- il y a 3 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:04:23donc c'est à suivre
00:04:26on ne peut pas faire grand chose là-dessus
00:04:27on ne peut que subir malgré tout ce qu'on a mis en place
00:04:30Merci beaucoup Rémi d'être avec nous
00:04:32vous le voyez des producteurs qui ont pour certains
00:04:35essayé d'anticiper au mieux les fortes chaleurs
00:04:38pour éviter les pertes, les dégâts sur les exploitations
00:04:40et des maraîchers qui attendent évidemment avec impatience
00:04:43la baisse des températures
00:04:45Evidemment, ils sont un peu comme tout le monde
00:04:46merci beaucoup Thomas Gérard
00:04:47on va en parler dans un instant de la baisse des températures qui arrive
00:04:50mais vraiment, tout doucement
00:04:51on repart sur le terrain du côté de Lyon
00:04:53Romain Etuin avec Raphaël Blanc d'Amour
00:04:55Lyon où il ne fait, je mets quelques guillemets
00:04:58que 32 petits degrés
00:05:00aujourd'hui, vous vous êtes tranquillement à la piscine
00:05:02vous n'êtes pas tout seul
00:05:06Ben oui, on n'est pas tout seul
00:05:07et vous avez raison de mettre des guillemets
00:05:09puisqu'on a quand même frôlé les 34 degrés
00:05:11cette semaine ici à Lyon
00:05:13et vous le voyez, quand il fait aussi chaud
00:05:15on n'a pas beaucoup d'autres options
00:05:17que de venir se rafraîchir à la piscine
00:05:19puisqu'on n'a pas le luxe d'avoir la mer
00:05:21on ne peut pas vraiment se baigner dans le Rhône
00:05:23ou la Saône
00:05:24et donc évidemment, on est obligé de venir à la piscine
00:05:27on va tout de suite rejoindre Lionel Douzet
00:05:29vous êtes le directeur du site
00:05:31vous avez accueilli jusqu'à 2600 personnes ce lundi
00:05:34vous êtes déjà en organisation estivale
00:05:36alors qu'on est seulement au mois de mai
00:05:38Oui, en fait, le mois de mai
00:05:39depuis 2-3 années, on s'organise pour être ouvert
00:05:41en configuration estivale
00:05:42tous les bassins pour les week-ends et les ponts du mois de mai
00:05:45et ça nous permet d'accueillir un maximum de personnes sur les week-ends
00:05:49et on reste ouvert sur le bassin extérieur
00:05:51en configuration classique
00:05:52tous les jours du mois de mai
00:05:53pour accueillir le maximum de Lyonnais quand il fait chaud
00:05:55Est-ce que vous remarquez, c'est que année après année
00:05:57ces Lyonnais viennent de plus en plus tôt
00:05:59parce qu'ils ont trop chaud tout simplement
00:06:01donc ils viennent de plus en plus tôt pour se rafraîchir ?
00:06:03On se rend compte qu'il fait chaud de plus en plus tôt
00:06:06de façon un peu inopinée
00:06:07comme ce dôme de chaleur qui nous arrive dessus
00:06:09sur ces derniers jours
00:06:11et du coup, forcément, les bassins extérieurs
00:06:13comme celui-ci, comme celui de la piscine de Gerland
00:06:15ou les bassins dans lesquels l'avidoyon a l'organisation
00:06:17Aqua Vert ou au CNI Vénitieux
00:06:18tout de suite, on est pris d'assaut
00:06:20parce qu'il fait chaud et après le travail
00:06:22on est bien content de venir se rafraîchir dans les bassins extérieurs
00:06:25Merci beaucoup
00:06:26Vous l'entendez en effet, ces jours de canicule
00:06:28il va falloir s'y habituer à Lyon
00:06:30on en a quand même déjà connu près de 200 depuis 2004
00:06:33et ça ne risque pas de s'arrêter malheureusement
00:06:36Merci beaucoup Romain
00:06:37Vous avez le maillot en bas, on ne voit pas sur l'image
00:06:41Non, ce n'est pas le maillot
00:06:42Est-ce qu'on peut voir ?
00:06:50Merci Opération Transparence en direct
00:06:52Merci beaucoup Romain Etuin du côté de Lyon
00:06:55Qu'est-ce que vous dites à ceux qui disent
00:06:58il y en a peut-être autour de vous
00:06:59sur les réseaux sociaux aussi
00:07:01on en fait trop
00:07:01les médias en font trop
00:07:03les cartes rouges qui font peur de la météo
00:07:05c'est trop
00:07:06On n'en fait pas trop
00:07:07il y a déjà eu, le gouvernement disait je crois hier
00:07:09sept morts depuis le début de cet épisode de chaleur
00:07:11il n'a jamais fait aussi chaud aussi tôt dans l'année
00:07:13donc c'est un phénomène grave
00:07:16qui met en cause aussi la santé
00:07:19la sécurité de ceux qui travaillent
00:07:20parfois dans des conditions pénibles
00:07:21quand vous travaillez dehors
00:07:22quand vous travaillez dans des espaces
00:07:24qui ne sont pas du tout climatisés
00:07:26vous prenez un risque
00:07:27donc c'est un propos
00:07:27ceux qui disent ça
00:07:28sont ceux qui parfois sont dans des endroits
00:07:30au frais, dans leurs jardins
00:07:32ou dans des espaces climatisés
00:07:33dire ça c'est être climato-sceptique ou pas ?
00:07:35dire ça c'est être mythomane du climat
00:07:39c'est ne pas vouloir voir la réalité
00:07:41parce que le scepticisme aujourd'hui
00:07:42je ne vois pas comment on peut ne pas voir
00:07:44ce qui se passe
00:07:45comment on peut ne pas ressentir nous-mêmes
00:07:47ce qui se passe
00:07:47enfin fin mai
00:07:48ces températures-là
00:07:49on n'a jamais connu ça
00:07:50on n'est pas sur une chaleur estivale
00:07:52où on peut jouer de son interprétation
00:07:54d'une forme de subjectivité
00:07:55là on est face à un phénomène
00:07:57qui est inédit
00:07:58à cette période de l'année
00:07:59et donc c'est normal
00:08:00que ce soit un fait d'actualité
00:08:01et un sujet extrêmement politique
00:08:02phénomène inédit
00:08:03pour en avoir une petite idée Marc
00:08:04les températures au moment où on se parle
00:08:06à 18h54
00:08:08les dernières températures relevées
00:08:09donc on monte à 39 degrés
00:08:12nous sommes le 28 mai
00:08:13je dis 28 mai
00:08:1439 degrés à Fitou
00:08:16dans le département de l'Aude
00:08:18température de 37 degrés 4
00:08:20à Perpignan
00:08:21donc c'est un record
00:08:22il n'avait jamais fait aussi chaud
00:08:24à Perpignan en mai
00:08:25depuis le début des relevés
00:08:26c'est pas une petite station
00:08:27qui a 20-30 ans
00:08:28c'est une station
00:08:29qui a plus de 100 ans d'âge
00:08:31à Bordeaux
00:08:32record battu hier
00:08:33record à nouveau battu aujourd'hui
00:08:3437 degrés 6
00:08:35là aussi c'est une station
00:08:36mesure la température à Bordeaux
00:08:38depuis maintenant plus de 100 ans
00:08:39la couronne en Charente
00:08:4137 degrés 8
00:08:42donc vraiment des températures
00:08:43qui sont encore une fois
00:08:4410 à 15 degrés
00:08:45aujourd'hui supérieures
00:08:46aux normales de saison
00:08:47pour une fin mai
00:08:47là on a atteint le pic du pic
00:08:49c'est-à-dire la journée du pic
00:08:50et l'horaire du pic
00:08:51c'est derrière nous
00:08:51à partir de maintenant
00:08:52ça baisse partout
00:08:53oui en fait là
00:08:54en fin de journée
00:08:55on est vraiment sur la température
00:08:56la plus élevée
00:08:57et puis à partir de maintenant
00:08:59alors les températures vont commencer
00:09:00à baisser lentement
00:09:02parce qu'en fait
00:09:03en fin de journée
00:09:03en soirée
00:09:04que se passe-t-il
00:09:04il y a tout le bitume
00:09:06qui absorbe cette chaleur
00:09:07et bien maintenant
00:09:08cette chaleur
00:09:08le bitume va la restituer
00:09:10donc c'est ce qui explique
00:09:11également pourquoi
00:09:12les températures
00:09:13ont beaucoup de mal
00:09:14à baisser la nuit
00:09:14et qu'au moment le plus frais
00:09:16de la nuit
00:09:16dans certaines grandes villes
00:09:17il fera sans doute
00:09:18encore 22-23 degrés
00:09:19demain matin
00:09:20en plein coeur de Paris
00:09:21ou encore à Perpignan
00:09:22pour les jours suivants
00:09:23le retour à la normale
00:09:24on sait déjà
00:09:25le retour à la normale
00:09:26déjà demain
00:09:28trois départements
00:09:28vont sortir de la vigilance
00:09:30orange canicule
00:09:30le Finistère
00:09:31les Côtes d'Armor
00:09:32et la Manche
00:09:32où je vous rappelle
00:09:33que les températures
00:09:34ont parfois monté
00:09:35jusqu'à 34-35 degrés
00:09:36dans ces départements
00:09:37ce qui était déjà exceptionnel
00:09:38pour ces départements
00:09:38oui
00:09:38qui n'atteignent parfois même pas
00:09:40ces valeurs
00:09:40en plein coeur de l'été
00:09:41et puis donc
00:09:42on verra les températures baisser
00:09:43surtout samedi
00:09:44près de la Manche
00:09:45et près de l'arc atlantique
00:09:46et puis à partir de dimanche
00:09:47on va véritablement respirer
00:09:49on va retrouver des températures
00:09:50qui vont globalement repasser
00:09:51sous les 30 degrés
00:09:52mais on restera quand même
00:09:53au-dessus
00:09:54des valeurs de saison
00:09:55et puis il fera encore
00:09:56assez chaud dimanche
00:09:57mais uniquement
00:09:58près de la Méditerranée
00:09:59avec des températures
00:10:00qui pourront encore localement
00:10:01approcher les 32 à 35 degrés
00:10:02mais ce sont des régions
00:10:03qui sont plus habituées
00:10:05à ces températures élevées
00:10:07même si encore une fois
00:10:08à la fin du mois de mai
00:10:1032 à 35 degrés
00:10:11près de la Méditerranée
00:10:12c'est beaucoup trop chaud
00:10:13oui alors vous le savez
00:10:13peut-être le gouvernement
00:10:14s'est réuni
00:10:15une partie du gouvernement
00:10:16en tout cas aujourd'hui
00:10:17autour du Premier ministre
00:10:18Sébastien Lecornu
00:10:19pour faire un point
00:10:20sur cette canicule
00:10:21préparer aussi les suivantes
00:10:22c'est ce que dit le gouvernement
00:10:23voilà ce qu'en dit à la sortie
00:10:24le ministre des Transports
00:10:26Philippe Tabarou
00:10:28les systèmes étaient déjà en place
00:10:32chaque été se prépare
00:10:34chaque situation se prépare
00:10:36l'État n'est pas responsable
00:10:38de tout sur tous les sujets
00:10:40et puis il y a les acteurs locaux aussi
00:10:42que ce soit les opérateurs
00:10:43je l'ai dit pour le transport
00:10:44que ce soit les collectivités locales
00:10:47pour le bâti scolaire
00:10:48qui doivent jouer pleinement
00:10:50leur rôle également
00:10:51l'État est là
00:10:52en soutien
00:10:53mais ce sont eux
00:10:54qui sont en première ligne
00:10:56dans ces périodes difficiles
00:10:58l'État n'est pas responsable de tout
00:11:00c'est une façon de répondre
00:11:00sans doute aux critiques
00:11:01qui ont été émises aussi
00:11:02ces derniers jours
00:11:03notamment par la patronne des Verts
00:11:04Marine Tondelier
00:11:05qui a dit une réunion
00:11:06quatre jours après le début
00:11:07de la canicule
00:11:08ça n'a pas de sens
00:11:08pour vous
00:11:09est-ce que ces critiques
00:11:10contre le gouvernement
00:11:11et son impréparation supposée
00:11:14sont légitimes
00:11:16de la part de Marine Tondelier ?
00:11:17C'est grave de dire
00:11:18l'État n'est pas responsable de tout
00:11:20parce que s'il y a un sujet
00:11:21qui est régalien
00:11:22c'est celui du climat
00:11:23et de la transition écologique
00:11:25déjà ça a fait sept morts
00:11:26ce week-end
00:11:26la canicule de 2003
00:11:27en avait fait 15 000
00:11:29mais ensuite
00:11:30ça va mettre en difficulté
00:11:32toute l'économie
00:11:32vous pensez aux jeunes
00:11:33qui passaient le bac pro aujourd'hui
00:11:35aux jeunes qui passeront le bac
00:11:36dans quelques semaines
00:11:37vous pensez aux ouvriers de chantier
00:11:39qui sont dans les rues aujourd'hui
00:11:40vous pensez aux hôpitaux
00:11:41aux personnes âgées
00:11:42aux bébés
00:11:43moi ça me pose davantage problème
00:11:45les gens qui ne se disent pas
00:11:47climato-sceptiques
00:11:48mais qui n'agissent pas
00:11:48que les complotistes fous
00:11:50qui se déchaînent sur Twitter
00:11:52si vous voulez
00:11:53les anti-vax
00:11:54n'ont pas empêché
00:11:54les campagnes de vaccination
00:11:55il y a toujours
00:11:57on ne met jamais d'accord
00:11:58100% des gens
00:11:59personne n'aspire
00:11:59aucun politique
00:12:00n'aspire à mettre d'accord
00:12:01100% des français
00:12:02moi ce qui me gêne
00:12:04c'est les gens qui disent
00:12:04j'ai bien conscience du problème
00:12:06mais je ne vais rien faire
00:12:07et c'est ce que fait
00:12:08le ministre des Transports
00:12:09quand il parle
00:12:10mais c'est aussi ce qu'on voit
00:12:11aussi dans le monde économique
00:12:12parce que la question écologique
00:12:13c'est avant tout
00:12:14une question économique
00:12:15et aujourd'hui
00:12:16il y a un tramway
00:12:17qui est en panne
00:12:17à Vélizy Véa Coublé
00:12:18à cause de la chaleur
00:12:19on voit que ça ralentit l'économie
00:12:20il y a la question
00:12:21des ouvriers de chantier
00:12:22comment on peut laisser
00:12:23des ouvriers de chantier
00:12:23travailler sous ce cagnard
00:12:25aujourd'hui
00:12:26on sait bien qu'il va y avoir
00:12:27des morts
00:12:27ça va être très compliqué
00:12:28et donc évidemment
00:12:30moi ce qui me dérange
00:12:31c'est les gens qui disent
00:12:31je ne suis pas climato-sceptique
00:12:33mais soit on est climato-sceptique
00:12:38soit on est climato-sceptique
00:12:39et donc on pense
00:12:40que la terre est plate
00:12:41qu'il ne faut jamais se vacciner
00:12:43bon on est complotistes
00:12:44alors c'est nos confrères
00:12:46je ne sais pas si il faut
00:12:47appeler ça des confrères
00:12:47de CNews
00:12:48ils s'en donnent à cœur joie
00:12:49mais ça
00:12:50il ne faut surtout pas
00:12:51leur donner le pouvoir
00:12:51et les laisser parler entre eux
00:12:53soit on se dit responsable
00:12:55et dans une volonté
00:12:56d'action politique
00:12:57et alors on ne dit pas
00:12:58je ne suis pas climato-sceptique
00:13:00sans rien faire
00:13:00je ne pense pas
00:13:01que vous puissiez
00:13:02les mettre sur le même plan
00:13:04je suis d'accord avec vous
00:13:05il y a les climato-sceptiques
00:13:06qui pensent que c'est
00:13:07un coup de chaleur
00:13:08à mon avis
00:13:09ils ont déjà oublié
00:13:10ce que c'était 2003
00:13:11moi j'ai travaillé
00:13:12tout l'été 2003
00:13:12sur la canicule
00:13:13les lois qui régissent
00:13:14aujourd'hui
00:13:15les situations caniculaires
00:13:16avec tous les plans
00:13:17datent de cette époque-là
00:13:18et dire qu'il n'y a rien
00:13:20ce n'est pas vrai
00:13:20il y a des choses qui existent
00:13:21et au fond
00:13:21le gouvernement déclenche
00:13:23au fur et à mesure
00:13:23qu'on dépasse les seuils
00:13:25tout ce qui est mis en place
00:13:26avec des obligations
00:13:27pour les collectivités
00:13:29des obligations
00:13:29pour les transporteurs
00:13:32il y a tout un plan
00:13:34toute une chaîne qui existe
00:13:35parce qu'elle n'existait pas
00:13:36en 2003
00:13:36c'est pour ça qu'en 2003
00:13:37ça avait été la catastrophe absolue
00:13:39et que la France a découvert
00:13:40que oui on basculait
00:13:41dans un modèle différent
00:13:42la question aujourd'hui
00:13:43c'est plus de savoir
00:13:44est-ce que nos textes
00:13:45sont adaptés
00:13:47aux différents seuils
00:13:48qu'il faut déclencher
00:13:49moi je ne suis pas d'accord
00:13:50avec vous
00:13:50je pense que le ministre
00:13:51ce qu'il dit
00:13:52peut-être le dit-il mal
00:13:53c'est que
00:13:54parce que ça rappelle les mots
00:13:55parce que dire que c'est que l'État
00:13:56c'est une erreur
00:13:58je suis désolé
00:13:59les collectivités
00:13:59elles ont autant de responsables
00:14:00ne disent pas que l'État
00:14:01ben si c'est ce que dit
00:14:02Madame Gébaly
00:14:02il y a un instant
00:14:03je trouve que l'affaire des écoles
00:14:05c'est autant de la responsabilité
00:14:07des maires
00:14:07de prendre
00:14:08mais ils n'ont plus les moyens
00:14:09mais ils n'ont plus les moyens
00:14:10mais l'État n'a plus les moyens
00:14:12Monsieur Lundi
00:14:13et c'est pareil
00:14:14je peux me permettre
00:14:14parce que moi je pense
00:14:15qu'il est pire
00:14:16que les climato-sceptiques
00:14:17le ministre des Transports
00:14:18pire
00:14:18parce que
00:14:18les climato-sceptiques
00:14:19sont des gens
00:14:21un peu fou furieux
00:14:22même totalement fou furieux
00:14:23lui il est instruit par la science
00:14:24il est ministre de la République
00:14:25et il mène une politique
00:14:26qui va à rebours
00:14:27de ce qu'il faudrait faire
00:14:28pardon mais
00:14:28prenons quelques exemples
00:14:29vous parliez des écoles
00:14:30les collectivités ont besoin de moyens
00:14:31or les dotations aux collectivités
00:14:32depuis 10 ans
00:14:33elles baissent drastiquement
00:14:34et moi je connais
00:14:35beaucoup de maires
00:14:35de ma circonscription
00:14:36et ailleurs
00:14:36qui m'ont écrit
00:14:38aujourd'hui
00:14:38vous savez combien ça coûte
00:14:41de rénover une école
00:14:42vous savez qu'un investissement
00:14:43ça nécessite aujourd'hui
00:14:45or ces collectivités
00:14:46notamment dans nos quartiers populaires
00:14:47beaucoup plus bitumés qu'ailleurs
00:14:48elles ont perdu
00:14:50et je pourrais vous parler
00:14:50de la mairie de Limay
00:14:51par exemple dans ma circonscription
00:14:52qui veut refaire des écoles
00:14:53pour les adapter au réchauffement climatique
00:14:54et qui se trouve
00:14:56contraintes financièrement
00:14:56beaucoup trop pour pouvoir le faire
00:14:57et pas s'accompagner par l'État
00:14:59mais évidemment il y a des contraintes financières
00:15:00mais la politique
00:15:01c'est faire des choix
00:15:01je termine
00:15:02monsieur
00:15:02justement faire des choix
00:15:03monsieur Tabarro
00:15:04qu'est-ce qu'il fait ?
00:15:04il s'obstine à vouloir construire
00:15:05une autoroute
00:15:06l'A69
00:15:06à mettre du bitume
00:15:07à détruire des terres agricoles
00:15:08non non
00:15:09c'est lié à la question climatique
00:15:10à la question écologique
00:15:11justement
00:15:11à la question des terres agricoles
00:15:14à la question des zones humides
00:15:15et donc c'est un projet climaticide
00:15:16qui a directement un impact
00:15:17sur ce que nous vivons
00:15:18monsieur Tabarro
00:15:19c'est ça sa priorité
00:15:20la question sanitaire
00:15:21quand il y a une canicule
00:15:22on a besoin d'avoir des services
00:15:23d'urgence
00:15:24des services de soins
00:15:24qui fonctionnent
00:15:25or on a fermé des lits
00:15:26ces dix dernières années
00:15:27et on a un hôpital public
00:15:28qui est exsangue
00:15:28il y avait aujourd'hui encore
00:15:29une information
00:15:30selon laquelle la sécurité sociale
00:15:32serait en déficit
00:15:32malgré ce qu'on nous avait dit
00:15:33en déficit plus grave que prévu
00:15:34malgré ce qu'on nous avait dit
00:15:35au moment du budget de la sécu
00:15:36vous parliez
00:15:37ce gouvernement
00:15:38il va à rebours
00:15:38de ce qu'il faudrait faire
00:15:39et ne pas avancer assez loin
00:15:40c'est reculer sur la question climatique
00:15:42vous parliez
00:15:42il y a quelques instants
00:15:42des écoles
00:15:43il y a une école des Landes
00:15:44aujourd'hui
00:15:45où les enseignants
00:15:46ont renvoyé tout le monde
00:15:48à la maison
00:15:49parce qu'il faisait 53 degrés
00:15:51aujourd'hui
00:15:51sous la verrière
00:15:52de cette école
00:15:54la décision de fermer
00:15:55les écoles
00:15:55effectivement
00:15:55elle ne revient pas
00:15:56aux ministres
00:15:57c'est une décision
00:15:57qui est prise localement
00:15:58au moment du Covid
00:15:59l'éducation nationale
00:15:59a pris des décisions
00:16:00qui s'imposaient à tous
00:16:01mais la chaleur
00:16:02on la vit
00:16:02et des millions de français
00:16:03la vivent aussi à la maison
00:16:05dans leur maison
00:16:06dans leur appartement
00:16:06on va aller du côté de Rennes
00:16:07retrouver Saskia
00:16:08Junier Dubinsky
00:16:10justement
00:16:10et ça va nous donner
00:16:11l'occasion
00:16:11de parler de la clim
00:16:13dans un immeuble
00:16:14qui est très très mal isolé
00:16:17est-ce que vous avez une idée
00:16:17de la température à l'intérieur
00:16:19là vous êtes sorti
00:16:19mais à l'intérieur
00:16:23oui c'est ça
00:16:23alors en fait
00:16:24à Rennes
00:16:24actuellement dehors
00:16:25il fait 33 degrés
00:16:26mais à l'intérieur de l'immeuble
00:16:27c'est bien plus
00:16:28les habitants
00:16:29que j'ai pu rencontrer
00:16:30m'expliquent que la chaleur
00:16:31il est insoutenable
00:16:32puisqu'en fait
00:16:32c'est les tuyaux
00:16:33qui se trouvent
00:16:34dans le sol
00:16:35des parties communes
00:16:36qui sont mal isolés
00:16:37et donc la température
00:16:38grimpe dans les couloirs
00:16:39à plus de 35 degrés
00:16:40ce qui aussi du coup
00:16:41chauffe les appartements
00:16:42plutôt dans l'après-midi
00:16:44je suis allé chez Corentin
00:16:45qui vit ici
00:16:45depuis la construction
00:16:46de l'immeuble
00:16:47en 2023
00:16:48chez lui
00:16:48le thermomètre indique
00:16:4930 degrés
00:16:50depuis 4 jours
00:16:51écoutez-le
00:16:54hier quand je me suis levé
00:16:55c'est de 30,6
00:16:56je crois
00:16:58ouais
00:16:58bah après c'est
00:16:59enfin
00:17:00après donc comme je le disais
00:17:01moi je suis très
00:17:01j'ai une exposition
00:17:02plein sud
00:17:03donc là on le voit pas
00:17:04avec les volets fermés
00:17:05mais ce qui fait
00:17:06que bah rapidement
00:17:08bah rapidement
00:17:09la température monte
00:17:10et ne redescend pas
00:17:11mais pas du tout
00:17:13et bah comment dire
00:17:15bah dans le quotidien
00:17:15en fait ça change tout
00:17:16quoi
00:17:16les gens que j'ai pu rencontrer
00:17:18préfèrent même rester dehors
00:17:19plutôt que dans leur appartement
00:17:20pendant la canicule
00:17:21face à ces problèmes
00:17:22le syndic de copropriété
00:17:24a décidé de porter plainte
00:17:25contre les constructeurs
00:17:26et les promoteurs immobiliers
00:17:28Merci beaucoup Saskia Junier
00:17:30Dubinsky
00:17:30on voit effectivement un problème
00:17:32à la fois de rénovation
00:17:32d'isolation des logements
00:17:34mais aussi peut-être
00:17:36à plus brève échéance
00:17:37la question de la clim
00:17:39le rassemblement national
00:17:40a remis sur la table
00:17:41récemment son projet
00:17:42de climatiser toute la France
00:17:44c'est ce que dit Marine Le Pen
00:17:45il y a d'autres parties
00:17:46qui y sont favorables aussi
00:17:47est-ce que la France
00:17:48a un peu la clim honteuse
00:17:49aujourd'hui
00:17:50c'est-à-dire
00:17:50quand on installe la clim
00:17:51à la maison
00:17:51on s'en vende pas
00:17:52auprès de ses amis
00:17:52on est un peu
00:17:53un peu faux cul
00:17:54Il y a deux enjeux
00:17:56sur la transition écologique
00:17:57il y a le fait
00:17:57de s'adapter aux canicules
00:17:59comme on en rend le faire
00:18:00ou aux montées des eaux
00:18:01ou aux catastrophes
00:18:01en tout genre
00:18:02et il y a l'idée
00:18:04de faire baisser le climat
00:18:06sachant que
00:18:07tous les rapports montrent
00:18:08que chaque dixième de degré
00:18:09nous met dans une situation
00:18:10de plus en plus complexe
00:18:11donc chaque dixième de degré
00:18:13est un gain
00:18:13je pense que la politique
00:18:15doit répondre aux deux enjeux
00:18:16la clim
00:18:17si quelqu'un ose dire
00:18:19qu'on est moins mal
00:18:21qu'on est aussi bien
00:18:23sans clim qu'avec clim
00:18:24cette personne serait hypocrite
00:18:25donc aujourd'hui
00:18:26notamment pour les jeunes
00:18:27qui passent le bac
00:18:28les imaginer dans des lycées
00:18:30mal isolés
00:18:31sans clim
00:18:32sous la chaleur
00:18:33c'est insupportable
00:18:34donc être contre la clim
00:18:35je crois pas
00:18:36qu'il y ait une personne
00:18:36dans la classe politique
00:18:37qui ait dit ça
00:18:38en revanche
00:18:39le problème de Marine Le Pen
00:18:40c'est que
00:18:41son idée de faire un plan clim
00:18:42est une bonne idée
00:18:43mais ça ne suffit pas
00:18:45et donc faire un plan clim
00:18:46pour qu'on vive
00:18:47comme à Dubaï
00:18:47sous la clim
00:18:48la moitié de l'année
00:18:49c'est pas une bonne idée
00:18:50alors en France
00:18:51oui il faut la clim
00:18:51puisqu'en plus
00:18:52grâce à notre système nucléaire
00:18:53on a assez d'énergie
00:18:53pour pouvoir l'avoir
00:18:54mais à un moment
00:18:55entre le développement de l'IA
00:18:56le développement de la clim
00:18:58et tous les développements
00:18:59énergétiques
00:18:59qu'on est en train de faire
00:19:00il va falloir choisir
00:19:01où est-ce qu'on met notre énergie
00:19:02Benjamin Lucas
00:19:02clim ou pas clim ?
00:19:04clim
00:19:04on est sur un plateau
00:19:06si je viens vous dire
00:19:07non non pas la clim
00:19:08ce serait quand même
00:19:09extrêmement déplacé
00:19:10pour ceux qui souffrent
00:19:10de la chaleur
00:19:11mais ça ne règle pas tout
00:19:12parce que nos passoires thermiques
00:19:13aujourd'hui
00:19:14vous pouvez mettre la clim
00:19:15elles seront quand même
00:19:16aussi bien protégées
00:19:17la nuit ou le jour
00:19:18c'est mieux qu'un
00:19:19mais ça ne règle pas
00:19:19et c'est là où Mme Le Pen
00:19:20elle essaye maladroitement
00:19:22de rattraper 15 ans
00:19:23de climato-scepticisme
00:19:24parce que ça vient de là
00:19:25quand même
00:19:25regardez la façon
00:19:27dont le Front National
00:19:28puis le Rassemblement National
00:19:29y compris très récemment
00:19:30traiter la question du climat
00:19:31dans ses programmes politiques
00:19:33ils ont changé
00:19:33il faut le reconnaître
00:19:34ils ont changé
00:19:35ils ont changé
00:19:35ils ont chaud comme tout le monde
00:19:36ils ont chaud comme tout le monde
00:19:37par contre
00:19:37dès qu'ils doivent choisir
00:19:38concrètement
00:19:39dans les votes à l'Assemblée Nationale
00:19:40notamment sur les énergies renouvelables
00:19:42notamment sur les mesures
00:19:43de transition énergétique
00:19:44sur la rénovation
00:19:46de nos bâtiments
00:19:46de nos écoles par exemple
00:19:47ils font toujours des choix
00:19:48qui sont à rebours
00:19:49de ce qu'il faudrait faire
00:19:50donc la clim
00:19:51oui mais attention
00:19:51un, la facture d'énergie
00:19:53quand même
00:19:53aujourd'hui pour les Français
00:19:55c'est quelque chose
00:19:55deux, ça ne résout pas
00:19:57tous les problèmes
00:19:58et trois, on ne s'en sortira pas
00:19:59uniquement avec cela
00:20:01comme ambition collective
00:20:02on doit complètement repenser
00:20:04nos espaces urbains
00:20:05la végétalisation
00:20:06on doit complètement repenser aussi
00:20:07Mme Le Pen ne veut jamais
00:20:08s'attaquer aux questions sociales
00:20:09la question du travail
00:20:10moi je propose par exemple
00:20:11un chômage technique climatique
00:20:12ça se fait dans certains pays
00:20:13quand il fait trop chaud
00:20:14on permet dans le nombre
00:20:15de métiers exposés
00:20:16de dire bah oui
00:20:17on ne travaille pas
00:20:18c'est un peu ce que dit
00:20:19Marine Tondelier aussi
00:20:20qui dit il faut des jours
00:20:20de congés climatiques
00:20:21cinq jours par an
00:20:22qui proposent un congé climatique
00:20:23voilà
00:20:23une canicule
00:20:23en tout cas des mesures
00:20:24qui permettent de protéger
00:20:25aujourd'hui celles et ceux
00:20:26qui travaillent dans des métiers pénibles
00:20:28parce qu'il y a des endroits
00:20:28où on ne pouvait pas climatiser
00:20:29c'est l'extérieur par exemple
00:20:30on retourne sur le terrain
00:20:31du côté de l'île de France
00:20:32Paris, Mathéo Rivière
00:20:33puisqu'en l'île de France
00:20:34il y a à la fois la chaleur
00:20:35et la pollution
00:20:36en ce moment
00:20:37pollution à l'ozone
00:20:38il y a des restrictions
00:20:38de circulation
00:20:39des limitations de vitesse
00:20:41qui ont été mises en place
00:20:42la circulation différenciée
00:20:44vous savez aussi
00:20:45avec la fameuse
00:20:46vignette critère
00:20:47comment ça se passe
00:20:47est-ce qu'il y a des contrôles ?
00:20:52Oui Marc
00:20:52pour tout vous dire
00:20:53au niveau de la porte Maillot
00:20:54où nous nous situons
00:20:56il y avait des contrôles
00:20:57il y a environ
00:20:57une trentaine de minutes
00:20:58une trentaine de minutes
00:20:59qui se sont donc terminées
00:21:00mais pour l'heure
00:21:01et bien écoutez
00:21:02ce que l'on peut vous dire
00:21:03c'est qu'il y a trois points
00:21:04à retenir
00:21:05d'abord c'est une circulation
00:21:07différenciée
00:21:07qui est entrée donc en vigueur
00:21:08ce midi
00:21:09et qui prendra fin
00:21:10samedi soir
00:21:11ensuite cela veut dire
00:21:12que seuls les véhicules
00:21:14équipés d'une vignette
00:21:15critère 0, 1 et 2
00:21:17sont désormais autorisés
00:21:18à circuler dans la capitale
00:21:20et sa petite couronne
00:21:21et dernier point
00:21:22et bien pour limiter
00:21:23la pollution
00:21:24limitation de vitesse
00:21:26adaptée
00:21:26il faudra rouler
00:21:2720 km heure de moins
00:21:28qu'à la normale
00:21:29sur les portions d'autoroutes
00:21:30110 au lieu de 130
00:21:32mais également
00:21:32sur les routes nationales
00:21:34et départementales
00:21:35alors qu'en pensent
00:21:36les automobilistes
00:21:37ceux qui sont
00:21:37directement concernés
00:21:39et bien vous allez le voir
00:21:40c'est assez partagé
00:21:41écoutez
00:21:43c'est impossible
00:21:43d'empêcher des gens
00:21:46parce que nous on travaille
00:21:47c'est ça le problème
00:21:48il y a tellement de véhicules
00:21:50qu'on ne voit pas rouler
00:21:51ils roulent
00:21:51mais tout le monde
00:21:52a droit à la route
00:21:53c'est vrai c'est pas mal
00:21:54parce qu'on consomme
00:21:55moins de carburant
00:21:57et je pense que c'est vrai
00:21:58que les automobilistes
00:21:59doivent faire attention à ça
00:22:01c'est important
00:22:02de toute manière
00:22:02je pense en région parisienne
00:22:04compte tenu du trafic
00:22:05je pense que ça
00:22:06ça change pas grand chose
00:22:08sauf peut-être le soir
00:22:09où effectivement
00:22:10il y a un peu moins
00:22:11de circulation
00:22:11et je pense que c'est important
00:22:13qu'il y ait aussi
00:22:13une baisse de limitation
00:22:14de vitesse
00:22:15en tout cas
00:22:16au nord-ouest de Paris
00:22:18donc on voulait vous montrer
00:22:19la circulation
00:22:20regardez donc
00:22:20sur le périphérique parisien
00:22:22sur ces images
00:22:22de Thomas Lauriot
00:22:23une circulation dense
00:22:25malgré donc
00:22:26cette restriction
00:22:27de la circulation
00:22:28et ce
00:22:29dans les deux sens
00:22:30merci beaucoup Mathéo
00:22:31on parlait d'anticipation
00:22:33Bruno Jeudy
00:22:34les automobilistes franciliens
00:22:35ils ont reçu une alerte
00:22:36pour ceux qui sont abonnés
00:22:37aux alertes
00:22:38à minuit
00:22:40il y a eu
00:22:42la question
00:22:42du déclenchement
00:22:43de la mesure
00:22:45là en pleine nuit
00:22:46c'est vrai qu'elle pose
00:22:46difficulté
00:22:47ça dépend de la préfecture
00:22:49bon peut-être
00:22:50qu'il y a eu une urgence
00:22:51peut-être qu'il y a eu
00:22:51un dépachement du seuil
00:22:53qui était inattendu
00:22:53ou qui n'était pas prévu
00:22:54mais là c'est sûr
00:22:55que c'est difficile
00:22:55pour les automobilistes
00:22:56de prévoir
00:22:56avec une mesure
00:22:57qui est entrée en vigueur
00:22:58à midi
00:23:00en général
00:23:02les mesures sont déclenchées
00:23:03plutôt vers 18h
00:23:04la veille
00:23:05pour que les automobilistes
00:23:06et ceux qui vont au travail
00:23:07notamment
00:23:07puissent le matin
00:23:09se débrouiller
00:23:09mais vous disiez à l'instant
00:23:10que grâce à la canicule de 2003
00:23:11on était bien organisé
00:23:12non j'ai pas dit ça
00:23:13j'ai dit que
00:23:14tous les éléments
00:23:15sont dans 2003
00:23:16là j'ai pas dit
00:23:17qu'ils étaient bien organisés
00:23:18moi je dis simplement
00:23:19que dire qu'il n'y a rien
00:23:20c'est faux
00:23:20non c'est pas ce que j'ai dit
00:23:22Marc Hay
00:23:23dernier point complet
00:23:24sur la canicule ce soir
00:23:26les records battus
00:23:27et ce qui va se passer aussi
00:23:28dans les heures qui viennent
00:23:29alors records battus
00:23:30oui
00:23:31par centaines
00:23:32depuis le début
00:23:33de cette vague de chaleur
00:23:341345 records de chaleur
00:23:36je vous rappelle que
00:23:37l'épisode de chaleur exceptionnel
00:23:38a débuté samedi dernier
00:23:40il va se poursuivre
00:23:40jusqu'à ce samedi
00:23:41inclus
00:23:4217 départements
00:23:44placés en vigilance
00:23:44orange canicule
00:23:4539 degrés
00:23:46en ce 28 mai
00:23:4739 degrés
00:23:48dans l'Aude
00:23:49à Fitou
00:23:50température qui dépasse
00:23:51pour la deuxième journée consécutive
00:23:53les 36 degrés
00:23:54à Bordeaux
00:23:55il fait près de 38 degrés
00:23:56à la Couronne
00:23:57au sud d'Angoulême
00:23:58on relève des températures
00:24:00donc exceptionnelles
00:24:0110 à 15 degrés
00:24:02supérieurs aux normales de saison
00:24:03depuis maintenant
00:24:03plusieurs jours
00:24:04et donc la fin de cette vague de chaleur
00:24:06est entrevue pour la journée
00:24:07de samedi
00:24:08mais surtout dimanche
00:24:09avec des températures
00:24:09qui vont redevenir
00:24:10beaucoup plus respirables
00:24:11à partir de dimanche
00:24:12la semaine prochaine
00:24:13et on surveille
00:24:15la toute fin de semaine suivante
00:24:16vers le 10 juin
00:24:17parce qu'un nouvel épisode
00:24:18de forte chaleur
00:24:19pourrait à nouveau
00:24:20se mettre en place
00:24:21déjà le 10 juin
00:24:22vers le 10 juin
00:24:23on a les premières modélisations
00:24:24qui montrent
00:24:28ce que veut quand même dire
00:24:32cet épisode
00:24:33on est le 28 mai
00:24:3539 degrés
00:24:36c'est la première fois
00:24:37qu'on atteint
00:24:37une telle température
00:24:38en France
00:24:39et ça montre à nouveau
00:24:40le potentiel
00:24:41aujourd'hui
00:24:42des masses d'air
00:24:42qui remontent
00:24:43du Maghreb
00:24:44de ces cloches
00:24:45de ces dômes de chaleur
00:24:46de ces anticyclones
00:24:46qui piègent la chaleur
00:24:47si on transposait
00:24:49cette situation
00:24:49en plein coeur de l'été
00:24:50on aurait à nouveau
00:24:52du 45-46 degrés
00:24:53dans le sud de la France
00:24:54et ça clairement
00:24:55ça doit nous alerter
00:24:56et on en reparlera sans doute
00:24:57avec vous d'ici là
00:24:57merci beaucoup à tous les quatre
00:24:58bon courage si vous êtes chez vous
00:24:59sans la clim
00:25:00à nous regarder
00:25:02ce soir
00:25:02on va parler
00:25:03maintenant évidemment
00:25:04de la situation au Moyen-Orient
00:25:05avec ce très gros
00:25:07très très gros
00:25:08même regain de tension
00:25:09depuis quelques heures
00:25:10puisque les deux camps
00:25:11l'Iran et les Etats-Unis
00:25:12s'accusent mutuellement
00:25:13d'avoir rompu
00:25:14le cessez-le-feu
00:25:14après un échange
00:25:16de frappes
00:25:16les plus importantes
00:25:17depuis l'entrée
00:25:18en vigueur
00:25:20de ce cessez-le-feu
00:25:21autre élément
00:25:21du jour
00:25:22et on va en parler
00:25:22également ce soir
00:25:23c'est qu'un protocole d'accord
00:25:26aurait
00:25:26on va garder le conditionnel
00:25:27évidemment ce soir
00:25:28aurait été conclu
00:25:29il serait en ce moment
00:25:29entre les mains
00:25:30de Donald Trump
00:25:30qui se donne
00:25:32un peu de temps
00:25:32pour l'examiner
00:25:33pour en parler ce soir
00:25:34l'amiral Bernard Rogel
00:25:35est avec nous
00:25:36bonsoir
00:25:36bonsoir
00:25:36amiral
00:25:37ravi de vous retrouver
00:25:38ancien chef d'état-major
00:25:39particulier du président
00:25:40de la république
00:25:40vous avez été en fonction
00:25:41à l'Elysée
00:25:41de 2016 à 2019
00:25:44sous François Hollande
00:25:45et sous Emmanuel Macron
00:25:46donc vous signez
00:25:47un marin à l'Elysée
00:25:48chez Talandier
00:25:49à vos côtés
00:25:50enfin pas tout à fait
00:25:50vous avez mis un peu
00:25:51d'espace entre vous
00:25:52ce soir Armin Arefi
00:25:53bonsoir
00:25:54bonsoir
00:25:54grand reporter
00:25:55au point spécialiste
00:25:56du Moyen-Orient
00:25:57et Ulysse Gosset
00:25:59bonsoir
00:25:59éditorialiste internationale
00:26:00à BFM TV
00:26:01on va d'abord
00:26:02prendre la température
00:26:03c'est le cas de le dire
00:26:03dans les deux camps
00:26:04d'abord côté iranien
00:26:05c'est avec vous
00:26:06Syavosh Ghazi
00:26:06du côté de Téhéran
00:26:08puisque l'Iran
00:26:09après ses frappes
00:26:09de la nuit dernière
00:26:10promet une riposte ferme
00:26:12en cas de nouvelle
00:26:13attaque américaine
00:26:15oui
00:26:16en même temps
00:26:17que ces menaces
00:26:19contre les Etats-Unis
00:26:20il y a des déclarations
00:26:22des déclarations
00:26:22responsables
00:26:23donc confirmons
00:26:24que les choses
00:26:25les négociations
00:26:26pour finaliser un accord
00:26:28ont beaucoup avancé
00:26:30notamment un député iranien
00:26:31qui a appris
00:26:32que les choses
00:26:33avaient beaucoup avancé
00:26:33notamment
00:26:34sur le déblocage
00:26:35des avoirs iraniens
00:26:36la visite
00:26:38de Mohamed Bagdad
00:26:39Halibab
00:26:39au Qatar
00:26:40a été productive
00:26:42selon ses députés
00:26:43puisque le Qatar
00:26:44aurait promis
00:26:45à l'Iran
00:26:46de remettre
00:26:47à Téhéran
00:26:48quelques 12 milliards
00:26:50de dollars
00:26:51et ensuite
00:26:53de les récupérer
00:26:53auprès des américains
00:26:54sur les autres dossiers
00:26:56la production
00:26:57de Téhéran
00:26:58elle est très ferme
00:26:59notamment
00:27:00sur les détruits
00:27:00d'Hormone
00:27:01également
00:27:02le dossier
00:27:02nucléaire
00:27:03d'envoyer
00:27:04à l'étranger
00:27:04le stock
00:27:05d'uranium
00:27:06iranien
00:27:06pas question
00:27:07d'arrêter
00:27:08l'engagement
00:27:08d'uranium
00:27:09Téhéran
00:27:10exige également
00:27:11des réparations
00:27:12de guerre
00:27:12et la levée
00:27:13des sanctions
00:27:13américaines
00:27:14donc une position
00:27:15dure
00:27:15une position
00:27:16dure
00:27:17dont on ne sait pas
00:27:19ce qui est exactement
00:27:20sur le bureau
00:27:20de Donald Trump
00:27:22mais ici à Téhéran
00:27:23la production
00:27:24est d'une position
00:27:25ferme
00:27:26car Téhéran
00:27:27estime
00:27:27que les États-Unis
00:27:29sont dans une production
00:27:30de faiblesse
00:27:31et que l'Iran
00:27:32peut obtenir
00:27:33le maximum
00:27:34de confiance
00:27:35gérant
00:27:35Merci beaucoup
00:27:36Siavosh Ghazi
00:27:37en direct de Téhéran
00:27:38Antoine Eulard
00:27:39à Washington
00:27:40donc sur ce protocole
00:27:42d'accord
00:27:43conclu
00:27:44ces dernières heures
00:27:45par les négociateurs
00:27:47et qui seraient
00:27:47je garde le conditionnel
00:27:49et on va voir ce qu'en disent
00:27:50ce soir
00:27:50les médias américains
00:27:51que vous surveillez pour nous
00:27:52qui seraient en ce moment
00:27:53dans le bureau
00:27:54en train d'être examinés
00:27:56par Donald Trump
00:28:00Exactement
00:28:00c'est ce qu'affirment
00:28:01en tout cas
00:28:01plusieurs médias américains
00:28:03désormais
00:28:03Axios
00:28:04qui a été le premier
00:28:05à révéler cette information
00:28:06mais aussi Fox News
00:28:07et CNN
00:28:07selon ces médias
00:28:09il y a effectivement
00:28:09ce protocole d'accord
00:28:10qui a été signé
00:28:11convenu
00:28:12entre les négociateurs
00:28:13iraniens et américains
00:28:15alors ils prévoient
00:28:16des concessions
00:28:17de chaque côté
00:28:17d'abord autour du détroit d'Hormuz
00:28:19côté iranien
00:28:19on s'engagerait
00:28:20à rouvrir le détroit
00:28:21avec une liberté
00:28:23de navigation totale
00:28:24sans péage
00:28:24ni harcèlement
00:28:25des navires commerciaux
00:28:27les iraniens
00:28:28qui s'engageraient aussi
00:28:28à retirer
00:28:30toutes les mines
00:28:30qu'ils ont déposées
00:28:31dans le détroit
00:28:32et ce sous un délai
00:28:33de 30 jours
00:28:33côté américain
00:28:34on accepterait
00:28:35de lever une partie
00:28:37des sanctions
00:28:37ce qui permettrait
00:28:38à l'Iran
00:28:38de vendre
00:28:39en toute légalité
00:28:40du pétrole
00:28:41les américains
00:28:42qui accepteraient aussi
00:28:43de lever progressivement
00:28:44le blocus
00:28:44qu'ils imposent
00:28:45sur les ports iraniens
00:28:46depuis la mi-avril
00:28:48enfin
00:28:48et c'est une autre partie
00:28:49très importante
00:28:50ce texte
00:28:51prévoit
00:28:51de prolonger
00:28:52la cessez-le-feu
00:28:53pendant 60 jours
00:28:54une période
00:28:55pendant laquelle
00:28:56de nouvelles négociations
00:28:57s'ouvriraient
00:28:58cette fois pour résoudre
00:28:59les problèmes de fond
00:29:00la question du nucléaire
00:29:01évidemment
00:29:02avec en premier lieu
00:29:04la question
00:29:05de l'uranium enrichi
00:29:06qui serait l'un des premiers
00:29:07sujets
00:29:07traités
00:29:08lors de ces négociations
00:29:10alors selon
00:29:11les médias américains
00:29:12les négociateurs
00:29:13sont d'accord
00:29:13sur ce texte
00:29:14reste désormais
00:29:15à obtenir
00:29:15la validation
00:29:16de Donald Trump
00:29:17le président américain
00:29:18qui se donnerait
00:29:19encore quelques jours
00:29:20pour réfléchir
00:29:21avant de donner
00:29:22ou non
00:29:22son feu vert définitif
00:29:24merci beaucoup
00:29:25Antoine Hollard
00:29:25vous nous rappelez
00:29:26évidemment
00:29:26s'il y a des
00:29:27des informations
00:29:28nouvelles
00:29:28du côté de la maison
00:29:29blanche
00:29:30ou de la presse
00:29:30américaine
00:29:31ce soir
00:29:32Ulysse Gosset
00:29:32c'est une information
00:29:33importante
00:29:34donc c'est un protocole
00:29:35d'accord
00:29:35ça ne veut pas dire
00:29:36qu'un accord
00:29:36est trouvé
00:29:37aujourd'hui
00:29:37ça ne veut pas dire
00:29:38que la guerre
00:29:38est terminée
00:29:39ce qu'on sait
00:29:40aujourd'hui
00:29:40de ce que ce texte
00:29:42contient
00:29:43alors
00:29:43non en fait
00:29:44en réalité
00:29:45il n'a pas été
00:29:45rendu public
00:29:46mais ce qui est
00:29:47important
00:29:47effectivement
00:29:48c'est que
00:29:49Axios
00:29:49qui est un site
00:29:50qui est très proche
00:29:51de la maison blanche
00:29:52au niveau des sources
00:29:53nous confirme
00:29:53qu'il y a bien
00:29:55un texte
00:29:56qui est validé
00:29:57des deux côtés
00:29:57mais qui n'est pas
00:29:58encore officiellement
00:29:59approuvé
00:29:59pas validé
00:29:59par les bosses
00:30:01officiellement
00:30:01mais on voit bien
00:30:02que ça fait plusieurs jours
00:30:03qu'on parle de ce fameux
00:30:05mémorandum
00:30:05vous avez raison
00:30:06de faire la différence
00:30:07entre mémorandum
00:30:08et accord
00:30:08le mémorandum
00:30:09c'est un cadre
00:30:10qui permettrait
00:30:10en particulier
00:30:11de prévoir
00:30:13un cessez-le-feu
00:30:14qui prolonge
00:30:14la trêve actuelle
00:30:16même si la trêve
00:30:16est émaillée de frappe
00:30:19comme on l'a vu
00:30:19encore hier
00:30:20mais c'est une trêve
00:30:21qui tient
00:30:21donc si vous voulez
00:30:22il se dit que Trump
00:30:24voudrait avoir
00:30:25une confirmation
00:30:26de l'accord
00:30:26du guide suprême
00:30:27vous savez
00:30:28le fils de l'Aïtola Khamenei
00:30:29celui qui vit caché
00:30:30Moshtaba
00:30:30qui a été très gréement blessé
00:30:32qu'on n'a pas vu encore
00:30:33mais qui envoie
00:30:35des communiqués
00:30:36ou à qui on fait
00:30:37envoyer des communiqués
00:30:37donc Trump voudrait
00:30:38un accord écrit
00:30:40ou en tout cas
00:30:40quelque chose
00:30:41de palpable
00:30:42pour éviter
00:30:43qu'il soit pris de court
00:30:44et qu'on contredise
00:30:45après
00:30:47son éventuel feu vert
00:30:48donc en fait
00:30:48il y a toujours
00:30:49une sorte de
00:30:50guerre des nerfs
00:30:51et c'est un climat
00:30:53de ni guerre ni paix
00:30:54ni guerre ni paix
00:30:54parce qu'effectivement
00:30:56il y a encore quelques heures
00:30:57Armin Aréfi
00:30:58on était
00:30:58dans la crainte
00:30:59d'une reprise
00:31:00des hostilités
00:31:00des frappes
00:31:01de drones
00:31:02et même de missiles
00:31:03par l'Iran
00:31:04les Etats-Unis
00:31:04qui répliquent
00:31:05l'Iran
00:31:05qui réplique à nouveau
00:31:07il y a quelques heures
00:31:07on se disait
00:31:08la diplomatie
00:31:08elle est sur la touche
00:31:09en ce moment
00:31:10il semble que
00:31:11malgré tout
00:31:13la diplomatie
00:31:14les équipes
00:31:15travaillent encore
00:31:15se parlent
00:31:16et avancent
00:31:16ce qui est intéressant
00:31:17c'est que dans le communiqué
00:31:18du CENCOM
00:31:18le commandement central
00:31:19pour le Moyen-Orient
00:31:20des Etats-Unis
00:31:21on parle de frappes
00:31:22défensives
00:31:23contre des lieux
00:31:24qui en Iran
00:31:24auraient abrité
00:31:25des missiles tirés
00:31:26par l'Iran
00:31:27même chose pour ce qui est
00:31:28arrivé dans la nuit
00:31:28de lundi à mardi
00:31:29à savoir
00:31:30des frappes
00:31:31contre des navettes
00:31:32des navires rapides
00:31:33des vedettes rapides
00:31:34des gardiens de la révolution
00:31:35qui ont été visées
00:31:36elles étaient accusées
00:31:37de poser des mines
00:31:38en réalité
00:31:39le chemin
00:31:41de la diplomatie
00:31:42ne s'est jamais rompu
00:31:43ça fait maintenant
00:31:43plusieurs jours
00:31:44comme l'a dit Lise Gosset
00:31:45que les deux parties
00:31:47parlent
00:31:48par l'intermédiaire
00:31:48notamment du Qatar
00:31:49et du Pakistan
00:31:50et ça fait plusieurs jours
00:31:51que l'on sait
00:31:52qu'il y a un texte
00:31:53qui circule
00:31:53un MOU
00:31:54Memorandum of Understanding
00:31:56en anglais
00:31:57c'est-à-dire
00:31:57protocole d'accord
00:31:58qui vise à régler
00:32:00la priorité
00:32:01visiblement
00:32:01aux yeux
00:32:02des américains
00:32:03à savoir tout d'abord
00:32:04non plus la question
00:32:05du nucléaire en premier
00:32:06mais celle de la réouverture
00:32:07progressive
00:32:08du détroit Dormuz
00:32:08premier problème aujourd'hui
00:32:09pour les américains
00:32:10et pour nous
00:32:10et donc je rappelle
00:32:12un problème
00:32:12qui est arrivé
00:32:14après le début
00:32:14de la guerre
00:32:15lancée par les Etats-Unis
00:32:16et Israël
00:32:16et qui n'était pas
00:32:17un problème auparavant
00:32:18c'est-à-dire qu'avant
00:32:18le début de cette guerre
00:32:19ce corridor maritime
00:32:21comme le confirme
00:32:22le droit international
00:32:23était libre
00:32:25libre d'accès
00:32:25ce que je veux dire par là
00:32:27c'est qu'effectivement
00:32:28on a un Mémorandum
00:32:29d'accord
00:32:30ce qui est également
00:32:31intéressant
00:32:31c'est qu'en même temps
00:32:32que la réouverture
00:32:34progressive du détroit Dormuz
00:32:35les américains
00:32:36s'engageraient à une levée
00:32:37progressive du blocus
00:32:38des ports iraniens
00:32:40blocus militaire
00:32:40pardon
00:32:40tout le monde rentrerait
00:32:42à la maison
00:32:42d'ici un mois
00:32:42à Hormuz en tout cas
00:32:43exactement
00:32:44mais surtout
00:32:45les américains
00:32:46consentiraient à dégeler
00:32:48plusieurs milliards
00:32:49environ 14 milliards
00:32:50d'avoirs iraniens
00:32:51d'étéus dans des pays étrangers
00:32:52c'est un geste
00:32:54que réclamait l'Iran
00:32:54l'Iran réclame également
00:32:56la levée de certaines
00:32:57des sanctions
00:32:58contre le pétrole
00:32:59et contre l'industrie
00:33:00pétrochimique
00:33:00durant la période
00:33:02de 60 jours
00:33:02de négociations
00:33:03qui souffrent
00:33:03mais ce qui est très intéressant
00:33:04que c'est quand même
00:33:05assez contradictoire
00:33:06étant donné que
00:33:06Donald Trump
00:33:07lui depuis maintenant
00:33:08environ 8 ans
00:33:09fustige le fait
00:33:10que Barack Obama
00:33:11de son temps
00:33:12en juillet 2015
00:33:13avait consenti
00:33:14à libérer
00:33:151,6 milliard d'avoirs iraniens
00:33:17dans le cadre du précédent
00:33:18accord sur le nucléaire iranien
00:33:19qu'avait donc conclu
00:33:20Barack Obama
00:33:21en juillet 2015
00:33:22et qu'avait déchiré
00:33:23Et qu'il a déchiré
00:33:23quelques années
00:33:24Donc moi ce que je ne comprends pas
00:33:25pardon Amiral Rogel
00:33:26c'est pourquoi
00:33:28alors que les négociations
00:33:30avancent
00:33:31même si c'est trop lent
00:33:32pourquoi les militaires
00:33:34des deux camps iraniens
00:33:34et américains
00:33:35ont pris le risque
00:33:37hier soir
00:33:37de s'envoyer des drones
00:33:38et des missiles
00:33:38à la figure
00:33:39Non mais je crois
00:33:40que ça fait partie
00:33:40du processus
00:33:41de négociation
00:33:42justement
00:33:43Pendant qu'on négocie
00:33:44il faut que les militaires
00:33:45continuent de se frapper à côté
00:33:46Pendant qu'on négocie
00:33:47on rappelle
00:33:48les uns les autres
00:33:49qu'on est prêt
00:33:50à reprendre
00:33:52la lutte
00:33:52Et ce qui s'est passé
00:33:54c'est quand même
00:33:55d'un point de vue
00:33:56strictement militaire
00:33:57c'est quand même
00:33:58des frappes
00:33:59qui sont mesurées
00:34:00Alors on dira
00:34:00oui c'est un missile balistique
00:34:01c'est des drones
00:34:02ça peut paraître
00:34:03extrêmement important
00:34:04mais c'est des frappes
00:34:05qui sont mesurées
00:34:06ça n'a pas dégénéré
00:34:07Le danger évidemment
00:34:09quand on se lance
00:34:10dans un processus
00:34:10de frappe mutuelle
00:34:12comme ça
00:34:12ça puisse déraper
00:34:13Mais ça veut dire
00:34:14qu'à un moment
00:34:15les Iraniens ont frappé
00:34:16les premiers
00:34:16les Américains ensuite
00:34:17l'Iran a répliqué
00:34:18à ce moment-là
00:34:19les Américains
00:34:20auraient pu continuer
00:34:20c'est-à-dire qu'à un moment
00:34:21il y a quelqu'un dans un bureau
00:34:23qui dit stop
00:34:24on s'arrête là
00:34:24Mais personne ne l'a fait
00:34:25Et personne ne l'a fait
00:34:26Il y a un ordre
00:34:27qui est venu pour dire
00:34:27on s'arrête
00:34:27Et c'est ça qui me fait penser
00:34:28qu'on est toujours
00:34:29comme vous l'avez très bien dit
00:34:30M. Gosset
00:34:31on est toujours
00:34:32dans ce processus
00:34:34de négociation
00:34:35Après
00:34:36une fois
00:34:36quand je vous entends
00:34:39les uns les autres
00:34:39dire sur quoi
00:34:40on va négocier
00:34:41et je vous rejoins
00:34:42ce qui est paradoxal
00:34:44c'est qu'on va négocier
00:34:44sur quelque chose
00:34:45sur la réouverture
00:34:46de quelque chose
00:34:47qui était ouvert
00:34:47avant le début du conflit
00:34:49Quand on prend
00:34:50les grandes revendications
00:34:53américaines
00:34:54le balistique
00:34:55on n'en parle plus
00:34:56la population iranienne
00:34:57et ça c'est quand même grave
00:34:58on n'en parle plus
00:35:00Le nucléaire c'est plus tard
00:35:01Le nucléaire c'est plus tard
00:35:03c'est-à-dire qu'on revient
00:35:03à une espèce de JCPOE
00:35:06amélioré
00:35:07relancé dans le temps
00:35:09et donc on voit bien
00:35:10quand même
00:35:10que tout ça
00:35:12maintenant ça va être
00:35:13comment ne pas perdre la face
00:35:14d'un bord comme de l'autre
00:35:16Je vous écoute
00:35:16je me dis
00:35:17l'accord tel qu'il est présenté
00:35:18ce soir
00:35:18il n'est pas terrible
00:35:19pour Donald Trump
00:35:19Ce n'est pas un accord
00:35:20c'est un mémorandum
00:35:22Je crois qu'il y a une chose
00:35:23qui est très importante
00:35:24c'est que des deux côtés
00:35:25il y a un manque de confiance
00:35:27et tant que cette confiance
00:35:28n'est pas rétablie
00:35:29Trump se dit
00:35:30si je signe
00:35:31et que les Iraniens
00:35:32trahissent l'accord
00:35:33je vais avoir l'air
00:35:34d'un perdant
00:35:35et si les Iraniens
00:35:36signent et que Trump
00:35:37relancent les frappes
00:35:38comme il l'a déjà fait
00:35:39une première fois
00:35:40avant la guerre
00:35:41du 28 février
00:35:42il y avait des négociations
00:35:43et puis elles ont été rompues
00:35:44brutalement par les Américains
00:35:45alors les Iraniens
00:35:46auront le sentiment
00:35:47d'avoir été trahi
00:35:47donc des deux côtés
00:35:48tant qu'il n'y aura pas
00:35:49cette confiance
00:35:50et donc il faut qu'elle puisse
00:35:51exister, être matérialisée
00:35:53c'est un élément essentiel
00:35:54parce que sinon
00:35:54on ne comprend pas
00:35:55ce qui se passe
00:35:55vous avez raison
00:35:56de vous interroger
00:35:57qu'est-ce qui se passe
00:35:58à Washington
00:35:58dans la tête de Trump
00:35:59pourquoi il ne signe pas
00:36:00et les Iraniens
00:36:01et qu'est-ce qui se passe
00:36:03dans la tête des Iraniens
00:36:04pourquoi finalement
00:36:05cette espèce de
00:36:06bargainage
00:36:07comme on dit
00:36:07de marchandage
00:36:08de marchand de tapis
00:36:09qui se prolonge
00:36:10alors qu'il y a vraiment
00:36:11une situation très critique
00:36:12à la fois pour les deux pays
00:36:13en question
00:36:14mais aussi pour l'économie mondiale
00:36:15vous dites ce que c'est
00:36:16qu'est-ce qui se passe
00:36:16dans la tête des Iraniens
00:36:18CNN a d'ailleurs révélé
00:36:19aujourd'hui
00:36:19que les Iraniens
00:36:21sortaient
00:36:21ou ressortaient
00:36:23une partie de leur arsenal
00:36:24des fameux tunnels
00:36:25dans lesquels
00:36:25ils avaient tout caché
00:36:26oui alors c'est une nouvelle révélation
00:36:28il y a déjà eu
00:36:28il y a quelque temps
00:36:29un rapport des services
00:36:30de renseignement
00:36:30militaire américain
00:36:31qui disait
00:36:32en réalité
00:36:33et bien
00:36:34l'arsenal iranien
00:36:35il n'est pas quasiment
00:36:36attaque
00:36:36il a été très sérieusement
00:36:38comment dire
00:36:39endommagé
00:36:40affaibli
00:36:40mais ce que dit CNN
00:36:41avec des images
00:36:42satellites à l'appui
00:36:43c'est que
00:36:44en fait
00:36:44vous savez
00:36:44ces fameux tunnels
00:36:45dont les Iraniens
00:36:47sont très friands
00:36:48qui permettaient
00:36:48d'enterrer
00:36:49à la fois
00:36:50l'industrie nucléaire
00:36:51mais aussi
00:36:51des stocks
00:36:52de missiles
00:36:53de drones
00:36:54etc
00:36:54et bien
00:36:55les tunnels
00:36:55sont réouverts
00:36:57avec des gros bulldozers
00:36:58qui permettent donc
00:36:59de ressortir
00:37:00éventuellement
00:37:01ça ne veut pas dire
00:37:02qu'ils sont en train
00:37:02de se préparer
00:37:03une nouvelle attaque
00:37:04mais il y a
00:37:04une capacité
00:37:05qui maintenant
00:37:06est de nouveau
00:37:07accessible
00:37:08au cas où la guerre
00:37:09reprendrait
00:37:10c'est ça l'information
00:37:10de CNN
00:37:11quand on ressort
00:37:12ces missiles
00:37:12a priori
00:37:13c'est pas pour les promener
00:37:13non mais surtout
00:37:15ils dégagent les entrées
00:37:16et ils ont accès
00:37:17à ces stocks
00:37:18alors est-ce que
00:37:18les stocks ont été
00:37:20endommagés ou pas
00:37:20mais en tout cas
00:37:21l'Iran
00:37:22avec cette information
00:37:23de CNN
00:37:24démontre sa capacité
00:37:26finalement à dire
00:37:26nous avons encore
00:37:27les moyens
00:37:28de faire la guerre
00:37:29et de toucher
00:37:30les pays du Golfe
00:37:31ou éventuellement
00:37:31les Américains
00:37:32on a compris
00:37:33on a compris que tout ça
00:37:33c'était aussi
00:37:33un peu une partie
00:37:34d'échec
00:37:34si les Iraniens
00:37:35ressortent une partie
00:37:36de l'arsenal
00:37:36aujourd'hui
00:37:37c'est pour que
00:37:38les Américains
00:37:38le voient
00:37:39ou c'est vraiment
00:37:40parce qu'ils se préparent
00:37:41en disant
00:37:42il y aura bien des images
00:37:42et d'ailleurs
00:37:43c'est sorti par CNN
00:37:45ou c'est parce que
00:37:46dans un coin de leur esprit
00:37:47ils se préparent quand même
00:37:48peut-être à cette hypothèse-là
00:37:49tout peut arriver
00:37:51le problème
00:37:53qui va se passer maintenant
00:37:55c'est que
00:37:55comment Donald Trump
00:37:57sort la tête haute
00:37:59de cette affaire
00:38:00parce qu'il a quand même
00:38:01écorné son statut
00:38:02de commandeur in chief
00:38:06grâce au manque d'humilité
00:38:07de son secrétaire d'état
00:38:08à la guerre
00:38:09en particulier
00:38:10sur votre plateau
00:38:12il n'y a pas très longtemps
00:38:13je dirais
00:38:13quand on déclenche une guerre
00:38:14il faut avoir trois qualités
00:38:16le courage pour la commencer
00:38:17la détermination pour la finir
00:38:19et l'humilité
00:38:20pour ne pas se retrouver coincé
00:38:21si on n'arrive pas
00:38:23Et il en a combien Donald Trump ?
00:38:25De ces trois qualités ?
00:38:26Il a du courage
00:38:27très probablement
00:38:28la détermination
00:38:29d'en finir
00:38:30va lui être imposée
00:38:32l'humilité
00:38:33il ne l'a pas
00:38:33et c'est ça
00:38:34son problème numéro un
00:38:35aujourd'hui
00:38:35à mon sens
00:38:36c'est comment
00:38:37il va sortir
00:38:38de cette affaire
00:38:39avec la tête haute
00:38:41et ça
00:38:42c'est quelque chose
00:38:43moi je suis quand même
00:38:44surpris aujourd'hui
00:38:45de voir les Irradiens
00:38:47insister un peu
00:38:48essayer de continuer
00:38:49cette humiliation
00:38:50en disant
00:38:51les Américains
00:38:52on n'en plus sous le pied
00:38:52alors que nous
00:38:53on en a
00:38:53c'est la démonstration
00:38:55qu'ils font aujourd'hui
00:38:55en ouvrant les tunnels
00:38:58je pense que ça traduit aussi
00:39:01l'hétérogénéité
00:39:02du monde politique
00:39:04iranien aujourd'hui
00:39:05c'est-à-dire qu'il y a
00:39:06quand même une partie
00:39:07comme aux Etats-Unis
00:39:08il y a une partie
00:39:09vatanguère
00:39:09et il y a une partie
00:39:11négociatrice
00:39:12ce qui se dit
00:39:13en tout cas au sein du régime
00:39:15moi j'ai eu
00:39:16pas plus tard qu'avant-hier
00:39:17une source au sein du régime
00:39:18qui me racontait
00:39:19qu'aujourd'hui
00:39:21les vatanguères iraniens
00:39:22même si ce n'est pas eux
00:39:23qui ont commencé la guerre
00:39:24se satisfaisaient
00:39:26du fait
00:39:26d'avoir obtenu
00:39:27par la guerre
00:39:28et notamment par le blocage
00:39:29d'Hormuz
00:39:30ce qu'ils n'avaient pas obtenu
00:39:31par la voie
00:39:32des négociations
00:39:33uniquement pacifiques
00:39:34c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:39:35Donald Trump serait en passe
00:39:36de libérer
00:39:37comme on l'a dit tout à l'heure
00:39:38plusieurs milliards de dollars
00:39:40d'avoir iranien gelé
00:39:41alors que lui-même
00:39:42fustigeait la décision
00:39:44de Barack Obama
00:39:44pour l'avoir fait
00:39:45il y a dix ans
00:39:46on précise à Minarifi
00:39:47que ces avoirs gelés
00:39:47ils ont été gelés
00:39:48avant la guerre
00:39:49ils ont été gelés
00:39:50à l'époque
00:39:51de la révolution
00:39:52donc c'est vraiment
00:39:53avant la guerre
00:39:54les Iraniens n'avaient pas
00:39:55cet argent
00:39:55et après une guerre
00:39:56qu'ils sont censés avoir perdue
00:39:57ils vont récupérer de l'argent
00:39:59oui ça fait partie
00:39:59des négociations
00:40:00maintenant je pense que
00:40:01comme on le disait tout à l'heure
00:40:02la question maintenant
00:40:03qui va se poser
00:40:03c'est la question de la guerre
00:40:04du narratif
00:40:05il y a deux choses
00:40:06que Donald Trump
00:40:07peut proclamer
00:40:08si le mémorandum
00:40:11donc le protocole d'accord
00:40:12est signé
00:40:13une chose
00:40:13dont on n'a pas parlé
00:40:14c'est le fait
00:40:15d'obtenir un engagement
00:40:16oral ou écrit
00:40:17des Iraniens
00:40:19qu'ils ne cherchent pas
00:40:19la bombe atomique
00:40:20ça ça devrait
00:40:21faire partie
00:40:22de l'accord
00:40:23pour ensuite
00:40:24entrer dans une seconde
00:40:25c'est une possibilité
00:40:26il vaudra mieux
00:40:29certainement
00:40:29certainement
00:40:30ça ne peut venir
00:40:31que de lui
00:40:31le problème c'est que
00:40:32comme vous l'avez dit
00:40:33il vit caché
00:40:33j'essaie de comprendre
00:40:34quelle forme ça pourrait
00:40:34être un engagement oral
00:40:35du guide suprême
00:40:36il appelle Donald Trump
00:40:37pour lui dire
00:40:38je vous promets que
00:40:39ça serait un engagement
00:40:39écrit de la part
00:40:41du guide suprême
00:40:41peut-être une nouvelle fatwa
00:40:43comme l'avait décidé
00:40:44son père
00:40:45avant d'être
00:40:46éliminé au début
00:40:47de la guerre
00:40:47que l'Iran
00:40:48ne cherche pas
00:40:48la bombe atomique
00:40:49Donald Trump
00:40:50pourrait également
00:40:50se targuer
00:40:51d'avoir à lui seul
00:40:53réussi à rouvrir
00:40:54le détroit d'Hormuz
00:40:55il ne faut pas oublier
00:40:57qu'il avait critiqué
00:40:58beaucoup de ses alliés
00:40:59y compris au sein de l'OTAN
00:41:00y compris la France
00:41:01en Europe
00:41:02de ne pas avoir participé
00:41:03à une mission
00:41:04visant à débloquer
00:41:06ce détroit par la force
00:41:07qui était tout bonnement
00:41:08impossible
00:41:09parce que ça aurait fait
00:41:09de nous
00:41:10des belligérants
00:41:11et ensuite
00:41:12on va rentrer
00:41:12dans le vif du sujet
00:41:13les véritables négociations
00:41:15à savoir que l'Iran
00:41:16qu'à Trump
00:41:17pardon
00:41:17les Etats-Unis
00:41:18souhaitent que l'Iran
00:41:19se débarrasse
00:41:20de son stock
00:41:21hautement enrichi
00:41:22de 441 kg
00:41:24enrichi à 60%
00:41:25qui est toujours enfui
00:41:27sous les décombres
00:41:27à Ispahan
00:41:28et à Fordo
00:41:29la solution
00:41:29la solution
00:41:29c'est soit
00:41:30la dilution
00:41:30en Iran
00:41:31ceux
00:41:32auxquels ne serait pas
00:41:33opposé
00:41:34Donald Trump
00:41:34ou alors
00:41:35son transfert
00:41:35aux Etats-Unis
00:41:36en Russie
00:41:37et derrière
00:41:38une acceptation
00:41:40en accord
00:41:40pour que l'Iran
00:41:41accepte de suspendre
00:41:42pour un certain nombre
00:41:43d'années
00:41:44probablement plus de 10 ans
00:41:4510-15 ans
00:41:46son droit
00:41:47à l'enrichissement
00:41:48d'uranium
00:41:49si Trump
00:41:50obtient ça
00:41:51il aura obtenu
00:41:52davantage
00:41:53que l'accord
00:41:53sur le nucléaire iranien
00:41:54côté iranien
00:41:55ce que l'on souhaite
00:41:56avant tout
00:41:56et ça ce n'est pas
00:41:57un secret
00:41:58c'est la levée
00:41:59non plus
00:42:00le déblocage
00:42:01de l'argent
00:42:01des plus de milliards
00:42:02de dollars
00:42:02mais la levée
00:42:03de toutes les sanctions
00:42:05américaines
00:42:06contre la république islamique
00:42:07que ce soit
00:42:07les sanctions secondaires
00:42:08sur le nucléaire iranien
00:42:09mais également
00:42:10les sanctions primaires
00:42:11sur le soutien
00:42:11de l'Iran
00:42:12au terrorisme
00:42:13on voit que si tout ça fonctionne
00:42:14chacun finalement
00:42:14pourra sortir du conflit
00:42:17la tête haute
00:42:17vous parliez
00:42:18de Mosh Taba Ramenei
00:42:19le nouveau guide suprême
00:42:21il y a quelques instants
00:42:21qui a pris la parole
00:42:22aujourd'hui
00:42:23quand je dis pris la parole
00:42:24évidemment
00:42:25ce n'est pas lui
00:42:25puisqu'on ne l'a pas vu
00:42:26depuis les bombardements
00:42:27qu'il a subis
00:42:28ni d'ailleurs
00:42:29depuis qu'il a été choisi
00:42:30à ce poste
00:42:31c'est dans une intervention
00:42:32lue à la télévision
00:42:34d'état iranien
00:42:37le plan aveugle
00:42:38de l'ennemi
00:42:38après la guerre imposée
00:42:39les pressions économiques
00:42:40et le siège politique
00:42:41et propagandiste
00:42:42et de créer la division
00:42:44et la destruction
00:42:46afin de pallier
00:42:47ses défaites militaires
00:42:48et de mettre
00:42:48la nation à genoux
00:42:53pourquoi il parle aujourd'hui
00:42:56quelques heures
00:42:57après les frappes
00:42:58ce moment où on a cru
00:42:59que tout allait rebasculer
00:43:00du côté militaire
00:43:01est-ce que c'est un choix
00:43:02première question
00:43:03et qui l'écoute encore
00:43:04aujourd'hui en Iran
00:43:06alors si vous me posez
00:43:07la question à moi
00:43:09il parle aujourd'hui
00:43:09de la même manière
00:43:10que Donald Trump
00:43:11s'exprime aux Etats-Unis
00:43:12à savoir qu'on est
00:43:13dans un moment extrêmement
00:43:15important
00:43:15une séquence importante
00:43:16au niveau diplomatique
00:43:17et donc au niveau politique
00:43:18il a eu au cours
00:43:20des derniers jours
00:43:21et encore hier
00:43:22un discours extrêmement ferme
00:43:23notamment vis-à-vis
00:43:24d'Israël
00:43:25donc ceux qui pensaient
00:43:26que le nouveau guide suprême
00:43:27le fils de l'ayatola
00:43:28le Khamenei serait
00:43:29moins intransigeant
00:43:30que son père
00:43:32en sont pour leur grade
00:43:33après qu'il écoute en Iran
00:43:35l'ensemble des forces armées
00:43:36qui lui sont aujourd'hui
00:43:37toujours inféodées
00:43:39que ce soit au niveau officiel
00:43:40ou au niveau officieux
00:43:41vraiment
00:43:41il n'y a pas de signe
00:43:42par exemple de défection
00:43:43non
00:43:44ça n'est pas possible
00:43:45on n'est pas déserteur en Iran
00:43:46ou alors c'est l'accord
00:43:47il y a des déserteurs en Iran
00:43:48il y en a eu quelques-uns
00:43:49au cours des dernières années
00:43:50notamment au niveau de l'armée
00:43:51ou des miliciens basidji
00:43:52mais ce qui est quand même
00:43:53fort c'est de constater
00:43:54c'est que
00:43:55alors que le fils du Shah Rezapa
00:43:57a l'avis affirmé qu'il y avait
00:43:58de 50 000 à 100 000 personnes
00:44:00prêtes à déserter
00:44:01on ne les a pas vues
00:44:02et on a un appareil sécuritaire
00:44:05notamment les gardiens
00:44:06de la révolution islamique
00:44:07la véritable armée idéologique
00:44:08de ce régime
00:44:09qui se sont montrés
00:44:11extrêmement
00:44:11à la fois fermes
00:44:13et inféodées
00:44:14au nouveau guide suprême
00:44:15et donc aujourd'hui
00:44:16on a
00:44:16au niveau du pouvoir décisionnaire
00:44:18environ un groupe
00:44:19de 5 à 6 personnes
00:44:21notamment des gardiens
00:44:22de la révolution
00:44:23Ahmad Vaidi
00:44:24le chef des pastarans
00:44:25Mohamed Borer
00:44:26Zoul Radr
00:44:27le chef du conseil suprême
00:44:28de la sécurité nationale
00:44:29Mohamed Borer
00:44:30le chef du parlement iranien
00:44:32qui de façon collégiale
00:44:34prennent des décisions
00:44:35et qui doivent les faire valider
00:44:36et ça prend plusieurs jours
00:44:37par le guide suprême
00:44:38maintenant
00:44:38est-ce que la population
00:44:40iranienne
00:44:40écoute ce que dit
00:44:41Moshtar Barhamenei
00:44:43on a des partisans
00:44:44du régime
00:44:44à hauteur de 15 millions
00:44:45d'habitants
00:44:46c'est-à-dire 20%
00:44:47de la population iranienne
00:44:48qui en fait 90
00:44:48qui sont en tout cas
00:44:50tous les soirs
00:44:50rassemblés dans les grandes places
00:44:52du pays
00:44:53mais la population iranienne
00:44:54dans sa grande majorité
00:44:55est aujourd'hui
00:44:55l'oublier de cette équation
00:44:57il ne faut pas oublier
00:44:58que Donald Trump
00:44:58avait quand même
00:44:59souhaité venir en aide
00:45:00à cette population
00:45:00et aujourd'hui
00:45:01cette population se retrouve
00:45:02avec un pays
00:45:03en partie détruit
00:45:04et surtout un régime
00:45:05encore plus féroce
00:45:06même s'il est afflux
00:45:06il y a eu question
00:45:07effectivement dans les derniers mots
00:45:08de Donald Trump
00:45:09de changer de régime
00:45:10qu'est-ce qui va se passer
00:45:11qu'est-ce qui peut se passer
00:45:12maintenant
00:45:13Amiral
00:45:13est-ce que
00:45:14du côté des deux armées
00:45:15iraniennes et américaines
00:45:17tout le monde va éviter
00:45:18le genre d'incident
00:45:20vous avez minimisé tout à l'heure
00:45:22en disant
00:45:22que ce n'était pas le retour
00:45:23de la guerre
00:45:24est-ce qu'il faut à tout prix
00:45:25que les armées
00:45:26soient les plus prudentes possible
00:45:28pour laisser la place
00:45:29aux discussions
00:45:29et éviter que tout capote
00:45:31parce qu'un missile
00:45:31serait tombé au mauvais endroit
00:45:33par exemple
00:45:34prudente non
00:45:34je pense qu'il faut
00:45:36qu'elle réaffirme
00:45:38en permanence
00:45:38la pression militaire
00:45:39d'un bord comme de l'autre
00:45:41donc on va encore voir
00:45:42des missiles tomber à Hormuz
00:45:43ah c'est pas
00:45:43oui je crois que c'est
00:45:45je ne voudrais pas dire
00:45:46que ça sera impossible
00:45:47je pense que c'est probable
00:45:48au contraire
00:45:48en disant
00:45:49il y aura quelques accrochages
00:45:50mais tant que les accrochages
00:45:52sont limités
00:45:53ça ira
00:45:53côté américain
00:45:54c'est parfaitement cadré
00:45:55c'est-à-dire qu'à un moment
00:45:56il y a un chef qui dit stop
00:45:58côté iranien
00:45:59c'est un peu plus difficile
00:46:00parce qu'on a vu
00:46:01que ce pouvoir militaire
00:46:02avait été décentralisé
00:46:03et moi je considère
00:46:05que l'appel
00:46:06l'appel qui a eu lieu
00:46:08aujourd'hui
00:46:09de la part de Rameini
00:46:11c'est aussi
00:46:12c'est aussi
00:46:13un
00:46:13la réaffirmation
00:46:14la réaffirmation
00:46:15pardon
00:46:15du pouvoir religieux
00:46:17alors jusque-là
00:46:17que c'était plutôt
00:46:18les gardiens de la révolution
00:46:20qui avaient pris
00:46:21qui avaient pris
00:46:22le pouvoir
00:46:23et deux
00:46:24dans son message
00:46:25d'unité
00:46:25c'est de dire
00:46:26maintenant il faut
00:46:26qu'on arrive
00:46:27à avoir
00:46:28une position commune
00:46:30vis-à-vis de
00:46:31ce qui reste quand même
00:46:31le grand Satan
00:46:32pour lui
00:46:34regroupons-nous
00:46:34contre
00:46:35non
00:46:36unifions-nous
00:46:37c'est-à-dire qu'il faut
00:46:37qu'on arrive
00:46:38moi je l'interprète comme ça
00:46:39mais
00:46:42arrivons à négocier
00:46:43de manière
00:46:44construite
00:46:45et cohérente
00:46:46mais je comprends
00:46:47vous écoutant
00:46:47tous les trois ce soir
00:46:48en écoutant aussi
00:46:48ce que disait
00:46:49Antoine Hollard
00:46:49tout à l'heure
00:46:50à Washington
00:46:50que dans ce mille feuilles
00:46:53du protocole d'accord
00:46:54la page du haut
00:46:55aujourd'hui
00:46:56c'est vraiment
00:46:56encore Hormuz
00:46:58c'est vraiment
00:46:59sans déblocage
00:47:00d'Hormuz
00:47:00par les Iraniens
00:47:01et un Hormuz
00:47:02débloqué sans péage
00:47:03le reste du mille feuilles
00:47:04n'arrivera pas
00:47:05c'est la victoire
00:47:06minimum de Donald Trump
00:47:07et j'ajoute un facteur
00:47:08à ce que dit l'Amiral
00:47:09qui est parfaitement exact
00:47:10c'est la patience
00:47:11de Trump
00:47:11est-ce qu'il va garder
00:47:13patience
00:47:13ou est-ce qu'un jour
00:47:14il peut dire ça suffit
00:47:15et donc on retourne
00:47:17au combat
00:47:18et puis autre facteur
00:47:19c'est le facteur risque
00:47:21c'est-à-dire
00:47:21qu'il y ait un missile
00:47:22qui tombe
00:47:23peut-être
00:47:24pas là où il aurait dû
00:47:25tomber
00:47:25ou un drone d'Iranien
00:47:27qui provoque des dégâts
00:47:28et là ça peut déclencher
00:47:29une étincelle
00:47:30qui est très dangereuse
00:47:31et c'est parfaitement vrai
00:47:32ce que vous dites
00:47:32en particulier
00:47:33s'il y a des pertes humaines
00:47:34là ça sera
00:47:35ça sera un carton rouge
00:47:36et là on peut réassister
00:47:38à un réenchaînement
00:47:40de violence
00:47:41à un autre engrenage
00:47:41merci beaucoup
00:47:42à tous les trois
00:47:42pour ce point ce soir
00:47:43donc sur la situation
00:47:44au Moyen-Orient
00:47:45après des heures de tension
00:47:46ces échanges de tirs
00:47:48entre l'Iran
00:47:49et les Etats-Unis
00:47:50autour de la zone d'Hormuz
00:47:52et puis ce soir
00:47:52ce protocole d'accord
00:47:54qui est loin d'être
00:47:56signé
00:47:56mais en tout cas
00:47:57qui est entre les mains
00:47:57de Donald Trump
00:47:59ce soir à la Maison-Blanche
00:48:00merci beaucoup
00:48:01d'avoir été avec nous
00:48:01ce soir
00:48:02on va accueillir maintenant
00:48:03François-Xavier Bellamy
00:48:04qui est le numéro 2
00:48:05des Républicains
00:48:06qui est aussi le bras droit
00:48:07de Bruno Rotaillot
00:48:08dans la course
00:48:09à l'Elysée
00:48:10François-Xavier Bellamy
00:48:11qui nous rejoint
00:48:12et qui était d'ailleurs
00:48:13ces derniers jours
00:48:14au Liban
00:48:15je le sais
00:48:15pour apporter son soutien
00:48:16à la population
00:48:17sur place
00:48:18si vous le permettez
00:48:19bonsoir
00:48:19bonsoir
00:48:20je voudrais d'abord
00:48:20qu'on aborde
00:48:21une actualité plus franco-française
00:48:23qui est la canicule
00:48:24dont souffrent des millions
00:48:25de personnes
00:48:26ce soir en France
00:48:27vous avez sans doute
00:48:28entendu des critiques
00:48:29sur le manque
00:48:31d'anticipation
00:48:32le manque de préparation
00:48:33réelle ou supposée
00:48:34du gouvernement
00:48:34face à cet épisode
00:48:35est-ce que
00:48:36pour vous
00:48:37il y a matière à polémique
00:48:38ou pas ?
00:48:39ou est-ce que vous dites
00:48:39on ferait la même chose
00:48:40si on était au pouvoir ?
00:48:42il n'y a pas matière à polémique
00:48:43il y a matière à réflexion
00:48:44pour qu'en effet
00:48:44notre pays puisse se préparer
00:48:46pour l'avenir
00:48:46parce que la réalité
00:48:48du changement climatique
00:48:48elle est là
00:48:49personne ne peut la nier
00:48:50et donc il faut
00:48:50s'adapter à ce changement climatique
00:48:52le paradoxe de cette histoire
00:48:53vous vous considérez
00:48:54comme un écolo ?
00:48:55bien sûr
00:48:56mais je l'ai toujours dit
00:48:57qu'est-ce que vous avez d'écolo ?
00:48:58vous savez
00:48:58on nous traite parfois
00:49:00à droite de conservateur
00:49:01je pense que l'écologie
00:49:02est conservatrice
00:49:03vous aviez dit il y a deux ans
00:49:04la seule vraie écologie
00:49:06c'est celle de la droite
00:49:07ça veut dire quoi ?
00:49:07au-delà des mots
00:49:09et des postures
00:49:10ça veut dire quoi
00:49:10je suis écolo aujourd'hui
00:49:11qu'est-ce que vous avez d'écolo ?
00:49:12ça veut dire très concrètement
00:49:13que la droite
00:49:14c'est la famille politique
00:49:15qui se préoccupe
00:49:16de la transmission
00:49:17transmettre à nos enfants
00:49:18ce que nous avons reçu
00:49:19ça veut dire notre culture
00:49:20notre pays
00:49:21mais aussi transmettre à la nature
00:49:23et ça
00:49:23ça suppose de s'en donner les moyens
00:49:24et je le dis
00:49:26d'une manière très paradoxale
00:49:27aujourd'hui
00:49:27l'écologie politique
00:49:29qui a confisqué à gauche
00:49:30la cause de cette préservation
00:49:31de l'environnement
00:49:32elle a d'une certaine manière
00:49:35désarmé nos pays
00:49:36pour affronter la réalité
00:49:38de la crise environnementale
00:49:39qui est pourtant devant nous
00:49:41l'écologie politique
00:49:42nous a interdit
00:49:43de nous adapter
00:49:43et moi je pense
00:49:44très concrètement
00:49:44soyons extrêmement concrets
00:49:45au combat que nous avons mené
00:49:47pendant des années
00:49:48seuls contre tous
00:49:49pour défendre
00:49:49l'énergie nucléaire
00:49:51qui est l'énergie
00:49:51la plus décarbonée
00:49:52mais par exemple
00:49:53quand on détricote
00:49:54la plupart des lois
00:49:54sur les passoires thermiques
00:49:56les ZF
00:49:57est-ce que c'est compatible
00:49:59avec le fait
00:49:59de se revendiquer écologiste
00:50:01mais bien sûr
00:50:01les passoires thermiques
00:50:02c'est très intéressant
00:50:03la France a investi
00:50:04une dizaine
00:50:04vous pourriez me dire
00:50:05parfois l'écologie
00:50:05il faut la mettre de côté
00:50:06parce qu'il faut aider
00:50:08les français qui souffrent
00:50:09non l'écologie
00:50:09ça suppose d'aller
00:50:10à la plus grande
00:50:12des urgences
00:50:13et ça consiste pas
00:50:14à pourrir la vie
00:50:15des français
00:50:15parce que ça
00:50:16ça n'apporte rien
00:50:17typiquement les passoires thermiques
00:50:18je me suis battu
00:50:19au Parlement européen
00:50:20contre un règlement
00:50:21qui voulait interdire
00:50:22la possibilité de vivre
00:50:24dans un bâtiment
00:50:25qui ne serait pas classé
00:50:26dans les décennies
00:50:30qui viennent
00:50:30ça va imposer
00:50:31des chantiers
00:50:32colossaux
00:50:32en Europe
00:50:33ce règlement
00:50:34pour la performance énergétique
00:50:35des bâtiments
00:50:35le paradoxe absolu
00:50:36c'est qu'on a mis
00:50:37des dizaines de milliards d'euros
00:50:38dans l'isolation
00:50:39parfois il le faut
00:50:40bien sûr
00:50:41mais on a mis
00:50:42beaucoup trop d'argent
00:50:42là où en fait
00:50:43il faudrait d'abord insister
00:50:45sur par exemple
00:50:46la climatisation
00:50:46avec de l'électricité décarbonée
00:50:48de l'électricité nucléaire
00:50:49la climatisation
00:50:50c'est le meilleur moyen
00:50:51d'offrir aux français
00:50:52qui souffrent de la chaleur
00:50:53aujourd'hui
00:50:53la possibilité
00:50:54d'accéder à la fraîcheur
00:50:56plutôt que de tout
00:50:57mettre en chantier
00:50:57avec une espèce
00:50:59de pure idéologie
00:51:01dans une écologie
00:51:02vous avez le sentiment
00:51:02que c'est de droite
00:51:02la clim ?
00:51:04je ne sais pas
00:51:05si c'est de droite
00:51:05mais c'est pragmatique
00:51:06mettre des dizaines
00:51:08de milliards d'euros
00:51:08dans le fait
00:51:09de conduire
00:51:10tous les bâtiments
00:51:11en Europe
00:51:12à une isolation
00:51:14absolue
00:51:14c'est une aberration
00:51:16économique
00:51:17sociale
00:51:18et écologique
00:51:19et ça c'est pour le coup
00:51:20l'écologie pragmatique
00:51:21que nous avons défendu
00:51:22je voudrais qu'on parle
00:51:22ce soir d'immigration
00:51:24puisque vous venez de porter
00:51:25et même de faire adopter
00:51:26par le Parlement européen
00:51:27un texte
00:51:27sur l'immigration
00:51:28qui est une petite révolution
00:51:30si la France
00:51:32décide
00:51:32de l'adapter
00:51:34et de le
00:51:35mettre en place
00:51:36mais d'abord
00:51:36question toute simple
00:51:37Gérald Darmanin
00:51:38a fait beaucoup parler
00:51:39ces derniers jours
00:51:39en disant
00:51:39je vois un moratoire
00:51:40de trois ans
00:51:41sur l'immigration légale
00:51:42qu'est-ce que vous lui dites
00:51:43au ministre de la Justice
00:51:44rejoins-nous
00:51:46Gérald nous aussi
00:51:46on fera ça
00:51:47ça vous a surpris ou pas ?
00:51:49d'abord je pense
00:51:50qu'il a raison
00:51:50de parler de l'immigration
00:51:51légale
00:51:52parce que
00:51:52le règlement
00:51:53que nous portons
00:51:54au Parlement européen
00:51:54il conserve
00:51:55l'immigration illégale
00:51:56sur le fond
00:51:56un moratoire
00:51:58il dit la même chose
00:51:58que vous
00:51:59mais le sujet important
00:52:00dans notre pays
00:52:00c'est aussi
00:52:01l'immigration légale
00:52:02parce qu'elle a atteint
00:52:03ces dernières années
00:52:04des chiffres qui sont
00:52:06sans précédent
00:52:07et qui sont très
00:52:08dangereux
00:52:08pour la cohésion nationale
00:52:09Vous considérez par exemple
00:52:10que les 4,5 millions d'étrangers
00:52:12qui sont en France
00:52:13légalement
00:52:14sont trop nombreux ?
00:52:15Non
00:52:15en tous les cas
00:52:17c'est un peu la même chose
00:52:17dire
00:52:18il y a trop d'étrangers
00:52:20en France aujourd'hui
00:52:21en situation légale
00:52:22qu'il y ait chaque année
00:52:23400 000 étrangers
00:52:24qui rentrent légalement
00:52:25dans notre pays
00:52:25c'est une folie
00:52:27400 000 étrangers
00:52:29de plus chaque année
00:52:30c'est les niveaux
00:52:31d'immigration légale
00:52:32qui ont été atteints
00:52:33sous Emmanuel Macron
00:52:34et on voit bien
00:52:35le problème immense
00:52:36que ça pose
00:52:37pour l'unité d'un pays
00:52:38qui a d'abord besoin
00:52:39de retrouver
00:52:40ce qui le relie
00:52:41ce qui le lit
00:52:41ce qui fait son commun
00:52:43Il y a ceux qui rentrent
00:52:44et il y a ceux
00:52:45qui sortent
00:52:46ou qui devraient sortir
00:52:47et vous avez donc
00:52:48fait voter au Parlement
00:52:50européen
00:52:50un plan choc
00:52:51pour relancer
00:52:52les expulsions
00:52:53de ceux
00:52:54que l'Europe
00:52:55ne veut plus
00:52:56sur son sol
00:52:57vous avez porté
00:52:57ce texte au Parlement européen
00:52:58il a été adopté
00:52:59par les députés
00:53:00c'est ce qu'on appelle
00:53:01le règlement retour
00:53:02c'est un peu technique
00:53:03mais Raphaël Grabli
00:53:04nous a rejoint
00:53:05bonsoir Raphaël
00:53:05vous allez nous expliquer
00:53:07parce que ça changerait
00:53:08quand même beaucoup de choses
00:53:09ce texte
00:53:09qui a des partisans
00:53:11mais aussi pas mal
00:53:11d'adversaires
00:53:12Je vais vous montrer
00:53:13déjà une carte
00:53:13pour que les choses
00:53:14soient claires
00:53:15et le plus clair possible
00:53:16avec une dizaine
00:53:17de pays qui vont apparaître
00:53:18ceux qui apparaissent
00:53:19en rouge
00:53:19alors je ne vais pas
00:53:20tous les citer
00:53:20l'Ouzbékistan
00:53:21le Rwanda
00:53:21l'Egypte
00:53:22la Mauritanie
00:53:23ou par exemple
00:53:23la Libye
00:53:24c'est là que
00:53:25des pays européens
00:53:26pourraient bientôt
00:53:27expulser les migrants
00:53:28irréguliers
00:53:29évidemment on précise
00:53:30qu'ils interpellent
00:53:31sur leur sol
00:53:32des gens qui ne viennent
00:53:33pourtant pas
00:53:34de ces pays
00:53:35c'est l'esprit
00:53:36de ce règlement européen
00:53:37que vous portez
00:53:37François-Xavier Bellamy
00:53:38qui doit effectivement
00:53:40encore être définitivement
00:53:41adopté
00:53:43et qui permettrait
00:53:43donc à des pays
00:53:44de l'Union Européenne
00:53:45de nouer des accords
00:53:46avec des pays
00:53:47partenaires
00:53:48pour qu'ils
00:53:49sous-traitent
00:53:49en quelque sorte
00:53:50la rétention
00:53:51de migrants
00:53:52dans ce qu'on appelle
00:53:53des centres de retour
00:53:55alors un retour
00:53:56dans un pays
00:53:57où ils n'ont quand même
00:53:57jamais mis les pieds
00:53:58le but est clair
00:53:59accélérer l'expulsion
00:54:01des expulsions donc
00:54:02mais qui serait concerné
00:54:03par ces expulsions ?
00:54:04déjà donc on le disait
00:54:05les migrants
00:54:05qui sont dans l'illégalité
00:54:07qui doivent quitter
00:54:08le territoire
00:54:09mais aussi
00:54:10et surtout
00:54:11des migrants
00:54:12que le pays d'origine
00:54:13ne veut pas récupérer
00:54:14vous mentionnez souvent
00:54:15François-Xavier Bellamy
00:54:16dans l'Algérie
00:54:17l'exemple de l'Algérie
00:54:18seule exception
00:54:19les mineurs
00:54:20non accompagnés
00:54:21ils ne pourront pas
00:54:22être renvoyés
00:54:23seuls dans ces différents
00:54:24centres de rétention
00:54:26en revanche
00:54:27les familles
00:54:27avec enfants
00:54:28seront bien concernées
00:54:29en tout cas
00:54:30si le texte
00:54:31il est définitivement
00:54:32adopté en l'état
00:54:33je voudrais qu'on soit
00:54:33très concret
00:54:35sur ce plan
00:54:35chaque pays
00:54:36ensuite va voir
00:54:37s'il l'adapte
00:54:37s'il l'adopte
00:54:38ou pas
00:54:39mais ça veut dire
00:54:40qu'on va payer
00:54:40ces pays
00:54:42ils ne vont pas le faire
00:54:43gratuitement
00:54:43ils ne vont pas récupérer
00:54:44il faut forcément
00:54:45leur donner quelque chose
00:54:46bien sûr
00:54:46il faut leur donner
00:54:47quelque chose
00:54:47il faut que les pays
00:54:48qui ne coopèrent pas
00:54:49soient sanctionnés
00:54:50et c'est ce que prévoit
00:54:52aussi le règlement retour
00:54:53il faut que les pays
00:54:54qui ne coopèrent pas
00:54:55avec l'Europe
00:54:55ne reçoivent plus de visa
00:54:56par exemple
00:54:58la liste des 10 pays
00:54:59qu'on voit en rouge
00:54:59sur cette carte
00:55:00mais que les pays
00:55:01qui coopèrent
00:55:01eux pour le coup
00:55:02soient récompensés
00:55:03d'une certaine manière
00:55:04ce qui veut dire
00:55:04pour accueillir
00:55:06ceux qui seraient expulsés
00:55:07d'Europe
00:55:09le pays comme le Rwanda
00:55:10on les paye pour ça
00:55:10on peut leur proposer
00:55:12des avantages commerciaux
00:55:13on peut les soutenir
00:55:15dans l'aide au développement
00:55:15d'une manière encore renforcée
00:55:17on peut aussi coopérer
00:55:18de manière plus efficace
00:55:20avec eux
00:55:20sur le plan migratoire
00:55:21pour leurs propres ressortissants
00:55:22un pays qui coopère
00:55:23il faut inciter
00:55:24à la coopération
00:55:25il faut sanctionner
00:55:26la non-coopération
00:55:27et ces centres de retour
00:55:29ils ont un but
00:55:29très simple
00:55:30centre de retour
00:55:31c'est quoi ?
00:55:32c'est une prison ?
00:55:33non, ce n'est pas
00:55:33des centres de rétention
00:55:35d'ailleurs
00:55:35ils ne seront pas en liberté
00:55:36les centres de rétention
00:55:37c'est pour des personnes
00:55:38qui aujourd'hui
00:55:39sur notre sol
00:55:41sont retenues
00:55:42avant d'être expulsées
00:55:43mais le grand problème
00:55:44de nos pays
00:55:44c'est qu'aujourd'hui
00:55:45en Europe
00:55:45vous avez 20% seulement
00:55:47des décisions d'expulsion
00:55:48qui sont réellement exécutées
00:55:50en France
00:55:50c'est même moins que ça
00:55:51c'est moins que 10%
00:55:52donc là ça veut dire
00:55:52pour reprendre un exemple
00:55:53très concret
00:55:54et qui est un petit peu
00:55:55dans l'actualité
00:55:55de ces derniers mois
00:55:56un Algérien
00:55:57sous OQTF
00:55:58que l'Algérie
00:55:59ne veut pas reprendre
00:56:00sur son sol
00:56:00vous l'envoyez par exemple
00:56:03au Rwanda
00:56:03par exemple
00:56:04et cette personne-là
00:56:06vous savez le plus important
00:56:07c'est que cette personne-là
00:56:08aujourd'hui en France
00:56:09elle est de fait
00:56:10même si elle est dans l'illégalité
00:56:12inexpulsable
00:56:12parce qu'elle sait
00:56:13que l'Algérie
00:56:13ne la reprendra pas
00:56:14une fois que vous l'avez expulsée
00:56:15justement
00:56:16une fois que vous l'avez expulsée
00:56:17je termine juste ma phrase
00:56:18pourquoi partirait-elle du coup ?
00:56:20alors que si demain
00:56:21cette personne sait
00:56:22qu'elle pourrait être expulsée
00:56:24dans un pays
00:56:24avec lequel
00:56:25comme on le disait à l'instant
00:56:26elle n'a pas forcément de lien
00:56:27il y a beaucoup de chances
00:56:28qu'elle reparte d'elle-même
00:56:29dans son pays d'origine
00:56:30c'est ça le but
00:56:31l'Algérie
00:56:31s'il refuse de le reprendre
00:56:34depuis la France
00:56:34il ne reprendra pas plus
00:56:35cette personne depuis le Rwanda
00:56:36qui restera donc
00:56:37ad vitam aeternam
00:56:38dans un centre au Rwanda
00:56:40non parce que cette personne
00:56:41pourra rentrer chez elle
00:56:42le problème aujourd'hui
00:56:43c'est que
00:56:43beaucoup de personnes
00:56:44qui savent
00:56:45qu'elles ne seront jamais expulsées
00:56:46même quand elles reçoivent
00:56:48une obligation
00:56:48de quitter le territoire
00:56:49une OQTF
00:56:50ne repartent pas
00:56:51et on les comprend
00:56:52d'une certaine manière
00:56:53je me mets à leur place
00:56:54je suis ici
00:56:55je n'ai pas envie de partir
00:56:55je sais que je ne serai jamais reconduit
00:56:57pourquoi le frais-je de moi-même
00:56:58mais si demain
00:56:59je sais que
00:57:00le risque pour moi
00:57:01si je reste dans l'illégalité
00:57:03c'est d'être reconduit
00:57:04dans l'un de ces centres de retour
00:57:05alors il y a des chances
00:57:06que je reparte de moi-même
00:57:07dans mon pays d'origine
00:57:08et c'est ça le but
00:57:09le but c'est qu'on sorte
00:57:10de cette situation
00:57:11qui fait qu'il y a
00:57:12chaque année
00:57:13dans notre pays
00:57:13des centaines de milliers de personnes
00:57:15qui ayant pourtant
00:57:16un jour reçu
00:57:17une obligation de quitter le territoire
00:57:18pourtant ne repartent jamais
00:57:20c'est ça que les français
00:57:21ne tolèrent plus
00:57:21on parle pas des gens
00:57:22qui demandent l'asile
00:57:23on parle pas des gens
00:57:24qui sont éligibles
00:57:25à un titre de séjour
00:57:26on parle de gens
00:57:27qui ont été déboutés
00:57:28du droit d'asile
00:57:28et parfois même
00:57:29deux fois
00:57:29trois fois
00:57:30quatre fois
00:57:30et qui pourtant
00:57:31restent toujours là
00:57:32c'est de cette impuissance
00:57:33qu'il faut sortir
00:57:33cette question
00:57:34elle sera sans doute
00:57:36abordée par le candidat
00:57:37que vous soutenez
00:57:37qui est Bruno Rotailleau
00:57:38qui a porté aussi
00:57:39ce règlement
00:57:40quand il est pénible
00:57:40il se trouve
00:57:41qu'aujourd'hui
00:57:41le candidat de droite
00:57:42le mieux placé
00:57:43dans les sondages
00:57:44ça n'est pas le vôtre
00:57:45c'est Édouard Philippe
00:57:46est-ce que vous lui reconnaissez
00:57:47ça aujourd'hui
00:57:48est-ce que vous reconnaissez
00:57:49qu'aujourd'hui
00:57:50celui qui fait la course en tête
00:57:51même s'il est un peu perdu
00:57:52dans les sondages
00:57:53mais on est loin
00:57:53ça n'est pas le vôtre
00:57:54et donc c'est les sondages
00:57:55qui font l'élection
00:57:56Marc Fowell
00:57:58du coup on annule le débat
00:57:59on n'a même pas besoin
00:58:00d'attendre un an
00:58:00ça c'est un argument
00:58:01qu'on sort quand on n'est pas
00:58:02dans les premiers
00:58:03généralement
00:58:03mais pas du tout
00:58:04mais c'est un argument
00:58:05qui s'impose
00:58:05je ne voudrais pas d'ailleurs
00:58:07aujourd'hui
00:58:07même si mon candidat
00:58:08était en tête
00:58:08dans les sondages
00:58:09qu'on annule le débat
00:58:10qui s'ouvre
00:58:10pour l'élection présidentielle
00:58:11mais si vous étiez en tête
00:58:19je vais vous dire une chose
00:58:19quand on regarde
00:58:20la vie politique française
00:58:21avec un peu de recul
00:58:22on voit qu'il n'est quasiment
00:58:23jamais arrivé
00:58:24que dans des élections
00:58:25aussi ouvertes
00:58:26comme les celles
00:58:27de l'année prochaine
00:58:27le candidat qui était en tête
00:58:29dans les sondages
00:58:29un an avant
00:58:30soit celui qui se retrouve
00:58:31à l'Elysée un an après
00:58:33donc ça ne m'inquiète pas
00:58:34beaucoup si vous voulez
00:58:35en 2016
00:58:36à la même époque
00:58:37Emmanuel Macron
00:58:38n'était même pas testé
00:58:39dans les sondages d'opinion
00:58:39donc on a encore du temps
00:58:41et le temps
00:58:42il doit être mis à profit
00:58:43parce que c'est ça
00:58:44le plus important
00:58:44pas de parler des sondages
00:58:45mais de parler de la France
00:58:46il doit être mis à profit
00:58:47si celui qui arrive
00:58:50à l'Elysée dans 11 mois
00:58:50c'est Édouard Philippe
00:58:51et pas Bruno Retailleau
00:58:52mais moi je crois
00:58:53que celui qui arrivera
00:58:53à l'Elysée dans 11 mois
00:58:54n'est pas Édouard Philippe
00:58:55pour une raison assez simple
00:58:56c'est que je pense
00:58:57qu'en 2027
00:58:58les français ne vont pas chercher
00:59:00à continuer le macronisme
00:59:01c'est pas une question de personne
00:59:03et j'ai aucune animosité personnelle
00:59:05il l'a rompu
00:59:05de manière assez
00:59:08assez forte
00:59:08on pourrait estimer
00:59:09en disant
00:59:10à la place d'Emmanuel Macron
00:59:11j'aurais démissionné
00:59:12oui parce que même
00:59:12les enfants du macronisme
00:59:13savent que le macronisme
00:59:14n'est plus tellement
00:59:15en vogue aujourd'hui
00:59:16et donc ils essayent
00:59:17par tous les moyens possibles
00:59:18je suis le droit
00:59:19c'est quoi c'est Brutus
00:59:19ils essayent par tous les moyens
00:59:21possibles de prendre
00:59:21leur distance
00:59:22Édouard Philippe
00:59:22Gabriel Attal
00:59:23mais moi je sais que
00:59:24Bruno Retailleau
00:59:25comme moi-même
00:59:26qui a été ministre
00:59:27dans un gouvernement
00:59:28qui n'existait que
00:59:29parce qu'il fallait
00:59:31empêcher la gauche
00:59:32et l'extrême gauche
00:59:33d'arriver au pouvoir
00:59:33nous n'avons pas soutenu
00:59:35Emmanuel Macron
00:59:35ni en 2017
00:59:36ni en 2022
00:59:37nous n'avons pas fait partie
00:59:39des gouvernements
00:59:39d'Emmanuel Macron
00:59:40quand il avait la majorité absolue
00:59:41nous n'avons pas fait partie
00:59:42du macronisme
00:59:43nous avons été dans l'opposition
00:59:44depuis le début
00:59:45on parlait du nucléaire
00:59:46on pourrait parler
00:59:47d'immigration
00:59:47elle va vous coller à la peau
00:59:48elle vous colle à la peau
00:59:49déjà aujourd'hui
00:59:50dans la bouche par exemple
00:59:51de Marine Le Pen
00:59:52qui dit
00:59:52on sait très bien
00:59:53à la fin
00:59:53qu'Édouard Philippe
00:59:54et Bruno Retailleau
00:59:55il y en a un des deux
00:59:55qui va rejoindre l'autre
00:59:57mais je comprends la facilité
00:59:58et je vois bien
00:59:59que Marine Le Pen
01:00:00et Édouard Philippe
01:00:01ont un même intérêt
01:00:02c'est de faire croire
01:00:03qu'à la fin
01:00:03Bruno Retailleau
01:00:04va se dissoudre
01:00:05dans le macronisme
01:00:08au moment de sa disparition
01:00:09mais moi je sais l'inverse
01:00:11et encore une fois
01:00:11j'ai pas été dans l'opposition
01:00:13avec Bruno Retailleau
01:00:14pendant 10 ans
01:00:15au macronisme
01:00:16et d'ailleurs
01:00:16j'ajouterai même encore plus
01:00:18pendant 15 ans
01:00:19parce qu'Emmanuel Macron
01:00:20comme Gabriel Attal
01:00:21ils ont commencé leur chemin
01:00:22dès l'élection
01:00:23de François Hollande
01:00:24et ça fait maintenant 15 ans
01:00:25qu'ils sont
01:00:26dans les allées du pouvoir
01:00:27on n'a pas été dans l'opposition
01:00:28pendant tout ce temps-là
01:00:29pour se ranger
01:00:30au moment où tout le monde
01:00:31constate enfin
01:00:32la faillite du macronisme
01:00:33et du socialisme
01:00:34qu'il continuait
01:00:35Si au mois de février
01:00:36ou mars de l'année prochaine
01:00:37Édouard Philippe
01:00:37et Bruno Retailleau
01:00:38sont au coude à coude
01:00:40dans les sondages
01:00:40que vous regarderez
01:00:42sûrement
01:00:42à ce moment-là
01:00:43il se passera quoi ?
01:00:44Les deux resteront
01:00:45jusqu'au bout ou pas ?
01:00:47On peut faire des scies
01:00:48indéfiniment
01:00:49Moi je sais
01:00:50Avoue que c'est une hypothèse
01:00:50je suis sûr que
01:00:52en vous rasant le matin
01:00:53vous y pensez forcément un peu
01:00:54à cette hypothèse-là
01:00:55c'est-à-dire que
01:00:56si les deux se maintiennent
01:00:56c'est l'assurance
01:00:57ou la quasi-assurance
01:00:59d'avoir soit
01:01:00le Rassemblement National
01:01:01soit la France Insoumise
01:01:02dans l'état actuel
01:01:03des forces en présence
01:01:03Encore une fois
01:01:04parlons du fond
01:01:05c'est la seule chose qui compte
01:01:05Ma conviction
01:01:06c'est que la proposition
01:01:07que Bruno Retailleau porte
01:01:08et il est le seul en ce moment
01:01:09à dévoiler son projet
01:01:10de manière claire
01:01:11étape par étape
01:01:12cette proposition-là
01:01:13elle n'est pas soluble
01:01:14dans même le projet
01:01:16que nous percevons
01:01:17parce qu'encore une fois
01:01:18pour l'instant
01:01:19il n'est pas encore très clair
01:01:19du côté d'Edouard Philippe
01:01:21parlons justement
01:01:22des questions migratoires
01:01:23parlons des questions migratoires
01:01:24On vient
01:01:24et on a commencé par ça
01:01:25vous l'avez entendu
01:01:26Les députés d'Edouard Philippe
01:01:27ont refusé de voter
01:01:28le règlement retour
01:01:29Bruno Retailleau l'a porté
01:01:30Au Parlement européen
01:01:31On va avoir un problème
01:01:32Bruno Retailleau
01:01:33et moi-même
01:01:33nous disons depuis très longtemps
01:01:34qu'il y a un problème
01:01:35avec le volume
01:01:36le nombre de l'immigration légale
01:01:37en France
01:01:38Gérald Darmanin même
01:01:39dit la même chose
01:01:40Edouard Philippe nous explique
01:01:41qu'il faut augmenter
01:01:41l'immigration de travail
01:01:42donc il y a un problème
01:01:43on ne porte pas la même chose
01:01:44et donc je ne dis pas ça
01:01:46parce que je voudrais expliquer
01:01:47qu'il y a une forme
01:01:48d'animosité irrécupérable
01:01:50ce n'est pas une question
01:01:50de personne
01:01:51c'est une question de fond
01:01:52c'est une question de ligne
01:01:52et si on ne parle que de sondage
01:01:53on va finir par désespérer
01:01:55les Français de la démocratie
01:01:56Une minute à peine
01:01:57si vous aviez face à vous
01:01:58ce soir Patrick Bruehl
01:01:59vous lui diriez quoi ?
01:02:00mettez votre carrière
01:02:01elle est
01:02:02je vous entends soupirer
01:02:06cette affaire
01:02:06il y a à la fois
01:02:07la parole des femmes
01:02:08et il y a à la fois
01:02:08la présomption d'innocence
01:02:10est-ce qu'il doit
01:02:11se mettre en retrait
01:02:12de lui-même
01:02:12hier une de ses représentations
01:02:14a été perturbée
01:02:15par des féministes
01:02:16si j'étais Patrick Bruehl
01:02:17je le dis en un mot
01:02:17si j'étais Patrick Bruehl
01:02:18je ne vous ai pas dit
01:02:19si vous étiez Patrick Bruehl
01:02:20je ne me serais pas permis
01:02:21j'ai dit si vous l'aviez face à vous
01:02:22si je l'avais face à moi
01:02:23je croyais que vous disiez
01:02:23ah non non
01:02:24c'est pour ça que vous avez respiré
01:02:25si j'avais Patrick Bruehl face à moi
01:02:31où la justice se fait
01:02:32dans le tribunal de l'opinion
01:02:33plutôt que dans les tribunaux
01:02:35qui ont pour mission
01:02:35de la rendre
01:02:36avec toutes les procédures
01:02:37que ça implique
01:02:38maintenant
01:02:40si je l'avais en face de moi
01:02:41je lui conseillerais
01:02:43sans doute
01:02:43de s'effacer
01:02:44par respect
01:02:45par décence aussi
01:02:46le temps au moins
01:02:46que la justice aille à son terme
01:02:48mais ça me désole
01:02:49que notre débat
01:02:50se concentre sur ça
01:02:50j'ai atterri ce matin
01:02:52de Beyrouth
01:02:53hier j'étais dans le sud du Liban
01:02:55où la guerre frappe
01:02:56où des enfants sont aujourd'hui
01:02:57en train d'étudier
01:02:58sous les bombes
01:02:58je pense que le devoir
01:03:00de la France
01:03:00et de les soutenir
01:03:01je pense que notre rôle
01:03:02aujourd'hui dans le monde
01:03:03si dangereux
01:03:04dans lequel nous vivons
01:03:04c'est de reconstruire une France
01:03:06qui soit capable
01:03:06de maîtriser son destin
01:03:08et d'honorer ses engagements
01:03:08et c'est tellement important
01:03:10de parler de tout ça
01:03:10vous avez raison
01:03:10ce qui se passe au Liban
01:03:11ce qui passe au Moyen-Orient
01:03:12est primordial
01:03:13et la présomption
01:03:15et on en a parlé
01:03:15pendant quasiment une demi-heure
01:03:16ce soir
01:03:17et le débat sur la présomption
01:03:18d'innocence
01:03:19me semble
01:03:19peut-être que je me trouve
01:03:20également un débat important
01:03:21je vous remercie
01:03:22pardon parce que vous entendez
01:03:23la petite musique
01:03:23et qu'on est très en retard
01:03:25merci beaucoup
01:03:27bonsoir Marc
01:03:28le programme du 20h
01:03:29la reprise de la guerre
01:03:30est-elle inévitable
01:03:31des frappes américaines
01:03:32contre l'Iran
01:03:33le régime
01:03:33qui réplique
01:03:34en visant une base américaine
01:03:36au Koweït
01:03:36et en parallèle
01:03:37on apprend ce soir
01:03:38qu'un accord est bel et bien
01:03:39sur la table
01:03:39mais qu'il n'a pas encore
01:03:40été validé
01:03:41ni par Donald Trump
01:03:42ni par le guide suprême
01:03:43on en parlera notamment
01:03:44avec notre invité
01:03:45le général Christophe Gomart
01:03:46restez avec nous sur BFM TV
01:03:48bonne soirée
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