui dit grosse dépense d'énergie nécessite dès lors de se mettre un peu au repos, de
09:26mettre son organisme au repos. Et donc tout cela passe par aider son corps à ne pas dépenser
09:32d'énergie et à rester hydraté. L'hydratation, on en parle, ça veut donc dire boire de l'eau
09:37tout au long de la journée. Pour les petits qui sont très vulnérables, il faut que les
09:42parents proposent à leurs enfants de l'eau de façon régulière, mouiller également son
09:47corps, c'est-à-dire à maintenir sa peau humide, c'est très important. Et puis, on disait
09:53tout à l'heure, on parlait de terrasses et de moments festifs, se mettre dans des endroits
09:57qui sont embragés. Ça paraît complètement fou de se dire que je vais me mettre à midi
10:03dehors, dans un endroit qui ne peut pas.
10:05Mais docteur, tout ce que vous venez de me dire et tout ce que vous dites aux téléspectateurs,
10:11attention, je ne veux pas dire que c'est infantilisant, mais ils sont déjà conscients
10:15de tout cela. Pardonnez-moi, s'hydrater quand il fait chaud, s'occuper des enfants, se mettre
10:21dans des coins ombragés, essayer d'avoir des endroits même à domicile où on peut avoir
10:28un peu plus d'air, un peu plus de frais. Tout cela, on le sait. Ce qui est difficilement
10:34supportable parfois, c'est de se dire mais on nous prend pour des billes. Pas vous, docteur,
10:40attention, pas du tout. Non mais vous avez raison, mais ça c'est ce que je vous dis
10:44là, apparaissent pour certains peut-être infantilisant, voire théorique. Et puis
10:49il y a toujours aussi cette envie de vouloir faire ce qu'on a envie de faire. On l'a
10:53vu
10:53au décours d'événements sportifs, de maintenir cette performance, de se croire immortel et
11:00d'y aller alors que l'on sait que ça peut être néfaste. Donc il y a toujours cette volonté
11:04de s'affranchir du fait que ce qui arrive aux autres m'arrivera à moi.
11:09En revanche, ce qui m'intéresse, docteur, c'est plutôt que de constater l'augmentation
11:15de la température, le phénomène qui se répète, plutôt que d'apporter aussi, mais c'est
11:20important, et de prévenir, donc d'apporter les gestes. Je parlais des gestes barrières,
11:24ça y est, j'ai l'impression de revenir au Covid. En revanche, ce qui m'intéresse, c'est
11:29de savoir si le système de santé est suffisamment aidé, c'est-à-dire a suffisamment de moyens
11:36pour affronter ce qui va se passer. Est-ce qu'on a plus de soignants ? Est-ce qu'on
11:40a plus
11:40de médecins ? Est-ce qu'on a plus d'aides-soignants ? Vous voyez, est-ce que dans les
11:44établissements
11:44de santé, on a suffisamment de climatisation ? Etc.
11:49Alors, c'est une bonne question à laquelle je ne saurais répondre au sens littéral du
11:54terme, dans le sens où moi je ne suis que scientifique. Mais ce que je peux vous dire,
11:58par contre, vraiment statistiquement, c'est que depuis 2003, la première période de la
12:01canicule, on a bien noté une différence en termes de gestion de ce risque-là. C'est-à-dire
12:08qu'on sait aujourd'hui comment prendre en charge les patients et prévenir en amont.
12:14Donc, d'un point de vue mentalité, si vous voulez, les soignants qui sont sur place ont,
12:19j'ai envie de vous dire, malheureusement l'habitude de prendre en charge ce risque.
12:23Maintenant, est-ce que l'on a tous les tenants et les aboutissants ?
12:26Tous les outils, c'est ça. Est-ce qu'on est suffisamment armés ? Parce que j'ai l'impression
12:30qu'on va faire la guerre à la chaleur. Bientôt, ça va être ça, la formule. J'ai
12:34entendu la ministre dire, il ne faut pas avoir la main qui tremble. Je vous assure, c'est
12:38la formule employée. Alors, quand cette formule est employée par le gouvernement, souvent
12:41ça capote. On n'aura pas la main qui tremble face aux délinquants. On a vu le résultat.
12:46Il ne faudra pas avoir la main qui tremble. De quoi parle-t-elle ? Qu'est-ce qui va
12:51se passer ?
12:51Elle a peut-être eu un petit coup de chaud.
12:53Je ne l'espère pas, parce que ça peut être dangereux le coup de chaud. Ce que je veux
12:58dire, c'est qu'hier, docteur, on avait par exemple un directeur d'EHPAD. Et le directeur
13:02d'EHPAD disait, évidemment que depuis 2003, on a moins d'aide-soignants. Ils sont moins
13:07formés. Et aujourd'hui, on travaille à perte. On est en déficit parce que les ARS regardent
13:12un tableau Excel et nous disent, pour 80 résidents, vous avez le droit sur la journée
13:17d'en avoir que 6 de soignants. Mais lui, il préfère en avoir 8.
13:21On ne peut évidemment pas nier le fait que le système de santé, mais comme d'autres
13:25systèmes, on peut parler de l'éducation, etc., sont un peu à l'arrêt, voire peut-être
13:30à l'abandon. Mais il ne faut pas aussi sous-estimer le fait que les soignants qui sont sur place
13:35ont quand même l'habitude de gérer ce risque et qu'il faut que la population prenne
13:40conscience qu'on est là pour eux.
13:42Alors ça, je vais vous dire, vous avez entièrement raison, docteur, et je les salue. Je peux vous
13:46dire qu'ils font un travail extraordinaire. Les soignants, ils font ce qu'ils peuvent
13:49avec peu de moyens. Ils enchaînent les heures. Heureusement qu'ils sont là. Vous savez,
13:53c'est dans cette France qui est en train un peu de s'effondrer et se déliter. Vous
13:57avez des remparts. C'est les policiers, c'est les pompiers, c'est les militaires, c'est
14:00les soignants, bien sûr. Mais on aimerait savoir où sont passés tous ces milliards.
14:05Pourquoi, par exemple, dans les écoles, j'ai entendu Emmanuel Grégoire, vendredi, faire
14:08une conférence de presse en disant, on va changer de doctrine et on va mettre 1200
14:13clim dans les établissements scolaires. Vous ne pouviez pas le faire un peu plus
14:17tôt, monsieur ? Alors, il vient d'arriver, mais il était quand même avec Madame Indelgo
14:21depuis 2014. Il était premier adjoint. Premier adjoint, ce n'est pas rien, premier adjoint
14:25à Arnaud Bédédetti. Oui, alors moi, je pense que la grande rupture, c'est 2003 et le
14:30discours aujourd'hui, je reviens sur ce que vous disiez, ce que vous appelez le discours
14:34infantilisant. Alors, c'est vrai que ça peut apparaître infantilisant et puis après,
14:37c'est les entourages aussi qui doivent quand même veiller sur les plus fragiles. Ça me paraît
14:40un geste, je veux dire, salutaire en l'occurrence sur un plan familial. Mais c'est vrai que
14:45quand on se souvient de 2003, le reproche qui avait été fait au pouvoir public, c'était
14:50bien évidemment déjà la question des moyens dans les urgences, il faut s'en souvenir,
14:53qui se posait déjà en 2003, donc ça fait 23 ans. Et ensuite, on avait reproché au
14:59pouvoir public, justement, de ne pas être assez en anticipation, y compris sur le discours
15:03en matière de prévention. Souvenez-vous. Et donc, je peux comprendre aujourd'hui la
15:08difficulté des gouvernants, parce qu'ils se disent soit on en fait trop, soit on n'en
15:11fait pas assez. Donc, il faut avoir un discours qui soit un discours, en effet, adapté à
15:16la situation. Après, bon, clairement, on voit bien que la question du manque de moyens,
15:22il est aujourd'hui lié à la gestion, malheureusement, de la dette publique. Éric Crevel en parlerait
15:28beaucoup mieux que moi.
15:29Alors, je vais vous proposer une séquence. On est en 1976. 1976, pourquoi ? Parce qu'il y
15:35avait eu à l'époque une sécheresse couplée d'une canicule. D'accord ? En revanche,
15:41je suis allé regarder les températures. Les températures maximales en plein été en
15:441976, c'était 10 degrés de moins qu'actuellement. Donc, c'est pour ça que jamais, vous allez
15:49m'entendre, minimiser ce qui est en train de se passer. Mais vous auriez pu peut-être
15:54en faire une priorité, sortir du dogmatisme et mettre tous les moyens pour éviter d'enfermer
15:59les gens. Voilà. Ou en tous les cas, de les enfermer dans de bonnes conditions. Pourquoi
16:03il y a si peu de clim en France, par exemple ? Voyez, cette séquence, c'était à l'époque
16:07le Premier ministre. Il s'appelait un certain Jacques Chirac.
16:10Tout sera mis en œuvre pour limiter les effets néfastes de la sécheresse. Il n'y
16:14aura pas de pénurie de fourrage et peu de risque de connaître des ruptures d'approvisionnement
16:19en eau. Tels sont les résultats essentiels du Conseil de guerre qui a réuni cet après-midi
16:23autour du Premier ministre huit membres du gouvernement, une quinzaine de préfets, ceux dont les départements
16:27sont les plus frappés, et aussi quelques hauts fonctionnaires. Il s'agissait d'abord, pour
16:31Jacques Chirac, d'écouter, de dresser le bilan de la situation, de recenser les besoins,
16:36puis de prendre les décisions. Et c'est en réalité une nouvelle impulsion au plan
16:40anti-sécheresse qui a été donné à l'hôtel Matignon, où il faisait comme partout en France
16:44très très très chaud, sans doute 36 à 37 degrés. C'est d'ailleurs pourquoi des
16:48ventilateurs avaient été installés et les volets de la salle de réunion fermés.
16:52À l'époque, c'était les ventilos. Conseil de guerre ! Conseil de guerre ! 50 ans plus tard,
16:57regardez cette image. C'était hier à 11h. Les mêmes images ! Les mêmes images !
17:03Ce n'est plus les mêmes ! Oui, ce n'est plus les mêmes ! Mais c'est la même
17:07chose !
17:07Il y a les Chiracs qui fumaient ! On devrait mettre les deux images ! Alors maintenant,
17:13on appelle ça le Conseil interministériel de crise. On est passé du Conseil de guerre au Conseil
17:20interministériel de crise. Rien ne bouge ! Je me tourne vers vous, Franck Delvaux. Vous êtes restaurateur,
17:25vous êtes président de l'Union des métiers, des industries et de l'hôtellerie, parce que parmi les mesures qui
17:31ont été prises,
17:32c'est l'interdiction sur la voie publique de la consommation et de la vente d'alcool.
17:37Et je me suis dit, mais comment vous allez faire ? Parce que lors de la fête de la musique,
17:41c'est un événement important.
17:43D'ailleurs, ça génère combien, la fête de la musique, par exemple, en Ile-de-France ?
17:46Ah ben, la fête de la musique, c'est très important. L'année dernière, il y a eu plus de
17:482 millions d'Européens qui étaient venus.
17:51On en attend encore autant. En plus, cette année, c'est annulé dans beaucoup de villes de l'Île-de
17:58-France.
17:59Donc, on va avoir beaucoup de monde à Paris sur la fête de la musique. Oui, c'est un événement.
18:02Mais alors, comment on vous a expliqué ce que vous deviez mettre en application ce soir ?
18:08C'est-à-dire, interdiction de vendre de l'alcool sur la voie publique, alors que souvent, les restaurants, les
18:14bars,
18:14pendant la fête de la musique, ils organisent des concerts sur, justement, la voie publique ?
18:19Alors, en fait, le dernier arrêté que j'ai là dit que la consommation d'alcool et la vente en
18:26portée d'alcool
18:26sur le domaine public est interdite, sauf dans les endroits tels que les restaurants, les bars qui sont sur le
18:33domaine public.
18:33Ce qui veut dire quand même que, dans un premier temps, on a sauvé les terrasses, puisqu'on aurait pu...
18:37Vous savez, on est en pleine période de terrasses estivales qui sont sur le domaine public.
18:42On aurait pu penser à ne pas pouvoir servir d'alcool sur les terrasses.
18:46Donc, à l'heure où on se parle, on a quand même sauvé les terrasses et le fait de pouvoir
18:50servir de l'alcool dans les établissements.
18:52Mais revenons parce que les terrasses, pendant la fête de la musique, vous n'êtes pas assis dans les bars
18:58parisiens.
18:59Vous êtes debout, vous vous baladez un peu, etc.
19:03Est-ce qu'on a le droit de prendre un verre chez vous ?
19:05Un seul, bien sûr, parce qu'on pourrait en parler d'ailleurs, c'est la déshydratation.
19:10Mais un verre, et puis se balader un peu, oserais-je dire danser, mais je ne sais pas si j
19:15'ai le droit en période de canicule.
19:17Alors, si on lit de façon stricto sensus l'arrêté, non.
19:21Ah, je n'ai pas le droit. Je dois rester statique.
19:23On peut danser sur la chaise, mais on doit rester sur la terrasse, puisque si on sort de la terrasse,
19:30on est dans le même public.
19:32Bon, ça évoluera peut-être encore dans le cours de la journée.
19:36Et effectivement, on a vu aussi qu'il n'y aura pas de consommation d'alcool le long du canal
19:41Saint-Martin, le long des quais de Seine.
19:43On n'a pas le droit de transporter de l'alcool.
19:46Donc, certains supermarchés dans les zones seront fermés.
19:49Bon, enfin, tout ça va être quand même très compliqué à mettre en place, surtout qu'il y aura énormément
19:53de monde à la fête de la musique à Paris ce soir.
19:55Oui, parce qu'en plus de la canicule, il y a une question sécuritaire qui est très importante.
20:00Rapidement, docteur, parce que ça, c'est important.
20:02Moi, j'avais vraiment, mieux vaut en rire qu'en pleurer, sur les mesures qui sont prises en urgence et
20:08ce côté enfermiste.
20:09En revanche, il faut faire, il faut le dire aux téléspectateurs, très attention lorsqu'on consomme massivement de l'alcool
20:14dans une période de canicule.
20:15En effet, l'alcool est un diurétique. Ça veut donc dire qu'il est à l'origine d'une cause
20:20de déshydratation.
20:22Mais le café et le thé font exactement la même chose.
20:25Donc, on pourrait se dire, j'interdis aussi le café et le thé.
20:28La différence, c'est que l'alcool fait aussi baisser la tension artérielle.
20:32Donc, c'est une source de malaise en sachant qu'il fait des achos.
20:35Donc, objectivement, si un individu souhaite consommer de l'alcool, déjà un taux d'alcool qui est le plus faible
20:41possible, autant que faire se peut.
20:43Et puis, juste à côté, boire, boire, boire de l'eau, en l'occurrence, pour essayer de compenser, manger.
20:48Bon, on va sur les mesures.
20:49Oui, donc le proverbe, viens René, on va au café, prends un pastis pour s'hydrater.
20:53Ah bah là, non, c'est pas d'actualité.
20:55Faites très attention, vous savez que l'arcool veille attentivement.
20:59Michael De Santos, parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est de voir aussi quel est le dispositif, par
21:03exemple, de climatisation en France.
21:04Pourquoi, chez nos voisins, comme l'Italie ou l'Espagne, on est bien plus climatisé que la France ?
21:10Et je parle même pas du Japon ou des Etats-Unis, où 90% des infrastructures immobilières sont climatisées.
21:20C'est un sujet qui divise la classe politique.
21:23Si je suis élue présidente de la République, je mettrai en place un plan massif de climatisation, en commençant par
21:31les espaces où il y a les gens les plus vulnérables.
21:34Il ne faut surtout pas faire ça.
21:36Climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts.
21:38Du côté des Français, les avis divergent également.
21:42La climatisation a encore trop souvent mauvaise presse.
21:45Trop cher, trop énergivore, néfaste pour l'environnement.
21:49Pourtant, ce spécialiste l'assure, les appareils sont désormais très performants.
21:54Aujourd'hui, une climatisation ne consomme pas ce que consommait une climatisation il y a ne serait-ce que 5
22:00ans.
22:00Mais par rapport à une chaudière fuel ou par rapport à une chaudière gaz, la climatisation qui peut faire du
22:07froid et du chaud pollue beaucoup moins.
22:09Selon l'expert énergétique HelloWatt, un peu plus d'un quart des maisons sont équipées en climatisation.
22:14C'est deux fois moins pour les appartements.
22:17Des indicateurs en hausse de 4% en moyenne par rapport à 2025.
22:22Néanmoins, la France accuse un retard par rapport à de nombreux pays.
22:26Ceux du sud de l'Europe, les Etats-Unis ou encore les pays asiatiques.
22:30Un plan clim pourrait alors changer la donne.
22:33Quand vous achetez une voiture, aujourd'hui, si vous n'avez pas le GPS et la clim, c'est impensable.
22:38Dans les logements, dans les bureaux, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans les écoles, ça devrait être systématique.
22:44Selon les projections de RTE, gestionnaire du réseau de transport d'électricité, la moitié des logements français devraient être équipés
22:51de climatiseurs d'ici à 2035.
22:54Éric Revelle, si on devait faire le bilan de tout ce qu'on vient de se dire depuis une demi
23:00-heure, incroyable du tout.
23:02Pourquoi ?
23:03Parce que, si vous voulez, tout est... Vous avez dit, si ce n'était pas aussi dramatique...
23:08Mieux vaut en rire qu'en pleurer.
23:09Oui, mais regardez l'exemple que nous donnait notre ami de l'humilité de la restauration et de l'hôtellerie.
23:16Donc, je résume, vous avez parfois les terrasses d'été, on appelle ça les terrasses d'été pour vous, qui
23:22sont en fait sur le domaine public.
23:24Oui.
23:24D'accord. Donc, vous l'avez bien dit, c'est-à-dire que sur le domaine public, la terrasse qu
23:30'on vous alloue pour l'été, on pourra utiliser de l'alcool.
23:33Mais c'est sur le domaine public.
23:34Donc, en fait, bon courage aux policiers, s'ils veulent verbaliser, c'est impossible, impossible.
23:40Il va y avoir de... Malheureusement...
23:41Mais vous croyez qu'ils ont que ça a à faire ?
23:42Il va se balader.
23:43Non, mais vous croyez surtout qu'ils ont que ça a à faire ?
23:44Il y a pire.
23:45Il y a les émeutes, potentiellement.
23:46Vous avez dit quelque chose de très important tout à l'heure.
23:47Vous avez dit, on s'attend à ce qu'il y ait beaucoup de monde à Paris.
23:50Pourquoi ?
23:50Parce que, dans le même temps, vous avez des municipalités qui ont interdit la fête de la musique à cause
23:56de la chaleur et de la canicule.
23:57Donc, je résume, à 10 kilomètres d'interfalle, vous allez avoir une interdiction et vous allez aller là où la
24:07fête de la musique est autorisée.
24:08Et puis, pensons, s'il y a une chose, pourquoi est-ce que certaines communes annulent ?
24:12Parce que vous avez des services municipaux dont le job, c'est de monter des estrades pour que les groupes
24:17se produisent.
24:22Mais ces gens-là aussi sont en risque, si vous voulez, quand il fait 37 ou 42.
24:26Ah bah oui !
24:27Donc, rien ne va, à mon sens, Elliot.
24:30J'ai bien aimé, les politiques brassent de l'air, ça brasse plus d'air que dans le continent.
24:36Je trouve que c'est exactement ça.
24:38Sur l'alcool dans le domaine public, en fait, c'est infaisable, allez, il faut le dire.
24:43Sur l'interdiction des fêtes de la musique dans certaines communes, on ne comprend pas pourquoi.
24:46On va dans la commune voisine.
24:48Mais moi, ça va au-delà, c'est sur les soignants, les pauvres, qui vont passer des heures avec un
24:53afflux important de soignants.
24:55Tous ces personnels, si j'ose dire, dans la même réflexion.
24:58Les malades, bien sûr.
24:59Notamment les services municipaux, notamment les aides-soignants.
25:01Bien sûr.
25:02Bon, ben voilà, les pompiers, attendez.
25:04Il est 9h24.
25:05Ça va être terrible.
25:06C'est vrai que ça va être compliqué.
25:08Je remercie Sandra Larue qui nous a apporté les dernières précisions météo.
25:11Et cher docteur, merci d'être venu nous voir.
25:14Faïsab aussi, médecin généraliste.
25:16Je rappelle votre ouvrage.
25:18Et cet été, il faudrait que, si vous êtes disponible en juillet, il faudrait venir nous voir pour parler justement
25:22du sujet que vous traitez, puisque c'est la question de la ménopause, ménopower.
25:26Oui, il fait chaud aussi.
25:27Comment ?
25:28Il fait chaud aussi.
25:29C'est pas les mêmes bouffées de chaleur.
25:30C'est pas les mêmes bouffées de chaleur, mais on pourrait évidemment en parler.
25:349h24, on revient.
25:36Monsieur Delvaux, vous allez rester avec nous.
25:37Avec plaisir.
25:42On poursuit l'heure des pros et je rappelle évidemment que ce soir, il y a cette fête de la
25:48musique.
25:49Mais il y a un élément majeur, c'est bien sûr la canicule.
25:53Mais rajoutez à la canicule les questions sécuritaires, puisque malheureusement, en France désormais, lorsqu'il y a un événement festif,
26:02heureux, qui pourrait unir,
26:05vous avez des violences émeutières, pour reprendre la formule de Jérôme Fourquet.
26:09Et l'année dernière, la fête de la musique, notamment à Paris, a viré à l'affrontement.
26:14Revoyons ces images avec Félix Perrault.
26:19Peut-on encore faire la fête sans craindre des débordements ?
26:27Le 21 juin 2025, jour de la fête de la musique à Paris, la bonne ambiance s'était transformée en
26:36scène de violence.
26:39Dans la foulée, 371 personnes ont été interpellées, dont 89 à Paris.
26:46Et 13 membres des forces de l'ordre ont été blessés.
26:50Des scènes que Laurent Nunez ne veut pas revoir ce dimanche.
26:54Dans un courrier adressé aux forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur met en garde.
26:59En plus du risque terroriste inhérent à ce type de manifestation, cet événement est susceptible de générer une délinquance d
27:05'opportunité visant les personnes ou les biens.
27:08Le ministre s'inquiète également d'un risque de débordement qui pourrait être amplifié dans le contexte de la Coupe
27:15du Monde de football.
27:16Au vu des incidents récents survenus à l'occasion d'autres manifestations populaires, il convient d'apporter une réponse ferme
27:22et proportionnée.
27:23Mais la nouveauté qui avait inquiété les autorités lors de la fête de la musique de 2025, ce sont les
27:29appels à attaquer et à piquer des femmes avec des seringues.
27:34Et avant d'avoir l'analyse d'Arnaud, évidemment de tout le monde, Eric et même de vous, maître, je
27:41me tourne vers Franck Delvaux parce que vous êtes restaurateur, président de l'UMI.
27:44C'est un manque à gagner également puisque, par exemple, pour la fête, les festivités au moment de la finale
27:50de Ligue des Champions, les restaurateurs s'étaient barricadés.
27:54Oui, déjà, il y avait un arrêté, on était obligé de fermer tous les Champs-Elysées.
27:58Donc, en moyenne, les 30 restaurants qui étaient sur les Champs-Elysées étaient fermés.
28:02Et puis, dans les rues alentours, beaucoup avaient préféré fermer parce qu'aujourd'hui, on voit bien que les commissions
28:09d'indemnisation, etc.,
28:10on nous balade, on n'obtient jamais rien. Donc, vous voyez, certains préfèrent fermer par anticipation parce que c'est
28:16encore pire
28:16si on se fait casser la terrasse, la vitrine, voler le matériel, etc. Oui, bien sûr, ça avait été un
28:21préjudice important.
28:22La double angoisse, donc, c'est évidemment le phénomène caniculaire. Espérons que les gens se tiennent bien, ne boivent pas
28:28trop
28:29pour éviter d'engorger les services de santé. Mais l'autre angoisse, c'est ce soir. Qu'est-ce qui
28:36va se passer dans les rues parisiennes, par exemple, Eric Rebelle ?
28:38Oui, juste une petite parenthèse pour l'UMH. Parce que vous dites, on n'obtient jamais rien.
28:45Je me souviens quand même qu'à l'époque de votre grand président, André Daguin, vous aviez obtenu une baisse
28:48de TVA
28:49contre des emplois. Et la baisse a eu lieu, mais les emplois, on les a moins vus venir. Je ferme
28:53la parenthèse.
28:54Si, si. Vous êtes d'accord ou pas ?
28:57Non, mais c'est un autre sujet. Si on pouvait revenir sur le sujet.
29:00Mais parce qu'il nous disait qu'il n'obtient jamais rien.
29:03Vous vous attaquez à l'UMH, vous.
29:05Est-ce que ce que je viens de dire est factuellement faux ?
29:07C'est vrai que c'était un grand président.
29:08C'était un grand président.
29:11Il vient me prendre en otage cette émission pour mettre un tac à l'UMH.
29:15Ce qui risque de se passer, moi je suis très inquiet.
29:17Vous avez les problèmes de sécurité, délinquance d'opportunité, dit le ministre de l'Intérieur.
29:24Mais attendez, il faut appeler un chat un chat.
29:26Ce n'est pas des délinquances d'opportunité.
29:29C'est à chaque fête, football, le 14 juillet, 31 décembre, en fait, vous avez une racaille qui arrive et
29:38qui pète.
29:38Attendez, je ne vais pas me faire l'avocat de Laurent Nouniez, mais ce qui est intéressant quand il parle
29:41de délinquance,
29:42s'il vous plaît Eric, lorsqu'il parle de délinquance d'opportunité,
29:45c'est que vous avez les professionnels de la case qu'on peut voir dans certaines manifestations,
29:50et j'espère qu'on ne va pas les voir, place de la République ce soir.
29:52Et puis vous avez des délinquants d'opportunité, c'est-à-dire des gens qui préparent,
29:57qui vont à un événement festif, pour piller, pour casser, et qui utilisent...
30:03Oui, d'accord, mais c'est une opportunité de casser, c'est une opportunité de piller.
30:07C'est la délinquance d'opportunité.
30:08Vous êtes hors sujet, Eric Revelle, il a un coup de chaud !
30:11Apportez de l'eau, Eric Revelle, le pauvre !
30:14Il faut le redire, qu'est-ce que vous faites pendant la fête de la musique ?
30:18Vous chantez, vous dansez.
30:19Donc, en fait, c'est un exercice physique.
30:21Bon, donc ça, on ne l'annule pas, ça, on ne l'annule pas,
30:24mais il y a plein de communes qui ont annulé leurs 10 kilomètres, leurs 2 kilomètres de course.
30:27Ça n'a rien à voir !
30:29Mais si !
30:29Mais c'est exactement la même chose !
30:31Coup de chaud pour Eric Revelle, je lui ai demandé au docteur qui était avec nous,
30:35Arnaud Benetti, revenons sur l'essentiel, c'est-à-dire cette violence émeutière qu'on peut retrouver ce soir.
30:40Les policiers, vous imaginez à quoi ils vont être confrontés ?
30:43Malheureusement, ça se répète depuis plusieurs événements.
30:45Juste pour rebondir sur la réflexion d'Éric, sur le langage du ministre de l'Intérieur.
30:50Bon, c'est un langage un peu technocratique, je le conseille, un peu féminin.
30:55Enfin bon, il décrit, je trouve, assez bien ce qui risque de se passer ce soir, en l'occurrence.
31:00Mais ce qu'il y a, c'est que, ce à quoi on assiste quand même depuis maintenant plusieurs années,
31:04c'est que des manifestations populaires deviennent des sources d'inquiétude et d'anxiété pour les pouvoirs publics.
31:12Puisque les pouvoirs publics ne peuvent plus, alors les manifestations populaires ont toujours donné lieu
31:16à quand même des mesures en matière de gestion de la tranquillité publique, comme on dit.
31:22Mais aujourd'hui, c'est véritablement une préoccupation qui est une préoccupation extrêmement inquiétante.
31:27C'est-à-dire qu'on ne sait plus gérer ce type d'événements.
31:29Alors, il est évident que le ministre de l'Intérieur, il est obligé de communiquer avec les mots qui sont
31:33ceux de l'État, en l'occurrence.
31:35Mais moi, je suis toujours sur le problème, c'est qu'on n'est pas capable d'identifier en amont
31:40et en anticipation
31:42ceux qui, d'ailleurs très souvent se retrouvent parfois devant les tribunaux, je veux dire, reviennent systématiquement.
31:48C'est-à-dire qu'on n'est pas capable, en tout cas en amont, de gérer ce type de
31:52population.
31:53Et là, je me tourne vers l'avocat pénaliste que vous êtes.
31:56On va beaucoup parler de la justice dans la dernière partie de cette émission.
31:59Mais ce que dit Arnaud est très important.
32:02C'est comme la justice n'est pas assez forte, n'est pas assez ferme,
32:06vous avez des délinquants d'opportunité qui n'auront pas, ce soir, la main qui tremble
32:11pour reprendre la formule de la ministre de la Santé,
32:14la main qui tremble avant de s'attaquer aux policiers, avant de piller des magasins, etc.
32:19Moi, j'ai une pensée pour mes confrères pénalistes qui sont de permanence garde à vue ce soir,
32:25qui vont être très nombreux, qui vont engager des frais importants,
32:28des frais importants sur nos impôts et qui sont des frais qui ne passeront pas dans la défense des enfants.
32:33Ah, et bien justement, on en parle.
32:35Et vous avez bien fait de faire la transition.
32:36Permettez-moi, quand j'étais en comparution immédiate, j'assistais,
32:41j'étais pas dans le box des accusés, après les émeutes,
32:46vos confrères, excellents d'ailleurs, connaissent le droit à la perfection.
32:50Et puis ensuite, ils connaissent le climat.
32:51Il ne disait surtout pas faire de mon client un exemple qui a pillé,
32:56mais a-t-il véritablement pillé ? Il s'est retrouvé dans ce magasin.
32:59Est-ce que vous avez la preuve par A plus B qu'il était le premier pillard ?
33:04Et puis vous l'avez interpellé, il n'avait rien sur lui.
33:07Alors il était peut-être dans ce magasin, mais il y a eu un mouvement de foule.
33:09Je peux vous refaire la scène. Ils sont vraiment brillants, vos confrères.
33:12Vous savez, il y a quelque chose qui a envahi aujourd'hui la scène et depuis des années,
33:15qui est ce qu'on appelle la présomption d'innocence.
33:17La présomption d'innocence.
33:18Moi, quand j'ai une personne mise en cause et qui est dénoncée par un enfant qui est en face,
33:23je n'ai pas une seconde de doute pour savoir lequel des deux est innocent.
33:28L'enfant est innocent.
33:30L'IANA, justement.
33:31Lundi, les rapports d'inspection sur la mort de la petite Liana doivent être publiés.
33:34Des erreurs individuelles sont pointées davantage qu'un manque de moyens, selon nos confrères du Parisien,
33:40qui publient les grandes lignes des rapports qui vont être, je le disais, publiés ce lundi.
33:46Je vous propose de voir le sujet de la rédaction.
33:49Trois semaines après le meurtre de Liana, 11 ans, un rapport d'inspection doit être rendu public ce lundi.
33:55Selon nos confrères du Parisien, cette affaire est la conséquence d'une série d'erreurs et de manquements.
34:00D'abord, des défaillances auraient eu lieu dans le traitement des plaintes pour viol concernant Jérôme Barrella.
34:05En août dernier, à Toulouse, une plainte est déposée par la mère d'une fillette de 10 ans,
34:09amie de la fille de Jérôme Barrella.
34:11Dans cette affaire, le suspect n'a pas été entendu ni placé en garde à vue.
34:15Des expertises médicales et psychologiques corroboraient pourtant les affirmations de la fillette.
34:20Les inspections mettent également en lumière une erreur d'aiguillage du dossier jugé incompréhensible.
34:25Il aurait effectué plusieurs allers-retours entre les parquets de Toulouse et Doche,
34:29retardant l'ouverture de l'enquête de plusieurs mois.
34:32Pendant ce temps, aucun acte d'investigation majeur n'a été engagé contre Jérôme Barrella.
34:37Déjà sous pression, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a reconnu un immense échec de l'institution judiciaire.
34:42Je crains qu'effectivement, dans l'affaire Liana, il y ait eu une défaillance des services déparqués,
34:51peut-être d'autres services de l'État, on en a parlé avec M. le ministre de l'Intérieur et
34:53M. le ministre de l'Éducation nationale.
34:55On aurait dû appliquer le principe de précaution pour mettre de côté M. Barrella.
35:00Les conclusions rendues ce lundi pourraient déboucher sur de nouvelles enquêtes administratives et d'éventuelles sanctions disciplinaires.
35:07Et Mathieu Deves nous a rejoints, vous êtes le journaliste au service police du Céneuse.
35:12Merci d'être avec nous, Mathieu.
35:14Défaillance également dans la plainte, pas celle qui avait été déposée il y a quelques années, mais l'été 2025,
35:22de la petite Rosa.
35:23Exactement, car on parle de deux plaintes. Il y en a une qui a été classée sans suite en 2022.
35:27Mais celle qui est au cœur du problème, c'est bien celle déposée en août 2025 pour la petite Rosa.
35:33Je rappelle que le prénom a été modifié. Plainte déposée donc en Haute-Garonne.
35:37Et c'est là que commence confirmation avec ces informations révélées par nos confrères du Parisien
35:42de ce qu'avait déjà évoqué Gérald Darmanin, c'est-à-dire que le Parc de Toulouse a mis plusieurs
35:46semaines à transmettre le dossier.
35:49Aucune transmission téléphonique, je m'explique, pas de coup de téléphone, pas de mail effectué.
35:54Et donc ce dossier qui a été envoyé, ça c'est ce que nous disait le ministre de la Justice,
35:58par voie postale, 13 jours.
36:0013 jours arrivés. Ensuite, le transfert Toulouse-Hoche.
36:03Donc le dossier qui reste plusieurs semaines sans traitement, c'est-à-dire qui reste sur une pile de dossiers.
36:09On n'a pas priorisé, ça c'est ce que regrette le ministre de la Justice.
36:12Malgré, je vous le rappelle, ces circulaires qu'il avait transmis dès son arrivée à la chancellerie
36:17pour dire la priorité c'est quoi ? C'est la lutte contre le narcotrafic et c'est la lutte
36:20contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
36:23On a donc un mois qui s'écoule avant qu'un magistrat soit désigné et environ un mois et demi
36:28nécessaire pour désigner un service d'enquêteur.
36:31Voilà un peu tout ce que l'on sait et qui va être confirmé vraisemblablement demain.
36:35Avec les rapports qui seront publiés.
36:37L'inquiétude que peuvent avoir les Français, c'est qu'on va aller utiliser ou trouver des fusibles dans ce
36:42drame,
36:44des responsabilités directes, particulières, alors qu'on a bien compris que le problème maître était systémique,
36:50que le drame de la petite Liana est malheureusement quelque chose qui n'est pas anecdotique,
36:55qui est trop régulier dans notre système judiciaire ou sécuritaire.
37:00Oui, vous voyez...
37:01À des échelons différents, bien évidemment.
37:03Oui, effectivement, ce qui vient d'être rappelé sur cette petite Rosa et sa maman qui agaçaient les services enquêteurs,
37:10ça rappelle curieusement ce qu'il s'est passé il y a 13 ans.
37:15Vous vous souvenez du mur des cons au syndicat de la magistrature ?
37:19On placardait sur ce mur les parents des enfants victimes parce qu'ils emmerdaient le système.
37:26Eh bien, 13 ans plus tard, on est encore au même niveau.
37:29On est encore au même niveau à un instant où la France regarde la réaction de la justice.
37:34Comment va réagir cette justice moribonde ?
37:37Qu'est-ce qu'on voit apparaître ?
37:38On voit apparaître un tribunal, celui de Bobigny, un tribunal qui, face à un enfant, qui déclare.
37:44Face à cet enfant, le tribunal va mettre en liberté la personne mise en cause, va moquer la mère
37:50et va rendre un jugement qui est ignoble, totalement ignoble.
37:53C'est-à-dire que ce tribunal dévoile la pensée profonde de ce magistrat.
37:58Moi, ce magistrat, aujourd'hui, je vois qu'il porte une robe.
38:01Ce qu'il devrait porter, soyons clairs, c'est des menottes.
38:06Écoutez, ces propos vous engagent.
38:08Je rappelle que vous êtes avocat.
38:11Quand vous dites des menottes, j'imagine que c'est symbolique,
38:13puisqu'il faut préciser ce qui s'est passé dans l'attendu.
38:20Le magistrat parlait d'une bobo psychologue qui avait très certainement surréagi.
38:27Une enquête a été diligentée par le ministère de la Justice à propos du tribunal de Bobigny.
38:32Et on attend de voir exactement ce qu'il s'est passé.
38:35Mais en profondeur, sur le système judiciaire et sur la responsabilité de l'État,
38:39c'est à la une du journal du dimanche.
38:42L'État coupable, les victimes abandonnées, le Liana, Lola, Philippines.
38:47C'est tout un dossier vraiment absolument passionnant, dramatique et passionnant.
38:52Et vous avez Claire Géronémy et Guilhem Carayon qui ont décidé de porter plainte.
38:58Guilhem Carayon a lancé un mouvement pour justement apporter un ventre de liberté.
39:05Et surtout que l'État puisse répondre de ses actes.
39:08Claire Géronémy, vous savez, c'est cette jeune femme qui avait été violée par un OQTF.
39:12Avec Claire, nous demandons au pouvoir public de rendre des comptes.
39:15On engage une action en responsabilité contre l'État pour une action sécuritaire.
39:18Que vaut une décision de l'État si elle ne l'exécute pas lui-même ?
39:22Claire n'a pas seulement été victime d'un criminel, elle a aussi été exposée à une chaîne de responsabilité
39:28qui n'a pas fonctionné.
39:30Dans ces drames-là, la responsabilité de l'État peut-elle être engagée, Maître ?
39:34Oui, oui et souvent elle l'est.
39:36Moi je l'ai engagée il y a très peu de temps.
39:38Vous vous souvenez en 1987 de cette petite fille que l'on retrouve sur le bord de l'autoroute ?
39:43Elle est martyrisée, elle a 27 morsures humaines sur le visage, elle a un fer à repasser sur la fesse
39:50gauche, elle a les tétons arrachés, elle est vidée de son sang, il va s'ouvrir le plus grand cold
39:54case de l'histoire française.
39:56Il va falloir 30 ans pour qu'on découvre qui était le responsable de la mère.
39:59Eh bien, imaginez-vous que cette mère, qui a reconnu le fait, est en liberté depuis 2020.
40:05On est en 2026.
40:07Donc ça fait 6 ans que cette mère est dehors, alors qu'elle a martyrisé au point de tuer sa
40:14fille et qu'il a fallu des enquêtes pendant 30 ans pour qu'on puisse s'identifier, à la fois
40:19cette petite enfant, mais également son coupable.
40:21On est face à une justice qui ne répond plus à la fonction qui est la sienne et il faut
40:25effectivement engager l'État devant les tribunaux.
40:30Et les tribunaux condamnent d'ailleurs l'État.
40:32Claire Géronimie qui dit quand on sait que 86% des plaintes pour violences sexuelles et sexistes sont classées sans
40:37suite, je ne peux pas me taire, même si c'est dur.
40:39Je le fais parce que quelqu'un doit confronter l'État à ses manquements et porter la voix des victimes
40:45qui l'abandonnent.
40:46Je pense à Philippine, à Lola, des familles endeuillées qui ont aussi été abandonnées.
40:50L'accompagnement des victimes est aujourd'hui un élément, est aujourd'hui catastrophique.
40:55Avec mon association Éclat de Femmes, on voit les mêmes histoires, des plaintes classées sans suite, des juridictions engorgées et
41:00des années de procédure, maître.
41:02Oui, c'est ça. C'est tout à fait ça.
41:05Et qu'est-ce qu'on devrait faire ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour que très rapidement
41:09déjà cette situation qui est insupportable pour les Français puisse changer ?
41:15Puis après, j'imagine que c'est sur le temps long parce que c'est aussi une question de moyens.
41:19La justice est toujours dans un temps long, mais le prédateur est toujours dans un temps très court.
41:25Il faut changer de paradigme. Lorsqu'un enfant a besoin de protection, il ne peut pas attendre que la justice
41:31réponde.
41:31Il faut qu'il soit immédiatement protégé, mais ce n'est pas nouveau.
41:35La civile, la commission sur les violences sexuelles, avait déjà préconisé cette nécessité d'agir très rapidement.
41:41Le rapport est connu, le rapport a été déposé.
41:43Maintenant, il y a ces 82 préconisations qui ont été faites par cette commission. Il faut les mettre à l
41:48'œuvre.
41:48Une dernière chose qui concerne la justice, avant de saluer Pierre De Villeneau qui vient de nous rejoindre
41:52et qui sera avec Manon Aubry dans un instant pour le grand rendez-vous, je voudrais m'arrêter un instant
41:56avec vous sur un dossier tout autre.
41:58C'est le dossier et l'affaire Éric Tegner.
42:02Passionnant comme dossier parce qu'il dit tant de choses sur notre temps, sur le droit de la presse, sur
42:07le système judiciaire et les réseaux sociaux.
42:08Éric Tegner a été condamné en première instance pour son enquête sur les avocats spécialisés dans les contentieux liés aux
42:14migrants.
42:14Contamné pour avoir cité ces derniers et précisé où est-ce que les juridictions opéraient.
42:21Il a été condamné en première instance mais il a décidé de faire appel.
42:26L'AFP, l'agence France Presse, au jour de sa condamnation, a relayé le nom de ce magistrat.
42:32Je cite l'AFP le 18 juin à 15h26 très précisément.
42:37Jeudi, le président du tribunal, Youssef Bader, a souligné combien Éric Tegner ne pouvait ignorer que la publication était susceptible
42:43de causer des comportements violents à l'égard des avocats.
42:47Pourquoi c'est intéressant ? Parce qu'une fois qu'on a connu le nom, quand je dis « on
42:51», c'est les médias,
42:52on a pu le découvrir également, les convictions, et il a le droit évidemment d'avoir des convictions, ce magistrat.
42:59Il est d'ailleurs très médiatisé, il était porte-parole du ministère de la Justice sous Mme Belloubet,
43:06il s'est mobilisé et même écrit sur la question de diversité, sur ces questions migratoires.
43:13Et la question que je me suis posée, et que s'est posée d'ailleurs Pierre-Marie Sèvres,
43:16c'est que, sans aborder le fond du jugement, le juge qui a condamné Éric Tegner n'est pas qu
43:21'un magistrat,
43:21c'est une figure publique engagée, à gauche, dit-il, et un peu plus loin, il dit qu'il aurait
43:26dû soit être récusé,
43:28soit se décisir lui-même, comme l'invite à le faire, la charte de déontologie des magistrats.
43:34Est-ce que, je ne vous demande pas de vous impliquer sur ce sujet-là,
43:37mais est-ce que ça vous est déjà arrivé d'avoir un magistrat et de dire « il faut changer
43:41de magistrat pour que justice soit rendue et de manière impartiale ? »
43:46J'ai eu la chance de ne pas être confronté à cette problématique.
43:52Ce que vous soulevez, qu'on appelle avec ce non-glet le doxing, est un vrai problème.
43:58Identifier une personne, quelle que soit ici, ce sont des avocats,
44:01mais on a eu récemment ce streamer qui identifiait une personne en ligne et montrait sa photo et finalement son
44:09nom,
44:09ça pose véritablement un problème.
44:11Non mais évidemment le doxing est un problème.
44:13D'ailleurs, il y a une loi et quand vous mettez en danger une personne, que vous le ciblez.
44:18Mais il y a une frontière entre l'enquête journalistique et puis ensuite la présentation d'individus dans quelque enquête
44:26que ce soit.
44:27Et d'ailleurs, je constate que certains médias s'inquiètent.
44:30Et le fameux doxing qu'on est en train de découvrir,
44:32et c'est après d'ailleurs le drame qui a frappé Samuel Paty, qui est un élément essentiel.
44:36Et j'ai d'ailleurs le magistrat qui a condamné Éric Tegner, est aujourd'hui menacé et insulté.
44:44C'est un scandale absolu que justice soit rendue et j'espère qu'on va retrouver ceux qui l'ont
44:49insulté, menacé et autres.
44:53Mais vous voyez, ce que je voulais dire, c'est que parfois vous pouvez vous demander si la justice est
44:59totalement impartiale,
45:01même quand vous avez des convictions que vous mobilisez pour tel ou tel sujet.
45:06Croire que la justice est impartiale, il faut beaucoup de convictions pour le croire.
45:11Quand on lit ce jugement du tribunal correctionnel de Bobigny, on s'aperçoit de la pensée réelle,
45:17parce que ce jugement, c'était manifestement un brouillon, il n'était pas destiné à être publié.
45:21Alors là, vous parlez du sujet sur les violences sexuelles, et ça concerne encore le tribunal de Bobigny,
45:26mais c'est deux sujets qui sont complètement différents.
45:28Merci à tous. Manon Aubry, dans un instant, pour le grand rendez-vous.
45:32On a mis un peu de clim parce que c'est souvent intense.
45:35Le thermomètre peut monter lorsque Manon Aubry est sur le plateau.
45:39Chaque émission est différente. Manon Aubry, en effet, qui rentre du banc,
45:43qui va nous raconter son expérience sur place.
45:45Elle rentre également de la Commission européenne, où effectivement, il y a eu des lois qui ont été votées.
45:50Elle rentre pour faire la fête de la musique antiraciste.
45:53Est-ce qu'elle compte sur la police, justement, en cas de débordement ?
45:56Et puis, il y a un programme économique qu'on soulevait, on soulève le capot,
46:01ça c'est l'expression consacrée, nos amis des échos.
46:04Et donc, on va longuement en parler.
46:06C'est une politique économique assez particulière.
46:08Passionnant. 9h50, dans un instant, c'est le grand rendez-vous avec vous, Pierre De Villeneau.
46:11Merci à tous les six.
46:12Merci à Tania Telet qui a préparé cette émission.
46:14Merci à Tania Telet qui a préparé cette émission.