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  • il y a 5 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:11Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver. C'est parti pour 60 minutes.
00:00:14On va revenir bien sûr sur l'opération transparence du gouvernement face au premier cas dentavirus en France.
00:00:20Une femme qui est toujours en réanimation. On apprend d'ailleurs ce soir qu'elle est oxygénée avec un poumon
00:00:25artificiel.
00:00:26Elle a la forme la plus sévère de cette maladie. Conférence de presse un peu plus tôt dans la journée
00:00:31de la ministre de la Santé Stéphanie Riste.
00:00:33Elle affirme que le virus ne semble pas circuler en France, que les 22 personnes qu'à contact sont à
00:00:39l'hôpital ou sont en cours d'hospitalisation.
00:00:42On en parle dans un instant avec l'ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau et l'infectiologue Anne-Claude
00:00:47Crémieux.
00:00:48L'autre actualité ce soir, c'est bien sûr le bras de fer qui se poursuit entre les Etats-Unis
00:00:52et l'Iran.
00:00:53Alors que Donald Trump s'envole ce soir vers la Chine, la paix peut-elle se jouer à Pékin ?
00:00:58On en parlera avec un homme qui connaît parfaitement la Chine et ses dirigeants.
00:01:01C'est l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui sera notre invité tout à l'heure.
00:01:05Mais d'abord l'événement du jour donc. Le gouvernement qui sonne la mobilisation contre l'antavirus.
00:01:10Image signée Stéphanie Zenati et Emmanuel Abraune.
00:01:15Le antavirus et ses suites, le gouvernement a annoncé un durcissement des règles d'isolement pour les cas contacts.
00:01:2322 cas contacts ont été identifiés en France et tous vont être hospitalisés.
00:01:28L'un d'entre eux est au CHU de Rennes.
00:01:32C'est ici donc où il passera une batterie de tests et où il observera une quarantaine très stricte.
00:01:39À ce stade, les cas positifs recensés sont exclusivement des croisiéristes présents à bord du MV Andius.
00:01:47Pour l'instant il y a un seul cas confirmé sur le sol français.
00:01:50La française qui a été rapatriée dimanche et qui a commencé à présenter des symptômes dans l'avion.
00:01:56Elle est toujours en réanimation, dans un état stable.
00:01:59Le gouvernement est très mobilisé sur cette question du virus.
00:02:04Bonjour messieurs, dames. Bonjour.
00:02:06Avec le premier ministre qui appelle à durcir les règles et surtout à les harmoniser.
00:02:10Il y a des choses qu'on sait sur ce virus et c'est plutôt une bonne nouvelle.
00:02:14Mais il y a aussi des choses qu'on ne sait pas.
00:02:15Nous n'avons pas la certitude de dire que ce virus n'a pas encore muté.
00:02:21Bonsoir donc, bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes.
00:02:24C'est l'image du jour, une ministre, ministre de la Santé qui donne rendez-vous à la presse entourée
00:02:29de médecins, d'infectiologues pour faire le point sur l'antavirus.
00:02:33En France, on va en parler ce soir avec la professeure Anne-Claude Crémieux.
00:02:36Bonsoir professeur, professeur en maladie infectieuse à l'hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l'académie de médecine.
00:02:42À vos côtés, un ancien ministre de la Santé qui est aujourd'hui député, député place publique des Yvelines, c
00:02:47'est Aurélien Rousseau.
00:02:48Bonsoir monsieur Rousseau et Raphaël Grabli.
00:02:50Bonsoir Raphaël.
00:02:51On va d'abord tenter de résumer ce qu'a dit la ministre et ce qu'ont dit d'ailleurs
00:02:55aussi les médecins tout à l'heure.
00:02:57D'abord sur la circulation ou non du virus aujourd'hui en France.
00:03:01Il y a une citation qu'il faut retenir, c'est Stéphanie Rousse, donc la ministre de la Santé, qui
00:03:06le rappelle.
00:03:06Il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le territoire national en
00:03:12France.
00:03:13C'est le discours qu'on retrouve aussi dans la bouche du patron de l'OMS d'ailleurs, qui a
00:03:16dit à peu près la même chose il y a quelques heures.
00:03:17Ou d'Emmanuel Macron ce soir.
00:03:18Ou d'Emmanuel Macron qui explique que la situation est sous contrôle et que le gouvernement finalement fait bien les
00:03:23choses.
00:03:24Des nouvelles également de la patiente française qui était sur ce fameux bateau de croisière qui est toujours à l
00:03:29'hôpital Bichat à Paris.
00:03:30Oui, exactement. Des nouvelles qui sont préoccupantes.
00:03:33La patiente française qui est dans un état grave.
00:03:36On évoque une forme cardiopulmonaire, je cite, sévère.
00:03:40Une patiente qui est notamment oxygénée avec, je cite, un poumon artificiel.
00:03:44Peut-être que vous nous expliquerez pourquoi justement elle est traitée de cette façon-là.
00:03:47Et puis on a aussi des nouvelles des cas contacts.
00:03:50Donc il y a quatre Français qui, eux, étaient sur le bateau, qui sont hospitalisés.
00:03:54Il y a huit Français qui étaient sur le vol avec une malade, le vol Saint-Hélène-Johannesbourg,
00:04:01qui, eux, sont aussi des cas contacts qui sont hospitalisés.
00:04:05Et puis il y avait 14 autres Français sur un vol dont cette même malade est ressortie avant le décollage.
00:04:12Et eux, selon la ministre, ils sont en cours d'hospitalisation.
00:04:17C'était l'annonce de Sébastien Lecornu d'hier soir.
00:04:19Ils doivent être maintenant hospitalisés pour leur quarantaine de 42 jours.
00:04:24et non s'isoler à domicile.
00:04:27Finalement, si on devait retenir un grand message, c'est nous ne sommes pas en janvier 2020.
00:04:34On n'est pas revenu au temps du Covid.
00:04:37Vous êtes d'accord, professeur ?
00:04:38On n'en est pas revenu au temps du Covid ou on s'inquiète quand même un peu ?
00:04:42Non, la situation est différente.
00:04:44La situation est tout à fait différente.
00:04:47On connaît des choses sur ce virus.
00:04:49Comme ça a été très bien dit lors de la conférence de presse,
00:04:52on ne sait pas tout, mais on connaît des choses.
00:04:53Et déjà, d'avoir des tests, c'est déjà formidable.
00:04:57Rappelez-vous qu'au début du Covid, on n'arrivait pas à identifier qui était malade et qui n'était
00:05:02pas malade
00:05:02parce qu'on n'avait pas assez de tests.
00:05:05On a des tests.
00:05:06On connaît ce mode de transmission interhumaine.
00:05:09On a la description de plusieurs clusters qui montrent qu'ils font des contacts étroits avec la personne qui, elle
00:05:18-même, est symptomatique.
00:05:21Et tout ça est favorable à un contrôle des clusters.
00:05:28Ça a été le cas dans ces anciens exemples qui se sont produits en Argentine ou au Chili.
00:05:35En effet, quand on a isolé les patients, quand on a mis en quarantaine les contacts,
00:05:41on a réussi à contrôler la maladie.
00:05:45Il y a aussi quelque chose qui est assez différent avec le Covid, il faut le dire, c'est le
00:05:49temps d'incubation.
00:05:50Ce temps d'incubation, il est quand même intéressant parce qu'il est assez long.
00:05:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:05:56Ça veut dire qu'on a le temps d'identifier les personnes contacts avant qu'elles ne développent la maladie
00:06:04et qu'elles deviennent contagieuses.
00:06:06Donc c'est une situation qui est favorable au contrôle des chaînes de contamination.
00:06:12Aurélien Rousseau, évidemment la conférence de presse du jour en a rappelé d'autres.
00:06:16Il y a quelques années, les personnages et les ministres ont changé.
00:06:19Vous auriez fait une conférence de presse aujourd'hui où il y a le risque de l'effet inverse, c
00:06:23'est-à-dire de faire peur à tout le monde ?
00:06:25Alors je pense que le point essentiel et ce qu'on a retenu du Covid, c'est l'exigence de
00:06:34transparence.
00:06:35L'exigence de transparence pour dire ce qu'on sait et pour dire ce qu'on ne sait pas.
00:06:39Et pour dire parfois des bêtises aussi à l'époque ?
00:06:41Pour dire parfois des bêtises, sans doute, et c'est là que la transparence est essentielle.
00:06:47C'est qu'on prend une situation, on met aujourd'hui un protocole de prise en charge
00:06:53avec une protection qu'on peut considérer comme élevée, voire très élevée,
00:06:59mais on va devoir l'adapter.
00:07:01Et l'adaptation, ça ne veut pas dire que ce qu'on avait fait précédemment était une erreur.
00:07:06Ça ne veut pas dire qu'on avait sous-estimé tel ou tel élément.
00:07:10Ça veut dire que face à l'incertitude,
00:07:12et vous savez, crémieux le disait à l'instant, on connaît plus de choses sur ce virus
00:07:17que l'on en connaissait sur le Covid-19,
00:07:20mais face à l'incertitude, on met les taquets au plus haut en termes de protection
00:07:26et on sait faire des choses.
00:07:28On en parlait tout à l'heure.
00:07:31Aujourd'hui, quand on dit rompre les chaînes de contamination
00:07:34ou faire du contact tracing, j'étais patron de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France,
00:07:38quand on a eu les deux premiers malades de touristes chinois
00:07:43sur lesquels on a fait une enquête
00:07:45pour savoir qui ils avaient vu, dans quel supermarché ils étaient allés, etc.
00:07:48On a une certaine expérience maintenant.
00:07:50On a une expérience à l'ARS Île-de-France
00:07:52qui fait aujourd'hui tout le contact tracing
00:07:53et qui a en un jour à retrouver les 14 cas contacts.
00:07:57C'est pour ça qu'ils sont en cours d'acheminement vers les hôpitaux.
00:08:00On a par exemple les plans de tous les avions
00:08:03pour savoir quel est le risque dans le positionnement de chacun.
00:08:07On a compris que l'un des enjeux aujourd'hui,
00:08:09ce sont les fameux cas contacts.
00:08:11Ils sont à l'hôpital, nous dit la ministre de la Santé,
00:08:14ou en cours d'hospitalisation.
00:08:15Mais parmi eux, parmi ces cas contacts français,
00:08:17ils sont 22.
00:08:18Il y en a qui se trouvaient donc dans un avion
00:08:20avec une passagère qui aujourd'hui est décédée.
00:08:22Ils ont passé quelques minutes avec elle.
00:08:23Elle est ensuite ressortie de cet avion.
00:08:25S'ils sont en cours d'hospitalisation aujourd'hui,
00:08:27ça veut dire que ça fait 15 jours
00:08:29qu'ils n'étaient pas à l'hôpital, par définition.
00:08:32Le risque, il est là ?
00:08:33Il est dans ces 15 derniers jours
00:08:34pour les cas contacts qui ont croisé cette malade ?
00:08:37Il faut les identifier, c'est certain,
00:08:40parce que le plus vite on les identifiera,
00:08:44le plus vite on les testera
00:08:45et on les mettra en quarantaine.
00:08:48Et le moins de risque qu'on prendra
00:08:50pour laisser éventuellement quelqu'un qui est infecté
00:08:54et qui n'est pas isolé.
00:08:55Donc, évidemment, l'objectif, encore une fois,
00:08:59c'est de tracer tous les contacts.
00:09:02Puisqu'on parle de cas contacts,
00:09:03je rappelle aussi un élément,
00:09:04si on dézoome en dehors de la France,
00:09:05il y a un chiffre qui a été rappelé,
00:09:06un fait, c'est qu'il y a 11 cas aujourd'hui dans le monde
00:09:10et que ces 11 cas étaient sur le bateau de croisière.
00:09:14C'est-à-dire que pour le moment,
00:09:15il n'y a pas de cas documentés de contamination
00:09:18ailleurs que sur le bateau de croisière,
00:09:20donc pas dans les vols ou pas suite à cette...
00:09:23Oui, alors, il faut se méfier parce que sur le bateau de croisière,
00:09:26c'est là où aurait eu lieu la transmission interhumaine la plus précoce.
00:09:32Donc, c'est normal que ce soit ceux qui soient identifiés aujourd'hui.
00:09:37Ça ne veut pas dire que demain,
00:09:39on n'identifiera pas des cas liés au vol,
00:09:45le vol numéro 1 ou le vol numéro 2.
00:09:48Donc, restons extrêmement prudents.
00:09:49Encore une fois, l'incubation est longue.
00:09:52Il est tout à fait possible qu'il y ait des cas supplémentaires
00:09:58qui, d'ailleurs, soient liés au bateau ou au vol.
00:10:02Et c'est pour ça qu'en effet, il faut identifier tous les contacts
00:10:09et les mettre en quarantaine.
00:10:10Aurélien Rousseau, si je résume à grands traits,
00:10:13sans rentrer dans les chiffres de taux de mortalité, de létalité,
00:10:16ce virus des...
00:10:17D'ailleurs, comment vous l'appelez, vous ?
00:10:19Virus des Andes.
00:10:20Virus des Andes.
00:10:21On va l'appeler virus des Andes.
00:10:22Ce virus des Andes, il est beaucoup plus dangereux que le Covid,
00:10:25mais beaucoup moins contagieux.
00:10:27Ça, c'est ce qu'on en sait aujourd'hui.
00:10:29Qu'est-ce qu'on ne sait pas sur ce virus ?
00:10:31Déjà, les deux affirmations.
00:10:33Alors, moi, je ne suis pas médecin, donc je...
00:10:37Parce que même les médecins ne sont pas tous d'accord entre eux sur les chiffres.
00:10:39Encore moins de la santé, mais moi, j'ai le souvenir très précis
00:10:42d'affirmations extrêmement solennelles des uns et des autres
00:10:46au début de l'épidémie de Covid,
00:10:48les mêmes pouvant affirmer tout aussi solennellement l'inverse.
00:10:51C'est là où le conditionnel est obligatoire.
00:10:53Oui, le conditionnel est obligatoire.
00:10:54Par exemple, le taux de létalité, évidemment que l'armature hospitalière
00:11:00au Chili ou en Argentine, elle n'est pas exactement la même qu'en France
00:11:04et qu'aujourd'hui, la prise en charge d'une maladie respiratoire
00:11:09en réanimation dans l'hôpital Bichat, qui est un centre hospitalier de référence,
00:11:14elle a sans doute meilleur pronostic que ce qu'elle a au pied des Andes.
00:11:18J'en sais rien, mais je voudrais juste revenir sur un point.
00:11:23Au début du Covid, moi, j'ai vécu toutes les railleries
00:11:28sur notre préparation, sur l'idée de dire
00:11:32« mais en fait, vous nous faites encore le coup de la grippe aviaire,
00:11:35de la vaccination ».
00:11:36Je ne parle pas là des dingos qui pensent qu'on est manipulés par Big Pharma.
00:11:41Je parle là des gens légitimants.
00:11:43Donc, il faut se dire que la situation, et évidemment la professeure Crémieux
00:11:50le dirait mieux que moi, va faire que ces alertes vont se multiplier.
00:11:56Donc, ça n'est pas Pierre et le loup, ce n'est pas qu'on se fait peur pour rien,
00:12:00on s'organise, on se prépare et on fait face à un risque.
00:12:04Et si dans une semaine, 15 jours, 3 semaines, on doit baisser l'alerte,
00:12:09eh bien, ça sera tant mieux, ça ne voudra pas dire que…
00:12:12On dira le gouvernement, on a trop fait.
00:12:13Voilà, on dira ça, et on se plantera, parce que le jour venu,
00:12:18moi, je considère que, après le débat peut-être long,
00:12:22mais qu'en janvier 2020, avec moins d'informations,
00:12:27on a été activé par Agnès Buzyn à l'époque en disant
00:12:29« le risque est là, préparez-vous ».
00:12:32Et pourtant, tout le monde nous disait
00:12:35« vous vous excitez pour vous trouver une existence dans la vie ».
00:12:38Professeur Crémieux, je reviens à ma question tout à l'heure.
00:12:41On sait à peu près ce qu'on sait,
00:12:44avec des chiffres qui vont peut-être changer dans les semaines qui viennent.
00:12:48Qu'est-ce qu'on ne sait pas sur ce virus aujourd'hui ?
00:12:50Vous avez tout à fait raison.
00:12:51Au début, il y a des choses qu'on sait,
00:12:53mais le danger, c'est de ne pas être attentif à ce qui est hors cadre,
00:12:58c'est-à-dire hors connaissance.
00:12:59Donc c'est là, c'est l'erreur qu'on a faite au moment du Covid.
00:13:05On a dit « oh là là, ça ressemble à la grippe ».
00:13:06Et on s'est vraiment totalement trompé.
00:13:10Ce n'était absolument pas la grippe,
00:13:11c'était beaucoup plus sévère pour 20% des cas.
00:13:14Et pourtant, ça avait été dit,
00:13:17mais on a fini par l'oublier en disant que 80% des cas sont bénins.
00:13:21On n'a pas voulu voir, à un moment donné,
00:13:25où on nous a parlé de personnes asymptomatiques qui ont transmis.
00:13:29On a mis de côté cette information.
00:13:31Et au fond, qu'est-ce qu'on a retenu ?
00:13:33Ce qui nous rassurait.
00:13:34Ça, c'est une erreur fondamentale du début de crise.
00:13:37J'ai l'impression que les dirigeants ont appris.
00:13:39Et qu'en effet, aujourd'hui, on entend un discours différent,
00:13:43qui est « il y a des choses qu'on ne sait pas ».
00:13:46Donc restons vigilants.
00:13:47Qu'est-ce qu'on ne sait pas ?
00:13:48En effet, est-ce qu'il y a éventuellement une possibilité de contamination
00:13:55lorsque le patient ne présente pas de symptômes ?
00:13:58C'est-à-dire lorsqu'il est en phase pré-symptomatique
00:14:03ou est-ce qu'il y a des porteurs asymptomatiques
00:14:08qui sont susceptibles de transmettre ?
00:14:10Ça, ce serait embêtant.
00:14:11Aujourd'hui, ce serait évidemment embêtant.
00:14:13Mais encore une fois, il faut être très vigilant.
00:14:16S'il y a ce signal, il faut le voir.
00:14:18Donc il faut chercher à le voir.
00:14:20Ça veut dire quoi ?
00:14:21Ça veut dire qu'il faut tester tous les contacts.
00:14:25C'est comme ça qu'on verra s'il y a parmi ces contacts
00:14:29des porteurs asymptomatiques.
00:14:31Donc ça, c'est ce qu'on ne sait pas encore.
00:14:35Ce que...
00:14:37Deuxième chose, c'est...
00:14:38Bon, on peut avoir des porteurs asymptomatiques
00:14:41ou des porteurs pré-symptomatiques,
00:14:44mais qu'ils ne transmettent pas.
00:14:46Le fait... Voilà.
00:14:47Donc ça, c'est vraiment des choses très importantes
00:14:49parce qu'on passe d'une situation qui est facile à contrôler.
00:14:53La personne est symptomatique, je la repère.
00:14:56Elle a un contact étroit, je repère facilement son contact
00:15:00et ça se transmet.
00:15:01Donc la chaîne est très facile à identifier
00:15:02à une chaîne plus difficile à identifier.
00:15:05Néanmoins, on a quelque chose qui est favorable,
00:15:09c'est que tout ça s'est passé dans un milieu assez fermé,
00:15:13le bateau, avec seulement deux vols.
00:15:15Ça, ça nous aide.
00:15:16Il va y en avoir dix.
00:15:17Et donc, on a le sentiment qu'aujourd'hui,
00:15:21on est...
00:15:22Enfin, avec la mobilisation internationale qu'il y a,
00:15:25on va pouvoir identifier les contacts.
00:15:29Mais encore une fois, restons prudents.
00:15:30On a aujourd'hui 22 Français
00:15:33qui sont hospitalisés parce qu'ils ou elles sont cas contacts.
00:15:37Déjà à l'hôpital ou dans les jours qui viennent,
00:15:38ils vont rester six semaines.
00:15:40C'est ça le nouveau protocole sanitaire.
00:15:4322 chambres d'hôpital occupées pendant six semaines
00:15:45sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure.
00:15:48S'il y en avait 500 demain,
00:15:49est-ce qu'on est prêt à les accueillir ?
00:15:51Il y a six ans, on a été prêt à accueillir.
00:15:55Oui, on a été prêt.
00:15:57Mais il y a d'autres patients qu'on n'a pas pu accueillir.
00:15:59Absolument.
00:15:59Mais on a été prêt à accueillir et donc monter en puissance.
00:16:03Et pour le coup, c'était déjà Abicha
00:16:06qui avaient été accueillis les premiers malades.
00:16:09Je ne dis pas, notre système de santé, il est fragile.
00:16:13Il est toujours extrêmement fragile.
00:16:16Donc, tout impact par une crise extérieure serait dévastateur.
00:16:22C'est pour ça que les gens,
00:16:28je n'aime pas trop le terme, mais les complotistes,
00:16:31je mets de côté les gens, l'immense majorité,
00:16:33qui se posent de vraies questions et qui ont le droit,
00:16:35et c'est légitime.
00:16:37Mais ceux qui expliquent qu'on fait ça pour embêter M. Trump,
00:16:42qu'ils admirent, ou pour embêter le président argentin,
00:16:45qu'ils admirent, qui sont les mêmes,
00:16:47qui disent que, par exemple, l'Organisation mondiale,
00:16:50la santé, ça ne sert à rien.
00:16:51En fait, quand on affaiblit ces outils collectifs,
00:16:55on s'affaiblit collectivement.
00:16:56Donc, oui, aujourd'hui, il faut qu'on se prépare.
00:17:00Et je pense que, ça a été dit,
00:17:04on n'a pas perdu cette culture-là.
00:17:07Mais maintenant, et je m'arrête là,
00:17:09maintenant, on est sans doute encore dans la phase
00:17:12où on peut étouffer le virus en 400.
00:17:15Voilà, ne prenant pas le risque de jouer un peu plus loin.
00:17:18Puisqu'on parle de nos voisins,
00:17:19on a tous compris avec le Covid
00:17:20que les virus traversaient les frontières
00:17:22et que si les règles n'étaient pas respectées quelque part,
00:17:25le virus continuait à circuler.
00:17:27Ce matin, Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:17:29a dit qu'il faut une meilleure coordination en Europe
00:17:32pour qu'on ait à peu près tous le même protocole sanitaire.
00:17:35Maéva Lam, vous nous rejoignez.
00:17:37Bonsoir.
00:17:38Nos voisins, ils font quoi ?
00:17:39Sur le protocole sanitaire, des cas contacts.
00:17:41Comment ça se passe autour de nous ?
00:17:43Alors, pour ce qui est des cas contacts
00:17:44ou des passagers de la croisière,
00:17:46il y a des quarantaines dans certains pays qui sont extrêmement encadrés
00:17:49puisque la plupart des pays de l'Union européenne, en fait,
00:17:51calquent leurs mesures sur les préconisations de l'OMS,
00:17:54c'est-à-dire une période de limitation des contacts
00:17:57durant 42 jours,
00:17:58donc pour les anciens passagers ou les cas contacts.
00:18:01Donc la France, c'est l'un des pays les plus stricts
00:18:03puisque pour tous les cas contacts,
00:18:05eh bien, il faut une quarantaine renforcée à l'hôpital.
00:18:08C'est ce qu'a annoncé Sébastien Lecornu hier.
00:18:10Pour ce qui est de la Grèce aussi, la réponse est plutôt stricte.
00:18:13Le seul passager grec sera soumis à une quarantaine de 45 jours
00:18:18dans un hôpital alors même qu'il ne présente pas de symptômes.
00:18:21Ensuite, pour l'Espagne,
00:18:23c'est quarantaine obligatoire dans un hôpital militaire
00:18:25également pour tous les passagers
00:18:26qui seront suivis médicalement.
00:18:29Leur état de santé sera également réévalué chaque semaine.
00:18:31Et puis pour l'Australie aussi, c'est assez bien encadré.
00:18:34Six croisiéristes vont être placés en quarantaine
00:18:37pendant au moins trois semaines dans un centre spécialisé.
00:18:40Mais il y a également des pays où le protocole est moins prudent
00:18:44ou plus laxiste.
00:18:45Voilà, on peut le formuler des deux manières.
00:18:47Il y a les Pays-Bas d'abord.
00:18:48Les Néerlandais qui étaient à bord du bateau
00:18:50devront bien se confiner, mais chez eux et non à l'hôpital.
00:18:54Pour ce qui est à présent du Royaume-Uni,
00:18:56ce sera 45 jours d'isolement,
00:18:59les trois premiers à l'hôpital
00:19:00et puis le reste à domicile.
00:19:02Et puis enfin, pour ce qui est des États-Unis,
00:19:04ils ont choisi de ne pas imposer de quarantaine
00:19:06ce que le patron d'ailleurs de l'OMS
00:19:08a qualifié de choix risqués.
00:19:11Les passagers américains vont en fait rester en observation
00:19:14quelques jours dans un centre médical.
00:19:16Ils pourront ensuite rentrer chez eux
00:19:17si les tests sont négatifs et donc pas de quarantaine.
00:19:20Ils feront plutôt l'objet d'un suivi quotidien.
00:19:23Oui, Aurélien Rousseau,
00:19:25plusieurs passagers du bateau de croisière américain
00:19:27sont déjà rentrés à la maison.
00:19:28Il n'y a plus de tests, il n'y a plus rien pour eux.
00:19:30Moi, je ne sais pas exactement comment ça se passe aux États-Unis.
00:19:32Je pense que la bonne stratégie et l'Académie nationale de médecine
00:19:37l'a aussi dit aujourd'hui, c'est de partir haut
00:19:40avec, ayant en tête, là aussi, la mémoire compte
00:19:45sur ce type de pathologie.
00:19:46Et c'est le cas de la patiente qui est aujourd'hui,
00:19:49je crois, hospitalisée en réanimation.
00:19:51La bascule se fait très vite
00:19:52entre une période où on est asymptomatique,
00:19:55enfin, plus exactement, on n'a pas de symptômes,
00:19:58et puis on peut basculer très vite, notamment des personnes à risque,
00:20:03et les personnes à risque en santé publique,
00:20:04on les connaît toujours, les personnes âgées.
00:20:07Pendant le Covid, les personnes obèses
00:20:09étaient des personnes très à risque.
00:20:11Donc, ce n'est pas juste pour montrer des véhicules du SAMU
00:20:15et un hôpital qu'on dit qu'il faut que ce soit
00:20:16une quarantaine à l'hôpital.
00:20:18Mais à quoi ça sert de mettre en place une quarantaine en France
00:20:21si certains de nos voisins, pas très loin,
00:20:23les Pays-Bas, ne le font pas ?
00:20:26Évidemment, le but, évidemment, le but...
00:20:30Pas à l'hôpital, vous avez raison.
00:20:31Quarantaine, mais à la maison et pas à l'hôpital.
00:20:33La nuance, existe.
00:20:33Oui, il y a raison d'en prendre.
00:20:35Évidemment, le but, ça serait d'avoir
00:20:38des préconisations globales et globalement suivies.
00:20:42Enfin, ce n'est pas un hasard,
00:20:43c'est le même secrétaire à la santé aux États-Unis
00:20:46qui ne cesse de dire que les vaccins ne servent à rien
00:20:51ou le président américain qui buvait de l'eau de Javel
00:20:54contre le Covid.
00:20:55Donc, le populisme, ce n'est pas juste un truc politique.
00:20:58Ça tue des gens.
00:20:59Donc, là, aujourd'hui, le plus possible,
00:21:02le Premier ministre l'a dit ce matin,
00:21:03il faudrait converger.
00:21:06Mais quotidiennement, il y a des échanges
00:21:08avec les pays étrangers pour se calibrer.
00:21:11Et nous, aujourd'hui, il faut qu'on arrive
00:21:12à étouffer déjà les chaînes de contamination en France.
00:21:16Anne-Claude Crémieux, qu'est-ce qu'on sait
00:21:18du patient zéro, le fameux,
00:21:20de l'animal zéro, celui qui lui a transmis le virus,
00:21:23et pourquoi c'est important de le savoir ?
00:21:26Alors, pourquoi c'est important de le savoir ?
00:21:28Un peu ce qu'on vient de dire.
00:21:29C'est-à-dire que récupérer tous les contacts,
00:21:33c'est bien connaître les chaînes de contamination.
00:21:35À ce jour, il semble que le patient zéro
00:21:39ait fréquenté des lieux où il y a des rongeurs infectés.
00:21:43Donc, ce qui paraît le plus probable,
00:21:45c'est une contamination zoonotique,
00:21:47c'est-à-dire à partir d'un...
00:21:51Non, ça, c'est pas du tout confirmé à ce stade.
00:21:54Non, non, pas confirmé.
00:21:56Ce que l'OMS a dit,
00:21:58c'est qu'il avait été dans un environnement
00:22:02où il y avait des rongeurs infectés.
00:22:04C'est tout ce qu'on sait à ce stade.
00:22:06La deuxième chose qu'on sait,
00:22:07c'est qu'en effet, la souche,
00:22:09les premiers résultats du séquençage
00:22:12montrent que sa souche est proche de souche
00:22:15qui avait déjà été identifiée en Amérique du Sud.
00:22:20Donc, chez des souches jaunes, du rongeur.
00:22:24Donc, oui, il y a un très fort argument
00:22:27pour dire que ça vient d'un animal.
00:22:29C'est important,
00:22:30parce que ça veut dire que c'est bien le patient zéro.
00:22:33Donc, on va rechercher,
00:22:34non pas des contacts en amont,
00:22:36mais en aval.
00:22:37Et en aval, on les connaît.
00:22:39Heureusement, c'est le bateau.
00:22:41Finalement, ça nous facilite la tâche
00:22:43avec des durées d'incubation
00:22:45qui sont parfaitement compatibles
00:22:46avec une transmission interhumaine
00:22:48entre le patient zéro,
00:22:50sa femme et les autres membres du bateau.
00:22:54Pourquoi c'est cet homme-là
00:22:55qui a contracté le virus ?
00:22:56Ce n'est pas un autre.
00:22:57Comment s'est passé du rongeur à lui ?
00:23:00Ce virus, il existe depuis très longtemps.
00:23:01On sait, on sait.
00:23:02Ça fait partie des choses qu'on sait.
00:23:03Il y a des choses qu'on ne sait pas.
00:23:04Il y a des choses qu'on sait.
00:23:05On en revient à l'autre chapitre.
00:23:05Et donc, ce que l'on sait,
00:23:08c'est que les personnes
00:23:10peuvent contracter cette infection.
00:23:13C'est d'ailleurs le plus grand nombre
00:23:15de cas de virus des Andes.
00:23:17Ce sont des personnes
00:23:18qui ont été infectées
00:23:19au contact des animaux.
00:23:20Ce sont des gens qui sont travailleurs
00:23:22dans un environnement,
00:23:24le bois,
00:23:25qui est infecté par des rongeurs.
00:23:28Et donc, on sait qu'en effet,
00:23:31on est exposés
00:23:32lorsqu'on manipule,
00:23:34lorsqu'on, finalement,
00:23:35le travail fait
00:23:36qu'on va se trouver au contact
00:23:37d'aérosols,
00:23:39de poussières
00:23:40contaminés
00:23:41par des rongeurs.
00:23:42Ça, on le sait
00:23:43parce que c'est toute la description
00:23:44des cas antérieurs
00:23:46en Amérique latine,
00:23:48c'est-à-dire dans les deux pays
00:23:49qui sont l'Argentine
00:23:50et le Chili.
00:23:50Oui, je vais peut-être
00:23:51vous faire bondir.
00:23:52J'ouvre des portes.
00:23:53N'y voyez pas malice.
00:23:55Si on découvre
00:23:56dans quelques jours,
00:23:57ce que personne ne souhaite évidemment,
00:23:58des cas en France
00:23:59qui n'ont aucun rapport
00:24:00avec la croisière.
00:24:02Alors,
00:24:04sinon,
00:24:05si on n'arrive pas
00:24:06à les lier
00:24:09au...
00:24:09C'est le cas pessimiste.
00:24:11Oui.
00:24:12Ça voudrait dire
00:24:13qu'on a perdu
00:24:13une chaîne de contamination.
00:24:15C'est-à-dire que
00:24:16on a perdu, finalement,
00:24:18l'identification de la chaîne.
00:24:20Dans ces cas-là,
00:24:20on fait quoi ?
00:24:21On est reparti, là,
00:24:22pour le coup,
00:24:23comme en tour de Covid ?
00:24:24C'est l'hypothèse
00:24:24la plus, je dirais,
00:24:25la plus pessimiste.
00:24:28À ce stade,
00:24:29on peut penser
00:24:31qu'on a pris
00:24:31les choses suffisamment tôt,
00:24:33justement,
00:24:34pour arriver
00:24:35à identifier
00:24:38les cas contacts,
00:24:40bien sûr,
00:24:42et donc,
00:24:43encore une fois,
00:24:43les isoler
00:24:44avant qu'ils transmettent.
00:24:47Prenons le scénario pessimiste.
00:24:50J'ai l'impression
00:24:51d'être dans le sketch
00:24:51de Bigard
00:24:52sur la chauve-souris,
00:24:52vous savez,
00:24:53pour ceux qui ont
00:24:54la référence,
00:24:54le scénario du pire
00:24:56à chaque fois.
00:24:56On a le droit,
00:24:57on a le droit,
00:24:58et parfois même,
00:24:59pour les dirigeants,
00:24:59c'est un devoir
00:25:01de considérer
00:25:02le scénario du pire,
00:25:03parce qu'après tout,
00:25:04c'est comme ça
00:25:04qu'on ne se fait pas.
00:25:04Et au pire,
00:25:05ça se passe mieux.
00:25:05Voilà,
00:25:06ce que tout le monde souhaite.
00:25:06Ça ne veut pas dire
00:25:07qu'il faut considérer
00:25:08qu'il faut considérer
00:25:08qu'on va vers le scénario du pire.
00:25:10Oui,
00:25:10si on trouve des cas
00:25:12et qu'on n'arrive pas
00:25:13à les relier,
00:25:14ça veut dire
00:25:14qu'on a perdu
00:25:15la chaîne de contamination.
00:25:16Évidemment,
00:25:16ça rendra
00:25:17le contrôle
00:25:18du foyer
00:25:19beaucoup plus difficile.
00:25:21On va retourner du côté,
00:25:22je vous donnerai la parole
00:25:22dans un instant,
00:25:23Aurélien Roussard,
00:25:23on va retourner du côté
00:25:24de Matignon,
00:25:25où se trouve ce soir
00:25:26Hugo Capelli,
00:25:27qui est avec Margot Visat,
00:25:29pour une nouvelle réunion
00:25:30qui débute ce soir
00:25:31à Matignon
00:25:32autour du Premier ministre.
00:25:33Si je compte bien
00:25:34depuis hier matin,
00:25:35je crois que c'est la quatrième
00:25:36qui est consacrée à ce virus.
00:25:39Oui,
00:25:39nouvelle réunion
00:25:40de crise interministérielle
00:25:41qui a démarré
00:25:42il y a environ
00:25:4330 minutes maintenant.
00:25:44Sébastien Lecornu
00:25:45qui est entouré ce soir
00:25:46de quatre ministres.
00:25:47Le ministre de l'Intérieur,
00:25:48la ministre de la Santé,
00:25:50mais aussi,
00:25:50c'est important de le noter,
00:25:51le ministre du Travail
00:25:53et le ministre
00:25:53de l'Éducation nationale.
00:25:55Façon de montrer
00:25:55pour le gouvernement
00:25:56qu'on se prépare
00:25:57à tous les scénarios
00:25:58et notamment
00:25:58que cet antivirus
00:25:59puisse un jour toucher
00:26:00une entreprise
00:26:01ou bien une école
00:26:03hypercommunication
00:26:04du gouvernement
00:26:04pour montrer
00:26:05qu'il maîtrise
00:26:06la situation
00:26:06de réunions de crise
00:26:08hier,
00:26:08de réunions de crise
00:26:09aujourd'hui,
00:26:10une conférence de presse.
00:26:11Il y aura très certainement
00:26:12d'autres réunions demain.
00:26:15En tout cas,
00:26:16quoi qu'il arrive,
00:26:16le gouvernement
00:26:17a tenté de nous rassurer
00:26:18en nous disant aujourd'hui
00:26:19qu'il n'y avait pas
00:26:19de diffusion du virus.
00:26:21Le gouvernement
00:26:22qui a toute la confiance,
00:26:23c'est Emmanuel Macron
00:26:24qui a dit
00:26:24il y a quelques instants
00:26:25très loin d'ici,
00:26:26en Afrique,
00:26:27que la situation
00:26:27était sous le contrôle
00:26:29du gouvernement.
00:26:30Si beaucoup,
00:26:31Hugo Capelli
00:26:31à Matignon,
00:26:33Aurélien Rousseau,
00:26:33qu'est-ce que vous dites
00:26:34ce soir
00:26:34à ceux qui vous écoutent
00:26:36et qui ne vous croient pas ?
00:26:37Je suis sûr qu'il y en a.
00:26:38Qu'ils disent
00:26:39soit on nous cache des choses
00:26:40c'est plus grave qu'eux,
00:26:41soit le gouvernement
00:26:42en fait des tonnes
00:26:43pour plein de raisons
00:26:44et Raphaël qui est spécialiste
00:26:46des complotistes
00:26:47en aurait sans doute
00:26:48plein à nous donner
00:26:49parce que c'est leur retour.
00:26:50C'est les mêmes
00:26:50que pendant le Covid.
00:26:51À ceux qui disent
00:26:52vous en faites trop,
00:26:52vous les politiques
00:26:53ou vous n'en faites pas assez ?
00:26:54Alors, d'abord,
00:26:56moi je pense que
00:26:58quand on est un responsable public,
00:27:00on doit faire le pari
00:27:01de s'adresser
00:27:02à l'intelligence
00:27:03de nos concitoyens
00:27:04et elle est
00:27:05toujours au rendez-vous.
00:27:07Et quelquefois
00:27:08quand on est
00:27:09en responsabilité,
00:27:10on se focalise
00:27:11sur les plus,
00:27:13sur les complotistes,
00:27:14etc.
00:27:15parce que c'est eux
00:27:15qui vous envoient
00:27:16des menaces de mort
00:27:17en permanence,
00:27:17c'est eux qui vous alpaguent
00:27:19sur les réseaux sociaux.
00:27:20Mais il faut faire le pari
00:27:21de parler
00:27:23et d'être,
00:27:24encore une fois,
00:27:25transparent.
00:27:25Ce mot,
00:27:26ça peut paraître évident.
00:27:27Mais quand vous êtes ministre
00:27:28derrière un pupitre
00:27:29avec des caméras
00:27:29et que vous dites
00:27:31je ne sais pas,
00:27:32Mais tout à l'heure,
00:27:33la ministre,
00:27:34elle est interrogée
00:27:34sur le stock de masques.
00:27:36Elle a été également,
00:27:37je crois,
00:27:38sur France Inter hier
00:27:38ou avant-hier.
00:27:39Elle ne donne pas les chiffres.
00:27:41Elle ne donne pas les chiffres
00:27:41sur les masques
00:27:42qu'on a eu en France.
00:27:43Aujourd'hui,
00:27:44la question,
00:27:44encore une fois,
00:27:45la question n'est pas
00:27:46de dire aujourd'hui
00:27:47à 18h,
00:27:49elle n'a pas su donner
00:27:50le chiffre,
00:27:50c'est de savoir
00:27:52est-ce que demain
00:27:52le chiffre,
00:27:53il peut être donné
00:27:54parce qu'on doit l'avoir
00:27:55parce que le temps
00:27:56qu'il remonte.
00:27:56Après,
00:27:57moi je dois dire,
00:27:58alors je ne suis pas,
00:28:00je trouve qu'il y a
00:28:01un petit côté
00:28:02du gouvernement
00:28:03où on est en train,
00:28:05pardon,
00:28:06peut-être que je suis,
00:28:07je vois le mal partout,
00:28:08mais on a le meilleur
00:28:12dispositif de protection,
00:28:13il faut être rassuré,
00:28:14etc.
00:28:15Je trouve que
00:28:16c'est des mots
00:28:17qui sont trop,
00:28:18c'est trop tôt
00:28:19pour dire ça.
00:28:21L'engagement
00:28:21qu'on doit prendre...
00:28:22Là pour le coup,
00:28:22vous imaginez un gouvernement
00:28:23dire on a un bon dispositif,
00:28:25on espère avoir
00:28:26un bon dispositif.
00:28:27ce n'est pas ça,
00:28:28c'est de dire jour et nuit,
00:28:30et c'est le cas des soignants,
00:28:32c'est le cas des agents
00:28:32de l'ARS,
00:28:33c'est le cas des agents
00:28:33du ministère,
00:28:34on travaille pour protéger,
00:28:37mais aujourd'hui,
00:28:39il n'y a pas d'élément,
00:28:40la ministre l'a dit,
00:28:41mais après,
00:28:42se comparer aux autres,
00:28:44dire que c'est mieux,
00:28:45dire qu'il ne faut pas
00:28:46s'inquiéter,
00:28:46ça après,
00:28:47ça crée
00:28:47ces espèces de chocs cognitifs,
00:28:50on a le sentiment
00:28:51que le matin,
00:28:52c'est gravissime,
00:28:54le soir,
00:28:54tout va mieux,
00:28:55on doit apprendre
00:28:56à parler des risques,
00:28:59avec une...
00:29:01les risques,
00:29:02le principe,
00:29:02c'est qu'ils ne se confirment
00:29:03pas toujours.
00:29:04Oui,
00:29:05je crois franchement
00:29:06qu'il y a une phrase
00:29:08qu'il faudrait bannir
00:29:09de la communication de crise,
00:29:10surtout au début,
00:29:11c'est la situation
00:29:12qui est sous contrôle.
00:29:13Maux pour mots,
00:29:14ce qu'a dit Emmanuel Macron
00:29:15ce soir ?
00:29:15Alors...
00:29:16Je crois que je vous l'apprends,
00:29:17mais il l'a dit.
00:29:19En effet,
00:29:19il faut être prudent,
00:29:20il faut avancer,
00:29:21il faut faire les choses,
00:29:22il faut...
00:29:23Ça a été dit,
00:29:24dire ce qu'on sait,
00:29:26dire les éléments positifs
00:29:27et dire ce que l'on peut craindre.
00:29:29On a le droit
00:29:29d'expliquer
00:29:31ce que l'on peut craindre
00:29:33et finalement,
00:29:34quand on a devant nous
00:29:35un gouvernement
00:29:36qu'on nous dit
00:29:36la crainte,
00:29:37c'est ça,
00:29:38on se dit,
00:29:38ben oui,
00:29:39ils sont en train
00:29:40de montrer
00:29:41qu'ils seraient capables
00:29:42d'affronter même
00:29:44des éléments négatifs
00:29:46ou pessimistes
00:29:47s'ils survenaient.
00:29:49Le pire,
00:29:49c'est d'avoir
00:29:50des responsables aveugles,
00:29:52c'est-à-dire
00:29:53qui ne font pas face
00:29:54aux mauvaises nouvelles.
00:29:56Merci beaucoup,
00:29:56professeur,
00:29:57merci beaucoup,
00:29:58Aurélien Rousseau,
00:29:58d'être venu sur ce plateau.
00:29:59Si vous nous rejoignez
00:30:00à 19h15,
00:30:00on va refaire le point
00:30:01rapidement avec vous,
00:30:02Raphaël Grabli,
00:30:02sur ce qui a été dit
00:30:04aujourd'hui
00:30:04pendant cette conférence
00:30:05de presse.
00:30:05Oui,
00:30:06la ministre de la Santé,
00:30:07Stéphanie Riste,
00:30:08qui a rappelé
00:30:08qu'il n'y avait pas
00:30:08d'éléments en faveur
00:30:09d'une circulation diffuse
00:30:11du virus sur le territoire national,
00:30:13elle a rappelé aussi
00:30:14le cas de la patiente,
00:30:16l'unique patiente
00:30:16en France atteinte
00:30:17par le virus.
00:30:18Elle rappelle
00:30:19qu'elle est dans
00:30:19un état grave
00:30:20avec une forme
00:30:21cardiopulmonaire sévère
00:30:22et qu'elle est oxygénée
00:30:23avec un poumon artificiel.
00:30:26Elle est aussi revenue
00:30:27sur les cas contacts
00:30:28avec les quatre Français
00:30:29qui étaient sur le bateau
00:30:30qui sont hospitalisés.
00:30:31Il y avait huit autres Français
00:30:33qui ont partagé un vol
00:30:35avec une malade
00:30:36qui sont eux aussi
00:30:38hospitalisés
00:30:38et quatorze autres Français
00:30:40qui étaient sur un vol
00:30:41où au départ
00:30:42une malade est entrée
00:30:43mais qui est finalement
00:30:43sortie avant le décollage
00:30:45et qui eux sont cas contact
00:30:47et qui sont,
00:30:47je cite,
00:30:47en cours d'hospitalisation,
00:30:49c'est-à-dire qu'ils sont
00:30:49contactés pour être hospitalisés,
00:30:51pour être mis en quarantaine.
00:30:53Merci beaucoup Raphaël Grabli.
00:30:54Ce qu'on pouvait dire ce soir
00:30:55sur cet antavirus,
00:30:56virus des Andes
00:30:58qui est arrivé ces derniers jours
00:30:59en France,
00:30:59on va continuer évidemment
00:31:00de suivre ce qui se passe
00:31:01dans les heures qui viennent.
00:31:03Le temps d'en venir à présent
00:31:04à la situation au Moyen-Orient
00:31:05avec deux camps
00:31:06qui se soient encore
00:31:07font clairement monter la pression
00:31:09et la France
00:31:10qui muscle également
00:31:11son dispositif
00:31:12dans la région
00:31:13avec les hélicoptères Tigre.
00:31:15On va en parler
00:31:15dans quelques minutes.
00:31:17Le temps d'accueillir
00:31:17nos invités ce soir,
00:31:19l'amiral Alain Coldeffi.
00:31:20Bonsoir.
00:31:20Bonsoir.
00:31:20Vous êtes l'ancien commandant
00:31:21du portaview Clémenceau,
00:31:23ancien major général des armées
00:31:25également à vos côtés,
00:31:26Armin Arefi.
00:31:27Bonsoir,
00:31:27grand reporter au point,
00:31:28spécialiste du Moyen-Orient
00:31:30et les experts de BFM
00:31:31à mes côtés comme chaque soir.
00:31:32Bonsoir Elsa Vidal
00:31:33et bonsoir Didier François.
00:31:36Avant de s'envoler
00:31:37pour la Chine,
00:31:38il décolle dans quelques heures,
00:31:38Donald Trump a publié
00:31:40ces dernières heures
00:31:41une rafale de messages
00:31:42sur ses réseaux sociaux,
00:31:44des dizaines de messages
00:31:45publiés contre l'Iran.
00:31:47évidemment,
00:31:48mais l'image peut-être
00:31:49la plus spectaculaire du jour,
00:31:50c'est celle d'un sous-marin,
00:31:51un sous-marin américain,
00:31:53l'USS Alaska,
00:31:54qui est arrivé ces dernières heures
00:31:55à Gibraltar,
00:31:57c'est-à-dire dans les eaux
00:31:58désormais de la Méditerranée.
00:32:00Amiral,
00:32:00le simple fait que les Américains
00:32:02le montrent,
00:32:03ça veut dire quoi ?
00:32:04Parce qu'un sous-marin,
00:32:05à ma connaissance,
00:32:06normalement,
00:32:06c'est sous l'eau
00:32:07et ça reste secret.
00:32:07Alors,
00:32:08on ne les montre jamais.
00:32:10Vous savez que,
00:32:11par exemple,
00:32:12quand une force aérienne
00:32:13américaine ou française
00:32:15accompagnant le porte-avions,
00:32:16chez les Américains,
00:32:17il y a deux sous-marins
00:32:17nucléaires d'attaque
00:32:19et sous Charles de Gaulle,
00:32:20il y a un sous-marin.
00:32:20J'ai dit sous,
00:32:21parce que c'est sous la mer,
00:32:22ce n'est pas en dessous.
00:32:22Oui, évidemment.
00:32:23On va éviter la collision.
00:32:25Non, non,
00:32:26ça n'a aucun sens tactique.
00:32:28Un sous-marin nucléaire d'attaque,
00:32:29ceux-là,
00:32:29on ne les montre jamais,
00:32:30ils sont là,
00:32:31ils sont déployés.
00:32:32Les autres sous-marins,
00:32:33on parle de sous-marins nucléaires
00:32:34d'attaque,
00:32:34donc eux,
00:32:35on peut les voir en surface,
00:32:36c'est la différence
00:32:37des sous-marins nucléaires
00:32:38lanceurs d'engins
00:32:39de la dissuasion nucléaire,
00:32:40celles-là,
00:32:40on peut les montrer en surface
00:32:42et ça a du sens
00:32:42de les montrer passer Gibraltar.
00:32:44Cela dit,
00:32:45il est recommandé
00:32:46pour la navigation
00:32:46de passer Gibraltar en surface.
00:32:48Voilà,
00:32:49parce que c'est un détroit
00:32:50très encombré,
00:32:51donc voilà,
00:32:52on peut le passer,
00:32:53on peut passer sous l'eau,
00:32:54mais c'est plus confortable
00:32:56de le passer en surface.
00:32:57Qu'est-ce qu'il vient faire là ?
00:32:58Il renforce ce dispositif
00:32:59en Méditerranée.
00:33:01Il va rester en Méditerranée ?
00:33:03Vraisemblablement,
00:33:03oui.
00:33:03Mais vous savez,
00:33:04c'est les sous-marins
00:33:06comme les d'autres.
00:33:07On a bien vu
00:33:07un porte-avions
00:33:08de Charles de Gaulle
00:33:08il y a quelques jours
00:33:09franchir le canal de Svesse
00:33:10pour partir dans la région.
00:33:11Oui,
00:33:11parce que le positionnement
00:33:14du Charles de Gaulle,
00:33:14on en a qu'un,
00:33:15il dépend un peu
00:33:16de l'évolution de la politique.
00:33:18Le sous-marin nucléaire
00:33:18d'attaque américain,
00:33:20c'est comme les frégates.
00:33:20C'est un SNLE.
00:33:21Hein ?
00:33:21C'est un SNLE.
00:33:22Mais ce n'est pas
00:33:23un SNLE lanceur d'automac ?
00:33:25Non.
00:33:26C'est un SNLE.
00:33:30Oui,
00:33:30c'est pour ça que c'est...
00:33:31Ah bon,
00:33:31j'ai perdu le nom.
00:33:32c'est l'Alaska.
00:33:35L'Alaska.
00:33:36C'est pour ça que c'est un boomer.
00:33:37Ah oui,
00:33:38d'accord.
00:33:38Alors là,
00:33:39c'est tout à fait normal.
00:33:41Pardon,
00:33:42je reviens,
00:33:42parce que je n'ai pas entendu
00:33:43le nom du sous-marin.
00:33:43Je préfère être prévenu,
00:33:44c'est l'Alaska,
00:33:45c'est un boomer.
00:33:45Quand on les regarde,
00:33:46Didier-François a raison,
00:33:47s'il a entendu le nom du sous-marin.
00:33:49Alors ça,
00:33:50c'est tout à fait
00:33:52un ugeol,
00:33:52comme on dit,
00:33:53parce qu'il n'a pas besoin
00:33:54d'être en Méditerranée
00:33:55pour frapper où il veut.
00:33:57Il a des missiles
00:33:57qui ont des portés
00:33:58de 11 000 kilomètres,
00:33:59donc il n'y a aucun besoin
00:34:01de le montrer.
00:34:01Là,
00:34:01on montre les muscles,
00:34:02mais ça ne sert à rien.
00:34:03On montre les muscles,
00:34:04les Iraniens font la même chose
00:34:05de leur côté,
00:34:07menacent...
00:34:07C'est à rien à voir
00:34:08avec les Iraniens,
00:34:09en fait.
00:34:09C'est ça qu'il faut bien comprendre.
00:34:12Ce type d'engin
00:34:13n'a absolument rien à voir
00:34:14avec l'Iran,
00:34:14qui n'est pas une puissance dotée.
00:34:16Ce type d'engin,
00:34:17c'est la dissuasion nucléaire
00:34:19américaine,
00:34:19et ses compétiteurs,
00:34:20c'est la Chine et la Russie.
00:34:22Et particulièrement la Chine
00:34:24pour ce qui concerne
00:34:25celui qui est dans ce coin-là.
00:34:27Mais par ailleurs,
00:34:27ce qu'il y a d'intéressant,
00:34:28c'est deux choses.
00:34:30Vous savez qu'il y a
00:34:30une petite tension
00:34:31au sein de l'OTAN
00:34:32depuis quelques semaines,
00:34:34et particulièrement
00:34:35avec les Britanniques
00:34:36et avec les Allemands
00:34:36autour de l'Iran,
00:34:38mais pas sur la question
00:34:39du nucléaire.
00:34:40Et vous savez bien aussi
00:34:41qu'avec les déclarations
00:34:43de Donald Trump,
00:34:44il y a une inquiétude
00:34:45de la plupart des Européens,
00:34:47à part les Français
00:34:47qui sont eux
00:34:48complètement autonomes,
00:34:48mais même des Britanniques
00:34:50qui ont une dissuasion à eux,
00:34:51ils font partie
00:34:51du comité des plans
00:34:53de l'OTAN
00:34:53avec les Américains
00:34:54et sont un peu tendus
00:34:55sur le fait
00:34:56que le parapluie américain,
00:34:58nous on n'a pas de parapluie
00:34:59nucléaire pour les autres,
00:35:00on leur explique
00:35:01qu'on peut avoir
00:35:02des intérêts vitaux communs,
00:35:03mais on n'a pas de parapluie.
00:35:04Les Américains, eux,
00:35:05ont un parapluie nucléaire
00:35:06pour l'essentiel
00:35:07des pays de l'Europe.
00:35:08Il y avait un doute
00:35:09sur ce parapluie nucléaire
00:35:11ces dernières semaines,
00:35:12et encore plus
00:35:13avec la question
00:35:14du retrait
00:35:15de troupes d'Allemagne.
00:35:16Ce qui est intéressant,
00:35:17ce n'est pas seulement
00:35:17qu'on voit
00:35:18ce sous-marin nucléaire
00:35:19lanceur d'engin
00:35:20qui arrive à quai
00:35:21dans une base
00:35:23de la Royal Navy britannique,
00:35:25c'est que parallèlement
00:35:26à l'arrivée
00:35:26de ce sous-marin
00:35:27lanceur d'engin
00:35:28dans une base britannique,
00:35:31il y a un avion
00:35:32extrêmement important
00:35:33qui s'appelle
00:35:34le Mercury E6B
00:35:37qui, lui,
00:35:38s'est posé en Allemagne
00:35:39et ce Mercury E6B,
00:35:40c'est l'avion
00:35:41de l'US Navy
00:35:42qui permet de transmettre
00:35:43les ordres de tir
00:35:44à ce sous-marin
00:35:47quand bien même
00:35:48il serait sous l'eau,
00:35:49puisque la plupart du temps
00:35:50ce sous-marin
00:35:51il reste presque
00:35:51six mois sous l'eau,
00:35:53invisible et inaudible.
00:35:54Donc la démonstration
00:35:56de ces deux parties
00:35:58de la composante
00:35:59maritime sous-marine
00:36:00de la dissuasion
00:36:01nucléaire américaine
00:36:03laisse penser
00:36:04qu'il y a une volonté
00:36:05de réassurance
00:36:06et c'est le communiqué
00:36:08d'ailleurs
00:36:09de Naples
00:36:09de la sixième flotte
00:36:10qui le rappelle
00:36:11puisqu'il dit
00:36:12cette visite
00:36:13démontre
00:36:13les capacités
00:36:14la flexibilité
00:36:15l'engagement
00:36:16américain
00:36:17auprès
00:36:18de ses alliés
00:36:18de l'OTAN
00:36:19la démonstration
00:36:20pour eux
00:36:20elle est auprès
00:36:21pas de nous les français
00:36:22mais de tous les autres
00:36:23européens
00:36:24que les Etats-Unis
00:36:25ne se désengagent pas
00:36:27d'un point de vue
00:36:27de la dissuasion nucléaire
00:36:29de la protection
00:36:29des pays européens
00:36:31de l'OTAN
00:36:31c'est ça le message
00:36:32c'est ça le message
00:36:33et c'était intéressant
00:36:33de vous entendre là-dessus
00:36:34Didier
00:36:35parallèlement
00:36:35à ces images
00:36:36les gardiens de la révolution
00:36:38ont montré aujourd'hui
00:36:39des scènes d'exercice
00:36:41militaire
00:36:43à Téhéran
00:36:43et en région
00:36:45façon de montrer
00:36:46qu'ils seraient prêts
00:36:47à répliquer
00:36:48à des frappes
00:36:49américaines
00:36:49si elles venaient
00:36:50à reprendre
00:36:50est-ce qu'il faut en déduire
00:36:51que les négociations
00:36:52c'est terminé
00:36:53qu'il ne se passe plus rien
00:36:54en coulisses
00:36:54et qu'on va vers
00:36:55un crescendo
00:36:56qui finira forcément
00:36:57par des missiles
00:36:58il n'y a pas de progrès
00:36:59on a cru percevoir
00:37:01de progrès
00:37:02la semaine dernière
00:37:03et finalement
00:37:04il s'avère
00:37:04que la contre-proposition
00:37:06iranienne
00:37:07a été rejetée
00:37:08jetée à la poubelle
00:37:09je cite
00:37:09par Donald Trump
00:37:10qu'effectivement
00:37:11là de part et d'autre
00:37:12on sent que les deux parties
00:37:13montrent l'écrou
00:37:15maintenant est-ce à dire
00:37:16que la négociation
00:37:17est terminée ?
00:37:17non
00:37:17parce qu'in fine
00:37:18il y aura un accord
00:37:19la question étant de savoir
00:37:20si l'accord sera
00:37:21aux conditions américaines
00:37:22ce sera un diktat
00:37:23comme c'est souhaité
00:37:24actuellement par Donald Trump
00:37:24ou si les Iraniens
00:37:26parviendront
00:37:27à sortir
00:37:29si je puis dire
00:37:29la tête de l'eau
00:37:30en tout cas
00:37:30à faire respecter
00:37:31certaines de leurs lignes rouges
00:37:33aujourd'hui
00:37:33on voit
00:37:35que de part et d'autre
00:37:37les positions sont encore
00:37:38diamétralement opposées
00:37:39on est vraiment dans une partie
00:37:40de poker continue
00:37:41où il y a
00:37:42chaque partie
00:37:43a deux cartes
00:37:44côté iranien
00:37:45il s'agit
00:37:45de l'uranium
00:37:46hautement enrichi
00:37:47qui se trouve toujours en Iran
00:37:48et du blocage
00:37:49du L3 d'Hormuz
00:37:50côté américain
00:37:51il s'agit
00:37:52de la puissance
00:37:53de frappe américaine
00:37:54de la possibilité
00:37:54de poursuite
00:37:55des bombardements
00:37:56et du blocus américain
00:37:57exercé sur les ports iraniens
00:37:58la question étant
00:37:59de savoir
00:38:00lequel des deux parties
00:38:02va
00:38:03on va dire
00:38:05va
00:38:06affaiblir
00:38:07la première
00:38:07on a
00:38:08encore une fois
00:38:09du temps devant nous
00:38:10environ six mois
00:38:12que ce soit
00:38:13au niveau de la résistance
00:38:14de l'économie iranienne
00:38:15qui est déjà assez affaiblie
00:38:16ce que disent en tout cas
00:38:17je dis ça parce que
00:38:19pour avoir posé la question
00:38:20régulièrement
00:38:20peut-être trop
00:38:21d'ailleurs Didier
00:38:22il vous est arrivé
00:38:23de me le dire
00:38:24combien de temps
00:38:25peuvent tenir
00:38:26les deux parties
00:38:26on nous avait fixé
00:38:27j'avais cru comprendre
00:38:28en tout cas
00:38:29que la visite
00:38:29de Donald Trump
00:38:30en Chine
00:38:30était un moment
00:38:31avant lequel
00:38:32le président américain
00:38:33avait sans doute
00:38:33envie de conclure
00:38:34un accord
00:38:34on y aille par cette nuit
00:38:36ça dit que ça n'est pas arrivé
00:38:37ça je l'ai bien constaté
00:38:39pourquoi je parle
00:38:40de six mois
00:38:40parce que c'est la date
00:38:41qui nous sépare
00:38:42des mi-termes
00:38:43les élections de mi-mandat
00:38:45américaines
00:38:45c'est aussi
00:38:46alors aujourd'hui
00:38:47les renseignements américains
00:38:49évoquent une capacité
00:38:51pour l'Iran
00:38:51encore de résister
00:38:53entre guillemets
00:38:54de trois mois
00:38:55c'est ce qu'affirment
00:38:56les américains
00:38:57par ailleurs
00:38:58trois mois
00:38:58si la guerre reprend
00:38:59ou trois mois
00:39:00dans l'état actuel
00:39:00trois mois
00:39:01dans l'état actuel
00:39:02des choses
00:39:03en raison du blocus américain
00:39:05imposé au port iranien
00:39:07qui empêche justement
00:39:08l'Iran
00:39:08d'exporter
00:39:10sa principale devise
00:39:11le fournisseur
00:39:12principale devise
00:39:13qui est le pétrole
00:39:14c'est-à-dire 70%
00:39:15des exportations iraniennes
00:39:17et de 15 à 25%
00:39:18de son PIB
00:39:20mais ce qu'il faut savoir
00:39:21ce qu'il faut comprendre
00:39:22c'est qu'en cas même
00:39:23de reprise
00:39:24des bombardements américains
00:39:25effectivement
00:39:25l'armée américaine
00:39:26surpasse et de loin
00:39:29l'armée iranienne
00:39:30ainsi que les gardiens
00:39:31de la révolution
00:39:32l'Iran ne dispose plus
00:39:33de défense antiaérienne
00:39:34maintenant
00:39:35la question essentielle
00:39:36c'est ce que souhaiterait
00:39:37l'objectif de Donald Trump
00:39:38or aujourd'hui
00:39:39il est toujours flou
00:39:40plus d'armes nucléaires
00:39:41qu'est-ce que ça veut dire
00:39:43dans la bouche de Donald Trump
00:39:44visiblement
00:39:45ce que ça signifierait
00:39:46ça signifierait
00:39:47zéro capacité iranienne
00:39:49d'enrichissement
00:39:49ça veut dire
00:39:50plus de stock d'uranium
00:39:51plus d'installation
00:39:52un démantèlement total
00:39:53des installations
00:39:54un démantèlement total
00:39:56des installations
00:39:57nucléaires iraniennes
00:39:58et l'impossibilité
00:40:00pour l'Iran
00:40:01d'enrichir
00:40:02à ne serait-ce que
00:40:033,67%
00:40:05ce qui est la limite
00:40:05pour un usage
00:40:07strictement civil
00:40:08sauf que les Iraniens
00:40:09eux savent
00:40:11depuis le début de la guerre
00:40:11le 28 février dernier
00:40:12que les Américains
00:40:14n'ont pas l'attention
00:40:15de déployer
00:40:16les troupes au sol
00:40:17et c'est la seule manière
00:40:18qui pourrait permettre
00:40:19in fine
00:40:20après une longue guerre
00:40:22au sol
00:40:22un reversement
00:40:23du régime iranien
00:40:24or pour l'instant
00:40:24c'est pas le cas
00:40:25est-ce que ça pourrait
00:40:26venir d'Israël
00:40:27cette initiative
00:40:27est-ce qu'en Iran
00:40:28c'est quelque chose
00:40:29qu'on considère ?
00:40:30on sait très bien
00:40:31aujourd'hui qu'Israël
00:40:32en avait encore
00:40:33sous la main
00:40:33si je puis dire
00:40:34et que c'est Donald Trump
00:40:35qui à la suite
00:40:36de ce deal conclu le 8 avril
00:40:38a signé
00:40:40sonné
00:40:41pardon
00:40:41la fin de la partie
00:40:42en tout cas provisoirement
00:40:43aujourd'hui
00:40:43côté israélien
00:40:44on est quand même
00:40:46on voit le verre
00:40:47à moitié vide
00:40:49à savoir qu'aujourd'hui
00:40:49l'Iran dispose encore
00:40:50d'un stock d'uranium
00:40:51hautement enrichi
00:40:52de 441 kg
00:40:53que l'Iran
00:40:54d'après le renseignement
00:40:55américain
00:40:55dispose encore
00:40:56d'une capacité
00:40:57d'un réussi à établir
00:40:58une capacité de défense
00:40:59de missiles anti-balistiques
00:41:01pardon
00:41:01de missiles balistiques
00:41:02de 70%
00:41:0475%
00:41:05des lanceurs iraniens
00:41:07auraient été rétablis
00:41:08et dernière question
00:41:09qui était importante
00:41:10aux yeux d'Israël
00:41:11le régime iranien
00:41:11aujourd'hui le régime iranien
00:41:12est affaibli
00:41:14victoire tactique
00:41:15des américains
00:41:15et des israéliens
00:41:16mais en termes
00:41:17d'objectifs stratégiques
00:41:18il est toujours en place
00:41:19et l'Iran
00:41:19le régime iranien
00:41:20est toujours
00:41:23debout
00:41:24même si
00:41:24il n'a pas du tout changé
00:41:25même si il faut dire
00:41:27qu'il a été considérablement affaibli
00:41:28et qu'il est d'ailleurs
00:41:30plus radical que jamais
00:41:31on parlait il y a quelques minutes
00:41:33du Charles de Gaulle
00:41:34on sait qu'il y avait une réunion
00:41:35aujourd'hui importante
00:41:36sur la coalition
00:41:37qui doit un jour
00:41:38permettre
00:41:39au trafic maritime
00:41:40de reprendre
00:41:41à Hormuz
00:41:42quand la paix sera signée
00:41:44entre l'Iran
00:41:44et les Etats-Unis
00:41:46Jérôme Pellistrandi
00:41:46vous êtes avec nous
00:41:47bonsoir
00:41:48général
00:41:48la France
00:41:49muscle un peu plus
00:41:50son dispositif
00:41:51dans le cadre
00:41:52je précise
00:41:52de cette coalition
00:41:53il ne s'agit pas d'envoyer
00:41:54le Charles de Gaulle
00:41:55aujourd'hui
00:41:55et là cette fois
00:41:56c'est l'hélicoptère Tigre
00:41:58qui entre en piste
00:42:00expliquez-nous
00:42:00ce que c'est
00:42:01que ce petit bijou
00:42:02alors en fait
00:42:03les hélicoptères Tigre
00:42:04sont des hélicoptères
00:42:05de combat
00:42:06qui appartiennent
00:42:06à l'armée de terre
00:42:07ceux-ci ont été déployés
00:42:09aux Émirats Arabes Unis
00:42:10en complément
00:42:11des rafales
00:42:12de l'armée de l'air
00:42:12et de l'espace
00:42:13parce qu'ils ont une capacité
00:42:14de lutte anti-drone
00:42:15extrêmement intéressante
00:42:17et vous voyez
00:42:17sur ces images
00:42:18ils sont équipés
00:42:19de roquettes
00:42:20et ils sont équipés
00:42:21d'un canon de 30 mm
00:42:22et qui permet
00:42:23en quelque sorte
00:42:24d'intercepter
00:42:25des drones
00:42:26et notamment
00:42:26les drones chahed
00:42:27qui ont été tirés
00:42:28par les Iraniens
00:42:29et donc
00:42:29l'idée qui est en cours
00:42:31aujourd'hui
00:42:31c'est que nous avons
00:42:32des frégates
00:42:33multimissions
00:42:34qui accompagnent
00:42:35donc le porte-avions
00:42:37Charles Le Gaulle
00:42:38et que sur ces frégates
00:42:39regardez
00:42:39à l'arrière
00:42:40vous avez une plage
00:42:41qui permet en fait
00:42:43d'accueillir
00:42:43des hélicoptères
00:42:44et l'idée
00:42:45c'est donc
00:42:46de mettre en place
00:42:47ces hélicoptères
00:42:48de combat Tigre
00:42:49sur ces frégates
00:42:51et d'accompagner
00:42:52en quelque sorte
00:42:53la mission
00:42:54de sécurisation
00:42:55quel est l'avantage
00:42:56c'est que d'abord
00:42:56les marins
00:42:57et les pilotes
00:43:00de la LAT
00:43:01savent travailler
00:43:01ensemble
00:43:01depuis très longtemps
00:43:03donc c'est vraiment
00:43:04en quelque sorte
00:43:05renforcer
00:43:06les capacités
00:43:06qui ont été éprouvées
00:43:08qui sont extrêmement
00:43:09solides
00:43:10et finalement
00:43:11avec une efficacité
00:43:12qui sera très intéressante
00:43:13donc on peut imaginer
00:43:15regardez
00:43:15donc on voit
00:43:16ces images
00:43:17d'hélicoptères
00:43:18de combat
00:43:19qui seront
00:43:20sur les frégates
00:43:21et qui pourront
00:43:22le cas échéant
00:43:23participer
00:43:24à la sécurisation
00:43:25et par exemple
00:43:26si nécessaire
00:43:27neutraliser éventuellement
00:43:28des drones
00:43:29ou cette flotte moustique
00:43:31qui pourrait
00:43:31gêner
00:43:32la sécurisation
00:43:33du détroit d'Hormuz
00:43:34Merci beaucoup
00:43:35général Amiral
00:43:36c'est une nouvelle arme
00:43:38possible
00:43:38contre les drones iraniens
00:43:39Oui
00:43:40c'est une arme
00:43:41c'est vrai qu'au début
00:43:43on a beaucoup critiqué
00:43:44les armées
00:43:44pour avoir tiré
00:43:45des missiles sophistiqués
00:43:46contre des drones
00:43:47on a oublié
00:43:48un petit peu
00:43:48les dégâts
00:43:49que pouvaient faire
00:43:50les drones
00:43:51c'est-à-dire qu'il ne fallait
00:43:52pas faire un rapport
00:43:53de 10 contre 1
00:43:54coup de la missile
00:43:56coup du drone
00:43:56mais coup des dégâts
00:43:59produits par le drone
00:44:00alors maintenant
00:44:02à partir des bateaux
00:44:03on tire au canon
00:44:04on tire aussi
00:44:05avec des hélicoptères
00:44:05et des gens
00:44:06qui sont embarqués
00:44:07mais le meilleur outil
00:44:08c'est l'hélicoptère tigre
00:44:09parce qu'il est fait
00:44:10pour l'attaque
00:44:10Le meilleur outil
00:44:11ce serait pas
00:44:12d'utiliser des drones
00:44:12contre des drones
00:44:13ou alors c'est qu'on les a pas ?
00:44:15Non, le tigre est là
00:44:16pour abattre des drones
00:44:17c'est le meilleur outil possible
00:44:19puisque c'est un hélicoptère
00:44:20de combat
00:44:20de l'armée de terre
00:44:21comme je l'ai rappelé
00:44:22Pellistrandi
00:44:23a décidé à faire de la tâche
00:44:24Le général Pellistrandi
00:44:25C'est mon ancien
00:44:26Nath-Johan
00:44:27Oui, il paraît que vous avez
00:44:27travaillé ensemble
00:44:28il me l'a dit tout à l'heure
00:44:29mais ici on l'appelle
00:44:29le général
00:44:32Entre grades de même
00:44:35Bon, c'est pas tout à fait le cas
00:44:37mais c'est pas grave
00:44:38Non, non, mais Jérôme Pellistrandi
00:44:41l'a dit très bien
00:44:42c'est un hélicoptère de combat
00:44:44donc il est fait
00:44:45avec un canon qui est superbe
00:44:47le canon de 30
00:44:48on tire comme ça
00:44:49des roquettes
00:44:50les roquettes qu'on a vues
00:44:51les Hellfire
00:44:51sont un peu sophistiquées
00:44:53mais le canon suffit largement
00:44:54puisqu'on a déjà fait maintenant
00:44:56sur les bateaux
00:44:56avec un canon
00:44:57et avec des hélicoptères
00:44:58Elsa, ça c'est pour la partie française
00:45:00On ne va pas être tout seul
00:45:02dans cette coalition
00:45:02Non, on a 40 partenaires
00:45:04on commence à avoir
00:45:05une compréhension
00:45:06qui se décline
00:45:07de ce que chacun
00:45:08est prêt à investir
00:45:09dans cette coalition
00:45:10notamment c'est l'agence Reuters
00:45:12qui parlant des Britanniques
00:45:15souligne qu'il serait prêt
00:45:16bien sûr à déployer
00:45:17le destroyer HMS Dragon
00:45:19également des matériels
00:45:23de chasse aux mines
00:45:24et des avions de chasse Typhoon
00:45:26Côté italien
00:45:27on entend parler
00:45:29de frégates
00:45:29qui pourraient être déployées
00:45:32Ça c'est le britannique
00:45:33qu'on voit là
00:45:34Didier-François
00:45:35c'est le Dragon
00:45:35c'est ça ?
00:45:36C'est le Dragon
00:45:37qui va mettre un peu de temps
00:45:39à arriver
00:45:39parce qu'il est parti
00:45:40récemment là
00:45:41mais il est en route
00:45:42voilà
00:45:43le problème c'est qu'il a eu
00:45:44une longue période
00:45:46de hackée
00:45:47de remise en état
00:45:48parce qu'il n'était pas
00:45:49en pleine forme
00:45:52La coalition
00:45:52elle est en train
00:45:53de prendre forme
00:45:53Oui bien sûr
00:45:54Les hélicoptères
00:45:55il faut rappeler une chose
00:45:55les hélicoptères
00:45:57parce qu'aujourd'hui
00:45:58on le redécouvre
00:45:59mais rappelez-vous
00:46:00en 2011
00:46:01en Libye
00:46:02où après trois mois
00:46:03de frappe
00:46:04il y avait un petit problème
00:46:05c'est que ça ne tombait pas
00:46:06et qu'on a engagé
00:46:07le BPC
00:46:08donc le Mistral
00:46:09le porte-hélicoptère
00:46:11avec justement
00:46:12des tirs
00:46:12pour finalement
00:46:13au mois de juin
00:46:14ça avait commencé
00:46:14en mois de mars
00:46:16aller au plus près
00:46:17faire ce type
00:46:18de travail d'interception
00:46:19c'est vraiment fait pour ça
00:46:20et honnêtement
00:46:22le canon de 30
00:46:23une munition de 30
00:46:24ça doit coûter quoi ?
00:46:255 euros à 10 euros
00:46:27c'est moins cher
00:46:28que le drone
00:46:28alors il faut rajouter
00:46:29l'heure de vol certes
00:46:30mais en fait
00:46:30c'est assez efficace
00:46:31en termes de coût
00:46:33efficacité
00:46:33et en termes
00:46:35de rendu militaire
00:46:36donc honnêtement
00:46:37c'est une très très bonne solution
00:46:38Armin Aréfi
00:46:39au final
00:46:40ce sont les Européens
00:46:41qui vont payer
00:46:42le coût de la guerre
00:46:43de Donald Trump
00:46:43et de Benyamin Netanyahou
00:46:44pour sécuriser le Détroit
00:46:45ça va se finir comme ça ?
00:46:47non je pense déjà
00:46:48il faut bien que les téléspectateurs
00:46:49comprennent que
00:46:50c'est pas la France
00:46:51et la Grande-Bretagne
00:46:53et les 40 membres
00:46:53de la coalition
00:46:54qui vont débloquer Ormouz
00:46:55ils n'interviendront
00:46:56qu'après une fois
00:46:58un accord signé
00:46:59entre les Américains
00:47:01et les Iraniens
00:47:02encore d'ailleurs
00:47:03faut-il savoir
00:47:03quelles seront
00:47:05les modalités
00:47:05de cet accord
00:47:06et si on reviendra
00:47:07à la situation
00:47:08le statu quo
00:47:10hanté
00:47:11savoir un Détroit
00:47:13libre
00:47:14pour la marine
00:47:16marchande mondiale
00:47:18ce qui pour l'instant
00:47:18n'est pas le souhait
00:47:19des Iraniens
00:47:20qui veulent continuer
00:47:21d'une certaine manière
00:47:22à se gaver
00:47:24sur le Détroit d'Ormouz
00:47:25pour faire payer
00:47:26le prix de destruction
00:47:27en ce qui concerne
00:47:28la France
00:47:28il faut quand même
00:47:29rappeler qu'on n'a pas
00:47:31été prévenu
00:47:32par notre allié américain
00:47:33ni par notre allié israélien
00:47:35du déclenchement
00:47:36de cette guerre
00:47:37et qu'on en paye
00:47:38déjà le prix
00:47:39en raison
00:47:40du coût
00:47:41sur le marché
00:47:42de l'énergie
00:47:43et sur le marché
00:47:44de l'essence
00:47:44donc il y a une volonté
00:47:45aujourd'hui politique
00:47:46notamment d'Emmanuel Macron
00:47:47et de Kerstamer
00:47:47justement de peser
00:47:49sur l'après
00:47:50en sachant que
00:47:52dans les discussions
00:47:53actuellement en cours
00:47:54entre Washington
00:47:54et Tehran
00:47:55qui continuent à discuter
00:47:56de façon indirecte
00:47:57mais ils ne se voient pas
00:47:58directement au Pakistan
00:48:00est évoqué
00:48:01un déblocage
00:48:02graduel
00:48:03d'Ormouz
00:48:04pour les Iraniens
00:48:04et du blocus
00:48:05des ports iraniens
00:48:06pour les Etats-Unis
00:48:07mais pour l'instant
00:48:08la question du nucléaire
00:48:09interviendrait
00:48:10en second lieu
00:48:11mais pour l'instant
00:48:11on n'en est pas encore là
00:48:12donc on pense nous
00:48:13à l'après
00:48:14on se positionne
00:48:16pour sécuriser
00:48:17le passage des navires
00:48:18une fois qu'un accord
00:48:19aura été signé
00:48:20mais il est hors de question
00:48:21comme le prétendent
00:48:22les Iraniens
00:48:22qui menacent la France
00:48:23de participer
00:48:24à une opération militaire
00:48:26disant
00:48:26à débloquer par la force
00:48:28comme ce que fait actuellement
00:48:30même s'il a reculé
00:48:30Donald Trump
00:48:31avec son opération
00:48:33Liberty
00:48:34à Ormouz
00:48:35il y a un pays
00:48:36qui surveille évidemment
00:48:37la situation
00:48:37comme beaucoup d'autres
00:48:38c'est la Chine
00:48:38parce que la Chine
00:48:39normalement reçoit
00:48:40énormément de pétrole
00:48:41venu d'Iran
00:48:42Donald Trump
00:48:42s'envole justement
00:48:43dans les heures
00:48:44qui viennent vers Pékin
00:48:45Axel Meunier
00:48:45vous êtes à Washington
00:48:47pour BFM TV
00:48:47il va être question
00:48:48parce que c'est Donald Trump
00:48:49d'argent
00:48:49de contrat
00:48:50mais aussi
00:48:51de la situation
00:48:51au Moyen-Orient
00:48:52dans ces discussions
00:48:56oui forcément
00:48:57alors l'hélicoptère
00:48:58qui doit emmener
00:48:59Donald Trump
00:49:00vers la base
00:49:00Andrews
00:49:01vient d'atterrir
00:49:01ici à la Maison Blanche
00:49:02le départ n'est plus
00:49:03qu'une question de minutes
00:49:04pour le président américain
00:49:06pour cette rencontre
00:49:07à enjeu
00:49:08effectivement
00:49:09parce qu'il y aura
00:49:10au départ
00:49:11c'était cela
00:49:11la question
00:49:13des négociations commerciales
00:49:15puisqu'avec les droits
00:49:16de douane
00:49:17imposés par Donald Trump
00:49:18depuis son retour
00:49:18ici à la Maison Blanche
00:49:20la Chine n'est pas contente
00:49:21il y a eu ce premier sommet
00:49:22à l'automne dernier
00:49:24en Corée du Sud
00:49:25où les deux hommes
00:49:26avaient réussi
00:49:26un peu à enrondir
00:49:28les angles
00:49:28il y aura de nouveau
00:49:29la question
00:49:30des tensions commerciales
00:49:31qui sera abordée
00:49:32mais effectivement
00:49:32la question du détroit
00:49:34d'Ormuz
00:49:34qui fâche énormément
00:49:35le dirigeant chinois
00:49:37qui voit
00:49:38que les bateaux
00:49:39qui apportent du pétrole
00:49:41depuis le Moyen-Orient
00:49:43dont dépend beaucoup
00:49:44la Chine
00:49:45et bien
00:49:46ils sont
00:49:46un petit peu
00:49:48en difficulté
00:49:49de même que pour
00:49:50la livraison
00:49:51de certains biens
00:49:52produits par la Chine
00:49:54bref
00:49:54il y aura
00:49:54ce sujet là
00:49:55et puis surtout
00:49:56évidemment
00:49:56on sait que Téhéran
00:49:58a un appui
00:49:59assez fort
00:50:00avec la Chine
00:50:01Pékin qui aide
00:50:02au renseignement
00:50:03il y aura beaucoup
00:50:04de sujets
00:50:04c'est peut-être pour cela
00:50:05que Donald Trump
00:50:06a mis en pause
00:50:07un petit peu
00:50:08sa volonté
00:50:09de à la fois
00:50:10relancer le projet
00:50:11Liberté
00:50:11mais aussi
00:50:12de lancer
00:50:14peut-être
00:50:14de nouvelles hostilités
00:50:15tant que son voyage
00:50:16en Chine
00:50:17n'était pas passé
00:50:18on verra
00:50:19si ça changera
00:50:20la donne
00:50:20ou pas
00:50:20après
00:50:21à son retour
00:50:22le week-end
00:50:24en tout cas
00:50:24Donald Trump
00:50:25va partir
00:50:25pour Pékin
00:50:26d'ici quelques minutes
00:50:27maintenant
00:50:27Merci Axel Meunier
00:50:29décollage imminent
00:50:30pour le président américain
00:50:31est-ce que le sort
00:50:32du Moyen-Orient
00:50:33se joue un tout petit peu
00:50:34à Pékin ?
00:50:34Oui
00:50:34partiellement à Pékin
00:50:36on l'a dit souvent
00:50:37Pékin est un grand
00:50:38client
00:50:39des hydrocarbures
00:50:40du Moyen-Orient
00:50:41pas seulement
00:50:41de l'Iran
00:50:42c'est aussi
00:50:43un allié
00:50:44politique
00:50:45qui aime rester
00:50:46dans l'ombre
00:50:46qui pour l'instant
00:50:47observe beaucoup
00:50:48ce qu'il se passe
00:50:49mais qui soutient
00:50:50par des technologies
00:50:50duales
00:50:51par du renseignement
00:50:52tant l'Iran
00:50:53que la Russie
00:50:54dans les guerres
00:50:54qui opposent
00:50:55finalement ce camp
00:50:56au camp occidental
00:50:57et la Chine
00:50:58c'est l'empire émergent
00:51:00qui est en train
00:51:00de regarder
00:51:01un empire
00:51:01qu'elle considère
00:51:02déclinant
00:51:04engagé dans une guerre
00:51:05qui malheureusement
00:51:06pour le rapport
00:51:08de force
00:51:08américano-chinois
00:51:09ne se présente
00:51:10pas très bien
00:51:10pour les Etats-Unis
00:51:11à l'heure actuelle
00:51:12Merci beaucoup
00:51:13à tous les quatre
00:51:14d'être venus ce soir
00:51:14sur le plateau
00:51:15de 60 minutes
00:51:15on va accueillir
00:51:16à présent
00:51:16un homme
00:51:16qui connaît
00:51:17très bien la Chine
00:51:18très bien
00:51:19les dirigeants
00:51:19chinois
00:51:20qui est un ami
00:51:21de la Chine
00:51:22qui est aussi
00:51:22ancien premier ministre
00:51:24c'est Jean-Pierre Raffarin
00:51:25qui nous rejoint
00:51:26à présent
00:51:27pour évoquer
00:51:28justement
00:51:28dans un premier temps
00:51:29le rôle de la Chine
00:51:31auprès de Donald Trump
00:51:32bonsoir Jean-Pierre Raffarin
00:51:33bonsoir
00:51:34bonsoir à tous
00:51:34est-ce que
00:51:35l'avenir
00:51:37de la guerre
00:51:37entre les Etats-Unis
00:51:38et l'Iran
00:51:38peut effectivement
00:51:39se jouer
00:51:40dans les heures qui viennent
00:51:42autour de la cité interdite
00:51:44à Pékin
00:51:45est-ce que
00:51:46le président chinois
00:51:47a les moyens
00:51:47de tordre le bras
00:51:48à Donald Trump
00:51:48en lui disant
00:51:49maintenant ça suffit
00:51:50cette guerre
00:51:50qui me prive de mon pétrole
00:51:52il faut y mettre fin
00:51:53je ne crois pas
00:51:54qu'il y en ait un
00:51:54qui puisse dominer
00:51:55vraiment l'autre
00:51:56pour le moment
00:51:56c'est une confrontation
00:51:57de rapports de force
00:51:58et que ce qui est
00:52:00très préoccupant pour nous
00:52:01c'est que
00:52:01on voit
00:52:02que c'est la gouvernance du monde
00:52:03qui est en train de s'organiser
00:52:04entre la rencontre
00:52:05des deux puissants
00:52:06on n'est plus aujourd'hui
00:52:07au conseil de sécurité
00:52:08de l'ONU
00:52:08on n'est plus dans le droit international
00:52:10on est au fond
00:52:11dans une sorte de directoire
00:52:12où les deux grandes puissances
00:52:14sont en train
00:52:15de créer
00:52:16une gouvernance mondiale
00:52:17par leurs désaccords
00:52:18mais aussi leurs intérêts
00:52:20et c'est très difficile
00:52:21de prévoir ce qui va se passer
00:52:22le président américain
00:52:23est un dealer
00:52:24alors est-ce qu'il va
00:52:26essayer de gérer
00:52:27les semi-conducteurs
00:52:29est-ce qu'il va parler
00:52:30de Taïwan
00:52:30est-ce qu'il va parler
00:52:31de l'Iran
00:52:32quelle est la stratégie
00:52:33qu'il va avoir
00:52:34tout ceci peut se terminer
00:52:36par une tension internationale
00:52:37très forte
00:52:38mais tout ceci aussi
00:52:39peut se terminer
00:52:40par un accord
00:52:41un accord qui sera bon
00:52:42pour l'un et pour l'autre
00:52:43notamment sur le plan commercial
00:52:45Donald Trump est un dealer
00:52:46c'est ce que vous dites
00:52:47au sens premier du terme
00:52:49un homme qui fait des deals
00:52:50mais les Chinois
00:52:51on a un peu du mal
00:52:52à les suivre
00:52:52parce que d'un côté
00:52:54depuis des jours et des jours
00:52:55ils disent
00:52:55il faut que cette guerre s'arrête
00:52:56elle pénalise toute l'économie
00:52:57et de l'autre
00:52:58ça a été rappelé
00:52:59il y a quelques minutes
00:52:59par Armin Refi
00:53:01ils soutiennent l'Iran
00:53:02on sait par exemple
00:53:03que si les Iraniens
00:53:04ont fait autant de dégâts
00:53:05sur les bases militaires
00:53:06américaines au Moyen-Orient
00:53:07c'est parce qu'ils bénéficiaient
00:53:08d'un satellite espion chinois
00:53:10qui leur a permis
00:53:11de viser quasiment
00:53:12au maître près
00:53:12double langage de la Chine
00:53:14mais la Chine sur l'Iran
00:53:16c'est pas d'aujourd'hui
00:53:17qu'elle est très très proche de l'Iran
00:53:18elle a toujours été
00:53:18très proche de l'Iran
00:53:19c'est le premier client
00:53:20premier fournisseur
00:53:21c'est un partenariat
00:53:22très très dense
00:53:23qu'il y a une confiance
00:53:24qu'il y a
00:53:25même il y a quelques années
00:53:27la relation avec l'Iran
00:53:28était plus forte
00:53:28que la relation de la Russie
00:53:30qui s'est développée
00:53:30ces dernières années
00:53:32mais la Chine
00:53:32qu'est-ce qu'elle fait
00:53:33et quelle est sa stratégie
00:53:34aujourd'hui ?
00:53:35elle est le leader
00:53:36d'une coalition anti-États-Unis
00:53:37elle est le leader
00:53:39d'une organisation anti-Occident
00:53:42c'est pour ça
00:53:43que nous sommes très concernés
00:53:44par ce qui est en train
00:53:45de se passer
00:53:45mais la Chine
00:53:46aujourd'hui
00:53:47elle profite
00:53:48de l'affaiblissement de Trump
00:53:49et au total
00:53:50elle est parmi
00:53:51Vous voulez dire
00:53:51qu'elle ne veut pas tant que ça
00:53:52la fin de la guerre ?
00:53:53Mais je pense qu'aujourd'hui
00:53:54elle voit Trump
00:53:56et l'Amérique s'affaiblir
00:53:57et que ceci
00:53:58n'est pas contraire
00:53:59à ses propres intérêts
00:54:00et donc c'est quelque chose
00:54:02qui est très préoccupant
00:54:03pour nous
00:54:03parce que nous sommes associés
00:54:05aujourd'hui
00:54:06à la politique
00:54:07de M. Trump
00:54:08ce qui veut dire
00:54:09que M. Trump
00:54:10fait du mal à l'Occident
00:54:11Pourquoi nous sommes associés ?
00:54:11On en subit les conséquences
00:54:13mais on n'y est pas
00:54:13Mais on est aujourd'hui
00:54:15dans la sémantique
00:54:17du global sud
00:54:19nous sommes l'Occident
00:54:20et l'Occident
00:54:21c'est qui ?
00:54:21C'est d'abord M. Trump
00:54:23et tout ce qui est en train
00:54:24de se passer
00:54:24contre l'Occident
00:54:25nous sommes assimilés
00:54:26à M. Trump
00:54:28dans la dialectique
00:54:29de ce global sud
00:54:30qui est en train
00:54:30de s'organiser
00:54:31sous l'autorité chinoise
00:54:32et donc on voit bien
00:54:33qu'il y a quelque chose
00:54:35de très préoccupant
00:54:36il faut naturellement
00:54:37se méfier évidemment
00:54:39de ce côté
00:54:41complètement
00:54:41dealer de Trump
00:54:43où finalement
00:54:44il est imprévisible
00:54:45le président chinois
00:54:46m'avait dit
00:54:46en Chine
00:54:47un bon ami
00:54:48c'est un ami prévisible
00:54:50et bien
00:54:50Trump n'est pas un bon ami
00:54:51ni pour les uns
00:54:52ni pour les autres
00:54:53mais naturellement
00:54:54ça ne veut pas dire
00:54:55qu'on va adhérer
00:54:56à la stratégie Chine
00:54:57car nous sommes
00:54:58une variété
00:54:59de l'Occident
00:54:59nous ne sommes pas
00:55:00les Etats-Unis
00:55:00nous ne sommes pas
00:55:02alignés
00:55:02mais nous sommes
00:55:03et nous restons des alliés
00:55:04Est-ce que c'était
00:55:05une bonne idée
00:55:06pour vous
00:55:06d'envoyer le Charles de Gaulle
00:55:07dans la région ?
00:55:08Je pense que c'était
00:55:09une bonne idée
00:55:09de montrer notamment
00:55:10à nos partenaires
00:55:11du Médaliste
00:55:12que nous sommes capables
00:55:13de participer
00:55:14à des opérations
00:55:15de sécurité
00:55:15que nous sommes capables
00:55:17comme non pas
00:55:18une puissance
00:55:19de premier rang
00:55:20mais comme une puissance
00:55:20d'influence
00:55:21nous sommes capables
00:55:22avec nos moyens
00:55:23d'une puissance moyenne
00:55:24nous sommes capables
00:55:25d'être présents
00:55:26et de participer
00:55:27à un effort global
00:55:28de sécurité
00:55:28donc je pense
00:55:29qu'il faut que la France
00:55:30save s'engager
00:55:30et elle sait s'engager
00:55:31aujourd'hui
00:55:32Depuis le début de la guerre
00:55:33vous considérez
00:55:34que la position
00:55:34d'Emmanuel Macron
00:55:35est la bonne
00:55:36on a entendu des critiques
00:55:38y compris d'un ancien
00:55:39premier ministre
00:55:39Manuel Valls
00:55:40qui dit
00:55:41la diplomatie française
00:55:42est dans les choux
00:55:43elle ne condamne pas
00:55:44assez fermement
00:55:45le Hezbo
00:55:46elle n'ose pas dire
00:55:47que c'est une organisation
00:55:49terroriste
00:55:50elle continue à dire
00:55:50que c'est aussi
00:55:51un parti politique
00:55:52vous vous trouvez
00:55:53que la position
00:55:54d'Emmanuel Macron
00:55:55qui est
00:55:55nous n'entrons pas
00:55:56dans cette guerre
00:55:57mais nous envoyons
00:55:58le Charles de Gaulle
00:55:59pour montrer que la France
00:56:00existe encore
00:56:00et elle participera
00:56:02ensuite à l'opération
00:56:03de sécurisation
00:56:04et pour participer à la sécurité
00:56:04de nos alliés sur place
00:56:05cette position pour vous
00:56:06elle est équilibrée
00:56:06elle est lisible
00:56:07c'est la bonne
00:56:08c'est la bonne
00:56:09c'est la position gaullienne
00:56:10on peut aujourd'hui
00:56:11parler avec tout le monde
00:56:11on parle naturellement
00:56:13avec nos amis du moyen
00:56:14mais on peut parler
00:56:15avec Israël
00:56:15on peut même parler
00:56:16avec l'Iran
00:56:17nous sommes signataires
00:56:19de l'accord de 2015
00:56:20à Vienne
00:56:21nous sommes
00:56:22un certain nombre
00:56:23aujourd'hui
00:56:26nous sommes dans
00:56:26un certain nombre
00:56:27de circonstances
00:56:28où nous pouvons parler
00:56:29avec les uns
00:56:30avec les autres
00:56:30c'est ça la diplomatie française
00:56:31c'est ça notre indépendance
00:56:33on peut parler à tout le monde
00:56:34et donc en parlant
00:56:35à tout le monde
00:56:36on peut être un acteur de paix
00:56:37bien sûr
00:56:38nous sommes contre
00:56:39la profilation nucléaire
00:56:41c'est pour ça
00:56:41que cette guerre en Iran
00:56:42avait une légitimité
00:56:44avait un but
00:56:44que nous pouvions admettre
00:56:46qui était le but
00:56:47de faire en sorte
00:56:48qu'il n'y ait pas
00:56:49de prolifération nucléaire
00:56:51en Iran
00:56:51ce but
00:56:52aujourd'hui
00:56:53il faut continuer
00:56:53à le poursuivre
00:56:54il doit être atteint
00:56:55mais quand il est atteint
00:56:56on voit bien
00:56:57qu'il faut avoir
00:56:57une position
00:56:58naturellement
00:56:59qui aille vers la paix
00:57:00je vais vous montrer
00:57:01une image
00:57:02que vous avez peut-être
00:57:03vu passer ces dernières heures
00:57:04d'Emmanuel Macron
00:57:05qui semble un peu plus
00:57:07détendu
00:57:07en tout cas
00:57:07dans ses voyages
00:57:08à l'étranger
00:57:08ces derniers temps
00:57:09on l'a vu
00:57:10on l'a entendu
00:57:10même chanter
00:57:11la bohème d'Aznavour
00:57:12pendant un déplacement
00:57:13en Arménie
00:57:14on l'a vu au Kenya
00:57:15courir avec
00:57:16la légende du marathon
00:57:18Kipchoge
00:57:18on l'a vu faire la cuisine
00:57:19aussi au Kenya
00:57:20et s'énerver
00:57:22même
00:57:22ça c'est toujours
00:57:23pendant son voyage au Kenya
00:57:24contre une salle
00:57:25qui visiblement
00:57:25faisait un tout petit peu
00:57:26trop de bruit
00:57:26au moment où
00:57:27il est monté sur scène
00:57:28ça a même
00:57:29cette scène
00:57:29été repris
00:57:30je vais peut-être
00:57:30vous le faire découvrir
00:57:32remixer
00:57:32voilà ce que ça donne
00:57:33Jean-Pier Raffarin
00:57:34écoutez
00:58:01évidemment le remix
00:58:02n'est pas de lui
00:58:02il est en train de se lâcher
00:58:03Emmanuel Macron
00:58:04maintenant que c'est fini
00:58:05je pense qu'il a
00:58:07des satisfactions
00:58:08internationales réelles
00:58:09puisqu'il a une notoriété
00:58:11il a une image forte
00:58:12au niveau international
00:58:13il parle avec tout le monde
00:58:15comme je vous le disais
00:58:15donc il a une situation
00:58:17où il a de l'influence
00:58:18vous diriez
00:58:19qu'il est plus apprécié
00:58:20ou reconnu à l'étranger
00:58:21qu'en France ?
00:58:22je pense que la situation
00:58:23française est extrêmement difficile
00:58:24la Ve République
00:58:25a organisé un système
00:58:27qui est fondé
00:58:27sur le fait majoritaire
00:58:28et il n'y a pas de majorité
00:58:29donc l'action est difficile
00:58:31le Premier ministre
00:58:31fait ce qu'il peut
00:58:32mais c'est très difficile
00:58:33de faire passer des textes
00:58:34aujourd'hui avec une assemblée
00:58:36très désordonnée
00:58:37donc aujourd'hui
00:58:39le Président a en effet
00:58:40des satisfactions
00:58:40plus à l'international
00:58:42qu'au national
00:58:42vous le voyez faire quoi après ?
00:58:45bon je ne sais pas bien
00:58:46mais enfin de toute façon
00:58:47il aura une action
00:58:48qui sera importante
00:58:50dans le débat d'idées
00:58:51je ne le vois pas
00:58:52être sur la scène politique
00:58:54mais dans la réflexion
00:58:56dans la stratégie
00:58:56son expérience
00:58:57il va naturellement
00:58:58la mettre au service
00:58:59d'un certain nombre
00:59:00de combats
00:59:00et donc il y a des fondations
00:59:02il y a des organisations
00:59:04il y a des positions universitaires
00:59:07il y a beaucoup de statuts
00:59:07qu'il pourra avoir
00:59:08mais il continuera
00:59:09forcément
00:59:11à réfléchir
00:59:11à s'exprimer
00:59:12sur la situation du monde
00:59:13j'ai le souvenir
00:59:14Jean-Pierre Affarin
00:59:15que vous étiez allé en Chine
00:59:17au moment de l'épidémie
00:59:18de SRAS
00:59:19tout début des années 2000
00:59:20d'ailleurs ça vous avait été
00:59:21reproché à l'époque
00:59:22par certains
00:59:23j'ai le souvenir aussi
00:59:24que vous aviez été
00:59:25qu'à contact
00:59:26pendant le Covid
00:59:27je crois que c'était
00:59:28pendant une étape
00:59:28du Tour de France
00:59:29vous avez passé la journée
00:59:30dans la voiture
00:59:31aujourd'hui
00:59:32la France
00:59:33et une partie de la planète
00:59:34affrontent un autre virus
00:59:35qui s'appelle l'antavirus
00:59:36on voit que le gouvernement
00:59:37depuis deux jours
00:59:38ne parle quasiment plus
00:59:39que de ça
00:59:40la ministre de la Santé
00:59:41a fait une conférence de presse
00:59:43aujourd'hui
00:59:44Sébastien Lecornu
00:59:45en ce moment même
00:59:45réunit une partie du gouvernement
00:59:47est-ce qu'il en fait trop
00:59:47le gouvernement
00:59:48sur ce virus
00:59:49ou est-ce que vous pensez
00:59:50qu'il a mis le curseur
00:59:53au bon endroit ?
00:59:53Je pense parce qu'au fond
00:59:55il faut montrer
00:59:56qu'il contrôle les choses
00:59:57et donc il a montré
00:59:58qu'il contrôlait les choses
00:59:59je crois qu'il doit
00:59:59continuer à les contrôler
01:00:00je pense que
01:00:01dans le passé
01:00:02on a pris
01:00:04des attitudes
01:00:06quelquefois
01:00:06un peu légères
01:00:07sur cette crise
01:00:08sur ces crises de pandémie
01:00:09en pensant que
01:00:10finalement ça ne prendrait pas
01:00:11la dimension catastrophique
01:00:13que ça a pu prendre
01:00:13donc je crois que
01:00:14la plus grande prudence
01:00:15est nécessaire aujourd'hui
01:00:17et il faut montrer
01:00:18qu'un pouvoir
01:00:18qui a la conscience
01:00:19de la gravité de la crise
01:00:20tient les choses sous contrôle
01:00:22donc je trouve ça
01:00:23plutôt rassurant
01:00:24il n'y a pas un risque
01:00:25au contraire
01:00:26en voulant rassurer
01:00:27d'inquiéter tout le monde
01:00:28quand on voit débarquer
01:00:29les plus grands professeurs
01:00:31de France
01:00:31face à un ministre
01:00:32à côté d'un ministre
01:00:33de la santé
01:00:33tout le monde a eu
01:00:34les mêmes images en tête
01:00:35mais nous savons maintenant
01:00:36que les pandémies
01:00:37c'est inquiétant
01:00:37et donc on ne peut pas
01:00:38se permettre
01:00:39de la légèreté
01:00:40sur une pandémie
01:00:41et donc sur un risque
01:00:42de pandémie
01:00:42et donc je pense
01:00:43qu'aujourd'hui
01:00:44la gravité s'impose
01:00:45et donc il faut mettre
01:00:46toutes les sécurités
01:00:47au service du peuple
01:00:48et donc je pense
01:00:49que l'attitude
01:00:50est la bonne
01:00:50Un mot sur la présidentielle
01:00:52Jean-Pierre Afarin
01:00:53Votre candidat
01:00:54c'est Édouard Philippe
01:00:56Votre candidat
01:00:57c'est Édouard Philippe
01:00:57il a lancé
01:00:59ou relancé
01:01:00sa campagne
01:01:00dimanche dernier
01:01:01devant les cadres
01:01:02du Parti Rhin
01:01:03sous Yétier
01:01:03Oui
01:01:03C'est pas un peu mou ?
01:01:05Non
01:01:05il est prêt
01:01:07il a montré
01:01:08dans un très bon texte
01:01:09avec pas mal
01:01:11de propositions
01:01:11il a montré
01:01:13cette épaisseur humaine
01:01:14qu'il faut avoir
01:01:15et qu'il a amplifiée
01:01:16avec sa victoire
01:01:17en municipale au Havre
01:01:18donc je le trouve prêt
01:01:20mais naturellement
01:01:21on n'est pas encore
01:01:21en campagne
01:01:22donc il propose
01:01:23mais aussi
01:01:24il écoute
01:01:24et il entend les autres
01:01:25nous sommes dans une phase
01:01:27de liberté
01:01:27où chacun s'exprime
01:01:29Quand il vient
01:01:29aux 20h pour dire
01:01:30vous allez voir ce que vous allez voir
01:01:31ma campagne va démarrer
01:01:32j'aurai un projet très très fort
01:01:33il n'annonce rien
01:01:34est-ce qu'il n'y a pas
01:01:36un petit côté Alain Juppé
01:01:38c'est-à-dire
01:01:39animal à sang-froid
01:01:41D'abord c'est pas un défaut
01:01:42de ressembler à Alain Juppé
01:01:43Non mais Alain Juppé
01:01:44n'a pas été élu président
01:01:45Oui mais justement
01:01:46c'est une expérience
01:01:46qu'elle a connue
01:01:47dont tout le monde se souvient
01:01:48donc on va essayer
01:01:48de faire un peu autrement
01:01:49et donc il est important
01:01:51aujourd'hui
01:01:53de fixer son propre calendrier
01:01:54il a choisi
01:01:55le chemin du sérieux
01:01:56il n'a pas choisi
01:01:57le chemin de la communication
01:01:59la campagne va être très longue
01:02:00il faut une structure
01:02:01il faut organiser
01:02:02aujourd'hui
01:02:03il y a eu la phase
01:02:04de crédibilité
01:02:04lui il a eu le courage
01:02:05d'aller aux élections municipales
01:02:07il a pris un risque
01:02:08il est allé voir les français
01:02:10il a été élu
01:02:11c'est la phase
01:02:12de la crédibilité
01:02:13maintenant nous sommes
01:02:14dans la phase
01:02:14d'élaboration du programme
01:02:15il écoute
01:02:16il entend les propositions
01:02:17des uns et des autres
01:02:18il construit son projet
01:02:19il a fixé
01:02:20les grandes orientations
01:02:21et viendra la phase
01:02:22de l'accélération
01:02:23et de la dynamique
01:02:23qui va commencer pour lui
01:02:24le 5 juillet
01:02:25avec un grand meeting
01:02:26et qui va se développer
01:02:27ensuite à l'automne
01:02:28mais vous
01:02:29l'amoureux de Johnny Hallyday
01:02:30vous ne lui dites pas
01:02:31il faudrait allumer le feu
01:02:32un petit peu de temps en temps
01:02:33montrer que tu as l'envie
01:02:34d'avoir envie
01:02:35la seule façon véritable
01:02:37de perdre une élection
01:02:38c'est d'avoir
01:02:39à un moment ou à un autre
01:02:40une rupture dans le rythme
01:02:41et donc il faut accélérer
01:02:43quand vous êtes capable
01:02:44d'accélérer jusqu'au bout
01:02:45et donc quand vous accélérez
01:02:47la seule logique
01:02:48c'est d'accélérer encore
01:02:49donc il vaut mieux
01:02:51démarrer sérieusement
01:02:53tranquillement
01:02:53il a choisi la voie du sérieux
01:02:55d'autres peuvent choisir
01:02:56la voie de la communication
01:02:57d'autres peuvent choisir
01:02:58la voie de l'agitation
01:02:59je pense qu'il a raison
01:03:00d'aller sérieusement
01:03:01il est dans la construction
01:03:02du projet
01:03:03il écoute ce que disent
01:03:04les autres
01:03:05il faudra se rassembler
01:03:06à un moment ou à un autre
01:03:07et donc c'est pas
01:03:08en invectivant les autres
01:03:09c'est pas en se montrant
01:03:10que c'est lui ou personne
01:03:11il écoute
01:03:11il entend
01:03:12et donc il va construire
01:03:13un projet
01:03:14et il va essayer
01:03:15de le partager
01:03:15avec les autres
01:03:16le projet en un mot
01:03:16si vous voulez bien
01:03:17Jean-Pierre Raffa
01:03:17est-ce qu'il y aura
01:03:18la retraite à 67 ans
01:03:19dans le projet d'Edouard Philippe ?
01:03:20écoutez c'est à lui
01:03:21de répondre à cette question
01:03:22vous lui diriez quoi ?
01:03:23le moment venu
01:03:24je lui dirais
01:03:25que c'est une option
01:03:27positive
01:03:27mais que naturellement
01:03:28il faut qu'il discute
01:03:29avec les uns les autres
01:03:30vous savez
01:03:30une élection comme ça
01:03:31il faut la gagner
01:03:32parce qu'il est hors de question
01:03:33d'avoir un extrémiste
01:03:35qu'il soit de gauche
01:03:36ou de droite
01:03:37au pouvoir
01:03:37en 2027
01:03:38et donc il faut que
01:03:39les responsables
01:03:40les démocrates
01:03:41les républicains
01:03:42se rassemblent
01:03:43et pour se rassembler
01:03:44il faut écouter les autres
01:03:45et il ne faut pas asséner
01:03:46ces vérités
01:03:47il faut être sensible
01:03:48et écouter les autres
01:03:48et donc l'objectif
01:03:49d'Edouard Philippe
01:03:50est de rassembler
01:03:51et je vais vous dire une chose
01:03:52j'y crois
01:03:53je pense qu'il va réussir
01:03:54et vous en serez
01:03:55merci beaucoup
01:03:56Jean-Pierre Raffa
01:03:56merci à vous
01:03:57ce soir sur ce plateau
01:03:57bonsoir Julia Mette
01:03:58bonsoir Marc
01:03:59bonsoir à tous
01:04:00le 20h dans quelques instants
01:04:01ce soir
01:04:02on suit le départ
01:04:03de Donald Trump
01:04:04pour Pékin
01:04:04on verra s'il s'exprime
01:04:05avant de monter dans l'avion
01:04:06et s'il précise ses intentions
01:04:07Xi Jinping
01:04:08qui détient peut-être
01:04:09les clés du conflit
01:04:10on en parlera notamment
01:04:11avec l'ancienne estion
01:04:12Sergei Girneuve
01:04:13que vous connaissez bien
01:04:14ce sera à 20h30
01:04:15à tout de suite
01:04:16l'info continue
01:04:17restez avec nous sur BFM
01:04:18bonne soirée à tous
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