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  • il y a 3 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à tous, voilà pour ces longs discours préliminaires autour de Donald Trump ce soir à la Maison Blanche,
00:00:07le président américain qui réunit son équipe, beaucoup de choses dans ce que dit Donald Trump,
00:00:11et d'ailleurs pas toujours en lien avec le conflit au Moyen-Orient.
00:00:15Si vous nous rejoignez à 18h45 sur BFM TV, d'abord soyez les bienvenus,
00:00:19et ensuite on va tout de suite aller retrouver Antoine Hollard qui suit lui aussi cette réunion à la Maison
00:00:24Blanche.
00:00:24Antoine, je disais qu'il y a beaucoup de choses dans ce que dit Donald Trump,
00:00:27beaucoup de choses qui n'ont absolument aucun rapport avec la guerre en Iran.
00:00:31Il a parlé tout à l'heure du prix des médicaments.
00:00:33Qu'est-ce que vous, Antoine, vous arrivez à comprendre de ce que dit ce soir le président américain ?
00:00:41Écoutez, il faut bien voir une chose, c'est que ces conseils des ministres sous Donald Trump,
00:00:45ça n'est pas du tout le lieu où l'on prend les grandes décisions.
00:00:47En fait, c'est un grand spectacle, une grande opération de communication.
00:00:50Vous l'avez vu, les caméras sont présentes du début à la fin.
00:00:52Elle filme l'intégralité de la réunion qui est retransmise d'ailleurs en direct parfois sur certaines chaînes info.
00:00:58Et donc c'est l'occasion pour Donald Trump de faire passer des messages et surtout de vanter son action.
00:01:03C'est donc ce qu'il a fait tout à l'heure en vantant son action sur le pouvoir d
00:01:07'achat,
00:01:07en disant que grâce à lui le prix des médicaments a baissé.
00:01:10L'occasion de vanter son action un petit peu en Iran, il en a parlé un petit peu mais pas
00:01:13tant que ça,
00:01:14pour expliquer qu'il n'était pas satisfait pour le moment du résultat des négociations.
00:01:18Son ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio, en a un peu remis une couche en disant que la diplomatie reste
00:01:23l'option privilégiée par le président américain pour régler le conflit,
00:01:26mais qu'il y a d'autres options à disposition, sous-entendu donc une possible reprise des hostilités.
00:01:32Rubio reconnaît néanmoins qu'il y a eu des progrès qui ont été accomplis.
00:01:35Il dit qu'il faudra voir si ces progrès se confirment dans les prochaines heures ou les prochains jours.
00:01:39Mais globalement, on sent que le ton est un petit peu moins optimiste que le week-end dernier,
00:01:43lorsque l'administration Trump expliquait que l'accord était à portée de main.
00:01:47Et puis, ce qui a été frappant aussi pendant ce tour de table, qui n'est pas encore terminé,
00:01:52c'est que Donald Trump a fait un très très long monologue sur les travaux qu'il a lancés autour
00:01:57du Lincoln Memorial.
00:01:58C'est un monument ici au centre de Washington.
00:02:01Il y a un bassin devant que Trump est en train de rénover à grands frais.
00:02:03Et il a parlé pendant de très très longues minutes en détail sur l'avancée de ses travaux.
00:02:09On sent que c'est un sujet qui le passionne vraiment, peut-être plus même, que la guerre en Iran.
00:02:15Globalement, le message aussi, en tout cas sur la guerre en Iran, que l'administration veut faire passer,
00:02:18c'est que Donald Trump n'acceptera pas un accord au rabais.
00:02:21Et ça, c'est un message important pour l'administration au moment où il y a des doutes qui s
00:02:25'expriment aux États-Unis,
00:02:26notamment dans le corps républicain, sur le fait que Trump pourrait lâcher trop de l'Est
00:02:29et accepter un mauvais accord pour sortir au plus vite du bourbier iranien.
00:02:34Merci Antoine. On vous laisse sous votre parapluie continuer à surveiller ce qui se passe à l'intérieur de la
00:02:38Maison-Blanche.
00:02:38Et vous nous rappelez évidemment s'il y a des choses intéressantes à nous dire.
00:02:42On va en parler ce soir avec Gilles Kepel. Bonsoir.
00:02:44Bonsoir.
00:02:44Professeur émérite des universités, spécialiste du Moyen-Orient, Louis Gauthier.
00:02:48Bonsoir.
00:02:48Ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité Nationale.
00:02:53Et avec Ulysse Gosset, bien sûr, à mes côtés.
00:02:56Bonsoir.
00:02:56Alors Ulysse, pour ceux qui n'ont pas suivi ces 20-30 minutes de discours de Pitexed,
00:03:01de Marco Rubio, de Donald Trump, avant donc cette réunion qualifiée comme une réunion de crise à la Maison-Blanche,
00:03:07on a donc parlé de la rénovation de la Maison-Blanche, du prix des médicaments, de Cuba, de plein de
00:03:11choses.
00:03:12Le mot Iran, d'ailleurs Donald Trump a confondu Iran et Venezuela à un moment.
00:03:17On a presque l'impression, Gilles Kepel, si on arrivait aujourd'hui que les États-Unis ne sont plus en
00:03:23guerre.
00:03:23Oui, c'est tout à fait curieux. Il est dans une espèce à la fois d'hystérisation et de déni,
00:03:30comme si ce qui se passait en Iran faisait partie de la fantasmatique qui est la sienne.
00:03:37Or, la situation en Iran n'est pas tout à fait celle-là,
00:03:42puisque, d'une certaine manière, les États-Unis, aujourd'hui, ont perdu l'initiative.
00:03:49Ce sont les Iraniens qui sont en train de faire monter les enchères
00:03:55et qui, en particulier, se trouvent dans une situation où, par exemple,
00:04:02ils négocient avec le Qatar d'obtenir 12 milliards d'avance sur des dommages de guerre.
00:04:10Les Qataris se font déclarer prêts à payer pour éviter des conflits avec l'Iran à l'avenir.
00:04:18On est dans quelque chose qui ne correspond pas du tout aux plans,
00:04:23qui étaient les plans de la Maison-Blanche.
00:04:26Et on a ce discours qui donne le sentiment un peu de tournée en piste.
00:04:31D'un jour sans fin.
00:04:32Oui, et qui est quand même assez décousu.
00:04:35On a un peu du mal à comprendre de quoi il s'agit, même habitué à Trump.
00:04:41Ce qui, quand même, pose des problèmes aujourd'hui sur ce qu'est la puissance américaine,
00:04:48sur sa capacité à défendre ses alliés et à terroriser ses ennemis.
00:04:55Dans un contexte, on a quand même l'impression que, jour après jour,
00:04:59les enjeux de politique intérieure américaine prennent le dessus.
00:05:05Cela étant, ces effets d'annonce perpétuellement contradictoires
00:05:09se traduisent par un effondrement de plus en plus grand dans les sondages,
00:05:14même si c'est un peu dissimulé aujourd'hui par le fait qu'aux primaires
00:05:20qui vont désigner les candidats républicains au Sénat ou à la Chambre des représentants,
00:05:27il y a un effet de solidarité qui fait que ce sont quand même les candidats trumpistes
00:05:32dans la ligne qui l'emportent plutôt sur ceux qui étaient dissidents.
00:05:38Mais après, il est possible...
00:05:39Il reste populaire, Donald Trump, au moins dans son électorat, dans son...
00:05:43Plus ou moins, mais il est possible que tous les républicains qui n'ont pas voté
00:05:47pour les gens qui suivent ces directions un peu erratiques
00:05:53se détournent et votent pour son adversaire.
00:05:55Je reprends deux des déclarations du jour.
00:05:57Il y a quelques minutes, vous les avez peut-être suivies en direct sur BFM TV.
00:05:59PITIC 7, le ministre de la Guerre,
00:06:01les États-Unis sont prêts à finir le travail en Iran.
00:06:04Marco Rubio, la diplomatie reste privilégiée.
00:06:08Louis Gauthier, qu'est-ce qu'on fait de tout ça ?
00:06:09Est-ce que ça veut dire que Donald Trump, finalement, et son équipe
00:06:13multiplient les discussions, les phrases qui vont dans les deux sens,
00:06:17la guerre ou la paix, et que l'objectif, c'est juste de sortir de cette guerre
00:06:21sur la pointe des pieds le plus discrètement possible,
00:06:23sans que ça se voie presque ?
00:06:24En tout cas, cette séance donne l'impression que l'administration Trump,
00:06:29à commencer par lui-même, noie le poisson.
00:06:31Ils sont dans une double nasse, la nasse du golfe Persique et du détroit d'Ormuse,
00:06:36et maintenant, ce qui vient d'être dit à l'instant, dans une nasse diplomatique,
00:06:40au fond, les Iraniens, on est habitués à leur stratégie,
00:06:44à leur calcul diplomatique, ont ajouté tellement de choses à la négociation,
00:06:51tellement de présupposés, tellement de préalables,
00:06:54ont eux-mêmes déployé une activité diplomatique contre,
00:06:58que c'est aujourd'hui difficile, en tout cas pour cette administration,
00:07:02de se sortir de ces deux nasse, la nasse militaire,
00:07:06peut-être que c'est la raison, sans doute, de mettre en avant
00:07:09les résultats qui ont été obtenus sur le terrain,
00:07:11mais ces résultats, ils ont été obtenus il y a très longtemps,
00:07:14et aujourd'hui, de toutes les façons, la voie militaire
00:07:17ne ferait qu'enfoncer les États-Unis dans une guerre
00:07:21qui ne parvient pas à ses effets.
00:07:23Et la voie diplomatique, c'est normal qu'elle soit en partie masquée,
00:07:27donc Roubio est quand même dans une difficulté,
00:07:31ça ne veut pas dire que la voie diplomatique ne va pas l'emporter,
00:07:34ça veut dire en revanche qu'il y a des prises de gages de part et d'autre
00:07:38dans cette négociation qui sont apparues récemment.
00:07:40Les avoirs iraniens, du côté iranien,
00:07:46la problématique de la liberté sur le Détroit,
00:07:49voire de sa co-gestion par Omane,
00:07:51et du côté américain, quelque chose qui est invraisemblable,
00:07:54c'est ce qu'il demande à ses partenaires et alliés
00:07:57d'adhérer aux accords d'Abraham,
00:08:00ce qui est évidemment impossible.
00:08:01Donc tout ça vient en surplomb, masque une négociation
00:08:06qui, à mon avis, quand même, avance sur le fond,
00:08:09mais bute sans doute sur la question du nucléaire,
00:08:13c'est-à-dire que je n'imagine pas que les Américains
00:08:16puissent signer quelque chose aujourd'hui,
00:08:17y compris pour renvoyer cette discussion de fond à un peu plus tard,
00:08:20sans avoir d'abord un engagement des Iraniens sur cette question.
00:08:24– Oui, mais pendant qu'on surveille la Maison-Blanche,
00:08:27du côté d'Hormuz, absolument rien n'est réglé,
00:08:31les bateaux passent au rythme d'une petite vingtaine chaque jour.
00:08:34– Oui, il y a eu de bons pétroliers qui sont passés aujourd'hui.
00:08:36– Voilà, l'Iran dit aujourd'hui,
00:08:37nous contrôlons et nous contrôlerons dans le futur ce Détroit d'Hormuz.
00:08:42Gilles Keppel, est-ce qu'il est possible que,
00:08:45ad vitam aeternam, ce Détroit,
00:08:47désormais soit iranien et juste iranien ?
00:08:49– C'est quand même très peu probable,
00:08:51parce que c'est un enjeu mondial,
00:08:53c'est aujourd'hui ce que les Iraniens font monter dans la négociation,
00:08:57puisque pour lâcher Hormuz, ça va coûter de plus en plus cher,
00:09:00et ça coûte déjà au Qatar apparemment 12 milliards de dollars
00:09:05pour faire passer les méthaniers dans le Détroit librement.
00:09:09– Donc il va falloir mettre ça tout en haut de la pile dans l'accord quand même ?
00:09:12– Oui, ils ont à mon avis trois clés qu'ils ont rajoutées à cette négociation,
00:09:16en prenant la négociation au col,
00:09:20il y a cette question du Détroit et d'une régulation qui,
00:09:23vous avez raison, serait impossible au regard du droit international,
00:09:26inacceptable pour les Américains,
00:09:28il y a les avoirs, et il y a même aujourd'hui ce qu'ils ont ajouté,
00:09:31les bases, la demande à les bases américaines.
00:09:34– C'est-à-dire les bases américaines ?
00:09:36– Voilà, tout ça, ce sont des éléments qui sont rajoutés.
00:09:38– Mais là, c'est une capitulation américaine.
00:09:39– Non mais les Iraniens sont habiles, ils ont rajouté des préconditions
00:09:44pour pouvoir les lâcher le moment opportun en échange de ce qui est pour eux très important,
00:09:50la levée des sanctions, sans doute immédiatement les avoir,
00:09:53et ensuite de différer la question de l'Ukraine à une négociation plus tardive.
00:09:56Mais pour rentrer dans cette négociation plus tardive,
00:09:59pour les Américains, on ne peut pas lâcher un minimum d'accords sur cette question.
00:10:03– Mais alors sur quoi il va lâcher ?
00:10:04Sur quoi il peut lâcher Donald Trump avec des échéances sur la scène nationale ?
00:10:10On parle du début juillet, la fête nationale, les 250 ans de l'indépendance,
00:10:14les prix du baril, la coupe du monde de foot…
00:10:16– La coupe du monde, oui c'est ça, il s'est mis dans une situation épouvantable.
00:10:22Ce qui est probablement, qui explique ce discours à forme un peu délirante,
00:10:25qui part dans tous les sens, comme si c'était une multiplication
00:10:29de satisfait sites ponctuels, dont la somme ferait une grande victoire.
00:10:36Mais au bout d'un moment, ça ne marche plus.
00:10:40L'histoire des avoirs est très importante parce que, en réalité…
00:10:45– Je peux vous interrompre pour l'instant ?
00:10:46C'est une formule qu'on utilise beaucoup, y compris sur ce plateau,
00:10:49les avoirs iraniens bloqués à l'étranger, de quoi on parle ?
00:10:51– Oui, alors il y a 25 milliards d'avoirs iraniens
00:10:55qui ont été bloqués dans le cadre de sanctions multiples.
00:10:58Les Iraniens exigent que ça leur soit rétrocédé.
00:11:03Et c'est les Américains qui les gardent quelque part.
00:11:06Ils ne veulent pas… Trump ne veut pas les rendre.
00:11:09Et le Qatar, aujourd'hui, c'est pas encore fait, mais laisse entendre
00:11:15qu'ils peuvent mettre au pot…
00:11:17Le Qatar a un trésor gigantesque accumulé par la rente gazière,
00:11:23qu'ils peuvent mettre au pot 12 milliards de dollars pour donner aux Iraniens
00:11:30l'opportunité de ne pas perdre la face et d'ouvrir le…
00:11:35– 12 milliards qui ne sont pas des avoirs gelés, c'est un cadeau du Qatar.
00:11:38– Oui, enfin… – Un beau cadeau, un 12 milliards.
00:11:40– Oui, mais un cadeau.
00:11:41– Qui serait peut-être la contrepartie d'avoir qui ont été bloqués
00:11:45dans le cadre d'une négociation précédente sur des indemnisations de libération d'otages.
00:11:50Donc ce qui aurait été bloqué au Qatar parce que les Américains,
00:11:54au dernier moment, ont refusé que cet argent soit versé.
00:11:56Alors ce serait peut-être de l'argent qataris,
00:11:58mais qui serait quelque part une contrepartie de ces sommes.
00:12:00Mais ce qui est important, c'est que si l'Iran obtient 6, 12, 20 milliards,
00:12:07c'est que c'est l'asphyxie de sa société et de son économie.
00:12:10Enfin, ils ont une bouffée d'air.
00:12:12Donc ça a un impact immédiat pour…
00:12:14– Ça, c'est un autre enjeu, c'est-à-dire sous les…
00:12:17Aujourd'hui, on a l'impression que Trump est parti en vrille,
00:12:21si on me passe à l'expression,
00:12:22et que l'Iran est en train d'accumuler des succès,
00:12:25en gros, de joueurs d'échecs face à l'agent immobilier.
00:12:27Je n'ai rien contre les agents immobiliers.
00:12:30– Comme on se fâchait avec tous les agents immobiliers qui nous regardent.
00:12:33– Oui, oui, ça va, je n'ai pas d'appartement à vendre.
00:12:35– Et les joueurs d'échecs.
00:12:35– Et les joueurs d'échecs, heureusement.
00:12:37Mais l'enjeu, c'est que la société iranienne,
00:12:43elle tient pour l'instant parce qu'il y a cette espèce de tension militaire gigantesque.
00:12:48– Je vous interromps, priorité au direct, Donald Trump à la maison.
00:12:51– Non, le détroit sera ouvert à tous.
00:12:55Qui le contrôlerait ?
00:12:56Ce sont les eaux internationales.
00:12:57Personne ne le contrôlera.
00:12:59Nous le surveillerons, mais personne ne le contrôlera.
00:13:02Cela fait partie des négociations.
00:13:04Ils aimeraient pouvoir le contrôler,
00:13:05mais personne ne pourra prendre le contrôle de ce détroit,
00:13:08des eaux internationales.
00:13:09Et Oman se comportera comme tous les autres pays.
00:13:13Ils le comprennent.
00:13:19Quelle est la pression économique nécessaire pour ouvrir le détroit ?
00:13:23Les Etats-Unis ont tellement de pétrole que l'on exporte du pétrole maintenant.
00:13:28On a beaucoup de chance.
00:13:31Nous avons la chance d'avoir le meilleur territoire du monde de ce point de vue-là.
00:13:38Et maintenant, avec le Venezuela, nous avons 64% de la réserve de pétrole du monde.
00:13:43Et on s'entend très bien avec le Venezuela.
00:13:46Cela se passe très bien.
00:13:47Les grandes entreprises s'installent.
00:13:49Et ça va être formidable.
00:13:52Ils ont également beaucoup de chance sur ce sujet-là.
00:13:56Nous avons des ressources en énergie extraordinaires.
00:14:01Mais c'est un problème mondial,
00:14:03parce que beaucoup de pays dans le monde n'ont pas cela.
00:14:08Vous avez vu certaines images satellites
00:14:10de centaines de navires qui font la queue, finalement.
00:14:14Je dis que c'est la plus grande autoroute du monde.
00:14:18Et ils passent et vont jusqu'au Texas, en Louisiane, en Alaska,
00:14:22pour remplir leurs navires.
00:14:25Ce sont de très grands bateaux,
00:14:29des gros tankers.
00:14:32Et maintenant, ils peuvent contenir 4 millions de barils.
00:14:40Et maintenant, ils se remplissent.
00:14:45Et puis, ils peuvent aller dans le monde entier.
00:14:50Et il y a des centaines de bateaux dans le détroit
00:14:53qui sont bloqués également.
00:14:55Mais les Américains ont vu les prix augmenter.
00:14:59Ça a un peu baissé, mais ça a vraiment baissé.
00:15:03Ça va revenir au niveau où c'était avant.
00:15:05J'étais dans Iowa.
00:15:06Nous avons vu des stations, et nous avons vu les prix.
00:15:14C'était 1,85, 1,87.
00:15:16Ça a baissé dans certains endroits.
00:15:18On ne peut pas aider la Californie,
00:15:20puisqu'il y a beaucoup trop d'impôts là-dessus.
00:15:24Donc on essaie de les aider, mais ils continuent à augmenter les impôts.
00:15:26Mais on a pu faire baisser le prix du pétrole.
00:15:30Et je pense qu'on reviendra au niveau rapidement après la fin de cette opération.
00:15:38De toute façon, comme Marco l'a dit,
00:15:43on ne peut pas les laisser avoir une arme nucléaire.
00:15:45Ils l'utiliseraient immédiatement.
00:15:47Ils ne réfléchiraient pas à deux fois, ils l'utiliseraient immédiatement.
00:15:51Je le sais.
00:15:54Vous avez dit que vous n'étiez pas pressé de faire un accord,
00:15:57mais vu le prix du pétrole dans le pays,
00:16:01ça devient compliqué pour le peuple américain.
00:16:03Est-ce qu'il y a une urgence ?
00:16:04Je pense que l'urgence, la priorité,
00:16:07c'est de faire en sorte que l'Iran n'ait pas d'armes nucléaires.
00:16:13Mais en même temps, nous avons beaucoup de pétrole,
00:16:16beaucoup de gaz, de charbon.
00:16:18Nous avons beaucoup de ressources énergétiques.
00:16:19Nous avons beaucoup de chance d'avoir toutes ces ressources-là.
00:16:22Les prix vont rebaisser rapidement.
00:16:26Je pense que, Todd, on verra des prix même plus bas
00:16:30qu'au début de toute cette opération.
00:16:31Je sais qu'il y a eu une augmentation.
00:16:33Nous avons le choix.
00:16:34On ne peut rien faire.
00:16:36Et dans deux ans ou deux mois, l'Iran aurait pu...
00:16:40Si on n'avait pas attaqué avec nos bombards des B2,
00:16:44l'Iran aurait l'arme nucléaire.
00:16:46Ils étaient prêts.
00:16:46Et s'ils avaient l'arme nucléaire,
00:16:49ils l'auraient utilisée.
00:16:52Ils l'auraient utilisée si je n'avais pas non plus mis un terme
00:16:55à l'accord qui avait été conclu par Obama.
00:16:58Et ça, c'est ce que j'ai fait pendant mon premier mandat.
00:17:00Et si je n'avais pas mis un terme à cet accord,
00:17:01ils auraient déjà l'arme nucléaire aussi.
00:17:04Et s'ils l'avaient, je vous garantis qu'ils l'auraient utilisée.
00:17:07Ils auraient envoyé une bombe en Israël,
00:17:11dans tout le Moyen-Orient,
00:17:11et on ne pouvait pas permettre que cela ait lieu.
00:17:16Que pensez-vous de la Russie et la Chine ?
00:17:21La Russie et la Chine sont parables de leur stock d'uranium.
00:17:23Pas de problème pour moi.
00:17:26Une extinction sur les sanctions,
00:17:29un relâchement des sanctions pour leur permettre de vendre leur pétrole,
00:17:32il n'est pas question de cela.
00:17:37Nous contrôlons les flux d'argent
00:17:39qu'ils prétendent maîtriser eux-mêmes.
00:17:43Nous leur rendrons leur fond
00:17:44lorsqu'ils se comporteront de manière appropriée.
00:17:47Mais pour l'instant, nous ne le faisons pas.
00:17:50Et l'un ne dépend pas de l'autre.
00:17:52Les deux éléments sont séparés.
00:17:57Sur la troisième tentative d'assassinat contre vous
00:18:00au dîner des correspondants,
00:18:02qu'est-ce qui vous permet de garder courage
00:18:08pour faire votre travail ?
00:18:10Eh bien, j'ai vite d'y penser,
00:18:11parce que si j'y pensais,
00:18:13je crois que je ne serais pas un très bon président.
00:18:17Je crois que je serais dans un bunker
00:18:19et je dirais, foutez-moi la paix,
00:18:21laissez-moi tranquille.
00:18:24Ça fait partie de la vie, c'est triste,
00:18:27c'est un métier dangereux.
00:18:31on dit
00:18:35que nous sommes l'une des administrations
00:18:39les plus disruptives.
00:18:43Et si vous êtes moins radical,
00:18:47si vous prenez moins de mesures,
00:18:49peut-être que vous attirez moins l'attention,
00:18:51mais c'est ce que nous faisons.
00:18:52C'est triste, c'est dommage,
00:18:54ça fait partie de la vie.
00:18:55Tous les gens qui sont en responsabilité,
00:18:57pas seulement dans ce pays d'ailleurs,
00:18:58toutes les personnes qui sont en responsabilité
00:19:00sont menacées.
00:19:01Lorsque vous prenez des mesures,
00:19:03lorsque vous êtes disruptif,
00:19:04votre vie est menacée,
00:19:05et je le sais très bien.
00:19:09comment caractériser l'état des négociations
00:19:11avec l'Iran ?
00:19:14Je crois que nous faisons du très bon travail,
00:19:17ils nous font les concessions
00:19:18qu'il faut qu'ils fassent,
00:19:21et s'ils ne les font pas,
00:19:22et bien,
00:19:23s'ils ne le font pas,
00:19:24et bien l'homme qui est à ma gauche
00:19:25va les achever.
00:19:27sur le calendrier ?
00:19:29Il n'y a pas de calendrier précis.
00:19:30À chaque fois que j'ai fait état d'un calendrier,
00:19:34il y a eu des perturbations.
00:19:35Ça fait plusieurs mois qu'on est dessus.
00:19:41La guerre d'Afghanistan a duré plusieurs années,
00:19:44la guerre de Corée a duré trois ans,
00:19:46la guerre d'Ukraine a duré plusieurs années.
00:19:50Vous avez des gens comme vous
00:19:51qui nous disent
00:19:52qu'est-ce qui prend si longtemps ?
00:19:54Vous savez, il y a deux grandes guerres,
00:19:56Venezuela, l'Iran,
00:19:58nous n'avons perdu que 13 hommes et femmes.
00:20:02Des patriotes américains,
00:20:04c'est terrible, mais 13,
00:20:05c'est très faible,
00:20:06en particulier si vous comparez
00:20:08avec les pertes du Vietnam
00:20:10et des autres guerres,
00:20:11c'était des dizaines de milliers
00:20:13de soldats américains
00:20:15qui sont tombés au champ d'honneur.
00:20:19Donc nous faisons très attention,
00:20:21nous voulons peu de pertes,
00:20:22peu de blessés,
00:20:24nous faisons attention
00:20:25au sang de nos soldats.
00:20:26La guerre est dangereuse,
00:20:27mais nous n'avons perdu
00:20:29que 13 hommes et femmes.
00:20:31Et quand vous regardez
00:20:32de ça, encore une fois,
00:20:37des dizaines de milliers
00:20:38de soldats
00:20:39qui sont tombés en Irak
00:20:40et dans les différentes guerres
00:20:42auxquelles les États-Unis
00:20:43ont participé,
00:20:43je crois que nous avons fait
00:20:44du très bon travail.
00:20:45Cela étant, 13,
00:20:46c'est déjà 13 de trop.
00:20:48Un soldat américain
00:20:49qui tombe,
00:20:49c'est déjà un de trop.
00:20:54Regardez l'opération Venezuela,
00:20:55nous avons repris le pays
00:20:56en une seule journée
00:20:57et nous avons décidé
00:21:04de faire confiance
00:21:06aux Pakistanais,
00:21:07à leur Premier ministre.
00:21:09Nous avons décidé
00:21:10d'interrompre la guerre
00:21:12pendant quelque temps,
00:21:13le temps de pouvoir négocier.
00:21:19Nous pourrions mettre fin
00:21:20à cette affaire très rapidement.
00:21:23Si nous obtenons
00:21:24tout ce que nous voulons,
00:21:29nous en terminerons là.
00:21:31Et si nous n'obtenons pas
00:21:32ce que nous voulons,
00:21:33nous reprendrons les opérations.
00:21:38Selon vous,
00:21:39sur les coûts-bénéfices
00:21:42de cette opération ?
00:21:46C'est assez incroyable.
00:21:48Regardez les Etats-Unis.
00:21:49C'est un peu comme au foot,
00:21:51si vous voulez.
00:21:52C'est un peu compliqué.
00:21:56On parle de foot,
00:21:56de football européen
00:21:57ou américain.
00:21:59Je crois que personne
00:21:59n'avait pensé
00:22:06voir cette opération
00:22:07autour de la Coupe du Monde
00:22:08se dérouler de cette manière,
00:22:09la Coupe du Monde de football.
00:22:11Une question pour vous
00:22:15et pour le vice-président Vance.
00:22:18Votre message
00:22:20aux autorités de New Jersey
00:22:22qui s'opposent
00:22:22aux opérations
00:22:23de la police de l'immigration,
00:22:25ICE.
00:22:26ICE, vous voulez dire ?
00:22:29Moi, j'aimerais bien
00:22:29changer leur nom,
00:22:30rajouter un N
00:22:31pour que ICE
00:22:32devienne ICE.
00:22:33vous savez que c'est
00:22:34des manifestations
00:22:35qui sont payées.
00:22:36Regardez leurs pancartes
00:22:38qui sont imprimées
00:22:41à la chaîne
00:22:41et qui leur sont distribuées.
00:22:43Ce n'est pas authentique.
00:22:44Ce sont des fausses manifestations.
00:22:46Ce sont des acteurs
00:22:47qui sont rémunérés.
00:22:48Tom Homan,
00:22:49Mark Wales.
00:22:52Est-ce que vous voulez répondre
00:22:53ou pas ?
00:22:54Oui, dans un instant.
00:22:56Nous avons
00:22:57les installations
00:22:58de détention
00:22:58des installations
00:23:02de détention
00:23:03qui sont à un très bon niveau,
00:23:04qui sont de très bonne qualité.
00:23:05Mais de qui parlons-nous ?
00:23:06Nous parlons de meurtriers.
00:23:09et malgré ce fait,
00:23:11nous prenons soin
00:23:13de la façon
00:23:14dont nous les détenons.
00:23:17Lorsque
00:23:19les démocrates
00:23:20étaient au pouvoir,
00:23:22les centres de détention
00:23:23hébergeaient
00:23:24des trafiquants,
00:23:28des délinquants
00:23:29et ainsi de suite.
00:23:34Et à l'époque,
00:23:35il n'y avait pas
00:23:35de manifestations.
00:23:36Aujourd'hui,
00:23:36il y a des manifestations
00:23:38contre cette administration,
00:23:40des grèves
00:23:41de la faim.
00:23:46Nous leur donnons,
00:23:47nous donnons aux détenus
00:23:48les calories
00:23:48dont ils ont besoin
00:23:49et ils ne sont pas au restaurant.
00:23:51Voilà,
00:23:51donc Donald Trump
00:23:52qui fait le point
00:23:53à sa façon
00:23:54ce soir sur...
00:23:55Oui, à sa façon.
00:23:57Ça vous fait sourire
00:23:57et j'ai le capelle,
00:23:58mais c'est vrai que c'est un peu,
00:23:59comment dire,
00:23:59un peu brouillon.
00:24:00Oui, on a un peu
00:24:01l'impression
00:24:01d'un sitcom,
00:24:02enfin,
00:24:03qu'elle absurde.
00:24:04C'est tout à fait stupéfiant.
00:24:06Enfin,
00:24:06je n'ai pas souvenir
00:24:06d'avoir
00:24:07dans les décennies précédentes
00:24:09vu un spectacle
00:24:10aussi baroque,
00:24:12voire burlesque,
00:24:13une conférence de presse
00:24:15à la Maison Lange.
00:24:15Est-ce que ça veut dire
00:24:16qu'il faut...
00:24:17On a souvent dit
00:24:18ces derniers jours,
00:24:18il faut arrêter de lire
00:24:19les messages sur les réseaux sociaux,
00:24:20ils n'ont aucun sens,
00:24:21mais qu'il faut aussi arrêter
00:24:22de l'écouter
00:24:23pour voir uniquement
00:24:24ce qu'il fait désormais
00:24:25ou ce qu'il ne fait pas d'ailleurs.
00:24:26Oui,
00:24:26parce que tout ça
00:24:27n'a aucun sens
00:24:28par rapport
00:24:29à la réalité
00:24:30de ce qui est en train
00:24:31de se passer
00:24:32par mon boucle.
00:24:33Enfin,
00:24:34c'est tout à fait stupéfiant.
00:24:36Sauf qu'il y a eu aujourd'hui
00:24:37quand même quelque chose
00:24:38qui s'est passé
00:24:39et qui est quand même
00:24:39très important,
00:24:40c'est que les Iraniens
00:24:40ont fait filtrer
00:24:42le soi-disant accord
00:24:43qui avait été conclu
00:24:44avec l'Américain.
00:24:45Et ça a été démenti
00:24:47immédiatement
00:24:47par la Maison Blanche
00:24:48qui a parlé
00:24:48de pure invention,
00:24:49mais qu'est-ce qu'ont dit
00:24:50les Iraniens ?
00:24:50Le détroit d'Hormuz
00:24:52est réouvert
00:24:52et en échange
00:24:54l'armada américaine
00:24:55se replie.
00:24:56Ça a fait
00:24:57la une des médias
00:24:58du monde entier.
00:24:59L'agence Reuters
00:25:00a publié ce plan iranien
00:25:02entre guillemets
00:25:03et il a fallu
00:25:03plusieurs heures
00:25:04et notamment
00:25:05une intervention
00:25:05de la Maison Blanche
00:25:06pour dire
00:25:06tout cela est faux
00:25:07et n'a aucun sens.
00:25:09Donc même si
00:25:09on est dans une sorte...
00:25:10Et c'est vraiment faux ou pas ?
00:25:12Oui,
00:25:12puisque c'est en cela
00:25:14que la conférence de presse
00:25:16improvisée
00:25:16ou le spectacle
00:25:17comme le dit
00:25:18Gilles Kepel
00:25:19de Donald Trump
00:25:19il est important
00:25:20parce que qu'est-ce qu'il nous dit ?
00:25:21Il nous dit deux choses.
00:25:23Un, je ne suis pas satisfait
00:25:25des négociations.
00:25:26Elle continue.
00:25:27Ça c'est son ministre
00:25:27d'Afrique étrangère
00:25:28Marco Rubio qui le dit.
00:25:29C'est-à-dire
00:25:29on continue à négocier
00:25:30et on privilégie
00:25:31la diplomatie
00:25:32mais nous ne sommes pas
00:25:33encore satisfaits.
00:25:34C'est-à-dire qu'on n'est pas
00:25:35arrivé à obtenir
00:25:36ce qu'on voulait vraiment.
00:25:37Premièrement.
00:25:38Et deuxièmement,
00:25:38il vient de dire
00:25:38quelque chose de très important.
00:25:39Il dit
00:25:39je n'ai pas de calendrier.
00:25:41C'est-à-dire que
00:25:42la guerre peut encore durer
00:25:44ou le cesser le feu
00:25:49qui me semble très importante.
00:25:50Il dit
00:25:50et ça c'est une mise en garde
00:25:52à l'Iran
00:25:52personne ne contrôlera
00:25:54le détroit d'Hormuz.
00:25:55Donc si vous voulez
00:25:55dans l'hystérie ambiante
00:25:57c'est quand même
00:25:58une déclaration très importante.
00:25:59Ça veut dire que l'Iran
00:26:00ne pourra pas imposer
00:26:02un droit de péage
00:26:03aux pétroliers
00:26:03aux navires commerciaux
00:26:04qui veulent emprunter ce détroit
00:26:05comme ils le faisaient
00:26:06avant la guerre.
00:26:07Donc il y a quand même
00:26:07des marqueurs si vous voulez
00:26:09et puis il y a toujours
00:26:10cette menace.
00:26:11C'est-à-dire
00:26:11il y a Pitexed
00:26:12le ministre de la guerre
00:26:13qui dit
00:26:14très clairement
00:26:15on va avoir
00:26:16l'année prochaine
00:26:17d'un budget de 1500 milliards
00:26:18de dollars
00:26:18c'est-à-dire
00:26:19on passe de 900 à 1500
00:26:21et on va fabriquer
00:26:22des millions de drones
00:26:23pour les utiliser
00:26:26éventuellement.
00:26:27Donc il y a quand même
00:26:27toujours cette Amérique
00:26:28de Donald Trump
00:26:30qui est assez imprévisible
00:26:32mais qui est quand même
00:26:33sur la défensive
00:26:34avec l'obligation
00:26:36pour la Maison-Blanche
00:26:37de démentir
00:26:38des informations
00:26:39qui sont iraniennes.
00:26:39Qui est réfutée
00:26:40un peu plus tôt
00:26:40dans la journée.
00:26:41Et d'une certaine manière
00:26:42on voit combien
00:26:42l'Iran
00:26:43l'Iran aujourd'hui
00:26:45a la maîtrise
00:26:47du timing.
00:26:47Oui, la défensive
00:26:48est là si j'ose dire
00:26:50déclarative
00:26:50en permanence.
00:26:51Ce qui fait que
00:26:52tous ces messages
00:26:55cette confusion
00:26:56des messages
00:26:57ne fait plus sens.
00:26:58Et ça c'est un
00:26:59véritable problème.
00:27:03C'est une pensée
00:27:04effectivement confuse
00:27:05on a l'impression
00:27:05qu'il perd le fil
00:27:06en permanence
00:27:07de sa réflexion.
00:27:08Il loupe d'ailleurs
00:27:09une étape
00:27:10c'est que quand même
00:27:11l'opération militaire
00:27:12au départ
00:27:13elle a réussi
00:27:13elle a bien neutralisé
00:27:15détruit
00:27:15des infrastructures
00:27:16militaires iraniennes.
00:27:17Ensuite
00:27:18il reconstitue
00:27:18l'histoire
00:27:19comme toujours
00:27:19sur le nucléaire iranien
00:27:22et c'est sa dénonciation
00:27:23de l'accord
00:27:24qui a permis
00:27:25justement aux Iraniens
00:27:26de faire des progrès
00:27:26plus importants.
00:27:28Et enfin
00:27:28on se retrouve
00:27:29vous avez raison
00:27:30sur une question
00:27:31qui ne se posait pas
00:27:32avant la guerre
00:27:33et qui aurait pu être réglée
00:27:34si tout de suite
00:27:35on était passé
00:27:35à une solution
00:27:37de négociation diplomatique
00:27:39sérieuse
00:27:39après les frappes
00:27:40c'est Hormuz.
00:27:41Et là
00:27:42qu'est-ce qu'il affirme
00:27:43et là
00:27:43je pense qu'on est tous
00:27:44d'accord
00:27:45c'est qu'il n'est pas question
00:27:47de céder
00:27:47à cette diversion
00:27:49ou à cette argumentation
00:27:50qu'a créée l'Iran
00:27:51sur le contrôle
00:27:52d'Hormuz
00:27:53ça c'est clair
00:27:55et donc après
00:27:55qu'est-ce qui vient après ?
00:27:57La levée des sanctions
00:27:58dans l'accord
00:27:58et ce qui vient immédiatement après
00:28:00c'est qu'est-ce qu'on fait
00:28:01du stock nucléaire ?
00:28:02Et ce qui n'est pas encore
00:28:04le réglage...
00:28:05Et là il y a encore
00:28:05quelque chose d'important
00:28:05Trump
00:28:06un journaliste lui dit
00:28:06est-ce qu'on peut confier
00:28:08l'uranium
00:28:08qui a été enrichi
00:28:09à la Russie ou à la Chine ?
00:28:11Et il dit
00:28:11pas de problème pour moi
00:28:12ça veut dire que
00:28:13dans la négociation
00:28:13il y a une hypothèse
00:28:14qui ferait que cet uranium
00:28:16c'est 441 kg
00:28:17serait exporté
00:28:18vers un autre pays
00:28:20pour y être dilué
00:28:22donc ça
00:28:22il est prêt à tout
00:28:23pour s'il y a d'accord en fait
00:28:23y compris confier
00:28:25à Vladimir Poutine
00:28:26l'uranium enrichi
00:28:27des Iraniens ?
00:28:27Ça semble effectivement
00:28:30complètement bizarre
00:28:32et d'autant plus
00:28:33qu'aujourd'hui
00:28:35on voit bien
00:28:35qu'il y a une autre négociation
00:28:38qui se déroule
00:28:39la question
00:28:40dont on abordait
00:28:42avant de regarder ce show
00:28:44c'était celle
00:28:45de l'argent
00:28:46que le Qatar
00:28:49les 12 milliards
00:28:50que l'Atar
00:28:51seraient prêts
00:28:51à donner à l'Iran
00:28:52pourquoi ?
00:28:53parce que
00:28:54c'est ça
00:28:54qui devrait permettre
00:28:56au pouvoir iranien
00:28:58d'avoir de quoi respirer
00:29:00pour s'assurer
00:29:02que sa population
00:29:03ne va pas bouger
00:29:04on s'est posé
00:29:05beaucoup la question
00:29:07sur la réouverture
00:29:08d'internet en Iran
00:29:09j'allais vous la poser
00:29:10c'était trois mois
00:29:12qu'il n'y avait plus
00:29:12d'internet
00:29:12on a expliqué
00:29:13que c'était pour
00:29:14baïonner le peuple
00:29:15comment vous l'expliquez vous
00:29:16aujourd'hui ?
00:29:16c'est pas seulement
00:29:17pour communiquer
00:29:18c'est aussi
00:29:18pour faire du business
00:29:19parce que l'Iran
00:29:20a une économie
00:29:22qui est complètement
00:29:23numérisée
00:29:23et ça a posé
00:29:25énormément de problèmes
00:29:26ça a servi
00:29:27à empêcher
00:29:28la communication
00:29:29entre les opposants
00:29:30mais
00:29:31c'est aussi
00:29:31les transferts de fonds
00:29:32même à l'intérieur
00:29:33en Iran
00:29:34vous achetez tout
00:29:35avec votre carte de crédit
00:29:37il n'y a quasiment plus
00:29:37de cash qui circule
00:29:38donc l'économie
00:29:40est à zéro
00:29:40il y a une paupérisation
00:29:42massive
00:29:43qui s'est étendue
00:29:44dans la société
00:29:45pour l'instant
00:29:46les Iraniens
00:29:48ont acheté
00:29:48comme le régime algérien
00:29:50aux Chinois
00:29:51toutes sortes de choses
00:29:52qui permettent
00:29:53des caméras fixées
00:29:54au carrefour
00:29:56par infrarouge
00:29:57qui permettent
00:29:57d'arrêter les gens
00:29:58de faire un système
00:30:00totalement totalitaire
00:30:01or là
00:30:02il va bien falloir
00:30:04si la tension
00:30:05si on commence
00:30:05à sortir
00:30:06d'une période
00:30:06de tension
00:30:07il va falloir
00:30:08trouver les moyens
00:30:09que la société iranienne
00:30:12continue à obéir
00:30:12pour l'instant
00:30:13les gens sont terrorisés
00:30:14il y a des pendus
00:30:16aux grues
00:30:17des condamnations
00:30:18à mort
00:30:18quasiment tous les jours
00:30:21officiellement
00:30:21et donc tout ça
00:30:22ça indique bien
00:30:24que l'Iran
00:30:25se projette
00:30:26essaye de se projeter
00:30:28dans un après
00:30:28puisque pour l'instant
00:30:30pour eux
00:30:30ça ne se passe
00:30:31plutôt pas mal
00:30:32comme l'a dit Louis Gauthier
00:30:35le Hormuz
00:30:36a été sorti
00:30:37pour une revendication
00:30:39de manière
00:30:40à lâcher Hormuz
00:30:41en échange de plus
00:30:42si vous voulez
00:30:42mais toute la difficulté
00:30:44ça va être ça
00:30:44et on est un peu
00:30:46en décalage
00:30:47si on veut analyser
00:30:48la situation réelle
00:30:49et si on doit
00:30:50en même temps
00:30:51décrypter
00:30:52ce tissu
00:30:53de choses bizarres
00:30:54qui semble
00:30:56être complètement dégousu
00:30:57passer d'un sujet
00:30:58à l'autre
00:30:58ça montre quand même
00:31:00que vous n'oubliez pas
00:31:01les objectifs
00:31:02de toute cette opération
00:31:03qui était la chute
00:31:04du régime iranien
00:31:05celui-là on l'a oublié
00:31:05en cours d'eau
00:31:06ça montre non seulement
00:31:07qu'on l'a oublié
00:31:07mais que les Iraniens
00:31:09le gouvernement
00:31:09a tellement pris confiance
00:31:11en ce régime
00:31:12la possibilité
00:31:13que comme négociateurs
00:31:14ils ont été légitimés
00:31:15qu'ils en passent
00:31:16aux questions
00:31:16des avoirs
00:31:18et à la réouverture
00:31:19d'internet
00:31:20qui montre bien
00:31:21qu'ils sont passés
00:31:23eux dans une autre étape
00:31:24la survie est assurée
00:31:25elle n'est pas contestée
00:31:27par les Américains
00:31:28on est dans un cycle
00:31:29de négociations
00:31:30où tous ces interlocuteurs
00:31:31ont été finalement reconnus
00:31:33et la suite
00:31:34c'est effectivement
00:31:36les étapes
00:31:36de la négociation diplomatique
00:31:38il y a la question
00:31:40évidemment
00:31:40que vous avez évoqué
00:31:42des stocks nucléaires
00:31:45mais il faut bien comprendre
00:31:46que la négociation
00:31:47sur le nucléaire
00:31:48elle ne peut pas
00:31:48s'arrêter là
00:31:49qu'un contrôle international
00:31:50sur la dilution
00:31:53ou le contrôle
00:31:53de ces stocks
00:31:55ou qu'ils soient remis
00:31:57à une puissance tierce
00:31:58ne changera pas
00:31:59la question fondamentale
00:32:01de l'ouverture
00:32:02de l'Iran
00:32:03de ces centres de recherche
00:32:04et de la réintervention
00:32:06de l'AIEA
00:32:07pour contrôler
00:32:08ce programme
00:32:09et très clairement
00:32:09Elisabeth
00:32:10on a le sentiment
00:32:10on en parlait
00:32:11avant que vous nous rejoigniez
00:32:12il y a quelques instants
00:32:13que Donald Trump
00:32:13est un peu déjà
00:32:14dans l'après
00:32:14que les Iraniens
00:32:16sont aussi un peu déjà
00:32:17dans l'après
00:32:19les pendaisons
00:32:21reprennent
00:32:21la vie économique
00:32:22reprend
00:32:23on rouvre
00:32:24internet
00:32:25les deux pays
00:32:26sont après
00:32:26mais c'est le bazar
00:32:28à Hormuz
00:32:29et l'accord
00:32:29n'est pas signé
00:32:30et on en est sans doute loin
00:32:31et il n'y a pas de calendrier
00:32:32dit Donald Trump
00:32:32ce soir
00:32:33on est dans une forme de flou
00:32:34mais en même temps
00:32:35je pense que la détermination
00:32:35est très forte
00:32:36des deux côtés
00:32:37et les deux côtés
00:32:38les deux intervenants
00:32:39le régime iranien
00:32:40et Donald Trump
00:32:41ont des comptes à rendre
00:32:43sous des formes très diverses
00:32:44à leur clientèle respective
00:32:45qui sont les Iraniens
00:32:47d'un côté
00:32:47et les Américains
00:32:48de l'autre
00:32:48vous l'avez entendu
00:32:49Donald Trump aussi disait
00:32:50qu'il n'avait rien à faire
00:32:51des midterms
00:32:52il en a tout à fait à faire
00:32:54et il communique
00:32:55justement en raison
00:32:56des midterms
00:32:56cette affaire doit être pliée
00:32:58rangée
00:32:58quant aux Iraniens
00:32:59il y a eu un nouveau régime
00:33:01il est en place
00:33:02il est plus dur qu'avant
00:33:03et il va pouvoir s'en orgueillir
00:33:04de quelques victoires
00:33:06vis-à-vis des Américains
00:33:07il doit maintenant passer
00:33:08sur le front intérieur
00:33:09lâcher du lest
00:33:10avec l'internet
00:33:11et relancer l'économie
00:33:13donner une vision
00:33:14pour le futur
00:33:15aux Iraniens
00:33:16qui eux
00:33:16vivent encore une fois
00:33:17une répression très intense
00:33:19en tout cas
00:33:20tenter de le faire
00:33:20parce que c'est
00:33:21rien n'est garanti
00:33:22le régime
00:33:24qui a marqué des points
00:33:26dans la gestion
00:33:27de la guerre
00:33:28avec l'arme des pauvres
00:33:29les drones
00:33:30etc
00:33:30aujourd'hui
00:33:31va devoir faire face
00:33:32à sa population
00:33:33et là c'est une autre
00:33:34paire dommages
00:33:35merci beaucoup à tous les quatre
00:33:36merci également
00:33:37Antoine Delar
00:33:38qui continue de suivre
00:33:40ces discours de Donald Trump
00:33:42à la Maison Blanche
00:33:43et qui nous appellera évidemment
00:33:44s'il y a quelque chose
00:33:45à en dire
00:33:46ce soir
00:33:46on va revenir en France
00:33:47on va parler maintenant
00:33:48de cette canicule
00:33:49qui s'éternise
00:33:50c'est déjà le quatrième jour
00:33:52qui prend de l'ampleur
00:33:5413 départements
00:33:55classés en vigilance orange
00:33:56aujourd'hui
00:33:57il y en aura
00:33:57d'autres demain
00:33:59c'est notamment le cas
00:34:00d'une partie
00:34:00de la région parisienne
00:34:01il a fait
00:34:02c'est simple
00:34:03plus de 30 degrés
00:34:04vous le voyez quasiment partout
00:34:05aujourd'hui en France
00:34:0636 à Bordeaux
00:34:0733 à Paris
00:34:0731 à 3
00:34:08et 31 et demi
00:34:10c'est très précis
00:34:11du côté de Clermont-Ferrand
00:34:14on va en parler
00:34:14avec Anthony Ferry
00:34:15journaliste météo à BFM
00:34:17avec Margot de Frouville
00:34:18la chef du service santé
00:34:19bonsoir
00:34:20avec Ludovic Pinguano
00:34:21consultant gestion de crise à BFM
00:34:23et fondateur du cabinet Astrique
00:34:24et avec Alain Mazot
00:34:25bonsoir
00:34:26qui est climatologue
00:34:27au laboratoire des sciences du climat
00:34:28et de l'environnement
00:34:29d'abord direction
00:34:30les rues de la capitale
00:34:31les ors de la Gorce
00:34:32c'est vous qui allez être
00:34:32en quelque sorte
00:34:33notre fil rouge
00:34:34ce soir
00:34:35avec les parisiens
00:34:36je sais que Paris bascule
00:34:37dans l'orange
00:34:38demain en vigilance orange
00:34:40vous êtes avec des parisiens
00:34:41qui cherchent
00:34:43un peu de fraîcheur
00:34:44enfin ils sont comme tout le monde
00:34:45mais avec ceux
00:34:46des transports en commun
00:34:46ce soir
00:34:49tout à fait
00:34:50on sort du tramway
00:34:52et ce qu'on peut vous confirmer
00:34:53c'est que c'est très pénible
00:34:54en ce moment
00:34:54de prendre les transports
00:34:55en commun à Paris
00:34:56avec cette chaleur
00:34:57nous avons pris
00:34:58deux rames de tramway
00:34:59qui étaient censés
00:35:00être ventilés
00:35:01et dans les faits
00:35:02dans l'une d'entre elles
00:35:02il faisait extrêmement chaud
00:35:03on n'a pas senti du tout
00:35:05de ventilation
00:35:05les gens autour de nous
00:35:06nous disaient
00:35:07qu'ils avaient l'impression
00:35:08d'être dans un four
00:35:09on en a discuté
00:35:10avec Pierre
00:35:11qui prend les transports
00:35:12tous les jours
00:35:1240 minutes pour aller au travail
00:35:14et pour revenir
00:35:14et à chaque fois qu'il en sort
00:35:16il est en âge
00:35:16ça devient pénible pour lui
00:35:18et insupportable
00:35:18ces transports en commun
00:35:20il fait chaud dans les transports
00:35:23c'est pas réfrigéré
00:35:24on n'a pas de climatisation
00:35:25donc c'est compliqué
00:35:26on est transpirant
00:35:27les gens c'est compliqué aussi
00:35:28pour eux
00:35:29pour les personnes âgées
00:35:30ou les enfants
00:35:31c'est compliqué également
00:35:32la seule chose qu'on peut faire
00:35:33c'est ouvrir les fenêtres
00:35:34ou les portes
00:35:35quand elles ne s'ouvrent pas
00:35:35automatiquement
00:35:36pour essayer d'avoir un peu d'air
00:35:37et c'est un peu tout ce qu'on peut faire
00:35:39après les mouchoirs
00:35:40pour s'essuyer
00:35:42et la RATP dit travailler justement
00:35:44sur ces équipements
00:35:45ce matériel
00:35:46et ces rames de trameaux
00:35:47et ces bus
00:35:47pour vous donner une idée
00:35:48justement pour augmenter
00:35:50la climatisation
00:35:50et la ventilation à l'intérieur
00:35:52pour vous donner une idée
00:35:53un exemple
00:35:54en 2020
00:35:555% des bus
00:35:56étaient équipés
00:35:57de climatisation
00:35:57l'objectif pour 2026
00:35:59c'est 75% d'entre eux
00:36:01à Paris-Isor de la Gorce
00:36:02avec Benjamin Danan
00:36:04dans le 14e arrondissement
00:36:05de la capitale
00:36:05on part du côté de Rennes
00:36:07où nous attend
00:36:08Pauline Sarafi
00:36:09qui est avec Thomas Erigo
00:36:10vous êtes avec un médecin
00:36:12des SOS médecins
00:36:13est-ce qu'il a plus d'appels
00:36:15que d'habitude
00:36:16et pour quel type de consultation ?
00:36:19Eh bien écoutez
00:36:20ce qu'on peut vous dire d'abord
00:36:21c'est que les interventions
00:36:23se sont enchaînées
00:36:24tout au long de la journée
00:36:25puisqu'il a fait très chaud à Rennes
00:36:2734 degrés à l'ombre
00:36:28jusqu'à 45 degrés
00:36:30en plein soleil
00:36:31et les Rennes
00:36:32eh bien ils ne sont pas habitués
00:36:33à de fortes chaleurs
00:36:34aussitôt dans l'année
00:36:36et pour en parler justement
00:36:37on est avec le docteur Sbailly
00:36:39dites-nous docteur
00:36:41est-ce que les appels
00:36:42se sont multipliés
00:36:43à cause de la chaleur ?
00:36:45Alors oui
00:36:45je n'ai pas de chiffre exact
00:36:46pour documenter tout ça
00:36:48mais oui
00:36:48j'ai quand même le sentiment
00:36:49qu'il y a plus d'appels
00:36:50en lien directement
00:36:51avec la canicule
00:36:52C'est quoi les symptômes
00:36:54qui reviennent
00:36:55le plus fréquemment
00:36:55avec la chaleur
00:36:56et est-ce qu'il y en a un
00:36:57vraiment
00:36:58où on doit vraiment
00:36:59s'inquiéter ?
00:37:00Alors le premier symptôme
00:37:01qui revient souvent
00:37:02finalement c'est la fatigue
00:37:03les patients se plaignent
00:37:04surtout de fatigue
00:37:05après il y a d'autres symptômes
00:37:06un peu plus frustres
00:37:07comme des vertiges
00:37:09des maux de tête aussi
00:37:09qui peuvent arriver
00:37:10des nausées
00:37:11et l'étape d'après
00:37:13ça reste
00:37:14la confusion
00:37:15la somnolence
00:37:16qui sont vraiment
00:37:17des signes plutôt de gravité
00:37:18On le répétera
00:37:19jamais assez
00:37:20est-ce qu'on a
00:37:21deux trois conseils
00:37:22à donner à nos téléspectateurs
00:37:24en cas de forte chaleur ?
00:37:26Bien sûr
00:37:26rester au frais
00:37:28à la maison
00:37:28si c'est possible
00:37:29voler fermé
00:37:31surtout au milieu
00:37:31de la journée
00:37:32et bien s'hydrater
00:37:34même quand on n'a pas soif
00:37:35ça c'est important
00:37:37Merci beaucoup
00:37:37donc bien s'hydrater
00:37:38rester chez soi
00:37:39puisque la chaleur ici
00:37:40elle va encore s'étendre
00:37:41au moins jusqu'à demain
00:37:42avec la vigilance orange
00:37:44qui va persister
00:37:45ce jeudi encore
00:37:46avant que les températures
00:37:48commencent à redescendre
00:37:49d'ici vendredi
00:37:51Merci beaucoup Pauline
00:37:52donc du côté de Rennes
00:37:55ce soir
00:37:56Anthony Ferry
00:37:57je le disais
00:37:5713 départements
00:37:58aujourd'hui en orange
00:37:59il y en a des dizaines d'autres
00:38:00qui sont dans la vigilance
00:38:02juste d'en dessous
00:38:03mais qui ont très chaud
00:38:04ce soir aussi
00:38:05il y aura 4 départements
00:38:06de plus
00:38:07qui basculent
00:38:07en vigilance orange
00:38:08demain
00:38:08ce sera le cas
00:38:09de Paris
00:38:10et la Petite Couronne
00:38:10Exactement
00:38:11donc dès demain midi
00:38:13Paris et la Petite Couronne
00:38:14passeront en vigilance orange
00:38:16alors très concrètement
00:38:17ça signifie quoi ?
00:38:18ça signifie qu'à partir
00:38:19de demain
00:38:20et durant les 3 prochains jours
00:38:22on dépassera
00:38:23les seuils de canicule
00:38:24la journée
00:38:25alors à savoir
00:38:2631 degrés
00:38:27la journée
00:38:28mais aussi la nuit
00:38:29Pardon mais c'était pas déjà
00:38:30le cas aujourd'hui
00:38:3031 degrés
00:38:31alors c'était effectivement
00:38:33le cas aujourd'hui
00:38:33mais ce n'était pas le cas
00:38:34durant la nuit
00:38:36puisque durant la nuit
00:38:37on sera à au minimum
00:38:3821 degrés
00:38:39sur les 3 prochains jours
00:38:41Des records battus
00:38:43encore aujourd'hui
00:38:43il a fait plus chaud
00:38:44aujourd'hui
00:38:45sur une partie du pays
00:38:46qu'hier
00:38:47où il y avait déjà eu
00:38:47pas mal de records
00:38:48Très clairement
00:38:49217 records
00:38:50ont été battus aujourd'hui
00:38:51mais s'il faut retenir
00:38:52un seul Marc
00:38:53c'est celui qu'on a battu
00:38:54à Bordeaux
00:38:55puisqu'à Bordeaux
00:38:56il a fait 36 degrés 4
00:38:58le précédent record
00:38:59il datait de 1922
00:39:01c'était il y a 104 ans
00:39:02et donc il n'y a jamais
00:39:04fait aussi chaud à Bordeaux
00:39:05depuis 104 ans
00:39:06on en a eu d'autres évidemment
00:39:06on a battu le record
00:39:08à Narbonne
00:39:08avec 35 degrés
00:39:09à Angers aussi
00:39:1034 degrés 7
00:39:11encore à Orange
00:39:12avec également 35 degrés
00:39:14J'ai une question pour vous
00:39:15il a fait 38 degrés
00:39:16aujourd'hui dans l'Hérault
00:39:18département qui n'est pas
00:39:19classé en alerte Orange
00:39:2038 degrés
00:39:21c'est pas de la canicule
00:39:22il n'y a pas de vigilance
00:39:23alors on va expliquer
00:39:24comment ça fonctionne
00:39:25il n'y a pas que Météo France
00:39:26évidemment
00:39:27qui déclenche
00:39:28une vigilance orange
00:39:29en fait c'est une concertation
00:39:31Météo France
00:39:32va indiquer
00:39:33les seuils de température
00:39:34qu'elle attend
00:39:35enfin les prévisions
00:39:36qu'elle attend de température
00:39:37elle va les communiquer à qui
00:39:38aux ARS
00:39:39aux agences régionales de santé
00:39:40qui sont en lien évidemment
00:39:42avec les préfectures
00:39:43et en réalité
00:39:43ce sont les agences régionales
00:39:45de santé
00:39:45qui vont estimer
00:39:46si ces températures
00:39:48représentent
00:39:49eh bien
00:39:49un danger
00:39:50pour les populations
00:39:51en l'occurrence
00:39:51vous l'avez dit
00:39:52il a fait plus chaud
00:39:53par exemple dans l'Hero
00:39:54qu'aujourd'hui en Bretagne
00:39:56alors que l'Hero
00:39:56n'est pas en vigilance orange
00:39:57et bien pourquoi
00:39:58il n'y a peu de vigilance orange
00:39:59parce que les ARS
00:40:00estiment que les habitants
00:40:01de l'Hero
00:40:03sont préparés
00:40:03à ce type de chaleur
00:40:04à cette période de l'année
00:40:05ce qui n'est évidemment
00:40:06pas le cas
00:40:06pour les habitants de l'Ouest
00:40:0738 dans l'Hero
00:40:08pas de vigilance
00:40:09mais 38 à Brest
00:40:10par exemple
00:40:11on serait en vigilance rouge
00:40:13je salue nos amis
00:40:14bretons évidemment
00:40:14qui nous regardent
00:40:15on voit
00:40:16que la plupart
00:40:17de nos voisins
00:40:18aujourd'hui en Europe
00:40:19sont touchés aussi
00:40:19Royaume-Uni
00:40:20Italie
00:40:2135 parfois
00:40:2240 degrés
00:40:23est-ce qu'on peut dire
00:40:23aujourd'hui
00:40:24que l'Europe
00:40:24est plus touchée
00:40:25par le réchauffement climatique
00:40:27que les autres continents ?
00:40:29Alors globalement
00:40:30oui
00:40:30l'Europe est plus touchée
00:40:32par le réchauffement
00:40:33pour différentes raisons
00:40:34d'abord l'Europe
00:40:34c'est de la terre émergée
00:40:36donc ça a moins d'inertie
00:40:37que l'océan
00:40:38et puis l'Europe
00:40:39finalement
00:40:40il y a une partie de l'Europe
00:40:41qui est relativement proche
00:40:43des pôles
00:40:44et la couverture de neige
00:40:48dure moins longtemps
00:40:49dans les régions septentrionales
00:40:51de l'Europe
00:40:51et la couverture de neige
00:40:53ça envoie l'énergie
00:40:54vers l'extérieur
00:40:55donc de ce fait
00:40:57l'Europe globalement
00:40:58se réchauffe plus vite
00:40:59que la moyenne
00:41:00Quand vous voyez à la Maso
00:41:01la carte des températures
00:41:02qu'on a vu il y a quelques instants
00:41:03avec plus de 30 degrés
00:41:04partout en France
00:41:05à Paranis d'ailleurs
00:41:06où il a fait seulement
00:41:0727 degrés aujourd'hui
00:41:08et au bout de la Bretagne
00:41:09on était sous les 30
00:41:10vous dites quoi ?
00:41:11Vous l'avez bien dit
00:41:13réveillez-vous ?
00:41:15On aurait tendance
00:41:16à dire ça
00:41:16parce qu'on l'a quand même
00:41:18bien dit
00:41:18depuis plus de 30 ans
00:41:20le réchauffement climatique
00:41:21mais les choses
00:41:22s'accentuent
00:41:23et une des choses
00:41:24c'est que la saison d'été
00:41:26en quelque sorte
00:41:27s'étend
00:41:28elle démarre plus tôt
00:41:29elle se finira plus tard
00:41:30et du coup
00:41:31dès le mois de mai
00:41:32on a des événements
00:41:33qui étaient plutôt
00:41:34pour juillet
00:41:35en quelque sorte
00:41:36et donc il y a
00:41:37extension de la saison
00:41:40estivale
00:41:40la saison météo
00:41:42et puis aussi
00:41:43il y a davantage
00:41:45d'événements extrêmes
00:41:46et de plus forte amplitude
00:41:49donc ça
00:41:49ça rentre là-dedans
00:41:50quand même
00:41:50pour le mois de mai
00:41:51c'est quand même
00:41:52extrêmement étonnant
00:41:53Raphaël Grabier
00:41:54on l'a compris
00:41:54en écoutant
00:41:55les français tout à l'heure
00:41:56dans le métro
00:41:57les français au travail
00:41:57la France se divise
00:41:58en deux catégories
00:42:00depuis quelques jours
00:42:01ceux qui ont la clim
00:42:02et ceux qui ne l'ont pas
00:42:03oui alors ceux qui ne l'ont pas
00:42:04sont quand même
00:42:04beaucoup plus nombreux
00:42:05oui c'est les résultats
00:42:06d'un sondage
00:42:07Elap notamment
00:42:08pour BFM TV
00:42:09à peine un quart
00:42:10des français
00:42:11ont une climatisation
00:42:12chez eux
00:42:13alors avec des disparités
00:42:14assez importantes
00:42:15selon différentes études
00:42:17notamment sociales
00:42:18les ménages modestes
00:42:19sont bien moins équipés
00:42:20que les ménages
00:42:21les plus aisés
00:42:21autre chiffre
00:42:22sur le lieu de travail
00:42:23c'est plus équilibré
00:42:24près de la moitié
00:42:25des français
00:42:26ont une climatisation
00:42:27mais là encore
00:42:28les différentes études
00:42:29montrent des fortes disparités
00:42:30par exemple
00:42:31entre les commerces
00:42:32et les bâtiments publics
00:42:33si on résume
00:42:34c'est plutôt bon
00:42:35dans les centres commerciaux
00:42:36et on étouffe
00:42:36plutôt dans nos écoles
00:42:37je vous l'ai rappelé
00:42:38un chiffre
00:42:3940 000
00:42:40c'est le nombre de morts
00:42:41liées à la chaleur
00:42:42depuis 2017
00:42:43selon Santé publique France
00:42:45est-ce qu'il faut
00:42:45climatiser la France ?
00:42:47alors il y a deux questions
00:42:48déjà
00:42:48est-ce que c'est possible
00:42:49techniquement
00:42:50alors a priori
00:42:51oui on a assez
00:42:52d'électricité
00:42:53grâce au nucléaire
00:42:54mais aussi grâce au photovoltaïque
00:42:55c'est l'avantage
00:42:56quand il fait chaud
00:42:57en général
00:42:58il y a plutôt du soleil
00:42:59selon RTE
00:43:00le gestionnaire
00:43:00du réseau d'électricité
00:43:02selon ses projections
00:43:03je les cite
00:43:04il n'y a pas de contrainte
00:43:05d'approvisionnement spécifique
00:43:07aux vagues de chaleur
00:43:08et l'autre question
00:43:08c'est est-ce qu'il faut climatiser ?
00:43:10vous aurez l'occasion
00:43:11de répondre j'imagine
00:43:12mais il y a quand même
00:43:13deux éléments
00:43:14à avoir en tête
00:43:14d'abord l'impact écologique
00:43:16de la climatisation
00:43:18notamment en émissions
00:43:19de CO2
00:43:20même si c'est assez limité
00:43:21par rapport au chauffage
00:43:22et puis les effets collatéraux
00:43:23si on généralise notamment
00:43:25la climatisation en ville
00:43:27on risque d'amplifier
00:43:28la chaleur
00:43:30avec des climatiseurs
00:43:31qui rejettent de l'air chaud
00:43:32dans les rues
00:43:33jusqu'à 2 degrés
00:43:34de plus
00:43:35par exemple à Paris
00:43:36selon une simulation
00:43:38de chercheurs français
00:43:39à la maison
00:43:40vous avez la clim ou pas ?
00:43:41moi je ne l'ai pas
00:43:42ni à la maison
00:43:43ni au travail ?
00:43:43alors au travail on l'a
00:43:44elle n'est pas très forte
00:43:46mais on l'a
00:43:46est-ce que ça fait partie
00:43:47de la solution ?
00:43:48est-ce que c'est la solution ?
00:43:49ça peut faire partie
00:43:50de la solution
00:43:50moi je pense qu'il faut
00:43:51que les écoles
00:43:52les hôpitaux
00:43:53tout ça
00:43:53ça soit climatisé
00:43:55mais effectivement
00:43:56les climatisations individuelles
00:43:58qu'est-ce qu'elles font ?
00:43:58elles prennent la chaleur
00:43:59à l'intérieur de l'appartement
00:44:00et elles le rejettent
00:44:02dans la rue
00:44:03voire chez le voisin
00:44:04donc surtout
00:44:05les climats roulettes
00:44:06si il y a une espèce de tuyau
00:44:07si vous positionnez mal
00:44:08le tuyau
00:44:09en fait l'air chaud
00:44:11revient pratiquement tout de suite
00:44:11est-ce qu'il y a des bonnes clims
00:44:12plus modernes aujourd'hui
00:44:13qui permettent d'éviter ça ou pas ?
00:44:14oui oui
00:44:14et puis il y a aussi
00:44:15des réseaux de froid
00:44:17qui se sont développés
00:44:18bon peut-être pas
00:44:19pour les appartements individuels
00:44:21ou du moins pas beaucoup
00:44:22mais il y a des réseaux de froid
00:44:23y compris à Paris
00:44:24qui permettent de réfrigérer
00:44:25des ensembles de bureaux
00:44:26et ça c'est des choses
00:44:27qui sont bien
00:44:29mais qui sont quand même
00:44:30assez lourdes
00:44:32en quelque sorte
00:44:33à mettre en oeuvre
00:44:34donc la clim
00:44:35pourquoi pas ?
00:44:36non
00:44:37mais il faut vraiment
00:44:39le moins possible
00:44:40et puis je vais aller très vite
00:44:41il vaut mieux aménager
00:44:43et il vaut mieux
00:44:44que les appartements
00:44:45soient équipés
00:44:46et puis aux normes
00:44:47avec des fenêtres
00:44:48des volets
00:44:49voilà
00:44:50etc.
00:44:51Ludovic Pergano
00:44:51clim ou pas clim ?
00:44:52on a tous en mémoire
00:44:53cette canicule de 2003
00:44:55et les préconisations
00:44:57qui ont été données
00:44:58après cette canicule
00:44:59a été de climatiser
00:45:00les hôpitaux
00:45:01souvenez-vous
00:45:01les blocs opératoires
00:45:03etc. étaient climatisés
00:45:04mais beaucoup de chambres
00:45:05et des espaces communs
00:45:05n'étaient pas
00:45:06pareil pour les EHPAD
00:45:07donc ça reste des solutions
00:45:08pour des personnes
00:45:09qui sont particulièrement vulnérables
00:45:10on préconise également
00:45:11aux maires
00:45:12dans les petites communes
00:45:13de recenser
00:45:14les personnes les plus vulnérables
00:45:16et d'aménager un espace
00:45:19alors une salle polyvalente
00:45:20une salle de sport
00:45:21d'aménager un espace
00:45:22avec si possible
00:45:23la climatisation
00:45:23pour pouvoir accueillir
00:45:25ces personnes
00:45:25qui individuellement
00:45:26n'ont pas les moyens
00:45:27et la possibilité
00:45:28de climatiser leur appartement
00:45:29dans un instant
00:45:30on va parler des critiques
00:45:30qui sont faites au gouvernement
00:45:31est-ce qu'il est insuffisamment
00:45:33préparé
00:45:33avec cette réunion
00:45:34qui a lieu demain
00:45:35à Matignon
00:45:36au bout de 4 jours
00:45:37de canicule
00:45:38Marine Tondelier
00:45:39notamment la patronne des Verts
00:45:40a dit c'est pas possible
00:45:41c'est beaucoup trop tard
00:45:42on va d'abord retourner
00:45:43sur le terrain
00:45:43si vous voulez bien
00:45:44du côté de Bordeaux
00:45:45avec Marine Mulset
00:45:46qui est au stade
00:45:47Chaband-Elmas
00:45:47le grand stade
00:45:49de Bordeaux
00:45:50où un entraînement
00:45:51de course à pied
00:45:51a lieu ce soir
00:45:52petit rappel
00:45:53vous nous avez dit tout à l'heure
00:45:54combien à Bordeaux aujourd'hui ?
00:45:5636 degrés
00:45:57et bien écoutez
00:46:01oui et là il fait
00:46:0234 degrés
00:46:03il fait un peu
00:46:04moins chaud
00:46:05mais on s'est quand même
00:46:06mis à l'ombre
00:46:07parce que c'est difficilement
00:46:09supportable
00:46:09vous le voyez derrière moi
00:46:10il y a quand même
00:46:10des vaillants sportifs
00:46:12qui courent
00:46:13alors je me trouve
00:46:14avec leur coach
00:46:15Mickaël Dura
00:46:16alors expliquez-nous
00:46:17comment vous faites
00:46:17pour vous adapter
00:46:18à cette chaleur ?
00:46:19alors la principale adaptation
00:46:21c'est vraiment
00:46:22réduire les allures
00:46:23il faut réduire
00:46:24il faut réduire les allures
00:46:25quand on prévoit
00:46:27de faire du 10 km
00:46:27on passe sur l'allure
00:46:29semi-marathon
00:46:29ou même marathon
00:46:31parce que le plus important
00:46:32c'est le cardio
00:46:33et avec ces chaleurs-là
00:46:34c'est le cardio
00:46:35qui monte beaucoup plus rapidement
00:46:37que d'habitude
00:46:37et il faut s'hydrater
00:46:39très régulièrement
00:46:40vraiment très régulièrement
00:46:41c'est hyper important
00:46:42et d'ailleurs
00:46:43vous leur avez amené
00:46:44un petit peu de quoi
00:46:45se rafraîchir ?
00:46:46absolument
00:46:46je leur atomise
00:46:47un petit peu d'eau
00:46:48si vous voulez
00:46:49je peux vous le faire goûter
00:46:50voilà
00:46:51donc ça
00:46:52à chaque passage
00:46:53je leur mets un petit coup
00:46:54sur le visage
00:46:55et sur le corps
00:46:55et c'est pas grand chose
00:46:57mais franchement
00:46:57ça aide
00:46:58ça aide à se rafraîchir
00:46:59merci beaucoup Mickaël
00:47:01bon entraînement
00:47:02et je vous confirme
00:47:03très important de s'hydrater
00:47:04ça fait du bien
00:47:05par ces fortes chaleurs
00:47:06c'est très important
00:47:07je sens que vous allez mieux
00:47:09Marine
00:47:09depuis 10 secondes
00:47:11avec ce petit coup
00:47:11de vapeau
00:47:13sur le visage
00:47:14c'est raisonnable
00:47:15ça nous fait sourire
00:47:16pas le vapeau
00:47:17de courir
00:47:18quand il fait 36
00:47:18et c'est adapté
00:47:19je pense que depuis
00:47:212003
00:47:22il y a quand même
00:47:22il y a un urgentiste
00:47:23tout à l'heure de l'Ouest
00:47:24qui me disait
00:47:24j'ai l'impression que
00:47:26ce qui est évitable
00:47:27est en grande partie évité
00:47:29il y a encore des malaises
00:47:30sur les lieux de travail
00:47:31il y a encore des malaises
00:47:31dans les lieux d'accueil scolaire
00:47:33mais quand même
00:47:34il y en a moins
00:47:35parce que les messages
00:47:36de prévention passent
00:47:37on y continue peut-être
00:47:37il y a un avant et après
00:47:38canicule 2003
00:47:39clairement
00:47:39après il y a des choses
00:47:40qu'on ne peut pas éviter
00:47:42à savoir
00:47:43tous les patients
00:47:44chroniques ou âgés
00:47:45qui vont décompenser
00:47:47leur maladie
00:47:47les insuffisants rénaux
00:47:48les diabétiques
00:47:49ça ça arrive au bout
00:47:50de plusieurs jours
00:47:51donc il y a quand même
00:47:51une inquiétude à avoir
00:47:52sur la fin de la semaine
00:47:54dans les services d'urgence
00:47:55pour l'instant
00:47:55c'est plus d'appels
00:47:57au SAMU
00:47:57on voit qu'il y a par exemple
00:47:58à Rennes une augmentation
00:48:00d'environ 25% des appels
00:48:01par rapport à une période
00:48:03similaire
00:48:04mais au niveau
00:48:04de la fréquentation
00:48:05aux urgences
00:48:05on est sur 15%
00:48:07de plus
00:48:08donc globalement
00:48:09les messages
00:48:10sont imprimés
00:48:11vigilance en revanche
00:48:12pour les personnes âgées
00:48:13chez qui les effets
00:48:15ça dure dans le temps
00:48:16donc ça peut être
00:48:17ça met quand même
00:48:18les organismes
00:48:18à rude épreuve
00:48:19et puis on le sent même tous
00:48:20avec les nuits
00:48:22hachées
00:48:22ça on le sent bien
00:48:23je vous confirme
00:48:24il y en a une en tout cas
00:48:25qui estime
00:48:25elle est sans doute
00:48:26peut-être pas la seule
00:48:27que les leçons
00:48:28n'ont pas été tirées
00:48:29et que le gouvernement
00:48:30n'en fait pas assez
00:48:30c'est la patronne des verts
00:48:31Marine Tournelie
00:48:33je suis effarée
00:48:34par le degré
00:48:34d'impréparation
00:48:35du gouvernement
00:48:36qui fait quand même
00:48:37jeudi une réunion
00:48:37dont le thème est
00:48:38je cite
00:48:39le point sur la préparation
00:48:41des services de l'état
00:48:42c'est à dire qu'au bout
00:48:42de plusieurs jours
00:48:43de canicule
00:48:44ils font un point
00:48:45pour se préparer
00:48:46aux prochaines
00:48:46mais on a toujours pas
00:48:47compris ce qu'ils faisaient
00:48:48pour la vague de chaleur
00:48:49là maintenant
00:48:50c'est assez coupable
00:48:51et assez irresponsable
00:48:52c'est vrai qu'une réunion
00:48:53de crise qui arrive
00:48:54au bout de 4 jours
00:48:54de crise
00:48:55on se dit
00:48:55elle est peut-être
00:48:55un peu tard
00:48:56est-ce qu'elle a raison
00:48:56Marine Tournelie ?
00:48:57c'est une réunion de crise
00:48:58qui a lieu au niveau
00:48:59gouvernemental
00:48:59pour autant
00:49:00il y a beaucoup
00:49:00beaucoup de mesures
00:49:01qui ont d'ores et déjà
00:49:02été prises à d'autres niveaux
00:49:03notamment au niveau
00:49:04départemental par les préfets
00:49:04y compris au niveau
00:49:06communal par des maires
00:49:07et non
00:49:08je m'inscris en faux
00:49:10clairement dans ce qui est
00:49:10dit par Marine Tournelie
00:49:11dans la mesure où
00:49:13depuis 2003
00:49:13on a énormément progressé
00:49:15on a énormément appris
00:49:16certes en 2003
00:49:17l'état français
00:49:18n'était pas prêt
00:49:18n'était pas préparé
00:49:19à faire face
00:49:20à ce type d'événement
00:49:20depuis le plan
00:49:22national canicule
00:49:23a été rédigé
00:49:24il a évolué
00:49:25il a progressé
00:49:26il a été corrigé
00:49:27et j'étais encore
00:49:28en discussion
00:49:29pas plus tard
00:49:30que cet après-midi
00:49:30avec une personne
00:49:31qui travaille toujours
00:49:32sur ce plan
00:49:32et qui me confirme
00:49:33qu'aujourd'hui
00:49:33on est prêt
00:49:34à faire face
00:49:35à ce type d'événement
00:49:36la vraie difficulté
00:49:37c'est de faire preuve
00:49:39de déni
00:49:39en disant
00:49:40oui il fait chaud
00:49:40mais il ne fait pas si chaud
00:49:41que ça
00:49:42c'est pas grave
00:49:43ça va passer
00:49:44et tout ira bien
00:49:44parce que comme le disait Margot
00:49:46ça s'inscrit dans le temps
00:49:47dans la durée
00:49:48et à partir de là
00:49:49un certain nombre de personnes
00:49:49plus vulnérables que d'autres
00:49:51peuvent être impactées
00:49:52par cette canicule
00:49:52pas forcément par la chaleur
00:49:53mais par les effets indirects
00:49:55notamment par exemple
00:49:56par les effets de pollution
00:49:56Bonsoir Daniel Cohn-Bendit
00:49:58merci d'être avec nous
00:49:59nous sommes mercredi
00:50:00ravis de vous retrouver
00:50:01est-ce qu'elle a raison
00:50:02Marine Tendelier
00:50:03de dire
00:50:04le gouvernement réagit
00:50:05trop et trop peu
00:50:06ou est-ce que vous trouvez
00:50:07que c'est un mauvais procès ?
00:50:09Non c'est un procès
00:50:10complètement ridicule
00:50:11enfin vraiment
00:50:13on dit une canicule
00:50:15extraordinaire
00:50:16vous croyez que
00:50:17si les verts étaient au pouvoir
00:50:18ils auraient fait autrement
00:50:20non
00:50:20je veux dire
00:50:21cette maladie politique
00:50:23quand on est dans l'opposition
00:50:24de toujours dénoncer
00:50:25le gouvernement
00:50:26là-dessus
00:50:27il y a un problème
00:50:28beaucoup plus profond
00:50:29c'est que
00:50:30depuis des années
00:50:32on recule
00:50:33devant les politiques
00:50:34nécessaires
00:50:35contre le réchauffement climatique
00:50:36parce que
00:50:37il y a un climato-scepticisme
00:50:39qui envahit la société
00:50:41à la remorque de Trump
00:50:43à la remorque du Rassemblement National
00:50:45à la remorque de certains partis
00:50:47même du centre
00:50:48et donc
00:50:49on est toujours en retard
00:50:51on est en retard
00:50:52pourquoi ?
00:50:53parce qu'on est incapable
00:50:55d'expliquer
00:50:56à la société
00:50:58qu'il faut changer
00:51:00peut-être de mode de vie
00:51:02il faut évoluer
00:51:03il faut changer
00:51:05de mode de production
00:51:07alors après
00:51:08on dénonce
00:51:09on dit
00:51:09c'est l'écologie positive
00:51:10et on perd du temps
00:51:12on a perdu
00:51:13des tas d'années
00:51:14des dizaines d'années
00:51:15contre le réchauffement politique
00:51:16si on ne prend pas
00:51:18son courage
00:51:19à deux mains
00:51:19on perd encore
00:51:21des années
00:51:21et des années
00:51:22et nous aurons
00:51:23ce qui est extraordinaire
00:51:26aujourd'hui
00:51:26dans dix ans
00:51:27va devenir
00:51:29vraisemblablement
00:51:30le quotidien
00:51:31Alain Mazot
00:51:32on perd du temps
00:51:33dit Daniel Kahneman
00:51:34ah oui
00:51:34moi je souscris
00:51:35entièrement
00:51:36à ce qu'il a dit là-dessus
00:51:37si on ne réduit pas
00:51:39les émissions de gaz
00:51:40à effet de serre
00:51:41si on ne décarbone pas
00:51:42les choses iront
00:51:43s'aggravant
00:51:44rapidement
00:51:45rappelons-nous
00:51:46que l'objectif
00:51:46de 1 degré 5
00:51:47pour la fin du 21ème siècle
00:51:49est quasiment atteint
00:51:50donc les choses
00:51:51s'aggravent
00:51:52et s'aggravent rapidement
00:51:54et effectivement
00:51:55comme ça a été très bien dit
00:51:56par Daniel Kahneman
00:51:57on est tout le temps
00:51:59en retard d'une guerre
00:52:00et c'est vrai
00:52:03qu'en attendant
00:52:04et on a perdu du temps
00:52:05chacun s'adapte
00:52:07on parlait de la climatisation
00:52:08il y a quelques instants
00:52:10on cherche aussi
00:52:12les îlots de fraîcheur
00:52:13on se réfugie également
00:52:14dans les parcs
00:52:15c'est le cas par exemple
00:52:15dans de très nombreuses villes
00:52:17aujourd'hui
00:52:17qui ont décidé
00:52:17de laisser leur parc
00:52:18ouvert ce soir
00:52:20on va retrouver
00:52:21Isar de la Gorce
00:52:22dans les rues
00:52:23de la capitale
00:52:24parce qu'il y a aussi
00:52:25ceux qui ne peuvent pas
00:52:26se protéger
00:52:26tout simplement
00:52:26parce qu'à 19h37
00:52:28ils sont au travail
00:52:29c'est le cas de la personne
00:52:30qui est à vos côtés
00:52:31Isar
00:52:34effectivement
00:52:34on est en cuisine
00:52:35dans un restaurant
00:52:36et du côté de la cuisine
00:52:37il fait extrêmement chaud
00:52:38pourquoi ?
00:52:39parce que vous avez
00:52:39les friteuses
00:52:40qui tournent quasiment
00:52:41en permanence
00:52:42mais également
00:52:42les deux fours
00:52:44et dès qu'on fait une pizza
00:52:45on les ouvre
00:52:46et ces fours sont à
00:52:47400 et 450 degrés
00:52:49donc forcément
00:52:50il fait extrêmement chaud
00:52:51dans cette cuisine
00:52:52combien il fait ?
00:52:53vous avez l'impression
00:52:54qu'il fait combien
00:52:54quand vous travaillez ?
00:52:56à peu près de 40
00:52:57à 45 degrés
00:52:58en cuisine
00:52:58d'accord
00:52:59et vous
00:53:00vous travaillez
00:53:00en France
00:53:01et dans la restauration
00:53:02depuis 2018
00:53:03est-ce qu'en mai
00:53:04vous aviez déjà vu
00:53:05des températures comme ça ?
00:53:06non non
00:53:06jamais vu
00:53:06on a mis
00:53:0733-35
00:53:08jamais vu en France
00:53:09est-ce que c'est compliqué
00:53:10de travailler dans ces conditions ?
00:53:12pour l'instant
00:53:12au mois de mai
00:53:13ça peut être trop compliqué
00:53:14de travailler en cuisine
00:53:15parce que ça fait
00:53:16quand vous faites
00:53:1745 degrés
00:53:18et vous avez
00:53:18200 couverts
00:53:19200 couverts
00:53:20arrivé pour faire
00:53:20vous avez des planchats
00:53:21il fait trop chaleur
00:53:23et ça fait trop compliqué
00:53:24pour travailler
00:53:24merci beaucoup
00:53:26en tout cas
00:53:26on vous laisse terminer
00:53:27votre service
00:53:27qui va durer jusqu'à
00:53:2823h
00:53:29alors on vous souhaite
00:53:30beaucoup de courage
00:53:31pour travailler
00:53:31sous cette chaleur
00:53:33effectivement
00:53:34merci beaucoup
00:53:35Isor
00:53:35on rappelle
00:53:35si vous nous rejoignez
00:53:36à 19h38
00:53:38Anthony
00:53:3817 départements
00:53:39demain
00:53:40qui basculent
00:53:40dans cette vigilance
00:53:41orange
00:53:42ça dure jusqu'à quand
00:53:43cette canicule ?
00:53:44alors ça va durer
00:53:45jusqu'à samedi
00:53:45très concrètement
00:53:46faisons le point
00:53:47donc vous l'avez dit
00:53:47Paris
00:53:48les Hauts-de-Seine
00:53:48la Seine-Saint-Denis
00:53:49et le Val-de-Marne
00:53:50demain midi
00:53:51ils passent en orange
00:53:51jusqu'à samedi
00:53:53à peu près
00:53:53pourquoi ?
00:53:54parce qu'on attend
00:53:55sur ces départements
00:53:56vous le voyez
00:53:56jusqu'à 31 degrés
00:53:58et en fait même plus
00:53:59on dépassera littéralement
00:54:00les 35 voire même 36 degrés
00:54:02il fera pas moins
00:54:03de 20 degrés la nuit
00:54:04sur ces départements
00:54:05quand est-ce que ça va se terminer ?
00:54:07dimanche
00:54:07on perdra une dizaine de degrés
00:54:09à peu près pour tout le monde
00:54:09avec des orages ?
00:54:10avec potentiellement des orages
00:54:11mais plutôt sur les reliefs
00:54:13là où ça va vraiment se finir
00:54:14c'est mardi prochain
00:54:15mardi prochain
00:54:16on reviendra
00:54:17à des normales de saison
00:54:18on sera aux environs
00:54:19de 23 degrés dans le nord
00:54:2126 dans le sud
00:54:21ce sera bien plus respirable
00:54:23il faut tenir jusqu'à mardi
00:54:24merci beaucoup
00:54:25à tous les cinq
00:54:26d'être venus ce soir
00:54:27sur le plateau de 60 minutes
00:54:28c'est une affaire
00:54:28qui a ému
00:54:30bouleversé
00:54:30choqué la France également
00:54:31il y a tout juste deux ans
00:54:32deux agents pénitentiaires
00:54:34étaient tués
00:54:35pendant l'évasion
00:54:35du narcotrafiquant
00:54:36Mohamed Amra
00:54:37un commando
00:54:38avait attaqué
00:54:39on voit ici les images
00:54:40leur fourgon à un péage
00:54:42à l'époque
00:54:42une cagnotte
00:54:43a été lancée sur internet
00:54:44pour aider les familles
00:54:45de ces policiers
00:54:46de ces agents
00:54:47pardon
00:54:47mais on apprend aujourd'hui
00:54:48que ces familles
00:54:48n'ont pas touché
00:54:50un centime
00:54:51sur cette cagnotte
00:54:52bonsoir
00:54:53maître Mathieu Chirez
00:54:53bonsoir
00:54:54merci d'être avec nous
00:54:55sur ce plateau
00:54:56vous êtes l'avocate
00:54:56Sandrine Muello
00:54:58son mari Fabrice
00:54:59a été tué
00:55:00fait partie des deux victimes
00:55:01de ce jour-là
00:55:03il était donc agent pénitentiaire
00:55:04l'homme qui a lancé
00:55:05cette cagnotte
00:55:06n'avait aucun rapport
00:55:07avec elle
00:55:07il est responsable politique
00:55:09il s'appelle Jean Messia
00:55:10et on va en parler
00:55:11dans quelques instants
00:55:11c'est un élu
00:55:13proche de Reconquête
00:55:14combien y avait-il
00:55:15sur cette cagnotte ?
00:55:16il y avait à peu près
00:55:1744 000 euros
00:55:1844 000 euros
00:55:19récoltés par des dons
00:55:20de particuliers
00:55:21qui voulaient aider
00:55:22simplement ces familles
00:55:23tout à fait
00:55:23et donc
00:55:24zéro
00:55:26dans la poche
00:55:27de ces familles
00:55:27qu'est-ce qui s'est passé ?
00:55:29écoutez
00:55:30j'aimerais d'abord
00:55:30si vous permettez
00:55:31avoir un mot
00:55:32pour la famille Muello
00:55:33je pense à Sandrine Muello
00:55:34qui a déposé plainte
00:55:36il y a quelques jours
00:55:38et qui a donc fait
00:55:38cette démarche
00:55:39aussi de commencer
00:55:40à s'exprimer publiquement
00:55:41pour la première fois
00:55:42je pense évidemment
00:55:43à ses deux fils
00:55:44Éloine et Julien
00:55:45je pense aussi
00:55:46à la maman
00:55:47de Fabrice Muello
00:55:48Nicole
00:55:49qui a 81 ans aujourd'hui
00:55:51et aux deux sœurs
00:55:52de Fabrice Muello
00:55:53que sont Sophie Muello
00:55:54et Nathalie Muello
00:55:55je dis que je pense
00:55:56à toute cette famille
00:55:57parce qu'elle est extrêmement soudée
00:55:59depuis l'attaque
00:56:00qu'on connaît
00:56:01qui date d'il y a
00:56:02à peu près deux ans
00:56:04et ils ont choisi
00:56:05la discrétion
00:56:05dans cette souffrance
00:56:07qui leur appartient
00:56:08et cette dignité
00:56:10qui les honore
00:56:10et je dis que
00:56:11je les salue
00:56:12parce que voyez-vous
00:56:13aujourd'hui
00:56:14Sandrine Muello
00:56:15en digne représentante
00:56:17qu'elle est de cette famille
00:56:17a été contrainte
00:56:19de prendre la parole
00:56:20et donc de sortir
00:56:21de son silence
00:56:22pour une simple
00:56:23et bonne raison
00:56:24c'est qu'elle est
00:56:24très en colère
00:56:26alors elle l'a dit
00:56:27avec le sourire
00:56:28dans les quelques
00:56:30interventions
00:56:30qu'elle a pu faire
00:56:31c'est une femme
00:56:32qui a cette colère
00:56:33tout en souriant
00:56:34et c'est une vraie force
00:56:35donc je veux leur rendre hommage
00:56:37quelques mots
00:56:38sur la démarche
00:56:38on l'avait conviée
00:56:39évidemment pour parler
00:56:40avec vous
00:56:40vous avez dit
00:56:40qu'elle ne souhaitait pas
00:56:41mais on respecte évidemment
00:56:43parfaitement son silence
00:56:44cet argent il est où ?
00:56:46alors
00:56:47il y a une plainte
00:56:48qui a été déposée
00:56:49parce que
00:56:51une infraction pénale
00:56:52a été commise
00:56:53d'accord
00:56:54quelques éléments chronologiques
00:56:55je pense
00:56:55parce que ça a son importance
00:56:56moi je sais
00:56:57et je peux aujourd'hui
00:56:59vous affirmer
00:56:59et j'ai cru comprendre
00:57:00que dans l'intervention
00:57:01qu'il y a eu tout à l'heure
00:57:02de Jean Messia
00:57:03ça n'est plus contesté
00:57:05et je vais préciser
00:57:06mes propos dans un instant
00:57:07cet argent
00:57:08était sur le compte
00:57:09de Jean Messia
00:57:10donc l'intégralité
00:57:11il l'a touché
00:57:12absolument
00:57:13il l'a sorti
00:57:14il a effectivement
00:57:15parlé aujourd'hui
00:57:16on va y venir
00:57:17vous avez la certitude
00:57:18que cet argent
00:57:19il ne s'est pas évaporé
00:57:20dans la nature en tout cas
00:57:21absolument pas
00:57:22moi j'ai la certitude
00:57:22aujourd'hui
00:57:23que monsieur Jean Messia
00:57:23a menti monsieur
00:57:25Paul Conge
00:57:25bonsoir
00:57:26j'en ai disponé
00:57:27justice à BFM TV
00:57:28Jean Messia se défend
00:57:29il l'a dit aujourd'hui
00:57:30sur BFM TV
00:57:31il dit même
00:57:31il y a une cabale
00:57:33contre moi
00:57:33expliquez-nous
00:57:34ce qu'il dit
00:57:34et ce qu'il explique
00:57:36de cet argent
00:57:37écoutez sur notre antenne
00:57:38tout à l'heure
00:57:38Jean Messia
00:57:39il a une explication
00:57:40un peu alombiquée
00:57:41il affirme
00:57:41ne pas s'être rendu compte
00:57:42que les 44 000 euros
00:57:43de cette cagnotte
00:57:44en fait lui avaient été versés
00:57:45à lui
00:57:46ces dizaines de milliers d'euros
00:57:47en fait explique-t-il
00:57:48seraient arrivés
00:57:48petit à petit
00:57:49sur son compte en banque
00:57:50mais il les aurait confondus
00:57:51avec les versements
00:57:53d'une autre cagnotte
00:57:54qu'il avait mise en place
00:57:54au même moment
00:57:55sur la plateforme
00:57:56GoFundMe
00:57:57pour payer ses frais de justice
00:57:58alors écoutez-le
00:57:59c'était il y a un petit peu
00:58:00moins de deux heures
00:58:00sur BFM TV
00:58:02au moment où j'ouvre
00:58:03la cagnotte
00:58:04pour les familles d'Incarville
00:58:05eh bien
00:58:06ma propre cagnotte
00:58:08génère
00:58:08des arrivées de fonds
00:58:10sur mon compte personnel
00:58:12ce qui s'est passé
00:58:13en réalité
00:58:13c'est que ma cagnotte
00:58:14je vois arriver
00:58:15en fait des fonds
00:58:16de GoFundMe
00:58:17c'est les mêmes intitulés
00:58:18si vous voulez
00:58:19je ne reçois pas
00:58:20un montant
00:58:20de 42 000 euros
00:58:22en une fois
00:58:22je reçois
00:58:23des micro-paiements
00:58:24d'accord
00:58:25vous pouvez nous donner
00:58:26des exemples
00:58:26200 euros
00:58:27500 euros
00:58:281000 euros
00:58:2825 euros
00:58:29c'est comme ça
00:58:30que ça se passe
00:58:32en réalité
00:58:32Marc
00:58:33Jean Messia
00:58:34très rapidement
00:58:34peu après
00:58:35l'ouverture
00:58:36de la cagnotte
00:58:36en mai 2024
00:58:37il reçoit
00:58:38des versements
00:58:38conséquents
00:58:39de 8 000 euros
00:58:3921 000 euros
00:58:40c'est pas que
00:58:41des petites sommes
00:58:41alors Jean Messia
00:58:42rejette la faute
00:58:43sur la plateforme
00:58:44de la cagnotte
00:58:44GoFundMe
00:58:45qu'il accuse
00:58:45de défaillance
00:58:46il va même déposer plainte
00:58:48écoutez-le là aussi
00:58:49je ne comprends pas
00:58:51comment la plateforme
00:58:52GoFundMe
00:58:52qui connaît
00:58:53la sensibilité
00:58:54des cagnottes
00:58:55que j'ouvre
00:58:56qui avait été
00:58:57elle-même interrogée
00:58:58harcelée
00:58:58par les journalistes
00:58:59au moment
00:59:00de la cagnotte
00:59:01pour la famille
00:59:01de Florian
00:59:02je ne comprends pas
00:59:03cette erreur gigantesque
00:59:05les 42 000 euros
00:59:05je vais les rembourser
00:59:06du coup
00:59:06là d'ici la fin
00:59:07de la semaine
00:59:08ils sont sur le compte
00:59:08des familles des victimes
00:59:10bon maître
00:59:11vous entendez ce qu'il dit
00:59:12j'ai confondu
00:59:13je me suis pris les pieds
00:59:13dans mes comptes
00:59:14il y avait un peu d'argent là
00:59:15mais je vais rembourser
00:59:17d'ici la fin de la semaine
00:59:17il vous a appelé
00:59:18ces dernières heures
00:59:19il vous l'a dit
00:59:20alors j'ai pas de nouvelles
00:59:21de Jean Messia
00:59:22de ces dernières heures
00:59:22il y a un verrement
00:59:23qui est arrivé ou pas
00:59:23il y a quelques éléments
00:59:24chronologiques
00:59:25qui me sont importants
00:59:25parce que la défense
00:59:27qui est la sienne
00:59:27et qu'il choisit
00:59:28sur le plateau
00:59:28tout à l'heure avec vous
00:59:29est assez édifiante
00:59:31on apprend que
00:59:32monsieur Messia
00:59:32a déposé une plainte
00:59:33contre la plateforme
00:59:34GoFundMe
00:59:35parce qu'elle lui aurait viré
00:59:37ses sommes d'argent
00:59:37issues de la cagnotte
00:59:38qu'il a lui-même mises en place
00:59:39la première incohérence
00:59:41tout à fait
00:59:42la première incohérence
00:59:42qu'il y a dans ses propos
00:59:43c'est que
00:59:44vous vous doutez bien
00:59:45que la plateforme GoFundMe
00:59:46n'a pas inventé
00:59:47les coordonnées bancaires
00:59:48de monsieur Jean Messia
00:59:49et que donc en réalité
00:59:50s'il a été viré
00:59:51sur son compte bancaire
00:59:55à l'appui de la plateforme
00:59:56et de la cagnotte
00:59:58qu'il crée
00:59:58ça c'est la première incohérence
01:00:00et en fait
01:00:00je vais vous expliquer quelque chose
01:00:02à chaque nouvelle étape
01:00:04monsieur Messia
01:00:05fait preuve d'une créativité
01:00:06somme toute assez singulière
01:00:08parce que voyez
01:00:09aujourd'hui
01:00:09il porte plein de compte GoFundMe
01:00:11mais
01:00:12lorsqu'on a pris attache
01:00:13avec lui
01:00:14et les échanges
01:00:15datent de plusieurs mois
01:00:16maintenant
01:00:17pour
01:00:18j'allais dire
01:00:19avec la courtoisie de circonstance
01:00:20des débuts
01:00:21quand on a le cas à peine
01:00:22normalement pour dire
01:00:24on accroche pas
01:00:25il y a un premier temps
01:00:26où la famille Muelo
01:00:27est préoccupée par d'autres choses
01:00:28que cette cagnotte
01:00:29et je pense que
01:00:30le drame
01:00:31qui a été connu
01:00:32par cette famille
01:00:33se suffit à lui seul
01:00:33pour pas qu'on épilogue là-dessus
01:00:35et arrive un moment
01:00:36où se pose la question
01:00:37de récupérer ses fonds
01:00:38oui mais aujourd'hui
01:00:38quand il vous dit
01:00:39je vais vous rendre l'argent
01:00:40d'ici la fin de la semaine
01:00:41est-ce que vous le croyez ?
01:00:42je vous disais
01:00:43moi je me fie
01:00:44à une chronologie
01:00:45et à des incohérences
01:00:46dans ce qu'il a tenu
01:00:47monsieur Jean Messia
01:00:48a soutenu
01:00:50à mon endroit
01:00:51alors que je sollicitais
01:00:53depuis maintenant
01:00:53un bon moment
01:00:54les fonds
01:00:55pour la famille Muelo
01:00:56notamment
01:00:56je dis pour la famille Muelo
01:00:58notamment parce que
01:00:59je vous informe aussi
01:01:01que la famille
01:01:02et Marie Garcia
01:01:03par l'intermédiaire
01:01:04de son avocate
01:01:05Pauline Rago
01:01:07ont confirmé
01:01:07qu'elle se joignait
01:01:08évidemment à cette plainte
01:01:09parce qu'une infraction pénale
01:01:11a été commise
01:01:12et qu'il va falloir
01:01:12en répondre
01:01:13monsieur Jean Messia
01:01:14m'a écrit le 20 avril
01:01:172026
01:01:18il m'a dit deux choses
01:01:19je venais d'apprendre
01:01:20par la plateforme
01:01:21GoFundMe
01:01:21que les fonds
01:01:23issus de la cagnotte
01:01:23avaient été virés
01:01:24sur un compte
01:01:24à l'époque
01:01:25que je ne connaissais pas
01:01:26il m'a certifié
01:01:28écrit noir sur blanc
01:01:29qu'à aucun moment
01:01:30il n'avait touché les fonds
01:01:31sur son propre compte
01:01:32parce que ça ne pouvait revenir
01:01:33bien sûr que non
01:01:34ça ne pouvait revenir
01:01:34qu'aux bénéficiaires
01:01:36à savoir
01:01:36les deux veuves
01:01:37des agents pénitentiaires
01:01:38tués dans l'attaque
01:01:38qu'on connaît
01:01:39la deuxième chose
01:01:40que monsieur Jean Messia
01:01:41m'a indiqué
01:01:41c'est que si les fonds
01:01:42n'étaient plus sur la cagnotte
01:01:43se présentant
01:01:44comme maîtrisant
01:01:45plutôt bien
01:01:45l'outil de la plateforme
01:01:46et bien c'est parce que
01:01:47les donateurs
01:01:48avaient certainement
01:01:49récupéré leurs fonds
01:01:50parce que si on ne réclame
01:01:51pas les fonds
01:01:51pendant un certain temps
01:01:52ils sont rendus aux donateurs
01:01:53on s'est évidemment inquiété
01:01:54de cette situation
01:01:56avec là
01:01:57une courtoisie
01:01:57qui était peut-être
01:01:59moindre
01:01:59et une plainte pénale
01:02:01qui était en train
01:02:05que ces fonds avaient été versés
01:02:07depuis le 15 mai 2024
01:02:08c'est ça qu'il faut avoir en tête
01:02:09et en fait
01:02:10c'est qu'entre le 15
01:02:11et le 19 mai 2024
01:02:124 jours après la fin
01:02:13il y a près de 40 000 euros
01:02:15qui vont sur compte
01:02:16de monsieur Jean Messia
01:02:17depuis deux ans
01:02:17vous donne des versions
01:02:19qui changent beaucoup
01:02:19quand aujourd'hui
01:02:20il vous dit
01:02:22promis juré
01:02:22cette fois c'est fini
01:02:24vous ne le croyez pas
01:02:25vous espérez
01:02:27que cet argent
01:02:27va enfin arriver
01:02:28ou vous dites
01:02:29c'est parce qu'on a rendu
01:02:30l'affaire publique
01:02:30qu'il est obligé
01:02:31de s'expliquer
01:02:31moi je vous dis
01:02:33et je parle au nom
01:02:34de madame Moélo
01:02:35mais je sais aussi
01:02:35que c'est l'état d'esprit
01:02:36de madame Garcia
01:02:36pour avoir échangé
01:02:37brièvement avec son avocate
01:02:39c'est un dossier
01:02:40qui est entre les mains
01:02:41du procureur de la république
01:02:42qui a été saisi
01:02:43et qui a ouvert
01:02:45une enquête préliminaire
01:02:46il va y avoir
01:02:47une infraction pénale
01:02:48reprochée
01:02:48pour laquelle
01:02:49monsieur Messia
01:02:50va devoir être poursuivi
01:02:51et j'y aspire
01:02:52condamné
01:02:53pour abus de confiance
01:02:54vous souhaitez faire
01:02:54condamnation
01:02:55bien entendu
01:02:57madame Moélo
01:02:57fait une affaire de principe
01:02:59mais bien sûr
01:02:59c'est entre les mains
01:03:00du procureur de la république
01:03:01c'est plus une question d'argent
01:03:02ça n'a jamais été
01:03:03une question d'argent
01:03:03le temps qui a été mis
01:03:04pour qu'on commence
01:03:05à se demander
01:03:05où était cet argent
01:03:07se suffit à lui-même
01:03:07pour comprendre
01:03:08c'est pas une question d'argent
01:03:08c'est une question de principe
01:03:09parce que l'image
01:03:13du mari
01:03:14même si elle s'est mariée
01:03:15à titre posthume
01:03:17de madame Moélo
01:03:18a été utilisée
01:03:20et il a été instrumentalisé
01:03:22par quelqu'un
01:03:23se présentant comme un héros
01:03:25alors que j'y aspire
01:03:26il sera condamné
01:03:27pour abus de confiance
01:03:27il a abusé de la confiance
01:03:29des donateurs
01:03:29qui donnaient
01:03:30pour les veuves
01:03:31des gardiens décédés
01:03:32il a abusé de la confiance
01:03:34de madame Moélo
01:03:34et de madame Garcia
01:03:35qui revendiquaient les fonds
01:03:36à un moment où
01:03:37il indiquait de ne jamais
01:03:38en avoir touché
01:03:39on sait que c'est faux
01:03:40donc Jean Messia a menti
01:03:41en disant qu'il n'avait
01:03:42jamais touché les fonds
01:03:42Jean Messia a menti
01:03:44en disant que les donateurs
01:03:45avaient peut-être rendu les fonds
01:03:46parce que le temps avait passé
01:03:46et Jean Messia
01:03:47va devoir répondre de ses actes
01:03:49votre cliente a vécu
01:03:50un drame absolument terrible
01:03:51il y a deux ans
01:03:52en perdant son mari
01:03:53aujourd'hui il y a cette affaire
01:03:54qui forcément doit lui rappeler
01:03:56ce qu'elle a vécu
01:03:57à l'époque
01:03:57comment va-t-elle ?
01:03:59la famille Moélo
01:04:00a une dignité
01:04:02qui nous oblige tous
01:04:04il y a deux grands enfants
01:04:05je crois aussi
01:04:05elle a deux jumeaux
01:04:07Éloine et Julien
01:04:10et c'était une famille
01:04:13très soudée
01:04:13ça l'est toujours
01:04:14il faut les voir
01:04:15avec la maman
01:04:16et les deux soeurs de Fabrice
01:04:18elle et ses deux fils
01:04:21c'est une famille
01:04:22absolument extraordinaire
01:04:23et je vous disais
01:04:24leur dignité m'oblige
01:04:25ça leur appartient
01:04:26et ils se reconstruisent
01:04:28et leur pudeur
01:04:30nous oblige aussi
01:04:31merci à vous
01:04:32je vous en prie
01:04:32merci Maître d'être venu
01:04:33ce soir sur ce plateau
01:04:34je vous en prie
01:04:35pour abus de confiance
01:04:37contre Jean Messia
01:04:38c'est ce que vous nous annoncez
01:04:39ce soir
01:04:40merci beaucoup
01:04:41Julie Hamet
01:04:42le 20h
01:04:43c'est dans quelques instants
01:04:44c'est avec vous
01:04:45bonsoir Julie
01:04:46bonsoir Maître
01:04:46le programme
01:04:47nos invités ce soir
01:04:49à 20h25
01:04:50Jean-François Colosimo
01:04:51et à 20h40
01:04:52place aux militaires
01:04:53le général de Saint-Quentin
01:04:54et le général Sidos
01:04:55vous verrez comment
01:04:57les Iraniens se moquent
01:04:58de la faiblesse supposée
01:04:59des Américains
01:05:01notamment concernant
01:05:01le détroit d'Hormuz
01:05:02des images intéressantes
01:05:03à suivre
01:05:04ce sera dans un instant
01:05:04restez avec nous
01:05:05l'info continue
01:05:06bonne soirée sur BFM TV
01:05:09Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:10Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:10...
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