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  • il y a 2 semaines
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:06Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne. Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:10Édition spéciale Canicule, c'est effectivement encore le titre essentiel.
00:00:14Au moins 40 morts par noyade depuis 5 jours en France.
00:00:17C'est le Premier ministre qui a donné ce chiffre il y a quelques minutes.
00:00:19De toute évidence, l'histoire s'accélère.
00:00:21La dernière, c'était ce matin un jeune footballeur professionnel de Ligue 2
00:00:24qui est dans un état désespéré après s'être noyé près de Lyon.
00:00:28Romain Etuin sera en direct dans quelques instants.
00:00:30Clairement, on sous-estime le danger.
00:00:32C'est l'une des toutes dernières informations.
00:00:34La France vient de vivre la nuit la plus chaude jamais enregistrée.
00:00:37La France qui faisait partie hier par ailleurs.
00:00:40Des pays les plus chauds au monde.
00:00:42Explication de Marc A dans quelques instants.
00:00:44Et les températures continuent d'augmenter.
00:00:46Ça pèse de plus en plus sur notre santé.
00:00:48Nos organismes s'étendent dans les services d'urgence.
00:00:50Les EHPAD aussi. Margot de Frouville avec nous.
00:00:53Tout ça pèse sur la croissance.
00:00:54C'est ce que disait ce matin le patron des patrons sur BFM.
00:00:56Les agriculteurs accélèrent leur calendrier.
00:00:58Ils moissonnent plus tôt que prévu pour éviter ce que l'on appelle la sécheresse.
00:01:02Flash Jean-Wilfrid Forkès en Haute-Garonne dans quelques instants.
00:01:06Et puis autre titre de l'actualité.
00:01:08La sortie de Fabien Bandon, le chef d'état-major des armées.
00:01:10En pleine discussion de pays entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:01:14Oui, l'Iran dispose de missiles capables de frapper la France.
00:01:18Ça s'accélère donc.
00:01:19Puisque je vous le disais, la France vient de vivre la nuit la plus chaude jamais enregistrée.
00:01:23On va y revenir dans quelques instants.
00:01:25Autre chiffre qui nous interpelle en cette mi-journée.
00:01:27Celui donné par le Premier ministre.
00:01:2940 morts depuis 5 jours par noyade.
00:01:32Et d'abord nous allons l'entendre.
00:01:36Un triste fléau sur les noyades.
00:01:38Puisque le dernier chiffre qui vient de nous être remonté.
00:01:4040 morts depuis le 18 juin.
00:01:44Essentiellement des jeunes.
00:01:46Et donc j'aimerais qu'on revienne sur ce plan.
00:01:48Parce que ce sont les premières victimes de la crise que nous connaissons.
00:01:51Et donc je veux qu'on y rentre dans le détail.
00:01:53Essentiellement des jeunes, dit le Premier ministre.
00:01:56Nouvel exemple près de Lyon, dans le Rhône.
00:01:58À Calui, Romain Etuin, vous êtes sur place avec Louis Léger.
00:02:01C'est un jeune joueur de foot de 21 ans qui est en état de mort cérébrale.
00:02:08Bien oui, c'est donc un jeune qui était en pleine possession de ses moyens.
00:02:11Lorsqu'il est venu se baigner avec ses amis dans ce secteur.
00:02:15Vous voyez, on est sur le seuil de la Fessine.
00:02:17On est au niveau du Rhône.
00:02:19Il y a énormément, énormément de courant.
00:02:22Et bien ces trois jeunes sont venus se baigner dans ce secteur.
00:02:26Malgré l'interdiction.
00:02:27Les secours sont intervenus aux alentours de 18 heures.
00:02:30Deux jeunes hommes ont pu être réanimés.
00:02:33Et donc ce joueur de foot qui est en état de mort cérébrale.
00:02:38C'est une zone très dangereuse.
00:02:40Il y a beaucoup de personnes qui viennent se baigner.
00:02:42Parce qu'il faisait très chaud hier.
00:02:43Près de 40 degrés à Lyon.
00:02:45Mais malheureusement, il y a beaucoup de pièges dans l'eau.
00:02:48Je vous propose d'écouter un habitué des lieux.
00:02:58Alors visiblement, on a un problème de son avec Lyon.
00:03:01On va rester sur l'image en direct de Romain Etuin, Jérôme François.
00:03:05Le danger, il est partout.
00:03:07Là, il est visible.
00:03:08Enfin, il y a des remous.
00:03:09Il y a une cascade.
00:03:11Ils ont pris des risques, ces jeunes gens ?
00:03:13Là, l'effet parle de même.
00:03:15Oui, ils ont pris des risques.
00:03:16Après, quand on regarde ça, c'est vrai que c'est attirant.
00:03:18L'eau est bien bleue.
00:03:19Il y a une petite plage de galets.
00:03:21On voit des remous.
00:03:21C'est un petit peu loin.
00:03:22On peut se dire que devant, là, on peut se baigner tranquillement.
00:03:24Et puis visiblement, non.
00:03:25C'est le problématique.
00:03:26Alors, en matière de noyade, ce qu'il faut privilégier, c'est la prévention.
00:03:30C'est ce que vous êtes en train de faire sur ce plateau.
00:03:32C'est de prévenir parce que les secours, bien sûr, sont préparés.
00:03:36On dispose des sauveteurs aquatiques et des plongeurs sur le long des cours d'eau.
00:03:40Mais on dit toujours, la règle, c'est approximatif, mais c'est 3 minutes sans air,
00:03:483 jours sans boire et 3 semaines sans manger.
00:03:51C'est des conditions de survie.
00:03:52Bon, au date de 5 minutes sous l'eau, sans respirer, le pronostic vital est engagé.
00:03:57Mais ce qu'il faut expliquer, Jérôme, c'est qu'on ne le voit pas forcément, le danger.
00:04:00Un trou d'eau, une aspiration, un courant, ça paraît paisible.
00:04:03Et non, le danger est là, en fait.
00:04:04Il y a les phénomènes de courant.
00:04:06Il y a les phénomènes, parfois, d'algues, parfois, de courants froids.
00:04:10Il y a différents types de noyades.
00:04:12Il y a la noyade parce qu'on ne sait pas nager, on coule, et puis il y a l
00:04:15'hydrocution également.
00:04:16Là, on a affaire à un sportif de très haut niveau.
00:04:18C'est un footballeur professionnel de Ligue 2.
00:04:21C'est-à-dire que même si on est dans un état de forme incontestable,
00:04:25on peut mourir noyé, en fait.
00:04:27Moi, je ne connais pas, personnellement,
00:04:28je ne connais pas les conditions dans lesquelles ce drame est arrivé.
00:04:31Mais effectivement, je suis également maire de ma commune.
00:04:34Nous, on a un pont qui enjambe une rivière l'Oise, en l'occurrence.
00:04:39Et tous les ans, on a des gens qui se noient sur des zones qui ne sont pas surveillées.
00:04:43Le dernier en date fait partie, malheureusement, des 40 qu'on évoque depuis le mois de juin.
00:04:48C'est tout simplement quelqu'un qui ne savait pas nager.
00:04:50Quand on voit l'endroit, ça paraît paisible.
00:04:52Bien sûr.
00:04:53On a pied, on voit le fond.
00:04:54Regardez, il y a même des gens qui s'y baladent, qui s'apprêtent à y aller nager.
00:04:58Sauf que quelques mètres plus tard, ça tombe de manière abrupte.
00:05:01L'enquête le confirme.
00:05:02Franchement, cette image est incroyable.
00:05:03C'est-à-dire que là, des gens ont échappé à la mort.
00:05:07Deux, parce que deux ont dû être réanimés.
00:05:09Un troisième est en état de mort cérébrale.
00:05:10On a des gens qui sont prêts à aller nager au même endroit.
00:05:14Je ne sais pas s'ils vont aller nager, mais effectivement, ça y ressemble.
00:05:17C'est toutes les difficultés.
00:05:19Je vous dis, moi, avec ma casquette de mer, je passe ma vie à appeler les gendarmes
00:05:22et à mobiliser ma police municipale pour demander aux jeunes de quitter les berges d'une rivière
00:05:26dans laquelle il est dangereux de se baigner.
00:05:27On fait des rondes anti-baignanes illégales.
00:05:29Et c'est comme ça qu'on en arrive, Margot Trouvé, là, ces chiffres.
00:05:3240 noyades en cinq jours à peine.
00:05:34Et la canicule va continuer.
00:05:35Et si on regarde, si on fait la comparaison par rapport au bilan consolidé de l'an dernier,
00:05:40vous savez, les noyades, elles sont surveillées entre le 1er juin et le 30 septembre.
00:05:43Pendant toute cette période, il y a eu un peu plus de 1 400 noyades.
00:05:46Il y a eu 409 décès.
00:05:48Un quart ont eu lieu pendant des vagues de forte chaleur.
00:05:52C'était le cas entre la mi-juin et la première semaine de juillet.
00:05:55À ce moment-là, il y avait eu une centaine de décès.
00:05:57Et quand on regarde globalement, on voit que 57% des victimes sont des adultes.
00:06:01Sauf pendant ces périodes-là, où là, les adolescents payent vraiment un lourd tribut.
00:06:07Et les cours d'eau, les plans d'eau, on ne le répète pas assez.
00:06:09C'est vraiment un lieu de fort danger, parce qu'on a tendance à sous-estimer.
00:06:12On avait un témoignage d'un maître nageur sauveteur qui nous a écrit pour nous dire
00:06:17pas assez d'éclin de la vigilance, peut-être aussi de nous, Français, face à l'eau.
00:06:21Alors, vu les températures, on peut comprendre, évidemment, qu'on soit tenté par des rivières comme celle-là.
00:06:26La France, Marc, et c'est vraiment l'un des derniers chiffres dont nous disposons,
00:06:31était hier l'un des pays où il a fait le plus chaud au monde.
00:06:35Absolument, avec des températures qui ont localement dépassé les 44 degrés.
00:06:40Et pour le coup, pour retrouver quelques degrés de plus, il fallait se rendre en Iran,
00:06:46sur la partie ouest de l'Iran ou encore en Irak, où les températures maximales atteignaient les 46-47 degrés.
00:06:53Donc, c'est vrai que lorsqu'on regarde un peu le...
00:06:55La voici, alors, les feux noirs.
00:06:57Il faut expliquer un petit peu.
00:06:58Ce qui est en rouge, c'est la seule zone qui était plus chaude que nous.
00:07:01Voilà, donc on a une partie du Moyen-Orient, puis on a également l'Afrique subsaharienne.
00:07:05Mais c'est vrai que lorsqu'on regarde le globe dans son ensemble, les anomalies thermiques,
00:07:10c'est-à-dire là où les températures sont très franchement, très nettement supérieures aux normales de saison,
00:07:15en gros, la France a globalement les mêmes couleurs que l'Afrique subsaharienne ou encore que l'Iran ou encore
00:07:21que l'Irak.
00:07:22Donc, ça montre à quel point, voilà, cette vague de chaleur, elle est exceptionnelle.
00:07:25Et ce qui est éprouvant, c'est que les nuits, elles aussi, sont exceptionnelles et qu'on bat des records.
00:07:28Oui, record de chaleur battue cette nuit.
00:07:31En effet, la France vient de vivre sa nuit la plus chaude, jamais enregistrée depuis le début des relevés.
00:07:37Le précédent record remontait à juillet 2019.
00:07:41Ce ne sont pas des petits records.
00:07:43Quand la station est ouverte depuis 1945, jamais il n'avait fait aussi chaud.
00:07:47Rennes, Angers, Cholet, Mont-Tour.
00:07:49La nuit la plus chaude, elle était à quel endroit ?
00:07:51On a eu à Rennes 25,5 degrés en température la plus basse.
00:07:55On a eu 26,9 degrés à Cholet dans le département du Ménéloir.
00:07:5928,7 degrés à Pousoge en Vendée.
00:08:0128,7 degrés, c'est plus chaud pour ce département que la température, normalement, en plein cœur de la journée,
00:08:07l'été.
00:08:08Et là, on n'est pas très loin des entrées océaniques.
00:08:10En plus, il y a d'humidité en plus.
00:08:12Avec l'humidité en plus.
00:08:13Il y a une question clé.
00:08:15Ça se termine quand ?
00:08:17Est-ce que vos modèles donnent une date pour la fin de cet épisode ?
00:08:21Alors, on regarde plusieurs modèles.
00:08:22On regarde notamment les modèles américains et européens.
00:08:25Ce que je peux vous dire, c'est que le modèle européen voit les températures baisser en début de semaine
00:08:31prochaine
00:08:32quand le modèle américain poursuit les températures caniculaires et la vague de chaleur
00:08:37au moins jusqu'au 4, 5 juillet avec, pour toute la semaine prochaine, des températures comprises entre 38, 40 et
00:08:4442 degrés.
00:08:45Donc, on va espérer que le modèle européen l'emporte.
00:08:47Mais en tout cas, là, on a de gros doutes sur ce qui va se passer la semaine prochaine.
00:08:50Surtout que le Premier ministre, tout à l'heure, nous a quand même dit qu'on pouvait s'attendre à
00:08:53de très fortes chaleurs jusqu'à mi-juillet.
00:08:56Vous avez vu à quel point ils sont prudents dans cette cellule de glisse ?
00:08:59Il y a eu l'accélération de l'histoire. De toute évidence, on est en train de vivre l'accélération
00:09:03de l'histoire.
00:09:03Absolument. Et Météo France est présent à cette conférence parce qu'en gros, il y a plusieurs scénarii sur la
00:09:07table.
00:09:09Celui d'une sortie de crise la semaine prochaine.
00:09:12Celui d'un scénario un peu médian où les températures resteraient très chaudes.
00:09:15Mais bon, on serait quand même en dessous de ce qu'on a aujourd'hui.
00:09:18Et puis surtout le scénario du pire où les 40 degrés se prolongent à l'infini.
00:09:22En tout cas, on n'est toujours pas au pic. Regardez ce qui nous attend pour cet après-midi.
00:09:25C'est du rouge écarlate quasiment partout.
00:09:27Et ça fait 4, 5, voire 6 jours que nos organismes sont mis à l'épreuve.
00:09:33Forcément, les corps commencent à lâcher.
00:09:35Valentin Demain avec Thomas Girard et Vincent Serron.
00:09:40Une nuit tropicale, 24 degrés à 4h du matin.
00:09:44Et une chaleur désertique, 41 degrés l'après-midi.
00:09:47Dans le centre-ville de Cognac, les organismes souffrent un peu plus chaque jour.
00:09:50Et on se protège comme on peut des rayons du soleil.
00:09:53Avec, on a 33. Et avec, on a 27.
00:09:57C'est un peu difficile la nuit. On prend des douches froides, on va se baigner.
00:10:00C'est ça, on dort peu. On se lève quand même tôt par habitude.
00:10:04Et puis après, on est fatigué aussi.
00:10:06A ce stade, le service des urgences du CHU de Bordeaux n'est pas saturé.
00:10:10Mais plusieurs personnes se présentent en état d'hyperthermie.
00:10:13On a accueilli beaucoup de malades, notamment samedi.
00:10:15Parce que les gens sortaient beaucoup, sans beaucoup s'hydrater.
00:10:19Donc il y avait un petit peu de coups de chaud.
00:10:21D'ailleurs, le nombre d'appels au SAMU pour des coups de chaud explose.
00:10:24Le 15 constate une hausse de 25 à 40% au niveau national.
00:10:28Essentiellement dû à des appels en lien avec des coups de chaleur, la canicule,
00:10:33qui peuvent se répartir de la façon suivante.
00:10:36Bon, la population générale, parce que tout le monde, évidemment, en souffre.
00:10:40Mais on a quelques populations un peu plus cibles qui font l'objet d'appels.
00:10:43En plus des enfants, les personnes âgées sont les personnes les plus à risque,
00:10:46notamment celles qui présentent des comorbidités.
00:10:49Certains traitements favorisent par exemple la déshydratation.
00:10:51Les cancers, les diabètes, l'insuffisance cardiaque, l'insuffisance rénale.
00:10:55Enfin, ça concerne beaucoup de monde.
00:10:56Mais vraiment, la population, de manière générale, est quand même concernée
00:10:59et devrait davantage se protéger des effets de ces températures extrêmes.
00:11:04Selon les médecins, la succession de nuits tropicales
00:11:07va entraîner un risque supplémentaire de décompensation dans les prochains jours.
00:11:10– Alors, le Premier ministre dit que les choses ont changé depuis 2003.
00:11:132003, c'est la date de la première vraie calicule.
00:11:16Moi, je pense qu'on est dans le déni de la part de tous, d'ailleurs.
00:11:20Et on ouvrira d'ailleurs ce débat tout à l'heure à 13h30.
00:11:23– En tout cas, on va prendre le Premier ministre au mot.
00:11:25Par exemple, dans les EHPAD.
00:11:26Vous vous souvenez, 2003 a été particulièrement meurtrier.
00:11:29Eh bien, est-ce que vraiment les choses ont évolué ?
00:11:32Est-ce le cas, Julie Roser ?
00:11:32Vous êtes dans un établissement près de Nantes.
00:11:35Qu'est-ce qui a changé concrètement en 20 ans ?
00:11:37– On est dans les EHPAD des Hirondelles avec son directeur.
00:11:42Expliquez-nous, qu'est-ce qui a changé depuis la canicule de 2003 ?
00:11:45– Alors, ce qui a surtout changé, c'est l'obligation qui nous a été faite
00:11:48après cette canicule de disposer d'un espace climatisé dans l'établissement
00:11:52pour ce qui nous concerne la salle à manger.
00:11:55– C'est la pièce dans laquelle on se trouve.
00:11:56Expliquez-moi au quotidien comment vous vous occupez de ces personnes âgées
00:11:59en temps caniculaire.
00:12:01– Alors, premièrement, on les incite fortement à s'hydrater,
00:12:05à venir ici dans la salle climatisée.
00:12:08Également, on va adapter les menus,
00:12:10on va fermer l'établissement pendant la journée
00:12:13et la nuit, à l'inverse, on va ouvrir l'établissement
00:12:16pour rafraîchir l'atmosphère.
00:12:18– Et vous me disiez que vous réfléchissiez à des travaux plus importants
00:12:21pour l'avenir, pour les prochaines canicules qui vont se multiplier.
00:12:24– Eh bien oui, il y a une véritable prise de conscience
00:12:26depuis ces dernières semaines
00:12:27et il nous est de plus en plus souvent demandé
00:12:29de climatiser des espaces collectifs,
00:12:32notamment des couloirs,
00:12:33et c'est ce que nous envisageons de faire actuellement,
00:12:36même si, par ailleurs, on nous demande réglementairement
00:12:39d'envisager de diminuer nos consommations d'énergie à l'avenir.
00:12:42– Voilà, donc vous l'entendez,
00:12:44des réflexions qui vont être menées dans l'avenir
00:12:46pour se parer à ces canicules.
00:12:47Déjà aujourd'hui, 43 degrés attendus dans le département
00:12:51avec un ressenti de 47.
00:12:54– Oui mais Laurent, en 20 ans,
00:12:56une pièce climatisée obligatoire, ça a vraiment changé ?
00:12:58– Écoutez, je vous dis la vérité,
00:13:00ces dernières années, j'ai beaucoup fréquenté les EHPAD
00:13:02pour des raisons personnelles,
00:13:0491% des chambres dans les EHPAD ne sont pas climatisées.
00:13:07Et s'il a fallu 20 ans juste pour mettre une pièce rafraîchie
00:13:11dans les établissements qui accueillent les personnes
00:13:13les plus dépendantes, les plus fragiles,
00:13:16franchement, on n'a pas fait grand-chose en 20 ans.
00:13:17– Donc on est en partie évidemment dans le déni.
00:13:20On a beaucoup de tendresse dans le midi BFM
00:13:21pour les agriculteurs, les éleveurs, les maraîchers
00:13:24qui sont d'ailleurs des fidèles de l'émission.
00:13:26Jean-Wilfrid Forquez, vous êtes avec un céréalier
00:13:28de Sabonner, Sabonner Haute-Garonne.
00:13:30Les moissons ont été avancés, je crois.
00:13:33– Oui, c'est ça, les moissons d'orge ont été avancés
00:13:38de quelques semaines.
00:13:41Ce téléspectateur de BFM TV, c'est Jean-François.
00:13:44Bonjour.
00:13:45– Bonjour à vous, téléspectateurs.
00:13:46– Alors, vous nous accueillez dans votre champ,
00:13:49plusieurs hectares déjà moissonnés ce matin,
00:13:51avec la moissonneuse Batoz.
00:13:52Il fait très chaud, vous avez adapté les horaires.
00:13:54– C'est-à-dire qu'étant donné qu'il n'y a pas d'humidité,
00:13:57on peut commencer, et puis qu'il fait chaud de bonne heure,
00:13:59on peut commencer à moissonner de bonne heure.
00:14:01Donc vous savez que moi, vers 9h30,
00:14:05je suis coupé vers 2h, 2h30,
00:14:07au moment où vraiment on commence à rentrer
00:14:09dans le dur de la température.
00:14:12Donc, pour un exemple, hier, à 14h15, 14h30,
00:14:16on était à 42, 43 degrés.
00:14:17Aujourd'hui, ils en ont encore plus.
00:14:20Après, et puis, il y a le côté physique,
00:14:23malgré qu'on ait des cabines climatisées,
00:14:28mais surtout, c'est aussi le matériel qui souffre.
00:14:31C'est des grosses températures comme ça,
00:14:32tout ce qui est avancement hydrostatique,
00:14:34tout ce qui est hydraulique, ça souffre.
00:14:36Donc, moi, je coupe.
00:14:38– C'est bon de stopper ça.
00:14:38– Voilà, moi, je stoppe,
00:14:40parce que je peux me le permettre aussi,
00:14:41parce que celui qui est entrepreneur
00:14:42et qui a des clients à finir assez rapidement,
00:14:45il ne peut pas toujours le faire.
00:14:46Il y a ça.
00:14:47Et puis, il y a le fait, après,
00:14:48moi, je reprends vers 19h30, 20h.
00:14:52Voilà, mais bon, c'est une question d'organisation, quoi.
00:14:55– Voilà, vous avez entendu, il le disait.
00:14:58Il fait 16 degrés à l'intérieur,
00:15:00sinon, ça serait absolument intenable.
00:15:01Cet après-midi, ici, on attend environ 50, 52 degrés.
00:15:06– Protégez-vous, Jean-Wilfrid Forquet,
00:15:07c'est évidemment protéger tous ceux qui vous entourent.
00:15:10On retourne, évidemment, sur cet épisode météo exceptionnel
00:15:13et qui dure dans quelques instants,
00:15:14mais dans l'actualité, il y a aussi une mise en garde.
00:15:16Celle de Fabien Mandon.
00:15:18Fabien Mandon, c'est le chef d'état-major des armées
00:15:20et c'était hier devant la chaire
00:15:22Grands enjeux stratégiques contemporains
00:15:24de l'université Panthéon-Sorbonne.
00:15:26Et que dit Fabien Mandon ?
00:15:28Il dit en substance
00:15:28que l'Iran a bien la capacité de frapper l'Europe.
00:15:31Aujourd'hui, l'Iran a des missiles capables
00:15:33d'atteindre le territoire français, Roselyne.
00:15:35– Alors, est-ce vrai ? Lesquels ?
00:15:37On va aller voir ça avec vous, Général Pays-Strandit.
00:15:39Téhéran-Paris, c'est plus de 4000 kilomètres.
00:15:41Est-ce que vraiment l'Iran a des missiles
00:15:44qui pourraient arriver jusqu'à nous ?
00:15:46– Alors, oui, effectivement, l'Iran dispose de ses capacités.
00:15:51Souvenez-vous, ils ont d'abord des missiles
00:15:53qui ont une portée de 2000 kilomètres.
00:15:552000 kilomètres, ça va où ?
00:15:56– C'est comme ça qu'ils avaient Chypre, notamment.
00:15:58– Voilà, notamment Israël.
00:15:59Israël est à portée des missiles balistiques iraniens,
00:16:02même après la guerre enclenchée le 28 février.
00:16:06Et vous vous souvenez d'un épisode qui avait beaucoup surpris
00:16:11lorsque les Iraniens avaient tiré un missile,
00:16:13deux missiles vers l'île de Diego Garcia.
00:16:16C'est une base anglo-américaine, quelque part par là,
00:16:204000 kilomètres.
00:16:21– Donc ils ont les moyens de faire 4000 kilomètres,
00:16:22mais ce n'était pas très précis comme tir à l'époque.
00:16:24– C'est sûr, mais la problématique n'est pas tant
00:16:26d'avoir une capacité ultra précise.
00:16:29– C'est que là, on se trouve dedans.
00:16:30– Toute l'Europe pourrait être sous la menace
00:16:33de ces missiles iraniens.
00:16:35Alors, bien entendu, ils ne vont pas tirer comme ça,
00:16:38mais on voit bien, c'est quelque chose qui est extrêmement important
00:16:41et qu'il faut prendre en compte,
00:16:43notamment dans les discussions qui sont en cours.
00:16:45Vous voyez ce type de missiles.
00:16:47Alors, ils ont des missiles qui peuvent être tirés
00:16:49depuis ce qu'on appelle des tracteurs, érecteurs, lanceurs.
00:16:51Vous voyez, c'est ces camions.
00:16:52Ils ont également des missiles qui peuvent être tirés
00:16:55depuis des silos.
00:16:56Ces silos qui sont censés avoir été détruits
00:16:59pendant la campagne aérienne.
00:17:01Mais voilà, aujourd'hui, les renseignements occidentaux
00:17:04montrent qu'ils ont encore ces capacités-là.
00:17:06– Donc ils ont la capacité en distance,
00:17:08maintenant en puissance.
00:17:09Est-ce que, par exemple, ils pourraient lancer
00:17:11une ogive nucléaire vers nous ?
00:17:13– Alors non.
00:17:14– Ils ne sont pas censés l'avoir.
00:17:15– D'abord, ils ne sont pas censés l'avoir.
00:17:17Et il faut bien comprendre que la problématique,
00:17:19c'est que plus vous essayez de tirer loin, moins la charge
00:17:22que vous avez sur la tête est importante.
00:17:24– Oui, moins lourde.
00:17:25– Voilà, elle est moins lourde.
00:17:26Mais il n'en demeure pas moins que cette menace balistique
00:17:29de la part des Iraniens est une réalité
00:17:32et que nous devons, nous, Européens, la prendre en compte.
00:17:36– Alors, Patrick Sos, est-ce qu'on découvre aujourd'hui
00:17:38un peu la lune à travers cette sortie du chef d'état-major des armées
00:17:42ou alors quel est le sens de cette mise en garde ?
00:17:44– Il y a un contexte, comme toujours, il faut regarder le calendrier.
00:17:46Le 7 et le 8 juillet à Ankara, il y a un sommet
00:17:50qui s'annonce absolument dramatique, saignant.
00:17:53C'est le sommet de l'OTAN.
00:17:54Il y aura Donald Trump qui va faire la leçon
00:17:56à absolument tout le monde pour expliquer
00:17:58que les Américains vont se retirer d'un peu tout.
00:18:01Il y a ceux qui avaient compris,
00:18:02ceux qui avaient notamment la capacité
00:18:04de se débrouiller plus ou moins tout seuls,
00:18:06grosso modo les puissances nucléaires,
00:18:08et encore, on l'a vu avec la crise britannique,
00:18:10c'est très compliqué pour nos amis d'Outre-Manche.
00:18:12Il y a la France qui a essayé depuis quelques années de dire
00:18:15et vous savez, le parapluie américain,
00:18:17il y a un moment, il va se replier.
00:18:19Et puis, il y a les autres qui vont devoir faire justement
00:18:22un reset complet, une mise à jour de leur logiciel.
00:18:26Dans les rappels d'infos que faisait Jérôme Péistrandi,
00:18:29il y a aussi, souvenez-vous, au plus fort de la guerre,
00:18:32ces missiles qui sont partis,
00:18:34qui ont été interceptés au-dessus de la Turquie.
00:18:36Qu'est-ce qui les a interceptés ?
00:18:37C'est du système patriote, du système américain.
00:18:39Américain.
00:18:40S'il n'y a plus des Américains,
00:18:41que fait-on en Turquie ?
00:18:42Que fait-on en Pologne ?
00:18:43Si on a malheureusement un missile qui part,
00:18:47un missile hypersonique qui part de Russie,
00:18:49toute cette menace arrive.
00:18:50Et donc, il y a une espèce de, encore une fois,
00:18:52de mise en contexte.
00:18:53Attention, il faut qu'on puisse se débrouiller
00:18:55entre nous, entre Européens,
00:18:57même si, en fait, on a discuté avec Jérôme,
00:18:59qui était présent à cette conférence hier à la Sorbonne
00:19:01face au chef d'état-major des armées.
00:19:03Le chef d'état-major des armées s'est voulu rassurant
00:19:06dans le sens où, justement, ce logiciel est en train de changer.
00:19:09Mais le 7 et 8 juillet à Ankara,
00:19:10ça va tout être du combat de MMA,
00:19:13ou presque, avec les Américains.
00:19:15Mais on suivra ça avec vous.
00:19:16En attendant, on revient sur la canicule,
00:19:18ses conséquences.
00:19:19Est-ce que des coupures d'électricité
00:19:21nous menacent dans les prochains jours ?
00:19:22Eh bien, Enedis le craint.
00:19:24On voit ça tout de suite avec Sofiane.
00:19:44Les faits, rien que les faits.
00:19:45Il y a déjà des pannes, en fait, Sofiane.
00:19:46Oui, d'où cette question.
00:19:47Notre réseau va-t-il tenir ?
00:19:49On peut poser la question ce midi.
00:19:51Pourquoi ?
00:19:51Parce qu'on a des pannes localisées
00:19:53dans certaines villes comme à Sergie.
00:19:54On a eu une panne hier soir
00:19:56au concert d'Iron Maiden à Paris,
00:19:58la Défense Arena, typiquement.
00:19:59Et ça, on ne connaissait pas ça.
00:20:01Pourquoi ?
00:20:01Ce qu'il faut comprendre,
00:20:03c'est que quand il fait 40 degrés en surface,
00:20:05il fait en réalité 80 degrés sous le bitume.
00:20:08Avec ses réseaux,
00:20:10il y a 15 000 kilomètres de lignes enterrées
00:20:12qui sont vétustes ou très anciennes.
00:20:15C'est pour ça qu'Enedis alerte.
00:20:17Il risque l'accident industriel à tout moment.
00:20:21C'est ce qu'ils disent.
00:20:22Donc, des travaux sont certes faits
00:20:24pour ces installations,
00:20:25mais le problème,
00:20:26c'est que ça prend beaucoup de temps.
00:20:27On renouvelle régulièrement nos ouvrages
00:20:29pour pouvoir assurer la résilience,
00:20:31la robustesse de notre réseau de distribution.
00:20:33On en a besoin face au changement climatique.
00:20:36On commence par sécuriser et fiabiliser
00:20:38l'amont de notre réseau de distribution
00:20:40en renouvelant les transformateurs.
00:20:42Et oui, le problème,
00:20:43c'est que les transformateurs,
00:20:44il faut effectivement les renouveler.
00:20:45Et donc, le précédent datait de 1974.
00:20:48Donc, évidemment,
00:20:49on en met des flambres en oeufs
00:20:50comme celui-ci tourné dans la région parisienne.
00:20:52Mais ça crée un problème pour les grandes villes,
00:20:54principalement Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux,
00:20:56d'où ces coupures d'électricité localisées.
00:20:58L'autre inquiétude,
00:20:59c'est la baisse de la production d'électricité.
00:21:01Oui, parce que les 57 réacteurs nucléaires du pays
00:21:05doivent être refroidis par la mer
00:21:06ou par un cours d'eau.
00:21:07Sauf que, un,
00:21:08quand l'eau est trop chaude,
00:21:09ça ne rafraîchit pas assez la centrale.
00:21:11Et puis, deux,
00:21:12c'est bien le problème,
00:21:13donc on l'arrête.
00:21:13Et deuxième possibilité,
00:21:15il y a un seuil de température maximal
00:21:16pour protéger la faune et la flore.
00:21:18Et dans ces cas-là,
00:21:18on arrête.
00:21:19C'est ce qui s'est passé à Golfech hier soir.
00:21:21On a dépassé les 29 degrés
00:21:24à cet endroit de la Garonne
00:21:25et donc, on l'a arrêté.
00:21:26Bon, la bonne nouvelle,
00:21:27c'est que les énergies renouvelables,
00:21:28on pense évidemment au solaire,
00:21:29prennent le relais, là, non ?
00:21:30Oui, mais pas tout à fait.
00:21:31C'est contre-intuitif,
00:21:32mais la canicule,
00:21:33elle va réduire la production
00:21:34de photos voltaïques en réalité.
00:21:36Attendez, plus il y a de soleil,
00:21:37moins on en a ?
00:21:37Mais oui,
00:21:37parce que les panneaux solaires,
00:21:39ils aiment la lumière,
00:21:40ils n'aiment pas le soleil,
00:21:41ils n'aiment pas la chaleur.
00:21:43Donc en fait, tout simplement,
00:21:45ça va libérer des électrons
00:21:46comme le soleil va taper dessus
00:21:48et ça va permettre
00:21:49au courant électrique
00:21:50de s'enclencher.
00:21:51Mais quand c'est de la chaleur,
00:21:52dans ces cas-là,
00:21:52les électrons partent
00:21:53dans tous les sens
00:21:54et ça ne crée plus
00:21:55ce courant électrique nécessaire.
00:21:57Donc voilà,
00:21:58même chose évidemment
00:21:58pour l'hydroélectrique.
00:22:00Là, c'est plus simple.
00:22:00Les sécheresses,
00:22:01vous avez moins de réserves,
00:22:02vous avez moins d'eau,
00:22:02vous avez moins d'électricité.
00:22:03Il fait trop chaud
00:22:04pour les panneaux solaires,
00:22:05c'est vous dire.
00:22:16Il est midi et demi,
00:22:17bienvenue si vous nous rejoignez seulement.
00:22:19Ça reste évidemment
00:22:19le titre essentiel,
00:22:20la canicule
00:22:21et les conséquences
00:22:22de la canicule.
00:22:23Déjà 40 noyades.
00:22:25On sous-estime clairement
00:22:26le danger.
00:22:26Illustration d'ailleurs
00:22:27dans un instant à Orléans,
00:22:29baignade interdite
00:22:29et pourtant,
00:22:30vous verrez ce qui se passe
00:22:31et au bout de 5-6 jours
00:22:33de canicule,
00:22:33clairement les organismes
00:22:35s'épuisent,
00:22:35faut-il craindre
00:22:36une hausse des malaises ?
00:22:37On posera la question
00:22:38au chef des urgences
00:22:39et du SAMU,
00:22:40du CHU de Bordeaux
00:22:41à 12h40.
00:22:42La canicule va-t-elle provoquer
00:22:43des coupures d'électricité massives ?
00:22:45Le réseau surchauffe
00:22:46et des communes entières
00:22:47se retrouvent privées de courant.
00:22:49À la Défense, par exemple,
00:22:50le quartier d'affaires
00:22:51à côté de Paris,
00:22:52c'est la clim
00:22:53qui risque de flancher,
00:22:55menaçant des dizaines
00:22:56de milliers de salariés.
00:22:57L'explication de François Pitrel
00:22:59dans quelques instants.
00:23:00Alors que l'alerte
00:23:01s'étend encore,
00:23:0254 départements
00:23:03en alerte rouge,
00:23:04ça fait 39 millions de Français
00:23:05qui subissent
00:23:06ces températures extrêmes.
00:23:08Et la Normandie
00:23:08bascule à son tour.
00:23:09On sera à Caen
00:23:10où les écoles
00:23:11commencent là aussi à fermer.
00:23:12Beaucoup de questions
00:23:13encore aujourd'hui
00:23:14sur la mort
00:23:14de ces deux petits garçons
00:23:15dans une voiture
00:23:16en plein soleil
00:23:17à Carpentras
00:23:18dans le Vaucluse.
00:23:19Leur mère les a-t-elle oubliés ?
00:23:21Se sont-ils enfermés
00:23:22tout seuls ?
00:23:22Une enquête
00:23:23pour homicide involontaire
00:23:25a été ouverte.
00:23:26Hôpitaux,
00:23:27EHPAD,
00:23:27école,
00:23:28la France n'est pas prête,
00:23:29clairement.
00:23:30Alors la faute à qui ?
00:23:31Même le droit du travail
00:23:33date 40 ans
00:23:34de déni politique.
00:23:35Coup de gueule
00:23:36de Laurent Neumann
00:23:37dans un instant.
00:23:38Les corps chauffent,
00:23:39les machines également
00:23:40et le réseau électrique aussi.
00:23:42Enedis
00:23:43redoute donc
00:23:43des pannes,
00:23:44des pannes voire
00:23:45des coupures de courant.
00:23:46Et ça a déjà commencé
00:23:47comme à Sergi
00:23:48près de Paris.
00:23:49Plus rien ne fonctionne.
00:23:50Les écoles ont même
00:23:51appelé les parents
00:23:51pour qu'ils viennent chercher
00:23:52les enfants en catastrophe.
00:23:54Reportage de Naouf Al-Kawafi
00:23:55et Nils Müller
00:23:56avec Eléa Morel.
00:23:59Fermer les volets
00:24:01et s'éclairer à la bougie.
00:24:04Seule solution trouvée
00:24:05ce matin par cette habitante,
00:24:07privée d'électricité
00:24:08en pleine canicule.
00:24:10Quand on fait ça,
00:24:11il ne se passe rien.
00:24:13À Sergi,
00:24:14on est plongé dans le noir.
00:24:17Aucun ventilo
00:24:19ne marche.
00:24:20Donc là voilà,
00:24:21le frigo,
00:24:22le congélateur
00:24:24sans électricité
00:24:25depuis une heure du matin.
00:24:27Une coupure d'électricité
00:24:29pendant plus de 10 heures
00:24:30dans 2500 foyers à Sergi.
00:24:33Le courant est désormais rétabli
00:24:35mais trop tard
00:24:36pour ce restaurateur.
00:24:37Il a annulé
00:24:38toutes ses réservations ce midi.
00:24:39On craint maintenant
00:24:41par rapport à la marchandise.
00:24:42Il n'y a pas beaucoup de surgelés.
00:24:44Le seul surgelé qu'on a,
00:24:45c'est des glaces.
00:24:46Mais tout ce qui est préparation,
00:24:49ça va être perdu.
00:24:51Selon Enedis,
00:24:52ce sont des boîtes
00:24:53de jonctions électriques
00:24:54qui ont cédé.
00:24:55Ce type de panne
00:24:56peut être plus fréquent
00:24:57lors de périodes caniculaires.
00:24:59La très forte chaleur
00:25:00sur la durée
00:25:01met à mal
00:25:02les réseaux souterrains,
00:25:03notamment les câbles
00:25:04en papier imprégné
00:25:04qui représentent 5%
00:25:06du réseau souterrain,
00:25:07en particulier
00:25:08en milieu urbain.
00:25:09Enedis précise
00:25:10avoir lancé
00:25:11un programme
00:25:11de remplacement
00:25:12de ces câbles.
00:25:1385% d'entre eux
00:25:15devraient être supprimés
00:25:16d'ici 2040.
00:25:18Et puis,
00:25:18il y a les tours
00:25:19de la défense.
00:25:20Bonjour François Pitrel.
00:25:20Ces tours ne pourraient être
00:25:22bientôt plus climatisées
00:25:24correctement.
00:25:24Ça représente
00:25:25beaucoup de monde.
00:25:25Les tours de la défense,
00:25:26ce sont quelques 200 000 personnes
00:25:28qui y travaillent.
00:25:29Sauf que
00:25:29le système
00:25:30de refroidissement,
00:25:32c'est bien ça,
00:25:32de la clim,
00:25:33pourrait bien faire défaut.
00:25:34C'est un réseau de froid.
00:25:36Un réseau de froid,
00:25:37c'est une sorte d'usine
00:25:38qui est mutualisée
00:25:39pour toute la zone
00:25:41de la défense
00:25:41qui va produire
00:25:42de la glace.
00:25:43De la glace ?
00:25:44De la glace.
00:25:45Il y a une sorte
00:25:45de gros congélateur.
00:25:47Et ensuite,
00:25:48on fait venir
00:25:49l'eau de la Seine.
00:25:50Au contact
00:25:51de cette glace,
00:25:52elle va refroidir
00:25:53toutes les tours
00:25:54qui sont reliées
00:25:55à ce réseau.
00:25:55Il y a 14 kilomètres
00:25:56de réseau d'eau.
00:25:57Et ensuite,
00:25:57l'eau passe à 4,5 degrés
00:25:59et elle revient
00:26:00ensuite dans l'usine.
00:26:01Et c'est un cycle
00:26:02comme ça.
00:26:02Sauf qu'il faut
00:26:03produire de la glace.
00:26:05Mais à cause
00:26:06des fortes chaleurs,
00:26:07ils n'arrivent plus
00:26:08à reconstituer
00:26:10le stock de glace.
00:26:11Ils avaient pourtant
00:26:12fait du stock
00:26:12les semaines précédentes.
00:26:13Mais là,
00:26:14chaque nuit,
00:26:15ils sont en train
00:26:16de vider leur placard
00:26:17entre guillemets.
00:26:17Ce qui fait
00:26:18que le réseau
00:26:20est en tension aujourd'hui.
00:26:21Mais ça veut dire quoi ?
00:26:21Parce que la défense,
00:26:22c'est des tours gigantesques
00:26:23tout en verre.
00:26:24Donc,
00:26:24elle pourrait dans quelques jours
00:26:25ne plus avoir de clim
00:26:25ou ça serait bridé ?
00:26:27Alors,
00:26:28en tout cas,
00:26:28on nous dit
00:26:29que ça serait dégradé.
00:26:30La température
00:26:31serait dégradée
00:26:32et en effet,
00:26:33ces tours en verre,
00:26:34c'est évidemment
00:26:35très mal adapté
00:26:37à ces fortes températures.
00:26:39Alors,
00:26:39il y a un vrai sujet
00:26:39autour de l'électricité
00:26:40et de l'énergie
00:26:41en ce moment
00:26:41puisque la patronne
00:26:42de RTE
00:26:43dit qu'il y a
00:26:44une surveillance
00:26:45renforcée
00:26:46de toutes les lignes
00:26:47électriques aériennes
00:26:48et qu'il n'est pas exclu
00:26:50que le trafic
00:26:51d'électricité,
00:26:52la tension sans doute
00:26:53d'électricité
00:26:53sur ces lignes
00:26:54soit réduite.
00:26:55Oui,
00:26:55lors des grands pics
00:26:56de chaleur
00:26:57et au moment où
00:26:58on a beaucoup de soleil,
00:26:59le réseau électrique
00:27:00est soumis à de très
00:27:01fortes tensions.
00:27:02Rappelez-vous,
00:27:03l'année dernière,
00:27:04en Espagne,
00:27:05le réseau électrique
00:27:06avait cédé
00:27:07parce qu'il y avait
00:27:08peut-être trop
00:27:09d'afflux d'électricité
00:27:10sur le réseau,
00:27:11il y avait les lignes,
00:27:12on appelle ça
00:27:12des oscillations
00:27:13et à partir
00:27:14d'un certain niveau
00:27:14d'oscillation,
00:27:15on préfère couper
00:27:16ces lignes
00:27:17et couper le réseau.
00:27:18Donc,
00:27:18ça peut créer
00:27:19des perturbations
00:27:20à certains endroits.
00:27:21Surtout que Marc,
00:27:22ça va continuer
00:27:23à monter
00:27:23encore dans les prochains jours.
00:27:25On n'est pas au pic ?
00:27:26Non,
00:27:26on n'est pas au pic.
00:27:27On va d'ailleurs franchir
00:27:28un nouveau palier
00:27:29aujourd'hui.
00:27:30Hier a été la journée
00:27:31la plus chaude
00:27:32jamais enregistrée
00:27:32pour un mois de juin.
00:27:33Aujourd'hui sera très certainement
00:27:35la journée la plus chaude
00:27:36jamais enregistrée
00:27:36tout mois confondu,
00:27:38y compris lors des canicules
00:27:39de juillet 2019
00:27:40ou d'août 2003.
00:27:42On a dépassé
00:27:43les 44 degrés
00:27:44hier après-midi
00:27:44dans le département
00:27:46de l'Indre.
00:27:47On les a frôlés
00:27:49dans le département
00:27:49du Cher.
00:27:50Il est possible
00:27:51que l'on s'approche
00:27:52des 43, 44, 45 degrés
00:27:55cet après-midi.
00:27:55On ne sait pas
00:27:56si le record absolu
00:27:57de chaleur
00:27:57qui est de 46 degrés
00:27:59à Vérarg dans les Raux
00:28:01sera approché
00:28:02voire dépassé.
00:28:03Ça fait partie
00:28:04du champ des possibles.
00:28:04Ça fait partie aussi
00:28:05des questions
00:28:06que tout le monde se pose
00:28:07et je me permets
00:28:07de vous la reposer.
00:28:09On n'a encore pas
00:28:10d'idée précise
00:28:11sur la fin de l'épisode.
00:28:12On est d'accord ?
00:28:13On repousse.
00:28:15Chaque jour,
00:28:16on repousse.
00:28:17Mais en fait,
00:28:17depuis maintenant une semaine,
00:28:18on repousse à chaque fois.
00:28:19En fait,
00:28:20hier,
00:28:20on voyait les températures
00:28:21baisser,
00:28:22alors pas énormément,
00:28:23mais elles baissaient un peu
00:28:25sur l'ouest de la France,
00:28:26notamment samedi.
00:28:27Là,
00:28:28on voit encore
00:28:28du 38, 40 samedi
00:28:30après-midi
00:28:30en Ile-de-France
00:28:31et dans les régions
00:28:32de l'Est.
00:28:32Donc,
00:28:32on reste en canicule,
00:28:33en canicule dure
00:28:35jusqu'à samedi.
00:28:36Et puis,
00:28:36peut-être dimanche,
00:28:37les températures baisseraient.
00:28:38Et en fait,
00:28:38la semaine prochaine,
00:28:38on ne sait pas.
00:28:39Vous avez un modèle,
00:28:40le modèle américain,
00:28:41lui,
00:28:41il voit du 40 encore
00:28:42pour toute la semaine prochaine.
00:28:44Et puis,
00:28:44il y a le modèle européen
00:28:45qui, lui,
00:28:45voit les températures
00:28:46plus franchement baisser
00:28:48à partir de mardi prochain.
00:28:49Donc,
00:28:49qui va l'emporter ?
00:28:50Ça,
00:28:51il va falloir encore
00:28:51attendre un peu
00:28:52pour savoir
00:28:53dans quelle trajectoire
00:28:56on va prendre.
00:28:57Forcément,
00:28:58on cherche tous
00:28:58à se rafraîchir.
00:28:59La tentation de piquer une tête
00:29:00est très forte.
00:29:01Attention au danger.
00:29:0340 noyades
00:29:03depuis 5 jours seulement,
00:29:05a annoncé tout à l'heure
00:29:06le Premier ministre.
00:29:07Et beaucoup
00:29:08d'imprudence,
00:29:09visiblement.
00:29:10Justine Apoucaïté,
00:29:11on vous retrouve
00:29:11du côté d'Orléans,
00:29:13au bord de l'eau.
00:29:14Oui,
00:29:14c'est tentant,
00:29:19parce que l'air
00:29:20a l'air fraîche,
00:29:21elle a l'air paisible.
00:29:23On est à l'île Charlemagne.
00:29:26C'est un endroit,
00:29:27c'est une plage
00:29:28où les gens
00:29:28ont habitude
00:29:30de se baigner l'été.
00:29:32Mais néanmoins,
00:29:33c'est interdit actuellement
00:29:34parce qu'il n'y a pas
00:29:35de maître nageur présent.
00:29:37Mais il y a
00:29:38une quinzaine de personnes
00:29:39qui n'ont pas pu
00:29:41s'empêcher
00:29:41avec cette très forte chaleur.
00:29:44Et je suis ici
00:29:45avec Manuel
00:29:46qui est venu ici
00:29:47avec sa petite fille.
00:29:48Expliquez-moi,
00:29:48Manuel,
00:29:49vous savez que cette zone
00:29:50est interdite à la baignade.
00:29:51Ça ne vous inquiète pas
00:29:53sachant qu'il y a eu
00:29:54quand même pas mal
00:29:55de noyades
00:29:57dernièrement ?
00:29:57Non, ça ne m'inquiète pas.
00:29:59Non, pas du tout.
00:30:00Parce que je me sens bien ici
00:30:03et puis je connais bien l'endroit
00:30:04et puis voilà.
00:30:06Moi, j'habite à côté
00:30:07alors c'est trop facile
00:30:08de venir là.
00:30:10Et puis voilà.
00:30:11Vous savez,
00:30:12il y a des risques
00:30:12d'insolation,
00:30:13des risques aussi
00:30:14de choc thermique.
00:30:15Oui.
00:30:16Non, non,
00:30:17ça me prend...
00:30:18Voilà, voilà.
00:30:19Non, j'ai aucun problème.
00:30:21D'accord, ça marche.
00:30:22Je vous rappelle,
00:30:23le risque de se baigner
00:30:24dans des endroits interdits
00:30:26est quand même très élevé
00:30:27pour des chocs thermiques,
00:30:29aussi pour le risque
00:30:30d'insolation.
00:30:31ce phare au soleil,
00:30:32il est très découragé
00:30:34de se baigner
00:30:34dans des endroits interdits.
00:30:35Alors, on va garder
00:30:36ces images en direct
00:30:37et les commenter avec vous
00:30:38ces petits canimés là.
00:30:39Vous êtes le porte-parole
00:30:40de la sécurité civile.
00:30:42Ça vous choque ces images ?
00:30:44Ces gens-là, en fait,
00:30:46contreviennent,
00:30:47peut-être pas à la loi,
00:30:48mais à la réglementation.
00:30:49On est d'accord ?
00:30:50En effet,
00:30:50on essaie de passer
00:30:51depuis un certain nombre de jours
00:30:52maintenant des messages
00:30:53de prévention.
00:30:54On sait maintenant
00:30:55qu'avec cette période
00:30:56de chaleur
00:30:57qui va s'inscrire
00:30:58dans la durée,
00:30:58il faut vraiment être vigilant
00:30:59et faire preuve
00:31:01de discipline collective.
00:31:03Lorsqu'on demande
00:31:04aux personnes
00:31:04d'éviter de s'exposer au soleil,
00:31:06déjà, c'est parce que,
00:31:07notamment dans ce contexte
00:31:08de baignade,
00:31:09c'est éviter d'avoir
00:31:09un choc thermique
00:31:10lorsque on est sur du 43 degrés
00:31:12et on va dans l'eau
00:31:12juste après.
00:31:13Il y a quand même
00:31:13des risques d'hydrocution
00:31:14et des risques
00:31:15qui peuvent être mortels
00:31:16pour le corps.
00:31:18Donc, on ne saute pas
00:31:18direct dans l'eau ?
00:31:19Déjà, on ne saute pas.
00:31:20Déjà, pour la simple et bonne raison
00:31:21qu'il faut connaître
00:31:21son environnement.
00:31:22Si on revient sur la vraie méthodologie
00:31:23d'une baignade,
00:31:24c'est déjà analyser son environnement.
00:31:25Comme toute activité en plein air,
00:31:27il faut préparer sa baignade.
00:31:28Donc, on analyse son environnement,
00:31:30on s'assure d'être
00:31:30dans une zone de baignade surveillée
00:31:32et ensuite,
00:31:33on va progressivement
00:31:34aller dans l'eau
00:31:34avec trois gestes
00:31:36très importants.
00:31:37La nuque,
00:31:38se mouiller la nuque,
00:31:39les bras
00:31:40et la poitrine.
00:31:41Et ensuite,
00:31:41on rentre dans l'eau
00:31:42et on prévient ses proches
00:31:43d'où est-ce qu'on compte
00:31:44aller nager.
00:31:45Laurent Neumann,
00:31:45on peut comprendre évidemment
00:31:46que ces gens aient envie
00:31:47de se baigner,
00:31:47même s'ils vont...
00:31:48C'est interdit.
00:31:49Donc, ils contreviennent
00:31:50à la loi ou à la réglementation.
00:31:51Est-ce qu'il faut dire
00:31:52aux communes de France
00:31:53aujourd'hui
00:31:53qu'il faut ouvrir
00:31:54toutes les piscines gratuitement ?
00:31:56Alors, oui,
00:31:57mais vous savez qu'il y a
00:31:57un problème dans les piscines.
00:31:58C'est la température.
00:32:00C'est que les piscines
00:32:01sont souvent sous des verrières
00:32:02et sous ces verrières,
00:32:04il fait 40, 45 degrés.
00:32:06Et donc,
00:32:06pour des raisons d'hygiène
00:32:08d'une part
00:32:09et de santé publique,
00:32:10on les ferme.
00:32:11Dès midi,
00:32:11elles sont fermées.
00:32:12Elles sont chères aussi
00:32:13quand même pour certaines.
00:32:14Alors oui,
00:32:15mais sur le papier,
00:32:16c'est formidable de les ouvrir,
00:32:17mais dans les faits,
00:32:18pour certaines,
00:32:18c'est très compliqué.
00:32:20En tout cas,
00:32:20on a du 43, 44, 45
00:32:22dans la journée,
00:32:23nous disait Marc,
00:32:23à l'ombre
00:32:24et des nuits tropicales.
00:32:26On vient de vivre
00:32:26la nuit la plus chaude
00:32:27jamais enregistrée
00:32:28depuis 1947,
00:32:30quasiment 22 degrés
00:32:31en moyenne.
00:32:32Tour de France
00:32:32avec Morgane Benkab,
00:32:33Lucille Martin,
00:32:34William Gay
00:32:35et Alain Branger.
00:32:37Ce champ
00:32:38a été partiellement
00:32:39détruit par les flammes.
00:32:40À quelques mètres de là,
00:32:42ce hangar de 200 mètres carrés
00:32:43est parti en fumée.
00:32:47Les pompiers
00:32:48sont sur place
00:32:49depuis 21 heures,
00:32:50mobilisés
00:32:51pour éviter
00:32:52que le feu se propage.
00:32:53C'est un feu
00:32:54très, très puissant
00:32:54porté par des essences
00:32:56de type brande,
00:32:57jeunet,
00:32:57à jonc,
00:32:58qui sont beaucoup plus calorifiques
00:32:59que les traditionnels
00:33:01feux de chaume
00:33:02ou de culture.
00:33:03Alors,
00:33:03une surveillance active
00:33:04pendant au moins
00:33:0424 à 48 heures.
00:33:05On a allégé le dispositif
00:33:07cette nuit
00:33:07pour pouvoir reposer
00:33:08les hommes et les machines.
00:33:09Mais dès la fin de matinée,
00:33:10pour éviter toute reprise,
00:33:12on va renforcer le dispositif
00:33:13d'ici une à deux heures.
00:33:13Et sous cette chaleur,
00:33:15travailler devient parfois difficile.
00:33:1842,1
00:33:18la température
00:33:19au poste de conduite.
00:33:21En plus,
00:33:22le bus,
00:33:22on peut voir,
00:33:23c'est qu'il n'a pas
00:33:24de connexion d'un vidéo.
00:33:25Si le conducteur
00:33:26fait un malaise,
00:33:27on ne saura pas
00:33:29le retrouver.
00:33:30Trouvez-vous ça normal ?
00:33:32Et c'est toute la profession
00:33:33qui suffoque.
00:33:34Je suis en choueur,
00:33:35et on n'est pas climatisé.
00:33:37C'est les bus électriques
00:33:38qui sont climatisés,
00:33:39et ça,
00:33:39c'est un hybride,
00:33:40donc c'est très dur.
00:33:41Face à ces températures extrêmes,
00:33:43tout le monde
00:33:43tente de trouver
00:33:44de la fraîcheur.
00:33:45Chez les garagistes,
00:33:46les demandes de climatisation
00:33:48se multiplient.
00:33:49Là,
00:33:49on a non seulement
00:33:504 ou 5 rendez-vous,
00:33:52mais on va avoir
00:33:52au moins 4 ou 5 personnes
00:33:53en plus
00:33:54qui vont nous demander
00:33:55à la dernière minute
00:33:56qu'il fait trop chaud,
00:33:57qu'il faudra absolument
00:33:58chercher leur air conditionné.
00:34:01Automatiquement,
00:34:01on passe de 2 à 3
00:34:02à 10 par jour.
00:34:03On ne peut pas faire
00:34:0410 ou 15 charges
00:34:06dans la même journée.
00:34:06mais le temps
00:34:07ne le permettra pas.
00:34:08Il faudra compter
00:34:09plusieurs centaines d'euros
00:34:10pour une recharge classique,
00:34:12parfois le double
00:34:13sur les modèles
00:34:13les plus récents.
00:34:14On n'installe pas réellement
00:34:16les climatisations,
00:34:16mais en fait,
00:34:17on les change
00:34:17parce qu'on se rend compte
00:34:18lors de ces épisodes
00:34:19que la clim marche moins bien.
00:34:21Nous voulions revenir également,
00:34:23Roselyne,
00:34:23sur la mort de ces deux enfants.
00:34:24Vous en parliez hier
00:34:25de 2 et 4 ans
00:34:26dans la voiture
00:34:26de leur maman
00:34:27en plein soleil
00:34:28à Carpentras
00:34:28dans le Vaucluse.
00:34:29Ils ont apparemment
00:34:30échappé à sa vigilance
00:34:31et ils en sont morts.
00:34:33Les corps doivent être autopsiés
00:34:34pour avoir davantage de réponses.
00:34:35Bettina a dégoublié le mot
00:34:36avec Romain Langlais.
00:34:39C'est devant le portail
00:34:40de cette maison
00:34:41en plein soleil
00:34:42que la voiture familiale
00:34:44était stationnée hier.
00:34:45Il est alors 13h20
00:34:47lorsque la mère appelle
00:34:48les pompiers
00:34:49après avoir découvert
00:34:50les corps inanimés
00:34:51de ces deux enfants
00:34:52dans l'habitacle.
00:34:53A leur arrivée,
00:34:54les petits garçons
00:34:55âgés de 2 et 4 ans
00:34:56sont en arrêt cardiorespiratoire
00:34:58et ne pourront être réanimés.
00:35:00Dans le quartier,
00:35:01ces riverains sont sous le choc.
00:35:03C'est un drame
00:35:03qui arrive très vite
00:35:04et malheureusement,
00:35:08en pleine chaleur,
00:35:09c'est horrible.
00:35:11Ça m'a fait un choc terrible.
00:35:13C'est des gens
00:35:14qui sont adorables.
00:35:15Si les causes précises
00:35:16du drame
00:35:17restent à déterminer,
00:35:18la piste de la chaleur
00:35:19est privilégiée
00:35:20à ce stade.
00:35:21Les deux fils
00:35:22ayant possiblement
00:35:23échappé à la surveillance
00:35:25de leur mère.
00:35:26Selon les premiers éléments,
00:35:27les deux enfants
00:35:28se seraient enfermés
00:35:29dans le véhicule familial
00:35:30stationné
00:35:31sur le chemin
00:35:31d'accès à l'habitation.
00:35:33Placé en vigilance orange
00:35:34canicule,
00:35:35le département du Vaucluse
00:35:37faisait en effet face
00:35:38à des températures élevées
00:35:39à ce moment de la journée,
00:35:40comme nous l'explique ce voisin.
00:35:42Chez moi,
00:35:43il faisait dehors 43.
00:35:44Dans un véhicule,
00:35:46je pense qu'on peut rajouter
00:35:47les 7-8 degrés.
00:35:49Facile.
00:35:49Profondément choqué,
00:35:51la mère de 33 ans
00:35:52n'a pour l'heure
00:35:52pas été entendue.
00:35:54Une enquête
00:35:55pour homicide involontaire
00:35:56a, elle, été ouverte.
00:35:58Bonjour docteur Thomas Meynier,
00:36:00merci d'être avec nous,
00:36:00chef du pôle SAMU,
00:36:01urgence SMUR du CHU de Bordeaux.
00:36:03D'abord,
00:36:04c'est deux petits garçons.
00:36:05Expliquez-nous,
00:36:06on peut mourir
00:36:06en combien de temps
00:36:08bloqués dans une voiture
00:36:09au soleil ?
00:36:13Malheureusement,
00:36:14en quelques minutes,
00:36:15chez des jeunes enfants,
00:36:16ça peut aller très très vite
00:36:18à des températures
00:36:18qui peuvent largement
00:36:20dépasser les 40,
00:36:21voire atteindre les 50 degrés.
00:36:23C'est pour ça
00:36:24que c'est un message
00:36:25qu'on passe régulièrement,
00:36:26de rester très très vite
00:36:27vigilant sur les plus jeunes
00:36:29et en particulier,
00:36:31malheureusement,
00:36:31de ne pas les laisser
00:36:32sans surveillance
00:36:33dans une voiture
00:36:33parce qu'en quelques minutes,
00:36:34ça peut aller très très vite.
00:36:36Mais on est très très surpris
00:36:37par ce chiffre.
00:36:37Vous dites quelques minutes,
00:36:39mais qu'est-ce qui peut
00:36:40s'accélérer aussi rapidement
00:36:41pour que le décès
00:36:43survienne si vite ?
00:36:47Le corps des enfants
00:36:49réagit beaucoup
00:36:50et s'adapte
00:36:50beaucoup moins vite
00:36:51que celui d'un adulte
00:36:54de 30 ans,
00:36:5540 ans à la chaleur
00:36:56et il peut très très vite
00:36:58se déshydrater,
00:37:00faire un malaise
00:37:00et malheureusement,
00:37:02conduire au drame
00:37:03que vous avez évoqué
00:37:05qui est survenu hier.
00:37:06On voit bien
00:37:07que les organismes souffrent,
00:37:08surtout les plus fragiles.
00:37:09Est-ce que vous constatez déjà
00:37:10une hausse des appels ?
00:37:15Alors oui,
00:37:16effectivement,
00:37:16on a depuis 3 jours maintenant
00:37:18une hausse des appels
00:37:19au centre 15
00:37:20du CHU de Bordeaux
00:37:22qui intervient
00:37:23pour toute la Gironde.
00:37:24Initialement,
00:37:24sur le week-end
00:37:25de la fête de la musique,
00:37:26on était plutôt
00:37:26sur une augmentation
00:37:27de l'ordre de 10%.
00:37:28Sur une journée
00:37:29comme celle d'hier
00:37:30avec une température
00:37:31qui continue de grimper
00:37:33au thermomètre,
00:37:33on a atteint
00:37:34une augmentation
00:37:35de 25% des appels
00:37:37ce qui correspond
00:37:38à près de 2 900 appels
00:37:40sur la journée d'hier.
00:37:42Toute cette augmentation
00:37:43d'appels
00:37:43est clairement
00:37:44le fait de la canicule,
00:37:46élément qu'on suit
00:37:47évidemment,
00:37:48vous en doutez,
00:37:49heure par heure
00:37:50avec évidemment
00:37:52des appels
00:37:52qui concernent
00:37:53les plus petits
00:37:54qui se déshydratent
00:37:56plus vite
00:37:57et sur lesquels
00:37:57il faut veiller
00:37:58les mettre à l'abri
00:37:59à l'ombre
00:37:59et les hydrater
00:38:00parce que les enfants
00:38:01n'ont pas forcément
00:38:02le sentiment de soif
00:38:03aussi vite que nous.
00:38:05Et puis,
00:38:05à l'autre extrémité
00:38:06de la vie,
00:38:07nos seniors
00:38:07qui là encore
00:38:09se déshydratent
00:38:10beaucoup plus vite
00:38:11et puis ont des pathologies
00:38:13cardiaques,
00:38:14respiratoires,
00:38:15rénales
00:38:15qui peuvent se décompenser
00:38:16plus vite
00:38:17avec la déshydratation.
00:38:19On en est à 4, 5,
00:38:206 jours de canicule
00:38:21d'affilée,
00:38:22forcément on fatigue.
00:38:23Est-ce qu'on est,
00:38:24docteur,
00:38:24à un moment de bascule
00:38:25avec les malaises
00:38:26qui vont forcément
00:38:26augmenter ?
00:38:30Oui,
00:38:30il y a toujours
00:38:31dans une canicule
00:38:32un effet retard.
00:38:32On sait que sur les 2,
00:38:333 premiers jours,
00:38:34on ne voit pas tout de suite
00:38:35les malades.
00:38:36On peut voir les plus fragiles
00:38:37ou les moins prudents
00:38:39mais on s'attendait
00:38:40à ce qu'au bout de 3 jours,
00:38:41ça commence à nous arriver
00:38:42dans les services d'urgence
00:38:43et comme ici
00:38:44sur l'hôpital Pellegrin
00:38:46au CHU de Bordeaux,
00:38:47on commence à voir
00:38:48depuis hier
00:38:48quelques patients
00:38:50arrivés
00:38:50avec des signes
00:38:51de déshydratation,
00:38:52des malaises
00:38:53et on s'attend
00:38:53à ce que ce soit
00:38:55malheureusement crescendo
00:38:56sur le reste de la semaine
00:38:57étant donné
00:38:57les prévisions météorologiques.
00:38:59Docteur,
00:39:00est-ce qu'il y a également
00:39:00une crainte
00:39:02de l'impact
00:39:03de la canicule
00:39:04sur la santé mentale ?
00:39:08Alors,
00:39:09effectivement,
00:39:09d'abord nous,
00:39:10sur les urgences,
00:39:11on prend en charge
00:39:13les urgences somatiques,
00:39:14physiques,
00:39:14les déshydratations
00:39:15avec un enjeu majeur
00:39:17qui est celui
00:39:17de l'aval
00:39:18et de l'hospitalisation
00:39:19des malades
00:39:19qu'ils nécessitent
00:39:20et on met tout en oeuvre
00:39:21de ce point de vue-là
00:39:22au CHU de Bordeaux.
00:39:24Après,
00:39:24effectivement,
00:39:24on a aussi
00:39:25des décompensations
00:39:26de patients suivis
00:39:27en psychiatrie
00:39:28qui continuent
00:39:29à prendre leur traitement,
00:39:30qui se déshydratent
00:39:31et ce qui dérègle
00:39:32l'effet des médicaments
00:39:33psychotropes
00:39:34avec des pathologies
00:39:36psychiatriques
00:39:37qui se décompensent
00:39:38un peu plus
00:39:38dans ce contexte
00:39:40de canicule.
00:39:41Merci beaucoup docteur
00:39:42d'avoir été en direct
00:39:43dans le Midi-BFM
00:39:43et bon courage.
00:39:44Pendant que vous parlez,
00:39:45on voit ces ventilateurs,
00:39:47ces bricolages
00:39:47dans les hôpitaux.
00:39:48Clairement,
00:39:48Laurent Neumann,
00:39:49on n'est pas prêt.
00:39:50La faute à qui ?
00:39:51Alors,
00:39:51on n'est pas prêt,
00:39:52moi c'est ce que j'entends.
00:39:53On n'est pas prêt.
00:39:53J'ai même entendu
00:39:54quelqu'un dans mon café
00:39:55qui m'a dit
00:39:55mais au fond,
00:39:55les hommes politiques,
00:39:56c'est comme les ventilos,
00:39:57ils se contentent
00:39:57de brasser de l'air.
00:39:59Et ce n'est pas faux
00:40:00parce que,
00:40:01tiens,
00:40:01François s'en souvient,
00:40:02Jacques Chirac,
00:40:03la maison brûle
00:40:04et nous regardons ailleurs.
00:40:05Vous savez,
00:40:06quand c'était 2002 ?
00:40:08C'est-à-dire,
00:40:08les moins de 20 ans
00:40:09ne se souviennent pas
00:40:09de cette période-là.
00:40:11Le Grenelle de l'environnement,
00:40:12ça vous parle ?
00:40:13Avec Jean-Louis Borloo,
00:40:142007.
00:40:15La Convention citoyenne
00:40:17sur le climat 2019
00:40:18dont on a finalement gardé
00:40:20assez peu de choses.
00:40:21Les accords de Paris,
00:40:222015.
00:40:23Absolument.
00:40:24Et bien,
00:40:24le résultat,
00:40:25c'est que cette année,
00:40:25par exemple,
00:40:262026,
00:40:27on a divisé par trois
00:40:28le fond vert
00:40:29qui est censé nous aider
00:40:30à nous adapter
00:40:31à ces changements
00:40:32climatiques.
00:40:33On est passé de 2,3 milliards
00:40:34à 800 millions.
00:40:35Donc,
00:40:35vous dites,
00:40:35en fait,
00:40:36qu'on n'est pas prêts,
00:40:37mais qu'en fait,
00:40:37on l'a bien cherché,
00:40:38en fait,
00:40:38puisque c'est ce qu'on
00:40:40essaie de montrer.
00:40:40On est dans un déni collectif,
00:40:42y compris nous,
00:40:43d'ailleurs.
00:40:43Nous,
00:40:43quand on nous parle
00:40:44du réchauffement,
00:40:44on dit oui,
00:40:45oui,
00:40:45bien sûr.
00:40:46Là,
00:40:46on est dedans.
00:40:47Vous avez raison,
00:40:47Christophe,
00:40:48je pointe du doigt
00:40:49les responsables politiques,
00:40:50mais en fait,
00:40:50on est tous concernés.
00:40:51Enfin,
00:40:51le résultat,
00:40:52c'est quand même
00:40:52que les écoles
00:40:53ne sont pas prêts,
00:40:54que les EHPAD
00:40:54ne sont pas prêts.
00:40:55On a vu,
00:40:56une pièce rafraîchie,
00:40:57c'est tout ce qu'on a réussi
00:40:58à faire en 20 ans.
00:40:59Les transports ne sont pas prêts,
00:41:01les hôpitaux ne sont pas prêts.
00:41:03Il y a des dizaines
00:41:04de services
00:41:04d'urgence,
00:41:06de cardiologie,
00:41:07de maternité
00:41:08où il n'y a pas
00:41:08la climatisation.
00:41:09Hier,
00:41:10Sofiane nous racontait
00:41:11l'hôpital de Nantes
00:41:13qui est en construction,
00:41:14on n'a pas mis
00:41:15la climatisation.
00:41:16Pardon,
00:41:16mais là,
00:41:16si on n'est pas dans le déni,
00:41:17c'est quoi ?
00:41:18Et je vais vous dire mieux que ça,
00:41:19même le droit du travail
00:41:20n'est pas adapté
00:41:22à la situation,
00:41:22on sait dire.
00:41:23Mais ça,
00:41:23c'est la loi,
00:41:24le législateur,
00:41:25à eux d'agir.
00:41:25Oui,
00:41:26alors j'ai regardé,
00:41:27Marc ne me démentira pas,
00:41:28la météo a fait des progrès
00:41:30considérables depuis 20 ans,
00:41:31on a inventé
00:41:32les vigilances jaunes,
00:41:34rouges,
00:41:34etc.
00:41:35Vous savez que quand il y a
00:41:36une vigilance rouge,
00:41:37un salarié ne peut pas
00:41:37invoquer son droit de retrait.
00:41:39Et j'écoutais hier
00:41:40les préfets,
00:41:41quand les préfets vous annoncent,
00:41:42et c'est plutôt
00:41:42une bonne idée,
00:41:43de donner des dérogations
00:41:45pour pouvoir travailler
00:41:45de 6 heures à midi.
00:41:47Enfin,
00:41:47les employeurs ne sont pas
00:41:48obligés de les accepter.
00:41:50Ça n'est qu'une dérogation.
00:41:52Et je vais même
00:41:53aller plus loin.
00:41:53Vous savez que le code
00:41:54du travail ne prévoit pas
00:41:56de température maximale
00:41:57au-delà desquelles
00:41:58il ne faut plus travailler.
00:41:59Il y a un institut
00:42:00dont c'est le métier
00:42:01qui dit,
00:42:01au-delà de 28 degrés maximum,
00:42:03il n'y a plus
00:42:04de travail physique.
00:42:05Au-delà de 30 degrés,
00:42:06il n'y a même plus
00:42:07de travail sédentaire.
00:42:08Et à 33 degrés,
00:42:09c'est seuil d'alerte
00:42:10absolument maximal.
00:42:12Sauf que ces seuils,
00:42:13ils sont purement indicatifs
00:42:15et les employeurs
00:42:16les appliquent ou pas,
00:42:17alors que les employeurs,
00:42:17ils ont une obligation
00:42:19de sécurité vis-à-vis
00:42:20de leurs salariés.
00:42:21Moralité,
00:42:22et là,
00:42:22je résume,
00:42:23on n'a pas été capable
00:42:24de stopper
00:42:25le réchauffement climatique.
00:42:26On n'a pas été capable
00:42:28de s'adapter.
00:42:29Et c'est là
00:42:29où je pointe du doigt
00:42:31les responsables politiques.
00:42:32Parce que jusqu'à preuve
00:42:33du contraire,
00:42:33gouverner,
00:42:34c'est prévoir.
00:42:34Sofiane Lecèque
00:42:35qui a dit ça,
00:42:36c'est...
00:42:37Adolphe Thiers.
00:42:38Absolument,
00:42:39Adolphe Thiers.
00:42:39C'était il y a 150 ans,
00:42:41messieurs et mesdames.
00:42:45Sinon,
00:42:46depuis 150 ans,
00:42:47on n'a pas appris
00:42:47que gouverner,
00:42:48c'est prévoir.
00:42:49Et prévoir,
00:42:50c'est plus efficace
00:42:51que des cellules
00:42:51de crise interministérielle
00:42:53ou des ventilos
00:42:54qui brassent de l'air chaud.
00:42:55Vous savez quoi ?
00:42:55On va interpeller
00:42:56une ancienne ministre
00:42:57de l'Environnement.
00:42:57Tout à l'heure
00:42:58dans le mini-BFM,
00:42:58ce sera à 13h30
00:42:59que Corinne Lepage
00:43:00sera notre invitée
00:43:01tout à l'heure.
00:43:02Et dans le 13h live,
00:43:02on reviendra sur ces 40 noyades
00:43:04en 5 jours.
00:43:05Les interdictions se multiplient
00:43:06encore.
00:43:06Faudrait-il qu'elles soient respectées ?
00:43:08Mais tout de suite,
00:43:09les prévisions de Marc.
00:43:14Bienvenue dans le 13h live,
00:43:15pile 13h.
00:43:16La canicule,
00:43:17évidemment,
00:43:17parce que de toute évidence,
00:43:18la crise s'accélère.
00:43:20Température en hausse
00:43:21et accélération également
00:43:22du côté de la mobilisation.
00:43:24Avec cette nouvelle réunion
00:43:25de crise à Matignon,
00:43:27ça vient de se terminer.
00:43:28Hugo Capelli,
00:43:29on vous retrouve en direct.
00:43:30Le Premier ministre
00:43:31qui envisage
00:43:32trois scénarios.
00:43:36Oui, tout à fait.
00:43:37Cette cellule interministérielle
00:43:38de crise
00:43:38qui vient de se terminer
00:43:39ici au ministère de l'Intérieur.
00:43:41Ça a duré un petit peu moins
00:43:42de deux heures.
00:43:44Sébastien Lecornu
00:43:44qui vient de partir à l'instant,
00:43:46lui qui a pris la parole,
00:43:47le Premier ministre,
00:43:48au début de cette cellule de crise
00:43:50pour annoncer
00:43:50qu'il y avait eu
00:43:5240 décès
00:43:53par noyade
00:43:54depuis le 18 juin.
00:43:55C'est un chiffre
00:43:56qui est assez impressionnant.
00:43:58Lors de cette cellule de crise,
00:44:00c'est notamment
00:44:01un point météo
00:44:02assez long
00:44:02qui a été réalisé.
00:44:04Trois scénarios
00:44:04qui ont été mis
00:44:05sur la table
00:44:06par Météo France.
00:44:07Un scénario de court terme,
00:44:09de moyen terme
00:44:09et le plus inquiétant,
00:44:11c'est un scénario
00:44:11de long terme,
00:44:12c'est-à-dire une vague de chaleur
00:44:13qui durerait
00:44:14jusqu'au mois de juillet.
00:44:16Il fallait donc
00:44:16prendre des décisions,
00:44:18planifier un certain nombre
00:44:19de choses.
00:44:19Voilà ce qui a été fait
00:44:20pendant cette réunion,
00:44:21même si nous n'avons pas
00:44:22tous les éléments.
00:44:24Et puis,
00:44:24la priorité,
00:44:25surtout,
00:44:27de cette cellule de crise,
00:44:28ça a été de travailler
00:44:29sur les questions
00:44:29de santé
00:44:30pour que l'hôpital tienne.
00:44:32On a une activité soutenue
00:44:33plus importante
00:44:34que l'année dernière.
00:44:35Voilà ce qu'a dit
00:44:36Sébastien Lecornu
00:44:36qui a annoncé
00:44:37que le plan Orsan
00:44:39de niveau 2
00:44:40était activé.
00:44:41Voilà ce que précise
00:44:42le Premier ministre
00:44:43dans une communication.
00:44:45Cette décision
00:44:46d'activer le plan Orsan 2
00:44:47permettra de renforcer
00:44:48les capacités
00:44:49de régulation médicale,
00:44:50de mobiliser
00:44:51les personnels
00:44:51nécessaires au fonctionnement
00:44:52de l'hôpital,
00:44:53de garantir
00:44:54la coordination
00:44:55entre la médecine de ville,
00:44:56les hôpitaux,
00:44:57les cliniques
00:44:57et les EHPAD.
00:44:58Vous l'avez donc compris,
00:44:59le gouvernement
00:44:59qui veut se montrer
00:45:00mobilisé,
00:45:01en particulier
00:45:02sur ces questions de santé,
00:45:03parce que tout le monde
00:45:04a en tête
00:45:04ce qui s'était passé
00:45:05lors de la canicule
00:45:06de 2003.
00:45:07Au bout de plusieurs jours
00:45:08de canicule,
00:45:08il y a eu certaines défaillances
00:45:10au sein des hôpitaux
00:45:11et donc le gouvernement
00:45:12ne veut pas reproduire
00:45:13certaines erreurs
00:45:14qui ont pu avoir lieu
00:45:15dans le passé.
00:45:16Sceptique, Adimala,
00:45:17qu'est-ce que ça veut dire
00:45:18ce plan Orsan 2 ?
00:45:19Ça veut dire que des moyens
00:45:20supplémentaires vont être mobilisés ?
00:45:21Alors c'est un plan
00:45:22qui est lié
00:45:23au ministère de la Santé.
00:45:24On est vraiment sur
00:45:24du ministère de la Santé
00:45:25qui se met en posture
00:45:26via les différents centres hospitaliers
00:45:27d'absorber
00:45:28ou de se préparer
00:45:29à absorber
00:45:29un important flux
00:45:30de victimes.
00:45:31Pour ce faire,
00:45:32il y a tout un mécanisme
00:45:33de gestion de crise
00:45:34avec une cellule de crise
00:45:34qui se met en œuvre,
00:45:35un renforcement des effectifs.
00:45:36On est vraiment là
00:45:37sur une posture
00:45:38du ministère de la Santé
00:45:39d'absorber
00:45:40au niveau de sa chaîne
00:45:41de maillot des secours
00:45:42l'absorption
00:45:43des différents flux de victimes.
00:45:44Parce que, Margot,
00:45:45les hôpitaux s'attendent
00:45:46à une forte hausse ?
00:45:47On le voit déjà
00:45:47avec les appels au SAMU
00:45:49selon mes informations
00:45:50dans les SAMU franciliens.
00:45:51Si on regarde
00:45:52sur une semaine,
00:45:53ce n'est pas très impressionnant.
00:45:53On est à plus 15%
00:45:54parce que la semaine dernière,
00:45:55au début de la semaine dernière,
00:45:56il ne faisait pas chaud.
00:45:57Mais là,
00:45:58si on regarde
00:45:58sur la seule journée d'hier,
00:45:59on est sur une augmentation
00:46:01d'activité de 50%.
00:46:03Des dossiers ouverts.
00:46:04Les dossiers,
00:46:05ça ne veut pas dire
00:46:06que ce sont des patients
00:46:06qui vont forcément aux urgences.
00:46:07C'est d'ailleurs le but
00:46:08des SAMU.
00:46:09Ils sont contents
00:46:09que les gens appellent.
00:46:10Parfois,
00:46:11c'est des simples conseils
00:46:12avec un maintien à domicile.
00:46:14Mais on voit clairement
00:46:15que l'activité
00:46:16est très soutenue
00:46:17dans les SAMU.
00:46:18Et pour faire simple,
00:46:19ce plan Orsan,
00:46:20c'est une sorte de boîte à outils
00:46:21dans lesquelles
00:46:22les autorités sanitaires
00:46:23et les établissements de santé
00:46:24peuvent piocher.
00:46:26Au niveau 2,
00:46:27on nous dit
00:46:27monter en puissance
00:46:28quand il y a des tensions
00:46:28plus durables.
00:46:29On peut renforcer
00:46:30la coordination suivie
00:46:31de façon plus régulière
00:46:33des capacités hospitalières
00:46:35parce que ça,
00:46:35c'est vraiment
00:46:35ce qui doit être monitoré
00:46:36en temps réel.
00:46:37C'est l'état des urgences.
00:46:39Là, on me dit déjà
00:46:39que c'est un peu plus tendu
00:46:40qu'hier
00:46:41et on sait que ça va se poursuivre.
00:46:42Gouverner,
00:46:43c'est prévoir,
00:46:43rappelé tout à l'heure
00:46:44Laurent Neumann.
00:46:45Le Premier ministre
00:46:45a évoqué trois scénarios.
00:46:48Quels sont ces trois scénarios
00:46:49et quel est le plus probable, Marc ?
00:46:53La distinction entre canicule
00:46:55et vagues de chaleur.
00:46:56On parle de vagues de chaleur
00:46:58lorsque, pendant plusieurs jours,
00:46:59la moyenne des températures
00:47:01dépasse 23,4 degrés en France.
00:47:03La canicule,
00:47:04avec les orages
00:47:05qui sont prévus ce week-end,
00:47:06la canicule devrait quand même
00:47:06un peu reculer.
00:47:07Les températures vont baisser.
00:47:09On ne sera plus dans du 40,
00:47:1142 degrés.
00:47:12À partir de quand ?
00:47:12À partir de samedi
00:47:13et surtout dimanche.
00:47:14Les températures vont retrouver...
00:47:16Ça, c'est sûr.
00:47:16Voilà.
00:47:16Les températures devraient retrouver
00:47:18un niveau plus raisonnable.
00:47:19Le problème, c'est qu'on part
00:47:20de tellement haut,
00:47:21ça va baisser,
00:47:22mais on va rester quand même
00:47:23dans une masse d'air
00:47:24assez chaude.
00:47:25Et en fait,
00:47:26lorsqu'on regarde
00:47:27cet indicateur thermique national,
00:47:29cette vague de chaleur,
00:47:29pour l'instant,
00:47:31il ne fera pas 20.
00:47:32Il fera sans doute
00:47:32encore 30, voire plus.
00:47:34Donc, ça sera, certes,
00:47:35plus acceptable,
00:47:36mais on restera encore,
00:47:37a priori,
00:47:38jusqu'au début du mois de juillet
00:47:39dans ce qu'on appelle
00:47:40une vague de chaleur
00:47:41avec, globalement,
00:47:42des nuits plutôt chaudes
00:47:45et des températures de la journée
00:47:46qui resteraient encore assez élevées.
00:47:48D'où cette ruée
00:47:49sur les piscines,
00:47:50les cours d'eau.
00:47:51Attention au risque de noyade.
00:47:5240 victimes en 5 jours,
00:47:54a dit tout à l'heure
00:47:54le Premier ministre,
00:47:56en majorité des jeunes.
00:47:57Dernier exemple en date,
00:47:58dans le Rhône,
00:47:59un jeune footballeur professionnel
00:48:01qui jouait en Ligue 2,
00:48:03qui est en mort,
00:48:04serré,
00:48:04barral,
00:48:05Romain Hétuin,
00:48:05après avoir plongé
00:48:07juste derrière vous.
00:48:10Oui, c'est dans ce secteur
00:48:12bien connu ici
00:48:13qu'il est venu se baigner
00:48:15avec ses amis.
00:48:16C'est un secteur
00:48:17qui est particulièrement dangereux
00:48:18puisque vous le voyez
00:48:19sur ces images de Louis Léger,
00:48:20il y a beaucoup de vagues.
00:48:22C'est d'ailleurs un secteur
00:48:23qui est surnommé la vague
00:48:24et plus que ça,
00:48:25il y a surtout à droite
00:48:26beaucoup,
00:48:27beaucoup de courant
00:48:28puisqu'on est vraiment
00:48:29sur le Rhône.
00:48:30Il faut savoir que la baignade
00:48:31est interdite sur place
00:48:32parce qu'elle est très dangereuse,
00:48:34mais ils sont nombreux.
00:48:35On peut encore voir
00:48:35une famille au loin
00:48:36à venir se baigner,
00:48:38venir se rafraîchir
00:48:38car il fait très chaud.
00:48:40Il faisait 40 degrés à l'ombre
00:48:42lorsque les secours
00:48:42sont intervenus
00:48:43hier soir à 18h
00:48:45et nous avons rencontré
00:48:46beaucoup de personnes
00:48:48qui viennent encore aujourd'hui
00:48:50se baigner
00:48:50malgré cette noyade.
00:48:52Écoutez-les.
00:48:54C'est vrai que c'est un endroit
00:48:55qui est quand même
00:48:56particulièrement dangereux.
00:48:57Il y a des courants.
00:48:58Si vous voulez,
00:48:59vous êtes écrasé par l'eau
00:49:00donc carrément
00:49:02vous êtes assommé
00:49:02au fond
00:49:03par les rochers.
00:49:05Donc vous êtes inconscient
00:49:07et vous mourrez dans l'eau.
00:49:08En gros,
00:49:08c'est important
00:49:09de bien se mettre au bord.
00:49:12Il y a des limites.
00:49:13Je ne sais pas
00:49:13si vous avez vu là-bas,
00:49:14il y a un gros tas de cailloux
00:49:16et ce gros tas de cailloux
00:49:17quand on se met dessus
00:49:18ça nous arrive au chier.
00:49:19Juste,
00:49:19il ne faut pas aller dans le courant.
00:49:20Il ne faut pas aller
00:49:21dans les cascades
00:49:22et rester bien au bord.
00:49:23En soi,
00:49:23si on fait bien l'intention,
00:49:24ça ne reste pas si dangereux que ça.
00:49:26C'est vrai que c'est tentant,
00:49:27c'est petit.
00:49:27Et je voudrais qu'on revoit
00:49:28cette image en direct.
00:49:29Il faut tout dire
00:49:30dans cette histoire.
00:49:31Le jeune homme
00:49:31qui est en état
00:49:32de mort cérébrale,
00:49:33c'est un joueur professionnel
00:49:34de foot de Ligue 2.
00:49:35Il avait 21 ans.
00:49:36Il était vraiment
00:49:36dans la fleur de l'âge
00:49:37et en très bonne condition physique.
00:49:39Et quand je dis
00:49:40qu'il faut dire toute l'histoire,
00:49:41c'est qu'il était accompagné d'amis.
00:49:43Et deux de ses amis
00:49:43ont été réanimés.
00:49:45Autrement dit,
00:49:46ils ont tous été pris
00:49:48par les vagues,
00:49:49par le danger,
00:49:50par le courant
00:49:51et aucun des trois
00:49:54n'a pu aider l'autre.
00:49:55C'est ce qu'on comprend.
00:49:56Dans un contexte aquatique,
00:49:57toute personne
00:49:57peut être vulnérable.
00:49:58On peut être un bon sportif
00:49:59comme un mauvais sportif.
00:50:01On sera soumis
00:50:01aux mêmes risques,
00:50:02notamment dans ce type
00:50:03de contexte
00:50:03où on voit de l'écume,
00:50:05de l'eau vive,
00:50:05donc déjà un important courant.
00:50:07On voit en plus
00:50:07que le fonds n'est pas
00:50:08forcément bien connu,
00:50:09donc on peut être
00:50:10emporté par ces phénomènes
00:50:11de trous d'eau, etc.
00:50:12Il y a peut-être
00:50:12des obstacles,
00:50:13des embâcles.
00:50:14Et surtout,
00:50:14on n'est pas dans une zone
00:50:15de baignade surveillée.
00:50:16Donc même si une personne
00:50:17est en détresse,
00:50:18l'équipe de secours
00:50:19tardera peut-être à venir
00:50:20parce qu'on est
00:50:20sur une zone non surveillée
00:50:21et c'est toujours
00:50:22plus délétère
00:50:23pour les chances
00:50:29et on rouvrira
00:50:30cette page canicule,
00:50:31les dangers
00:50:31qui l'accompagnent
00:50:32à 13h30.
00:50:33Le dossier du 13h
00:50:34dans quelques minutes.
00:50:35Y a-t-il d'autres affaires
00:50:36lianas en France ?
00:50:37Vous verrez pourquoi
00:50:38on pose la question.
00:50:38Vous savez,
00:50:39il y avait ces fameux dossiers,
00:50:4070 000 dossiers
00:50:41qui étaient revus.
00:50:42Et bien depuis,
00:50:43134 personnes ont été
00:50:44placées en détention provisoire.
00:50:46134 prédateurs potentiels.
00:50:48Au milieu de cette actualité
00:50:49évidemment dramatique,
00:50:51il faut quand même rappeler
00:50:51la victoire
00:50:52et la qualification
00:50:52de l'équipe de France de foot
00:50:54pour les 16e de finale
00:50:55du mondial.
00:50:56Vous pouvez gagner,
00:50:57vous aussi,
00:50:58vous pouvez gagner
00:50:59votre prime de match
00:51:00de 30 000 euros
00:51:01grâce à BFM.
00:51:02C'est facile,
00:51:02il suffit d'envoyer
00:51:03prime au 7 24 24,
00:51:05prime au 7 24 24
00:51:07qui rasent au sort
00:51:08dans la foulée.
00:51:11Retour sur le plateau
00:51:12du midi BFM,
00:51:13il est pratiquement 13h15.
00:51:14Y a-t-il d'autres affaires
00:51:16lianas en France ?
00:51:17On pose cette question
00:51:18après avoir appris Roselyne
00:51:19que 134 personnes
00:51:21avaient été placées
00:51:22en détention provisoire
00:51:23et 1243 en garde à vue
00:51:26après le réexamen
00:51:27d'une partie
00:51:28des 70 000 plaintes
00:51:29pour violences sexuelles
00:51:30ordonnées par Gérald Darmanin.
00:51:33Et ce réexamen,
00:51:33il doit durer jusqu'au 14 juillet.
00:51:35On va en parler
00:51:35avec Ludovic Fria,
00:51:36président de l'Union syndicale
00:51:38des magistrats,
00:51:39Laurent Neumann
00:51:39et Mathias Tesson
00:51:41du service police-justice
00:51:42de BFM TV.
00:51:42Ces chiffres quand même,
00:51:44134 prédateurs sexuels
00:51:45qui étaient donc dans la nature.
00:51:46Est-ce qu'on sait
00:51:47un petit peu
00:51:48quelque chose
00:51:48de leur profil ?
00:51:49Qui sont-ils ?
00:51:50En gros,
00:51:50depuis une quinzaine de jours
00:51:51et depuis que le garde des Sceaux
00:51:52a demandé à ce que
00:51:53ces 70 000 plaintes
00:51:54soient réexaminées,
00:51:56il y a eu 1243 mesures
00:51:58de garde à vue.
00:51:59Pour l'ensemble
00:52:00de ces personnes,
00:52:01il s'agit d'infractions
00:52:02d'atteintes sur les mineurs.
00:52:04Parmi ces 1243 gardes à vue,
00:52:06on sait aujourd'hui
00:52:07qu'il y a 134 d'entre elles
00:52:09qui ont été placées
00:52:11en détention provisoire,
00:52:12c'est-à-dire poursuivies
00:52:14à la faveur d'indices
00:52:15probablement graves
00:52:16et concordants
00:52:17qui ont justifié à la fois
00:52:19une mise en examen
00:52:20et des placements
00:52:21en détention provisoire.
00:52:23On sait que
00:52:23pour l'ensemble
00:52:24de ces 134 détention provisoire,
00:52:26ce sont pour des faits
00:52:28de violences sexuelles
00:52:28sur des mineurs,
00:52:29mais on n'a pas de précision
00:52:30sur l'âge des personnes
00:52:31mises en cause,
00:52:31leur situation personnelle,
00:52:33etc.
00:52:33On a juste ce premier panorama là
00:52:35qui va augmenter
00:52:37au fur et à mesure
00:52:37probablement des semaines
00:52:39puisque ce n'est pas fini,
00:52:40le réexamen se poursuit.
00:52:41Monsieur Friat,
00:52:41je vais d'abord vous interroger
00:52:42sur ce chiffre.
00:52:43Voilà donc 134 personnes
00:52:45pour lesquelles,
00:52:45de toute évidence,
00:52:46il y avait des indices graves
00:52:47et concordants
00:52:48qui étaient dans la nature
00:52:50et qui n'auraient,
00:52:51de toute évidence,
00:52:52jamais dû s'y trouver.
00:52:53Y a-t-il eu dysfonctionnement majeur ?
00:52:56Je ne pense pas que l'équation
00:52:58puisse être écrite,
00:53:00pardon, excusez-moi,
00:53:01j'ai un peu cru dans le métro,
00:53:02puisse être écrite
00:53:03de cette façon-là.
00:53:04On sait
00:53:05qu'un grand nombre
00:53:07de dossiers,
00:53:08notamment des dossiers
00:53:09graves
00:53:10d'agressions
00:53:11sur mineurs,
00:53:12sont dans les palais de justice,
00:53:14mais également
00:53:15dans les brigades de gendarmerie
00:53:16et dans les commissariats
00:53:17de longue date.
00:53:18C'était un rapport
00:53:19qui avait été remis
00:53:20notamment par l'inspection
00:53:21générale de l'administration,
00:53:22je crois, en 2021
00:53:24à M. Darmanin,
00:53:26alors ministre de l'Intérieur.
00:53:27Donc,
00:53:28qu'on fasse mine
00:53:29de le découvrir,
00:53:30moi,
00:53:30à titre personnel
00:53:31et professionnel,
00:53:32ça m'étonne.
00:53:33Après,
00:53:33si vous me demandez
00:53:34si je trouve
00:53:36rassurant
00:53:36et normal
00:53:37que,
00:53:38effectivement,
00:53:38ces personnes
00:53:39qui auraient,
00:53:40qui auraient,
00:53:41qui auraient commis
00:53:42ces faits-là,
00:53:43se retrouvent,
00:53:44qui en détention provisoire,
00:53:46qui sous contrôle judiciaire,
00:53:47bien sûr,
00:53:48c'est normal
00:53:48et bien sûr
00:53:49que notre justice
00:53:50devrait fonctionner ainsi
00:53:51si elle en avait
00:53:52les moyens
00:53:53et les outils.
00:53:54D'accord,
00:53:55mais pour les gens
00:53:55qui nous regardent,
00:53:56ils se disent,
00:53:56mais enfin,
00:53:56ces gens-là,
00:53:58ils étaient dans la nature,
00:54:00on rouvre les dossiers
00:54:01et on se dit,
00:54:01finalement,
00:54:02on aurait peut-être
00:54:03dû les garder
00:54:03derrière les barreaux.
00:54:05C'est terrible.
00:54:06Bien sûr,
00:54:06c'est terrible.
00:54:07Mais je pense que
00:54:09le choc...
00:54:09Non mais sans ce rédamin,
00:54:10il serait toujours dehors.
00:54:11C'est ça qu'on se dit.
00:54:12Mais bien sûr.
00:54:13Mais il faut le dire,
00:54:15il faut l'expliquer.
00:54:16Il faut dire que
00:54:17ce n'est pas l'effet
00:54:18du laxisme de la justice,
00:54:19comme je l'entends
00:54:20sur le plateau.
00:54:21C'est simplement
00:54:22l'effet de moyens,
00:54:24mais pas que de la justice.
00:54:25C'est également
00:54:26les enquêteurs.
00:54:27Je rappelle que
00:54:27la police judiciaire
00:54:28a été sévèrement réformée
00:54:30il n'y a pas si longtemps
00:54:31au motif qu'il fallait mettre
00:54:32du bleu sur le terrain.
00:54:34Le bleu sur le terrain,
00:54:35c'est autant d'enquêteurs
00:54:36qu'ils ne sont pas
00:54:37derrière les bureaux
00:54:38pour entendre les victimes
00:54:38et pour faire avancer
00:54:39les dossiers.
00:54:40Laurent, c'est inaudible
00:54:41pour les gens qui viennent.
00:54:42Je comprends.
00:54:42Et assez acclément,
00:54:43je ne vous cache pas.
00:54:44Je vais le dire
00:54:44avec mes mots à moi.
00:54:46Ça veut donc dire
00:54:47que si Liana n'était pas morte,
00:54:49ces 134 personnes
00:54:51seraient toujours en liberté.
00:54:52Et Mathias a donné la clé.
00:54:54Ces 134 personnes
00:54:56le 23 juin.
00:54:57Mais les 70 000 dossiers,
00:54:59on continue à les étudier
00:55:00jusqu'au 14 juillet.
00:55:02Donc il n'est pas impossible
00:55:03que d'ici le 14 juillet
00:55:05ce ne soient plus 134,
00:55:06mais 200, 250, 300,
00:55:09350 personnes
00:55:10en détention provisoire
00:55:11et encore plus
00:55:12de personnes placées
00:55:13en garde à vue avant.
00:55:15Donc les chiffres
00:55:15sont gigantesques.
00:55:17Mathias ?
00:55:17Un mot pour dire
00:55:17sur le différentiel
00:55:19entre 1243 personnes
00:55:20placées en garde à vue
00:55:21et 134 détentions provisoires.
00:55:23Pour les autres,
00:55:24il s'agit soit de personnes
00:55:25qui ont été placées
00:55:25sous contrôle judiciaire,
00:55:26c'est-à-dire
00:55:27qui ne sont pas en détention,
00:55:28qui ont un certain nombre
00:55:29d'interdictions
00:55:29ou d'obligations à respecter
00:55:31mais qui ne font pas partie
00:55:32des critères
00:55:33de la détention provisoire.
00:55:34Il y a pu y avoir aussi
00:55:35des classements sans suite,
00:55:36c'est-à-dire des personnes
00:55:37placées en garde à vue
00:55:37et il n'y a pas suffisamment
00:55:38d'éléments pour les poursuivre.
00:55:41Voilà pour ce différentiel.
00:55:42Il peut y avoir également
00:55:43une autre hypothèse.
00:55:44C'est-à-dire qu'on garde
00:55:46un peu de garde à vue
00:55:47comme on dit sous le pied
00:55:48pour revenir un peu plus tard
00:55:50lorsqu'on aura des éléments
00:55:51plus concrets à l'Europe.
00:55:51Mais M. Friat,
00:55:53est-ce que les magistrats
00:55:54qui prennent la décision
00:55:56de remettre en liberté
00:55:57ces gens-là
00:55:58ont conscience que
00:55:59ce sont des grenades dégoupillées
00:56:01qu'ils remettent dans la nature ?
00:56:02Je ne comprends pas votre question.
00:56:04À quel moment
00:56:05les magistrats ont-ils remis
00:56:06en liberté ces gens-là ?
00:56:08Vous voulez dire
00:56:08qu'on n'est même pas allé jusque-là ?
00:56:10Ils n'ont même pas vu
00:56:10de magistrats à ces gens.
00:56:11C'est simplement
00:56:11que ces procédures
00:56:13n'ont pas pu être traitées
00:56:14qui, par des enquêteurs,
00:56:16des gendarmes, des policiers,
00:56:18qui n'ont pas pu être vus
00:56:19par des magistrats,
00:56:20qui ont pu donner
00:56:21des instructions aux policiers.
00:56:22On en est là.
00:56:23On en est là.
00:56:24Je veux dire,
00:56:24à un moment donné,
00:56:25il faut admettre
00:56:26que le roi est nu.
00:56:27Ce n'est pas rassurant,
00:56:29ce n'est pas satisfaisant,
00:56:30ni pour nos concitoyens,
00:56:31ni pour les personnes judiciaires.
00:56:33Je parle des avocats,
00:56:34des magistrats,
00:56:35des greffiers,
00:56:36tout le monde
00:56:36qui se...
00:56:38Je ne vais pas dire
00:56:39se tuent la tâche,
00:56:40le mot serait très mal choisi,
00:56:41mais qui sont harassés
00:56:43de ces tâches-là
00:56:43et qui se rendent compte
00:56:44qu'au final,
00:56:45malgré leur investissement,
00:56:47on va dire que
00:56:47ce qu'ils font,
00:56:48la justice qu'ils donnent
00:56:49à nos concitoyens,
00:56:50n'est pas celle
00:56:51qu'ils sont en droit d'attendre.
00:56:52Est-ce que vous diriez
00:56:52que ce qu'a demandé
00:56:54du coup Gérald Darmanin,
00:56:55c'est d'une certaine façon
00:56:56pas inutile ?
00:56:58C'est la justice telle qu'elle...
00:57:00Répondez à ma question.
00:57:00Mais je vous réponds,
00:57:01mais je peux vous répondre
00:57:02et permettez que je réponde
00:57:04de la façon
00:57:05qu'il me convient.
00:57:06Mais évidemment
00:57:08qu'il faut le faire,
00:57:09mais ce que Gérald Darmanin
00:57:11doit également expliquer
00:57:12à nos concitoyens,
00:57:13c'est que cet effort considérable
00:57:14qui est fait sur un laps
00:57:16de temps très limité,
00:57:17un mois et demi,
00:57:18c'est très peu un mois
00:57:19pour régler
00:57:20toutes ces affaires,
00:57:20tous ces dossiers-là,
00:57:22ça se fait au détriment
00:57:23d'autre chose.
00:57:24Il faut que nos concitoyens
00:57:25qui sont victimes
00:57:25de cambriolages,
00:57:26qui sont victimes
00:57:27de rodéos urbains...
00:57:28Oui, mais pardonnez-moi,
00:57:29mais par rapport aux enfants,
00:57:30en fait,
00:57:30ce n'est pas très important.
00:57:31Non, non, non,
00:57:32je ne suis pas d'accord avec vous.
00:57:32Non, non, attendez.
00:57:33Attendez, demain,
00:57:35un enfant ou un passant
00:57:36est renversé par quelqu'un
00:57:38sur un passage piéton
00:57:39par un rodéos urbain.
00:57:40On nous dira, là encore,
00:57:41mais que faisait donc la justice ?
00:57:42C'est un tout.
00:57:43Vous parlez des cambriolages,
00:57:44je veux dire que,
00:57:45voilà, lorsqu'on parle
00:57:46des enfants,
00:57:46on en a déjà parlé
00:57:48tous les deux,
00:57:49il n'y a pas de priorité
00:57:50supérieure à ça.
00:57:51Non, mais pour répondre
00:57:51à votre question, Christophe,
00:57:52de toute façon,
00:57:53le fait même
00:57:54que le garde des Sceaux
00:57:55demande à ce qu'on revisite
00:57:5770 000 dossiers,
00:57:59c'est déjà en soi un aveu.
00:58:00Ça veut dire que la justice
00:58:03n'est pas capable d'absorber...
00:58:05C'était les dossiers en attente
00:58:06concernant des mineurs.
00:58:07Dans les temps, 70 000 dossiers
00:58:09ne concernant que des atteintes
00:58:12sur mineurs.
00:58:13Donc, vous imaginez les autres.
00:58:15Je rappelle toujours ce chiffre,
00:58:16mais il y a 2 700 000 plaintes
00:58:18en souffrance dans les commissariats
00:58:19et les gendarmeries.
00:58:20Vous pensez que ça va créer
00:58:21un électrochoc, au moins, ça, ou pas ?
00:58:23J'espère.
00:58:24J'espère que ces faits
00:58:26qui sont absolument terribles
00:58:28vont créer un électrochoc.
00:58:29Après, malheureusement,
00:58:30mes cheveux blancs, on va dire.
00:58:32J'en ai trop vu d'électrochocs,
00:58:33j'en ai trop vu des commissions,
00:58:35j'en ai trop vu des faits divers horrifiques
00:58:37qui, finalement,
00:58:39n'ont pas permis d'avancer suffisamment.
00:58:42Ils n'ont pas permis 2 choses.
00:58:431. Je fais mon travail de syndicaliste.
00:58:45D'avoir des moyens humains.
00:58:47D'ailleurs, les piles de courriers,
00:58:48que le courrier soit électronique
00:58:49ou soit papier,
00:58:50il faut quelqu'un pour l'analyser
00:58:52et le traiter.
00:58:53Il nous faut aussi des enquêteurs.
00:58:54Il nous faut aussi des experts
00:58:56qui puissent effectivement nous dire
00:58:58« Cet enfant que j'ai vu, c'est sûr,
00:59:00il a été victime de quelque chose.
00:59:03Il y a encore trop de dossiers de nos jours
00:59:04qui sont classés sans suite
00:59:06parce qu'on n'a pas les moyens
00:59:07et les outils techniques
00:59:08de pouvoir investiguer,
00:59:09de pouvoir amener notre dossier
00:59:10jusqu'au tribunal. »
00:59:12On va espérer, nous,
00:59:12qu'il y aura bien un sursaut.
00:59:14Merci en tout cas d'être venu en fait tôt.
00:59:15Merci Mathias.
00:59:16Vous restez avec nous dans un instant.
00:59:17La canicule.
00:59:17La France va-t-elle tenir ?
00:59:19Combien de noyades aussi ?
00:59:20On en est déjà à 40.
00:59:21Et on continue tous à prendre des risques.
00:59:32Retour sur le plateau du Midi-BFM.
00:59:34Il est 13h30.
00:59:35Double question.
00:59:36La France va-t-elle tenir ?
00:59:38Et sommes-nous prêts ?
00:59:39On m'accueille avec beaucoup de joie d'ailleurs.
00:59:42Corinne Lepage.
00:59:42Merci d'être là, madame.
00:59:43Merci de m'avoir invitée.
00:59:44Ancienne ministre de l'Environnement.
00:59:46Et vous êtes l'auteur de ce petit pavé,
00:59:49ce coup de gueule sans doute.
00:59:50Vous allez y revenir dans quelques instants.
00:59:52Le discrédit écologique.
00:59:53Comment sortir du backlash ?
00:59:55On a beaucoup de questions à vous poser,
00:59:57évidemment, dans quelques instants.
00:59:58En attendant, le point sur cette canicule.
01:00:00On est loin du pic encore.
01:00:01Et on a même l'impression que les choses s'accélèrent.
01:00:04Yann Amis, est-ce qu'un cap a été franchi ?
01:00:07Nuit la plus chaude, des pointes aussi ?
01:00:11Alors, bonjour à tous.
01:00:12Malheureusement, on est dans le...
01:00:14On est sur notre plateau, on est sur le pic,
01:00:16mais on n'est pas encore dans le côté le plus extrême.
01:00:19Le plus extrême, en fait, on va le vivre.
01:00:21Déjà hier, c'est une journée relativement conséquente,
01:00:23mais il faut bien penser que l'air est très sec,
01:00:26le sol est très sec.
01:00:28Et donc, en fait, la chaleur, on va dire, associée au soleil
01:00:31va tout simplement contribuer, cette fois-ci,
01:00:34de façon exclusive à réchauffer, on va dire,
01:00:37encore un peu plus la masse d'air et les sols.
01:00:39Donc les températures, notamment les maximales,
01:00:40vont encore monter d'un cran.
01:00:42Marc, de nouvelles données en votre possession.
01:00:44Oui, alors, pour l'instant,
01:00:46donc on est sur 54 départements
01:00:48qui sont placés en vigilance rouge, canicule.
01:00:51Voilà.
01:00:51D'autres départements devraient passer
01:00:53en deuxième partie de journée
01:00:54en vigilance rouge,
01:00:56parce qu'on sent, a priori,
01:00:58les premières tensions dans les hôpitaux.
01:01:01Et puis, surtout, la situation météo le justifie
01:01:03avec des températures qui pourraient localement
01:01:05approcher les 43, 44 degrés cet après-midi.
01:01:07Et puis, il y a les nuits,
01:01:08on a battu tous les records, en fait,
01:01:11depuis qu'on enregistre les températures la nuit ?
01:01:13Absolument.
01:01:14Nuit record pour la France.
01:01:15Jamais, donc, qu'on avait enregistré
01:01:17une nuit aussi chaude en France métropolitaine
01:01:19avec une moyenne de 21,6 degrés.
01:01:21Donc, c'est supérieur à la température,
01:01:25à la moyenne qui avait été observée
01:01:26le 25 juillet 2019.
01:01:27Parmi les températures les plus élevées,
01:01:30Pousoge, station ouverte en 1967 en Vendée.
01:01:33Il a fait 28,7 degrés au moment le plus frais de la nuit,
01:01:37soit une température plus élevée
01:01:38que normalement ce que l'on a la journée
01:01:40en plein cœur de l'été.
01:01:42Angers également, station ouverte en 1937.
01:01:44Ce ne sont pas des petits records.
01:01:46Il a fait 23,4 degrés, 25,5 degrés du côté de Rennes.
01:01:50À Caen, en Normandie, 22,7 degrés.
01:01:51La station est ouverte depuis 1945.
01:01:53Donc, vraiment, une pluie de records
01:01:54après les 450 records de chaleur hier après-midi.
01:01:57Nouvelle réunion de la cellule interministérielle
01:01:59de crise ce matin autour du Premier ministre.
01:02:02Et deux décisions, c'est petit.
01:02:04Un, déclenchement du plan Orsan de niveau 2
01:02:07et déclenchement local également du plan Orsec.
01:02:10Qu'est-ce que ça signifie ?
01:02:11Alors, pour le plan Orsan,
01:02:12c'est sous pilotage du ministère de la Santé.
01:02:14C'est un plan d'organisation du système de santé
01:02:16permettant d'absorber un important flux de victimes
01:02:18par une mobilisation plus conséquente
01:02:21des personnels de santé.
01:02:23L'activation d'une cellule de crise interne
01:02:25au milieu hospitalier
01:02:26et permettant, du coup, d'assurer une continuité des secours
01:02:28de la prise en charge hospitalière
01:02:30tout en assurant une absorption adaptée du flux victimaire.
01:02:33Là, on est vraiment sur du ministère de la Santé.
01:02:35Côté ministère de l'Intérieur,
01:02:36c'est l'organisation de la réponse de la sécurité civile
01:02:37qui permet de mettre en action
01:02:39les différents acteurs locaux,
01:02:41maires, préfets,
01:02:42afin de prendre des décisions,
01:02:43notamment sur une vigilance rouge,
01:02:45puisque là, on parle d'un plan Orsec,
01:02:46vague de forte chaleur,
01:02:48avec la possibilité d'activer
01:02:49un centre opérationnel départemental.
01:02:50Et toujours pareil,
01:02:51de mettre en inter-service
01:02:53un travail de coordination
01:02:55pour adapter la chaîne de secours
01:02:56et l'absorption des différentes problématiques
01:02:58qu'on pourrait avoir.
01:02:59Mais ça veut dire que le gouvernement
01:02:59s'attend à quoi, en fait,
01:03:01dans les prochains jours ?
01:03:02Alors, le gouvernement,
01:03:03il doit anticiper,
01:03:03et c'est ce qu'il fait, en fait,
01:03:04c'est son rôle,
01:03:05et c'est ce qu'il fait.
01:03:05En fait, il a identifié
01:03:07que la vague pouvait s'élargir dans le temps,
01:03:09et du coup,
01:03:10il active ses différents instruments,
01:03:11ses boîtes à outils,
01:03:12de manière à pouvoir absorber
01:03:13une potentielle crise
01:03:14qui s'inscrirait dans la durée,
01:03:15potentiellement une semaine,
01:03:16deux semaines,
01:03:17ou trois semaines.
01:03:17Alors, justement, Marc,
01:03:18peut-être qu'il faut redétailler
01:03:20assez rapidement
01:03:21les trois scénarios
01:03:22sur lesquels travaille
01:03:24le Premier ministre.
01:03:26Alors, il y a un scénario
01:03:27avec une possible sortie de crise.
01:03:30Tout ceci a été travaillé
01:03:31avec Météo France.
01:03:32C'est vrai qu'il y a des orages
01:03:34qui sont prévus ce week-end,
01:03:35et donc ces orages vont sensiblement
01:03:37faire baisser les températures.
01:03:38Le problème, c'est qu'on part
01:03:39de 43-44 degrés,
01:03:40et donc, malgré la baisse attendue,
01:03:43il est encore prévu 38-40
01:03:45samedi en Ile-de-France,
01:03:46et des pointes à 38-40
01:03:48dans l'Est de la France.
01:03:49Il faudrait vraiment,
01:03:49a priori, attendre
01:03:50le début de la semaine prochaine
01:03:52pour voir les températures baisser.
01:03:54Et ça, c'est le scénario optimiste.
01:03:55Ça, c'est le scénario optimiste.
01:03:57Il y a un scénario
01:03:57qui est beaucoup plus pessimiste.
01:04:00On travaille avec plusieurs
01:04:01modèles météo.
01:04:02Le modèle européen,
01:04:03donc, lui,
01:04:03voit les températures
01:04:04franchement baisser
01:04:05en début de semaine prochaine.
01:04:06En revanche,
01:04:07le modèle américain,
01:04:07le modèle GFS,
01:04:08lui, voit la poursuite
01:04:10de cette vague de chaleur
01:04:11avec des températures
01:04:12qui, toute la semaine prochaine,
01:04:13avoisineraient encore
01:04:14les 38 à 40 degrés.
01:04:16Et même si la canicule
01:04:18perd en intensité,
01:04:19la vague de chaleur,
01:04:20elle, se poursuit
01:04:21parce qu'en fait,
01:04:22on a toujours une masse
01:04:22d'air très chaud
01:04:23au-dessus de la France.
01:04:24Et donc là,
01:04:25globalement,
01:04:25on reste dans de l'air très chaud
01:04:26et des conditions
01:04:27souvent ensoleillées,
01:04:28au moins jusqu'au début
01:04:29du mois de juillet.
01:04:29Alors, il faut s'attacher
01:04:30aux signaux faibles
01:04:32et notamment aux urgences
01:04:33des hôpitaux.
01:04:34Et il commence
01:04:35à y avoir,
01:04:36Margot Defrouille
01:04:37nous le disait tout à l'heure,
01:04:38des mouvements
01:04:39de personnes âgées
01:04:41mais aussi
01:04:41de très jeunes enfants
01:04:42aux urgences.
01:04:43Et une très nette hausse
01:04:44aussi des appels au SAMU.
01:04:45Ça, c'est plutôt
01:04:45la bonne nouvelle
01:04:46parce que ça évite
01:04:47l'engorgement jusqu'aux urgences.
01:04:49Faut-il craindre
01:04:50une vague de victimes
01:04:51massives ?
01:04:52On va y revenir
01:04:52dans un instant
01:04:53parce qu'évidemment,
01:04:54nos organismes
01:04:56fatiguent de plus en plus.
01:04:57C'est vrai que
01:04:57le Premier ministre Marc
01:04:58évoquait même
01:04:59un scénario
01:05:00qui allait jusqu'au 11 juillet.
01:05:02Oui, alors après,
01:05:03plus on va loin,
01:05:04moins la fiabilité est bonne.
01:05:06Mais en tout cas,
01:05:06ce que montrent
01:05:07certains modèles,
01:05:09c'est vrai,
01:05:09c'est la poursuite
01:05:11d'une chaleur
01:05:12assez marquée
01:05:13sur la France,
01:05:13y compris donc
01:05:14au-delà du mois de juillet.
01:05:16Et lorsqu'on regarde
01:05:17de toute façon
01:05:18les prévisions météo
01:05:19saisonnières
01:05:20de Météo France,
01:05:21on le dit
01:05:22depuis maintenant
01:05:23plusieurs semaines,
01:05:23il y avait de fortes probabilités
01:05:25que cet été 2026
01:05:26soit plus chaud
01:05:27et plus sec
01:05:27que la normale.
01:05:28De toute façon,
01:05:28dans un contexte
01:05:29de réchauffement climatique,
01:05:30il ne faut plus s'attendre
01:05:31à avoir des étés
01:05:32plus frais que la normale.
01:05:33On l'a vu
01:05:34dès le mois de mai
01:05:34avec une canicule
01:05:36la plus précoce
01:05:37jamais observée en France.
01:05:38Donc,
01:05:38notre système de santé
01:05:39peut-il tenir ?
01:05:40C'est l'une des questions.
01:05:41L'autre question concerne
01:05:42nos parents,
01:05:44les seniors,
01:05:45les anciens.
01:05:46Est-ce que l'on a tiré
01:05:47toutes les leçons
01:05:47de la crise de 2003 ?
01:05:49Est-ce que les choses
01:05:50ont par exemple
01:05:50changé dans les EHPAD ?
01:05:52Julie Roser,
01:05:53vous avez posé
01:05:54la question dans un EHPAD.
01:05:57On est dans l'EHPAD
01:05:58des Hirondelles
01:05:58avec son directeur.
01:06:00Expliquez-nous
01:06:01qu'est-ce qui a changé
01:06:01depuis la canicule de 2003 ?
01:06:03Alors,
01:06:03ce qui a surtout changé,
01:06:04c'est l'obligation
01:06:05qui nous a été faite
01:06:06après cette canicule
01:06:07de disposer
01:06:08d'un espace
01:06:09climatisé
01:06:10dans l'établissement
01:06:10pour ce qui nous concerne
01:06:12la salle à manger.
01:06:13C'est la pièce
01:06:13dans laquelle on se trouve
01:06:14et expliquez-moi
01:06:15au quotidien
01:06:16comment vous vous occupez
01:06:17de ces personnes âgées
01:06:17en temps caniculaire ?
01:06:19Alors,
01:06:20premièrement,
01:06:20on les incite fortement
01:06:22à s'hydrater,
01:06:23à venir ici
01:06:24dans la salle climatisée.
01:06:26Également,
01:06:26on va adapter
01:06:27les menus,
01:06:28on va fermer
01:06:29l'établissement
01:06:30pendant la journée
01:06:31et la nuit,
01:06:32à l'inverse,
01:06:32on va ouvrir
01:06:33l'établissement
01:06:34pour rafraîchir
01:06:35l'atmosphère.
01:06:35Et vous me disiez
01:06:36que vous réfléchissiez
01:06:37à des travaux
01:06:37plus importants
01:06:38pour l'avenir,
01:06:39pour les prochaines canicules
01:06:40qui vont se multiplier.
01:06:42Eh bien oui,
01:06:42il y a une véritable prise
01:06:43de conscience
01:06:44depuis ces dernières semaines
01:06:45et il nous est de plus en plus
01:06:47souvent demandé
01:06:47de climatiser
01:06:48des espaces collectifs,
01:06:50notamment des couloirs
01:06:51et c'est ce que nous envisageons
01:06:53de faire actuellement,
01:06:54même si,
01:06:55par ailleurs,
01:06:55on nous demande réglementairement
01:06:57d'envisager
01:06:57de diminuer
01:06:58nos consommations d'énergie
01:06:59à l'avenir.
01:07:00Voilà,
01:07:01donc vous l'entendez,
01:07:02des réflexions
01:07:02qui vont être menées
01:07:03dans l'avenir
01:07:03pour se parer
01:07:04à ces canicules.
01:07:05Déjà aujourd'hui,
01:07:0643 degrés attendus
01:07:08dans le département
01:07:09avec un ressenti
01:07:10de 47.
01:07:12Alors les chambres
01:07:13ne sont pas toutes climatisées
01:07:14mais une pièce,
01:07:15c'est déjà ça
01:07:16et puis il y a
01:07:17une prise de conscience
01:07:18et c'est ça qui rassure,
01:07:19écoutez,
01:07:19le patron des urgences
01:07:20et du SAMU
01:07:21du CHU de Bordeaux.
01:07:22Est-ce qu'on doit craindre
01:07:23une vague de victimes
01:07:24comme en 2003 ?
01:07:26Eh bien,
01:07:26il est plus optimiste
01:07:27cette année.
01:07:28Le système de santé
01:07:30a appris
01:07:30des canicules précédentes,
01:07:32au premier rang desquelles
01:07:32évidemment la canicule
01:07:33de 2003
01:07:34et par exemple,
01:07:35pour un indicateur
01:07:36qu'on suit quotidiennement,
01:07:38ce sont le nombre d'appels
01:07:39pour des résidents
01:07:40qui vivent en EHPAD.
01:07:41On voit bien
01:07:42qu'on n'a pas d'augmentation.
01:07:43Moi, je suis effarée
01:07:44par une chose,
01:07:44c'est le nombre d'appels
01:07:45qu'on a pour des adolescents
01:07:46qui restent en plein soleil
01:07:49à faire un peu
01:07:49d'activité physique
01:07:50et sur les adultes sportifs
01:07:53qui continuent de pratiquer
01:07:54leur sport à 40,
01:07:56voire plus de 40 degrés,
01:07:58y compris à l'ombre.
01:08:00Alors justement,
01:08:01la natation,
01:08:02les baignades...
01:08:03Les comportements imprudents
01:08:04général.
01:08:04Alors, 40 morts,
01:08:0640 morts depuis 5 jours.
01:08:08Ce n'est évidemment pas rien
01:08:10et les dernières victimes,
01:08:11c'était tout près de Lyon,
01:08:12à Caluire,
01:08:14un sportif de haut niveau,
01:08:15footballeur professionnel
01:08:16de Ligue 2,
01:08:17âgé de 21 ans,
01:08:18qui est mort noyé
01:08:20dans un cours d'eau
01:08:21qui paraissait évidemment
01:08:23fort sympathique.
01:08:24Il a pris des risques
01:08:24avec deux autres camarades
01:08:26et ces deux camarades
01:08:27ont dû être, eux,
01:08:29réanimés.
01:08:30Autrement dit,
01:08:30le danger est partout.
01:08:31Voilà, et la majorité
01:08:32de ces victimes,
01:08:32le Premier ministre l'a confirmé,
01:08:34sont des jeunes.
01:08:35On va retrouver du côté
01:08:37d'Orléans,
01:08:37Justine Poucaïté.
01:08:38Évidemment,
01:08:39c'est tentant d'aller
01:08:39plonger une tête
01:08:40malgré les interdictions.
01:08:44Oui, malgré l'interdiction,
01:08:46vous pouvez le voir,
01:08:47il y a quand même
01:08:47une vingtaine de personnes
01:08:49qui se baignent ici
01:08:50dans cette zone
01:08:53qui est habituellement
01:08:55connue des habitants
01:08:56comme une plage
01:08:57assez accessible.
01:08:58Ils y viennent tous les étés.
01:08:59Mais actuellement,
01:09:01jusqu'au 4 juillet,
01:09:02il n'y a pas de maître nageur
01:09:03qui est là
01:09:05pour surveiller
01:09:06si jamais il y a un accident.
01:09:07C'est pour ça
01:09:08que la baignade est interdite.
01:09:09On est là avec Gessice
01:09:11qui vient de piquer une tête.
01:09:13Expliquez-nous,
01:09:13ça ne vous inquiète pas
01:09:15sachant qu'il y a énormément
01:09:16de noyades ces derniers jours
01:09:17d'aller dans l'eau ?
01:09:18Alors non,
01:09:19ça ne m'inquiète pas
01:09:20dans le sens où moi
01:09:20je ne vais pas très loin.
01:09:22Je ne suis pas une grande aventurière
01:09:23qui va aller m'évader
01:09:24très très loin
01:09:25donc ça ne m'inquiète pas.
01:09:26Ça ne m'inquiète plus
01:09:27pour les enfants
01:09:28ou les adolescents
01:09:29qui eux risquent
01:09:30beaucoup plus de choses
01:09:31que moi.
01:09:32Et côté insolation,
01:09:33côté choc thermique,
01:09:35vous vous protégez quand même ?
01:09:37Alors je me protège
01:09:38un petit peu quand même
01:09:38mais c'est vrai
01:09:39que je veux bronzer
01:09:40donc voilà,
01:09:41je fais le strict minimum
01:09:42donc ce n'est pas bien
01:09:43mais je fais quand même
01:09:44le strict minimum.
01:09:45Je vous rappelle,
01:09:46la baignade
01:09:47dans les zones interdites
01:09:48est très très déconseillée
01:09:49parce que
01:09:50comme il y a
01:09:51énormément de risques
01:09:52et surtout
01:09:53si ce n'est pas surveillé
01:09:54si jamais il y a
01:09:54quelque chose qui arrive
01:09:55les secours
01:09:56prendront plus de temps
01:09:57à arriver.
01:09:58Je ne sais pas si
01:09:59Léane de la Brière
01:09:59m'entend
01:10:00mais sur la barrière
01:10:00c'est écrit
01:10:01C'était bien écrit
01:10:02Baignade interdite
01:10:03Baignade interdite
01:10:04sur la barrière à droite
01:10:05voilà
01:10:05Baignade interdite
01:10:06mais vous avez entendu
01:10:07ces petits
01:10:08le danger c'est toujours
01:10:09pour les autres
01:10:11Le danger c'est pour tout le monde
01:10:12Oui enfin en l'occurrence
01:10:13cette baigneuse
01:10:14dit oui mais moi
01:10:14ça va aller
01:10:15je sais nager
01:10:15Après voilà
01:10:16il y a évidemment
01:10:17qu'on veut tous se baigner
01:10:18mais encore une fois
01:10:19il faut respecter
01:10:20la règle de sécurité
01:10:20toute personne est vulnérable
01:10:22dans un contexte
01:10:22où il n'y a pas de baignade
01:10:23surveillée
01:10:24toute personne est vulnérable
01:10:25lorsqu'on est face
01:10:26à des courants
01:10:27qui peuvent être forts
01:10:27on ne connaît pas la profondeur
01:10:29on est sur un contexte
01:10:30de plus de 40 degrés
01:10:32sur place
01:10:33donc en fait
01:10:33il y a toujours
01:10:33un risque d'hydrocution
01:10:34et puis on peut être fatigué
01:10:35on peut perdre en lucidité
01:10:36et malheureusement
01:10:40c'est d'autres personnes
01:10:41qui tentent de se courir
01:10:42et des fois ils se mettent
01:10:43eux aussi en danger
01:10:43Et puis redire aussi
01:10:44que ce danger
01:10:45il est invisible
01:10:46les courants
01:10:47les trous d'eau
01:10:48qui aspirent
01:10:48en fait
01:10:49là ça a l'air paisible
01:10:50on ne sait pas ce qu'il y a derrière
01:10:51Et la noyade
01:10:52c'est une menace
01:10:52qui est aussi aveugle
01:10:53ça veut dire qu'on peut mourir aussi
01:10:54on peut être noyé
01:10:55et du coup mourir en silence
01:10:56et c'est souvent assez compliqué
01:10:58de détecter une personne
01:10:59qui se noie
01:11:00avant qu'elle commence
01:11:01à faire le bouchon
01:11:01Voilà
01:11:02Justine Apocalité nous disait aussi
01:11:03c'est le contexte
01:11:05dans lequel nous devons vivre
01:11:06il n'y a pas d'effectifs
01:11:08pour surveiller
01:11:09cette plage
01:11:10Madame Lepage
01:11:13est-ce que la France est prête ?
01:11:15Très franchement
01:11:16quand vous voyez
01:11:17tout ce qu'on vient de voir
01:11:18non
01:11:19qu'on n'ait rien fait
01:11:20il ne faut pas exagérer non plus
01:11:21il y a des choses
01:11:21qui ont été faites
01:11:22mais pas du tout
01:11:23au niveau
01:11:24de la transformation
01:11:24que nous vivons
01:11:26c'est le décalage
01:11:27entre des mesures
01:11:28relativement modestes
01:11:29il y a de l'organisation
01:11:30on a parlé
01:11:31du plan blanc
01:11:33c'est-à-dire
01:11:33à l'hôpital
01:11:35on a des plans hors sec
01:11:37on a des plans de lutte
01:11:38contre l'incendie
01:11:38on a des plans de lutte
01:11:39contre l'inondation
01:11:40mais on a deux problèmes
01:11:42le premier c'est les moyens
01:11:43qu'on n'a pas
01:11:45et le deuxième
01:11:46je dirais que c'est
01:11:46l'inadéquation
01:11:48entre ce qu'on a imaginé
01:11:50et la réalité
01:11:50de ce qu'on vit
01:11:51et de ce qu'on va vivre
01:11:52de plus en plus
01:11:53Mais est-ce que vous ne diriez pas
01:11:54que
01:11:54enfin on a refusé de voir
01:11:56quand je dis nous
01:11:56c'est moi
01:11:57c'est peut-être aussi
01:11:58les politiques
01:11:59les citoyens
01:11:59on a refusé de voir
01:12:01ce que les lanceurs d'alerte
01:12:03nous disent
01:12:04depuis des dizaines d'années
01:12:05sur le réchauffement climatique
01:12:06on s'est dit
01:12:07oui
01:12:07on gérera
01:12:09là on est dans le mur
01:12:10en fait
01:12:10on est dedans
01:12:11alors
01:12:11je voudrais quand même
01:12:13mettre un bémol
01:12:15tout à l'heure
01:12:15dans le résumé
01:12:17qui a été fait
01:12:19on parlait
01:12:20des lanceurs d'alerte
01:12:21et on parlait
01:12:22du rapport
01:12:22de 95
01:12:2495
01:12:25moi j'étais au gouvernement
01:12:2695
01:12:27on savait
01:12:27qu'il allait y avoir
01:12:28un réchauffement climatique
01:12:29seulement ce que je voudrais rappeler
01:12:30c'est que le premier rapport
01:12:31du GIEC
01:12:32c'est vieux
01:12:33ça fait plus de 30 ans
01:12:34ils voyaient
01:12:35comme circonstance
01:12:36le réchauffement climatique
01:12:37comme
01:12:39scénario catastrophe
01:12:40vous parliez tout à l'heure
01:12:41avec jusqu'au 11 juillet
01:12:431,5 degré en 2100
01:12:451,5 degré en 2100
01:12:48on va y être
01:12:48en 2030
01:12:49on y est en réalité déjà
01:12:51mais avec les modalités de calcul
01:12:52il faut 10 ans de suite
01:12:54pour qu'on considère
01:12:55qu'on atteint
01:12:56un certain objectif
01:12:57voilà
01:12:58donc en fait
01:12:59on s'est trompé
01:13:00alors est-ce qu'on s'est trompé ?
01:13:02oui et non
01:13:03la science a beaucoup progressé
01:13:05on a appris énormément de choses
01:13:07première observation
01:13:08deuxième observation
01:13:09on n'a rien fait
01:13:10en termes de réduction
01:13:11de nos émissions de gaz à effet de serre
01:13:13c'est-à-dire que chaque année
01:13:14on émet encore un peu plus
01:13:15même si l'augmentation
01:13:17s'est ralenti maintenant
01:13:18on continue à émettre
01:13:20chaque année plus
01:13:20que l'année précédente
01:13:21au niveau mondial
01:13:22au niveau mondial
01:13:23pas au niveau français
01:13:24français et européen
01:13:25en Europe
01:13:26on a fait moins 39%
01:13:27depuis 1990
01:13:28donc on a fait des efforts
01:13:30mais vous avez des pays
01:13:32qui se développent
01:13:32vous avez la Chine
01:13:33qui est devenue
01:13:34un énorme émetteur
01:13:3522% des émissions
01:13:37de gaz à effet de serre
01:13:38même si la Chine
01:13:39l'année dernière
01:13:40pour la première fois
01:13:41a réduit
01:13:42ses émissions
01:13:42de gaz à effet de serre
01:13:43donc quand on nous dit
01:13:44il n'y a que nous qui faisons
01:13:46les autres ne font pas
01:13:46la Chine elle s'en fout
01:13:47c'est pas vrai du tout
01:13:48c'est complètement faux
01:13:49mais il n'empêche
01:13:51que nous sommes aujourd'hui
01:13:527 milliards et demi de gens
01:13:54qui dans tout cela
01:13:56il y a eu
01:13:56un gros progrès
01:13:58en termes de développement
01:13:58et tant mieux
01:13:59quelque part
01:14:00sauf que
01:14:02les limites planétaires
01:14:03sont explosées
01:14:04et c'est ça
01:14:05le problème
01:14:05que nous avons aujourd'hui
01:14:06et maintenant
01:14:06qu'on est au pied du mur
01:14:07comment on rattrape
01:14:09notre retard ?
01:14:09on est même dans le mur
01:14:10on est dans le mur
01:14:11d'abord ne jamais oublier
01:14:13qu'il ne faut pas séparer
01:14:14atténuation et adaptation
01:14:16jusqu'à maintenant
01:14:17on a fait essentiellement
01:14:18de l'atténuation
01:14:18ce qui est idiot
01:14:20parce que
01:14:21ceux qui voulaient faire
01:14:22de l'adaptation
01:14:22on a dit non non
01:14:23ça il ne faut pas faire
01:14:23parce que si on fait
01:14:24de l'adaptation
01:14:25ça veut dire
01:14:25qu'on ne croit pas
01:14:26dans l'atténuation
01:14:27atténuation ça veut dire
01:14:28réduire les gaz à effet de serre
01:14:29c'est ça
01:14:29merci beaucoup
01:14:30de le préciser
01:14:31donc
01:14:32il faut réduire
01:14:33et atténuer
01:14:34et s'adapter
01:14:36les deux pouvant du reste
01:14:37aller ensemble
01:14:38quand vous faites
01:14:39de la reforestation
01:14:40par exemple
01:14:40vous faites à la fois
01:14:42de l'atténuation
01:14:43et de l'adaptation
01:14:45nous allons devoir
01:14:46revoir complètement
01:14:47nos villes
01:14:47elles ne sont pas conçues
01:14:49pour un climat
01:14:49comme celui
01:14:50que nous avons aujourd'hui
01:14:51je vais revenir vers vous
01:14:52évidemment dans quelques instants
01:14:53parce qu'on a plein d'autres
01:14:54questions à vous poser
01:14:54mais d'abord
01:14:55Yann Amis
01:14:55l'un des éléments clés
01:14:57de cette période
01:14:57que nous vivons
01:14:58ce sont les nuits
01:15:00des nuits d'ailleurs
01:15:01qui pourraient monter
01:15:02en termes de température
01:15:03jusqu'à combien Yann ?
01:15:06alors le problème
01:15:07c'est localement
01:15:08qu'il faut regarder
01:15:09maintenant le problème
01:15:10c'est-à-dire que
01:15:10le contexte de la masse d'air
01:15:11il faut le regarder
01:15:12en fait
01:15:13non pas forcément
01:15:13au niveau du sol
01:15:14mais à 850 hectopascals
01:15:16soit environ à 1500 mètres
01:15:17c'est ce qu'on avait évoqué
01:15:18ensemble il y a 3-4 jours
01:15:19quand on évoquait
01:15:20notamment le franchissement
01:15:21d'un certain seuil
01:15:22notamment dimanche
01:15:23où là en fait
01:15:24la masse d'air
01:15:25qui est au-dessus de nous
01:15:26elle est à peu près
01:15:26à 23-24 degrés
01:15:28à 1500 mètres
01:15:29donc toute la contribution
01:15:30on va dire
01:15:31dans les basses couches
01:15:31en fait
01:15:32n'a pas lieu
01:15:33finalement de baisser
01:15:34c'est-à-dire qu'on va rester
01:15:35avec une couche
01:15:36à peu près homogène
01:15:36à 23-24 degrés
01:15:37de façon globale
01:15:39et ensuite
01:15:39toutes les contributions
01:15:40qui vont se faire
01:15:41d'une journée sur l'autre
01:15:42donc depuis dimanche
01:15:43dimanche, lundi, mardi
01:15:44en fait on va sur de l'empilement
01:15:46et comme on l'évoquait
01:15:47tout à l'heure
01:15:48la ressource hydrique
01:15:50la sécheresse des sols
01:15:51ne joue plus le rôle tampon
01:15:53c'est-à-dire qu'en fait
01:15:53notre masse d'air
01:15:54aujourd'hui ne fait qu'emmagasiner
01:15:56de la chaleur
01:15:57et finalement
01:15:57la restitution le soir
01:15:59s'effectue au travers des sols
01:16:00et malheureusement
01:16:01on n'a plus d'échange
01:16:02d'énergie
01:16:02on n'a plus d'échange thermique
01:16:04donc finalement
01:16:05on reste dans un contexte
01:16:05très chaud au niveau local
01:16:07sur nos surfaces
01:16:09qui sont relativement meubles
01:16:10et suivant les zones
01:16:11donc si on est sur des zones
01:16:12plutôt minérales
01:16:13au niveau on va dire
01:16:14de la roche
01:16:15ou de l'environnement urbain
01:16:16ma foi
01:16:17on va rester dans des contextes
01:16:18très très élevés
01:16:19au niveau des températures
01:16:21alors que si on est plutôt
01:16:22sur des environnements
01:16:23plutôt boisés
01:16:24campagne
01:16:24ma foi
01:16:25on va encore bénéficier
01:16:26d'un petit peu
01:16:27des vapeaux de transpiration
01:16:28de transpiration
01:16:28on va dire
01:16:29de la forêt
01:16:30des pâturages
01:16:31et donc ça permet
01:16:32de faire baisser
01:16:33notamment un petit peu
01:16:34les températures
01:16:35mais on voit bien
01:16:36que notre environnement
01:16:37aujourd'hui
01:16:37notre environnement
01:16:38on va dire au quotidien
01:16:39suivant là où on est
01:16:40va complètement
01:16:41je dirais
01:16:41nous pénaliser
01:16:42sur notamment
01:16:43ce qu'on appelle
01:16:43les nuits tropicales
01:16:44dès qu'on franchit
01:16:45les 21 degrés
01:16:46et les organismes souffrent
01:16:47les machines également
01:16:49on voulait parler
01:16:50de la défense
01:16:51le grand quartier d'affaires
01:16:52à côté de Paris
01:16:53François Pitrel
01:16:54il pourrait bientôt avoir
01:16:55un problème de climatisation
01:16:57parce que le système
01:16:58de refroidissement
01:16:58qui est comme un réfrigérateur géant
01:17:00commence à saturer
01:17:01c'est même un congélateur géant
01:17:03c'est à dire qu'au pied
01:17:04des tours de la défense
01:17:05on a mutualisé
01:17:07une centrale
01:17:07un réseau de froid
01:17:08on appelle ça
01:17:09et donc
01:17:09on fait passer de l'eau
01:17:11dans ces glaçons
01:17:12et cette eau va ensuite
01:17:13remonter dans toutes les tours
01:17:14pour refroidir l'air
01:17:16on a du mal à imaginer
01:17:17que ce soit des glaçons
01:17:17c'est étonnant
01:17:18c'est vraiment un énorme
01:17:19bloc de glace
01:17:20qui est produit
01:17:21chaque nuit
01:17:21sauf que
01:17:22depuis quelques jours
01:17:23on n'arrive plus
01:17:25à produire
01:17:26assez de glace
01:17:27la nuit
01:17:28parce que c'est la nuit
01:17:28qu'on arrivait à reconstituer
01:17:30le stock
01:17:30et là on est en train
01:17:31de vider le placard de glace
01:17:32donc à terme
01:17:33dans les prochains jours
01:17:34il n'y aurait peut-être
01:17:35plus de glace
01:17:35dans cette centrale
01:17:36ça veut dire que
01:17:37potentiellement
01:17:38il y a 200 000 personnes
01:17:39qui pourraient se retrouver
01:17:40en télétravail
01:17:41du jour au lendemain
01:17:41en plus on parle des tours
01:17:42en plein soleil
01:17:43toute vitrée gigantesque
01:17:45alors d'une part
01:17:46ce sont des immeubles
01:17:47qui sont mal adaptés
01:17:48à cette situation
01:17:49de canicule
01:17:50et deuxièmement
01:17:51on nous dit que
01:17:52la température sera dégradée
01:17:54ça veut dire qu'il fera
01:17:55peut-être un peu chaud
01:17:56peut-être pour essayer
01:17:57de ne pas consommer
01:17:58tout le stock de glace
01:17:59d'ici quelques jours
01:18:00alors c'est important l'énergie
01:18:01et il y a une alerte de RTE
01:18:02RTE
01:18:03réseau transport d'électricité
01:18:05Sophia
01:18:05qui gère en fait
01:18:06évidemment le transport
01:18:07et il se trouve
01:18:08qu'il y avait une conférence
01:18:09un colloque ce matin
01:18:10sur l'électricité
01:18:11et à cette occasion
01:18:11la présidente du directoire
01:18:12a dit qu'il y avait
01:18:13une attention particulière
01:18:15en cette période de canicule
01:18:16portée sur les lignes aériennes
01:18:18la chaleur dilate
01:18:19les lignes dit-elle
01:18:20on va limiter le courant
01:18:22sur ces lignes
01:18:22pour qu'elles ne surchauffent pas
01:18:24en clair c'est un peu technique
01:18:25mais si finalement on résume
01:18:28plus la chaleur s'accumule
01:18:30plus en fait les lignes
01:18:31vont avoir tendance
01:18:32à se dilater
01:18:33entre deux pylônes
01:18:34et donc évidemment
01:18:35il y a le risque qu'elles tombent
01:18:36et donc on va peut-être
01:18:37passer moins d'énergie
01:18:38pour éviter que les câbles
01:18:39ne chauffent
01:18:41et potentiellement
01:18:41c'est qu'on les coupe
01:18:42Est-ce que tout ça
01:18:42sont des signes du fait
01:18:43que l'on n'est pas tout à fait prêt
01:18:45madame Lepage ?
01:18:46Oui mais tout le monde sait
01:18:47qu'on a un gros problème
01:18:48avec nos réseaux d'électricité
01:18:49Bien sûr
01:18:50Ça c'est pas
01:18:50Aérien et souterrain
01:18:51C'est pas nouveau
01:18:52C'est pas nouveau
01:18:53On n'en a pas assez
01:18:55On n'est pas adapté
01:18:56à la transformation
01:18:58ENR nucléaire
01:18:59qu'on veut faire
01:18:59donc de toute façon
01:19:00on a un gros problème de réseau
01:19:01mais de toute façon
01:19:02nos réseaux n'ont pas été conçus
01:19:04pour des températures
01:19:05de 40 ou 45 degrés
01:19:06C'était pas ça la France
01:19:08La France rappelle quand même
01:19:09que c'était un pays tempéré
01:19:11même si depuis plusieurs années
01:19:12on ne le dit pas assez
01:19:13le sud-est de la France
01:19:14est classé maintenant
01:19:15en semi-aride
01:19:18Donc inquiétude pour l'électricité
01:19:20avec peut-être des mesures
01:19:21qui vont être prises
01:19:22en termes de baisse
01:19:23de tension
01:19:24ou de production d'électricité
01:19:26les centrales nucléaires
01:19:26également qu'on doit
01:19:27pour certaines
01:19:28ralentir
01:19:29pas encore arrêter
01:19:30parce que l'eau
01:19:31de refroidissement des rivières
01:19:33est à une température
01:19:34trop élevée
01:19:34Oui ça arrive régulièrement
01:19:35chaque année désormais
01:19:37on a le cas
01:19:37en fait ça concerne
01:19:39nos parcs nucléaires
01:19:40c'est-à-dire 57 centrales
01:19:41et dès que l'eau
01:19:42est trop chaude
01:19:43ça ne rafraîchit pas
01:19:44la centrale
01:19:44et puis pour des questions
01:19:45évidemment d'environnement
01:19:46on va arrêter
01:19:48précisément
01:19:48de réchauffer cette eau
01:19:50c'est le cas dans la Garonne
01:19:51donc le réacteur de Golfech
01:19:52là il a été arrêté
01:19:53les deux réacteurs
01:19:54sont à l'arrêt
01:19:55ça arrive chaque année
01:19:55mais de plus en plus fréquemment
01:19:56et la question se pose
01:19:57comment faire tourner
01:19:59nos centrales nucléaires
01:20:00dès lors qu'on va devoir
01:20:01s'habituer
01:20:01à 35 ou 40 degrés
01:20:03en France
01:20:04on a un vrai doute là-dessus
01:20:05ça ne concerne pas
01:20:05toutes les centrales nucléaires
01:20:06évidemment
01:20:07heureusement
01:20:08parce qu'il y a déjà eu
01:20:10des coupures
01:20:11juste je rebondis
01:20:12sur ce que vous disiez
01:20:13madame
01:20:13un climat semi-aride
01:20:14on parle notamment
01:20:15des Pyrénées-Orientales
01:20:16qui sont le désert français
01:20:17Yann Amis
01:20:18est-ce que ça veut dire
01:20:19qu'on va commencer bientôt
01:20:20à changer les manuels scolaires
01:20:21la France ne sera plus
01:20:23un climat océanique
01:20:24continental tempéré
01:20:26sur tout le territoire
01:20:27je ne crois pas
01:20:28enfin je ne suis pas géographe
01:20:29donc je ne veux pas
01:20:29qu'est-ce que vous en dites Yann ?
01:20:30ça ne va pas trop m'avancer
01:20:33alors de mon point de vue
01:20:34je pense qu'il est urgent
01:20:36d'un point de vue climatologique
01:20:38de revenir sur des normales
01:20:40qui soient cohérentes
01:20:41avec le monde
01:20:42dans lequel on vit
01:20:43c'est-à-dire
01:20:43si on prend des normales
01:20:44climatologiques
01:20:45à 20 à 30 ans
01:20:46comme c'est la norme
01:20:47d'un point de vue climatologique
01:20:48on endorbe finalement
01:20:50je dirais
01:20:50l'opinion publique
01:20:52sur le fait que
01:20:53finalement
01:20:54on est sur des moyennes
01:20:55qui se tiennent
01:20:56mais quand on regarde
01:20:57sur le monde
01:20:58les normales climatologiques
01:21:00sur les 20 dernières années
01:21:01ou encore pire
01:21:02sur les 10 dernières années
01:21:03et je ne parle pas
01:21:04des 5 dernières années
01:21:05on est devant
01:21:07quelque part
01:21:08une espèce de catastrophe
01:21:09dans le sens
01:21:09où la climatologie
01:21:11qui va décrire
01:21:12le monde dans lequel
01:21:13on est train de se projeter
01:21:14n'est plus la même
01:21:14donc on est sur un support
01:21:16on va dire
01:21:18de réflexion
01:21:18ou de considération
01:21:19qui est complètement étranger
01:21:21à ce qu'on est en train de vivre
01:21:22comme on a tous
01:21:23je pense bien ressenti
01:21:24ces 10 dernières années
01:21:25donc le curseur
01:21:27il est important
01:21:27de le bouger
01:21:28alors justement
01:21:29c'est intéressant
01:21:30ce que vous dites
01:21:30parce qu'on a beaucoup
01:21:31de questions
01:21:31de téléspectateurs
01:21:32et notamment
01:21:33la question de Pauline
01:21:34qui pour le coup
01:21:35est une question
01:21:35qui me taraude
01:21:36et qui n'est pas
01:21:36une question facile
01:21:38pourquoi les températures
01:21:40franchissent là
01:21:41en ce moment
01:21:42un cap inédit
01:21:43donc à cette époque
01:21:44de l'année
01:21:45quel est le frein
01:21:46que nous avions
01:21:47apparemment avant
01:21:47et que nous n'avons
01:21:48plus aujourd'hui
01:21:51alors le frein
01:21:52il y a plusieurs causes
01:21:55certainement
01:21:55le support
01:21:56par rapport
01:21:56à ce que je viens
01:21:57de dire
01:21:57le support
01:21:58qui a complètement
01:21:58changé
01:21:59c'est l'anomalie
01:22:00des températures
01:22:01d'eau de mer
01:22:02qui couvre à peu près
01:22:0270% du globe
01:22:03on parle de changement
01:22:05climatique
01:22:05c'est une chose
01:22:07par contre
01:22:07ce qu'il faut bien
01:22:08avoir en tête
01:22:08c'est que le réchauffement
01:22:10contribue essentiellement
01:22:11à la hausse moyenne
01:22:12des températures
01:22:13des océans
01:22:14c'est ce qu'on appelle
01:22:15le premier bouclier
01:22:16thermique en fait
01:22:17c'est ce qui permet
01:22:18de ne pas avoir
01:22:18des températures trop élevées
01:22:19en bordure côtière
01:22:20à petite échelle
01:22:22mais sur le globe
01:22:22c'est exactement pareil
01:22:23donc finalement
01:22:24dans un monde plus chaud
01:22:25le support océanique
01:22:27ne joue plus
01:22:27on va dire
01:22:28le frein thermique
01:22:28que l'on peut escompter
01:22:30ensuite
01:22:30quand on regarde
01:22:31en fait
01:22:32la dynamique atmosphérique
01:22:33de façon globale
01:22:34donc pas forcément
01:22:34dans les basses rouches
01:22:35mais un niveau
01:22:36un petit peu plus élevé
01:22:37en fait
01:22:37quelque part
01:22:38en jouant sur
01:22:39la dynamique du climat
01:22:41dans un monde plus chaud
01:22:42on diminue
01:22:43les contrastes
01:22:45de température
01:22:45entre le pôle
01:22:46et l'équateur
01:22:47si on diminue
01:22:48ce contraste
01:22:49on va diminuer
01:22:50finalement
01:22:51la vitesse
01:22:51des vents thermiques
01:22:52en altitude
01:22:53et en fait
01:22:54en bouleversant
01:22:55la dynamique
01:22:56des vents d'altitude
01:22:56ou en ralentissant
01:22:57ou en contribuant
01:22:58à ralentir
01:22:59ces vents d'altitude
01:22:59on empêche
01:23:01finalement
01:23:01le changement
01:23:02de masse d'air
01:23:03qui peut se produire
01:23:03quand on a un vent
01:23:04suffisamment fort
01:23:05qui peut permettre
01:23:06de ventiler une masse d'air
01:23:07sur l'échelle d'un continent
01:23:08ou de pousser une masse d'air
01:23:10d'un point A
01:23:11à un point B
01:23:12donc finalement
01:23:12on augmente
01:23:13la capacité
01:23:14à rester dans des situations
01:23:15de blocage
01:23:16donc ça c'est quelque chose
01:23:17qui est assez classique
01:23:18en météorologie
01:23:19et c'est vrai
01:23:20que dans un monde
01:23:20plus chaud
01:23:21on va être beaucoup
01:23:22plus exposé
01:23:23à ces contributions
01:23:24finalement
01:23:24où les phénomènes
01:23:26évoluent très peu
01:23:27Question de Grégory
01:23:28maintenant Marc
01:23:29quelle est la clé
01:23:29justement du déblocage
01:23:30quand est-ce que ça baissera
01:23:32vraiment ?
01:23:32Qu'est-ce qui fera baisser
01:23:33les températures ?
01:23:34Alors qu'est-ce qui fera baisser
01:23:34les températures ?
01:23:35Ce sont les orages
01:23:36en fait pour l'instant
01:23:37on a ce dôme d'eau de pression
01:23:38cette cloche anticyclonique
01:23:40c'est ce qu'on appelle
01:23:41un blocage en oméga
01:23:42on vous en a parlé
01:23:43donc l'anticyclone
01:23:44positionné sur la France
01:23:45des dépressions
01:23:46donc au pied
01:23:49l'anticyclone il est bloqué
01:23:50il va falloir un petit peu
01:23:51que cet anticyclone
01:23:53s'abaisse un peu plus
01:23:54vers le sud
01:23:55pour que les dépressions
01:23:56qui circulent plus au nord
01:23:57sur l'Atlantique
01:23:58viennent un petit peu
01:23:58bousculer en fait
01:23:59la circulation atmosphérique
01:24:00de l'air plus frais en altitude
01:24:02qui va se confronter
01:24:03à de l'air chaud
01:24:03donc des orages
01:24:04localement violents
01:24:05il faudra les surveiller
01:24:06ce week-end
01:24:06parce que ça
01:24:07ça peut faire
01:24:07avec le potentiel
01:24:09de chaleur au sol
01:24:09des pointes à 40-44 degrés
01:24:11ça peut faire vraiment
01:24:12des orages très violents
01:24:13et donc après
01:24:14les températures
01:24:15devraient amorcer une baisse
01:24:16L'histoire de notre climat
01:24:19premier lanceur d'alerte
01:24:20s'appelle Jacques Chirac
01:24:21c'est en 2002
01:24:24Notre maison brûle
01:24:29et nous regardons ailleurs
01:24:31nous ne pourrons pas dire
01:24:33que nous ne savions pas
01:24:36Madame, est-ce qu'on va pouvoir
01:24:38éteindre l'incendie
01:24:38ou est-ce qu'on est
01:24:40dans une situation irréversible ?
01:24:42Alors, je suis quelqu'un
01:24:44de profondément optimiste
01:24:46il y a une irréversibilité
01:24:49c'est-à-dire qu'il faut
01:24:50comprendre que cette hausse
01:24:51de température
01:24:52elle est liée à la hausse
01:24:53des émissions de gaz
01:24:54à effet de serre
01:24:54et que pendant les 20 ans
01:24:55qui vont venir
01:24:56nous allons subir
01:24:57les émissions
01:24:58que nous avons faites
01:24:59depuis le début
01:25:00c'est-à-dire que même demain
01:25:02on arrêterait
01:25:02de produire du CO2
01:25:04on continuerait encore
01:25:05pendant une vingtaine d'années
01:25:07à subir
01:25:08une augmentation
01:25:09de la température
01:25:10donc ça c'est irréversible
01:25:12alors peut-être
01:25:13qu'au 22ème
01:25:14au 23ème siècle
01:25:15j'en sais rien
01:25:16on arrivera
01:25:19à réduire
01:25:19les émissions
01:25:20vous savez que l'objectif
01:25:21c'est 2050
01:25:22en neutralité carbone
01:25:23ça veut pas dire
01:25:24qu'on n'émettra plus rien
01:25:25du tout
01:25:25ça veut dire
01:25:26qu'on sera capable
01:25:27de compenser
01:25:28toute tonne de carbone
01:25:29émise
01:25:29par une tonne de carbone
01:25:32stockée
01:25:32voilà
01:25:33c'est ça que ça veut dire
01:25:34donc c'est une très forte
01:25:35réduction
01:25:35c'est des technologies
01:25:37il y en a qui sont
01:25:37quand même très hasardeuses
01:25:39faire très attention
01:25:40avec la géotechnologie
01:25:43parce que
01:25:44la géoingénierie
01:25:45ça peut être quand même
01:25:45du grand n'importe quoi
01:25:47mais bon
01:25:49nous faisons des choses
01:25:50il faut qu'on accélère
01:25:51le mouvement
01:25:51c'est tout ce qui est sûr
01:25:52en attendant
01:25:52les ministres
01:25:53tombent la cravate
01:25:54oui absolument
01:25:55la veste
01:25:56et la cravate
01:25:57dans l'hémicycle
01:25:58ils ont la chance
01:26:00à l'assemblée
01:26:00et les ministres
01:26:01n'ont plus le droit
01:26:01de se déplacer
01:26:02Marc
01:26:03une image en direct
01:26:04de la capitale
01:26:05où il est prévu
01:26:0639 degrés
01:26:07cet après-midi
01:26:07les premiers 40 degrés
01:26:08attendus demain
01:26:09et ce sel un peu ocre
01:26:12en effet
01:26:13la pollution à l'ozone
01:26:14donc avec la chaleur
01:26:16et les polluants
01:26:17le discrédit écologique
01:26:18il y en a pour tout le monde
01:26:19j'ai feuilleté un petit peu
01:26:20rapidement
01:26:21merci d'être venu nous voir
01:26:22madame Lepage
01:26:23merci de m'avoir écrit
01:26:24merci à tous
01:26:24la canicule
01:26:25on continue à être à vos côtés
01:26:26sur BFM TV
01:26:27ce sera juste après
01:26:28les prévisions de Marc
01:26:32chacune la sienne
01:26:33chacun son style
01:26:34votre météo
01:26:35avec MyVariation
01:26:36toujours recommandé
01:26:37par les dentistes
01:26:38en pharmacie
01:26:39et sur myvariation.com
01:26:40la météo
01:26:41avec Megagence
01:26:43réseau national
01:26:44de consultants immobiliers
01:26:45ma préférence
01:26:47c'est Megagence
01:26:48bonjour à tous
01:26:49météo France
01:26:50maintient 54 départements
01:26:52vigilance rouge
01:26:53canicule
01:26:5435 départements
01:26:55sont placés
01:26:55en vigilance orange
01:26:56une vigilance
01:26:58qui sera très certainement
01:26:59à nouveau étendue
01:27:00en deuxième partie
01:27:02de journée
01:27:02d'autres départements
01:27:03pourraient basculer
01:27:04en vigilance rouge
01:27:06les températures
01:27:07qui atteignent
01:27:08des niveaux remarquables
01:27:09cette journée
01:27:10de mardi
01:27:12pourrait être
01:27:12la plus chaude
01:27:13jamais enregistrée
01:27:14depuis le début
01:27:15des relevés
01:27:16à l'échelle de la France
01:27:17et dire à quel point
01:27:18cette vague de chaleur
01:27:18est exceptionnelle
01:27:20intense
01:27:21historique
01:27:21avec ces conditions
01:27:22toujours largement
01:27:23soleillées
01:27:24imprévues pour cet après-midi
01:27:25éventuellement
01:27:26quelques ondes orageuses
01:27:28très localisées
01:27:29un risque orageux
01:27:29également pour les Pyrénées
01:27:30pour le sud des Alpes
01:27:31mais dans l'ensemble
01:27:32donc un soleil de plomb
01:27:33les températures
01:27:34pour cet après-midi
01:27:3542 degrés prévus
01:27:36à Rennes
01:27:36à Nantes
01:27:37à Poitiers
01:27:37à Bordeaux
01:27:38mais localement
01:27:38des pointes à 43
01:27:4044 degrés
01:27:41sont prévus
01:27:41sur ces régions de l'ouest
01:27:4339,40
01:27:44en Ile-de-France
01:27:4540 degrés à Bourges
01:27:4639 degrés pour Lyon
01:27:4739 également
01:27:48pour Montélimar
01:27:49demain matin
01:27:50toujours ces conditions
01:27:51largement ensoleillées
01:27:52dans le courant d'après-midi
01:27:53à nouveau
01:27:54un risque orageux
01:27:55qui va se dessiner
01:27:56principalement
01:27:57sur les Pyrénées
01:27:58sur les Alpes
01:27:58sur la montagne Corse
01:27:59risque orageux
01:28:00également présent
01:28:01dans les régions du nord-ouest
01:28:02mais dans l'ensemble
01:28:02donc toujours des conditions
01:28:04largement ensoleillées
01:28:04les températures
01:28:05demain matin
01:28:06au moment le plus frais
01:28:07de la nuit
01:28:0825 à Paris
01:28:0826 au Mans
01:28:0926 à Poitiers
01:28:1027 degrés déjà
01:28:11au lever du jour
01:28:12à Nantes et à Bordeaux
01:28:13et dans l'après-midi
01:28:14un poursuite
01:28:15de ces températures caniculaires
01:28:1740 degrés prévus
01:28:18à Paris à l'ombre
01:28:1941 à Rennes
01:28:2041 pour Nantes
01:28:22et encore une fois
01:28:22jusqu'à 42 degrés
01:28:24prévus à Bordeaux
01:28:2442 également
01:28:25pour La Rochelle
01:28:26passez une très belle journée
01:28:28pour la Rochelle
01:28:28et à Bordeaux

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