- il y a 4 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00Bonsoir, un rendez-vous effectivement dans 20 minutes, la porte-parole du gouvernement qui est, ça tombe bien également, ministre
00:00:05des énergies et donc du carburant.
00:00:07Maude Bréjon qui sera là pour nous expliquer ce dispositif. Il y en a pour 700 millions d'euros d
00:00:12'aides, même si le gouvernement dit que ce n'est pas le retour du quoi qu'il en coûte, pas
00:00:16la politique du chèque.
00:00:18Il y a notamment ce dispositif gros rouleur XXL, ces aides pour les fonctionnaires, pour certaines professions, cette prime carburant
00:00:24élargie dans les entreprises.
00:00:26On va essayer d'être le plus concret possible ce soir pour vous expliquer tout simplement si vous avez le
00:00:31droit ou non à ces aides dans les semaines, dans les jours qui viennent.
00:00:35Cette alerte rouge également, alerte rouge sur l'or noir, c'est l'agence internationale de l'énergie qui s
00:00:41'inquiète ce soir d'un risque de pénurie de pétrole d'ici l'été.
00:00:45Conséquence bien sûr du blocage partiel du détroit d'Hormuz, la partie de poker menteur continue entre Donald Trump et
00:00:50les Iraniens, entre négociations d'un côté et réarmement de l'autre.
00:00:54On va en parler dans un instant. Et puis les révélations de BFM TV dans l'affaire Patrick Bruel, dans
00:00:59l'une des affaires Patrick Bruel, puisque nous avons pu consulter les PV d'audition du chanteur et de l
00:01:05'une de ses accusatrices.
00:01:07Cette affaire avait été classée sans suite, la justice française vient de la relancer. 60 minutes, c'est parti, soyez
00:01:14les bienvenus.
00:01:28Bonsoir à tous. Avant d'accueillir, je vous le disais dans une grosse vingtaine de minutes maintenant, la porte-parole
00:01:32du gouvernement, Maud Bréjean,
00:01:33sur les mesures annoncées aujourd'hui pour aider les Français à passer ce nouveau choc pétrolier.
00:01:39D'abord la situation au Moyen-Orient, 83e jour désormais de la guerre, ou en tout cas du bras de
00:01:45fer entre Iraniens, Israéliens et Américains.
00:01:48Le détroit d'Hormuz toujours partiellement bloqué. Et en coulisses, des discussions qui semblent s'intensifier ces dernières heures entre
00:01:55les deux parties, entre Téhéran et Washington.
00:01:58À mes côtés ce soir, Elsa Vidal. Bonsoir.
00:01:59Bonsoir.
00:02:00Ravi de vous retrouver. Le général Vincent Desportes est là lui aussi. Bonsoir.
00:02:03Bonsoir.
00:02:03Le général, ancien directeur de l'école de guerre, professeur des universités associées à Sciences Po.
00:02:09Et bonsoir Guillaume Lagagne.
00:02:10Bonsoir.
00:02:10Vous êtes spécialiste des questions de défense et des relations internationales, auteur de « Géopolitique de l'Europe, le crépuscule
00:02:16d'une puissance ».
00:02:17On va commencer, Elsa, par cette mise en garde, ce carton jaune adressé aujourd'hui par l'Agence internationale de
00:02:25l'énergie,
00:02:25qui est un peu le gendarme de l'énergie sur la planète, qui prononce un mot un peu tabou, qui
00:02:30dit « La pénurie de pétrole, elle est en train de se rapprocher, pas de la France, pas de l
00:02:34'Europe, mais du monde ».
00:02:35Oui. On peut même parler de carton rouge dans la bouche du directeur exécutif de l'Agence internationale de l
00:02:41'énergie, Fatih Birol,
00:02:42qui n'hésite pas à dire que dès juillet ou août, on pourrait se retrouver face à une pénurie d
00:02:48'offres d'hydrocarbures et en particulier de pétrole,
00:02:51en l'absence de règlements durables du conflit, ce qui vient à contrario des déclarations des différents gouvernements européens.
00:03:01Mais Fatih Birol est dans son rôle, l'Agence ayant été créée sur la dépouille ou les décours du choc
00:03:09pétrolier de 1973,
00:03:11pour justement tenter de prévenir les soubresauts engendrés par ce genre de crise.
00:03:17On avait bénéficié, semble-t-il, d'une relative tranquillité pendant 50 ans, mais là, nous sommes de nouveau rentrés
00:03:23dans le dur.
00:03:24Le marché pétrolier pourrait rentrer dans une zone rouge avec une pénurie d'offres mondiales en juillet ou en août.
00:03:29Au moment des vols, donc.
00:03:31Au moment des vols, au moment des départs en vacances.
00:03:34Les occidentaux voyagent beaucoup.
00:03:34Oui. On oublierait presque que le pétrole ne coule toujours pas, ou plutôt ne s'exporte toujours pas aujourd'hui,
00:03:42même si les Iraniens laissent passer 25 bateaux toutes les 24 heures, ce qui n'est pas grand-chose comparé
00:03:49à ce qui passait avant.
00:03:49On a le sentiment qu'il y a deux calendriers.
00:03:51D'une part, les négociations, et on le dit chaque jour, qui prennent du temps et qui vont sans doute
00:03:56en prendre encore.
00:03:57Et d'autre part, cette urgence du pétrole aujourd'hui sur la planète, puisque le golfe, il est primordial.
00:04:03Oui. Alors, ce qu'on peut dire, c'est que ce calendrier s'applique à la fois à l'économie
00:04:07mondiale et aux économies qui demandent ce pétrole et cette énergie.
00:04:13Mais il s'applique aussi à l'Iran. Je rappelle qu'il y a quand même le blocus du blocus.
00:04:17Donc, l'économie iranienne elle-même, elle a des difficultés à exporter.
00:04:21Les Américains bloquent beaucoup de bateaux.
00:04:23Et donc, il y a aussi une course de vitesse, si vous voulez, entre la pression que l'Iran exerce
00:04:27sur le marché international
00:04:28et puis la pression que les Américains exercent sur l'économie iranienne.
00:04:33Mais qui souffre le plus ?
00:04:35Eh bien, l'avenir le dira. Moi, ce que je remarque quand même sur le marché mondial, c'est deux
00:04:39choses.
00:04:40D'abord, que lorsqu'on compare cette crise qui, objectivement, est extrêmement grave.
00:04:43Jamais le golfe Persique n'avait été aussi bloqué, en réalité, depuis les années 80.
00:04:49On est quand même frappé par le fait qu'au fond, bien sûr, là je vais peut-être me faire
00:04:53des ennemis parmi nos téléspectateurs qui sont automobilistes,
00:04:55mais certes, les prix du pétrole ont augmenté, mais c'est sans commune mesure avec les premiers chocs pétroliers.
00:05:00Je rappelle qu'en 1973, on avait eu en quelques jours un quadruplement, le prix du marché avait été quadruplé.
00:05:06Là, on a une augmentation de plusieurs dizaines de pourcents, mais ça n'est pas aussi important.
00:05:11Et je remarque également, deuxième élément, que M. Birol est quand même familier, le patron de l'Agence internationale de
00:05:18l'énergie,
00:05:18il est familier des déclarations un peu, je dirais, pessimistes sur ce sujet.
00:05:22Vous savez que c'est quelqu'un qui est de nationalité turque et qui a été très critiqué par l
00:05:27'administration Trump pour le soutien qu'il faisait.
00:05:30Vous voulez dire qu'il frit peut-être un peu au loup pour rien ?
00:05:31Non, pas nécessairement pour rien, mais ce que je veux dire, c'est que ça s'inscrit dans un contexte
00:05:35qui n'est pas complètement neutre.
00:05:36Il est en bisbis, on pourrait dire, avec l'administration Trump, parce que l'AIE pousse beaucoup pour ce qu
00:05:41'on appelle la transition énergétique,
00:05:42c'est-à-dire vers la sortie des énergies fossiles.
00:05:45Or, ça n'est pas du tout la position de l'administration américaine qui considère que le pétrole et le
00:05:48gaz doivent rester au cœur de l'offre énergétique.
00:05:50On a bien compris que le goulet d'étranglement aujourd'hui, c'est le détroit d'Hormuz.
00:05:54Elsa, les Iraniens, en l'occurrence les gardiens de la Révolution, disent, nous allons, ils ont même publié la carte,
00:06:00nous allons désormais en contrôler encore un petit peu plus.
00:06:02C'est cela.
00:06:03Je dis un petit peu plus, beaucoup plus même.
00:06:05Significativement plus, puisqu'ils revendiquent désormais depuis quelques heures le contrôle d'un territoire significativement élargi,
00:06:11au sud notamment, en direction des Émirats Arabes Unis, et notamment du très grand champ gazier de Fujairah,
00:06:18ce qui n'a pas manqué.
00:06:18On voit la carte là, en vert, c'est le détroit d'Hormuz au sens classique.
00:06:23En rouge, c'est ce que les Iraniens disent désormais contrôler.
00:06:27Ça va beaucoup plus loin.
00:06:28Ça va notamment sur les côtes des voisins, des Émirats Arabes Unis.
00:06:34avec qui la tension est relancée, peut-on dire, du point de vue militaire,
00:06:38mais aussi dans la contestation de la maîtrise de la mer.
00:06:41C'est donc la nouvelle autorité du détroit, du golfe Persique, créée il y a quelques jours,
00:06:46dotée nouvellement d'un compte X, qui doit maintenant, selon le régime iranien,
00:06:51agir pour coordonner et autoriser les passages dans la totalité de ce territoire.
00:06:55Encore une fois, rejeté totalement par les Émirats Arabes Unis,
00:07:00qui ont qualifié ce projet de chimère, dont le porte-parole des plus hautes autorités
00:07:06n'a pas hésité à utiliser ce mot.
00:07:09Et Marco Rubio a enchaîné derrière pour dire que cela ne pouvait pas être entendu et accepté.
00:07:15C'est un des exemples très probables de la manière dont une partie des acteurs
00:07:20et dirigeants iraniens tentent de saboter les négociations en cours.
00:07:24Didier François, je reviens sur cette carte.
00:07:26Ça change quoi ? Passer du vert au rouge.
00:07:29Ça veut dire que les Iraniens vont réussir à pourrir encore plus la situation ?
00:07:33Ou est-ce que c'est, quel est le mot qu'ont utilisé les voisins ?
00:07:35Une chimère ?
00:07:36Une chimère.
00:07:36C'est-à-dire que ça ne changera rien ?
00:07:37Alors, je pense qu'on est, là, on est sur la position maximaliste,
00:07:41qui est celle qu'ils tentent d'appliquer aujourd'hui.
00:07:43C'est-à-dire que quand ça passe, ça tape.
00:07:44Pour faire simple.
00:07:46En gros, c'est la zone de tir qu'on voit là.
00:07:47Oui, c'est ça, c'est la zone de tir.
00:07:48Si vous rentrez là-dedans et que vous ne payez pas, on vous cartonne.
00:07:51Ça s'appelle un racket.
00:07:52Ce n'est pas très compliqué.
00:07:54En termes normaux, je veux dire, pas en termes diplomatiques,
00:07:57comme vous avez bien compris.
00:07:58En revanche, ce qui est de plus intéressant et de plus embêtant,
00:08:01d'un certain point de vue, c'est il y a un peu les deux,
00:08:03c'est que dans la lettre d'intention qui est en cours de négociation,
00:08:07celle qu'a transportée aujourd'hui, enfin hier d'ailleurs,
00:08:10on vous en a parlé,
00:08:12les propositions américaines transportées en Iran
00:08:14par le ministre de l'Intérieur pakistanais,
00:08:19la question de l'ouverture des Trois d'Ormouz est un sujet.
00:08:24Mais pour l'instant, on a deux lectures un peu différentes.
00:08:27Alors d'abord, les Américains ne disent pas grand-chose.
00:08:31Les Iraniens disent, eux,
00:08:32alors ils ne sont pas du tout sur cette position-là,
00:08:34ce qui est ça qui est intéressant,
00:08:36mais ils posent un petit problème.
00:08:38C'est-à-dire quand vous dites qu'ils ne sont pas sur cette position,
00:08:39dans les discussions avec les Américains,
00:08:41ils ne demandent pas toute la zone ?
00:08:42Non, dans les discussions avec les Américains,
00:08:44je vais vous dire exactement ce qu'ils demandent.
00:08:45Ils demandent en fait,
00:08:48je retrouve mes affaires quand même.
00:08:50Rangez vos mails.
00:08:50Oui, ce n'est pas seulement,
00:08:52je suis sur des espèces de papiers
00:08:54qui sont reproduits en ayant coupé des zinzins.
00:08:58Donc c'est tarif douanier sur itinéraire privilégié.
00:09:01Ça veut dire quoi ?
00:09:02Et c'est ça qui est intéressant.
00:09:03Si c'est ça la formule,
00:09:04qui est en fait la formule iranienne là pour le coup,
00:09:07pas celle que les Américains ont proposée,
00:09:09parce que je ne la connais pas celle des Américains.
00:09:12C'est que grosso modo,
00:09:14itinéraire privilégié,
00:09:15ça veut dire l'or zoo territoriale.
00:09:17Et là, ça voudrait dire que grosso modo,
00:09:19ils couperaient en deux
00:09:21ce qu'on peut supposer derrière cette proposition-là,
00:09:24qui serait une base de négociation,
00:09:25ce coup-là.
00:09:26C'est une ouverture,
00:09:28certes, du droit d'Hormuz,
00:09:29mais dans la partie nord
00:09:31qui longe les côtes iraniennes,
00:09:32ils auraient le droit
00:09:34d'obtenir du péage
00:09:35parce qu'ils les considéraient
00:09:36comme l'or zoo territoriale.
00:09:37Si vous me passez l'image,
00:09:38on est passé d'une six voix
00:09:39à double sens
00:09:40à une nationale
00:09:42avec un petit pH dessus.
00:09:43On va juste changer
00:09:44les temps de conjugaison
00:09:47et on passerait conditionnel
00:09:49de ça à ça.
00:09:50Alors, ce qui par ailleurs,
00:09:52ce qui inquiète un peu
00:09:54les Asiatiques,
00:09:55les Africains
00:09:56et les Européens,
00:09:56c'est que
00:09:58on pense que les Américains
00:09:59pourraient se satisfaire
00:10:00d'une proposition de cette nature
00:10:01faite par les Iraniens.
00:10:02Pour un exemple,
00:10:03c'est qu'eux,
00:10:03ils n'ont aucun pétrole
00:10:04qui passe par là.
00:10:05Les Israéliens aussi.
00:10:06En revanche,
00:10:07nous, c'est plus embêtant.
00:10:08Donc, si c'est là-dessus
00:10:09qu'ils se mettent d'accord,
00:10:10pourquoi pas ?
00:10:11Mais ça nous posera
00:10:12un petit problème.
00:10:13Général,
00:10:13est-ce que la solution
00:10:16pour débloquer le Détroit,
00:10:18elle peut encore être militaire ?
00:10:19Ou est-ce que c'est trop tard ?
00:10:20Les Iraniens ont des forces
00:10:22un peu partout.
00:10:24La menace des mines
00:10:25dont on a beaucoup parlé ici
00:10:26et dont Didier nous dit,
00:10:27c'est sans doute du flanc,
00:10:29je crois que vous aviez dit
00:10:29il y a quelques jours,
00:10:30parce que ça revient régulièrement
00:10:31et qu'on n'a pas de preuves
00:10:32et qu'on ne les a pas vues.
00:10:32Mais est-ce que militairement,
00:10:35ça se débouche ce Détroit
00:10:36pour faire à nouveau passer
00:10:37les navires ?
00:10:38Non.
00:10:38On l'a dit depuis le début,
00:10:40ça se débouche
00:10:41avec une guerre massive,
00:10:43avec des troupes importantes,
00:10:45avec des bombardements, etc.
00:10:46Ça ne correspond pas
00:10:48aux moyens américains
00:10:49mis en place.
00:10:50Les moyens américains
00:10:51mis en place aujourd'hui
00:10:52sont tout à fait insuffisants
00:10:54pour le faire
00:10:55et ça correspondrait,
00:10:56s'il fallait mettre ces moyens,
00:10:58à une opération longue
00:10:59de mise en place,
00:11:00de frappe, etc.
00:11:01Donc impossible.
00:11:02avec assez peu d'assurance.
00:11:04Puisque je rappelle
00:11:05que le problème,
00:11:06ce n'est pas tant l'eau,
00:11:07c'est aussi l'arrière-pays
00:11:09à partir duquel
00:11:10peuvent partir les drones.
00:11:12Et comme chacun l'a compris,
00:11:13si vous voulez neutraliser
00:11:14la zone de danger,
00:11:15il faudrait vitrifier une zone
00:11:18qui devrait faire
00:11:18200 km de large
00:11:19sur 500 km de long.
00:11:21Vous calculez,
00:11:22ça fait un tiers de la France.
00:11:23Donc évidemment,
00:11:23c'est...
00:11:24Un tout petit peu compliqué.
00:11:25Non, non,
00:11:26ce n'est pas un peu compliqué.
00:11:27C'est soit la guerre totale,
00:11:28on l'a fait en 1945,
00:11:29en fait,
00:11:29ils l'ont fait en 1945,
00:11:30mais on n'en est pas là
00:11:31et ce n'est pas raisonnable
00:11:32et ça ne se fera pas comme ça.
00:11:34Donc non,
00:11:34il n'y a pas de solution militaire.
00:11:37Ce qui me surprend
00:11:38dans cette affaire-là,
00:11:39c'est que Chimère,
00:11:39c'est quand même
00:11:40un mot extrêmement gentil.
00:11:41Et moi,
00:11:41je suis assez surpris quand même
00:11:42que les EAU
00:11:44n'aient pas utilisé
00:11:45des termes
00:11:46un peu plus forts
00:11:47et un peu plus violents.
00:11:50c'est quand même surprenant
00:11:51qu'il n'y ait pas
00:11:52une révolte plus importante
00:11:53parce que là,
00:11:54ce que proposent les Iraniens...
00:11:56Ils leur piquent leur porc.
00:11:57Enfin, en quelque sorte.
00:11:58Vous pouvez sortir,
00:11:58mais c'est chez nous dehors.
00:11:59Enfin, quand même.
00:12:00Non, ceci est une chimère.
00:12:01Attends, ça,
00:12:02c'est pas raisonnable.
00:12:02J'entendais quelqu'un
00:12:03sur ce Tantel dire
00:12:04que c'est comme si les Anglais
00:12:05disaient désormais
00:12:06Calais, c'est à nous.
00:12:07Et Calais, c'est à nous.
00:12:09Calais-Boulogne,
00:12:10c'est devenu anglais.
00:12:11C'est juste,
00:12:12évidemment,
00:12:13pas raisonnable.
00:12:14Alors moi,
00:12:14je pense aussi
00:12:14que dans cette affaire-là,
00:12:15ils cherchent
00:12:16à faire monter la pression
00:12:17parce qu'on sait bien
00:12:18qu'ils ont beaucoup d'avoirs
00:12:19et beaucoup d'actifs
00:12:20au ZAU
00:12:21et que ça fait partie
00:12:22de la négo.
00:12:22On est dans une position
00:12:23de départ, évidemment.
00:12:24Je voudrais vous faire entendre
00:12:25aussi la mise au point
00:12:26du Quai d'Orsay,
00:12:27aujourd'hui,
00:12:28le ministère des Affaires étrangères
00:12:29parce qu'on a beaucoup parlé
00:12:30ces derniers jours,
00:12:31y compris ici même,
00:12:32cher Didier,
00:12:33de l'hypothèse
00:12:34très éventuelle
00:12:35d'une intervention
00:12:36de l'OTAN,
00:12:36des forces de l'OTAN
00:12:37pour pacifier,
00:12:39débloquer
00:12:39le détroit d'Ormouz.
00:12:44S'agissant ensuite
00:12:45effectivement de l'OTAN
00:12:46et au Moyen-Orient,
00:12:49notre position
00:12:49est claire
00:12:51et effectivement constante.
00:12:52C'est celle
00:12:53que le traité
00:12:54de l'Atlantique Nord
00:12:54s'applique
00:12:55à l'Atlantique Nord,
00:12:57que ce n'est
00:12:58ni la vocation
00:12:58ni même en réalité
00:12:59la bonne alliance
00:13:01pour que ce soit
00:13:03ensuite centré
00:13:05sur un sujet
00:13:05au Moyen-Orient
00:13:06et sur Ormouz.
00:13:08Là, c'est parfaitement clair.
00:13:09Ce qui se passe
00:13:10dans l'Atlantique Nord,
00:13:10le traité,
00:13:11il ne s'applique
00:13:11que pour l'Atlantique Nord
00:13:13et Ormouz
00:13:14à ma connaissance
00:13:14en est assez loin.
00:13:16La mise au point
00:13:16elle est clair et net.
00:13:19Oui, elle est clair et net.
00:13:20L'OTAN n'ira pas là-bas.
00:13:21Alors, ça ne faut peut-être
00:13:22pas aller trop vite
00:13:23parce qu'effectivement
00:13:24ce que dit ce diplomate
00:13:26est vrai
00:13:27dans le sens
00:13:27où le traité
00:13:28de l'Atlantique Nord
00:13:28s'applique
00:13:29à l'Europe essentiellement
00:13:31et à la menace russe.
00:13:32Maintenant,
00:13:33quand on regarde
00:13:33l'évolution de l'Alliance
00:13:34sur les dernières années,
00:13:35je vous rappelle
00:13:35que l'Alliance Atlantique
00:13:38elle est intervenue
00:13:39dans des États
00:13:39qui n'avaient rien à voir
00:13:40avec l'Europe.
00:13:41C'est par exemple
00:13:42l'OTAN
00:13:42qui a renversé
00:13:43le Khaddafi en 2011
00:13:44et dix ans avant
00:13:45en 2001,
00:13:46c'est l'OTAN
00:13:47qui est intervenue
00:13:48et cela pendant
00:13:48de nombreuses années
00:13:49en Afghanistan.
00:13:50Donc en réalité,
00:13:51rien n'interdit
00:13:52au sein de l'Alliance Atlantique
00:13:53de déclencher une opération
00:13:55y compris navale d'ailleurs.
00:13:57Dans la région
00:13:57dont nous parlons,
00:13:58c'est-à-dire
00:13:59la mer d'Arabie,
00:14:00l'OTAN a déployé
00:14:01pendant de nombreuses années
00:14:02des bateaux,
00:14:03des navires
00:14:03qui luttaient
00:14:04contre les pirates
00:14:04qui venaient de Somalie
00:14:06et qui attaquaient
00:14:07les navires commerciaux.
00:14:08Donc en réalité,
00:14:10sur un plan opérationnel,
00:14:11si les États de l'OTAN
00:14:13le décident,
00:14:14peuvent tout à fait décider.
00:14:16Écoutez,
00:14:17ça c'est une question
00:14:17qui est à la fois politique
00:14:18et opérationnelle.
00:14:19Opérationnelle
00:14:20parce que l'OTAN
00:14:20possède un certain nombre
00:14:21de capacités,
00:14:22notamment des États-majors,
00:14:24qui peuvent être utiles
00:14:24si on veut réaliser
00:14:25une opération,
00:14:26vous savez ce qu'on dit,
00:14:27en coalition,
00:14:27c'est-à-dire avec plusieurs alliés.
00:14:29Et puis après,
00:14:29il y a une question de politique.
00:14:31La position de la France,
00:14:32c'est une chose.
00:14:33La position des autres États,
00:14:34ça sera intéressant
00:14:35de la connaître
00:14:35parce que,
00:14:35comme les États-Unis
00:14:37nous font tout à l'heure,
00:14:39Didier parlait de raquettes,
00:14:40alors c'est pas,
00:14:41j'en pleurerai un mot
00:14:41beaucoup moins fort,
00:14:42mais il y a une forme
00:14:43quand même de chantage
00:14:44en nous disant,
00:14:45écoutez,
00:14:45nous,
00:14:46nous vous aidons
00:14:46contre la Russie
00:14:47à ne pas être envahis,
00:14:48nous soutenons l'Ukraine,
00:14:49eh bien nous,
00:14:50aidez-nous
00:14:51dans notre difficulté
00:14:52dans le golfe Persique.
00:14:54Donc il est possible
00:14:54que certains Européens
00:14:55raisonnent ainsi.
00:14:56Nous allons aider,
00:14:57dans le cadre de l'OTAN,
00:14:58les Américains
00:14:59à se sortir
00:14:59de cette difficulté
00:15:00avec l'Iran
00:15:01et en échange,
00:15:02eux continueront
00:15:02à nous aider
00:15:03dans la lutte
00:15:04contre la Russie.
00:15:05Et on sait
00:15:06que l'une des armes
00:15:09importantes des Iraniens
00:15:10dans la guerre
00:15:11et depuis le cessez-le-feu,
00:15:13ce sont les drones.
00:15:15Ce qu'on apprend aujourd'hui,
00:15:16bonsoir Raphaël,
00:15:17vous nous rejoignez,
00:15:18c'est que les Iraniens
00:15:19sont en train,
00:15:20à nouveau,
00:15:21de faire tourner
00:15:21leurs usines
00:15:22de fabrication
00:15:23de drones
00:15:25presque à plein régime,
00:15:26presque comme avant la guerre.
00:15:27C'est une mauvaise nouvelle
00:15:28pour Donald Trump.
00:15:29Tous les drones
00:15:30perdus depuis le début
00:15:31de la guerre,
00:15:32donc fin février,
00:15:33pourraient être remplacés
00:15:34d'ici six mois,
00:15:35donc avant la fin de l'année,
00:15:37selon un article de CNN
00:15:38qui cite des sources
00:15:39du renseignement américain.
00:15:40Une production
00:15:41qui est relancée
00:15:41à vitesse grand V,
00:15:42plus efficace
00:15:43que ce qui avait été
00:15:44prévu par les Américains.
00:15:45L'Iran,
00:15:46qui peut notamment
00:15:47compter sur ses alliés,
00:15:48vous parlez de la Russie,
00:15:49mais aussi de la Chine,
00:15:50notamment en matière
00:15:51de composants électroniques.
00:15:53Alors cette information,
00:15:54elle tranche quand même
00:15:55avec l'optimisme
00:15:56du commandement central américain,
00:15:57dont le patron affirmait
00:15:59il y a seulement quelques jours
00:16:00que 90% de l'industrie
00:16:01de défense iranienne
00:16:03avait été détruite
00:16:04par les Américains
00:16:06et qu'il faudrait,
00:16:06je cite,
00:16:07des années à l'Iran
00:16:08pour reconstituer
00:16:10son arsenal militaire.
00:16:11Oui, je reviens
00:16:11sur les drones,
00:16:12général.
00:16:12Six mois pour reconstituer
00:16:14entièrement le stock
00:16:14de drones iraniens.
00:16:16ça avait été très clairement
00:16:17le temps joue plutôt
00:16:19en faveur de Téhéran.
00:16:21Aujourd'hui,
00:16:22les usines rouvrent,
00:16:23les usines d'armement
00:16:23et elles fabriquent
00:16:24à tour de bras.
00:16:25Les usines ont réouvert
00:16:26parce que ça fait
00:16:27cinq semaines ou quatre semaines
00:16:28en fait que les usines fonctionnent
00:16:30et que ça produit
00:16:31déjà évidemment.
00:16:33Mais oui,
00:16:34le temps joue
00:16:35pour les Iraniens.
00:16:35Les Iraniens n'ont évidemment
00:16:36aucun intérêt
00:16:37à ce que ça reprenne
00:16:38et c'est pour ça
00:16:39qu'ils font durer,
00:16:40qu'ils marchandent.
00:16:42Bien sûr,
00:16:43ils continueront
00:16:45comme ça.
00:16:46En ce qui concerne
00:16:47l'OTAN,
00:16:48moi je dirais
00:16:49que les Européens
00:16:50se sont fait avoir
00:16:50plusieurs fois.
00:16:51Pourquoi ?
00:16:52Parce que cette affaire
00:16:53d'Afghanistan,
00:16:54si vous voulez,
00:16:55normalement l'OTAN
00:16:56c'est quand même
00:16:57les Etats-Unis
00:16:58au service de l'Europe.
00:16:59Et dans le cas de l'Afghanistan,
00:17:01c'est l'Europe
00:17:02via l'OTAN
00:17:03au service des Etats-Unis.
00:17:05Alors je crois
00:17:05qu'on les a prises
00:17:07une fois là.
00:17:08Dans le cas du Kosovo,
00:17:10en fait c'est un peu
00:17:10contraint et forcé
00:17:11qu'on a demandé à l'OTAN
00:17:12de diriger cette opération
00:17:14juste parce que nous-mêmes
00:17:15nous ne pouvions pas le faire
00:17:16parce que nous n'avions pas
00:17:17d'État-major
00:17:19pour le faire.
00:17:20Donc moi je crois
00:17:21que les Européens,
00:17:23on sait bien
00:17:24ce que depuis
00:17:25deux ou trois jours
00:17:25les Américains font
00:17:26à l'OTAN
00:17:27en ne projetant pas
00:17:30l'unité
00:17:32de Tomahawk
00:17:33qui était tout à fait utile.
00:17:34Ce qu'ils font
00:17:35n'envoyaient pas
00:17:35une brigade de 4000 hommes
00:17:37en Pologne
00:17:37comme c'était prévu.
00:17:38Donc je ne pense pas
00:17:39qu'ils vont trouver
00:17:40du côté de l'OTAN
00:17:41peut-être quelques pays
00:17:43atlantistes un peu
00:17:44par nature
00:17:44mais qui reviennent
00:17:45en arrière.
00:17:47Moi je crois
00:17:47qu'ils ne trouveront pas
00:17:48une oreille favorable.
00:17:51Il y a toujours
00:17:51deux ou trois faillots
00:17:52évidemment
00:17:52qui viendront se coucher
00:17:53et il n'est pas impossible
00:17:54que M. Routot
00:17:55en fasse partie
00:17:56si vous permettez.
00:17:57Enfin lui il n'a pas d'armée
00:17:58donc c'est pas un sujet.
00:17:59Il n'a pas d'armée
00:18:00mais il va chercher
00:18:03à pousser
00:18:03il va chercher
00:18:04à pousser
00:18:05évidemment
00:18:06dans ce sens-là.
00:18:07En revanche
00:18:09l'OTAN
00:18:10n'est pas un cadre
00:18:11ad hoc
00:18:11il n'est pas adapté
00:18:12mais il y a des cadres
00:18:13et on sait bien
00:18:14qu'il y a une coalition
00:18:16des volontaires
00:18:16qui s'est faite
00:18:17autour de la Grande-Bretagne
00:18:19et de la France
00:18:20qui elle peut être
00:18:21un cadre adapté
00:18:22pour participer
00:18:22à cette affaire-là.
00:18:23Mais l'OTAN
00:18:24sûrement pas bien sûr.
00:18:24On va aller dans un instant
00:18:25en Israël
00:18:27après le gros coup de froid
00:18:28d'hier
00:18:29entre Benyamin Netanyahou
00:18:30et Donald Trump
00:18:32il semble que l'ambiance
00:18:33soit désormais
00:18:33assez glaciale
00:18:34entre les deux.
00:18:35Je voudrais d'abord
00:18:36revenir sur une information
00:18:37que vous nous avez donnée
00:18:37hier ici même
00:18:39Didier
00:18:39c'est-à-dire
00:18:40ce que disent
00:18:42les Américains
00:18:42dans leur dernière proposition
00:18:43aux Iraniens
00:18:45Donald Trump
00:18:46demande
00:18:46qu'une partie
00:18:47de l'uranium enrichi
00:18:49soit exportée
00:18:50soit ramenée
00:18:51vers les Etats-Unis
00:18:52aujourd'hui
00:18:52l'agence Reuters
00:18:53a dit
00:18:54que le guide suprême
00:18:55en personne
00:18:56avait mis son veto
00:18:57à cette mesure
00:18:58en disant
00:18:58pas question
00:19:00alors je vous vois faire
00:19:01nom du doigt
00:19:01mais c'est pour ça
00:19:02que je vous pose la question
00:19:02qu'est-ce qu'on fait de ça ?
00:19:03C'est de l'intox
00:19:04ou l'achui peuvent lâcher
00:19:05les Iraniens ?
00:19:06Je vais essayer de répondre
00:19:07à cette question
00:19:07qui est très importante
00:19:09parce qu'en fait
00:19:10autour de cette question-là
00:19:11c'est vraiment l'idée
00:19:13de pourquoi
00:19:13ces négociations
00:19:14comment fonctionnent
00:19:15ces négociations ?
00:19:16Donc la lettre d'intention
00:19:17qui a été amenée
00:19:19hier
00:19:20aux Iraniens
00:19:21par les émissaires
00:19:23qui font l'aller-retour
00:19:25propose effectivement
00:19:27qu'une partie
00:19:28de l'uranium
00:19:30enrichie
00:19:30à 60%
00:19:31soit donnée
00:19:32aux Etats-Unis
00:19:32et les Etats-Unis
00:19:33veulent vraiment
00:19:33que ça soit chez eux
00:19:34depuis le départ
00:19:35parce que les Iraniens
00:19:36avaient d'abord proposé
00:19:37la Russie
00:19:37refusé
00:19:38ils ont même proposé
00:19:40au début du mois
00:19:40la France et la Grande-Bretagne
00:19:41refusé par les Américains
00:19:43la Russie redemande
00:19:45à pouvoir en prendre une partie
00:19:46ce que les Américains
00:19:47les Iraniens avaient proposé
00:19:49qu'on garde leur uranium
00:19:50enrichi en France
00:19:50absolument
00:19:51c'était une des propositions
00:19:52dans les navettes
00:19:53les différentes navettes
00:19:54qui ont eu lieu
00:19:54et donc
00:19:56et que les Etats-Unis
00:19:57ont refusé
00:19:58donc
00:20:00pourquoi
00:20:00les Américains
00:20:01ont ça en tête
00:20:02en fait
00:20:03eux voudraient
00:20:04en récupérer une partie
00:20:05donc Trump aurait son totem
00:20:06en disant
00:20:06vous voyez bien
00:20:07que je récupère l'affaire
00:20:09les Iraniens
00:20:10de leur côté
00:20:11garderaient le reste
00:20:12et ça serait dilué sur place
00:20:14c'est ça que demande le guide
00:20:15c'est la dilution sur place
00:20:16il vient de faire faire
00:20:17un démenti
00:20:19à des gens très
00:20:20donc
00:20:20Ali Yashim par exemple
00:20:22qui est très connu
00:20:22et en disant
00:20:23le guide n'a pas donné
00:20:24de nouvel ordre
00:20:25simplement
00:20:26il n'y a pas de veto de sa part
00:20:27il n'y a pas de veto de sa part
00:20:28c'est la phase suivante
00:20:30de la négociation
00:20:31c'est intéressant
00:20:32comme déclaration
00:20:32c'est qu'on est vraiment
00:20:33dans le cadre proposé
00:20:34comme sur la question
00:20:35de l'enrichissement
00:20:35où les Américains vont dire
00:20:37on est à zéro
00:20:37d'enrichissement
00:20:38puisqu'on commence à zéro
00:20:39mais dans 15 ans
00:20:40comme on est à 3,65
00:20:41les Iraniens vont dire
00:20:43ah mais oui
00:20:43mais on garde à 3,65
00:20:44certes c'est capé
00:20:45certes c'est surveillé
00:20:46par la IEA
00:20:48mais l'idée
00:20:49de cette négociation
00:20:50et l'idée
00:20:50de la proposition là
00:20:52faite par les négociateurs
00:20:53américains
00:20:53dans cette dernière
00:20:54lettre d'intention
00:20:55est intéressante
00:20:56et c'est pour ça
00:20:57qu'il y a des tensions
00:20:57avec les Israéliens
00:20:58c'est qu'en fait
00:20:59ils ouvrent
00:21:00sur ces deux questions là
00:21:01et Israël pour le coup
00:21:03ne veut pas du tout
00:21:04qu'il reste
00:21:05de Radium Orishi
00:21:06en Iran
00:21:07et ne veulent pas
00:21:08que même si c'est en 2041
00:21:10et sous le contrôle
00:21:11de la IEA
00:21:13il y ait
00:21:14quatre cascades
00:21:15de centrifugeuses
00:21:15qui continuent
00:21:16à enrichir
00:21:17parce que de fait
00:21:17ça veut dire que
00:21:17à partir des 15 ans passés
00:21:19ils ont
00:21:20de manière permanente
00:21:21un droit d'enrichissement
00:21:22à 3,67
00:21:23donc vous voyez bien
00:21:24que
00:21:24je m'excuse
00:21:25c'est un peu compliqué
00:21:26mon affaire technique
00:21:26mais c'est intéressant
00:21:28parce que
00:21:29en fait
00:21:29c'est vraiment
00:21:30ce qui explique
00:21:31comment a été construit
00:21:33cette proposition
00:21:33et c'est pour ça
00:21:34qu'on est maintenant
00:21:35dans des négociations
00:21:36sérieuses
00:21:37indépendamment
00:21:37de toutes les déclarations
00:21:39qui continuent d'exister
00:21:40parce que
00:21:41ça peut déraper
00:21:42et dans ce cas là
00:21:42on retombera
00:21:43dans
00:21:44voilà
00:21:44je te bloque le D3
00:21:45je te remets des bombes
00:21:46mais aujourd'hui
00:21:47en tout cas
00:21:48ce qui est sérieux
00:21:49ce sont les négociations
00:21:50à tel point
00:21:51que les Pakistanais
00:21:52eux espèrent même
00:21:52avoir une réponse
00:21:53dès demain
00:21:54et on est là-dessus
00:21:56et l'idée c'est ça
00:21:56c'est un espèce
00:21:58de gagnant-gagnant
00:21:58où tout le monde
00:21:59va dire
00:21:59c'est moi qui ai gagné
00:22:00donc je retiens peut-être
00:22:01la réponse demain
00:22:03via le Pakistan
00:22:04dont on rappelle
00:22:05que le chef des armées
00:22:05est arrivé aujourd'hui
00:22:06à Téhéran
00:22:07ça bouge
00:22:08on le voit bien
00:22:08et on le comprend
00:22:09beaucoup mieux
00:22:09en vous écoutant
00:22:10on va à Tel Aviv
00:22:12retrouver Laura Cambeau
00:22:13avec Valentin Rivolié
00:22:15après la scène de ménage
00:22:16hier entre Donald Trump
00:22:18et Benyamin Netanyahou
00:22:19il y a eu d'abord
00:22:19un coup de fil
00:22:21comment le qualifier
00:22:22électrique
00:22:23entre les deux hommes
00:22:24et la petite phrase
00:22:25de Donald Trump
00:22:26de toute façon
00:22:26il fera ce que je lui dirais
00:22:27de faire
00:22:28en parlant de Benyamin Netanyahou
00:22:29visiblement
00:22:30ça ne va pas mieux aujourd'hui
00:22:32il n'y a pas eu
00:22:32de rabibochage
00:22:33entre les deux hommes
00:22:37non effectivement
00:22:38on n'a pas de nouvelles
00:22:38sur ce qui s'est passé
00:22:39aujourd'hui
00:22:40mais on peut vous refaire
00:22:41la chronologie
00:22:42de ces derniers jours
00:22:43qui est en effet
00:22:43assez compliquée
00:22:44donc ce dimanche
00:22:45il y a eu un appel
00:22:46entre Benyamin Netanyahou
00:22:47et Donald Trump
00:22:49Benyamin Netanyahou
00:22:50a entendu
00:22:50Donald Trump
00:22:51lui dire
00:22:51qu'il allait reprendre
00:22:52les frappes contre l'Iran
00:22:53assécemment sous peu
00:22:54une bonne nouvelle
00:22:55donc pour le premier ministre israélien
00:22:57qui privilégie cette option
00:22:58ensuite
00:22:59quelques heures après
00:23:00Donald Trump
00:23:00a discuté avec les pays du Golfe
00:23:02qui l'ont finalement
00:23:03convaincu
00:23:04de privilégier
00:23:05l'option diplomatique
00:23:07de laisser encore une chance
00:23:08sur ce terrain là
00:23:09à Téhéran
00:23:10et puis
00:23:11il y a eu cet appel
00:23:12vous le disiez
00:23:12dans la nuit
00:23:13entre mardi et mercredi
00:23:14entre Benyamin Netanyahou
00:23:16et Donald Trump
00:23:17Donald Trump
00:23:17qui a confirmé
00:23:19au premier ministre israélien
00:23:20qu'il allait donc
00:23:21tenter cette option diplomatique
00:23:23encore un peu
00:23:24selon les médias israéliens
00:23:26et les médias américains
00:23:27Benyamin Netanyahou
00:23:28a terminé
00:23:29cette discussion
00:23:30en colère
00:23:31il était assez inquiet
00:23:33pourquoi ?
00:23:34parce qu'on s'est rendu compte
00:23:35des divergences
00:23:35entre les deux états
00:23:36donc ils sont d'accord
00:23:38sur le fait que l'Iran
00:23:39est une menace
00:23:40l'Iran et son programme nucléaire
00:23:41mais ils ne sont pas d'accord
00:23:42sur l'approche
00:23:44pour régler cette crise
00:23:45Benyamin Netanyahou
00:23:47lui on le sait
00:23:47pour lui
00:23:48l'Iran c'est une menace existentielle
00:23:49il faut l'anéantir maintenant
00:23:51Benyamin Netanyahou
00:23:52craint que pendant ce cessez le feu
00:23:53l'Iran refasse ses stocks de missiles
00:23:56et ses stocks de drones
00:23:57et puis au contraire
00:23:58vous avez de l'autre côté
00:23:59Donald Trump
00:24:00qui lui
00:24:01privilégie l'option diplomatique
00:24:02pourquoi ?
00:24:03parce qu'il a hâte
00:24:04de mettre fin
00:24:05à ce blocage
00:24:06du détroit d'Hormuz
00:24:06puisque vous le savez
00:24:07il est très impopulaire
00:24:09à cause de cette guerre
00:24:10et donc le torchon brûle
00:24:11entre les deux hommes
00:24:12on l'a bien compris
00:24:13avec en effet
00:24:14cette petite phrase
00:24:14de Donald Trump
00:24:15l'autre jour
00:24:16Benyamin Netanyahou
00:24:17fera ce que je lui dis
00:24:18de le faire
00:24:18Merci beaucoup Laura Cambeau
00:24:20ça vous a surpris
00:24:22en France
00:24:22si on parlait de politique
00:24:23on dirait
00:24:24c'est un recadrage
00:24:24assez sévère
00:24:26quand même
00:24:26pour deux hommes
00:24:27qui ont lancé une guerre
00:24:28il y a trois mois ensemble
00:24:29Moi je crois
00:24:30pour reprendre un terme de Trump
00:24:31ce ne serait pas le mien
00:24:32que Trump
00:24:33les américains disent
00:24:34mais je crois que Trump
00:24:36a bien compris
00:24:36qu'il s'était fait avoir
00:24:38violemment
00:24:39par Netanyahou
00:24:40le 28 février dernier
00:24:42dont on dit d'ailleurs
00:24:43qu'il s'était fait lui-même
00:24:44avoir par le Mossad
00:24:45Il s'est fait embarquer
00:24:45dans la guerre
00:24:46en pensant que ce serait plus facile
00:24:47dans cette guerre
00:24:48il a bien compris
00:24:49que finalement
00:24:50c'était d'avoir écouté
00:24:52Netanyahou
00:24:52qui le place aujourd'hui
00:24:54dans ces situations
00:24:54militaires et politiques
00:24:55très compliquées
00:24:56et cette fois-ci
00:24:57il est la première puissance
00:24:59mondiale
00:25:00Israël a quand même
00:25:01beaucoup de mal
00:25:01à faire la guerre sans lui
00:25:02puisqu'il donne
00:25:03l'Amérique donne
00:25:04beaucoup de soutien
00:25:05et donc il dit
00:25:06attends
00:25:06c'est moi qui vais
00:25:08prendre le rythme
00:25:08et c'est moi qui vais dire
00:25:09ce qu'on va faire
00:25:10ce qui me paraît
00:25:11je ne sais pas si c'est un recadrage
00:25:12mais ça me paraît
00:25:13parfaitement normal
00:25:14Je vous vais y faire
00:25:15nom de la tête
00:25:15Non, avec tout le respect
00:25:17que j'ai pour le Général Desportes
00:25:18je pense qu'il y a quand même
00:25:19beaucoup si vous voulez
00:25:20de communication
00:25:21sur ce froid
00:25:23qui existerait
00:25:24entre Israël et les Etats-Unis
00:25:25depuis le début
00:25:26de cette opération
00:25:26les Etats-Unis et Israël
00:25:28sont vraiment main dans la main
00:25:29c'est une opération
00:25:30que l'armée israélienne
00:25:31mène en anglais
00:25:32et je rappelle quand même
00:25:33que dans la même phrase
00:25:34où il avait critiqué Netanyahou
00:25:35M. Trump a plaisanté
00:25:36sur le fait que
00:25:37après le président des Etats-Unis
00:25:39il pourrait devenir
00:25:39premier ministre d'Israël
00:25:40donc il faut quand même
00:25:42prendre la mesure
00:25:43de la proximité très forte
00:25:44entre les deux armées
00:25:45entre les classes politiques
00:25:46et au-delà
00:25:47si vous voulez
00:25:47il y a un petit débat
00:25:48aux Etats-Unis
00:25:48qui existe au sein
00:25:49d'une partie de la droite
00:25:51en particulier la droite
00:25:52la plus radicale
00:25:52qui a parfois
00:25:53des tendances antisémites
00:25:53qui dit
00:25:54au fond les Etats-Unis
00:25:55sont dirigés par Israël
00:25:57vous voyez
00:25:57il y a cette idée là
00:25:58donc M. Trump
00:25:59en disant
00:26:00en tapant du poing sur la table
00:26:01comme on dit aujourd'hui
00:26:02il envoie aussi un message
00:26:03à cet électorat
00:26:04en disant
00:26:04ne vous trompez pas
00:26:05sur qui a les manettes
00:26:06Didier François
00:26:07c'est une vraie fâcherie
00:26:09importante
00:26:09il ne s'agit pas
00:26:10d'embrouille entre deux hommes
00:26:11il s'agit de désaccords
00:26:12sur la suite de la guerre
00:26:13d'abord c'est deux hommes
00:26:14qui ont quand même
00:26:16qui mettent autant de gants
00:26:17que moi
00:26:17pour dire les choses
00:26:18c'est-à-dire qu'ils n'en mettent pas
00:26:19voilà exactement
00:26:21je traduis
00:26:23c'est des sanguins
00:26:25voilà
00:26:25moi j'ai un tout petit désaccord
00:26:26avec Vincent
00:26:27c'est que je pense que
00:26:28Donald Trump a fait
00:26:29ce qu'il avait fait
00:26:29en parfaite connaissance de cause
00:26:31et il voulait y aller
00:26:32il ne s'est pas fait entraîner
00:26:34c'est difficile
00:26:34d'entraîner Trump
00:26:35ça c'est une autre question
00:26:36il est manipulable
00:26:37beaucoup l'ont dit
00:26:39non mais beaucoup l'ont dit
00:26:41on peut penser contraire
00:26:43je ne dis pas
00:26:44que j'ai la vérité
00:26:44là-dessus
00:26:45je n'en sais rien
00:26:45je ne suis pas dans sa tête
00:26:46moi je pense qu'il y a longtemps
00:26:47qu'il a fait ces choix-là
00:26:48sur la question de l'Iran
00:26:50qu'ils ont eu
00:26:51une convergence
00:26:52et qu'ils ont parfaitement
00:26:53bossé ensemble
00:26:54sur cette convergence
00:26:55et je pense qu'ils avaient
00:26:56un accord sur leur désaccord
00:26:57c'est-à-dire que
00:26:58dès le départ
00:26:59Israël et les Etats-Unis
00:27:00n'ont pas le même objectif
00:27:01Israël a besoin
00:27:02de faire tomber ce régime
00:27:03les Américains
00:27:05veulent les obliger
00:27:06à négocier
00:27:07et c'est là qu'aujourd'hui
00:27:08on voit sortir les divergences
00:27:09ce qui est normal
00:27:10et c'est pour ça
00:27:11qu'il y a une inquiétude
00:27:12côté israélien
00:27:12parce qu'ils voient
00:27:13que les propositions
00:27:14qui sont faites par les Américains
00:27:15les mettent en danger
00:27:16de leur point de vue
00:27:17Merci à tous les quatre
00:27:18et je rappelle ce que vous nous disiez
00:27:19tout à l'heure
00:27:20Didier-François
00:27:20en attendant
00:27:21maintenant
00:27:21dans le match à distance
00:27:24des négociations
00:27:25la réponse des Iraniens
00:27:26peut-être pour demain
00:27:28l'ultimatum de Donald Trump
00:27:29qui avait dit
00:27:30la guerre pourrait reprendre
00:27:31vendredi, samedi ou dimanche
00:27:33lui semble toujours tenir
00:27:34avec
00:27:35je mets semble toujours tenir
00:27:36avec des ultimatums
00:27:37il est arrivé que
00:27:38certains ne soient pas
00:27:39très assez respectés
00:27:40Merci d'être venu ce soir
00:27:41sur ce plateau
00:27:42on va passer maintenant
00:27:43aux conséquences économiques
00:27:44en France
00:27:45de ce bras de fer
00:27:46au Moyen-Orient
00:27:47avec cette conférence de presse
00:27:48de Sébastien Lecornu
00:27:49le Premier ministre
00:27:49cet après-midi
00:27:51il y a eu pas mal d'annonces
00:27:52aujourd'hui
00:27:53on va tenter d'y voir plus clair
00:27:54parmi les annonces
00:27:55un nouveau dispositif
00:27:57gros rouleur
00:27:58enfin c'est l'ancien dispositif
00:27:59mais qui a été un peu musclé
00:28:00un coup de pouce
00:28:01pour les fonctionnaires
00:28:02une prime carburant
00:28:03qui pourrait doubler
00:28:04également dans certaines entreprises
00:28:05on va poser plein de questions
00:28:06à la porte-parole
00:28:07du gouvernement
00:28:08Maude Bréjon
00:28:08qui nous rejoint
00:28:10bonsoir
00:28:11Maude Bréjon
00:28:11vous étiez tout à l'heure
00:28:12aux côtés du Premier ministre
00:28:14Marie Chantray
00:28:14est à mes côtés
00:28:15également
00:28:15bonsoir Marie
00:28:16chef du service politique
00:28:17de BFM
00:28:18qu'est-ce que vous
00:28:19vous en retenez d'abord Marie
00:28:20de ce qui a été annoncé
00:28:21tout à l'heure
00:28:21d'une longue
00:28:23très longue conférence de presse
00:28:25on va revenir aux annonces
00:28:26précises
00:28:27et un message
00:28:28finalement martelé
00:28:29comme un refrain
00:28:29dans la bouche de Sébastien Lecornu
00:28:31d'une crise
00:28:32d'une guerre
00:28:33qui va durer
00:28:34d'une imprévisibilité
00:28:35aussi de la suite
00:28:36et donc
00:28:37il faut adapter
00:28:38les mesures
00:28:39qui ont d'ores et déjà
00:28:40été annoncées
00:28:40avec là aussi
00:28:41un nouveau message
00:28:42les finances publiques
00:28:44nos finances publiques
00:28:45ne nous permettent pas
00:28:46de faire n'importe quoi
00:28:47et de faire des chèques
00:28:48généralisés
00:28:49à tous ceux
00:28:49qui en auraient peut-être besoin
00:28:50on est obligé
00:28:51de cibler
00:28:52la stratégie finalement
00:28:53vous savez
00:28:54de la seringue
00:28:55on s'attache
00:28:55et on soigne
00:28:56ceux qui en ont le plus besoin
00:28:57avec des mesures
00:28:58désormais
00:28:59qui sont décidées
00:29:00et on va rentrer dans le détail
00:29:00juste après
00:29:01sur trois mois
00:29:03est-ce que vous avez
00:29:03les mêmes pudeurs de gazelle
00:29:05que vos collègues du gouvernement
00:29:06je pense par exemple
00:29:06à Roland Lescure
00:29:07ministre de l'économie
00:29:08qui se reprend
00:29:09quand il prononce
00:29:09le mot choc pétrolier
00:29:11ou est-ce qu'aujourd'hui
00:29:12il faut tenir un langage
00:29:13de vérité aux français
00:29:14et leur dire
00:29:14oui c'est un choc pétrolier
00:29:15qu'on est en train d'affronter
00:29:16le gouvernement n'y est pour rien
00:29:18c'est Benyamin Netanyahou
00:29:19et Donald Trump
00:29:20ou les Iraniens
00:29:24deux choses
00:29:25on dit d'abord
00:29:26il n'y a pas de problème
00:29:26d'approvisionnement
00:29:27il n'y a pas de problème
00:29:28sur les volumes
00:29:28et c'est un des points
00:29:29sur lesquels
00:29:31on s'est exprimé
00:29:32durant cette conférence de presse
00:29:33parce qu'il y avait
00:29:34des questionnements
00:29:35on dit ensuite
00:29:35il y a un problème
00:29:36sur les prix
00:29:36et les français le voient bien
00:29:37dans leur quotidien
00:29:38et en tout état de cause
00:29:40même si on ne sait pas dire
00:29:42ce que seront les décisions
00:29:43de monsieur Trump
00:29:43ou de monsieur Netanyahou
00:29:44demain
00:29:45les conséquences
00:29:46de ce conflit
00:29:47et les conséquences
00:29:47notamment sur les prix à la pompe
00:29:49vont durer
00:29:50et donc face à ça
00:29:50donc ça s'appelle
00:29:51un choc pétrolier ou pas
00:29:52ce n'est pas à moi
00:29:53de dire si c'est ou pas
00:29:54un choc pétrolier
00:29:55en l'état
00:29:55il n'y a pas de problème
00:29:56de volume
00:29:58les français n'ont pas de mal
00:29:59à trouver du gasoil
00:30:00les français n'ont pas de mal
00:30:00à trouver de l'essence
00:30:02nous avons en tout cas
00:30:03à horizon quelques semaines
00:30:05de la confiance
00:30:06sur l'approvisionnement
00:30:07aux carburéacteurs
00:30:08pour les avions
00:30:09en revanche
00:30:09il y a des difficultés
00:30:10sur les prix
00:30:11et donc face à ça
00:30:12nous on prend
00:30:13un engagement simple
00:30:14on sera aux côtés
00:30:15des secteurs d'activité
00:30:17les plus exposés
00:30:18et donc on reste aux côtés
00:30:20des agriculteurs
00:30:20on reste aux côtés
00:30:21des transporteurs
00:30:22on reste aux côtés
00:30:23des pêcheurs
00:30:24pour ne prendre que ces exemples
00:30:25et on continue
00:30:27à soutenir
00:30:27les français
00:30:28les plus modestes
00:30:29qui travaillent
00:30:30avec par exemple
00:30:31le doublement
00:30:32de cette aide
00:30:34pour le carburant
00:30:35qui passera de 50
00:30:36à 100 euros
00:30:36alors on y va
00:30:37ça c'est ce qu'on appelle
00:30:38le dispositif
00:30:39grand rouleur
00:30:40ou gros rouleur
00:30:41qu'est-ce que ça va donner
00:30:42Marie ?
00:30:43Maude Brejon a déjà
00:30:45finalement dévoilé
00:30:46ce que sont ces mesures
00:30:47mais en effet
00:30:48ce doublement
00:30:48de cette somme
00:30:49de 50 à 100 euros
00:30:51sur le trimestre
00:30:53parce qu'encore une fois
00:30:53vous le rappeliez
00:30:54vous vous projetez
00:30:55le gouvernement
00:30:55se projette sur un temps
00:30:56plus long
00:30:57on n'est plus du mois
00:30:58par mois
00:30:59mais on parle en trimestre
00:31:00et donc on se projette
00:31:01jusqu'à septembre prochain
00:31:02l'extension donc
00:31:04de cette aide
00:31:04jusqu'en août
00:31:05et un guichet ouvert
00:31:06c'est sans doute
00:31:07une des questions
00:31:07qu'on va vous poser aussi
00:31:08un guichet ouvert
00:31:09le 27 mai prochain
00:31:10parce que ça fait partie
00:31:11des reproches
00:31:12que l'on fait au gouvernement
00:31:13d'un guichet trop tardivement ouvert
00:31:15et des aides donc
00:31:15qui mettent du temps
00:31:16à être perçu
00:31:17est peut-être trop complexe
00:31:18on prend les questions
00:31:18les unes après les autres
00:31:19qui a droit
00:31:20à ce dispositif
00:31:21grand rouleur ?
00:31:223 millions de français
00:31:23un français qui gagne
00:31:25moins de 150 000
00:31:26de 1500 euros
00:31:28pardon
00:31:28ça va en faire du monde
00:31:29moins de 1500 euros
00:31:30par mois
00:31:30pour une personne seule
00:31:323 millions de français
00:31:33encore une fois
00:31:33les mêmes
00:31:34que ceux qui étaient
00:31:35déjà bénéficiaires
00:31:36de l'aide carburant
00:31:38qui étaient de 50 euros
00:31:39uniquement ceux qui travaillent
00:31:40uniquement ceux qui travaillent
00:31:41en fait on fait un choix simple
00:31:42on dit quoi ?
00:31:43les français qui travaillent
00:31:45c'est ceux qui sont contraints
00:31:46de prendre leur voiture
00:31:47tous les jours
00:31:47pour aller bosser
00:31:48et les français
00:31:49qui ont le plus de difficultés
00:31:51à boucler les fins de mois
00:31:52c'est ceux-là
00:31:53qu'on décide d'aider
00:31:54et ensuite
00:31:55on aide
00:31:56je le redis
00:31:56les secteurs d'activité
00:31:57qui sont les plus exposés
00:31:58pourquoi ?
00:31:59parce qu'en fait
00:32:00quand vous aidez les pêcheurs
00:32:01derrière
00:32:02ce sont des emplois
00:32:03et derrière
00:32:03ce sont les salaires
00:32:04des français
00:32:05et donc
00:32:06on doit trouver
00:32:07ce juste équilibre
00:32:07entre être aux côtés
00:32:09de ceux qui en ont
00:32:10le plus besoin
00:32:10et en même temps
00:32:11être respectueux
00:32:12des finances publiques
00:32:13ce dispositif
00:32:14c'est donc
00:32:14c'était 50 euros par mois
00:32:16désormais c'est 100 euros
00:32:17mais pour tout le trimestre
00:32:19on se projette à 3 mois
00:32:20c'est une fois 100 euros
00:32:22c'est une fois 100 euros
00:32:23ah oui
00:32:23il y a un petit loup
00:32:24c'est plus 50 euros
00:32:26tous les mois
00:32:26non alors ça n'a pas donné moi
00:32:28je me permets
00:32:29jamais été question
00:32:30de 50 euros par mois
00:32:31c'était décalé
00:32:33ou en tout cas
00:32:34c'était sur la période
00:32:35de crise annoncée
00:32:37décrite par le gouvernement
00:32:38100 euros en une fois
00:32:39100 euros en une fois
00:32:40il faut s'inscrire
00:32:41sur une plateforme
00:32:41le guichet sera ouvert
00:32:43le 27 mai
00:32:44les aides seront versées
00:32:45ça ressemble à quoi le guichet
00:32:45pour s'inscrire
00:32:46il faut remplir
00:32:46les aides seront versées
00:32:48dans la foulée
00:32:49vous pourrez
00:32:50vous déclarer évidemment
00:32:51que vous êtes en activité
00:32:53c'est notamment
00:32:53un des points importants
00:32:55pour des raisons
00:32:56que pour les raisons
00:32:56que j'ai déjà
00:32:57déclaration sur l'honneur
00:32:58ou il faut fournir quelque chose
00:32:59pour les raisons
00:32:59que j'ai déjà évoqué
00:33:01les services de Versy
00:33:02vous avez la possibilité
00:33:03de vérifier
00:33:04que vous êtes bien
00:33:04en activité ou pas
00:33:05bon on essaiera
00:33:07et on va faire
00:33:07le système le plus simple possible
00:33:09encore une fois
00:33:10on est aux côtés
00:33:11des français les plus précaires
00:33:13des français qui travaillent
00:33:14c'est effectivement
00:33:15un choix politique
00:33:16qu'on fait
00:33:17mais parce qu'on estime
00:33:17que c'est ceux
00:33:18qui n'ont pas d'autre choix
00:33:19que de prendre leur voiture
00:33:20tous les jours
00:33:21et on s'adapte
00:33:23mois par mois
00:33:24depuis mars dernier
00:33:25et désormais
00:33:26sur une période
00:33:26un peu plus longue
00:33:27parce qu'on a cette visibilité
00:33:29pour dire que
00:33:30quoi qu'il se passe
00:33:31les effets de la crise
00:33:32vont se faire ressentir
00:33:33encore pendant plusieurs semaines
00:33:35à ces français
00:33:36qui nous regardent ce soir
00:33:37ces 3 millions
00:33:38de travailleurs modestes
00:33:38vous leur dites
00:33:39vous portez parole
00:33:40du gouvernement
00:33:40faites ces démarches
00:33:41allez sur le portail
00:33:43parce qu'on le sait
00:33:43on a décrit parfois
00:33:44des usines à gaz
00:33:45où finalement
00:33:46vous allez sur le portail
00:33:47de Bercy
00:33:47on n'y comprend rien
00:33:49vous dites
00:33:50ça sera simplifié
00:33:51et vous appelez
00:33:51ces français modestes
00:33:52à faire ces démarches
00:33:53et à toucher ces ailes
00:33:54on dit qu'on met en place
00:33:55les dispositifs
00:33:56les plus simples
00:33:57les plus lisibles
00:33:58les plus opérationnels
00:33:59possibles
00:34:00que ce soit pour les français
00:34:01particuliers
00:34:02encore une fois
00:34:03les plus modestes
00:34:03ou pour les entreprises
00:34:05quels que soient
00:34:06les secteurs d'activité
00:34:07notre objectif
00:34:08c'est quoi ?
00:34:09c'est de préserver l'emploi
00:34:10et c'est de préserver
00:34:11autant que possible
00:34:12le pouvoir d'achat des français
00:34:13même si on sait
00:34:13que pour beaucoup
00:34:14c'est difficile
00:34:14et je vais vous dire
00:34:15on a fait ces annonces
00:34:17pour 3 mois
00:34:17s'il y a besoin
00:34:18d'aller plus loin
00:34:19parce que la situation
00:34:20venait à s'embraser
00:34:22bien sûr qu'on prendrait
00:34:23nos responsabilités
00:34:24mais aujourd'hui
00:34:25de là où on est
00:34:27notre objectif
00:34:28c'est d'arriver
00:34:29à avoir
00:34:29je le redis
00:34:30ce juste équilibre
00:34:31entre des décisions
00:34:32qui sont nécessaires
00:34:33et en même temps
00:34:36une approche respectueuse
00:34:37des finances publiques
00:34:38parce que ce qu'on dépenserait
00:34:40aujourd'hui
00:34:41ça pourrait être
00:34:42les impôts
00:34:42qu'on crée demain
00:34:43donc il faut faire attention
00:34:44aux décisions qui sont prises
00:34:45ça c'est pour le dispositif
00:34:46Grand Rouleur
00:34:473 millions de personnes
00:34:48ceux qui travaillent
00:34:48qui prennent leur voiture
00:34:49pour aller travailler
00:34:50inscription à partir du 27 mai
00:34:51100 euros
00:34:52une fois pour toutes
00:34:54en tout cas pour le trimestre
00:34:55et ce sera reconduit
00:34:56c'est ce que vous nous dites
00:34:56ce soir Maud Bréjon
00:34:57si la situation
00:34:58le nécessite
00:34:59les autres mesures Marie
00:35:00les autres mesures
00:35:01donc la prorogation
00:35:03le prolongement
00:35:03de ces aides sectorielles
00:35:05vous en parliez aussi
00:35:06les pêcheurs
00:35:06les agriculteurs
00:35:07le secteur du BTP
00:35:08les transporteurs également
00:35:09cette aide aussi
00:35:11et il l'attendait
00:35:11on l'a vu toute la journée
00:35:12sur notre antenne
00:35:13des taxis
00:35:14les taxis sont aussi concernés
00:35:15avec notamment
00:35:16cette aide
00:35:16à l'acquisition
00:35:18ou à l'occasion
00:35:18d'un véhicule électrique
00:35:20là aussi
00:35:21vous encouragez
00:35:22cette profession
00:35:22à passer à l'électrification
00:35:24je peux vous interrompre Marie
00:35:24c'est pas du tout
00:35:25ce que réclamaient les taxis
00:35:26il y a effectivement
00:35:28c'est une des professions
00:35:29qui n'a pas aujourd'hui
00:35:30d'aide directe
00:35:32dans le cadre
00:35:33de ces nouvelles mesures
00:35:34au moment de faire le plein
00:35:35il y a effectivement
00:35:35un plan d'électrification
00:35:37qui sera lancé
00:35:38je crois en octobre
00:35:38mais ça fait partie
00:35:39des professions
00:35:40qui aujourd'hui
00:35:40ne sont pas aidées
00:35:41directement dans ce plan
00:35:43pourquoi aider
00:35:44les pêcheurs
00:35:44les agriculteurs
00:35:45mais pas les taxis
00:35:46on a fait le choix
00:35:47d'aider les secteurs
00:35:48d'activité
00:35:48qui
00:35:49sans dispositif
00:35:51de soutien
00:35:51s'arrêteraient
00:35:52aujourd'hui
00:35:53les pêcheurs
00:35:54si vous ne les aidez pas
00:35:55parce que le gasoil pêche
00:35:56a doublé
00:35:57c'est des bateaux
00:35:58qui ne vont plus en mer
00:35:59et des bateaux
00:36:00qui ne vont plus en mer
00:36:01c'est des salariés
00:36:02qui arrêtent d'être payés
00:36:03donc on a fait
00:36:04des choix
00:36:05il y a des discussions
00:36:06qui continueront
00:36:08et Philippe Tabarro
00:36:09ministre des transports
00:36:10l'a dit
00:36:10dans les jours
00:36:11et dans les semaines
00:36:12à venir
00:36:13encore une fois
00:36:14je pense qu'il faut vraiment
00:36:15que chacun comprenne bien
00:36:16et moi je suis convaincue
00:36:17que les français
00:36:18en ont aujourd'hui
00:36:19conscience
00:36:20qu'on doit avoir
00:36:21je le redis
00:36:22mais ce juste équilibre
00:36:23on ne peut pas dépenser
00:36:24l'argent
00:36:24qu'on n'a pas
00:36:25et l'argent
00:36:26qu'on dépense
00:36:27aujourd'hui
00:36:27c'est des économies
00:36:28qu'on devra faire
00:36:29demain
00:36:29il y a des mesures
00:36:30aussi pour les fonctionnaires
00:36:31oui absolument
00:36:32notamment ceux
00:36:33qui ont besoin
00:36:34aujourd'hui
00:36:34de leur voiture
00:36:35pour aller travailler
00:36:36de fait
00:36:36on pense à un professeur
00:36:38remplaçant
00:36:39qui habite
00:36:40loin de l'établissement
00:36:41où il remplace
00:36:42un professeur absent
00:36:44donc là aussi
00:36:45des mesures
00:36:46et une indemnité
00:36:46kilométrique
00:36:47relevée
00:36:48l'autre annonce forte
00:36:50c'est cette prime
00:36:50carburant doublée
00:36:52c'est inciter
00:36:53aujourd'hui
00:36:54les entreprises
00:36:55à soutenir
00:36:56leurs salariés
00:36:57de 300 à 600 euros
00:36:58sans justification
00:37:01ni contrainte
00:37:02aujourd'hui
00:37:02un salarié
00:37:03doit prouver
00:37:04à son employeur
00:37:05qu'il n'a pas
00:37:05de moyens alternatifs
00:37:06pour venir
00:37:06autrement qu'en voiture
00:37:07il doit dire
00:37:08je n'ai pas de station
00:37:09de métro
00:37:09je n'ai pas de station
00:37:10de RER
00:37:10là tout cela
00:37:12tombe
00:37:13et sans charge sociale
00:37:14tout est défiscalisé
00:37:16et donc ça doit
00:37:16inciter l'entreprise
00:37:17je continue mon rôle
00:37:18de passer au taille
00:37:20sur les fonctionnaires
00:37:21la revalorisation
00:37:21de l'indemnité kilométrique
00:37:23tous les fonctionnaires
00:37:24alors ce sera
00:37:25ou une partie
00:37:25ce sera pardonnez-moi
00:37:27précisé
00:37:28dans les heures à venir
00:37:29je n'ai pas la réponse
00:37:30de tête
00:37:30ce que je peux dire
00:37:31en revanche
00:37:32c'est que
00:37:32toutes ces aides
00:37:33dont on parle
00:37:34la prime pour les gros rouleurs
00:37:36la prime carburant
00:37:38défiscalisée
00:37:38désocialisée
00:37:39qui peut être versée
00:37:40par les employeurs
00:37:41ça vient s'ajouter
00:37:42à l'augmentation
00:37:43du SMIC
00:37:44ça vient s'ajouter
00:37:45à l'augmentation
00:37:45de la prime d'activité
00:37:47décidée dans le budget
00:37:48précédent
00:37:48dans le projet
00:37:49de loi de finances
00:37:502026
00:37:50et donc c'est tout
00:37:51un ensemble de mesures
00:37:52qui depuis plusieurs mois
00:37:53ont été pensées
00:37:54pour soutenir
00:37:55le pouvoir d'achat
00:37:56des français
00:37:56et je le dis humblement
00:37:57parce que je sais
00:37:57que pour beaucoup
00:37:58ça reste extrêmement difficile
00:38:00mais pour autant
00:38:01on est là
00:38:02et on ne laisse pas tomber
00:38:03les français les plus modestes
00:38:04qui travaillent
00:38:05alors je vous écoute bien
00:38:05et attentivement
00:38:06depuis tout à l'heure
00:38:07Maude Bréjon
00:38:07le SMIC
00:38:08la prime d'activité
00:38:09le dispositif gros rouleur
00:38:10pour ceux qui travaillent
00:38:11la prime carburant
00:38:11versée par les employeurs
00:38:12sauf erreur de ma part
00:38:14il n'y a rien qui concerne
00:38:15les 17 millions de retraités
00:38:17il y a un choix
00:38:18qui est fait
00:38:19effectivement
00:38:20assumé
00:38:20et qui est assumé
00:38:22le choix qui est fait
00:38:23c'est
00:38:23alors effectivement
00:38:24vous l'avez compris
00:38:25les secteurs d'activité
00:38:25je ne vais pas y revenir
00:38:26mais c'est d'aider
00:38:27les français qui travaillent
00:38:28on fait un choix
00:38:29qui est un choix politique
00:38:31ils font leur course aussi
00:38:32d'être aux côtés
00:38:33d'être aux côtés
00:38:34des français
00:38:35qui travaillent
00:38:36parce que notamment
00:38:37dans les territoires
00:38:38les plus ruraux
00:38:38ceux qui ont
00:38:40à faire
00:38:4120 km
00:38:4230 km
00:38:4240 km par jour
00:38:44pour aller et revenir
00:38:45du travail
00:38:45parfois bien plus
00:38:47c'est les français
00:38:48qui travaillent
00:38:48et ceux qui trinquent
00:38:50le plus
00:38:50avec l'augmentation
00:38:51des prix à la pompe
00:38:52c'est les français
00:38:53qui travaillent
00:38:54qui font plusieurs dizaines
00:38:55de kilomètres par jour
00:38:56et qui n'ont pas
00:38:57d'autre choix
00:38:58que de prendre leur voiture
00:38:59et pardonnez-moi
00:39:00pas uniquement
00:39:01je mets des guillemets
00:39:02pour aller faire leurs courses
00:39:03mais pour faire des trajets
00:39:05aller-retour
00:39:06domicile-travail
00:39:07et pour qui
00:39:07si on ne fait rien
00:39:08je pense à ceux qui nous écoutent
00:39:09c'est dur
00:39:10pour qui si on ne fait rien
00:39:11ça va devenir
00:39:11ça va devenir coûteux
00:39:13d'aller travailler
00:39:14vous avez raison
00:39:14on n'a pas le choix
00:39:15quand il faut prendre sa voiture
00:39:16le matin pour aller bosser
00:39:17on n'a pas le choix
00:39:18mais encore une fois
00:39:19il y a des retraités
00:39:20c'est un français sur quatre
00:39:21les retraités
00:39:22oui je sais
00:39:22aujourd'hui
00:39:23qui ont besoin aussi
00:39:24de leur voiture
00:39:24pour aller remplir le caddie
00:39:26le samedi
00:39:26et j'en ai bien conscience
00:39:27pour aller voir des gens
00:39:29tout simplement
00:39:30cela aujourd'hui
00:39:31dans les 700 millions
00:39:32du gouvernement
00:39:32il n'y a rien pour eux
00:39:33il n'y a vraiment rien
00:39:34j'en ai bien conscience
00:39:35ce serait probablement
00:39:36beaucoup plus populaire
00:39:37de porter de nouvelles mesures
00:39:39de soutien d'achat
00:39:40au pouvoir des retraités
00:39:41mais je crois qu'aujourd'hui
00:39:42notre responsabilité
00:39:43c'est d'être aux côtés
00:39:44d'abord et avant tout
00:39:45des français qui travaillent
00:39:46on a fait le choix
00:39:47de réindexer les retraites
00:39:49lors du dernier projet
00:39:50de loi de finances
00:39:51et donc les retraités
00:39:52ont pu bénéficier
00:39:53de cette réindexation
00:39:54et c'est normal
00:39:55pour autant aujourd'hui
00:39:57on a des choix politiques
00:39:58à faire
00:39:58on a des choix budgétaires
00:39:59à faire
00:40:00et ce choix
00:40:01on le fait
00:40:01sur le travail
00:40:02Maude Brejon
00:40:03a une question
00:40:03qui lui était posée
00:40:04tout à l'heure
00:40:05et vous savez
00:40:05pardon je termine
00:40:06sur une chose
00:40:06mais c'est aussi
00:40:07beaucoup de jeunes
00:40:08derrière
00:40:09vous me parlez
00:40:10des retraités
00:40:11je voudrais vous parler
00:40:13des jeunes
00:40:14qui débutent
00:40:15dans la vie active
00:40:15qui gagnent
00:40:16moins de 1500 euros
00:40:17par mois
00:40:18pour qui c'est pas facile
00:40:20et bien c'est aussi
00:40:21ceux-là
00:40:21qu'on fait le choix
00:40:22d'aider
00:40:22alors c'est vrai
00:40:23qu'on n'aide pas
00:40:23les retraités
00:40:24avec cette aide
00:40:25mais on aide leurs enfants
00:40:26voilà
00:40:26ou en tout cas
00:40:27une partie de leurs enfants
00:40:28leurs petits enfants
00:40:28et ça c'est parfaitement
00:40:30assumé par le gouvernement
00:40:31à une question
00:40:32qui lui a été posée
00:40:32sur la sobriété
00:40:34énergétique
00:40:35Sébastien Lecornu
00:40:36a cette formule
00:40:37en gros
00:40:38c'est pas à moi
00:40:38de donner des leçons de morale
00:40:39et à dire aux français
00:40:40comment ils doivent vivre
00:40:42arrêtons d'emmerder
00:40:42les français
00:40:43formule très
00:40:45pompidou
00:40:46juste
00:40:46est-ce que c'est pas
00:40:47un peu contradictoire
00:40:48finalement
00:40:48avec ce que
00:40:49vous incitez à faire
00:40:50c'est-à-dire
00:40:51à passer à l'électrique
00:40:52à dire
00:40:53aujourd'hui
00:40:54il faut
00:40:54pour peut-être
00:40:55pallier notre dépendance
00:40:57peut-être
00:40:58répondre à
00:40:59des événements
00:41:00que nous n'avons pas anticipés
00:41:02passer à l'électrique
00:41:03c'est un peu le message
00:41:03qu'en cœur
00:41:05vous nous passez
00:41:06collectivement
00:41:06et l'un ne s'oppose
00:41:07absolument pas à l'autre
00:41:08on met en place
00:41:09un plan d'électrification
00:41:10c'est pas contraire de quoi ?
00:41:11non on met en place
00:41:11un plan d'électrification
00:41:12on met en place
00:41:13des aides massives
00:41:14pour aider les français
00:41:15à se tourner vers l'électrique
00:41:16que ce soit pour
00:41:17leur mode de chauffage
00:41:18que ce soit pour
00:41:19leur véhicule
00:41:20pour autant la question
00:41:21qui était posée
00:41:21au premier ministre
00:41:22c'est est-ce que par exemple
00:41:23il faut réduire la vitesse
00:41:24sur les autoroutes
00:41:25de 130 à 110 km heure ?
00:41:28ça serait pas à vous de le faire ?
00:41:29notre réponse c'est non
00:41:30ça avait un peu
00:41:31porté malheur
00:41:31à un ancien premier ministre
00:41:32alors pardon
00:41:33c'était de façon temporaire
00:41:34ou de faire des incitations
00:41:35en fait nous on dit
00:41:36une chose assez simple
00:41:37vous savez
00:41:37le volume de carburant
00:41:40vendu en France
00:41:41il a baissé
00:41:41depuis le début de cette crise
00:41:42alors les chiffres varient
00:41:44mais on est autour de 10%
00:41:46un peu moins de 10%
00:41:48ce que ça dit
00:41:49c'est que les français
00:41:50font déjà attention
00:41:51ce que ça dit
00:41:52c'est que les français
00:41:52sont déjà
00:41:53dans une forme de sobriété
00:41:55qui est une sobriété
00:41:56subie pour un certain
00:41:57nombre d'entre eux
00:41:58et c'est cela
00:41:58qu'on aide d'ailleurs
00:41:59avec les aides carburants
00:42:00mais arriver en disant
00:42:02aux français
00:42:03roulez un peu moins vite
00:42:04sur l'autoroute
00:42:04vous consommerez moins d'essence
00:42:06enfin pardon
00:42:06ils sont déjà au courant
00:42:08et ils n'ont pas attendu
00:42:09que le gouvernement
00:42:09leur dise de rouler
00:42:10moins vite sur l'autoroute
00:42:11les 700 millions d'euros
00:42:12pour financer ces mesures
00:42:13on les trouve où ?
00:42:15tout sera gagé
00:42:16d'abord
00:42:17vous savez que le ministre
00:42:18de l'action des comptes publics
00:42:19David Amiel
00:42:19a chiffré
00:42:21le coût de cette crise
00:42:22pour le pays
00:42:23un premier chiffrage
00:42:25de 6 milliards d'euros
00:42:26ce sera
00:42:27de toute évidence
00:42:28supérieur à 6 milliards d'euros
00:42:29sans doute revient
00:42:30il faut ajouter les 700 millions d'aujourd'hui
00:42:32ou pas ?
00:42:33ou c'est déjà dans les 6 milliards ?
00:42:35oui il faut ajouter les 700 millions d'aujourd'hui
00:42:37de toute évidence
00:42:38le coût de cette crise
00:42:41tout facteur confondu
00:42:42je pense aux aides
00:42:43je pense au coût des OPEX
00:42:46je pense à la hausse des taux d'intérêt
00:42:49qui augmente la charge de la dette
00:42:50tout ça sera supérieur à 6 milliards d'euros
00:42:53et donc
00:42:53il y aura des gels
00:42:55décidés dans les semaines à venir
00:42:57déjà c'est des économies
00:42:58ça a déjà été
00:43:00mis sur la table
00:43:01des économies
00:43:02des gels de crédit
00:43:04sur le budget de l'Etat
00:43:05sur le budget de la sécurité sociale
00:43:07pour tenir cet objectif de 5%
00:43:09pourquoi ?
00:43:10parce que c'est ce qui nous permettra
00:43:12derrière
00:43:12de continuer à investir
00:43:13dans les services publics
00:43:14d'investir dans la transition énergétique
00:43:16et de ne pas créer
00:43:17de nouveaux impôts
00:43:18pour les français
00:43:18c'est vraiment ça l'objectif
00:43:20le prochain budget
00:43:21ça va être une bonne
00:43:22on refuse de
00:43:23un bon bazar
00:43:24on refuse de faire des dépenses
00:43:26aujourd'hui
00:43:26qui nous amènerait
00:43:27à créer des impôts demain
00:43:293 minutes
00:43:293 questions d'actualité
00:43:31si vous voulez bien
00:43:32Maud Bréjon
00:43:33Gabriel Attal
00:43:34l'ancien Premier ministre
00:43:34qui va officialiser sa candidature
00:43:36c'est un secret de police chinelle
00:43:37depuis des semaines
00:43:38peut-être demain
00:43:39ou en tout cas
00:43:39dans les jours qui viennent
00:43:41vous êtes sans doute capable
00:43:42de me le confirmer
00:43:43est-ce que c'est votre candidat ?
00:43:45moi je n'ai aucun candidat
00:43:46aujourd'hui
00:43:47pour une raison simple
00:43:48c'est que je milite activement
00:43:50pour qu'on arrive à avoir
00:43:51un candidat unique
00:43:51de la droite
00:43:52il n'y a plus de vous
00:43:53qui lui demandez ça
00:43:54non je pense qu'on est
00:43:55un certain nombre
00:43:56en tout cas je le crois
00:43:56donc ce n'est pas votre candidat
00:43:57aujourd'hui
00:43:58pardonnez-moi je termine
00:43:59si je suis la dernière
00:44:00à militer pour ça
00:44:00ce n'est pas très grave
00:44:01on peut être minoritaire
00:44:02parfois
00:44:03moi je dis une chose simple
00:44:04entre renaissance
00:44:06horizon
00:44:06les républicains
00:44:07il faut que tout ce petit monde
00:44:08arrive à se parler
00:44:09et qu'on arrive à avoir
00:44:10un projet commun
00:44:10et avoir un candidat unique
00:44:12ça ne rend pas
00:44:13Gabriel Attal
00:44:14moins légitime
00:44:14ça ne rend pas
00:44:15Edouard Philippe
00:44:15moins légitime
00:44:16ça ne rend pas
00:44:17Bruno Rotaillot
00:44:17moins légitime
00:44:18je dis une chose simple
00:44:20si on a
00:44:21deux ou trois candidats
00:44:23aucun d'eux
00:44:24ne sera au second tour
00:44:24et on assistera
00:44:26au débat
00:44:26Mélenchon-Bardella
00:44:27ou Mélenchon-Le Pen
00:44:28devant notre candidat
00:44:29et donc vous serez
00:44:29à son meeting
00:44:30le samedi prochain
00:44:31samedi 30 juillet prochain
00:44:33juste pour voir
00:44:34juste pour écouter
00:44:34peut-être à un moment donné
00:44:36vous
00:44:36je n'ai pas pris ma décision
00:44:37mais à la limite
00:44:38c'est pas le sujet
00:44:41mais chacun fait bien
00:44:41comme il veut
00:44:42moi ce que je dis
00:44:43à tous les candidats
00:44:44potentiels
00:44:45putatifs
00:44:46déclarés
00:44:46bientôt déclarés
00:44:47discutez
00:44:48et mettez-vous d'accord
00:44:49on ne peut pas laisser
00:44:49aux français le choix
00:44:50d'un second tour
00:44:51entre la France insoumise
00:44:51et le Rassemblement national
00:44:52vous avez prononcé
00:44:53le nom d'Edouard Philippe
00:44:54qui est désormais
00:44:55visé par une enquête
00:44:56pour des soupçons
00:44:57de détournement
00:44:58de fonds publics
00:44:59est-ce que vous dites
00:45:00qu'il faut que la justice
00:45:00tranche avant la présidentielle
00:45:02qu'il n'y ait pas
00:45:03de soupçons
00:45:04pendant la campagne
00:45:05alors je pense que
00:45:06ce qui avait été le cas
00:45:07pardon je vous ai interrompu
00:45:09pour François Fillon
00:45:10il y a eu 5 semaines
00:45:11entre l'ouverture
00:45:13et la mise en examen
00:45:13c'était allé vite
00:45:14certains avaient même dit
00:45:15trop vite
00:45:15je pense que ce serait plus sain
00:45:17pour autant
00:45:17je le dis avec
00:45:18beaucoup de prudence
00:45:19et beaucoup de pincettes
00:45:20puisque ce n'est pas
00:45:21à la porte-parole du gouvernement
00:45:23de donner
00:45:24voilà
00:45:24quelques
00:45:26directives
00:45:27que ce soit
00:45:27à l'institution judiciaire
00:45:28donc c'est évidemment
00:45:29absolument pas à volonté
00:45:31une dernière question
00:45:32d'actualité
00:45:33le disait Marc
00:45:35Patrick Bruel
00:45:35des plaintes
00:45:37et des élus
00:45:39des maires
00:45:40je pense au maire de Paris
00:45:41au maire de Marseille
00:45:42qui souhaitent
00:45:43qu'ils se mettent
00:45:44en parenthèse
00:45:45parce que des concerts
00:45:46sont prévus
00:45:47dans toutes ces villes
00:45:47que dit la porte-parole
00:45:49du gouvernement
00:45:49doit-il mettre sa carrière
00:45:51entre parenthèses
00:45:51et donc annuler
00:45:52les concerts prévus prochainement ?
00:45:54C'est son choix
00:45:55et ce n'est pas
00:45:56à la porte-parole
00:45:56du gouvernement
00:45:57que je suis
00:45:57de poser
00:45:58le respect
00:45:59et l'écoute
00:46:00de toutes les femmes
00:46:01quelles que soient
00:46:01les affaires
00:46:02dont on parle
00:46:03victimes de violences
00:46:04sexistes et sexuelles
00:46:05avec la présomption
00:46:07d'innocence
00:46:08ce que je peux vous dire
00:46:09très simplement
00:46:10c'est que
00:46:11en tant que porte-parole
00:46:12du gouvernement
00:46:13mais davantage
00:46:14peut-être en tant que citoyenne
00:46:15moi je n'irais pas
00:46:17voir ces représentations-là
00:46:18par respect
00:46:20par respect
00:46:21pour toutes les femmes
00:46:22qui
00:46:23quelles que soient
00:46:24les affaires
00:46:25ont le courage
00:46:26de parler
00:46:27et pour toutes celles
00:46:27qui n'ont pas encore
00:46:28le courage de parler
00:46:29et qui j'espère
00:46:30un jour le trouveront
00:46:31ça c'est votre décision
00:46:32vous nous dites
00:46:33moi je n'irais pas
00:46:33le voir au théâtre
00:46:35ou en concert
00:46:37est-ce que vous considérez
00:46:38qu'il doit continuer
00:46:40à se produire
00:46:41ou est-ce qu'il doit
00:46:42prendre la décision
00:46:43de lui-même
00:46:44d'arrêter
00:46:45pour retrouver
00:46:46un peu de sérénité
00:46:47c'est ce que rappelait
00:46:48Marie il y a quelques instants
00:46:49Emmanuel Grégoire
00:46:50lui dit même
00:46:50qu'il devrait mettre
00:46:52sa carrière
00:46:52entre parenthèses
00:46:53le temps de se défendre
00:46:53c'est lui avec sa conscience
00:46:55si je vous demandais
00:46:56aujourd'hui
00:46:57si je demandais
00:46:58devant vous aujourd'hui
00:46:59l'annulation de l'ensemble
00:47:00des concerts de Patrick Brouel
00:47:01ce serait une forme
00:47:02de présomption de culpabilité
00:47:03et donc c'est pas à moi
00:47:04de le faire
00:47:05j'essaye de tenir cette ligne
00:47:06qui n'est pas une ligne évidente
00:47:07qui est une ligne
00:47:08qu'on devrait je crois
00:47:08tous tenir
00:47:10face à tous ces types d'affaires
00:47:11auxquelles on est confronté
00:47:13on a été confronté
00:47:14par le passé
00:47:14on sera confronté
00:47:15dans l'avenir
00:47:16immense respect
00:47:17pour toutes les femmes
00:47:18qui trouvent le courage
00:47:19de parler
00:47:20écoute absolue
00:47:22et en même temps
00:47:22respect de cette présomption
00:47:24d'innocence
00:47:25et ensuite chacun
00:47:25est libre
00:47:27et avec sa conscience
00:47:29Merci beaucoup
00:47:29Maud Bréjot
00:47:30en parle du gouvernement
00:47:31qui n'irait pas voir
00:47:32Patrick Brouel
00:47:33en concert
00:47:34était ce soir
00:47:35l'invité de 60 minutes
00:47:36merci beaucoup
00:47:36d'être venu sur ce plateau
00:47:37on va en parler justement
00:47:38de l'affaire Bruel
00:47:40d'une des affaires Bruel
00:47:42vous savez sans doute
00:47:43l'acteur qui est visé
00:47:45aujourd'hui par au moins
00:47:4612 plaintes en France
00:47:47soit pour viol
00:47:48soit pour agression sexuelle
00:47:50et ce soir BFM TV
00:47:51vous révèle ce que Patrick Brouel
00:47:52a dit aux enquêteurs
00:47:54dans l'une de ces affaires
00:47:55affaires qui avaient été classées
00:47:56sans suite
00:47:56et qui vient d'être
00:47:57rouverte par la justice française
00:47:59bonsoir Alexandra González
00:48:00bonsoir
00:48:01chef adjointe du service
00:48:02police justice de BFM TV
00:48:03on est en 2022
00:48:05et ce jour-là
00:48:05Patrick Brouel
00:48:06est donc confronté
00:48:07à une jeune femme
00:48:07devant des enquêteurs
00:48:09et elle l'accuse
00:48:09de faits très graves
00:48:10oui alors ce jour-là
00:48:11il est entendu librement
00:48:13avec son avocat
00:48:14il n'est pas en garde à vue
00:48:15et il y a dans cette même pièce
00:48:18avec les enquêteurs
00:48:19une jeune femme
00:48:20Ophélie Fachefer
00:48:21et elle raconte
00:48:22avoir été agressée sexuellement
00:48:24et violée
00:48:257 ans plus tôt
00:48:26par le chanteur
00:48:26dans la piscine
00:48:28de sa luxueuse propriété
00:48:29de l'île-sur-Sorgue
00:48:30alors qu'elle n'avait que 19 ans
00:48:32et lui 56 ans
00:48:34elle n'a pas d'avocat
00:48:35à ses côtés
00:48:35pas nécessaire
00:48:36se dit-elle à ce moment-là
00:48:37et Patrick Brouel
00:48:38très rapidement
00:48:39va dire devant les enquêteurs
00:48:40je me souviens
00:48:41d'être dans la piscine
00:48:43qu'elle vient dans la piscine
00:48:44et qu'on s'embrasse
00:48:46que c'est un baiser
00:48:47tout à fait consenti
00:48:48et il y a un moment
00:48:51où on ne peut pas
00:48:52aller plus loin
00:48:53de sa part
00:48:54elle fait un geste
00:48:55de ses mains
00:48:56sur ma poitrine
00:48:57et là
00:48:58ça s'arrête
00:48:58c'est ce que lui
00:48:59raconte ce jour-là
00:49:00devant les enquêteurs
00:49:01alors c'est paroles
00:49:02contre paroles
00:49:04Ophélie Fachefer
00:49:04reconnaît
00:49:05n'avoir pas de preuves
00:49:07mais elle livre
00:49:08une version très différente
00:49:10et bien plus grave
00:49:10elle raconte déjà
00:49:11un petit peu
00:49:11comment ils se sont rencontrés
00:49:13ils ont échangé
00:49:14pendant plusieurs mois
00:49:15par écrit
00:49:15parce qu'elle
00:49:16elle est compositrice
00:49:17et ils s'intéressent
00:49:19à ce qu'elle compose
00:49:21donc ils échangent
00:49:21sur ses musiques
00:49:22un jour
00:49:23il finit par l'inviter
00:49:24dans cette propriété
00:49:26et elle dit
00:49:26qu'elle ne se méfie pas
00:49:27parce qu'il dit
00:49:28qu'il y a ses enfants
00:49:29qui sont là
00:49:29et ses amis
00:49:30donc elle arrive
00:49:31et puis elle raconte ensuite
00:49:32cette scène de viol
00:49:33dans la piscine
00:49:34ce que lui
00:49:36nie complètement
00:49:37ça c'est donc
00:49:38lors de la confrontation
00:49:39auparavant
00:49:41Patrick Bruel
00:49:41et la plaignante
00:49:42avaient été entendus
00:49:43mais séparément
00:49:44ils n'avaient pas dit
00:49:44ni l'un ni l'autre
00:49:45ils n'avaient dit la même chose
00:49:46oui alors
00:49:47d'abord Patrick Bruel
00:49:49lorsqu'il est entendu
00:49:49la première fois
00:49:50donc sans la plaignante
00:49:52il va commencer par dire
00:49:53son nom me dit quelque chose
00:49:55mais je ne me souviens pas du tout
00:49:56avoir échangé des choses
00:49:58avec elle
00:49:58et puis les policiers
00:49:59le relancent
00:50:01ils lui disent
00:50:01attendez quand même
00:50:02regardez
00:50:02voilà tout ce que cette femme
00:50:03a dit dans sa plainte
00:50:04c'est précis
00:50:04c'est détaillé
00:50:05qu'est-ce que vous répondez à ça
00:50:06et là
00:50:07il dit
00:50:08ah bah oui c'est vrai
00:50:09je me souviens
00:50:09je ne me souviens pas
00:50:10de l'avoir embrassé
00:50:11encore moins
00:50:11de l'avoir vouiolé
00:50:12et il va dire ensuite
00:50:13ces mots
00:50:14s'il y a eu un début
00:50:15de séduction
00:50:16c'est possible
00:50:17mais si je sens
00:50:18que quelqu'un ne veut pas
00:50:19ça s'arrête là
00:50:20c'est terminé
00:50:21s'il y a eu un baiser
00:50:22ce n'est certainement pas
00:50:23un baiser forcé
00:50:24c'est pas moi
00:50:24et je n'ai pas besoin de ça
00:50:25c'est pas dans ma nature
00:50:27je ne suis pas quelqu'un
00:50:28qui a le goût
00:50:28pour les citadelles imprenables
00:50:30pour quelqu'un
00:50:31qui se refuse
00:50:32je m'inscris dans le désir
00:50:33de l'autre
00:50:33et je n'ai jamais forcé
00:50:34qui que ce soit
00:50:35je n'y trouve aucun plaisir
00:50:37ça c'est ce que lui
00:50:38va dire dans son audition
00:50:40elle
00:50:41dans sa toute première plainte
00:50:43elle va raconter tout ça
00:50:44mais elle ne raconte pas
00:50:45la scène de viol
00:50:46et elle va aller plus loin
00:50:46dans ses déclarations
00:50:47quand elle est réentendue
00:50:48une deuxième fois
00:50:48elle va dire
00:50:49je ne vous l'ai pas dit
00:50:50la première fois
00:50:51parce que j'ai essayé
00:50:52d'oublier ce moment là
00:50:54mais en fait maintenant
00:50:55je m'en souviens très bien
00:50:56il a mis la main dans ma culotte
00:50:57et il y a eu cette pénétration
00:50:59avec ses doigts
00:51:00à l'époque
00:51:01cette affaire a été classée
00:51:03sans suite
00:51:03elle reprend
00:51:05aujourd'hui
00:51:05expliquez-nous
00:51:06pourquoi classement sans suite
00:51:07et pourquoi
00:51:08une nouvelle enquête
00:51:09ouverte aujourd'hui
00:51:09alors à l'époque
00:51:10le parquet de Nanterre
00:51:11après cette audition
00:51:13de Patrick Brouel
00:51:14la confrontation avec la plaignante
00:51:15la plainte qu'elle avait déposée
00:51:16puis d'autres actes d'enquête
00:51:17le parquet va dire
00:51:19il n'y a pas de preuves suffisantes
00:51:21de la commission d'une infraction
00:51:22parce que le mis en cause
00:51:23en l'occurrence Patrick Brouel
00:51:24ne reconnaît pas les événements
00:51:26que vous
00:51:27plaignante
00:51:28vous avez décrit
00:51:28et il n'y a pas d'élément objectif
00:51:30pour venir d'un côté
00:51:32ou de l'autre
00:51:32donc on classe
00:51:33cette affaire sans suite
00:51:35et ce même parquet aujourd'hui
00:51:36pourtant
00:51:37décide
00:51:37lui-même d'initiative
00:51:39de rouvrir l'enquête
00:51:41précisons que Patrick Brouel
00:51:42continue
00:51:43on a eu ses avocats tout à l'heure
00:51:44il continue de nier
00:51:45ses faits
00:51:45et la plaignante
00:51:46elle se dit déterminée
00:51:47à poursuivre ce combat judiciaire
00:51:49on est avec maître Fanny Vial
00:51:50bonsoir maître
00:51:51vous êtes avocate
00:51:52pénaliste
00:51:53au barreau de Paris
00:51:54on est également en ligne
00:51:55avec Barbara Gomez
00:51:56qui est adjointe communiste
00:51:57au maire de Paris
00:51:58chargée de l'égalité
00:51:59femmes-hommes
00:52:00bonsoir madame Gomez
00:52:01merci d'avoir accepté
00:52:03notre invitation
00:52:04mesdames
00:52:04peut-être d'abord
00:52:05votre réaction
00:52:05à ce qu'on vient d'entendre
00:52:06à la lecture
00:52:08de ces mots
00:52:08qui sont parfois très crues
00:52:09on est dans une audition
00:52:11face à des enquêteurs
00:52:12qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:52:14c'est quelque chose
00:52:15qui peut arriver
00:52:16et c'est assez classique
00:52:17finalement
00:52:17que dans ces dossiers-là
00:52:19où on a une plaignante
00:52:20qui vient raconter
00:52:22un certain nombre de faits
00:52:23et bien il y a une contestation
00:52:24de l'autre côté
00:52:25et c'est vrai que
00:52:26dans ces cas-là
00:52:27on assiste souvent
00:52:27à une parole
00:52:28contre une autre
00:52:29maintenant
00:52:30il va aussi s'agir
00:52:32je pense pour les enquêteurs
00:52:33de voir si ça peut être corroboré
00:52:35par d'autres éléments
00:52:36à savoir le témoignage
00:52:37de proches
00:52:38souvent de la plaignante
00:52:39qui peuvent recueillir
00:52:40immédiatement après les faits
00:52:42un certain nombre
00:52:42de précisions
00:52:43et puis il y a aussi
00:52:44des expertises
00:52:45qui vont avoir lieu
00:52:45pour savoir
00:52:46si on peut ou pas
00:52:48croire ces femmes
00:52:49et s'il n'y a pas
00:52:51de tendance
00:52:51à la fabulation par exemple
00:52:52ce qui peut exister
00:52:53mais ces expertises
00:52:55vont aider
00:52:56le magistrat
00:52:57instructeur
00:52:58à prendre une décision finale
00:52:59après
00:53:00Barbara Gomez
00:53:00comment vous expliquez
00:53:01que la justice
00:53:02rouvre une enquête
00:53:03qu'elle a classée
00:53:04sans suite
00:53:04il y a combien d'années ?
00:53:05C'était en 2022
00:53:06Il y a 4 ans
00:53:08est-ce que ça veut dire
00:53:08qu'elle a mal fait
00:53:10son travail
00:53:11à l'époque ?
00:53:12Quelles conclusions
00:53:13vous en tirez aujourd'hui ?
00:53:15Moi ce que je vois
00:53:16déjà
00:53:16c'est qu'il y a 40
00:53:18aujourd'hui
00:53:19presque 40 témoignages
00:53:21et ça a sans doute
00:53:23participé
00:53:23au fait
00:53:24qu'on soit dit
00:53:25qu'il fallait peut-être
00:53:26ouvrir une enquête
00:53:27On a 40 personnes
00:53:29aujourd'hui
00:53:29qui ont
00:53:30d'ailleurs
00:53:31dans leurs témoignages
00:53:32dans les faits précis
00:53:33qu'elles ont décrits
00:53:34qui décrivent
00:53:36une sorte de pattern
00:53:37d'ailleurs
00:53:39qui rend aussi
00:53:40d'autant plus crédible
00:53:41leur parole
00:53:41et que malheureusement
00:53:42on est dans un pays
00:53:43où il faut être
00:53:44un certain nombre
00:53:44de femmes
00:53:45à prendre la parole
00:53:48à avoir une certaine
00:53:48notoriété pour cela
00:53:49pour commencer
00:53:50à gagner en crédibilité
00:53:51donc très certainement
00:53:53c'est révélateur
00:53:54d'un problème
00:53:55beaucoup plus large
00:53:55c'est la manière
00:53:56dont la France
00:53:57traite aujourd'hui
00:53:58les violences sexistes
00:53:59et sexuelles
00:54:00Ce que vous dites
00:54:00c'est parce qu'il y a
00:54:01une forme aujourd'hui
00:54:02de pression peut-être
00:54:03sur la justice
00:54:03parce qu'il y a eu
00:54:04des femmes qui ont parlé
00:54:05à la fois les plaintes
00:54:0612 en France
00:54:07une en Belgique
00:54:08les témoignages
00:54:08également recueillis
00:54:09par la presse
00:54:10que la justice
00:54:11aujourd'hui étudie
00:54:12avec peut-être
00:54:13un peu plus d'attention
00:54:13cette affaire
00:54:14c'est ça ?
00:54:15J'espère bien
00:54:16par ailleurs
00:54:17que MeToo
00:54:18a un effet
00:54:19également sur
00:54:21la manière
00:54:21dont les magistrales
00:54:23par qu'elle lui-même
00:54:25entend les femmes
00:54:26aujourd'hui
00:54:26et j'espère
00:54:28qu'on est aujourd'hui
00:54:29dans une nouvelle ère
00:54:30et que la parole
00:54:31des femmes
00:54:32va être prise en compte
00:54:33qu'on considère
00:54:34que oui
00:54:35ces femmes
00:54:36si elles disent
00:54:37qu'elles ont été
00:54:37victimes de violences
00:54:38elles l'ont peut-être été
00:54:40qu'on peut les croire
00:54:41et que lorsqu'on a
00:54:43un certain nombre
00:54:43en plus de femmes
00:54:44qui disent
00:54:44exactement les mêmes choses
00:54:46et que par ailleurs
00:54:46on l'entend de plus en plus
00:54:48on a des personnes extérieures
00:54:50qui disent
00:54:51qu'on avait un système
00:54:52qui manifestement
00:54:55semblait organisé
00:54:56que tout le monde savait
00:54:57que tout le monde condamne
00:54:58bon je pense qu'il y a
00:55:01le doute
00:55:03se réduit
00:55:04et la justice
00:55:05est d'autant plus légitime
00:55:06à agir
00:55:06mais encore une fois
00:55:08il y a encore
00:55:09on a encore
00:55:11de nombreux problèmes
00:55:11on sait que 95%
00:55:13des plaintes
00:55:13restent cassées sans suite
00:55:14et donc
00:55:15on a 95%
00:55:17des victimes
00:55:18qui sont
00:55:20encore
00:55:20malheureusement
00:55:21dans une situation
00:55:22elles ne sont pas
00:55:22considérées comme telles
00:55:24aujourd'hui
00:55:24et ça veut dire
00:55:25autant de prédictions
00:55:26encore de la nature
00:55:27Fanny Vianne
00:55:28qu'est-ce que vous faites
00:55:28vous
00:55:29de cette accumulation
00:55:30de témoignages
00:55:31et de plaintes
00:55:32aujourd'hui
00:55:33quand on est avocate
00:55:34qu'on est là aussi
00:55:36pour faire respecter
00:55:37la présomption d'innocence
00:55:38pour beaucoup de français
00:55:39Patrick Bruel
00:55:39il est déjà
00:55:40par cette accumulation
00:55:41coupable
00:55:42oui et c'est
00:55:43vraiment gênant
00:55:44d'entendre d'ailleurs
00:55:45parler de prédation
00:55:46alors même
00:55:48qu'on est aux prémices
00:55:49de ce qui va être
00:55:50une information judiciaire
00:55:51longue
00:55:52avec quand même
00:55:53à un moment donné
00:55:54des précautions
00:55:54à prendre
00:55:55sur les thèmes
00:55:56qu'on emploie
00:55:56d'abord
00:55:57on ne peut pas parler
00:55:58de victimes
00:55:59mais de plaignantes
00:56:00ensuite effectivement
00:56:01monsieur Bruel
00:56:02est présumé innocent
00:56:04et venir
00:56:05dire qu'il est présumé innocent
00:56:07ça n'est absolument pas
00:56:08venir à l'encontre
00:56:09de la parole
00:56:10des plaignantes
00:56:10il y a aussi
00:56:12une présomption
00:56:12de bonne foi
00:56:13des femmes
00:56:14qui vont pousser
00:56:14la porte d'un commissariat
00:56:15donc je crois
00:56:17qu'il faut arrêter
00:56:17d'opposer l'un à l'autre
00:56:19ça n'est pas parce qu'on respecte
00:56:20le principe
00:56:20de la présomption d'innocence
00:56:22que du coup
00:56:23on est contre
00:56:23les plaignantes
00:56:24contre les femmes
00:56:25et je crois
00:56:26qu'il faut vraiment
00:56:27être extrêmement prudent
00:56:28elles ont aussi
00:56:29je pense
00:56:30envie qu'on respecte
00:56:32les grands principes
00:56:33et là en l'occurrence
00:56:34on jette en pâture
00:56:35un certain nombre
00:56:36de choses
00:56:36de faits
00:56:37on évoque des rumeurs
00:56:39je crois que là
00:56:40on est dans
00:56:41quelque chose
00:56:42qui est plutôt
00:56:43de l'ordre du théâtre
00:56:44médiatique
00:56:45que véritablement
00:56:46du respect de la justice
00:56:47et de ses principes
00:56:47Barbara Gomez
00:56:49oui si vous me permettez
00:56:50ce que je trouve
00:56:51très intéressant
00:56:51mais je pense
00:56:52que c'est très révélateur
00:56:54peut-être que vous
00:56:54pense qu'on pense
00:56:55de cette affaire
00:56:56en dépit des postures
00:56:58qui sont prises présentement
00:56:59lorsque j'ai parlé
00:57:00des victimes
00:57:00j'ai parlé des 95%
00:57:02de victimes
00:57:03j'ai parlé
00:57:04donc en fait
00:57:04des témoignages
00:57:05et donc si vous avez
00:57:06entendu que les prédateurs
00:57:08c'était Patrick Bruel
00:57:09pour le coup
00:57:10ce n'est pas exactement
00:57:11ce que j'ai dit
00:57:11donc les précautions
00:57:12elles ont été prises
00:57:13en revanche
00:57:14ce qui a été entendu
00:57:14c'est que les 38
00:57:16manifestement
00:57:16les 38 étaient probablement
00:57:18effectivement des victimes
00:57:19et que Patrick Bruel
00:57:21est probablement
00:57:23potentiellement
00:57:23un prédateur
00:57:24en revanche
00:57:25ce n'est pas exactement
00:57:26ce qui a été dit
00:57:27donc ça montre bien
00:57:28que vous voyez
00:57:29il y a une gêne
00:57:29c'est assez intéressant
00:57:31il y a une gêne
00:57:32lorsqu'on évoque
00:57:33ces questions
00:57:34où le droit
00:57:35la présomption d'innocence
00:57:36va tout de suite
00:57:36être instrumentalisé
00:57:38pour ne pas
00:57:38qu'on parle d'un problème
00:57:39qui est un problème
00:57:41de violence systémique
00:57:42de violences
00:57:43qui sont aujourd'hui
00:57:44beaucoup trop méprisées
00:57:46bien trop
00:57:48peu prises en compte
00:57:49correctement
00:57:49par la justice
00:57:50au point qu'on ne peut pas
00:57:51parler des chiffres généraux
00:57:53sans essayer tout de suite
00:57:55de sortir une carte joker
00:57:56pour défendre aujourd'hui
00:57:58dans un cas
00:57:59très particulier
00:58:01mais malheureusement
00:58:02assez commun
00:58:03manifestement
00:58:04qui est celui
00:58:04d'une personne
00:58:05qui a une certaine notoriété
00:58:06et lorsque l'on demande
00:58:09juste d'avoir
00:58:09un petit peu de décence
00:58:10ce n'est pas remettre en cause
00:58:12la présomption d'innocence
00:58:13juste d'avoir un peu
00:58:14de décence
00:58:14de prendre un peu
00:58:15de recul
00:58:15le temps de l'enquête
00:58:16pour respecter
00:58:18les témoins
00:58:19pour aussi
00:58:19peut-être
00:58:20s'assurer
00:58:21de la sécurité
00:58:22parce que les faits
00:58:23sont très sensibles
00:58:25sont graves
00:58:25donc peut-être
00:58:26qu'il faut s'assurer
00:58:26qu'on ne mette pas
00:58:27en danger d'autres femmes
00:58:28donc le temps
00:58:29de l'enquête
00:58:30ça pourrait mériter
00:58:31un petit peu de décence
00:58:32et un petit peu de recul
00:58:32donc je suis quand même
00:58:34assez surprise
00:58:34de voir ce que l'on entend
00:58:36de propos
00:58:36qui sont pourtant
00:58:37me semble-t-il
00:58:38relativement prudents
00:58:39Barbara Gomez
00:58:40vous restez avec nous
00:58:41Maître Vial
00:58:41vous entendez le débat
00:58:43depuis trois jours
00:58:44maintenant lancé
00:58:45par certains maires
00:58:46qui disent
00:58:47nous ne souhaitons pas
00:58:47que Patrick Bouel
00:58:48vienne se produire
00:58:49chez nous
00:58:49c'est le cas du maire
00:58:50de Paris
00:58:51du maire de Marseille
00:58:52du maire de Brest
00:58:52qui était avec nous
00:58:54hier soir
00:58:54est-ce que vous estimez
00:58:56que pour calmer le jeu
00:58:57Patrick Bouel devrait
00:58:58se mettre entre parenthèses
00:58:59mettre sa carrière
00:59:00entre parenthèses
00:59:00ou surtout pas
00:59:01parce que ce serait
00:59:03un aveu de culpabilité
00:59:04si je peux revenir
00:59:06juste sur ce qui vient
00:59:08d'être dit
00:59:08c'est pas une posture
00:59:09de parler de la présomption
00:59:10d'innocence
00:59:11c'est un principe
00:59:12à valeur constitutionnelle
00:59:13et venir systématiquement
00:59:15dire que c'est un joker
00:59:16qu'on brandit
00:59:17parce que ça nous va bien
00:59:19et que ça nous empêche
00:59:20de parler
00:59:20de dénonciations
00:59:22de femmes
00:59:23et des violences
00:59:23faites aux femmes
00:59:24c'est faux
00:59:25et à un moment donné
00:59:27c'est au contraire
00:59:28détourner les principes
00:59:29ne pas les respecter
00:59:31lancer à la vindicte populaire
00:59:32un certain nombre de rumeurs
00:59:34et ça n'est pas comme ça
00:59:35que notre justice
00:59:36doit fonctionner
00:59:37ensuite pour vous répondre
00:59:38par rapport à ces maires
00:59:40qui décident finalement
00:59:42de condamner
00:59:43parce qu'en fait
00:59:44il y a dans le fait
00:59:45de rejeter
00:59:46la venue de Patrick Bouel
00:59:48une condamnation
00:59:49qui est faite
00:59:50une condamnation publique
00:59:51je crois qu'il y a là
00:59:53une vraie violation
00:59:54du droit à la présomption
00:59:55d'innocence
00:59:56je comprends
00:59:57que pour des raisons
00:59:57d'ordre public
00:59:58il y ait peut-être
00:59:59une volonté
01:00:00à un moment donné
01:00:01de
01:00:03se débarrasser
01:00:04un peu du problème
01:00:04en interdisant
01:00:05mais quelque part
01:00:06c'est profondément choquant
01:00:07parce que ça ne respecte pas
01:00:08nos grands principes
01:00:09je précise qu'il n'y a pas
01:00:10d'interdiction aujourd'hui
01:00:11parce qu'il faudrait pour ça
01:00:12prouver qu'il y a un risque
01:00:13de trouble
01:00:14à l'ordre public
01:00:15mais Maude Bréjon
01:00:15par exemple
01:00:16la porte-parole du gouvernement
01:00:17qui était avec nous
01:00:17je ne sais pas si vous avez pu
01:00:18entendre ses propos
01:00:19dit
01:00:19moi en tout cas
01:00:20à titre personnel
01:00:21je n'irai pas le voir
01:00:23oui et c'est très choquant
01:00:24parce que finalement
01:00:25lorsqu'elle prend la parole
01:00:26ce n'est pas à titre personnel
01:00:29elle fait partie du gouvernement
01:00:30et je trouve que
01:00:31venir avoir
01:00:32des responsables politiques
01:00:34qui viennent à bafouer
01:00:36à ce point
01:00:36nos règles élémentaires
01:00:38à valeur constitutionnelle
01:00:39c'est quelque chose
01:00:40qui doit nous choquer
01:00:42on peut être féministe
01:00:43et respecter
01:00:44les principes
01:00:44du droit de la défense
01:00:45c'est quand même
01:00:46le B à bas
01:00:47à mon sens
01:00:48et on en est loin
01:00:49dans ce dossier
01:00:49Barbara Gomez
01:00:50sur les mots
01:00:50de Maude Bréjon
01:00:51il y a quelques minutes
01:00:52qui engage en quelque sorte
01:00:54le gouvernement
01:00:54c'est ce que vous dites
01:00:55Maître
01:00:55elle n'est pas une citoyenne
01:00:57landa
01:00:58vous considérez
01:00:58qu'elle a eu tort
01:00:59quelle est votre position
01:01:00là-dessus ?
01:01:02ce qui vraiment
01:01:03l'instrumentalisation
01:01:04de la justice
01:01:05pour défendre
01:01:07des hommes
01:01:07qui ont sur eux
01:01:10des témoignages
01:01:11aussi graves
01:01:12je pense que c'est
01:01:13extrêmement grave
01:01:14et que c'est extrêmement
01:01:15dangereux
01:01:16c'est un mépris
01:01:16ça montre bien le mépris
01:01:17qu'on a pour les femmes
01:01:18dans cette société
01:01:19il y a quand même
01:01:20d'abord effectivement
01:01:21la présomption d'innocence
01:01:23pour le temps judiciaire
01:01:24mais il y a aussi
01:01:24une présomption
01:01:26de décence
01:01:27j'ai envie de dire
01:01:28vis-à-vis des victimes
01:01:29vis-à-vis de la gravité
01:01:30du sujet
01:01:30vis-à-vis du nombre
01:01:32même
01:01:32de plaintes
01:01:33vis-à-vis de tout
01:01:34ce qu'on entend
01:01:34à un moment donné
01:01:36je pense qu'il faut
01:01:38être raisonnable
01:01:38et se dire
01:01:39je me mets en retrait
01:01:40ne serait-ce que
01:01:41pas parce que
01:01:42je suis coupable
01:01:42mais parce que
01:01:43je suis conscient
01:01:44du degré de gravité
01:01:45de la situation
01:01:47et donc ça
01:01:48c'est quand même
01:01:48la première chose
01:01:49et je pense qu'il est
01:01:50vous compensez vraiment
01:01:52que c'est pas le rôle
01:01:53du politique
01:01:56de donner son avis
01:01:57sur la sécurité
01:02:00sur le bien-être
01:02:02sur l'identité
01:02:05sur la protection
01:02:07de près de la moitié
01:02:08de la population
01:02:09aujourd'hui
01:02:09c'est pas du rôle
01:02:11du politique
01:02:11de dire
01:02:12effectivement
01:02:12sans préjager
01:02:13de quoi que ce soit
01:02:14parce qu'il n'est pas
01:02:15question du tout
01:02:16là de dire
01:02:17qu'il va être condamné
01:02:18à la fin
01:02:19les faisceaux d'indice
01:02:20sont de plus en plus
01:02:21difficiles
01:02:21pour M. Brouel
01:02:23mais
01:02:24nous ne sommes pas juges
01:02:25je ne suis pas juge
01:02:25nous verrons bien
01:02:26ce qui va se passer
01:02:27à la fin
01:02:28mais au-delà
01:02:28et vraiment
01:02:29c'est une autre question
01:02:30au-delà du temps judiciaire
01:02:31il y a ce temps
01:02:33vraiment de décence
01:02:34et il me semble
01:02:35complètement normal
01:02:36quand on est politique
01:02:37de dire
01:02:38oui
01:02:38un peu de décence
01:02:39un peu de gravité
01:02:41on va peut-être
01:02:42demander à M. Brouel
01:02:45Merci
01:02:45pardon
01:02:46je vous ai coupé
01:02:46Barbara Gomez
01:02:47merci beaucoup
01:02:47d'être venue sur ce plateau
01:02:48on a entendu
01:02:48vous n'êtes pas
01:02:49tout à fait d'accord
01:02:49là-dessus
01:02:50mais je pense
01:02:50qu'on a entendu
01:02:50aussi les arguments
01:02:51de l'une
01:02:52et de l'autre
01:02:54Patrick Brouel
01:02:55la suite de la procédure
01:02:56pour lui c'est quoi ?
01:02:57Une procédure très longue
01:02:58qui commence tout juste
01:03:01avec de nombreuses plaintes
01:03:03une douzaine pour l'instant
01:03:04on parle d'une instruction
01:03:06qui va durer peut-être
01:03:07plusieurs années
01:03:07avant une éventuelle issue
01:03:09un éventuel procès
01:03:10Merci beaucoup Alexandra Gomez
01:03:12deux rendez-vous
01:03:13à vous donner
01:03:13sur l'antenne de BFM TV
01:03:15un rendez-vous politique
01:03:16tout d'abord
01:03:17c'est demain
01:03:188h30 sur BFM TV
01:03:20au micro d'Apolline de Malherbe
01:03:22c'est Marine Le Pen
01:03:23qui sera l'invité d'Apolline
01:03:25demain
01:03:26et puis dans un temps
01:03:27un peu plus proche
01:03:28c'est-à-dire dans
01:03:28moins de 10 minutes maintenant
01:03:29c'est le 20h
01:03:30c'est Julie Hamet
01:03:32bonsoir Julie
01:03:32qu'elle est le programme
01:03:33Bonsoir Marc
01:03:33nos invités ce soir
01:03:34Bernard Guetta
01:03:35et le général Philippe Sidos
01:03:36on parlera de l'Iran
01:03:37qui se réarme
01:03:38mais plus vite que prévu
01:03:39c'est ce qu'affirme
01:03:40le renseignement américain
01:03:41et puis les dernières informations
01:03:42sur la cache
01:03:43du guide suprême
01:03:44Mosh Taba Ramenei
01:03:45sa stratégie ressemble
01:03:46à celle d'Oussama Ben Laden
01:03:47le cerveau d'Al Qaïda
01:03:48ce sera dans un instant
01:03:49l'info continue
01:03:51bonne soirée à tous
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