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  • il y a 3 semaines
Mettez vous d'accord avec Brice Soccol, Michaël Darmon, Lucas Planavergne, Arnaud Benedetti

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-28##

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Transcription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Valérie, bonjour Félix Mathieu, bonjour Valérie, il fait toujours chaud.
00:00:14Vous êtes mis en tenue Roland-Garros ? Oui, vous aussi ? Oui, je vais en tenue déjà.
00:00:19On pourra en discuter, on peut venir en short.
00:00:21Oui, nos éditeurs pourront appeler pour témoigner.
00:00:24Je vous poserai la question tout à l'heure. Avec vous Félix Mathieu, on va revenir sur nos cantines scolaires.
00:00:31Que mangent nos enfants à la cantine ? J'ai voulu ce matin inviter Stéphane Manigold, il sera avec nous,
00:00:37restaurateur, chef d'entreprise et dirigeant du groupe Éclore.
00:00:41Il signait une tribune dans le Figaro il y a quelques jours parce qu'il s'inquiète de cette loi
00:00:47qui va certainement empêcher les cantines scolaires de s'approvisionner en circuit court.
00:00:56La loi Égalim, normalement, encourage l'agriculture française et on va voir que ce n'est pas aussi simple que
00:01:02ça.
00:01:02Oui, il s'agace un petit peu du trop-plein de normes. En fait, clairement, il nous dit que les
00:01:08pouvoirs publics n'encouragent pas réellement le fait maison
00:01:11parce qu'avec notamment les normes qui entourent les cantines scolaires, c'est peut-être plus simple de confier ça
00:01:17à des entreprises clés en main.
00:01:19Voilà, le problème, c'est qu'effectivement, ça n'encourage peut-être pas toujours les circuits courts et le fait
00:01:24maison.
00:01:25C'est quoi votre pire souvenir de cantine, Valérie ?
00:01:27Je ne me souviens pas.
00:01:28Au moins, c'est les betteraves.
00:01:29C'est les betteraves rouges.
00:01:31Je ne sais pas.
00:01:33Et toi, Philippe ?
00:01:35Moi, je veux rendre hommage à la cantinière de la petite école où j'étais à l'époque, qui faisait
00:01:39tout elle-même.
00:01:40Et moi, j'adorerais manger à la cantine.
00:01:42Mais effectivement, Stéphane Madigold me disait que c'est de plus en plus rare.
00:01:47La cantinière qui fait elle-même la cuisine, ça se fait de moins en moins.
00:01:52Les communes n'y sont pas franchement encouragées, même en matière de TVA.
00:01:56Il va nous expliquer ça parce que vous savez qu'une cantine, j'allais dire, sous-traitante, professionnelle, une entreprise
00:02:03privée peut, comme les restaurateurs, comme les commerçants, s'approvisionner par exemple au marché de Rungis.
00:02:11C'est-à-dire en payant les marchandises hors TVA, ce que ne peut pas une cantine qui est gérée
00:02:20directement, une cantine publique.
00:02:22Et c'est un peu ça ce qu'il dénonce parce qu'il y a un amendement d'un député
00:02:26LR à l'Assemblée en ce moment qui devait y remédier.
00:02:28Sauf qu'il y a un amendement de suppression de cet amendement, de cette réforme.
00:02:34Au 0826 pour nous dire ce que vous constatez, vous, dans les cantines de vos enfants, comment ça se passe,
00:02:43si c'est un petit village, si au contraire vos enfants rentrent en vous disant qu'ils n'ont mangé
00:02:48que du pain.
00:02:49Voilà Stéphane Manigold qui arrive.
00:02:51Et de la pétrave pas bonne.
00:02:52Voilà.
00:02:53Votre pire souvenir de cantine, Stéphane Manigold, bonjour.
00:02:56Bonjour, écoutez mon pire, ce qui m'a conduit à écrire cette tribune, c'est qu'au fond le premier
00:03:03restaurant que nos enfants, ou en tout cas que l'on découvre, c'est la cantine scolaire.
00:03:08Et c'est un vrai sujet parce qu'on ferme les yeux sur ce que nos enfants mangent.
00:03:13Et comme tout le monde, moi j'ai mangé du pain parce que c'était pas bon.
00:03:18Et vous voyez, quand j'ai sorti cette tribune, j'ai de nombreux parents qui m'ont raconté plein d
00:03:23'exemples de ce qu'ils vivaient à la cantine scolaire.
00:03:26Et ma fille même me racontait, mais papa, c'est incroyable, j'ai l'impression que tu venais manger avec
00:03:31nous.
00:03:31Et elle me dit, mais tu te rends compte, même quand je prends mon plateau pour, quand les cuisines nous
00:03:38servent, je leur dis, non mais je vais pas manger de légumes, j'en veux pas.
00:03:42Et le cuisinier dit, mais si, il faut en manger, et il l'oblige à prendre.
00:03:45On lui dit, mais non, mais je vais les jeter parce qu'ils sont pas bons.
00:03:47Donc, me les mettez pas, ils vont finir à la poubelle.
00:03:50Finalement, il lui impose de les mettre dans l'assiette, et les jette parce que c'est pas bon.
00:03:54Et ça, c'est un vrai sujet de santé publique.
00:03:58On forme les obèses de demain, les malades de demain, qu'on va devoir financer, et on laisse.
00:04:03Et je ne sais pas pourquoi, nos politiques ferment les yeux sur un vrai sujet de santé publique.
00:04:09Et si vous réfléchissez, et nos auditeurs, pareil, on dit, j'ai des intolérances au gluten,
00:04:16je me sens pas bien quand je mange des pâtes, de la farine, ou du pain.
00:04:20En fait, c'est juste le fait qu'on a mangé trop de pain quand on était gamin,
00:04:24trop de mauvais pain, et que ça a conduit, à un moment, à ce qu'on appelle des intolérances de
00:04:28gluten.
00:04:29C'est survenu là, il y a peu de temps.
00:04:31Donc, oui, c'est un vrai enjeu de santé publique.
00:04:34Il faut que nos politiques prennent conscience que la santé de nos gamins, la santé de nos enfants,
00:04:39elle n'est pas à vendre.
00:04:41Au contraire, on soigne ceux qui arrivent, et ceux qui, demain, vont nous soigner.
00:04:45Parce qu'il ne faut pas oublier que les politiques, à un moment, ils vont vieillir,
00:04:48et que c'est bien ces enfants-là qu'on nourrit mal, qui, demain, vont devoir s'occuper d'eux.
00:04:52On va en reparler, alors, avec vous, Félix Mathieu.
00:04:55C'est quoi le problème ?
00:04:56Depuis la loi EGalim, qui a été votée en 2024,
00:05:02normalement, les cantines doivent utiliser des produits,
00:05:05enfin, ils sont encouragés à utiliser des produits de l'agriculture française,
00:05:09si possible biologiques, et labellisés, bilan mitigé.
00:05:14Oui, bilan mitigé, après deux ans d'application, c'est entré en vigueur à partir du 1er janvier 2024.
00:05:19Depuis cette date, cette loi EGalim fixe effectivement des objectifs.
00:05:22Par exemple, au moins une moitié de produits dits durables et de qualité dans la restauration collective.
00:05:27Alors, ça peut être un produit AOP, AOC, IGP, ce genre de label,
00:05:32ou pourquoi pas pêche durable, commerce équitable, produit haute valeur environnementale,
00:05:36ça peut être pas mal de choses.
00:05:37Mais bon, cette loi EGalim prévoit tout ça.
00:05:39Elle prévoit aussi au moins 20% de bio dans les repas servis dans nos cantines.
00:05:45Bon, un premier bilan a été fait il y a quelques mois,
00:05:47donc au bout de deux ans d'application,
00:05:48et résultat, le verre est quand même à moitié vide, le verre Duralex de cantine, si j'ose dire,
00:05:53puisque seul un tiers des cantines ont atteint le seuil pour les produits reconnus durables et de qualité,
00:05:58et moins de la moitié pour ce qui est de la part de bio.
00:06:02Donc bon, ça progresse tout de même, même si on n'y est pas complètement,
00:06:06dans les objectifs de la loi EGalim.
00:06:08Notez que dans ce premier bilan d'étape de l'application de la loi EGalim,
00:06:11les cantines scolaires semblent s'en sortir moins mal, entre guillemets,
00:06:15que d'autres types de restaurations collectives,
00:06:18par exemple les cantines de certains hôpitaux.
00:06:19Oui, on pourra en reparler, parce que c'est un vrai sujet aussi.
00:06:22Ce sera peut-être une autre tribune sur les EHPAD, les hôpitaux.
00:06:25Ce sera même l'objet d'un livre.
00:06:27J'ai commencé la rédaction d'un livre,
00:06:29je voudrais même le titre, qui s'appelle Malbouffe.
00:06:31Oui, c'est très...
00:06:33Alors, ce n'est pas partout non plus,
00:06:35mais vous dites dans votre tribune,
00:06:3630% des denrées achetées par nos collectivités territoriales
00:06:40terminent à la poubelle.
00:06:42C'est hallucinant.
00:06:44Ces chiffres sont effrayants.
00:06:46Dans des établissements comme les lycées,
00:06:47on jette allègrement l'équivalent de près d'un euro,
00:06:51enfin 70 centimes, par plateau et par élève.
00:06:54Et le vrai combat, c'est circuit court contre grossiste.
00:06:57En fait, c'est là où il y a un lobby qui est à l'œuvre
00:06:59et qui empêche de mettre en place cette loi EGalim
00:07:02telle qu'elle a été prévue.
00:07:04Je vois bien que les lobbies sont très puissants dans ce pays,
00:07:07les lobbies de l'industrie agroalimentaire.
00:07:10Et je veux leur dire, au travers de votre micro,
00:07:13qu'ils ne me font pas peur.
00:07:14J'ai eu des intimidations.
00:07:15Vous vous rendez compte le marché que cela représente
00:07:18pour ces personnes ?
00:07:20Ils ont un marché colossal.
00:07:23On parle de nos enfants.
00:07:24Et ils se comportent comme des voyous.
00:07:28Vous allez très loin, là.
00:07:29Oui, mais ceux, en tout cas, qui m'intimident.
00:07:33Ou en tout cas, de temps de m'intimider.
00:07:35Ce texte, il a eu un mérite.
00:07:37Cette tribune dans le Figaro,
00:07:38et je remercie le Figaro d'avoir publié cette tribune
00:07:40et de me donner aujourd'hui la parole à Sud Radio.
00:07:43Elle a eu un mérite, c'est que les députés
00:07:47ont arrêté de regarder leurs chaussures
00:07:49et ont commencé à regarder le texte.
00:07:51Ils se disent, tiens, qu'est-ce qui se passe dans ce texte ?
00:07:52Alors, ils sortent l'artillerie lourde
00:07:54pour assassiner un texte qui sera débattu vendredi.
00:07:59Un amendement.
00:08:00Et cet amendement, il dit quoi ?
00:08:01Il dit, on a des marchés d'intérêts nationaux.
00:08:06Comme Ragis, par exemple.
00:08:08Et je vais vous raconter pourquoi je suis favorable,
00:08:11en plus, professionnellement, à ce sujet.
00:08:15On dit, mais on a des marchés d'intérêts nationaux.
00:08:18Pourquoi ?
00:08:18Les collectivités ne peuvent pas solliciter
00:08:21ces marchés d'intérêts nationaux
00:08:23qui savent exactement ce qui se trouve dans leur marché.
00:08:28Eh bien, pourquoi ces marchés d'intérêts nationaux
00:08:30ne pourraient pas, ne pourraient pas,
00:08:32c'est facultatif, ce n'est pas une obligation,
00:08:34ne pourraient pas répondre aux plus petites collectivités,
00:08:38aux maires qui font un travail formidable,
00:08:42des petites mairies qui se réunissent entre elles
00:08:44pour créer des cuisines centrales,
00:08:46dont les gros leur mettent.
00:08:47Mais la misère,
00:08:49pour qu'ils ne puissent pas s'organiser
00:08:51et qu'il n'est d'autre choix
00:08:53que de passer par les mêmes que l'on connaît.
00:08:56Mais concrètement, c'est quoi leur mettre la misère ?
00:08:59C'est-à-dire que moi, je suis maire d'une petite commune,
00:09:01je décide d'avoir une cuisine centrale.
00:09:02De quelle manière les gros, comme vous dites,
00:09:05vont m'empêcher de créer ma cuisine centrale
00:09:08avec des aliments issus d'un circuit court ?
00:09:11Ils sont très forts sur le normatif,
00:09:13donc ils découragent.
00:09:15Et la cuisine centrale, ce n'est pas ça,
00:09:16c'est les achats aujourd'hui.
00:09:17Oui, c'est les achats.
00:09:18C'est les achats.
00:09:19Moi, vous savez, il y a deux ans,
00:09:21et pour savoir d'où je parle,
00:09:23je suis rentré, il y a quatre ans maintenant,
00:09:27ambassadeur de la commanderie de Rungis,
00:09:29qui est en fait des gastronomes qui se réunissent,
00:09:31des bons vivants,
00:09:32large soif, comme on dit.
00:09:36Et donc, je suis rentré.
00:09:37Et j'ai découvert ce mine de Rungis
00:09:41et je me faisais livrer par ce qu'on appelle
00:09:43des capteurs de valeur
00:09:44qui livraient mes établissements
00:09:45puisque je suis restaurateur,
00:09:46j'ai neuf établissements à Paris.
00:09:49Mais mon Dieu, quand je suis allé à Rungis
00:09:50c'est que j'ai regardé les prix à Rungis,
00:09:53je suis tombé de ma chaise.
00:09:55J'ai monté séance tenante en quelques mois,
00:09:58une centrale d'achat,
00:09:59j'ai recruté un chef cuisinier
00:10:01qui va tous les matins faire les achats.
00:10:03Je voulais un chef cuisinier,
00:10:04je ne voulais pas un chef Excel
00:10:06parce que nous, on veut des produits,
00:10:08des beaux produits.
00:10:09Et deux camions et un livreur.
00:10:12Mais j'ai fait des économies substantielles.
00:10:14Je ne vous parle rien que sur mon groupe,
00:10:17j'ai perdu des millions d'euros sur mon groupe
00:10:20en passant par ces capteurs de valeur
00:10:22qui aujourd'hui ne veulent pas que les collectivités,
00:10:25les petits, puissent aller se faire la Rungis.
00:10:27J'en suis l'exemple vivant à mon gros,
00:10:30à ma petite échelle sur neuf établissements,
00:10:32c'est des millions d'euros que j'ai perdus.
00:10:34Alors je l'ai dit à Charles de Courson
00:10:36qui est le doyen,
00:10:37qui a déposé avec les écologistes
00:10:40un amendement de suppression de ce texte
00:10:42qui est interdit finalement.
00:10:44Ils ne veulent pas que la démarche que j'ai pu faire,
00:10:47les collectivités, les petites mairies puissent le faire.
00:10:50Je suis l'exemple que vous pouvez économiser des millions.
00:10:53Et ce qui me choque, pardon,
00:10:54ce qui me choque,
00:10:55et j'aimerais bien que Marine Tondelier,
00:10:57la présidente des écolos de Paris,
00:11:00m'explique pourquoi son amendement de suppression,
00:11:03je l'ai fact-checké,
00:11:05c'est ni plus ni moins le copier-coller
00:11:07d'amendements de suppression
00:11:08de tous ceux qui ne veulent pas
00:11:10et de tous les lobbyistes.
00:11:11Ils ont fait un copier-coller.
00:11:13C'est choquant.
00:11:14Les écolos qui font un copier-coller
00:11:16de l'industrie agro,
00:11:17mais il faut le dénoncer avec force
00:11:19et qu'il faut qu'ils viennent s'expliquer
00:11:21pourquoi ils sont à la botte, eux, écolos,
00:11:24des industries de l'agroalimentaire.
00:11:25Ça me choque profondément.
00:11:26Vous savez que ce n'est pas aussi simple
00:11:28parce qu'il y a des règles d'hygiène,
00:11:30des règles d'aliments,
00:11:31des règles sur les allergies dans une école.
00:11:33Et puis, également, une mairie,
00:11:36est-ce qu'elle doit choisir la qualité
00:11:37ou parfois son budget ?
00:11:39Vous, vous me feriez quoi
00:11:40pour 2 euros dans mon école ?
00:11:42Pardon, ce que vous venez de dire
00:11:43n'a aucun lien avec le fait d'acheter.
00:11:46Les allergies n'ont aucun lien avec l'achat.
00:11:48C'est un exemple parmi tant d'autres.
00:11:50Non, mais je sais parce que ça,
00:11:51pardon, je ne vais pas vous froiser,
00:11:53mais ça fait partie des éléments de langage
00:11:54de l'industrie agroalimentaire.
00:11:56Non, ce n'est pas le cas pour moi.
00:11:58Je joue l'avocat du diable.
00:12:00Oui, mais le diable,
00:12:01c'est justement ces éléments de langage
00:12:03qu'ils tiennent.
00:12:04Donc, moi, je vous le dis,
00:12:05ça n'a rien à voir.
00:12:07Les allergènes,
00:12:07c'est des produits
00:12:08dont les enfants sont allergiques.
00:12:10Donc, c'est à la base,
00:12:11vous les achetez,
00:12:12que ce soit de l'industrie agro
00:12:14ou au fond de collectivité,
00:12:16vous achetez la même règle.
00:12:17Pour 2 euros, vous me faites quoi ?
00:12:18Mais c'est faux,
00:12:19ce n'est pas vrai,
00:12:20ça ne coûte pas 2 euros.
00:12:21C'est ce que les parents payent,
00:12:22mais derrière,
00:12:23c'est subventionné par les collectivités.
00:12:26Je vous invite tous à Sud Radio
00:12:28de venir avec moi, Rangis,
00:12:29et vous allez voir
00:12:30qu'on peut faire des miracles,
00:12:31y compris avec 2 euros.
00:12:32C'est ce que vous venez de dire,
00:12:33vous avez fait des économies.
00:12:34Surtout que dans ces marchés comme Rangis,
00:12:36vous achetez hors TVA, c'est ça.
00:12:38Alors que notre petite collectivité
00:12:39qui fait sa cantine intercommunale,
00:12:41elle va acheter avec la TVA
00:12:43ces marchandises.
00:12:44C'est ça aussi le sujet.
00:12:45Et en plus, Bercy,
00:12:46alors là, pareil, je ne comprends pas,
00:12:49il y a ce différentiel de TVA,
00:12:51de traitement entre les petits et les gros.
00:12:53Les gros peuvent récupérer la TVA,
00:12:54ce qui n'est pas le cas des petits.
00:12:55Donc en fait, on fait tout
00:12:57pour tuer dans ce pays
00:12:59qui prétend encore être
00:13:00le pays de la gastronomie.
00:13:01On fait tout pour avoir des gamins
00:13:03qui n'ont plus de palais,
00:13:06puisque, pardon,
00:13:07ils bouffent régulièrement de la merde.
00:13:09Et je ne vais pas faire mon Jean-Pierre Coff,
00:13:10mais je l'aime beaucoup,
00:13:11j'aime bien cette expression.
00:13:12C'est de la merde.
00:13:13Et donc nos gamins mangent ça,
00:13:15on les empoisonne.
00:13:16Mais vraiment, on les empoisonne.
00:13:18Mais je ne globalise pas,
00:13:19je ne dis pas que dans toutes
00:13:20les cantines de France,
00:13:21il y a des mères qui font un travail.
00:13:22Mais vraiment, remarquable,
00:13:24contre cette puissance agro,
00:13:26contre ces gens qui ne veulent pas.
00:13:27En fait, on ne peut pas nourrir nos enfants
00:13:30en regardant simplement
00:13:31une courbe de croissance d'un fonds de pension
00:13:34augmenté en termes de rentabilité.
00:13:36Mais alors, on va y revenir.
00:13:37Est-ce que c'est uniquement une question de produits ?
00:13:40Est-ce qu'il n'y a pas aussi la fabrication,
00:13:43la façon dont on fait ses repas,
00:13:45qui rentre aussi en ligne de compte ?
00:13:47C'est-à-dire la cuisine.
00:13:48On va y revenir.
00:13:490826 300 300,
00:13:50on vous attend.
00:13:51Et racontez-nous ce que vous constatez
00:13:54dans les assiettes de vos enfants.
00:13:55A tout de suite.
00:13:5610h midi, mettez-vous d'accord.
00:13:59Sudra.
00:13:59Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:14:02Valérie Expert.
00:14:03Un sujet passionnant,
00:14:04un sujet d'intérêt général,
00:14:06un sujet qui devrait faire effectivement
00:14:09lever la tête à nos députés.
00:14:12Stéphane Manigold est notre invité ce matin,
00:14:14restaurateur, chef d'entreprise,
00:14:16dirigeant du groupe Éclore.
00:14:18Vous êtes à la tête de plusieurs restaurants.
00:14:20Vous avez signé une tribune,
00:14:21je le rappelle, dans le Figaro,
00:14:23il y a quelques jours.
00:14:24Vous alertez,
00:14:25cantine scolaire et malbouffe,
00:14:26ce que mangent vraiment nos enfants.
00:14:28Vous dénoncez le lobbying
00:14:29de certains grands groupes.
00:14:32Et vous dénoncez aussi
00:14:33ce qu'aurait dit Jean-Pierre Coff,
00:14:35c'est-à-dire nos enfants mangent de la merde.
00:14:37Et on le disait hors antenne,
00:14:39il n'y a pas que les enfants,
00:14:40moi je pense aux gens
00:14:41qui sont dans les hôpitaux.
00:14:44C'est indigne ce qu'on leur sert.
00:14:47Moi j'ai des amis médecins
00:14:48qui m'envoient régulièrement
00:14:49des photos de leur repas.
00:14:51C'est absolument scandaleux.
00:14:53Mais là, parlons de nos cantines.
00:14:54On a Jean en ligne avec nous.
00:14:56Bonjour Jean.
00:14:57Bonjour Valérie.
00:14:58Bonjour.
00:14:58Alors vous êtes restaurateur,
00:15:00vous avez été restaurateur.
00:15:01Racontez-nous un petit peu
00:15:02ce que ça évoque pour vous
00:15:04la tribune de Stéphane Manigold ?
00:15:06Moi je ne l'ai pas lu
00:15:07parce que je connais Stéphane Manigold.
00:15:09Moi ce qu'il faudrait surtout
00:15:10c'est plutôt que toujours
00:15:11dénoncer les uns contre les autres.
00:15:13Je pense qu'il faut rassembler,
00:15:14il faut éduquer,
00:15:15il faut former.
00:15:16Moi j'ai fait pendant 20 ans
00:15:17la semaine du goût.
00:15:18Donc j'ai reçu des enfants
00:15:19de CM2,
00:15:20deux classes de CM2
00:15:21pendant 20 ans.
00:15:23Et ça c'est positif
00:15:24parce qu'il faut éduquer.
00:15:27Il faut absolument éduquer,
00:15:28former parce que
00:15:29les grands-parents que j'ai eus
00:15:30et les parents que j'ai eus
00:15:31n'existent plus.
00:15:32Donc nous on cuisinait à la maison,
00:15:34on savait ce qu'on allait manger,
00:15:36on ne nous donnait pas
00:15:37ce qu'on avait envie de manger,
00:15:38on mangeait comme tout le monde.
00:15:40Ça, ça a beaucoup changé.
00:15:41J'ai entendu un truc
00:15:42qui m'a horrifié sur le gluten.
00:15:44Bon c'est bien de dire
00:15:44que le pain était dégueulasse avant.
00:15:46Je ne crois pas
00:15:46que le pain était dégueulasse.
00:15:47C'est qu'aujourd'hui
00:15:48il y a un surplus de gluten
00:15:49dans l'estomac
00:15:50et dans l'intestin des enfants.
00:15:51Pourquoi ?
00:15:52Parce qu'il y a les burgers
00:15:53qui sont arrivés,
00:15:54il y a la consommation de pizza
00:15:55qui est énorme.
00:15:56Donc tout ça c'est du gluten.
00:15:57Il y a les gens
00:15:58qui ont une vraie maladie
00:15:59qu'il ne faut pas confondre.
00:16:00Il y a la maladie cédiaque
00:16:01et il y a une intolérance
00:16:03des fruits un peu trop médiatisés.
00:16:05Donc c'est surtout
00:16:07de toute façon
00:16:07tant qu'on ne veut pas mettre
00:16:08un peu de sous
00:16:09pour manger correctement,
00:16:10on n'y arrivera jamais.
00:16:11Donc on ne peut pas manger
00:16:12à 2 euros.
00:16:12Il peut aller à Ragis
00:16:13tant qu'il veut.
00:16:14On peut faire la fin
00:16:16du marché de Ragis
00:16:17et on peut effectivement
00:16:18en payant zéro pratiquement
00:16:19et récupérer la marchandise
00:16:22qui n'est pas abîmée,
00:16:25qui est consommable.
00:16:26Je sais que le gaspillage alimentaire
00:16:28c'est aussi un énorme problème.
00:16:29J'ai participé
00:16:30pour l'organisation patronale
00:16:32dans lequel j'étais
00:16:33sur le gaspillage alimentaire.
00:16:35Il y a plein d'énormes bêtises
00:16:38et absurdités
00:16:39dans l'alimentation
00:16:39mais je pense que
00:16:41Stéphane Manigol
00:16:41il devrait un jour
00:16:42penser à travailler en groupe
00:16:44et aller dans le positif
00:16:46parce que dénoncer
00:16:46l'agroalimentaire,
00:16:47je l'ai fait,
00:16:48on l'a tous fait.
00:16:49Ce n'est pas le sujet.
00:16:50Les gens ne les écoutent pas.
00:16:51Ce qu'il faut
00:16:52c'est former les enfants.
00:16:53Mais comment vous voulez
00:16:54les former
00:16:54quand on leur donne
00:16:55de la merde à manger
00:16:56ou quand on va
00:16:58très bien ?
00:16:59Moi aussi
00:17:00j'ai été
00:17:00il y a quelques temps
00:17:02hospitalisé.
00:17:03C'est vrai que j'ai mangé
00:17:03dans l'hôpital
00:17:04et c'est décollage.
00:17:05Bon bah alors
00:17:05on est d'accord.
00:17:06C'est la même chose.
00:17:06Oui mais on est d'accord.
00:17:08Combien est-ce qu'on veut mettre
00:17:09pour manger ?
00:17:10Quelle est la vraie valeur
00:17:11de ce qu'on est capable
00:17:12de mettre ?
00:17:13Pas cher
00:17:13pour manger correctement.
00:17:14Il n'y a pas besoin
00:17:15d'aller chercher
00:17:16des trucs très loin.
00:17:17Est-ce que c'est une question
00:17:17de prix ?
00:17:19Est-ce que c'est une question
00:17:20de prix ?
00:17:20C'est aussi la question.
00:17:22C'est surtout une question
00:17:24d'usine à gaz
00:17:24d'approvisionnement.
00:17:25Plus vous multipliez
00:17:27les intermédiaires
00:17:28et plus vous multipliez
00:17:29les marges nécessaires.
00:17:30Plus vous vous éloignez
00:17:32du producteur
00:17:33donc du grossiste
00:17:34qui reçoit
00:17:35du producteur
00:17:36les matières premières
00:17:37et plus vous avez
00:17:38des intermédiaires
00:17:39ce qui est le cas
00:17:40dans l'organisation
00:17:41de la restauration collective
00:17:43plus votre produit
00:17:45vous paye cher.
00:17:45Cette notion
00:17:46de dire aux Français
00:17:47il faut payer plus cher
00:17:49pour mieux manger
00:17:50c'est un pur mensonge.
00:17:52Voyons déjà
00:17:53avec les budgets
00:17:54alloués
00:17:54ce qu'on peut faire.
00:17:55Croyez-moi
00:17:56donnez-moi
00:17:57un exemple
00:17:57je dis aux collectivités
00:17:59même avec Pécresse
00:18:00que j'aime beaucoup
00:18:00de la région Île-de-France
00:18:01si elles souhaitent
00:18:02je ferai un audit
00:18:03sur ces achats
00:18:05et je la conseillerai
00:18:06pour mieux acheter.
00:18:07Et en fait
00:18:08c'est juste
00:18:08comment on dépense
00:18:09cet argent.
00:18:10C'est faux de dire
00:18:11qu'on dépense 2 euros
00:18:12pour nourrir des enfants
00:18:13ce n'est pas vrai
00:18:14on est plutôt
00:18:15autour de 3,50 euros
00:18:163,60 euros
00:18:17on confond
00:18:18ce que les gens payent
00:18:20les parents
00:18:21des repas subventionnés
00:18:22il y a des parents
00:18:23qui payent beaucoup plus cher
00:18:24qui payent 7, 8 euros
00:18:25c'est faux de dire
00:18:26que le repas
00:18:27il coûte 2 euros
00:18:27ensuite quand on dit
00:18:28il coûte 2 euros
00:18:29on globalise
00:18:31parce que
00:18:32tous les jours
00:18:32vous ne mangez pas
00:18:32la même chose
00:18:33tous les jours
00:18:33vous ne mangez pas
00:18:33de la viande
00:18:34tous les jours
00:18:34vous ne mangez pas
00:18:35des protéines
00:18:35toujours ne mangez pas
00:18:36du poisson
00:18:36donc vous avez
00:18:38un coût qui est lissé
00:18:39et donc un jour
00:18:40vous allez manger peut-être
00:18:41pour 3 euros
00:18:42l'autre jour
00:18:43deux jours dessus
00:18:44vous allez manger pour 1,50 euros
00:18:45donc vous voyez bien que ça va s'équilibrer
00:18:46en réalité
00:18:47on prend le problème
00:18:48comme des comptables
00:18:49alors qu'on devrait prendre
00:18:50le sujet
00:18:51comme un sujet
00:18:52de santé publique
00:18:54nécessaire et indispensable
00:18:55on ne fait pas un poireau vinaigrette
00:18:56pour 200 élèves
00:18:57de la même façon
00:18:58qu'on le fait
00:18:58pour 30 personnes
00:18:59dans un restaurant
00:19:00ah bon ?
00:19:01c'est une question
00:19:02la recette
00:19:03à partir du moment
00:19:03vous l'avez
00:19:04vous démultipliez
00:19:05le taux de sel
00:19:06le taux d'huile
00:19:07le taux de vinaigre
00:19:08le taux d'échalote
00:19:09c'est fait en gros
00:19:09c'est fait
00:19:10mais non mais
00:19:11c'est pareil
00:19:12ça ne change rien
00:19:13et là où
00:19:15encore
00:19:16on
00:19:16on
00:19:17on
00:19:17on ferme les yeux
00:19:18sur ce sujet
00:19:19sur
00:19:20l'industrie agro
00:19:22nos mairies
00:19:23il faut les soutenir
00:19:24parce qu'elles ont la volonté
00:19:25les parents
00:19:26vous savez moi je me suis battu
00:19:28Jean Terlon s'est opposé
00:19:29à ce texte
00:19:30moi je me suis battu
00:19:31pour la transparence
00:19:32la transparence c'est quoi ?
00:19:33quand c'est fait
00:19:34de façon industrielle
00:19:35ça doit être écrit
00:19:35que vous allez dans un restaurant
00:19:36que vous allez dans une cantine scolaire
00:19:38dans une prison
00:19:38dans un hôpital
00:19:39où vous voulez
00:19:40vous devez l'écrire
00:19:41alors moi je veux bien que
00:19:41Jean Terlon
00:19:42que nous venons d'abord
00:19:43au téléphone
00:19:44j'espère qu'il est encore là
00:19:46vient m'expliquer
00:19:47alors que ça fait 40 ans
00:19:48qu'il est dans ce secteur
00:19:49et que
00:19:50pardon mais
00:19:51la conséquence
00:19:52aujourd'hui
00:19:52c'est quand même
00:19:53ceux qui sont là depuis 40 ans
00:19:54c'est pas ceux qui arrivent
00:19:55depuis 8 ans
00:19:55qui sont responsables du passif
00:19:58vous avez aujourd'hui
00:20:00des gens qui se sont battus
00:20:01l'industrie agro
00:20:02s'est battue
00:20:02pour cette transparence
00:20:03et je souhaite encore
00:20:05que la transparence se fasse
00:20:07que les parents sachent
00:20:08que ce qu'ils mangent
00:20:11voilà ce que mangent les enfants
00:20:12or l'industrie agro
00:20:13ne veut surtout pas
00:20:14que les parents sachent
00:20:15que vous mangez
00:20:16ils ne veulent surtout pas
00:20:17mais ils le voient
00:20:17il y a les parents
00:20:19mais citez-moi
00:20:20un seul pan de l'économie française
00:20:22un seul
00:20:23ou quand vous achetez quelque chose
00:20:24vous ne savez pas ce que vous achetez
00:20:25y compris dans les grandes surfaces
00:20:26vous allez acheter un paquet de gâteaux
00:20:28avec du lait
00:20:28avec du blé
00:20:29vous savez où a poussé le blé
00:20:30ou d'où vient la vache
00:20:31etc
00:20:32vous avez une traçabilité de dingue
00:20:33et dans la restauration
00:20:34vous ne savez rien
00:20:36on creuse
00:20:37ça tombe avec ses dents
00:20:38mais vous ne savez pas comment
00:20:39normalement on sait
00:20:40quand on achète un poulet
00:20:41on sait bien
00:20:42dans la restauration
00:20:43qu'elle soit commerciale
00:20:45ou collective
00:20:45vous ne savez pas
00:20:47qui a produit
00:20:48tout à l'heure
00:20:48vous m'avez montré
00:20:49un magnifique
00:20:50plat de carottes
00:20:52purement industrielle
00:20:53d'une sauce purement industrielle
00:20:55et d'une volaille
00:20:56pardon
00:20:56de merde
00:20:57qui n'a jamais gambadé
00:20:58qui a dû vivre
00:20:59dans des colcoses
00:21:01à 800 dans un mètre carré
00:21:04moi j'aimerais bien savoir
00:21:05qui a fabriqué ça
00:21:06et c'est la même chose
00:21:07j'ai pris l'Eurostar
00:21:08parce qu'on avait fait un débat
00:21:09vous savez sur les poulets
00:21:10et du coup
00:21:12j'ai demandé à l'hôtesse
00:21:14d'où venait mon poulet
00:21:15l'origine
00:21:15elle ne savait pas
00:21:17donc je ne sais pas
00:21:18quel brûlet j'ai mangé
00:21:19si c'était un poulet français
00:21:20c'est le grand mensonge
00:21:21la restauration
00:21:22le jeu
00:21:23c'est de mentir
00:21:25de cacher la vérité
00:21:26et le pouvoir public
00:21:28à un moment
00:21:28il doit ouvrir les yeux
00:21:29il doit se dire
00:21:30oui les gens
00:21:31doivent savoir ce qu'ils mangent
00:21:32et je le dis
00:21:32à mes amis de l'industrie agro
00:21:34vous savez
00:21:34sur les paquets de cigarettes
00:21:35on a mis des photos
00:21:36de poumons métastasés
00:21:38les gens ils fument quand même
00:21:39donc n'ayez pas peur
00:21:40d'être transparents
00:21:41oui
00:21:41alors vous dites
00:21:42en gros
00:21:43la fameuse volaille extra-européenne
00:21:45avec laquelle
00:21:46elle représente
00:21:47un chiffre microscopique
00:21:48et anecdotique
00:21:49des très peu de volumes
00:21:51en fait
00:21:51oui
00:21:52c'est le cas
00:21:53c'est factuel
00:21:54c'est chiffre
00:21:54c'est sourcé
00:21:55c'est documenté
00:21:55mais qu'est-ce qu'il faudrait faire
00:21:57parce que concrètement
00:21:57vous êtes effectivement
00:21:59dans une commune
00:22:00qu'est-ce qu'il faut faire
00:22:00pour que les choses changent
00:22:02je suis très fier
00:22:03je vais vous dire une chose
00:22:04les communes
00:22:04elles font un travail formidable
00:22:05d'ailleurs
00:22:06du reste
00:22:06l'association des maires de France
00:22:08présidée par David Lysnard
00:22:10apporte son soutien total
00:22:12total
00:22:13au texte en question
00:22:14qui permettrait
00:22:15à ces collectivités
00:22:16à ces communes
00:22:17de pouvoir
00:22:17de pouvoir
00:22:19ce n'est pas obligatoire
00:22:20je le répète
00:22:21je ne comprends pas
00:22:22comment ces gens
00:22:23ont peur de la concurrence
00:22:24et Charles de Courson
00:22:25qui lui
00:22:26est le champ
00:22:27de l'économie
00:22:28qui nous explique
00:22:29que les comptes publics
00:22:29c'est important
00:22:30que la transparence
00:22:30je lis au téléphone
00:22:31je dis
00:22:32mais monsieur le président
00:22:34pourquoi vous
00:22:35vous êtes contre ce texte
00:22:36je ne sais pas
00:22:37ce n'est pas moi
00:22:37c'est mon député
00:22:38qui s'occupe de ça
00:22:39je dis
00:22:40mais à un moment
00:22:41il faut lire les textes
00:22:42un enjeu pareil
00:22:43vous ne pouvez pas laisser
00:22:45votre sagacité
00:22:46votre esprit
00:22:46à quelqu'un d'autre
00:22:47vous devez vous pencher
00:22:48sur le texte
00:22:48le plat que je vous ai montré
00:22:50il s'agissait d'un hôpital
00:22:51mais on peut aller retrouver
00:22:52dans les cantines
00:22:52vraisemblablement
00:22:53des carottes
00:22:54du poulet dégueulasse
00:22:56est-ce qu'on peut faire
00:22:57la même chose
00:22:57au même prix
00:22:58et est-ce qu'il y a aussi
00:22:59une question
00:22:59de cuisiner
00:23:02comment cuisiner les plats
00:23:03il y a le produit
00:23:04mais il y a la fabrication
00:23:05derrière
00:23:06c'est pour l'exemple de poire
00:23:06il y a deux choses
00:23:07en fait
00:23:07dans l'industrie agro
00:23:09il y a
00:23:10les contrats
00:23:11qu'ils émettent
00:23:12aux collectivités
00:23:12qui sont pleines de vertus
00:23:13égalis
00:23:1420% bio
00:23:15les engagements
00:23:15toute la fanfare
00:23:16ça
00:23:17alors là
00:23:17les contrats
00:23:18ils sont magnifiques
00:23:19mais il y a une clause
00:23:20dans ces contrats
00:23:21et cette clause
00:23:22elle est explicite
00:23:24si jamais
00:23:25le produit frais
00:23:26n'est pas disponible
00:23:27alors
00:23:27nous pouvons avoir
00:23:29recours
00:23:29au surgelé
00:23:32comme par hasard
00:23:33les congéleux
00:23:33ils sont pleins
00:23:33tout le temps
00:23:35voilà pourquoi
00:23:36pourquoi on ne progresse pas
00:23:37parce qu'on met
00:23:38un cadre
00:23:39eux ils mettent
00:23:40des exceptions
00:23:41et les collectivités
00:23:43s'achètent une conscience
00:23:44et pensent
00:23:45que leurs gamins
00:23:46parce qu'ils ont
00:23:47un contrat
00:23:48super
00:23:48le contrat
00:23:49on l'a signé
00:23:50qu'ils vont appliquer
00:23:51le contrat
00:23:52moi je leur fais confiance
00:23:53aux industriels
00:23:54pour gagner du pognon
00:23:55ils vont bien appliquer
00:23:56la petite clause
00:23:56qui dit que si le frais
00:23:57n'est pas disponible
00:23:58allez prouver que le frais
00:23:59ce jour-là n'était pas disponible
00:24:01et que vous avez acheté
00:24:01du surgelé
00:24:02et de l'industriel
00:24:03et je vais même vous dire
00:24:04j'ai vécu l'expérience
00:24:05à l'Assemblée Nationale
00:24:06la première fois
00:24:07que j'ai mangé
00:24:08j'ai dit
00:24:09député Victor Haberdasso
00:24:11m'avait invité
00:24:11je lui ai dit
00:24:11c'est de la merde
00:24:13je lui ai décortiqué
00:24:14la sauce industrielle
00:24:16en poudre
00:24:17avec de l'eau
00:24:18les échalotes
00:24:19c'est du surgelé
00:24:21tout était
00:24:22même les desserts
00:24:23étaient industriels
00:24:24et je lui ai dit
00:24:25ça c'est tel industriel
00:24:26j'ai reconnu
00:24:26tous les industriels
00:24:28il y a une députée
00:24:29qui est à la commission
00:24:31de la restauration
00:24:32qui a voulu me réinviter
00:24:33je lui ai dit
00:24:34j'accepte de venir
00:24:35à une condition
00:24:35c'est que je vais voir
00:24:36vos chambres froides derrière
00:24:38il me dit
00:24:38il faut jouer avec le chef
00:24:39je vois avec le chef
00:24:41il est d'accord
00:24:41je lui ai dit
00:24:42génial
00:24:42t'as mis les cabicases
00:24:43donc j'arrive
00:24:44je mange
00:24:44je commande exactement
00:24:46ce que j'imagine
00:24:47une être industrielle
00:24:47c'est à dire
00:24:49une poêlée de légumes
00:24:51c'est le plus simple
00:24:52du monde à faire
00:24:52pour un cuisinier
00:24:54le chef vient me voir
00:24:55je lui dis
00:24:55votre poêlée là
00:24:56elle est fraîche
00:24:57ah oui oui
00:24:58nous avons reçu ce matin
00:24:59les légumes
00:24:59on les a taillés
00:25:00machin
00:25:01il part
00:25:01je dis à la députée
00:25:02Anne Higlemeur
00:25:03il dit ça
00:25:03pardon
00:25:04je me coupe les couilles
00:25:05si c'est pas du monduel surgelé
00:25:07on finit par aller
00:25:10en cuisine
00:25:11il ouvre les chambres froides
00:25:13qu'il avait envie de nous ouvrir
00:25:14il dit
00:25:14et cette porte
00:25:14on peut l'ouvrir
00:25:15et j'ouvre et je vois
00:25:16une palette
00:25:17de poêlés
00:25:18bon duel surgelé
00:25:19et je retourne
00:25:20je dis bah voilà
00:25:21notre poêlée fraîche
00:25:21elle est là
00:25:22voilà à l'Assemblée Nationale
00:25:24ils bouffent de la merde
00:25:26mais si vous épluchez
00:25:27j'invite les questeurs
00:25:28de l'Assemblée Nationale
00:25:29à éplucher les factures
00:25:31de
00:25:32du restaurant
00:25:32regardez ce que vous bouffez
00:25:34ils vous empoisonnent
00:25:37lire
00:25:38relire cette tribune
00:25:39de Stéphane Manigold
00:25:40continuons le combat
00:25:42cantine scolaire
00:25:43et mal bouffe
00:25:43il faut que ça
00:25:44il faut que ça change
00:25:45merci à vous
00:25:46d'avoir été là
00:25:46et merci pour votre combat
00:25:47merci à vous
00:25:49mettez-vous d'accord
00:25:50Valérie Expert
00:25:51bon
00:25:52nous continuons
00:25:53nos débats
00:25:54entre 10h et midi
00:25:56avec vous
00:25:57sur Sud Radio
00:25:57avec Brice Socol
00:25:58politologue
00:25:59bonjour
00:26:00essayiste
00:26:01vous avez publié
00:26:01avec Frédéric Dhabi
00:26:02l'écharpe et les tempêtes
00:26:04aux éditions de l'aube
00:26:05Arnaud Benedetti
00:26:07professeur à la Sorbonne
00:26:08je dis très bon livre
00:26:09très bon livre
00:26:10absolument
00:26:10pour comprendre
00:26:12un peu le ressenti
00:26:14des mères
00:26:14ce que vivent
00:26:15nos mères
00:26:16vous êtes allé
00:26:17un petit peu partout
00:26:18à travers la France
00:26:19pour évoquer
00:26:20dans le temps des tempêtes
00:26:21absolument
00:26:23Arnaud Benedetti
00:26:24professeur à la Sorbonne
00:26:25directeur de la nouvelle
00:26:26revue politique
00:26:27ce qu'on rappelle
00:26:28votre livre
00:26:29aux portes du pouvoir
00:26:31les inéluctables victoires
00:26:32point d'interrogation
00:26:33chez Michel Laffont
00:26:34oui on voit que
00:26:35Jordan Bardella
00:26:35caracole en tête
00:26:36des intentions de vote
00:26:38certes on est à un peu
00:26:39moins d'un an
00:26:40de l'élection
00:26:41mais
00:26:42c'est loin
00:26:42c'est loin
00:26:43oui c'est loin
00:26:44il peut se passer
00:26:45beaucoup beaucoup de choses
00:26:46et nous attendons
00:26:47Lucas Planavergne
00:26:48dans un instant
00:26:49journaliste au journal du dimanche
00:26:50et Gilles Gansman
00:26:51qui est resté
00:26:52avec nous
00:26:53canicule
00:26:54réunion interministérielle
00:26:55un peu des canards
00:26:56des coques sans tête
00:26:58on s'agit dans tous les sens
00:26:59bah oui
00:27:00il fait chaud
00:27:00que faire
00:27:02climatiser
00:27:03tout partout
00:27:03tout le monde
00:27:04quelle est la responsabilité
00:27:06de chacun d'entre nous
00:27:070826 300 300
00:27:09faut-il enseigner
00:27:10l'e-sport à l'école
00:27:11alors on va vous dire
00:27:12ce que c'est que l'e-sport
00:27:13mais en gros
00:27:13c'est introduire
00:27:14à l'école
00:27:15des ordinateurs
00:27:16c'est introduire
00:27:18une sorte de
00:27:19une forme de compétition
00:27:20de jeux vidéo
00:27:21et puis
00:27:22trop de candidats
00:27:23à la présidentielle
00:27:24on en parlera
00:27:25avec vous
00:27:26dans un instant
00:27:27Brice Socol
00:27:28et Gilles Gansman
00:27:28qui est resté avec nous
00:27:30pour ce débat
00:27:31et pour le zapping
00:27:32et oui
00:27:32vous parliez des municipales
00:27:33avec Brice
00:27:34on va rester dans ce sujet là
00:27:36avec hier
00:27:37une enquête
00:27:37de l'œil du 20h
00:27:38sur France 2
00:27:39qui a révélé
00:27:41de l'ingérence
00:27:42dans les élections municipales
00:27:43mais cette fois-ci
00:27:44c'est pas la Russie
00:27:45qui est visée
00:27:46mais Israël
00:27:47enquête du 20h
00:27:48de France 2
00:27:49écoutez bien ce sujet
00:27:50une femme voilée
00:27:52appelant à voter LFI
00:27:53quelques heures
00:27:54avant le scrutin
00:27:55un blog
00:27:56accusant Sébastien Delogu
00:27:57d'agression sexuelle
00:27:59des messages compromettants
00:28:01attribués à David Guiraud
00:28:02à Roubaix
00:28:03trois candidats LFI
00:28:04aux élections municipales
00:28:06cibles de fausses informations
00:28:07propagées sur internet
00:28:09derrière certaines d'entre elles
00:28:11la piste d'une ingérence étrangère
00:28:14l'enquête des services français
00:28:15mène en Israël
00:28:17et dévoile
00:28:18un nouveau mode opératoire
00:28:19pour tenter de manipuler
00:28:21des élections en France
00:28:22les enquêteurs
00:28:23identifient d'abord
00:28:24une entité
00:28:25nommée
00:28:25Black Core
00:28:26conçue pour l'ère moderne
00:28:28de la guerre
00:28:28de l'information
00:28:29précise son site internet
00:28:30elle se vante
00:28:32de disposer
00:28:32de 1600 faux comptes
00:28:34sur Facebook
00:28:34TikTok
00:28:35ou Instagram
00:28:36pour mener à bien
00:28:37ces opérations
00:28:38de déstabilisation
00:28:39évidemment
00:28:40c'était sur la réputation
00:28:42des trois personnes
00:28:44de LFI
00:28:45l'enquête
00:28:46il y a une enquête
00:28:47aussi qui est faite
00:28:48à l'Assemblée nationale
00:28:49sur
00:28:51globalement
00:28:51sur l'ingérence
00:28:53des pays étrangers
00:28:54je vous laisse
00:28:56réagir à cette enquête
00:28:57oui
00:28:58l'ingérence
00:28:59effectivement
00:28:59l'IA
00:29:00on va avoir
00:29:01on l'a déjà vu
00:29:03comme vous le disiez
00:29:03au municipal
00:29:04et puis dans la campagne
00:29:05qui va venir
00:29:05ça va être un des enjeux
00:29:06Arnaud Benedetti
00:29:08oui alors
00:29:08les gérances
00:29:09elles peuvent se manifester
00:29:10de différentes formes
00:29:11mais c'est vrai qu'aujourd'hui
00:29:12elles prennent
00:29:12cette forme
00:29:13je veux dire
00:29:13à travers les outils
00:29:14notamment d'intelligence
00:29:17artificielle
00:29:18ce qui est sûr
00:29:19le phénomène
00:29:21n'est pas nouveau
00:29:21historiquement
00:29:22qu'il y ait des ingérences
00:29:23étrangères
00:29:24dans des élections
00:29:25de pays démocratiques
00:29:26ça a souvent existé
00:29:29la réalité
00:29:29c'est que
00:29:30j'allais dire
00:29:31elles changent de
00:29:32elles changent de forme
00:29:33elles sont de plus en plus
00:29:34je veux dire
00:29:35elles sont parfois
00:29:36moins visibles
00:29:37elles sont moins visibles
00:29:38elles sont moins visibles
00:29:39elles sont j'allais dire
00:29:40presque plus industrialisées
00:29:41c'est à dire parfois
00:29:42peut-être plus massives
00:29:43qu'elles ne l'étaient
00:29:44auparavant
00:29:45c'est une réalité
00:29:46mais il y a beaucoup
00:29:47d'ingérences étrangères
00:29:48et venant de toutes parts
00:29:50on parle beaucoup des Russes
00:29:51là vous parlez d'Israël
00:29:52on pourrait parler
00:29:53d'autres pays
00:29:53également
00:29:54qui par d'autres types
00:29:56d'actions
00:29:56parfois par une forme
00:29:57de soft power aussi
00:29:58peuvent d'une certaine manière
00:30:00essayer d'influencer
00:30:01le vote des électeurs
00:30:03ça marche ?
00:30:04je sais pas
00:30:06j'ai des doutes moi
00:30:07j'ai des doutes
00:30:10ça peut impacter
00:30:11la dynamique
00:30:11ça peut impacter
00:30:12la campagne
00:30:13impacter la campagne
00:30:14oui ça impacte la campagne
00:30:15puisque d'ailleurs
00:30:16on en parle
00:30:17mais j'allais dire
00:30:18peut-être ça ne fait
00:30:19que renforcer
00:30:20les plus convaincus
00:30:20et pas forcément
00:30:22je veux dire
00:30:22ça ne fait pas basculer
00:30:23je ne crois pas
00:30:24que ça fasse basculer
00:30:25un électorat
00:30:25je ne sais pas
00:30:26ce qu'on pense Brice
00:30:26mais je ne crois pas
00:30:27que ça fasse basculer
00:30:27un électorat
00:30:28on sait aujourd'hui
00:30:29que dans les campagnes
00:30:29municipales
00:30:30ou les campagnes nationales
00:30:31l'importance
00:30:32des réseaux sociaux
00:30:32après quand on dit ingérence
00:30:34c'est souvent
00:30:35le parquet de Paris
00:30:37a bien défini la notion
00:30:38c'est ingérence
00:30:39d'un état
00:30:41d'un état étranger
00:30:43donc est-ce que c'est nouveau ?
00:30:45non
00:30:46est-ce que ça a des conséquences
00:30:47fondamentales
00:30:48sur le vote ?
00:30:49on l'a vu
00:30:49concernant notamment
00:30:50les personnes
00:30:52qui seraient susceptibles
00:30:53d'avoir subi cette ingérence
00:30:54ça n'a pas changé
00:30:55la nature des votes
00:30:56voilà
00:30:57à Roubaix
00:30:58M. Guiraud a été élu
00:31:00oui
00:31:00donc c'est pas
00:31:01pour vous ça
00:31:02souligner
00:31:03évidemment
00:31:03c'est à dénoncer
00:31:04ça fait partie
00:31:05aujourd'hui
00:31:06si vous voulez
00:31:07des campagnes électorales
00:31:092.0
00:31:11il faut évidemment
00:31:12que la justice
00:31:12soit extrêmement vigilante
00:31:13mais je ne pense pas
00:31:14que ça change
00:31:15fondamentalement
00:31:15la nature
00:31:16d'un vote
00:31:17mais est-ce qu'on est
00:31:17aujourd'hui
00:31:18suffisamment armé
00:31:19en France
00:31:20pour faire face à ça
00:31:20là c'était des municipales
00:31:22donc un enjeu
00:31:22certes important
00:31:23mais moins que celui
00:31:24de la présidentielle
00:31:25où on peut avoir
00:31:26on a vu aussi
00:31:27que derrière l'affaire
00:31:28Brigitte Macron
00:31:28il y avait aussi
00:31:30une ingérence étrangère
00:31:32et c'est allé assez loin
00:31:33l'exemple est bon
00:31:35parce que justement
00:31:35ça n'a pas du tout changé
00:31:36ça n'a pas changé
00:31:37l'orientation du vote
00:31:38non
00:31:40est-ce que l'état français
00:31:42aujourd'hui s'arme
00:31:43évidemment contre ce type
00:31:44d'ingérence
00:31:44il s'arme sur le plan
00:31:45technologique
00:31:46sur le plan judiciaire
00:31:49moi quand on discute
00:31:50au ministère de l'Intérieur
00:31:50il y a des cellules spécialisées
00:31:52pour combattre
00:31:53ce type d'ingérence
00:31:54mais encore une fois
00:31:55moi je ne suis pas
00:31:56persuadé que
00:31:57dans un pays
00:31:58tel que la France
00:31:59structurée comme le nôtre
00:32:00ça ait vraiment
00:32:01une conséquence fondamentale
00:32:02alors on va se retrouver
00:32:04dans un instant
00:32:04avec vous Gilles
00:32:05pour la suite
00:32:05de votre zapping
00:32:07je vais vous parler
00:32:08du rançon de la gloire
00:32:09ou peut-être
00:32:10une vengeance mesquine
00:32:11les photos
00:32:12dans Paris Match
00:32:13de Charles à l'oncle
00:32:15ah oui
00:32:15à tout de suite
00:32:22allez on est de retour
00:32:24avec vous
00:32:25on continue de commenter
00:32:27l'actualité
00:32:27Lucas Planavergne
00:32:30nous a rejoint
00:32:31journaliste
00:32:31journal du dimanche
00:32:32bonjour
00:32:33Gilles
00:32:33oui
00:32:34je vous parlais
00:32:35de la rançon de la gloire
00:32:36ou une vengeance
00:32:37mesquine
00:32:38c'est la question
00:32:38qu'on se pose
00:32:39après les photos
00:32:40publiées par Paris Match
00:32:42avec Charles à l'oncle
00:32:43et sa compagne
00:32:44qui est aussi
00:32:44sa collaboratrice
00:32:45alors pour Eric Ciotti
00:32:46il a répondu à la question
00:32:47c'est une barbouserie
00:32:49on est dans une forme
00:32:51de police des mœurs
00:32:52pour savoir
00:32:52oui
00:32:53qui couche avec qui
00:32:54c'est scandaleux
00:32:57c'est odieux
00:32:57c'est pas si simple
00:32:58c'est une barbouserie
00:32:59vous savez
00:33:00Charles à l'oncle
00:33:01m'a raconté
00:33:02qu'il était suivi
00:33:03depuis un mois
00:33:04sans doute par des officines
00:33:06qui a payé
00:33:07je pose cette question
00:33:08qui a payé
00:33:09ceux qui ont suivi
00:33:10sans doute pas
00:33:11Madame Brunpivet
00:33:11qui a payé
00:33:13ceux qui ont suivi
00:33:14M. Charles à l'oncle
00:33:15et qui avait intérêt
00:33:16il a attaqué
00:33:17des grands groupes
00:33:18il a attaqué
00:33:19des intérêts
00:33:20qui portent
00:33:21des centaines
00:33:22de millions d'euros
00:33:22de résultats
00:33:23de bénéfices
00:33:24donc il y a des questions
00:33:26il y a des questions
00:33:26à se poser
00:33:27mais cette affaire
00:33:28a été téléguidée
00:33:30du début
00:33:31à la fin
00:33:32c'est une barbouserie
00:33:34c'était chez nos confrères
00:33:35d'RTL Valéry
00:33:36avec Thomas Soto
00:33:37qui a interviewé
00:33:38Eric Ciotti
00:33:39est-ce que c'est la question
00:33:40de savoir si c'est une barbouserie
00:33:42ou pas
00:33:42la question
00:33:43c'est de savoir
00:33:44si la loi
00:33:45sur les assistants parlementaires
00:33:48a une raison
00:33:49ou non d'exister
00:33:50c'est bien ça la question
00:33:51depuis 2007
00:33:52c'est ça
00:33:53la loi interdit
00:33:54l'emploi par un parlementaire
00:33:56d'un conjoint
00:33:57d'un partenaire paxé
00:34:00ou d'un concubin
00:34:01c'est la raison pour laquelle
00:34:02Mme Brunepier
00:34:04a saisi le déontologue
00:34:05après on peut discuter
00:34:06de cette mesure
00:34:07oui mais si on met
00:34:08les photos dans Paris Match
00:34:09c'est pour justement
00:34:10ah oui
00:34:11il y a deux choses
00:34:12il y a les photos dans Paris Match
00:34:13c'est pour appuyer ça
00:34:14et ce que dit Eric Ciotti
00:34:15en disant
00:34:16c'est une petite
00:34:17c'est pour ça que je disais
00:34:18dans mon texte d'introduction
00:34:19est-ce que c'est une vengeance
00:34:21ou Paris Match
00:34:23qui a toujours fait
00:34:25des couples
00:34:26plus ou moins
00:34:27des photos autorisées
00:34:28voilà
00:34:28choc des photos
00:34:29Lucas
00:34:30je pense que ça dit deux choses
00:34:31la première
00:34:32c'est effectivement
00:34:33la question de savoir
00:34:34si c'est sa concubine
00:34:35sa conjointe
00:34:36il semblerait que là
00:34:36que non
00:34:37que ce soit
00:34:39au pire
00:34:40une relation
00:34:41donc là j'ai envie de dire
00:34:42ça ne regarde pas
00:34:42enfin voilà
00:34:43et d'un autre côté
00:34:45d'un point de vue politique
00:34:45le fait que Charles Aloncle
00:34:47soit comme ça
00:34:48pris en photo
00:34:49par Paris Match
00:34:50montre aussi
00:34:51à quel point
00:34:51il a pris une place
00:34:52sur la scène politique
00:34:54ces dernières semaines
00:34:54avec la commission d'enquête
00:34:55si c'était un nobody
00:34:56comme on dit
00:34:58personne ne viendrait
00:34:58essayer de voler des photos
00:34:59et de savoir avec qui
00:35:01il passe ses soirées
00:35:02donc voilà
00:35:03je pense que finalement
00:35:04même si
00:35:05Eric Ciotti
00:35:06tant de la loi
00:35:07que vengeance
00:35:07je pense que c'est ça
00:35:08et qu'Eric Ciotti
00:35:09dédance une barbouserie
00:35:10bon Eric Ciotti
00:35:11c'est le patron de son parti
00:35:12il défend son député
00:35:13maintenant je pense
00:35:15qu'en réalité
00:35:16pour Charles Aloncle
00:35:16à partir du moment
00:35:18où il n'a rien à se reprocher
00:35:19de façon concrète
00:35:20c'est limite
00:35:21quelque chose de positif
00:35:22pour lui
00:35:23ça montre qu'il a pris du galon
00:35:25sur la scène politique
00:35:26après vous avez rappelé
00:35:28la loi
00:35:29Brice Socol
00:35:29maintenant
00:35:30vous engagez une collaboratrice
00:35:32vous avez une relation
00:35:33amoureuse qui s'installe
00:35:34qu'est-ce qu'on fait ?
00:35:35Vous devez oui
00:35:36enfin si je suis
00:35:37le texte de 2017
00:35:40il est clair
00:35:41vous devez la licencier
00:35:42enfin il y a
00:35:43beaucoup de députés
00:35:44qui m'avaient raconté
00:35:45au moment de la loi
00:35:46qu'il y avait une très forte
00:35:47il y avait une grande forme
00:35:47d'hypocrisie
00:35:48c'est-à-dire
00:35:48tu prends ma copine
00:35:50je te prends ton copain
00:35:51etc
00:35:52il y avait
00:35:53et
00:35:55voilà
00:35:56et des couples
00:35:57oui alors
00:35:57les parlementaires
00:35:58sont de plus en plus vigilants
00:35:59parce qu'aujourd'hui
00:36:01voilà
00:36:01la saisine du déontologue
00:36:03elle se fait assez
00:36:04assez facilement
00:36:05et assez rapidement
00:36:06et elle n'avait pas été faite
00:36:07pour Hercilia Soudet
00:36:08absolument
00:36:08ce que certains rappellent
00:36:09oui absolument
00:36:10donc aujourd'hui
00:36:11je dirais pour l'ensemble
00:36:12des parlementaires
00:36:13il y a quand même
00:36:13un principe de précaution
00:36:14qui est mis en oeuvre
00:36:15mais on pourrait
00:36:16même si la loi
00:36:16est celle-ci aujourd'hui
00:36:18on peut quand même
00:36:18aller plus loin
00:36:19et je pense que
00:36:20dans ce cas précis
00:36:21ce qui est important
00:36:22dans ce genre de cas
00:36:23c'est de savoir
00:36:24si c'est un emploi
00:36:24ou un emploi fictif
00:36:25le vrai sujet
00:36:26il est là
00:36:27le vrai sujet
00:36:28il est là
00:36:29parce que si on emploie
00:36:29sa fille
00:36:30sa conjointe
00:36:31elle travaille vraiment
00:36:32parfois ça peut même
00:36:33être bénéfique
00:36:34pour le travail
00:36:35en réalité
00:36:36je veux dire
00:36:36il faut être sérieux
00:36:37deux secondes
00:36:38la question c'est
00:36:38est-ce que c'est un emploi fictif
00:36:39et ça
00:36:39il y a des moyens
00:36:41factuels
00:36:41concrets
00:36:42de le prouver
00:36:44la vraie question
00:36:45c'est ça
00:36:46c'est-à-dire
00:36:46l'effectivité du travail
00:36:48moi je me souviens
00:36:49il y a maintenant
00:36:49plusieurs décennies
00:36:50j'ai été jeune assistant
00:36:51parlementaire
00:36:52à l'Assemblée nationale
00:36:53j'ai connu
00:36:54beaucoup de députés
00:36:55qui employaient
00:36:56ou leur fille
00:36:57ou qui employaient
00:36:58ou leur épouse
00:36:59et les filles
00:36:59et les épouses
00:37:00travaillaient effectivement
00:37:01pour le parlementaire
00:37:02en l'occurrence
00:37:03c'est pas d'ailleurs
00:37:03très surprenant
00:37:04qu'un parlementaire
00:37:06choisisse une personne
00:37:07de très grande confiance
00:37:08de très grande proximité
00:37:09pour gérer ses activités
00:37:10en soi
00:37:11je veux dire
00:37:12n'est pas quelque chose
00:37:13d'absolument scandaleux
00:37:14moi je pense que
00:37:15la loi de 2017
00:37:16en fait
00:37:17peut-être n'est pas
00:37:18tout à fait adaptée
00:37:19à la réalité
00:37:20de ce qu'est le travail
00:37:21d'un parlementaire
00:37:21je ne dis pas
00:37:22qu'il faut que les parlementaires
00:37:23les embauchent
00:37:24automatiquement
00:37:25quelqu'un de leur famille
00:37:25c'est pas le sujet
00:37:26mais que certains le fassent
00:37:28est-ce que c'est
00:37:28véritablement choquant
00:37:29à partir du moment
00:37:30où ces personnes travaillent
00:37:31c'est l'argent des français
00:37:32c'est l'argent des français
00:37:35à partir du moment
00:37:36où ils travaillent
00:37:36le travail est effectif
00:37:38le travail est effectif
00:37:39le travail est effectif
00:37:40en quoi c'est un problème
00:37:41parce que
00:37:42vous pouvez
00:37:43prendre quelqu'un
00:37:44qui cherche
00:37:45pas forcément votre femme
00:37:47vous pouvez aussi
00:37:48aller
00:37:49demander des CV
00:37:50d'avoir des CV
00:37:52et de voir
00:37:53qui est la meilleure personne
00:37:54peut-être
00:37:55qu'elle veut dire
00:37:55à sa femme
00:37:56est-ce que c'est
00:37:56souvent il y a plusieurs
00:37:57collaborateurs
00:37:57quand même la femme
00:37:59à une personne
00:38:00est-ce que c'est plus choquant
00:38:01que mettre son gendre
00:38:05sur une fonction
00:38:07de parlementaire
00:38:07par exemple
00:38:08je vois
00:38:09je vois à qui vous pensez
00:38:11voilà
00:38:11mettre sa femme
00:38:12sur une liste
00:38:12aux élections européennes
00:38:14moi je suis plus choqué
00:38:15par cela
00:38:16mettre sa femme
00:38:17sa copine
00:38:18sa concubine
00:38:19sur une liste
00:38:20aux élections européennes
00:38:21ou aux élections régionales
00:38:22je ne cite personne
00:38:23même si j'ai des tas
00:38:24d'exemples
00:38:25ou aux élections municipales
00:38:26plutôt que recruter
00:38:29sa fille
00:38:30ou sa nièce
00:38:31comme collaboratrice parlementaire
00:38:33faisant un travail effectif
00:38:34oui mais vous savez
00:38:35que pour les français
00:38:35ça ressemble à des combines
00:38:37un monde qui reste entre eux
00:38:38parce que mettre votre femme
00:38:40votre cousine
00:38:41sur une liste parlementaire
00:38:42ça vous choque pas
00:38:43je vous mène le débat
00:38:45je vous interroge
00:38:45mais il y avait une liste
00:38:47je ne dirais pas de qui
00:38:48aux européennes
00:38:49qui s'appelait
00:38:51épouse et concubine
00:38:52ah bon ?
00:38:54oui
00:38:55non monsieur qui habite
00:38:56dans le sud-ouest
00:38:56qui a été premier ministre
00:38:58un jour
00:38:58la vraie question dans ce pays
00:38:59c'est qu'en fait
00:39:00on passe toujours
00:39:00de rien à tout
00:39:02oui je suis d'accord
00:39:03on a fait les lois
00:39:04à sa fin
00:39:04il y a un côté mauvais populiste
00:39:07dans cette loi
00:39:07absolument
00:39:09on passe d'une fraude
00:39:11absolue
00:39:13à une
00:39:14on passe d'une fraude
00:39:16absolue
00:39:16à une espèce
00:39:18il va falloir que je réfléchisse
00:39:20alors on continue
00:39:21Gilles
00:39:21votre troisième son
00:39:25c'est parti pour
00:39:26alors là
00:39:27j'ai sorti un peu
00:39:28de l'actualité politique
00:39:29c'est parti pour
00:39:30les premiers jeux
00:39:31où le dopage
00:39:32est autorisé
00:39:33ah enfin
00:39:34je peux prendre
00:39:35des anabolisants
00:39:36c'est bienvenu
00:39:38je peux enfin
00:39:38me droguer
00:39:39le but de ce jeu
00:39:40c'est battre des records
00:39:42parce que
00:39:43en effet
00:39:43la plupart des records
00:39:44ne tombent plus
00:39:45car la machine humaine
00:39:46a évidemment ses limites
00:39:47c'est en tout cas
00:39:48l'argument
00:39:49des organisateurs
00:39:49de ces jeux
00:39:50et bien
00:39:52ce qui est assez incroyable
00:39:54des athlètes
00:39:55en nombre
00:39:55se sont inscrits
00:39:56des athlètes
00:39:57qui sont des anciens
00:39:58médaillés olympiques
00:39:59et il y a même
00:40:00des français
00:40:01Las Vegas
00:40:02accueille les NN's Games
00:40:03comprenez
00:40:04les jeux augmentés
00:40:06on va vous montrer
00:40:07le vrai potentiel
00:40:08de l'homme
00:40:09la première compétition mondiale
00:40:11où le dopage
00:40:12n'est pas seulement
00:40:12autorisé
00:40:13mais fortement
00:40:14encouragé
00:40:14cela fait 8 semaines
00:40:16que cette colombienne
00:40:17médaillée olympique
00:40:18en 2008
00:40:19prend des produits
00:40:20anabolisants
00:40:20et elle assume
00:40:22depuis j'ai perdu
00:40:23beaucoup de graisse
00:40:24dans mes bras
00:40:25mais aussi à la taille
00:40:27je suis plus musclée
00:40:28pareil dans les jambes
00:40:29et le contrat
00:40:30est très rentable
00:40:31pour les sportifs
00:40:32un salaire à 5 chiffres
00:40:34versé chaque mois
00:40:34qu'importe les résultats
00:40:36et jusqu'à 1 million de dollars
00:40:38pour un record battu
00:40:3942 athlètes
00:40:40ont signé
00:40:41se bannissant ainsi
00:40:42de toutes les autres
00:40:43compétitions internationales
00:40:44et parmi eux
00:40:45un français
00:40:46le sprinter
00:40:47Mohamedoufal
00:40:48suspendu par l'agence
00:40:49antidopage
00:40:50car à 3 reprises
00:40:51il n'avait pas indiqué
00:40:52son adresse
00:40:52alors qu'il en avait
00:40:53l'obligation
00:40:54pour pouvoir subir
00:40:55un test inopiné
00:40:55vous avez ressenti
00:40:56des esprits négatifs ?
00:40:58non
00:40:58je n'en sais pas
00:40:58aucun
00:40:59et moi le côté science
00:41:01il me fascine
00:41:02et m'intéresse
00:41:03oui bien sûr
00:41:04il le fait pour le côté science
00:41:06c'est évident
00:41:07pas du tout
00:41:08pour l'argent
00:41:09alors est-ce que vous seriez
00:41:10tenté de regarder
00:41:11ces nouveaux jeux
00:41:12à Las Vegas
00:41:12et est-ce que ça vous choque ?
00:41:15à qui vous posez la question ?
00:41:19on a les jeux
00:41:20on a les jeux
00:41:20les jeux handisport
00:41:21et maintenant les jeux
00:41:22antisport
00:41:22parce que je pense
00:41:23qu'en réalité
00:41:24ça va contre
00:41:25toute la performance sportive
00:41:26de l'être humain
00:41:28peut-être qu'à regarder
00:41:29bon c'est très américain
00:41:29de faire ce genre de choses
00:41:31à la limite
00:41:31ils n'ont qu'à mettre un cyborg
00:41:32en face encore
00:41:33comme ça
00:41:33il y a encore plus de show
00:41:34donc voilà
00:41:35peut-être qu'à regarder
00:41:36ça peut être enthousiasmant
00:41:37mais en réalité
00:41:39c'est à l'inverse
00:41:41de ce que je pense
00:41:42les fans de sport
00:41:43regardent quand ils veulent voir
00:41:44un dépassement
00:41:44certains vous diront
00:41:45au moins c'est assumé
00:41:47pour moi c'est assumé
00:41:48des performances incroyables
00:41:50sur la datation
00:41:52sur la course
00:41:53sur le vélo
00:41:53sur le vélo
00:41:56mais moi c'est l'argument
00:41:58c'est-à-dire que finalement
00:42:00l'argument qui le justifie
00:42:02c'est que le corps humain
00:42:02a des limites
00:42:03évidemment qu'il a des limites
00:42:05c'est pas évident
00:42:05d'ailleurs c'est pas vrai
00:42:06parce qu'il y a des records
00:42:08qui sont encore largement battus
00:42:09parce que tout simplement
00:42:10les conditions de préparation
00:42:12des athlètes
00:42:12ne sont plus les mêmes
00:42:13que celles des athlètes
00:42:14dans les années 60 ou 70
00:42:16donc on améliore
00:42:17forcément les performances
00:42:18est-ce qu'il faut se doper
00:42:20pour améliorer les performances
00:42:21non sur le point de vue
00:42:21de la santé
00:42:22non sur le point de vue moral
00:42:24donc je crois que la réponse
00:42:25elle est claire
00:42:26même pour un million de dollars
00:42:27ben
00:42:29il faut leur poser la question à eux
00:42:30manifestement
00:42:31ils acceptent
00:42:31c'est clair
00:42:32moi je trouve que
00:42:33sur le plan éthique
00:42:34philosophique
00:42:35moral
00:42:35moi j'y suis complètement opposé
00:42:37je sais que Julien
00:42:38doit m'engueuler
00:42:39mais je vais revenir
00:42:40sur l'encyclique du pape
00:42:41de Léon XIV
00:42:41enfin
00:42:43Magnifica Humanitas
00:42:44il l'a dit dans son texte
00:42:45et moi que je partage
00:42:46c'est qu'en fait
00:42:48l'homme n'est pas parfait
00:42:49mais heureusement
00:42:50que l'homme n'est pas parfait
00:42:51et on court vers un monde
00:42:52où on veut des hommes
00:42:54parfaits
00:42:54on nous va utiliser
00:42:55l'intelligence artificielle
00:42:57on va se doper
00:42:58pourquoi vous voulez
00:42:59un homme parfait
00:42:59c'est ennuyeux
00:43:00quand on est parfait
00:43:01la perfection est ennuyeuse
00:43:02c'est ce qu'a dit le pape
00:43:03mais c'est ce que disent
00:43:04des tas de philosophes
00:43:05voilà
00:43:05et dans la vie
00:43:06je trouve que
00:43:08l'imperfection
00:43:08est très humain
00:43:10et cette humanité là
00:43:11il faut la préserver
00:43:12et il faut la garder
00:43:13et c'est y compris
00:43:14ennuyeux en matière de sport
00:43:15je vais prendre un exemple
00:43:16tout simple
00:43:17un joueur qui a été
00:43:18ballon d'or
00:43:19de football l'année dernière
00:43:20Ousmane Nembélé
00:43:21a été un joueur
00:43:21qui est traversé
00:43:22par beaucoup d'épreuves
00:43:23dans sa carrière
00:43:23beaucoup de blessures
00:43:24des saisons
00:43:25des mauvaises saisons
00:43:26etc.
00:43:27pour au final
00:43:27arriver à un apogée
00:43:29et à un ballon d'or
00:43:31et un titre européen
00:43:32et peut-être un deuxième
00:43:33ce samedi
00:43:33et c'est aussi
00:43:34ce qui fait la beauté
00:43:35du sport
00:43:35c'est ce genre
00:43:36de résurrection sportive
00:43:37de performance
00:43:38de dépassement
00:43:39alors à noter Valérie
00:43:40que des chaînes
00:43:41évidemment se battent
00:43:42pour retransmettre
00:43:43ces nouveaux jeux
00:43:45anabolisés
00:43:46ou anabolisants
00:43:47pour l'instant
00:43:48aucune chaîne française
00:43:49a fait des propositions
00:43:50à l'organisateur
00:43:51à Las Vegas
00:43:52mais l'Allemagne
00:43:53l'Italie
00:43:54l'Espagne
00:43:54va retransmettre
00:43:55ces jeux
00:43:56à suivre
00:43:57dans un instant
00:43:58la canicule
00:43:59avec cette réunion
00:44:00interministérielle
00:44:01pour quoi faire
00:44:02on va parler
00:44:03du e-sport à l'école
00:44:04et de tous ses candidats
00:44:06à la présidentielle
00:44:07à tout de suite
00:44:0810h midi
00:44:10Sud Radio
00:44:11le 10h midi
00:44:12mettez-vous d'accord
00:44:13Valérie Expert
00:44:14allez on continue
00:44:16de débattre
00:44:17avec Brice Socol
00:44:18politologue essayiste
00:44:19je rappelle votre livre
00:44:21co-écrit avec Frédéric Dhabi
00:44:22L'écharpe et les tempêtes
00:44:23paru aux éditions de l'Aube
00:44:24Lucas Planavergne
00:44:26journalistes au journal
00:44:27du dimanche
00:44:27Arnaud Benedetti
00:44:28professeur à la Sorbonne
00:44:29directeur de la nouvelle
00:44:30revue politique
00:44:32et Gilles Granzmann
00:44:33qui est avec nous
00:44:34pour le débat
00:44:36trop de candidats
00:44:36à la présidentielle
00:44:37on va en parler
00:44:38avec vous Brice Socol
00:44:39faut-il enseigner
00:44:40le e-sport à l'école
00:44:41et puis la canicule
00:44:42avec une réunion
00:44:43ministérielle
00:44:44aujourd'hui
00:44:45on est jeudi
00:44:46ça fait 4 jours
00:44:47qu'on crève de chaud
00:44:48le gouvernement
00:44:49se réunit
00:44:51pourquoi
00:44:52on en parlait hors antenne
00:44:54tout à l'heure
00:44:54je pense que tous
00:44:55vous pouvez nous appeler
00:44:56évidemment pour
00:44:57pour témoigner
00:44:58vous constatez que
00:44:59dans les EHPAD
00:45:00dans les hôpitaux
00:45:01ce que vous nous disiez
00:45:02Lucas
00:45:02et vous pourrez nous le répéter
00:45:03dans les écoles
00:45:04il n'y a pas de clim
00:45:06et que la France a pris
00:45:07énormément de retard
00:45:08sur ce plan clim
00:45:11qu'en pensez-vous
00:45:120826 300 300
00:45:13d'un autre côté
00:45:14est-ce que c'est à l'état
00:45:16de tout faire
00:45:17en matière de canicule
00:45:19Lucas vous nous disiez
00:45:21c'est intéressant
00:45:22que vous avez un proche
00:45:24qui travaille
00:45:24dans un service
00:45:25de réanimation
00:45:26et qui n'a pas de clim
00:45:27alors j'ai ma copine
00:45:27qui nous écoute d'ailleurs
00:45:28donc je lui dis bonjour
00:45:30on la salue
00:45:31et on la félicite
00:45:32et on la remercie
00:45:33du travail qu'elle fait
00:45:34parce qu'être infirmière
00:45:36aujourd'hui
00:45:37c'est un vrai sacerdoce
00:45:38surtout en réanimation
00:45:39et surtout
00:45:40justement dans des périodes
00:45:41comme celle-ci
00:45:42donc effectivement
00:45:43moi c'est un hôpital
00:45:45en Moselle
00:45:46il n'y avait pas de clim
00:45:47ces derniers jours
00:45:48avec des cas difficiles
00:45:49des patients
00:45:50parfois en fin de vie
00:45:52des infirmières
00:45:53qui sont
00:45:53pardon de le dire comme ça
00:45:55mais dégoulinantes
00:45:56qui ont chaud
00:45:57qui ont du mal
00:45:57forcément
00:45:58à se concentrer
00:45:59tout ça parce que
00:46:00un peu comme
00:46:01l'impréparation du gouvernement
00:46:02et bien il y a une impréparation
00:46:03des services
00:46:04des hôpitaux
00:46:05de suivi
00:46:06de la climatisation
00:46:08donc là on parle de l'hôpital
00:46:09mais enfin
00:46:09on pourrait parler
00:46:11de bien des sujets
00:46:11à l'école
00:46:12comment vous voulez
00:46:12que des enfants
00:46:14se concentrent
00:46:15sur leurs cours
00:46:16déjà qu'ils ont du mal
00:46:16à se concentrer
00:46:17en temps normal
00:46:18alors comment vous voulez
00:46:18qu'ils se concentrent
00:46:19avec 35 degrés
00:46:20j'ai vu encore tout à l'heure
00:46:21des astuces
00:46:22de certains professeurs
00:46:24qui aspergent carrément
00:46:26leurs élèves
00:46:26voyez où on en est
00:46:27moi
00:46:29pour citer
00:46:29quelqu'un d'autre
00:46:30de mes proches
00:46:31puisqu'on y est
00:46:32j'ai ma mère
00:46:33qui travaille
00:46:34dans un magasin
00:46:35et qui m'a dit
00:46:36qu'hier
00:46:36elle a vendu
00:46:3750
00:46:38en une après-midi
00:46:3950 petits
00:46:41ventilateurs
00:46:41de main
00:46:42et que c'était
00:46:42les professeurs
00:46:43qui disaient
00:46:44aux parents
00:46:45et aux enfants
00:46:45d'aller les acheter
00:46:46aller là-bas
00:46:47il y en a
00:46:47c'est pas cher
00:46:48vous vous rendez compte
00:46:48au point où on en est
00:46:49tout ça
00:46:49parce qu'il n'y a pas
00:46:50de climat à l'école
00:46:50donc il faut se préparer
00:46:52pas le jeudi
00:46:52pour le vendredi
00:46:53il faut se préparer
00:46:54bien en avance
00:46:54la canicule
00:46:56a priori
00:46:57elle est finie dimanche
00:46:57donc j'ai du mal
00:46:58à voir
00:46:58qu'est-ce qu'ils vont
00:46:59décider
00:46:59dans ce conseil ministériel
00:47:00peut-être qu'il n'y avait
00:47:01pas la clim
00:47:01dans la salle
00:47:02il y aura d'autres canicules
00:47:06d'accord
00:47:06mais là
00:47:07à mon avis
00:47:07ils vont parler
00:47:08de ce qu'il faut faire
00:47:09là tout de suite
00:47:10si l'objet
00:47:12de cette discussion
00:47:12c'est de se préparer
00:47:13sur le long terme
00:47:13mais que disent
00:47:15les responsables
00:47:16de l'hôpital
00:47:18ils disent
00:47:18qu'il y a un problème
00:47:20de clim
00:47:21après il y a des techniciens
00:47:21qui viennent
00:47:22forcément vous savez
00:47:23comment ça fonctionne
00:47:24mais elle est en panne
00:47:25il y a de la clim
00:47:25elle est en panne
00:47:26ou il n'y a pas de clim
00:47:26en fait
00:47:29ça incarne
00:47:30à l'échelle très locale
00:47:31l'impréparation
00:47:32de tout le pays
00:47:32c'est-à-dire qu'en fait
00:47:33on n'a pas chaud
00:47:34donc on ne se dit pas
00:47:35bon on va vérifier la clim
00:47:36tout à coup
00:47:37il y a une canicule
00:47:37on allume la clim
00:47:38oh ben ça ne fonctionne plus
00:47:39oh ben on n'avait pas fait
00:47:40de suivi depuis un moment
00:47:41et il nous faut une semaine
00:47:42pour la réparer
00:47:44dans une semaine
00:47:44il n'y a plus de canicule
00:47:45et bis répétita
00:47:46donc c'est assez délirant
00:47:48on n'a pas également
00:47:48parlé des trains
00:47:49mais les trains
00:47:50c'est quand même quelque chose
00:47:50je veux dire
00:47:51on paie 150 euros
00:47:52un billet de train
00:47:53pour être collé
00:47:54pour être dans une étuve
00:47:55voilà
00:47:55pour être collé
00:47:56à côté de quelqu'un
00:47:57et mélanger notre inspiration
00:47:58ça me met très en colère
00:48:00je lis la dépêche AFP
00:48:01Sébastien Lecornu
00:48:02donc va réunir les uns
00:48:04afin de travailler
00:48:05à un plan d'endurance
00:48:06pour l'été
00:48:07alors toujours
00:48:07les mots de com
00:48:09abordant l'état
00:48:10des nappes phréatiques
00:48:11l'accueil du public
00:48:12ou les risques
00:48:13des feux de forêt
00:48:14alors c'est vrai
00:48:14que Marine Tondelier
00:48:15elle a essayé
00:48:16effaré par l'impréparation
00:48:18du gouvernement
00:48:19et puis vous avez une dame
00:48:20alors elle est directrice
00:48:21madame Bringo
00:48:22elle est directrice
00:48:23des programmes
00:48:24du réseau Action Climat
00:48:25bravo
00:48:26le climat doit sortir
00:48:27le gouvernement doit sortir
00:48:28de la gestion de crise
00:48:29au coup par coup
00:48:30et prendre des mesures structurantes
00:48:31en particulier
00:48:32pour adapter les logements
00:48:33les écoles
00:48:34au fort de chaleur
00:48:34il n'y a qu'à Faucon
00:48:35mais en attendant
00:48:36on a chaud
00:48:37et on est en retard
00:48:39oui mais je pense
00:48:40qu'il y a
00:48:41il y a deux enjeux
00:48:42il y a un enjeu politique
00:48:43et il y a un enjeu sanitaire
00:48:44l'enjeu politique
00:48:46il est clair
00:48:46moi je vous souvenais
00:48:47en 2003
00:48:47ce qui s'est passé en France
00:48:48j'appelle ça
00:48:49le syndrome Matéi
00:48:50j'allais en parler
00:48:51il y avait eu
00:48:52une croix de canicule
00:48:53il y avait eu
00:48:5315 000 décès supplémentaires
00:48:56et monsieur Matéi
00:48:57alors à l'époque
00:48:57ministre de la santé
00:48:59était intervenu
00:49:0110 jours après
00:49:02sur sa résidence
00:49:02de vacances
00:49:03en polo
00:49:04en polo
00:49:05donc c'est ce que j'appelle
00:49:06le syndrome Matéi
00:49:07et donc le fait
00:49:07que le gouvernement
00:49:09décide de se réunir
00:49:10et de le faire savoir
00:49:11c'est encore
00:49:12une des conséquences
00:49:13du syndrome Matéi
00:49:14c'est-à-dire que
00:49:15tous les gouvernements
00:49:16depuis cette date-là
00:49:17ne veulent pas
00:49:19être accusés
00:49:20d'inaction
00:49:21donc ça c'est le premier point
00:49:22point politique
00:49:23deuxième point
00:49:23il y a un point sanitaire
00:49:25évidemment
00:49:26c'est-à-dire que
00:49:26est-ce que la France
00:49:27est suffisamment préparée
00:49:29j'allais dire
00:49:30oui et non
00:49:31oui parce que
00:49:32par rapport à d'autres pays européens
00:49:33on est quand même mieux préparé
00:49:34non
00:49:35mais aussi pour des raisons budgétaires
00:49:36il y a ce qu'on appelle
00:49:37en France
00:49:37le fonds vert
00:49:38le fonds vert
00:49:39qui a été mis en place
00:49:40à partir de
00:49:42je crois
00:49:422007
00:49:44qui permet
00:49:45à l'Etat
00:49:46de financer
00:49:47via les collectivités locales
00:49:49un certain nombre
00:49:50de mesures
00:49:51sur la mobilité douce
00:49:52la végétalisation
00:49:54dans les villes
00:49:54la prévention des risques naturels
00:49:55la rénovation des bâtiments
00:49:57etc
00:49:57il y a une politique
00:49:58qui a été enclenchée
00:49:59sauf que
00:49:59sauf quoi
00:50:00c'est qu'au départ
00:50:01il y avait 2,4 milliards d'euros
00:50:03consacrés
00:50:04au fonds vert
00:50:05vous savez combien finalement
00:50:06on a dépensé ?
00:50:07non
00:50:07840 millions
00:50:08donc le sujet
00:50:10il n'est pas qu'on ne veut pas faire
00:50:11le sujet
00:50:12c'est qu'il est
00:50:13il est aussi budgétaire
00:50:14on l'oublie trop souvent
00:50:16et donc je pense que le sujet
00:50:17c'est pas
00:50:18c'est pas qu'on ne veut pas faire
00:50:19c'est pas qu'on ne fait pas à temps
00:50:20c'est qu'on a peut-être
00:50:21plus les moyens
00:50:23de faire
00:50:24vous avez
00:50:26pareil
00:50:26un plan ministériel
00:50:27de gestion
00:50:28des vagues de chaleur
00:50:29doit être publié jeudi
00:50:30pour que l'on sache exactement
00:50:32ce qu'il y a à faire
00:50:33dans ces conditions
00:50:34non mais
00:50:34on tombe de l'armoire
00:50:36il faut se rafraîchir
00:50:37boire de l'eau
00:50:37fermez vous voulez
00:50:40hydratez-vous
00:50:40on félicite
00:50:42la mairie d'Anières
00:50:43qui a livré
00:50:44des ventilateurs
00:50:45à toutes les écoles d'Anières
00:50:47il y a des mairies
00:50:48qui prennent des initiatives
00:50:49comme celle-là
00:50:50mais c'est du bricolage
00:50:51quand même globalement
00:50:52à l'échelle
00:50:53à l'échelle
00:50:54non mais Brice
00:50:54a résumé
00:50:56parfaitement
00:50:56le sujet
00:50:57le sujet
00:50:58c'est aussi
00:50:58une question budgétaire
00:50:59clairement
00:51:00parce que
00:51:00dans les hôpitaux
00:51:01très concrètement
00:51:03ça fait très longtemps
00:51:04qu'on aurait pu prendre
00:51:05des mesures
00:51:05en anticipation
00:51:07il y a des lieux
00:51:07en effet
00:51:08l'absence de climatisation
00:51:10est absolument inconcevable
00:51:11les hôpitaux
00:51:12les trains
00:51:13toutes les structures publiques
00:51:14les écoles
00:51:14c'est des lieux de vie
00:51:16où il y a des enfants
00:51:17où il y a des personnes âgées
00:51:18où il y a des personnes malades
00:51:20donc il est tout à fait naturel
00:51:21qu'il y ait des conditions
00:51:22qui soient réunies
00:51:23pour que la vague de chaleur
00:51:24puisse pour ces gens-là
00:51:25passer
00:51:26qu'ils la sentent
00:51:27qu'ils la sentent de trop
00:51:28après sur la question
00:51:29de la communication
00:51:30je suis d'accord
00:51:30c'est vrai que 2003
00:51:31c'est un moment
00:51:33je veux dire fatidique
00:51:34en termes de communication
00:51:35de crise
00:51:35le gouvernement avait été
00:51:36tellement pris au dépourvu
00:51:37c'était avant les réseaux sociaux
00:51:39c'était avant les chaînes info
00:51:40il faut s'en souvenir
00:51:41aujourd'hui le temps de réaction
00:51:42est beaucoup plus rapide
00:51:43d'ailleurs des gouvernements
00:51:45parce que
00:51:45bon c'est vrai qu'ils ont mis
00:51:46un peu de temps à réagir
00:51:47mais enfin
00:51:47ça n'a rien à voir
00:51:49avec les 10 jours
00:51:50de crise
00:51:51qu'on avait connus
00:51:52en 2003
00:51:53donc ça se resserre
00:51:54et il y a aussi quand même
00:51:54un phénomène nouveau
00:51:56c'est que les gens
00:51:57sont de plus en plus exigeants
00:51:58aussi
00:51:58le niveau d'exigence
00:52:00quand même
00:52:00vis-à-vis de ce type
00:52:01de situation
00:52:03a considérablement cru
00:52:04par rapport à ce qu'on connaissait
00:52:06en 76
00:52:07on a eu des vagues de chaleur
00:52:08aussi
00:52:08je veux dire
00:52:08bon je ne suis pas sûr
00:52:09qu'il y ait eu le même niveau
00:52:10d'exigence à ce moment-là
00:52:12que celui que l'on connaît
00:52:13que celui que l'on connaît
00:52:14aujourd'hui
00:52:15moi d'ailleurs
00:52:15je ne conteste pas
00:52:16le niveau d'exigence
00:52:17c'est une société
00:52:18qui s'améliore
00:52:18une société qui se donne
00:52:19plus de confond
00:52:20mais on a eu des alertes
00:52:21du GIEC
00:52:22et en France
00:52:23le GIEC est très critiqué
00:52:24et on a du mal
00:52:25à le croire
00:52:27donc il y a aussi
00:52:28ces alertes
00:52:29qu'on ne veut pas entendre
00:52:31et qu'on n'entend pas
00:52:33ça je pense qu'on les entend
00:52:34il y a des politiques structurelles
00:52:35qui sont mises en place
00:52:37depuis 20 ans
00:52:38dans ce pays
00:52:39il y a un autre sujet
00:52:40tu y faisais allusion
00:52:41c'est le sujet
00:52:42de la responsabilité individuelle
00:52:44tu ne peux pas avoir
00:52:45des politiques publiques
00:52:47efficientes
00:52:47parce qu'il n'y a pas
00:52:48une responsabilité individuelle
00:52:49c'est quoi la responsabilité individuelle ?
00:52:51on ne peut pas toujours
00:52:52tout attendre de l'État
00:52:52tu as une inondation
00:52:55regardez ce qui s'est passé
00:52:56le week-end dernier
00:52:57sur le marathon
00:52:58qui a eu lieu
00:52:59dans le 20ème arrondissement
00:53:00quand vous avez 55 ans
00:53:01est-ce que vous allez faire
00:53:02un marathon
00:53:02quand il fait 45 degrés ?
00:53:04ça c'est bien
00:53:04de la responsabilité individuelle
00:53:06on ne va pas accuser
00:53:06les organisateurs
00:53:07on ne va pas accuser
00:53:08la mairie
00:53:08on ne va pas accuser
00:53:08l'État
00:53:09il faut aussi du bon sens
00:53:11et pas toujours
00:53:12toute attente de l'État
00:53:13en 1983
00:53:14c'est ce qui s'était passé
00:53:15avec les personnes âgées
00:53:17beaucoup de personnes âgées
00:53:18s'étaient retrouvées seules
00:53:19souvenez-vous
00:53:19parce que tout simplement
00:53:20on les avait laissées seules
00:53:21donc il y a une responsabilité
00:53:23aussi des familles
00:53:23on a plusieurs auditeurs
00:53:26Philippe voulait réagir
00:53:27bonjour Philippe
00:53:28vous nous appelez d'où ?
00:53:29oui bonjour
00:53:31bonjour Valérie
00:53:32c'est Sud Radio
00:53:33merci de nous donner
00:53:34un peu
00:53:34pour s'exprimer
00:53:36dans nos villages
00:53:36et bah oui
00:53:37vous nous appelez d'où Philippe ?
00:53:38du Cadiac
00:53:39au nord du département
00:53:40du département de ?
00:53:42du Lotte
00:53:42du département de Lotte
00:53:43d'accord
00:53:44il fait combien ?
00:53:45il fait quelle chaleur ?
00:53:46quelle température ?
00:53:47il fait très chaud
00:53:48hier on avait 38
00:53:49hier on avait 38
00:53:49et vous êtes agriculteur
00:53:51Philippe c'est ça ?
00:53:52donc on est agriculteur
00:53:53on est dans l'élevage
00:53:54donc aujourd'hui
00:53:55bien évidemment
00:53:56il faut avoir
00:53:56un point de vigilance
00:53:57important pour les animaux
00:53:58et pour les gens
00:54:00on peut se protéger
00:54:02pour faire très attention
00:54:04et surtout
00:54:05c'est pour
00:54:05ce qui est des animaux
00:54:07il faut être très vigilant
00:54:08la conduite
00:54:09d'avoir
00:54:09l'élevage
00:54:10dans les
00:54:11dans les prairies
00:54:12qui est énorme
00:54:13de l'intérêt
00:54:14d'avoir gardé
00:54:14des arbres
00:54:16pour les animaux
00:54:16voilà
00:54:17et comment vous faites
00:54:19justement avec les animaux ?
00:54:21les animaux
00:54:22tout de suite
00:54:22on est en train
00:54:22de faire la récolte
00:54:24pour l'hiver
00:54:252026-2027
00:54:27donc
00:54:28c'est une récolte
00:54:29un peu moyenne
00:54:30cette année
00:54:30très précoce
00:54:31très précoce
00:54:32avec des températures
00:54:33qu'on n'a jamais
00:54:33jamais connues
00:54:34au mois de mai
00:54:35au vingt mai
00:54:35et vous vous levez plus tôt
00:54:37vous avez adapté
00:54:38votre emploi du temps
00:54:39j'imagine
00:54:39à la chaleur ?
00:54:40après nous
00:54:42tout ce qui est agricole
00:54:43on a quand même
00:54:43un peu de chance
00:54:44il faut quand même dire
00:54:45on est occupé aujourd'hui
00:54:46d'avis matériel
00:54:47on travaille
00:54:48on est quand même
00:54:49à l'abri
00:54:49dans les cabines
00:54:50et on est quand même
00:54:51un peu protégé
00:54:52mais c'est vrai
00:54:53qu'il faut penser
00:54:54à vous
00:54:56agriculteurs
00:54:57on pense aux gens
00:54:58du BTP également
00:54:59qui sont exposés
00:55:00au soleil
00:55:01un maçon
00:55:02ou un couvoir
00:55:02dans le BTP
00:55:04ce qui est dehors
00:55:05il a moins de confort
00:55:06que nous
00:55:07dans la situation agricole
00:55:08c'est sûr
00:55:09est-ce que dans le futur
00:55:11vous m'étriez
00:55:12de la clim
00:55:12pour vos animaux ?
00:55:15non
00:55:16non
00:55:16non
00:55:17là où il est vigilance
00:55:19c'est de l'ombre
00:55:19et à boire
00:55:20pour les animaux
00:55:21et dans les producteurs
00:55:23laitiers
00:55:23ceux qui font beaucoup
00:55:24c'est qu'ils rentrent le bétail
00:55:25dans les bâtiments
00:55:26à la journée
00:55:26les têtes sont à l'abri
00:55:28avec des brumisateurs
00:55:30des choses comme ça
00:55:31elles sont enrosées
00:55:32vos bêtes sont enrosées
00:55:34merci Philippe
00:55:34et on vous souhaite
00:55:35bon courage
00:55:36pour vos récoltes
00:55:38on a Hervé
00:55:39également de Bordeaux
00:55:39bonjour Hervé
00:55:41oui bonjour
00:55:42alors vous
00:55:43vous voulez
00:55:45vous voulez donc
00:55:46réagir sur l'usage
00:55:48de la clim
00:55:49oui
00:55:50je vous ai écouté
00:55:52aussi un petit peu
00:55:52hier soir
00:55:54sur l'usage
00:55:54de la clim
00:55:55je pense que
00:55:56il faut qu'on réfléchisse
00:55:57il ne faut pas généraliser
00:55:58la clim
00:55:58mais en même temps
00:55:59certaines personnes
00:56:00sont plus fragiles
00:56:03donc pourquoi pas la clim
00:56:04moi j'étais avant
00:56:05dans la suite chantier
00:56:06je faisais des livraisons
00:56:07de résidences
00:56:08et ce que j'ai constaté
00:56:10dans mes livraisons
00:56:11c'est qu'on fait
00:56:13des beaux bâtiments
00:56:13je suis à Bordeaux
00:56:15on fait des beaux bâtiments
00:56:17avec des belles normes
00:56:18avec des belles normes
00:56:21et finalement
00:56:21on a un super confort d'hiver
00:56:23mais en confort d'été
00:56:24avec les normes
00:56:25RT
00:56:26RE 2020
00:56:27on a chaud
00:56:29on a très chaud
00:56:30dans les petits logements
00:56:31alors si j'étais
00:56:32des petits conseils
00:56:33sur les acheteurs
00:56:35moi j'ai acheté
00:56:36au côté nord
00:56:37pour tout vous dire
00:56:39les bâtiments
00:56:40qui sont orientés
00:56:41face sud
00:56:42face ouest
00:56:43sans
00:56:45comment dire
00:56:45balcon
00:56:46sans casquette
00:56:46sans protection
00:56:47et très chaud
00:56:48j'ai constaté ça
00:56:49les gens ferment
00:56:50leur volet roulant
00:56:52tout l'été quasiment
00:56:54ceux qui veulent pas
00:56:54mettre de la clim
00:56:55donc
00:56:57après
00:56:58que vous dire d'autre
00:56:59sur les usages
00:57:00moi je trouve
00:57:01que
00:57:02les personnes pénalisées
00:57:04ça va être aussi
00:57:04des petits logements
00:57:05on fait beaucoup
00:57:06de studios
00:57:07les studios
00:57:08ils ont qu'une fenêtre
00:57:09en général
00:57:09et donc
00:57:10dès que la chaleur rentre
00:57:11ils crèvent de chaud
00:57:12donc dans les vraies constructions
00:57:14ceux qui ont des studios
00:57:15en côté sud
00:57:17ils souffrent
00:57:19je trouve ça dommage
00:57:20qu'on fait des bonnes
00:57:22des bonnes conceptions
00:57:23on va dire
00:57:23sur le confort d'hiver
00:57:24mais confort d'été
00:57:25on est tellement
00:57:26anti-clim
00:57:27que finalement
00:57:28ce qui s'est pas bien pensé
00:57:29les gens
00:57:30quand ils achètent
00:57:31leur appartement
00:57:31ils vont installer
00:57:32des clims
00:57:32et ça va être des installations
00:57:34au cas par cas
00:57:34ça peut abîmer
00:57:36l'isolation
00:57:37donc il y a plein
00:57:38de petites choses
00:57:38qui seraient à revoir
00:57:39moi je pense
00:57:40dans cette politique
00:57:42du bâtiment
00:57:43on parle
00:57:44moi je suis à Bordeaux
00:57:45on fait des nouveaux quartiers
00:57:46on construit quantité
00:57:47de nouveaux bâtiments
00:57:47dans les nouveaux quartiers
00:57:48et on parle du bioclimatisme
00:57:50bioclimatisme
00:57:50qu'est-ce que c'est ?
00:57:51c'est l'orientation
00:57:52des bâtiments
00:57:52l'exposition des fenêtres
00:57:54et finalement
00:57:54on s'en fiche
00:57:56des appartements
00:57:57ils sont en plein sud
00:57:58avec des façades
00:57:59sans protection
00:58:00on change la typologie
00:58:02aussi des constructions
00:58:04normalement
00:58:05on fait à mixité
00:58:06T2
00:58:07T1
00:58:08T3
00:58:08etc
00:58:08puis des fois
00:58:09en cours de programme
00:58:10on fait plus de studios
00:58:13on met plus d'étudiants
00:58:14donc
00:58:15mais c'est une réflexion
00:58:17ce que vous dites Hervé
00:58:18c'est une réflexion globale
00:58:20effectivement
00:58:20à avoir
00:58:22sur les constructions
00:58:23sur l'aménagement
00:58:24et sur tout
00:58:25c'est plus global
00:58:27qu'installer une clim
00:58:29merci
00:58:29merci de votre témoignage
00:58:31on se retrouve
00:58:32dans un instant
00:58:33et on va évoquer
00:58:35l'e-sport à l'école
00:58:37on va vous en dire
00:58:38un peu plus
00:58:3910h midi
00:58:41Sud Radio
00:58:42le 10h midi
00:58:43mettez-vous d'accord
00:58:44Valérie Expert
00:58:45allez on est de retour
00:58:47avec vous
00:58:48on va vous parler
00:58:49d'un
00:58:49alors ça vous a peut-être échappé
00:58:50c'est nos confrères
00:58:51de France Info
00:58:52c'est la cellule
00:58:53d'investigation
00:58:54de Radio France
00:58:55plus précisément
00:58:56qui a révélé
00:58:57cette information
00:58:58le gouvernement
00:58:59aurait validé
00:59:00l'introduction
00:59:00de jeux vidéo
00:59:01à l'école
00:59:01dans le cadre
00:59:02de sa stratégie
00:59:03e-sport
00:59:042026
00:59:052030
00:59:07alors l'introduction
00:59:08du e-sport
00:59:09c'est un
00:59:10c'est pour
00:59:11cette tribune
00:59:12qui paraît aujourd'hui
00:59:12dans le Figaro
00:59:14une capitulation
00:59:15institutionnelle
00:59:16donc ce jeu
00:59:17ce sont des jeux
00:59:18vidéo compétitifs
00:59:20ils permettent de jouer
00:59:21racontez-nous un peu
00:59:22ce que c'est
00:59:22moi j'ai aucune idée
00:59:23ce que c'est que l'e-sport
00:59:24ce sont des gens
00:59:25qui se réunissent
00:59:26comme des compétitions
00:59:28comme dans le football
00:59:29ou autre
00:59:30donc il y a plusieurs compétitions
00:59:31dans le monde
00:59:32ils sont installés
00:59:33par équipe
00:59:34derrière leur ordinateur
00:59:35et ils s'affrontent
00:59:37à des jeux
00:59:37comme League of Legends
00:59:38ou d'autres jeux
00:59:40comme Warcraft
00:59:40et en moyenne
00:59:42une équipe
00:59:43peut gagner
00:59:44entre 20 et 25 000 euros
00:59:46par mois
00:59:47c'est pas à l'école
00:59:47ça c'est le e-sport
00:59:48non c'est quand vous êtes
00:59:49en équipe
00:59:50les français sont
00:59:50assez doués
00:59:51les coréens
00:59:52sont plutôt
00:59:53leaders
00:59:54de l'e-sport
00:59:55l'e-sport
00:59:56représente une économie
00:59:57il faut savoir
00:59:58que les jeux vidéo
00:59:58c'est un marché
00:59:59qui a dépassé
01:00:00en 2025
01:00:00plus 300 milliards
01:00:02de dollars
01:00:03c'est le premier
01:00:05entre guillemets
01:00:06art
01:00:07qui rapporte
01:00:08beaucoup d'argent
01:00:09et en particulier
01:00:10en France
01:00:10on a des sociétés
01:00:11de production
01:00:12qui produisent
01:00:13pas mal de jeux vidéo
01:00:14pourquoi l'introduire
01:00:16à l'école ?
01:00:17alors si j'ai bien compris
01:00:19le projet
01:00:20c'est justement
01:00:20de favoriser
01:00:21cette économie
01:00:23il y a un partenariat
01:00:24avec les éditeurs
01:00:25de jeux
01:00:26pour justement
01:00:28favoriser
01:00:29le développement
01:00:29de cette économie
01:00:30d'autant que les jeunes
01:00:31jouent déjà
01:00:31alors il faudra
01:00:32toujours rappeler
01:00:32les bases
01:00:33déjà on parlait
01:00:33de la clim avant
01:00:34donc peut-être
01:00:34avant de mettre
01:00:35des jeux vidéo
01:00:35à l'école
01:00:35il faudrait mettre
01:00:36la clim
01:00:37ensuite il faudrait
01:00:37qu'ils apprennent
01:00:38à y réécrire
01:00:39etc
01:00:40maintenant
01:00:41moi je pense sincèrement
01:00:42et là je vais prendre
01:00:43le contre-pé
01:00:43je pense que l'un
01:00:44n'empêche pas l'autre
01:00:46on parle souvent
01:00:47de souveraineté
01:00:48de souveraineté française
01:00:48il faut savoir
01:00:49que dans le e-sport
01:00:51la France
01:00:51est leader
01:00:53c'est un des pays leaders
01:00:55on a parmi les meilleures
01:00:56équipes du monde
01:00:57on a de très grands éditeurs
01:00:59de jeux vidéo
01:00:59on a des rassemblements
01:01:00la Paris Games Week
01:01:02exemplairement
01:01:03qui mobilise
01:01:05des milliers
01:01:06ou les Edivan
01:01:07qui mobilise
01:01:08des milliers
01:01:09de personnes
01:01:09donc j'ai envie de dire
01:01:11pour reprendre
01:01:11comme l'autre disait
01:01:13le monde il a changé
01:01:25et le monde d'aujourd'hui
01:01:26il est aussi lié
01:01:28aux jeux vidéo
01:01:29et je ne trouve pas ça déconnant
01:01:30sincèrement
01:01:31je ne pense pas
01:01:31que le projet
01:01:32ce soit que les jeunes
01:01:33jouent 10 heures par semaine
01:01:34à l'école
01:01:35aux jeux vidéo
01:01:35je ne pense pas du tout
01:01:36que ce soit ça
01:01:37moi j'ai beaucoup de doute
01:01:41sur cette initiative
01:01:42alors j'entends tout à fait
01:01:43la dimension économique
01:01:45tout à fait
01:01:46dracor
01:01:46mais enfin
01:01:47est-ce que c'est le rôle
01:01:47de l'école
01:01:48en l'occurrence
01:01:48de servir
01:01:50de levier
01:01:50à un enjeu économique
01:01:53réel
01:01:54vous apprenez bien la musique
01:01:55vous apprenez bien
01:01:56d'autres armes
01:01:57il y a deux choses
01:01:57il y a deux choses
01:01:58d'abord je rejoins ce que dit
01:01:59Valérie
01:02:00c'est-à-dire que d'abord
01:02:00l'école doit transmettre
01:02:01les fondamentaux
01:02:02et quand on voit aujourd'hui
01:02:04les fondamentaux
01:02:05d'un certain nombre
01:02:06d'enfants
01:02:07qui sortent
01:02:07de l'école primaire
01:02:09et qui parfois
01:02:10même ont le bac
01:02:10je veux dire
01:02:11on peut se poser des questions
01:02:12sur le niveau de transmission
01:02:13et d'acquisition
01:02:14et d'ailleurs
01:02:14les classements au PISA
01:02:15de ce point de vue-là
01:02:16sont nets
01:02:16et sans ambiguïté
01:02:18deuxième sujet
01:02:19c'est un sujet
01:02:19de santé publique
01:02:20parce que
01:02:20il y a quand même
01:02:21quelque chose
01:02:22de contradictoire
01:02:23dire les écrans
01:02:24posent un problème
01:02:25et en même temps
01:02:26d'une certaine manière
01:02:27il y a un sujet
01:02:28quand même
01:02:29dire à l'école
01:02:30on va rajouter
01:02:32une discipline
01:02:33donc le e-sport
01:02:34dont je découvre
01:02:35si ce n'est l'existence
01:02:36en tout cas
01:02:37l'importance
01:02:38sur le plan
01:02:39au moins économique
01:02:40est-ce que
01:02:40véritablement
01:02:41ce n'est pas contradictoire
01:02:42finalement
01:02:42avec tous les messages
01:02:44qui sont envoyés
01:02:45concernant
01:02:46la relation
01:02:47des enfants
01:02:47à l'écran
01:02:48qui déjà
01:02:48est extrêmement
01:02:50dense
01:02:50hors milieu scolaire
01:02:52dans le milieu familial
01:02:54est-ce que je veux dire
01:02:55il n'y a pas quelque chose
01:02:55de contradictoire ?
01:02:56Alors là-dessus
01:02:57on est absolument d'accord
01:02:58parce que moi
01:02:59je ne suis pas du tout
01:03:00hostile à ce projet
01:03:01en revanche
01:03:02c'est vrai que
01:03:02du point de vue
01:03:03du gouvernement
01:03:04et du président
01:03:05de la république
01:03:05qui vont interdire
01:03:06les téléphones à l'école
01:03:07qui veulent
01:03:09interdire
01:03:09les réseaux sociaux
01:03:10donc c'est sûr
01:03:11qu'interdire
01:03:12les téléphones
01:03:12à l'école
01:03:12alors qu'on sait
01:03:13que ça peut avoir
01:03:14une utilité
01:03:15même de sécurité
01:03:16par rapport aux parents
01:03:17etc
01:03:17mais par contre
01:03:18mettre des Playstation 5
01:03:19à l'école
01:03:19c'est vrai que là
01:03:20on est dans l'incohérence totale
01:03:21donc effectivement
01:03:22ça n'a pas trop de sens
01:03:24l'éducation nationale
01:03:25l'éducation nationale
01:03:25envoie un message
01:03:26dit cette tribune
01:03:27extrêmement fort
01:03:28les jeux vidéo
01:03:28ont désormais leur place
01:03:29au sein de l'institution scolaire
01:03:31pourtant dans le même temps
01:03:32des milliers de parents
01:03:33luttent quotidiennement
01:03:34contre la surconsommation
01:03:35d'écrans
01:03:36contre la captation
01:03:37de l'attention
01:03:38des enfants
01:03:39contre les crises
01:03:40provoquées par l'arrêt
01:03:41des jeux
01:03:41donc c'est vrai
01:03:42qu'on peut dire
01:03:43que les temps changent
01:03:44sauf que l'humain
01:03:45ne change pas
01:03:46enfin l'humain
01:03:46a priori ne change pas
01:03:48et que l'exposition
01:03:49est aux écrans
01:03:50et ce que dit cette tribune
01:03:52c'est aussi
01:03:53l'ennui n'existe plus
01:03:55avec les écrans
01:03:56donc c'est
01:03:56c'est le rapport au réel
01:03:59c'est surtout ça
01:04:00Brice
01:04:01oui moi je suis partagé
01:04:02là aussi
01:04:02moi je pense qu'il faut
01:04:03peut-être l'expérimenter
01:04:04dans certaines écoles
01:04:05mais en tout cas
01:04:06d'abord apprendre
01:04:07les fondamentaux
01:04:08que ce soit l'école primaire
01:04:09ou l'école secondaire
01:04:10et peut-être
01:04:11inclure une option
01:04:12sur le e-sport
01:04:14parce que c'est aussi
01:04:14le travail en équipe
01:04:15c'est aussi la communication
01:04:17la concentration
01:04:18voilà
01:04:19faire un peu du communisme
01:04:20et puis peut-être
01:04:21un peu des élèves
01:04:21qui sportivement
01:04:23sont des stratégies
01:04:24la réflexion
01:04:25la réflexion
01:04:26donc je veux dire
01:04:26vous l'avez aux échecs
01:04:28oui
01:04:29alors dans ce cas-là
01:04:30pourquoi pas rajouter
01:04:30des heures de sport supplémentaires
01:04:33du vrai sport à l'école
01:04:34non mais l'un n'empêche pas
01:04:35pour moi
01:04:36ça peut rester optionnel
01:04:37et voilà
01:04:38c'est pas antinomique
01:04:39avec l'apprentissage prioritaire
01:04:41d'une culture classique
01:04:42et par ailleurs
01:04:43pour ça
01:04:43en fait
01:04:43je suis absolument d'accord
01:04:45avec ce que vient de dire Brice
01:04:46parce que
01:04:47l'un n'empêche pas l'autre
01:04:48il faut aussi voir le fait
01:04:49que ça peut avoir
01:04:50certaines vertus
01:04:51par exemple
01:04:51pour des élèves
01:04:52qui vont pas faire
01:04:53de grandes études
01:04:53de grands cursus
01:04:54mais qui pourraient être
01:04:55très bons dans l'e-sport
01:04:56et encore une fois
01:04:56on parle pas de quelque chose
01:04:58où on parle plus de l'époque
01:04:59où on a un jeune
01:05:01qui mange des chips
01:05:02avec un casque
01:05:03et des canettes de soda
01:05:05on parle pas de ça
01:05:05on parle en réalité
01:05:06de compétiteurs
01:05:07qui jouent parfois
01:05:08pendant 10 heures d'affilée
01:05:09il faut de la concentration
01:05:10qui sont sponsorisés
01:05:11qui ramènent de l'argent
01:05:12dites à un jeune de 10 ans
01:05:14qui adore le jeu vidéo
01:05:15tu peux gagner
01:05:16des milliers d'euros
01:05:17en vivant de ça
01:05:18plutôt que d'aller
01:05:19sur un chantier
01:05:20il faut aussi voir
01:05:21la chose comme ça
01:05:22et puis il y a une autre vertu
01:05:23aussi
01:05:24je pense
01:05:26pour des jeunes
01:05:26qui n'ont peut-être pas accès
01:05:28aux jeux vidéo
01:05:28chez eux
01:05:29pour des raisons d'argent
01:05:30vous allez créer aussi
01:05:31des discriminations
01:05:32très très évidentes
01:05:34entre ceux qui ont accès
01:05:35à la culture
01:05:36par ailleurs
01:05:36et à cette capacité là
01:05:38et ceux qui ne l'auront pas
01:05:39mais bien sûr
01:05:40mais elle existe déjà
01:05:41cette discrimination
01:05:42elle existe déjà
01:05:43mais moi ce qui me gêne
01:05:44c'est quand même
01:05:45ce qu'on peut lire
01:05:46c'est la stratégie gouvernementale
01:05:48met en avant
01:05:48un double constat
01:05:49d'un côté le potentiel économique
01:05:50du jeu vidéo de compétition
01:05:51un marché
01:05:52vous l'avez dit
01:05:53j'ai l'estimé
01:05:53à 12 milliards d'euros
01:05:54d'ici 2030
01:05:55des florons français
01:05:56et un vivier d'usagers massifs
01:05:58avec près de 40 millions de gens
01:05:59est-ce que c'est le discours
01:06:02du ministère de l'éducation
01:06:04ou du gouvernement
01:06:05en direction des enfants
01:06:07le but c'est pas seulement
01:06:08de jouer aux jeux vidéo
01:06:09le but
01:06:09en tout cas de ce que j'ai lu
01:06:11du projet
01:06:11c'est d'orienter
01:06:13des jeunes
01:06:13vers des filières
01:06:15que ce soit
01:06:15dans la production
01:06:16dans l'édition
01:06:17dans la technique
01:06:18liée aux jeux vidéo
01:06:19pour faire développer
01:06:21cette industrie
01:06:22qui peut être
01:06:22un fleuron français
01:06:23donc c'est pas simplement
01:06:24ils ont le temps à la fac
01:06:25ils ont le temps
01:06:26de le faire à la fac
01:06:27on peut créer
01:06:27des questions de formation
01:06:28mais ça existe
01:06:29c'est très cher
01:06:31c'est pas très démocratisé
01:06:32disons
01:06:33pourquoi pas le faire à la fac
01:06:34je veux dire
01:06:35Pierre est en ligne avec nous
01:06:36il nous appelle de Toulouse
01:06:37et il voulait réagir
01:06:38oui bonjour
01:06:40oui je disais
01:06:41qu'au fond
01:06:41c'est un jeu
01:06:42qui devient de plus en plus
01:06:43international
01:06:44il faut savoir
01:06:45qu'il y a des gens
01:06:46qui jouent à l'international
01:06:46et que tout au tard
01:06:47ça sera peut-être
01:06:48comme le foot
01:06:49c'est à dire
01:06:49ça aura une dimension
01:06:50sociale
01:06:52internationale
01:06:52et qu'il faut former
01:06:53ces jeunes
01:06:54parce que certains jeunes
01:06:55pourront le jour
01:06:55être des champions
01:06:57du monde
01:06:57du jeu vidéo
01:06:58bon maintenant
01:06:59bien entendu
01:06:59comme vous l'avez expliqué
01:07:00il faut le voir
01:07:01sous un aspect
01:07:03plus
01:07:04de
01:07:06jeu
01:07:06et non pas
01:07:07d'études
01:07:08mais l'école
01:07:08est faite pour jouer
01:07:10pardon
01:07:10l'école est faite pour jouer
01:07:12il y a bien des cours
01:07:14de
01:07:16il y a des disciplines
01:07:18qui ne sont pas faites
01:07:19que pour faire marcher
01:07:20le cerveau
01:07:20mais lesquelles
01:07:23lesquelles
01:07:23lesquelles
01:07:24la musique
01:07:24la musique
01:07:25ça fait marcher le cerveau
01:07:26la musique ça fait marcher le cerveau
01:07:27les jeux vidéo font marcher le cerveau
01:07:29c'est un apprentissage différent
01:07:31on n'apprend pas à lire
01:07:32ni à écrire
01:07:33le problème c'est qu'ils apprennent à lire
01:07:34ce serait déjà pas mal
01:07:36ce que je veux dire par là
01:07:37c'est que derrière
01:07:38vous avez
01:07:39une évolution de la société
01:07:40qu'il faut accepter
01:07:41quoi qu'il arrive
01:07:42il ne s'agit pas
01:07:43de rentrer dans cette
01:07:44dans cette nouvelle ère
01:07:46mais je dirais
01:07:46qu'il faut l'accompagner
01:07:47parce que sinon
01:07:48en effet
01:07:49on va se retrouver
01:07:50peut-être tout tout tard
01:07:50avec des gens
01:07:51qui seront le champion du monde
01:07:52bon moi
01:07:53il y a des choses
01:07:53qui ne m'intéressent absolument pas
01:07:54la télévision
01:07:55et souvent je me dis
01:07:55c'est vrai que si tu étais
01:07:57un petit peu intéressé à ça
01:07:58tu serais moins con
01:07:59et bon alors évidemment
01:08:00à notre âge
01:08:01à 60 ans
01:08:01on s'en fout
01:08:02mais quand on a 20 ans
01:08:03ou 25 ans
01:08:04on veut quand même
01:08:05rester dans le coup
01:08:05on n'a pas envie
01:08:06d'être réengardisé
01:08:08parce que justement
01:08:09on ne s'est plus intéressé
01:08:10à des choses
01:08:10que les enseignements
01:08:11ne nous en ont pas apporté
01:08:12et vous savez
01:08:14qu'il y a des youtubeurs
01:08:15qui commandent ces compétitions
01:08:16qui font un nombre
01:08:19inimaginable de vues
01:08:20et qui deviennent célèbres
01:08:21c'est ça votre projet de société
01:08:22faire des nombres
01:08:23inimaginables de vues
01:08:23mais regardez Valérie
01:08:24il a l'armée
01:08:25il recherche plus de 400 personnes
01:08:27pour pouvoir apprendre
01:08:29à maîtriser des drones
01:08:30l'armée a passé une annonce
01:08:32parce qu'enfin
01:08:33on s'aperçoit
01:08:34qu'on a besoin
01:08:35des drones dans la guerre
01:08:36ce programme
01:08:36il est dessiné
01:08:37on va utiliser
01:08:38les ordinateurs
01:08:39après ils iront peut-être
01:08:40sur les drones
01:08:40en Norvège
01:08:41en Suède
01:08:41en Allemagne
01:08:42dans les lycées
01:08:42vous avez cette option là
01:08:43donc moi je pense
01:08:44que l'introduire
01:08:45une option dans un lycée
01:08:46ça ne me choque pas
01:08:49les pays dont vous parlez
01:08:51ont un niveau scolaire
01:08:52largement au-dessus
01:08:53du nôtre
01:08:53le problème c'est
01:08:54notre niveau scolaire
01:08:55aujourd'hui
01:08:56c'est vrai
01:08:56je crois qu'il faut quand même
01:08:57prendre conscience
01:08:58de l'état du niveau scolaire
01:08:59en France
01:09:00il y a ce sujet là
01:09:01il y a peut-être Valérie
01:09:01est-ce que c'est la priorité
01:09:03je ne suis pas sûr
01:09:03c'est le fait que c'est
01:09:05la société marchande
01:09:06qui rentre dans l'éducation nationale
01:09:08donc ça on peut
01:09:09s'interroger
01:09:11après est-ce qu'on n'a pas besoin
01:09:12aussi d'avoir une éducation
01:09:13peut-être plus pragmatique
01:09:14aussi plus axée vers
01:09:16les technologies
01:09:17présentes
01:09:18je parlais des drones
01:09:19pour l'armée
01:09:19on parle des jeux vidéo
01:09:20pourquoi pas
01:09:21c'est pas plus joué
01:09:23c'est pas plus joué
01:09:23c'est très bien
01:09:25je vous rassure
01:09:27je connais beaucoup de jeunes
01:09:28dans mon entourage
01:09:28je veux dire
01:09:28ils utilisent très très bien
01:09:30tous autant les uns
01:09:30que les autres
01:09:31les nouveaux outils
01:09:33on se retrouve
01:09:35dans un instant
01:09:36avec vous
01:09:37sur Sud Radio
01:09:39objectif déclaré
01:09:40rendre l'école
01:09:41plus attractive
01:09:42pour les gamers
01:09:42je n'arriverai pas
01:09:44à vous convaincre
01:09:44non mais rendre l'école
01:09:46attractive pour les gamers
01:09:48il y a un sujet
01:09:49avec ce communiqué
01:09:49non mais rendre l'école
01:09:51attractive pour les gamers
01:09:52vous voulez jouer avec moi
01:09:54non jamais
01:09:54à tout de suite
01:09:5610h midi
01:09:57mettez-vous d'accord
01:09:58Sud Radio
01:09:59le 10h midi
01:10:00mettez-vous d'accord
01:10:01Valérie Expert
01:10:02allez nous continuons
01:10:04nos débats
01:10:05alors les candidats
01:10:06à la présidentielle
01:10:07sont de plus en plus
01:10:09nombreux
01:10:09de chaque jour
01:10:10nous amènent
01:10:11un nouveau candidat
01:10:12c'est vous Arnaud
01:10:12qui voulait revenir
01:10:15sur ce nombre
01:10:16de candidats
01:10:16Glucksmann
01:10:17on ne sait pas encore
01:10:18il est allé au 20h
01:10:18il y a les candidats
01:10:21annoncés
01:10:21les candidats probables
01:10:23les candidats potentiels
01:10:24les candidats moins connus
01:10:26enfin bon
01:10:27il y a toutes sortes
01:10:28de candidats
01:10:29alors ça dit plusieurs choses
01:10:30d'abord
01:10:31ça dit qu'aujourd'hui
01:10:32finalement
01:10:33alors par le passé
01:10:34il y a eu aussi
01:10:34quand même
01:10:35des moments
01:10:35où il y avait
01:10:36beaucoup de candidats
01:10:36mais enfin
01:10:37là on voit
01:10:38qu'il y a une efflorescence
01:10:40de candidature
01:10:41moi ce qui me surprend
01:10:42le plus
01:10:42si vous voulez
01:10:44c'est que
01:10:45in fine
01:10:46aujourd'hui
01:10:47cette fonction
01:10:47qui est quand même
01:10:48la fonction la plus lourde
01:10:50qui est une fonction
01:10:50difficile
01:10:51qui est une fonction
01:10:52qui nécessite quand même
01:10:54une certaine expérience
01:10:56beaucoup
01:10:58de candidats
01:10:59pensent
01:11:00être crédibles
01:11:01dans leur acte
01:11:02de candidature
01:11:03être crédibles
01:11:04dans la fonction
01:11:05présidentielle
01:11:07l'élection de 65
01:11:08il devait y avoir
01:11:09je parle sous le contrôle
01:11:10de Brice
01:11:11peut-être
01:11:127 candidats
01:11:136 candidats
01:11:14maximum
01:11:15donc
01:11:15c'est à dire qu'en fait
01:11:17il y a quelque chose
01:11:18qui s'est passé
01:11:19que tout le monde
01:11:20finalement s'autorise
01:11:20à être candidat
01:11:22c'est quand même
01:11:22quelque chose
01:11:23qui dit
01:11:23ça dit quelque chose
01:11:24sur l'état
01:11:25mental aussi
01:11:26du pays
01:11:28bon enfin moi
01:11:28personnellement
01:11:29ça ne m'est jamais
01:11:29venu à l'idée
01:11:30je pense que
01:11:31autour de cette table
01:11:31je ne suis pas sûr
01:11:32que ce soit venu à l'idée
01:11:33de beaucoup
01:11:35donc qu'est-ce que ça dit
01:11:36sur l'état psychologique
01:11:37du pays
01:11:37ça dit quand même
01:11:38qu'il y a une crise profonde
01:11:40deuxièmement
01:11:41ensuite
01:11:41ça dit quelque chose
01:11:42sur l'état du champ politique
01:11:43c'est à dire qu'on a
01:11:45une balkanisation
01:11:46du champ politique
01:11:48avec
01:11:49une multiplicité
01:11:49de candidatures
01:11:52où d'ailleurs
01:11:53je pense que
01:11:53la plupart des français
01:11:54si on les interroge
01:11:55ne savent pas
01:11:56qu'un tel ou un tel
01:11:57est candidat
01:11:58d'ailleurs
01:11:59ça a de moins en moins
01:12:00de prise
01:12:00ça a de moins en moins
01:12:01de prise même
01:12:02sur le plan
01:12:03j'allais dire
01:12:05médiatique
01:12:05vous avez des gens
01:12:06qui n'arrêtent pas
01:12:06de vous répéter
01:12:07qu'ils sont candidats
01:12:08à chaque élection
01:12:08j'en citerai pas
01:12:09mais ça nous viendra
01:12:10à l'idée
01:12:12oui peut-être
01:12:12et d'autres encore
01:12:14mais moi voilà
01:12:15c'est quelque chose
01:12:17de tout à fait
01:12:18de tout à fait étonnant
01:12:19et pour ne pas dire
01:12:20d'un peu inquiétant
01:12:21mais ça va être
01:12:21la responsabilité des maires
01:12:23on est d'accord
01:12:23que candidats
01:12:24ne veulent pas dire
01:12:25qu'on a les 500 signatures
01:12:26donc ceux qui vont
01:12:27un peu écrémés
01:12:28ça va être les maires
01:12:29donc on va voir
01:12:30si les maires
01:12:31sont responsables
01:12:32et vont éviter
01:12:33ce panachage
01:12:35vous êtes pas d'accord ?
01:12:36ah oui
01:12:36évidemment
01:12:37mais avant
01:12:38les signatures
01:12:39on est dans le tour de force
01:12:41non mais avant
01:12:42les signatures
01:12:42on s'interroge
01:12:43sur le nombre
01:12:44de candidats
01:12:45qui se déclarent
01:12:45et effectivement
01:12:46cette hubrice
01:12:49ce que c'est que la fonction
01:12:50présidentielle
01:12:51telle qu'elle est pensée
01:12:52dans la constitution française
01:12:53elle a été pensée
01:12:54par De Gaulle
01:12:55qui l'a pensée
01:12:55comme une fonction monarchique
01:12:57c'est à dire que
01:12:58tout le monde aujourd'hui
01:12:58pense qu'il puisse être
01:12:59le monarque
01:13:00moi je pense que
01:13:01ça devrait nous interroger
01:13:02y compris ceux
01:13:03qui sont candidats
01:13:04moi je partage
01:13:05évidemment ton avis
01:13:06et ce qui est très paradoxal
01:13:07c'est que plus
01:13:08les partis politiques
01:13:09sont faibles
01:13:10plus vous avez
01:13:11de candidats
01:13:12et on le constate
01:13:14encore cette année
01:13:14depuis maintenant
01:13:1510 ans
01:13:16l'affaiblissement
01:13:17des partis politiques
01:13:18traditionnels
01:13:19qu'on avait vécu
01:13:21lors des élections présidentielles
01:13:23on va dire
01:13:23jusqu'en 2012
01:13:24voilà
01:13:25après on rentre
01:13:26en 2017
01:13:27dans une autre
01:13:29ère politique
01:13:30mais moi
01:13:31je crois beaucoup
01:13:32au sujet
01:13:33à ce thème
01:13:34de la sédimentation
01:13:35je pense que
01:13:37les candidats
01:13:38qui vont
01:13:39qu'on le retrouvera
01:13:40dans un an
01:13:41dans moins d'un an
01:13:41maintenant
01:13:42sont des candidats
01:13:43qui ont commencé
01:13:44à faire campagne
01:13:44dès 2020
01:13:45vous avez
01:13:47cette notion
01:13:48de sédimentation
01:13:49vous prenez
01:13:49donc vous pensez à qui ?
01:13:51quand je vous parle
01:13:52des deux grands récits
01:13:53qui sont le récit
01:13:54de la France insoumise
01:13:56ou le récit
01:13:57du Rassemblement national
01:13:58la nouvelle France
01:13:59ou cette France
01:14:00plus identitaire
01:14:01vous voyez bien
01:14:01que ces partis politiques
01:14:02marquent
01:14:03j'allais dire
01:14:05la classe politique française
01:14:06et les français
01:14:07depuis 2022
01:14:09il y a eu
01:14:09les élections européennes
01:14:11il y a eu
01:14:11les élections législatives
01:14:14de 2024
01:14:14il y a eu
01:14:15les élections municipales
01:14:16et ces deux parties-là
01:14:18se sont inscrits
01:14:20comme des partis
01:14:21que les français
01:14:22maintenant connaissent
01:14:24ce sont des partis
01:14:25qui ont une vision
01:14:26ce sont des partis
01:14:26qui ont des personnalités
01:14:28susceptibles d'être
01:14:29au second tour
01:14:29d'une élection présidentielle
01:14:31ce sont des partis
01:14:31qui ont une équipe
01:14:32un programme
01:14:33qui ont de l'argent
01:14:34parce que ça
01:14:34c'est un sujet
01:14:35pour répondre
01:14:36à ta question précédente
01:14:37c'est que
01:14:38certes il faut la signature
01:14:39des élus
01:14:39mais il faut de l'argent
01:14:40et par exemple
01:14:41à gauche
01:14:41le sujet il est là
01:14:42c'est-à-dire que
01:14:43tu ne peux pas être
01:14:43candidat social-démocrate
01:14:46sans avoir
01:14:47le parti socialiste
01:14:48qui va financer
01:14:49ta compagne
01:14:50donc le sujet
01:14:51il est là
01:14:51Gabriel Attal
01:14:52a de l'argent
01:14:53il peut être candidat
01:14:53à l'élection présidentielle
01:14:55donc c'est un sujet
01:14:56important
01:14:57au-delà des signatures
01:14:58au-delà des maires
01:15:00avoir un parti politique
01:15:01qui te soutient
01:15:02et qui peut financièrement
01:15:05financer ta compagne
01:15:06c'est très important
01:15:07donc c'est vrai
01:15:07qu'il y a
01:15:08le paradoxe
01:15:09c'est que
01:15:09les partis sont faibles
01:15:10il y a un sujet
01:15:12politique
01:15:12sociologique
01:15:13tout le monde
01:15:14se dit
01:15:15je suis candidat
01:15:16à ce poste
01:15:18on est encore
01:15:18dans une espèce
01:15:19de monarchie républicaine
01:15:20comme tu le disais
01:15:21justement
01:15:21mais en fait
01:15:23vous verrez
01:15:23qu'entre
01:15:24aujourd'hui
01:15:25et le mois
01:15:26de novembre
01:15:26il y aura la moitié
01:15:27de ceux qui ont déclaré
01:15:28être candidats
01:15:29beaucoup plus
01:15:31que la moitié
01:15:34vous avez dit
01:15:35le bon mot
01:15:36Valérie
01:15:36c'est l'hubris
01:15:37l'hubris
01:15:38de personnalité politique
01:15:39qui parfois
01:15:40et l'hubris
01:15:41et aussi
01:15:41le manque
01:15:42d'analyse politique
01:15:43parce qu'on parle
01:15:43parfois
01:15:44là je ne sais très personne
01:15:45mais
01:15:46de responsables politiques
01:15:47qui ont fait
01:15:48des 1%
01:15:48dans une primaire
01:15:49et qui pensent
01:15:51être capables
01:15:52d'aller à la présidentielle
01:15:53et en toute honnêteté
01:15:54je veux dire
01:15:55ils y croient vraiment
01:15:56et qui font des livres
01:15:58alors là en ce moment
01:15:58parce que ça va un peu
01:15:59avec les connaissances
01:16:00la présidentielle
01:16:00il a tout le monde
01:16:00qui fait son livre
01:16:02le numéro 10
01:16:03du PS
01:16:03qui fait un livre
01:16:04etc
01:16:04qui vend
01:16:06les 4 bouquins
01:16:07et qui pense
01:16:08qu'il peut aller
01:16:08à la présidentielle
01:16:09je trouve ça
01:16:09honnêtement délirant
01:16:10je suis d'accord
01:16:10ça désacralise
01:16:11complètement
01:16:12la fonction suprême
01:16:13qu'est la présidence
01:16:15de la république
01:16:16et ça dit
01:16:17et ça dit aussi
01:16:18oui
01:16:19ça révèle aussi
01:16:20l'affaiblissement
01:16:21de la casse politique
01:16:21parce qu'au sein
01:16:22des partis
01:16:23dont Brice
01:16:24dit qu'ils sont
01:16:24très affaiblis
01:16:25et ce qui est vrai
01:16:26et on voit aussi
01:16:27qu'au sein des partis
01:16:28il y a
01:16:28alors il y a
01:16:29les républicains
01:16:29par exemple
01:16:29qui ont réussi
01:16:30à s'accorder
01:16:32à ce que ce soit
01:16:32Bruno Retailleau
01:16:33leur candidat
01:16:34mais quand on regarde
01:16:35le parti socialiste
01:16:36pour reprendre cet exemple
01:16:37mais enfin
01:16:37on a le chef des députés
01:16:39qui n'est pas d'accord
01:16:40avec le premier secrétaire
01:16:42mais en réalité
01:16:42on ne comprend rien
01:16:43à qui veut quoi
01:16:44comme désignation
01:16:44parce qu'ils veulent
01:16:45la même chose
01:16:45mais ils ne le disent
01:16:46pas dans les mêmes termes
01:16:46etc
01:16:47en fait il n'y a tellement
01:16:48pas de leadership naturel
01:16:49que tout le monde
01:16:50se croit capable
01:16:51et se pense légitime
01:16:52à y aller
01:16:53et ça c'est réellement délirant
01:16:55je pense qu'une candidature
01:16:56à la présidentielle
01:16:57même mon frais 1%
01:16:58peut être légitime
01:16:59quand on porte
01:16:59des idées qui ne sont pas
01:17:01dans le sujet
01:17:01parce que c'est aussi ça
01:17:03mais là on a 12 candidats
01:17:05avec parfois 8
01:17:06qui portent le même projet
01:17:07donc c'est ça
01:17:07qui est très compliqué
01:17:08on a des auditeurs
01:17:09qui veulent réagir
01:17:10Gérald est en ligne avec nous
01:17:11bonjour Gérald
01:17:12bonjour Sud Radio
01:17:13j'espère que vous allez bien
01:17:14et bien nous on va très bien
01:17:15et vous ?
01:17:16sous la chaleur
01:17:17vous nous appelez d'où Gérald ?
01:17:20alors moi je suis à Corse-en-Étérien
01:17:22je suis à côté d'Oxair
01:17:23d'accord
01:17:24oui c'est dans les terres
01:17:26donc pas beaucoup de vent
01:17:28exactement
01:17:28vous allez tout trouver
01:17:29alors qu'est-ce que vous en pensez ?
01:17:31vous aussi ça vous sidère
01:17:32ce nombre de candidats
01:17:34qui se déclarent
01:17:36qui disent
01:17:36je vais gagner
01:17:37je peux gagner
01:17:38je sais ce qu'il faut faire
01:17:39je reprends les mots
01:17:40de Gabriel Attal
01:17:41en particulier
01:17:42c'est ce que je disais
01:17:43monsieur Zachariens
01:17:44c'est-à-dire que la place est bonne
01:17:45mon commandant
01:17:46la soupe
01:17:47elle est chaude
01:17:47c'est-à-dire que tout le monde
01:17:48est capable de se présenter
01:17:49mais s'ils ont un programme derrière
01:17:51j'en suis pas du tout convaincu
01:17:52ce qui est lamentable
01:17:54c'est que
01:17:54avant on avait une gauche
01:17:56et on avait une droite
01:17:56après on se disait
01:17:57c'est ce qu'on roulait
01:17:58maintenant c'est un coup
01:17:59la gauche
01:18:00la droite
01:18:01le centre
01:18:01enfin c'est du grand n'importe quoi
01:18:03et je pense que ces gens-là
01:18:05qui se présentent
01:18:06à plusieurs
01:18:07je dirais
01:18:08genres de niveaux
01:18:09sont complètement incapables
01:18:11de proposer
01:18:12un vrai programme
01:18:12et c'est ce qui me gêne beaucoup
01:18:14moi je sais même pas
01:18:15si je vais aller voter
01:18:16c'est de l'année prochaine
01:18:17je sais même pas
01:18:18qui voter
01:18:18parce que
01:18:19vous avez des partis
01:18:20qu'on appelle
01:18:21les puissants
01:18:22et puis vous avez tout ce qui est en dessous
01:18:24ça fait 2, 3%, 4%
01:18:26de l'élection
01:18:26mais c'est ce qui pose problème
01:18:28vous avez voté quoi
01:18:29la dernière élection
01:18:30on peut savoir
01:18:31moi j'ai pas voté moi
01:18:33j'ai voté blanc
01:18:34blanc d'accord
01:18:35ouais c'est voté
01:18:35donc
01:18:37donc
01:18:38donc ça changera pas
01:18:39ça changera pas
01:18:40ça changera pas
01:18:41beaucoup
01:18:41merci Gérald
01:18:42de nous avoir appelé
01:18:44on se retrouve
01:18:45dans un instant
01:18:46et
01:18:46on aura Lucien
01:18:47qui voulait réagir
01:18:48vous voyez que le livre
01:18:49de Raphaël Glucksmann
01:18:50s'appelle
01:18:51nous avons encore envie
01:18:53oui
01:18:54non mais
01:18:55ça suscite
01:18:56vous posez la question
01:18:57à l'éditeur surtout
01:18:57pourquoi ce titre
01:18:59pourquoi ce titre
01:19:00on y revient
01:19:01dans un instant
01:19:02avec vous
01:19:03à tout de suite
01:19:04Sud Radio
01:19:07Sud Radio
01:19:08le 10h midi
01:19:09mettez-vous d'accord
01:19:10Valérie Expert
01:19:11alors
01:19:12Lucien voulait réagir
01:19:14également
01:19:14à cette profusion
01:19:15de candidats
01:19:17à l'élection
01:19:18présidentielle
01:19:18bonjour Lucien
01:19:20bonjour
01:19:21bonjour
01:19:22alors
01:19:22ça vous énerve
01:19:23ça vous agace
01:19:24vous comprenez
01:19:25c'est dommage
01:19:27parce que là
01:19:28ils aimantent
01:19:28la machine à perdre
01:19:29comme je dis
01:19:30bon
01:19:30on dirait que
01:19:32ils font tout
01:19:33pour pas gagner
01:19:35quoi
01:19:35voilà
01:19:35parce que
01:19:37si vous avez
01:19:38un candidat
01:19:39qui motive
01:19:39qui a
01:19:40fait une campagne
01:19:41bon
01:19:42derrière lui
01:19:42il va rassembler
01:19:43là si aujourd'hui
01:19:44vous avez
01:19:453, 4, 5 personnes
01:19:46qui partent
01:19:47je veux dire
01:19:48à la sortie
01:19:49même s'il n'y en a plus qu'une
01:19:50il y aura du déchet
01:19:51parce que le report de bois
01:19:52ce sera pas
01:19:53à 100%
01:19:54tout au moins
01:19:54voilà
01:19:55vous vous savez
01:19:56pour qui vous allez voter
01:19:59je ne sais pas encore
01:20:00moi j'aimerais bien
01:20:01qu'il y ait
01:20:01David Lisnard
01:20:03mais bon
01:20:04je ne sais pas
01:20:05s'il sera jusqu'au bout
01:20:07je ne sais pas
01:20:08non on ne peut pas le savoir
01:20:10alors moi
01:20:11comme je suis bête
01:20:11et discipliné
01:20:13je voterai
01:20:14pour celui
01:20:14qui est le mieux placé
01:20:15parce que bon
01:20:16si vous avez
01:20:18un Mélenchon
01:20:18Mélenchon Bardella
01:20:20vous faites quoi ?
01:20:21sans hésiter
01:20:22je vote Bardella
01:20:23la question
01:20:24on ne se pose pas
01:20:25moi je vais vous dire
01:20:26un pour qui je ne voterai pas
01:20:28c'est pour Attal
01:20:29Attal
01:20:30un gars
01:20:30un gars
01:20:31qui hier
01:20:33alors aujourd'hui
01:20:34il se dit au centre
01:20:34il se dit où il veut
01:20:35mais alors qu'hier
01:20:37il a demandé
01:20:38à voter pour Mélenchon
01:20:39moi ce type là
01:20:40il est rayé
01:20:41mais alors
01:20:41à la limite
01:20:43il avait appelé
01:20:44effectivement
01:20:44au front républicain
01:20:46et effectivement
01:20:47ça va être
01:20:48un handicap
01:20:49certain
01:20:50pour lui
01:20:51mais
01:20:52merci Lucien
01:20:53de nous avoir appelé
01:20:54sur Sud Radio
01:20:54et vous dites
01:20:55que vous ne savez pas
01:20:56pour qui
01:20:56vous allez
01:20:58vous allez voter
01:21:01le pays va mal
01:21:02Brice Socol
01:21:04comment
01:21:05regardez
01:21:05une transition
01:21:06non mais c'est
01:21:09non mais c'est
01:21:10une transition
01:21:11que j'essayais
01:21:12à la ville
01:21:14transition
01:21:17habile
01:21:18non mais c'est vrai
01:21:18que
01:21:20on l'a bien vu
01:21:21dans le livre
01:21:21avec Frédéric Daby
01:21:22on a traité
01:21:23par exemple
01:21:24le sujet
01:21:24de l'industrie
01:21:25et la majorité
01:21:26des industries
01:21:27sont aujourd'hui
01:21:27dans des villes
01:21:28implantées dans des villes
01:21:29de moins de 20 000 habitants
01:21:30ça veut dire que
01:21:31quand vous avez une industrie
01:21:31qui s'en va
01:21:32c'est une faillite territoriale
01:21:34et moi je suis très inquiet
01:21:35parce qu'on a encore appris
01:21:36ce matin
01:21:38que Michelin
01:21:38faisait un plan social
01:21:41pour se séparer
01:21:42de 1500 personnes
01:21:43alors Michelin
01:21:43c'est pas nouveau
01:21:44ça date
01:21:45il a commencé en France
01:21:46à licencier
01:21:48des salariés
01:21:48à partir de 2017
01:21:50moi ce qui m'a marqué
01:21:51c'est en 2000
01:21:51je crois que c'est en 2024
01:21:53il y a 1250 emplois
01:21:55qui ont été supprimés
01:21:56sur les villes
01:21:56de Cholet
01:21:57et de Vannes
01:21:57ce sont des villes moyennes
01:21:58et souvent
01:21:59l'industrie est implantée
01:22:00dans les villes moyennes
01:22:01et c'est un désastre
01:22:02parce que quand vous avez
01:22:0350-55 ans
01:22:04et que vous êtes licencié
01:22:05que vous avez travaillé
01:22:0620 ans ou 30 ans
01:22:07de votre vie
01:22:07chez Michelin
01:22:08ou dans une autre entreprise
01:22:09je pourrais parler de Seb
01:22:10je pourrais parler de SOMFI
01:22:13en ce moment
01:22:13c'est une tragédie
01:22:14c'est à dire que
01:22:15vous ne retrouvez pas d'emploi
01:22:17c'est ça la réalité
01:22:17pourquoi ils licencient ?
01:22:18parce qu'il n'y a pas d'activité
01:22:19ils licencient parce que
01:22:21beaucoup délocalisent
01:22:22parce que ça coûte
01:22:23l'essence de recherche
01:22:24coûte moins cher
01:22:26c'est le coût du travail
01:22:27c'est le coût du travail
01:22:28c'est peut-être
01:22:29que la politique anti-véhicule
01:22:32a aussi commencé
01:22:32à avoir des conséquences
01:22:33on le voit
01:22:34chez nos constructeurs
01:22:35en France
01:22:36évidemment
01:22:37donc on voit
01:22:38une situation économique
01:22:38qui se dégrade
01:22:39moi c'est ce qui m'inquiète
01:22:40vraiment
01:22:40on parlait beaucoup
01:22:40de la présidentielle
01:22:41mais la présidentielle
01:22:42va être vraiment impactée
01:22:43par le contexte international
01:22:45qui va impact
01:22:46le contexte économique
01:22:48vous voyez
01:22:48la croissance
01:22:49elle va être divisée par deux
01:22:50l'inflation
01:22:51est en train de remonter
01:22:52on ne multiplie pas par trois
01:22:54donc ça va être
01:22:55un sujet important
01:22:56de cette élection présidentielle
01:22:57et moi ce qui m'inquiète
01:22:59c'est ces signaux faibles
01:23:00négatifs
01:23:00de ces entreprises
01:23:01comme SOMFI
01:23:02comme SEM
01:23:03comme Renault
01:23:05comme Michelin
01:23:06qui licencient
01:23:07ça veut dire que
01:23:08le pays
01:23:09alors on nous dit
01:23:10notre pays reste attractif
01:23:12pour l'investissement étranger
01:23:13mais quel type
01:23:13d'investissement étranger
01:23:14et à quel rythme
01:23:16et à quel moment
01:23:17la réalité aujourd'hui
01:23:18c'est que vous avez des salariés
01:23:19et moi
01:23:20l'exemple de SOMFI
01:23:21est très intéressant
01:23:22parce qu'en fait
01:23:23il licencie
01:23:25des cols blancs
01:23:26c'est la première fois
01:23:27entre guillemets
01:23:28vous avez un PSE
01:23:29qui concerne
01:23:30des cols blancs
01:23:31une partie
01:23:32de la comptabilité
01:23:33ou du service juridique
01:23:34de SOMFI
01:23:34qui était
01:23:36dans ce département
01:23:37de Savoie
01:23:38je pense
01:23:38de Savoie
01:23:39excusez-moi
01:23:39va être délocalisé
01:23:42au Portugal
01:23:42donc c'est un vrai sujet
01:23:44quand on parle
01:23:45de concurrence fiscale
01:23:47la première
01:23:47des concurrences fiscales
01:23:49elle est au sein
01:23:50des pays
01:23:51de l'Union Européenne
01:23:52ça c'est un vrai sujet
01:23:53il est sur le marché
01:23:54intérieur européen
01:23:55donc vous êtes en train
01:23:56de dire que
01:23:56c'est pas des entreprises
01:23:57qui vont pas bien
01:23:58mais c'est des entreprises
01:23:59qui veulent
01:24:01augmenter
01:24:01et optimiser
01:24:02leurs bénéfices
01:24:03mais ce sont des entreprises
01:24:04qui vont bien
01:24:05et c'est parce que
01:24:06le coût de l'emploi
01:24:08au Portugal
01:24:09ou ailleurs
01:24:09permet de
01:24:10c'est ça
01:24:11ce sont des entreprises
01:24:12de l'entreprise
01:24:13de SOMFI
01:24:13en Haute-Savoie
01:24:14où les 350 salariés
01:24:16en effet
01:24:16sont victimes
01:24:17du
01:24:17j'interprète comme ça
01:24:19une optimisation
01:24:21de leurs bénéfices
01:24:22et après ça sera dire
01:24:24non mais
01:24:25par rapport à ce que dit Gilles
01:24:26ce qui est important
01:24:27c'est de dire
01:24:27que ce sont des entreprises
01:24:28qui sont soumises
01:24:30à une concurrence internationale
01:24:31très forte
01:24:32notamment européenne
01:24:33et qui anticipent
01:24:34finalement
01:24:35en allant délocaliser
01:24:36parce qu'ils considèrent
01:24:37que le coût du travail
01:24:38et le coût de production
01:24:39en France
01:24:41je rejoins ce que dit Brice
01:24:42c'est à dire que je pense
01:24:43que ça va avoir un impact
01:24:43très fort sur l'élection
01:24:45présidentielle
01:24:45parce que vous regardez
01:24:46vous avez parlé de l'inflation
01:24:47il y a le taux de faillite
01:24:48des entreprises
01:24:49il y a 70 000 entreprises
01:24:51en faillite
01:24:54depuis un an
01:24:54ce qui est considérable
01:24:55alors on nous dit
01:24:56oui mais on a créé
01:24:56beaucoup d'entreprises
01:24:57on en parlait tout à l'heure
01:24:58mais c'est pas vrai
01:24:58on a créé
01:25:00des petites entreprises
01:25:01des micro-entreprises
01:25:01sont des auto-entrepreneurs
01:25:03donc ça n'a pas du tout
01:25:04le même poids économique
01:25:05évidemment
01:25:06ensuite vous avez un retour
01:25:07un regain du chômage
01:25:08à plus de 8%
01:25:10et puis en plus là-dessus
01:25:11vous rajoutez
01:25:12une situation budgétaire
01:25:13que l'on connaît
01:25:14qui est particulièrement tendue
01:25:15c'est le moins qu'on puisse dire
01:25:16si vous voulez
01:25:17on a là des ingrédients
01:25:19qui vont inévitablement
01:25:21mécaniquement peser
01:25:22sur l'orientation du vote
01:25:24à la présidentielle
01:25:25en 2027
01:25:27en fait le seul sujet
01:25:29où Macron pouvait encore
01:25:30si vous voulez
01:25:31exciper
01:25:32un minimum de réussite
01:25:34je pense à la question du chômage
01:25:35et à la question économique
01:25:37pour aller très vite
01:25:38avec notamment l'attractivité
01:25:39est en train
01:25:40en fin
01:25:40toute fin
01:25:41toute fin
01:25:41toute fin
01:25:42de son deuxième quinquennat
01:25:43se retourner
01:25:45contre son bilan
01:25:48un auditeur
01:25:49qui connaît bien
01:25:50la Thaïlande
01:25:50me dit
01:25:50la Thaïlande
01:25:51veut renforcer
01:25:51sa présence économique
01:25:52en France
01:25:53notamment
01:25:54accélérer
01:25:54les accords
01:25:55de libre-échange
01:25:56par exemple
01:25:56sur la climatisation
01:25:59sujet dont on parlait
01:26:00un petit peu avant
01:26:01c'est des accords
01:26:02avec la Thaïlande
01:26:03pour produire
01:26:04des climatiseurs
01:26:05donc ça va pas
01:26:06ça va pas ranger
01:26:07j'ose un petit mot
01:26:08Lucas
01:26:08votre coup de gueule
01:26:10que je partage
01:26:11c'est sûr
01:26:12oui
01:26:13alors on n'est pas
01:26:14dans l'industrie
01:26:14mais on est tout de même
01:26:15sur des entreprises
01:26:17en mauvaise santé
01:26:18c'est Furey du Nord
01:26:20qui a annoncé
01:26:21son placement
01:26:22en redressement judiciaire
01:26:23quelques semaines seulement
01:26:25après le groupe
01:26:25Jiber
01:26:26donc on parle
01:26:26de grandes enseignes
01:26:28de livres
01:26:29ça traduit évidemment
01:26:30une première chose
01:26:31qui est la chute drastique
01:26:33du marché du livre neuf
01:26:34en France
01:26:35qui s'explique
01:26:37par divers facteurs
01:26:38que sont
01:26:39les grandes plateformes
01:26:40Amazon et compagnie
01:26:41des plateformes spécialisées
01:26:42comme Momox
01:26:43que d'aucuns peuvent connaître
01:26:44mais également
01:26:45une crise du pouvoir d'achat
01:26:47parce qu'en réalité
01:26:48des livres neufs
01:26:49aujourd'hui
01:26:49ça coûte cher
01:26:50on peut hésiter
01:26:52à s'en procurer
01:26:53quand on a du mal
01:26:54à boucler les fins de mois
01:26:55et évidemment
01:26:56et là
01:26:57je ne voudrais pas
01:26:58donner
01:26:59tendre bâton
01:27:00à mes contradicteurs
01:27:01pour faire un lien
01:27:02avec le jeu vidéo
01:27:03à l'école
01:27:04dont on parlait tout à l'heure
01:27:05mais il y a une baisse
01:27:06de la lecture
01:27:07et notamment
01:27:07chez les plus jeunes
01:27:08qui évidemment
01:27:09a un impact considérable
01:27:11sur ce type d'enseignes
01:27:13et donc voilà
01:27:13c'est tout de même
01:27:15des enseignes
01:27:15très importantes
01:27:16qu'on a
01:27:17à Furey du Nord
01:27:18à Lille
01:27:19dans des villes
01:27:20qui sont historiques
01:27:22et ça fait
01:27:23ça fait quand même
01:27:24c'est très triste
01:27:25de les voir
01:27:26potentiellement disparaître
01:27:27et puis surtout
01:27:27comme dans le cas
01:27:28de l'industrie
01:27:29il y a des centaines
01:27:29d'emplois en jeu
01:27:30des familles
01:27:31qui peuvent évidemment
01:27:32en pâtir
01:27:32absolument
01:27:33merci pour ce
01:27:34pour ce coup de gueule
01:27:36important
01:27:36merci à vous
01:27:38merci à tous les quatre
01:27:39et Perico
01:27:39ne peut que partager
01:27:40bonjour Valérie
01:27:41peut-être que je suis assis là
01:27:42j'avais l'impression
01:27:43que vous m'avez intégré
01:27:43à votre équipe
01:27:44absolument
01:27:48en général
01:27:48vous savez
01:27:49le taux de livre
01:27:49correspond au niveau
01:27:50de la classe politique
01:27:51vous vous suivez
01:27:51c'est les mêmes baromètres
01:27:56le papadik
01:27:56le papadik
01:27:57c'est une chanson
01:27:58d'Annie Mitchell
01:27:59le papadik
01:28:00il fallait se protéger
01:28:01des méfaits
01:28:02d'intelligence artificielle
01:28:03nous aurons l'avis
01:28:04de l'excellent père
01:28:05Laurent Stala-Bourdillon
01:28:07excellent
01:28:08qui est l'attaché
01:28:08de presse du diocèse
01:28:09si je puis dire
01:28:10on va discuter avec lui
01:28:12en 2025
01:28:1340 953
01:28:14disparition d'enfants
01:28:15plus 6%
01:28:17c'est souvent des fugues
01:28:18on va voir
01:28:18surveiller nos gosses
01:28:19comment on peut faire
01:28:20pour eux
01:28:21et puis que dirait
01:28:22le général de Gaulle
01:28:22s'il revenait
01:28:23voir la France
01:28:25dans cet état
01:28:25avec tout ce qui se passe
01:28:26est-ce qu'on a la défense
01:28:27que nous méritons
01:28:28a-t-on le courage politique
01:28:29de prendre les mesures
01:28:30et j'en discuterai
01:28:31avec le général
01:28:32Christophe Gomart
01:28:32qui est député
01:28:34LR
01:28:34député européen LR
01:28:35et puis Christophe Boutin
01:28:36qui est un politologue
01:28:38voilà
01:28:38de bon niveau
01:28:39c'est la bénédiction
01:28:41de l'ami Bénédetti
01:28:42donc ça veut dire que ça va être magnifique
01:28:44dans la nouvelle revue politique
01:28:45donc il doit être excellent
01:28:46merci
01:28:46merci
01:28:47merci
01:28:49absolument
01:28:49absolument
01:28:5110h30
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