- il y a 3 mois
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre avec un extrait du Morning RMC.
00:07Faut-il s'inquiéter pour nos écoles ?
00:081 700 000 élèves en moins d'ici 2035.
00:12C'est une baisse de plus de 14%.
00:14Ce sont les projections du ministère de l'éducation nationale
00:16qui parlent même d'une vague sismique.
00:18Écoutez l'inquiétude d'Aurélie Gagné.
00:21Elle est porte-parole FSU-SNU-IPP.
00:24C'est moins de classe, c'est parfois moins...
00:26Ça va être aussi dans certains endroits moins d'écoles, voire plus d'écoles.
00:29Parce que dans la ruralité, il arrive que l'école se résume à une seule classe.
00:35Et il me semble qu'en France, que ce soit dans l'Hexagone ou en Outre-mer,
00:38on tient à son école.
00:39L'école, c'est le dernier service de proximité.
00:41C'est le dernier service qui est proche.
00:42Le dernier service public proche des gens.
00:44Pour nous, moins d'élèves, ça ne veut pas forcément dire moins de profs.
00:47Pour nous, ce qu'il faut, c'est faire mieux école.
00:49Actuellement, l'école, elle rencontre des difficultés.
00:51Elle n'a pas assez de personnel formé.
00:54Donc, nous, on a envie de dire à M. le ministre,
00:56eh bien, prenons cette baisse démographique qui arrive,
00:59on s'en saisit et on profite de cette baisse
01:02pour garder le même nombre d'enseignants
01:04et faire baisser mécaniquement le nombre d'élèves par classe.
01:07Parce que la France n'est pas une très très bonne élève
01:09au niveau du nombre d'élèves par classe.
01:12Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour nos écoles ?
01:14Est-ce qu'il faut fermer les classes, Baptiste Desmontiers ?
01:16Je ne comprends pas pourquoi il faudrait s'inquiéter.
01:18Parce qu'en fait, c'est démographique.
01:21Je veux dire, voilà, c'est un fait.
01:22Il va y avoir moins d'élèves.
01:22Il y a des écoles qui vont fermer, donc c'est quand même inquiétant.
01:24Non, ce n'est pas inquiétant parce qu'aujourd'hui,
01:26on n'a pas assez de profs.
01:27On en parlait hier.
01:29Moi, j'ai une de mes filles qui est dans le privé.
01:31On a reçu, ça ne concerne pas sa classe,
01:32on a reçu un truc sur l'école directe nous disant
01:35que l'académie ne peut plus nous envoyer de profs
01:38d'ici la fin de l'année.
01:40Donc, je veux dire, même pour ceux qui ont la chance
01:43d'aller dans le privé, il n'y a pas assez de profs.
01:44Donc, je ne vois pas ce qu'il y a d'inquiétant.
01:46Ce qui serait inquiétant, c'est qu'on n'ait pas assez de professeurs
01:48pour former nos élèves qui, demain, seront ceux qui vont travailler
01:53et qui vont faire tourner la France.
01:54Moi, il n'y a pas d'inquiétude, de mon point de vue.
01:57On va devoir supprimer des postes ?
01:58Mais non, mécaniquement, on va devoir supprimer des postes, Estelle.
02:01On le dit tout le temps, on a un État qui est...
02:03qui a trop de fonctionnaires.
02:07Donc, ce n'est évidemment pas le premier poste qu'il faut viser.
02:09L'éducation et la santé, ça doit être, pour moi, des totems.
02:13Il ne faut pas y toucher.
02:14Mais si, mécaniquement, aujourd'hui, on a des problèmes
02:18pour mettre un prof en face de chaque élève
02:20ou, entre guillemets, en face de chaque classe,
02:22et qu'on a des problèmes d'effectifs avec des professeurs
02:24qui ont des classes trop chargées, mécaniquement,
02:26moi, je vois plutôt une sortie de crise
02:27plutôt qu'une inquiétude à avoir.
02:29Mais c'est un point de vue, et peut-être que j'attends d'être confronté
02:32à des profs.
02:33Moi, je pense que c'est...
02:34Et pourtant, je rappelle, je suis plutôt de gauche,
02:37mais je vois plutôt quelque chose qui, voilà,
02:39qui me semble être une belle opportunité
02:41pour rétablir un peu cette école
02:43sur laquelle tout le monde n'arrête pas
02:44de tirer à boules et rouges en disant
02:45« On n'apprend plus rien, nos gamins sont nuls, on se sait tout cela ».
02:47Non, mais au contraire, c'est très grave.
02:49C'est très bien ce qui va se passer.
02:50Pourquoi c'est très grave, Élise ?
02:51Parce que s'il y a moins de naissances,
02:53qui va travailler dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans ?
02:55C'est pas le problème de l'école, l'Élysée,
02:56c'est un problème de démographie.
02:57Mais le problème de l'école, il est démographique.
02:59Excusez-moi, vous savez qu'en Corée du Sud,
03:01on dit que dans 20 ans, il n'y a plus de pays
03:03parce que les gens ne font pas d'enfants.
03:04Donc le pays va juste couler, il n'existera plus.
03:07Il n'y aura que des vieux qui vont juste...
03:08On va juste attendre qu'ils meurent,
03:09il n'y aura plus d'économie.
03:10Et on doit s'alarmer, mais de toute urgence,
03:13par cette information.
03:15S'il y a des écoles qui ferment,
03:16c'est-à-dire que les gens ne font plus d'enfants,
03:17c'est-à-dire qu'il n'y a plus de gens dans la classe.
03:18Mais qui va faire fonctionner le service public plus tard ?
03:20Tu l'as dit toi-même,
03:22ce serait peut-être une opportunité
03:23pour renflouer les services publics.
03:24Ben non, s'il n'y a personne pour y travailler.
03:26Et t'en es à combien d'enfants ?
03:28Ben oui, mais justement,
03:29c'est là où je vais en venir.
03:31Je vais en venir à ma phrase d'après.
03:33L'urgence, c'est qu'on nous donne envie
03:34de faire des gosses, en fait.
03:36Donnez-moi envie de faire des enfants.
03:38Aujourd'hui, c'est simple.
03:40Qu'est-ce qu'on nous dit quand on veut faire un enfant ?
03:42Bon, ben déjà, ça coûte hyper cher.
03:43Ça coûte hyper cher.
03:45L'écologie, c'est une catastrophe.
03:46Le monde va brûler.
03:47Pourquoi tu ferais des enfants ?
03:48Il y a des guerres partout.
03:48Pourquoi tu ferais des enfants ?
03:50Pourquoi est-ce que tu mettrais des enfants
03:51dans le périscolaire ?
03:51Ils vont se faire violer, en fait.
03:53Mais non, mais c'est vrai.
03:54Surtout, tu ne vas pas avoir d'argent
03:55pour les élevés, je suis d'accord avec toi.
03:56Mais vous ne vous rendez pas compte
03:57qu'aujourd'hui, la perspective d'avoir des enfants,
03:59moi, je veux des enfants,
03:59mais ma perspective d'avoir des enfants,
04:01c'est de me dire,
04:01potentiellement, ils vont faire l'armée,
04:03potentiellement, ils vont mourir
04:04parce que la planète sera trop chaude,
04:05et potentiellement, de toute façon...
04:07Il y a aussi des raisons à faire des enfants.
04:09Mais je suis trop chaude, j'en veux plein.
04:11On ne peut pas avoir les enfants
04:12que par un prisme négatif.
04:13Je veux plein d'enfants,
04:14mais ce que je te donne,
04:15c'est un argument qui est prouvé scientifiquement,
04:17vu que les gens n'en font plus.
04:18Ça coûte trop cher.
04:19Pas du tout.
04:19C'est tout.
04:20Les moments où on fait le plus d'enfants
04:22dans l'histoire de l'humanité,
04:23c'est quand il y a des crises.
04:23C'est quand il y a des crises
04:24et quand il y a des guerres.
04:25C'est là où on fait le plus d'enfants.
04:26Ce n'est pas quand la société va très bien.
04:28Et le fait qu'on fasse moins d'enfants,
04:37économiquement,
04:38c'est ça la réalité,
04:38pour revenir au sujet du débat
04:40sur les moins d'élèves dans la classe,
04:43on va adapter le nombre de profs
04:45au nombre d'élèves.
04:46C'est tout ce que ça vous fait, en fait.
04:47Je ne vois pas l'objectif.
04:49Non, mais l'objectif,
04:50c'est d'élever les enfants.
04:51Ce n'est pas de fournir de la matière
04:53pour avoir un prof qui soit là.
04:55J'entends, mais après,
04:56tu risques d'avoir encore plus
04:57de désertification, par exemple,
04:59des campagnes.
04:59Vous savez, il y a parfois
05:00des classes de double niveau.
05:02Il n'y en aura plus,
05:02il n'y en aura plus de classes.
05:03Donc tu vas avoir...
05:04Mais il y aura moins d'élèves aussi.
05:06Oui, mais tu vas avoir des villages
05:07où il n'y aura plus d'enfants,
05:08en fait, tout simplement.
05:09Mais ce n'est pas le problème
05:10de l'éducation nationale.
05:12Alors, tu vas maintenir une école,
05:14tu vas sonner la cloche,
05:15mettez-vous en rang,
05:16puis il n'y aura pas d'élèves.
05:18Non, mais la fin d'une école,
05:19c'est une grande tristesse.
05:20Mais la fin d'une école,
05:21elle est faite parce qu'il y a des gens
05:22qui s'installent
05:22et qui n'ont pas d'enfants.
05:24Oui, mais qu'est-ce qui va se passer ?
05:26Admettons, je sais n'importe quoi.
05:27Dans un village,
05:27l'école, elle ferme.
05:29Tu fais un regroupement scolaire.
05:30Non, mais qu'est-ce qui se passe ?
05:31Les parents, ils vont faire quoi ?
05:32Ils vont déménager,
05:32ils vont aller ailleurs.
05:33Vous allez avoir plein
05:34de villes et de villages
05:35qui vont être désertés.
05:37Mais si, c'est vrai.
05:37Non, mais non,
05:38parce qu'il y a des méthodes
05:39pour faire en sorte
05:40que ce ne soit pas déserté.
05:41Parce qu'il y a des villages
05:42où on ne veut pas
05:42de logement locatif.
05:44D'accord ?
05:44Si tu n'as pas de logement locatif,
05:45tu n'as pas des parents jeunes
05:48avec des enfants en bas âge.
05:50Voilà.
05:50Et après, tu dis,
05:51mon école, elle est vide.
05:51J'ai refusé tous les programmes
05:53de logement locatif.
05:54Il ne faut pas venir chialer
05:55si ton école est vide.
05:57Si les gens,
05:57ils achètent une maison
05:58et qu'ils y restent 25 ans,
05:59le gamin, au bout de 10 ans,
06:00il n'est plus dans l'école.
06:01Ça va augmenter la fracture
06:02entre les toutes petites villes
06:03et les grandes villes.
06:04Mais c'est une question
06:05de volonté politique.
06:06À la fin des fins,
06:07moi, je veux bien.
06:08On est dans le pays du...
06:09Et on va supprimer des profs.
06:10Et franchement...
06:11Mais on peut supprimer des profs.
06:13On est le pays d'Europe
06:15où il y a le plus de personnel
06:18de l'éducation nationale
06:19qui n'est pas devant les élèves.
06:20Donc, on a de la marge
06:21pour le faire.
06:22Supprimons du monde
06:23dans les rectorats,
06:24dans les bureaux.
06:24Mais aujourd'hui,
06:25le constat,
06:26c'est qu'on n'a pas assez de profs.
06:27Il y a des classes surchargées.
06:28Il n'y a plus d'élèves par classe.
06:29Il n'y a plus de profs devant les élèves.
06:30Exactement.
06:31Mais on a trop de profs.
06:32Et les profs absents
06:32ne sont pas remplacés.
06:33C'est ce que disait Baptiste.
06:34Un prof pour 13 élèves
06:34en moyenne en France.
06:35Voilà.
06:35C'est ça le ratio.
06:36Oui, mais pas assez devant les élèves
06:37parce que arrêt maladie,
06:39etc.,
06:39en formation,
06:40rectorat,
06:41trop de personnel dans les bureaux.
06:42Et là, on a l'impression
06:43que le ministre
06:44et l'éducation nationale
06:44s'est dit
06:45« Chouette, il y a moins d'élèves.
06:46On va pouvoir supprimer des postes
06:47et faire des économies. »
06:48On se trompe de réflexion.
06:49On devrait se dire
06:49« On maintient le même nombre de postes
06:51de profs devant les élèves. »
06:53Et on aura peut-être...
06:55Mais vous vivez
06:56dans un monde parallèle.
06:58On va créer des profs.
07:00Quand il y a un concours,
07:02il y a 4000 postes
07:03qui ne sont même pas pourvus
07:04parce qu'il n'y a pas assez
07:05de gens pour y aller.
07:07On a un million d'élèves en moins
07:10qui sont prévus.
07:11Anticipons.
07:12On n'aura donc pas besoin
07:13du même nombre.
07:14Le jour où on m'expliquera
07:15que la qualité de l'enseignement
07:17est uniquement due au fait
07:18qu'il n'y ait pas d'élèves
07:19devant pas de profs,
07:20on reviendra
07:21avec beaucoup d'argent
07:22parce que c'est ça
07:23dont on semble rêver.
07:24Aujourd'hui,
07:25c'est un fait.
07:25C'est exactement ce qui se passe.
07:26S'il y a des écoles qui ferment,
07:28c'est parce qu'il n'y a pas d'élèves.
07:29C'est parce qu'il y a des villages
07:30où déjà, soit les gens,
07:31ils se barrent
07:31parce qu'ils veulent aller vivre
07:32dans des grandes villes,
07:33soit juste qu'ils ne veulent pas d'enfants.
07:34Et Jérôme,
07:35tu l'as dit quand même,
07:35les gens qui font des enfants...
07:37Les écoles la plus forte en France
07:38et à Paris.
07:39Les gens qui font des enfants
07:41pas pendant les crises.
07:43Le baby-boom
07:43et les 30 glorieux,
07:44c'est après les crises.
07:46Là, nous n'avons pas
07:47d'horizon de fin de crise
07:48parce que notre horizon,
07:49c'est la planète
07:50qui va exploser.
07:51Mais à chaque fois
07:51qu'il y a une crise,
07:52on se dit la même chose.
07:53Tu crois qu'en 40,
07:55on se disait
07:55qu'il y a un super horizon ?
07:56Mais les chiffres sont quand même là.
07:58Mais les chiffres sont quand même là.
08:00Tu crois que dans les années 70,
08:01les chocs pétroliers...
08:02Vous ne pouvez pas contester
08:02les chiffres,
08:02ils sont là.
08:03Les gens ne font plus d'enfants.
08:05La génération d'Élise
08:06ne fait plus d'enfants.
08:06Il faut se poser la question.
08:07Il faut l'accepter.
08:08Oui, mais le rôle de l'État,
08:09tu n'as pas arrêté de dire,
08:10c'est à l'État de me donner envie
08:11de faire des enfants.
08:11Non, l'État,
08:12il doit éventuellement,
08:13je veux bien l'entendre,
08:14créer les conditions
08:15pour que tu puisses avoir des enfants.
08:16Mais ce n'est pas te donner envie.
08:17L'État doit me mettre enceinte.
08:29Mais personne ne peut te promettre
08:30que tout ira bien pour ton enfant.
08:32C'est forcément une prise de risque
08:33de faire un enfant
08:34et la génération accepte moins
08:36de prendre un risque.
08:37Les GG ce matin sur RMC.
08:39La commission d'enquête
08:40sur l'audiovisuel public
08:41a-t-elle vraiment été utile ?
08:43Après six mois d'audition,
08:44cette commission achève ses travaux.
08:46Aujourd'hui,
08:46les échanges ont parfois été vifs
08:48et tendus.
08:49Et Charles Aloncle,
08:50le rapporteur de cette commission,
08:51était l'invité des GG ce matin.
08:54La première révélation
08:55qui pour moi est le cœur
08:56de cette commission d'enquête,
08:57c'est les conflits d'intérêt
08:58qui minent l'audiovisuel public
08:59avec les sociétés de production privées.
09:02Ce qu'il faut que les Français sachent,
09:03c'est que France Télévisions
09:04attribue près d'un milliard
09:06d'argent public chaque année
09:07à des sociétés de production privées
09:09pour produire les propres contenus
09:11de France Télévisions.
09:12Alors que France Télévisions
09:12dispose de 9000 salariés,
09:14payés en moyenne 72 000 euros par an,
09:17qui les situent dans les 9% des Français
09:18les mieux rémunérés chaque année.
09:19Mais c'est dans son pays des charges.
09:21La France Télévisions a l'obligation
09:22de faire travailler des sociétés privées.
09:24À hauteur de près de 300 millions.
09:25Et là, on est sur près de 900 millions.
09:27Donc on voit que ce cahier des charges
09:28est plus qu'explosé
09:30et que ces sociétés de production privées
09:31en profitent allègrement.
09:33Et ça donne lieu à des cas
09:34de conflits d'intérêt extrêmement préoccupants.
09:36Voilà, Charles Laloncle,
09:38le rapporteur de la commission d'enquête
09:40sur l'audiovisuel public.
09:41Elle a été utile, cette commission,
09:44Baptiste Desmontiers,
09:45vous qui avez beaucoup travaillé
09:46dans le service public.
09:47Il y a encore quelques mois,
09:48j'ai travaillé.
09:49Elle est utile, évidemment,
09:50parce qu'il faut faire
09:51opération de transparence.
09:52Je pense que c'est un service public.
09:53C'est normal qu'on ouvre,
09:56que le service public ouvre ses comptes
09:57et rende des comptes.
09:59Je trouve ça normal.
09:59En revanche, aujourd'hui,
10:00on assiste à une opération
10:01de win-win premier.
10:03Charles Laloncle est en train
10:04de se plaindre partout
10:05d'être la cible d'accusations.
10:08On est en train de saper mon travail.
10:10Attendez, ça fait combien de mois
10:12qu'elle existe, cette commission d'enquête ?
10:23C'est vrai, à raconter n'importe quoi.
10:2671 000 euros, le salaire moyen
10:29à France Télévisions.
10:30C'est sans doute factuel.
10:32Moi, il se trouve que j'y ai travaillé.
10:34Juste avant l'émission,
10:35j'ai passé un coup de téléphone.
10:36Je ne vais pas dire dans quelle émission,
10:37mais si vous n'êtes pas trop bête,
10:38c'est a priori dans une émission
10:39où j'ai bossé.
10:4015 ans de carte de presse,
10:4115 ans d'ancienneté à France Télévisions,
10:4345 ans, 20 années de carte de presse,
10:4560 000 euros.
10:4760 000 euros bruts par an.
10:49Alors, les 71 000 euros
10:50dont Charles Laloncle parle,
10:52ça n'est pas...
10:52C'est annuel.
10:53C'est annuel, on parle bien sûr
10:54de salaire annuel brut.
10:56Ce ne sont pas les forces vives
10:58de France Télévisions,
10:59les gens qui travaillent tous les jours,
11:00qui galèrent,
11:01qui vont...
11:02Monsieur Laloncle,
11:03son salaire annuel,
11:0491 000 euros.
11:05Mais c'est une moyenne.
11:07Ce n'est pas la même question, pardon.
11:08Il est en train de jeter en pâture
11:10le service public aux Français
11:11en expliquant que c'est des gens
11:12qui se graissent la patte,
11:14qui ne foutent rien,
11:15qui...
11:15C'est faux.
11:16Moi, je pense que si on doit faire
11:17un peu de ménage,
11:18on va faire un peu de ménage
11:19à l'Assemblée nationale.
11:20Parce qu'avec ces 91 000 euros
11:22par an,
11:23plus les indemnités,
11:24je ne suis pas sûr
11:25que monsieur Laloncle
11:26soit aussi utile
11:28que les journalistes
11:29qui se lèvent à 4 heures du matin
11:31qui entraînent plein la gueule.
11:31Mais tu le sais très bien,
11:32il n'y a pas que des journalistes
11:33à France Télé.
11:34Moi aussi, j'ai bossé à France Télé.
11:35Estelle,
11:36ceux qui se font pourrir la gueule
11:37sur le terrain aujourd'hui,
11:38c'est mes copains journalistes.
11:39Parce que la commission d'enquête
11:40est en train de salir
11:41le travail de ces journalistes.
11:42Mais c'est inadmissible.
11:43Charles Laloncle,
11:44il ne critique pas,
11:45personne ne critique les journalistes,
11:47personne ne critique des émissions
11:48qui sont de service public.
11:50à faire des auditions
11:51avec les compléments d'enquête,
11:52les renvoyés spéciales, etc.
11:53Voilà, on va garder quoi à la fin ?
11:55Il a donné combien de temps d'antenne
11:57à Jacques Cardoz ?
11:58Non mais ça d'accord,
12:00mais excuse-moi,
12:01il faut aussi à un moment
12:02dire que sur certaines choses,
12:04le service public
12:05n'est pas irresponsable.
12:06Mais je suis d'accord, Estelle.
12:06Moi je suis désolé.
12:07Tout à fait d'accord.
12:08Sur les journalistes,
12:08je suis d'accord,
12:09il faut défendre les journalistes,
12:10il n'y a pas de problème.
12:10En revanche,
12:11je veux dire,
12:12sur les fiestas à Cannes,
12:13mais moi je suis désolé.
12:14Je n'y suis jamais allée.
12:15Mais j'ai trouvé ça hallucinant
12:17de savoir qu'il y avait des nuitées,
12:20des gens passés la nuit
12:20dans un hôtel
12:21à 2500 euros la nuit.
12:22Moi je suis désolé.
12:23Quand tu payes des impôts,
12:24et je pense que chaque Français
12:25qui paye des impôts
12:26est scandalisé par ça.
12:28Alors bien sûr,
12:28c'est une boute d'eau.
12:28Je suis d'accord,
12:29mais madame Berkiner,
12:30tu n'auras pas la peur
12:30d'un euro formulaire non plus.
12:31Et quand bien même,
12:31ça coûte 100 000 euros.
12:32C'est pas que l'argent des Français.
12:34C'est pas ça qui résorbera la dette.
12:36N'empêche que,
12:38symboliquement,
12:39moi ça me choque.
12:39Et je trouve ça très bien
12:40qu'il y ait une commission
12:41qui vienne te parler
12:42de certaines dérives.
12:43Et encore une fois,
12:44c'est le service public
12:45sur énormément de domaines.
12:46C'est formidable.
12:47Les journalistes
12:47ne gagnent pas très bien leur vie.
12:48C'est vrai.
12:49Ils font souvent un boulot formidable.
12:50Mais il y a des dérives
12:52et on ne peut pas les accepter.
12:53Mais moi je suis d'accord.
12:54La commission fondamentale,
12:55le travail de la commission fondamentale,
12:57le travail de monsieur à l'oncle,
13:00abominable.
13:00Je suis désolé.
13:01Et c'est le mot le plus cool
13:02qui me vient à l'esprit.
13:03Je suis désolé.
13:03Il a été inquisiteur.
13:05Il est arrivé avec un biais
13:06d'orientation politique.
13:07Il a balancé fake news
13:09contre fake news.
13:11Il a donné un nombre
13:13de fausses vérités
13:14pour un député de la République.
13:15Franchement,
13:16j'espère qu'un jour
13:17il rendra des comptes.
13:17Parce qu'il a balancé,
13:18il a enfilé les perles
13:19des fake news
13:20avec une grosse audience.
13:22C'est inadmissible.
13:22Son travail est à vomir.
13:24Je suis désolé.
13:24Mais pas tout son travail.
13:25Je pense que tu ne peux pas dire ça.
13:26La commission est bonne.
13:27Son travail est nul.
13:28Moi qui ai travaillé
13:29de nombreuses années
13:30à l'Assemblée nationale,
13:32qui sais comment fonctionne
13:33une commission d'enquête,
13:35ce que fait monsieur Allong,
13:36c'est tout ce qu'il ne devrait pas faire.
13:40Ce que vous disiez, Estelle,
13:42sur les dépenses
13:43de la France Télé,
13:46bling bling, etc.
13:47La commission n'a rien trouvé,
13:49n'a rien inventé,
13:50n'a rien sorti,
13:51n'a rien identifié.
13:52C'est dans le rapport
13:53de la Cour des comptes.
13:54Moi, j'ai regardé
13:55à peu près les trois quarts
13:56des auditions.
13:57Ça m'intéressait,
13:58ce sujet-là.
14:00Monsieur Allong ne fait que citer
14:02le rapport de la Cour des comptes.
14:03Il n'invente rien.
14:04Il se sert de la rapport
14:06de la Cour des comptes,
14:07qui, elle, est factuel.
14:09Non, mais il n'a soulevé
14:10aucun lièvre.
14:11Qui est factuel
14:13pour faire sa propre promotion.
14:15C'est ça que je lui reproche.
14:16Ça n'est pas le propre
14:18d'une commission
14:19d'enquête parlementaire.
14:20Commission d'enquête parlementaire,
14:22c'est du temps,
14:22des moyens,
14:23pour aller sur le fond des choses.
14:25Pas pour faire une course
14:26au buzz permanente.
14:28Lui, c'est que ça.
14:29C'est le moment
14:30warolien.
14:31Andy Warhol a dit
14:32chaque être humain
14:34a le droit
14:34à son quart d'heure
14:35de célébrité.
14:36Lui, il a son quart d'heure
14:37de célébrité
14:38à l'échelle de l'humanité.
14:39C'est six mois de célébrité.
14:41Ça n'amène rien.
14:42C'est-à-dire que même
14:43les gens qui sont chargés
14:44de rédiger le rapport,
14:45les différents membres
14:45de la commission d'enquête
14:46ne se parlent plus.
14:47Ils passent leur temps
14:48à s'invectiver.
14:49Ça donne un spectacle.
14:51Moi, j'ai toujours trouvé
14:54hallucinant
14:54de vouloir lutter
14:55contre le populisme
14:56en étant encore plus populiste.
14:57Ça ne marche pas.
14:58C'est ce qu'il est en train de faire.
15:00Et donc, il ne va
15:01en sortir rien.
15:03On va avoir un rapport
15:04où le rapporteur
15:05donnera son point de vue.
15:06Le président
15:07donnera un autre point de vue.
15:08Les membres
15:11donnera leur autre point de vue.
15:12Non, il n'y aura même pas de vote.
15:13Le rapport ne sera même pas adopté.
15:15Il sera publié
15:16sans avoir été adopté.
15:18Puis à la fin,
15:18qu'est-ce qu'il reste ?
15:19Le rapport de la Cour des comptes
15:21qu'il suffit de mettre en œuvre
15:22et que le gouvernement
15:23devrait demander
15:23à mettre en œuvre
15:24par la présidente de France Télé.
15:26Mais lui, il fait bien.
15:27C'est un instrument
15:29d'autopromotion
15:30d'un type
15:32qu'on ne connaissait pas.
15:33Rassurez-vous,
15:34on ne connaîtra plus après.
15:35Mais il aura eu
15:35ses six mois
15:36d'autopromotion.
15:37Et en fait,
15:38un député
15:39qui devient tellement plein
15:40de lui-même,
15:41il perd l'essence même
15:42de son rôle.
15:42Là, tu as raison.
15:44Après,
15:44la vertu
15:45de cette commission parlementaire
15:47dont il ne sortira
15:48certainement rien
15:48à part le rapport
15:49de la Cour des comptes.
15:49Mais enfin,
15:50il y a peu de Français
15:51qui lisent les rapports
15:51de la Cour des comptes.
15:52N'empêche qu'aujourd'hui,
15:53la direction de France Télévisions,
15:55ils vont faire attention.
15:58C'est-à-dire que
15:58ça aura servi à ça.
15:59C'est qu'aujourd'hui,
15:59les dépenses somptuaires,
16:00c'est terminé.
16:01Et ça,
16:01c'est plutôt pas mal.
16:02C'est-à-dire qu'à un moment,
16:03il va y avoir une rigueur,
16:04peut-être qu'il n'y avait pas avant
16:05parce que justement,
16:06on sait qu'on est
16:07sous les projecteurs en fait.
16:10Et donc ça,
16:11c'est plutôt pas mal
16:12d'avoir mis ça en lumière
16:13et de faire en sorte
16:14que les choses,
16:14en tout cas,
16:15elles soient un peu plus
16:17clean parfois.
16:18Mais bien sûr,
16:19il s'est servi
16:20de ça pour lui-même.
16:22Personne ne peut dire
16:23l'inverse.
16:25si ça permet de baisser
16:26les dépenses,
16:27c'est peut-être plutôt pas mal
16:27les esgos de femmes.
16:29Excusez-moi,
16:29mais elle ne sert à rien
16:30cette commission d'enquête.
16:31Il y en a plein.
16:32Non mais attendez,
16:33depuis trois ans.
16:34Je ne te dis pas ça,
16:35même contre à l'oncle.
16:37On a fait une commission d'enquête
16:38sur les candidats de télé-réalité
16:39qui tenaient des propos abjects
16:40sur les réseaux sociaux.
16:41On a fait une commission d'enquête
16:42sur ce qui se passe
16:43avec les influenceurs
16:44qui font des lives.
16:45Bon,
16:45quelles sont les conséquences ?
16:46Il y a des conséquences,
16:47c'est qu'aujourd'hui,
16:47par exemple,
16:47tous les influenceurs,
16:48ils mettent collaboration commerciale.
16:50Il y a plein de choses.
16:50Il y a beaucoup moins
16:51de dérives aujourd'hui
16:52sur Internet.
16:53Non, ça c'est la loi.
16:54C'est l'UMIQ.
16:54C'est l'UMIQ qui a créé ça
16:56et c'est Bruno Le Maire.
16:57Ça n'a aucun rapport
16:57avec la commission d'enquête.
16:58En fait, moi,
16:59je veux bien que la commission d'enquête
17:00soit intéressante
17:01s'il y a des décisions normatives
17:03derrière.
17:04S'il y a une valeur normative.
17:06C'est pas la commission de décider.
17:06On fait une commission d'enquête
17:07et à partir des conclusions,
17:09les députés peuvent s'en saisir
17:10et changer la loi.
17:11Qu'est-ce que je regarde
17:11en tant que citoyenne lambda
17:13depuis quelques mois ?
17:15C'est que je vois
17:15des chefs d'entreprise
17:17venir s'embrouiller
17:18avec Charles Aloncle.
17:19Charles Aloncle embrouillé
17:20des députés.
17:21Bon, c'est marrant.
17:22Moi, ça me fait marrer.
17:22Ça me fait marrer sur Insta.
17:24Je vois les extraits sur LCP.
17:25Je vois Aloncle
17:26qui défonce Ercilia Soudet.
17:28Je me dis,
17:28c'est drôle.
17:29Mais bon,
17:29qu'est-ce qu'il y a ?
17:30Pourquoi les conséquences ?
17:31Quelle est la conclusion ?
17:32Moi, je suis team service public
17:33pour toujours.
17:34Oui, mais pourquoi
17:35ce serait le seul service public
17:36qui n'a pas rendu compte ?
17:37Ils rendent des comptes.
17:37Mais ils rendent des comptes.
17:38Oui, mais vous avez...
17:4080 millions de déficit
17:41en dernier.
17:41Mais elle sert à quoi ?
17:42Mais du coup,
17:43pour vous,
17:43il ne fallait pas
17:43de commission d'enquête.
17:45Même si on avait conclu
17:46qu'ils avaient 1 milliard
17:47de déficit,
17:47une commission d'enquête,
17:48il n'y a aucune conséquence juridique.
17:50Non, non.
17:51Ça va ensuite aux députés
17:52à s'en saisir.
17:52Ils font ce qu'ils veulent derrière.
17:53Donc, il fallait dire
17:54au service public,
17:55tout va bien.
17:55Il n'y a pas de problème.
17:56C'est la journée foncée,
17:57mais il n'y a pas de problème.
17:57Mais c'est peut-être
17:57le format qui ne va pas.
17:58est d'accord pour dire
17:59voilà, c'est ça.
18:00Cette commission est nécessaire,
18:01elle est fondamentale.
18:02C'est très bien
18:02que le service public
18:03rentre des comptes.
18:04Je le dis, je le redis.
18:05La personne qui a porté
18:08cette commission d'enquête
18:10salit le boulot
18:11de cette commission d'enquête.
18:12Et il ne restera que le
18:13« Jérémy, qu'est-ce que tu fais ? »
18:15qui est l'espèce de petit même
18:16un peu drôle
18:16qui s'adresse au président
18:18de la commission d'enquête.
18:20Voilà.
18:20Je suis d'accord avec toi, Jérôme.
18:22Il a utilisé, instrumentalisé
18:25la fonction de député
18:27et de commission d'enquête
18:28pour ses propres petits intérêts
18:29et c'est nul et c'est bas.
18:30N'empêche que rarement
18:32une commission d'enquête
18:32n'aura été aussi suivie
18:34et ça tient aussi
18:35à la personnalité de Charles Lalonde
18:37qui effectivement
18:38a fait beaucoup pour lui-même
18:39mais en tout cas,
18:40tout le monde a suivi
18:41parce que tout le monde savait
18:41qu'il allait se passer quelque chose.
18:43Donc voilà, c'était de la télé-réalité
18:44finalement cette commission d'enquête
18:47dont on attend les conclusions.
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