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  • il y a 4 jours
Ce 17 mai, deux députés ultramarins ont interrogé le gouvernement sur les inégalités de traitement entre les Outre-mer et l'hexagone. La députée polynésienne Nicole Sanquer a interrogé le gouvernement sur la différence de traitement entre les fonctionnaires polynésiens et ceux de France métropolitaine. Le député guyanais Davy Rimane est revenu sur l'annonce récente de la création et l'extension de 9 réserves biologiques forestière en France. Parmi elles, celle des Pitons rocheux d'Armontabo, en Guyane, qui représente à elle seule plus de 156 000 hectares. Le député a pointé une différence de considération de la Guyane, quand sa forêt tropicale permet d'atteindre des objectifs environnementaux, et quand il s'agit "d'investir, rattraper, développer" le département.

La présidente du groupe "La France insoumise" Mathilde Panot est revenue sur l'affaire Lyhanna et plus largement sur les moyens consacrés à la lutte contre les violences sexuelles, réclamant, comme les associations féministes, 3 milliards d'euros sur la table. Le Premier ministre a accusé l'élue de faire de la récupération politique, rendant la séance de questions au gouvernement plus houleuse, et entraînant le départ du groupe de l'hémicycle.

Le gouvernement a par ailleurs été sollicité sur la détection du protoxyde d'azote au volant, la carte scolaire face à la baisse généralisée du nombre d'élèves en France, les moyens consacrés à l'adaptation climatique alors qu'un nouvel épisode de chaleur frappe précocement la France et sur l'échec du projet d'avion de chasse franco-allemand, le "SCAF", en réflexion depuis 2017 et abandonné début juin.

Les députés ont également interrogé le gouvernement sur les difficultés de la filière bois et ameublement, la réduction des crédits de l'aide publique au développement, le déficit des régimes de retraite ou encore la "traque" du député Charles Alloncle, dont une photographie, en compagnie de sa collaboratrice, prise à son insu, a été publiée par Paris Match le 21 mai dernier.

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Transcription
00:02Bonjour à tous, la séance est ouverte. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:08La première va être posée par M. David Manier pour le Rassemblement National.
00:21Merci Mme la Présidente. Ma question s'adresse à M. le Ministre de l'Intérieur.
00:26Alors il aura fallu attendre 2026 pour qu'enfin le gouvernement s'attaque au fléau du protoxyde d'azote au
00:31volant.
00:32En réalité vous êtes fruellement en retard. En avril 2022 votre ministère affirmait encore qu'il n'était pas opportun
00:38de créer un délit routier
00:39au métif que les consommateurs étaient trop jeunes pour conduire et qu'aucun appareil de dépistage n'existait.
00:45Quelle déconnexion tragique face aux accidents mortels qui ont continué de sévir sur nos routes.
00:50Aujourd'hui vous changez d'avis et c'est tant mieux. Mais votre texte souffre d'un immense angle mort.
00:56Aucun appareil de détection n'est mentionné. Vous renvoyez nos forces de l'ordre à la constatation manifeste.
01:02C'est un bourbier juridique pour les policiers et les gendarmes qui devront juger à l'oeil nu de l
01:07'hilarité et de l'euphorie d'un conducteur.
01:10Ouvrant la voie à une avalanche de contestations et laissant nos forces de l'ordre sans aucun outil.
01:15Pourtant ces détecteurs existent et ils fonctionnent. Le Danemark équipe déjà ces forces de sécurité avec des dispositifs fiables.
01:23Et le comble de l'absurdité, Monsieur le Ministre, c'est que le fournisseur de nos voisins danois n'est
01:30autre qu'une entreprise française.
01:32Reconnue et récompensée par le prix du ministère de l'Intérieur au concours Lépine 2026.
01:40Et alors que le savoir-faire français sécurise les routes danoises, nos propres ministères refusent le dialogue avec une entreprise
01:47française.
01:48Et selon les informations données par vos services, l'ont ouvert avec des sociétés européennes.
01:55Monsieur le Ministre, ma question est simple. Pourquoi refusez-vous d'inscrire dans la loi un mécanisme de détection qui
02:01forcera une homologation ?
02:03Et allez-vous encore une fois s'aborder une filière d'innovation française florissante ? Je vous remercie.
02:08Merci beaucoup Monsieur le député. La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
02:16Merci beaucoup Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député.
02:20D'abord, effectivement, dans le cadre de la loi Riposte, on crée un délit de conduite sous l'état de
02:27l'emprise manifeste notamment du protoxyde d'azote.
02:30Et pas que, il y a aussi des dispositions qui vont permettre de mieux sanctionner tout simplement sa consommation, son
02:35transport, sa vente, procédure pénale renforcée, procédure administrative.
02:39Vous dites qu'on met un peu de temps, pardon mais c'est un peu comme dans tous les pays
02:44d'Europe, il faut regarder un peu ce qui se passe ailleurs.
02:47Et tout le monde sur ce sujet se lance maintenant dans des dispositions d'encadrement de la consommation de ce
02:54protoxyde d'azote, en fait comme un produit stupéfiant.
02:56C'est, admettez-le, assez nouveau. Pour autant, les préfets, les maires ont commencé déjà à prendre des arrêtés qui
03:03interdisent.
03:04Et les services de police et de gendarmerie luttent contre les filières d'écoulement illégal de ce produit.
03:10Donc il y a quand même une lutte, il y a quand même beaucoup de choses qui sont faites.
03:12La question que vous posez est certes très pertinente, c'est celle du test et de la capacité à tester
03:17les conducteurs qui vont être sous l'emprise de protoxyde d'azote.
03:20Je vous concède que ce n'est pas simple, effectivement. Il y a un certain nombre de tests qui sont
03:24effectués.
03:24D'ailleurs, la préfecture de police, dans le cadre du labo central de la préfecture de police, teste un équipement.
03:30Et il y a sans doute un certain nombre d'entreprises qui commercialisent ce type d'instrument de mesure de
03:37la consommation de protoxyde d'azote.
03:39Ça ne relève pas forcément de la loi, monsieur le député.
03:42Ça ne relève pas forcément de la loi.
03:44Le plus important, c'était déjà d'inscrire ces trois délits qu'il y aura sur le protoxyde d'azote,
03:50puisque ça n'existait pas par le passé.
03:52Quant au choix, évidemment, que chaque fois que nous le pouvons, nous privilégions la souveraineté, évidemment, nationale ou européenne.
04:00Mais admettez que ce n'est pas toujours le cas.
04:03On l'a vu avec ce qui s'est passé pour Palantir, par exemple.
04:05Ça n'est pas toujours le cas.
04:07Donc on va évidemment à l'essentiel et à la souveraineté, comme l'a dit monsieur le Premier ministre.
04:10Mais parfois, ça n'est pas possible.
04:12Merci beaucoup, monsieur le ministre.
04:14Monsieur le député.
04:18Alors, monsieur le ministre, vous ne répondez pas réellement à la question, à savoir si vous travaillez vraiment avec deux
04:22entreprises européennes, comme l'indiquait votre cabinet.
04:25Et il faut savoir qu'en 2003, lors du texte sur le narcotrafic, le dispositif de contrôle a été mis
04:31dans le texte de loi, afin de faire avancer l'homologation et les moyens de le détecter.
04:35Parce qu'aujourd'hui, juridiquement, nous sommes face à un mur.
04:38Merci.
04:39Merci, monsieur le député.
04:41Monsieur le ministre.
04:43Oui, quelques secondes.
04:47Six secondes pour vous dire, monsieur le député, que vous me faites un procès d'intention.
04:50On prévoit une mesure législative avec un délit.
04:53Évidemment qu'on va le contrôler.
04:54Vous faites un procès d'intention à partir, sans doute, d'entreprises qui viennent frapper à votre porte pour se
04:58plaindre qu'on ne les a pas contactées.
05:00C'est plutôt ça, le problème.
05:02Merci beaucoup, monsieur le ministre.
05:05La parole est à présent à monsieur Pierre Cazeneuve pour le groupe Ensemble pour la République.
05:11Merci, madame la présidente.
05:12Ma question s'adresse à monsieur le ministre du Travail et des Solidarités.
05:15Monsieur le ministre, dans le film Don't Look Up, un déni cosmique, le réalisateur Adam McKay dénonce dans une satire
05:22apocalyptique l'aveuglement des dirigeants américains
05:25et d'une partie de la classe politico-médiatique face à l'imminence d'un crash d'astéroïdes menaçant l
05:32'humanité tout entière.
05:33En France, dans une réalité bien réelle cette fois-ci, un autre déni cosmique est en cours.
05:40Remplacez Meryl Streep par Marine Le Pen, John A. Hill par Jean-Luc Mélenchon ou Kate Blanchet par Marine Tondelier
05:46et vous aurez le casting du Don't Look Up français.
05:49Pas d'astéroïdes ici, bien sûr, mais un déficit du système des retraites qui explose,
05:54une pyramide démographique qui déraille et un modèle social qui fonce dans le mur.
05:58Tout est sous nos yeux.
06:01Les chiffres sont connus, la trajectoire est documentée,
06:04mais collectivement, nous faisons comme si nous pouvions encore attendre
06:07en refusant d'écouter les économistes qui tirent la sonnette d'alarme.
06:11420 milliards d'euros par an, 25% de la dépense publique, 50% du déficit,
06:17si l'on regarde avec honnêteté les cotisations patronales artificiellement gonflées pour mieux masquer ce déficit.
06:23Et des chiffres qui vont continuer à se dégrader puisque l'INSEE a publié son dernier rapport
06:28indiquant que le nombre de personnes de plus de 65 ans en France va augmenter de 6 millions dans les
06:3440 prochaines années.
06:35Et qui va supporter ce poids toujours plus important de la solidarité nationale ?
06:39Les actifs et leurs enfants après eux.
06:42Le Conseil d'orientation des retraites vient en effet de publier son rapport annuel.
06:46Il indique désormais que pour simplement maintenir le système à flot,
06:51il faudrait décaler l'âge de départ à 66,7 ans en 2070.
06:56Notre responsabilité est de dire la vérité aux Français.
06:59Ma question est donc simple, Monsieur le Ministre.
07:01Quelles mesures le gouvernement entend-il prendre, notamment dans le prochain budget,
07:06pour contenir le déficit de notre système de retraite,
07:08limiter les effets de suspension de la réforme et engager un véritable pacte ingénérationnel ?
07:14Merci beaucoup, Monsieur le député.
07:16La parole est à Monsieur Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités.
07:21Merci, Madame la Présidente de l'Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les députés.
07:24Monsieur le député, je partage avec vous la gravité de la situation.
07:28Le dernier rapport annuel du corps le dit, le déséquilibre est structurel de notre système de retraite
07:33et il fait peser un risque majeur sur les finances de l'État
07:36et sur les prochaines générations, effectivement, à moyen et à long terme.
07:39Non seulement notre système reste structurellement déficitaire et de manière croissante,
07:45mais nous devons consacrer toujours plus de notre richesse nationale aux dépenses de retraite.
07:50Il va donc nous falloir repenser notre système de retraite
07:53et pour cela engager une réflexion collective.
07:56C'est tout le sens de la conférence Travail-Emploi-Retraite
07:59qui fonctionne depuis le mois de décembre dernier
08:01pour préparer le sujet dans toutes ses composantes,
08:04poser les constats et creuser les pistes de compromis possibles.
08:07Ces conclusions seront rendues en septembre.
08:09Plusieurs partis politiques ont présenté parallèlement des pistes de solutions
08:13alternatives ou complémentaires au système actuel.
08:16Et je ne doute pas que les discussions budgétaires de cet automne
08:19permettront de débattre des leviers pour permettre à notre système de retraite
08:23très rapidement de continuer à remplir ces objectifs.
08:26Peut-être avons-nous aussi parfois voulu protéger davantage
08:29les retraités que les actifs, le débat vaut.
08:32Je voudrais enfin profiter de votre question pour appeler une prise de conscience collective.
08:35Chaque dépense nouvelle en matière de retraite représente un coût
08:39que nous ne pourrons plus nous permettre en l'état actuel des choses.
08:42Chaque dispositif dérogatoire au droit commun adopté pour une nouvelle catégorie
08:46de la population mine un peu plus la perspective d'un système équilibré et équitable.
08:51Chaque économie qui n'est pas votée dégrade durablement le solde de la sécurité sociale.
08:57Chaque remise en question de mesures visant à éviter les effets domaine
09:01est une hypothèque de plus sur notre avenir.
09:04Par votre question, vous attirez solennellement l'attention de l'Assemblée nationale
09:08sur ce sujet majeur et crucial.
09:10Je suis convaincu que le financement de la sécurité sociale
09:13et plus largement l'avenir du système de retraite
09:15seront en danger clé du débat national de l'an prochain.
09:18Les Françaises et les Français trancheront.
09:21Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
09:24La parole est à présent à Madame la Présidente Mathilde Panot pour la France Insoumise.
09:30Présidente, Monsieur le Premier Ministre, pas une de plus.
09:34Lundi encore, collectifs féministes et infantis manifestés partout en France
09:38rappelant une réalité massive.
09:40160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année,
09:44le plus souvent dans le cadre de la famille.
09:45Ces violences sont le produit d'un système de domination
09:49et réclament une révolution de société.
09:52Mais tout cela, vous le savez.
09:53Dès 2023, la Commission contre les violences sexuelles faites aux enfants
09:57publiait 82 recommandations dont 75% des mesures n'ont pas été mises en oeuvre.
10:02Vous les avez délibérément ignorées,
10:04préférant la politique spectacle des coups de menton.
10:07Alors, que restera-t-il de ce drame ?
10:09Que restera-t-il sinon le retour du débat sur la peine de mort
10:13quand la stratégie de l'agresseur consiste précisément à faire porter sur l'enfant
10:17le poids des conséquences pour obtenir son silence ?
10:20Que restera-t-il sinon la proposition d'allonger les peines de prison
10:24alors que seuls 3% des plaintes aboutissent à une condamnation ?
10:28Que restera-t-il sinon un président de la République
10:31niant la réalité du manque de moyens
10:32quand notre pays compte quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne ?
10:36Que restera-t-il sinon un ministre de la Justice
10:39prêt à jeter les magistrats par-dessus bord pour se maintenir en poste ?
10:43Seuls les lâches se défaussent sur leurs subordonnés, disait Darmana en 2022.
10:47Nous ne pouvons que lui donner raison.
10:50Vos gesticulations sécuritaires n'empêcheront pas les crimes,
10:53les moyens financiers.
10:54Si, chaque année depuis 2017,
10:56notre groupe demande les 3 milliards d'euros que vous refusez de donner aux associations,
11:01mettez cet argent sur la table maintenant
11:03pour l'éducation à la vie effective et sexuelle,
11:06pour la médecine scolaire,
11:07pour la police judiciaire et la justice,
11:08pour l'aide sociale à l'enfance,
11:10voici ce qu'il faut pour enrayer la fabrique des agresseurs.
11:13Monsieur le Premier ministre,
11:15sachez que vous n'échapperez pas à la colère qui monte dans le pays
11:18car ce qui se joue n'est pas une petite séquence médiatique délicate à passer.
11:23Ce qui se joue, c'est un mouvement populaire puissant
11:26contre le mépris et l'impunité.
11:28Je vous remercie Madame la Présidente Pannot.
11:31La parole est à monsieur le Premier ministre.
11:35Merci Madame la Présidente de l'Assemblée nationale,
11:37Mesdames et Messieurs les députés.
11:38Madame la Présidente Mathilde Pannot,
11:40que restera-t-il, dites-vous ?
11:42Il ne faudrait pas qu'il ne reste que de la récupération politique de ce drame.
11:47Il ne faudrait pas qu'il n'y ait que de la récupération politique
11:51et du cynisme politique.
11:54Pardonnez-moi la tonalité de la question,
11:56la manière dont vous l'avez posée,
11:58sous-temps et indique une volonté très forte de politisation de ce qui se passe.
12:04Donc c'est la première des choses que je veux...
12:05S'il vous plaît, est-ce qu'on peut écouter le monsieur le Premier ministre ?
12:10S'il vous plaît, Madame Amiau.
12:13Et donc la première des choses sur lesquelles il faut que nous nous accordons,
12:17c'est notre capacité justement à faire face à une violence endémique dans la société
12:20qui appelle une réponse de la société tout entière, dite intégrale, nous y reviendrons,
12:25et qui nécessairement suscite et nécessite un minimum d'unité.
12:30La deuxième des choses, les moyens.
12:32Vous savez, j'appartiens à ce gouvernement, vous me l'avez suffisamment reproché, depuis neuf ans.
12:36J'appartiens donc à des gouvernements successifs.
12:38Certains anciens premiers ministres sont ici.
12:43Le seul fait qu'on ne puisse pas débattre sereinement et calmement dans cet hémicycle de ce sujet
12:47donne quand même une indication très claire de vos intentions politiciennes.
12:51Cela fait donc neuf ans que j'appartiens à un gouvernement.
12:54Certains ici l'ont combattu, d'autres l'ont soutenu,
12:56dans lesquels les moyens pour la justice et les moyens pour le ministère de l'Intérieur
13:00ont sans arrêt depuis 2017 augmenté.
13:04Est-ce que je forme le vœu que dans les années qui viendront,
13:07ces moyens continuent à augmenter ?
13:08La réponse est oui.
13:09Et nous avons fait notre part du chemin.
13:11Peut-être fallait-il en faire plus.
13:12Ça tombe bien.
13:13On aura l'occasion d'y revenir à l'automne pendant les discussions budgétaires
13:16et dans lequel, j'imagine, vous n'aurez pas le cynisme de brandir des censures préalables
13:20avant toute forme de discussion budgétaire
13:22et que vous laisserez le débat se faire.
13:24Parce que là aussi, ce sera le moment de vérité
13:26entre celles et ceux qui veulent prendre à cœur...
13:30Écoutez, Madame la Présidente, si je ne peux pas répondre,
13:32je n'irai pas jusqu'au bout de la réponse à cette question.
13:34Parce que soit c'est un sujet grave.
13:37Lundi après-midi, on a eu une réunion de travail
13:39avec un certain nombre de députés de manière transpartisane
13:41qui avaient co-signé la proposition de loi d'état intégral.
13:44Il y avait un certain nombre de ministres.
13:45On a commencé à parler du fond, article par article.
13:48On a commencé à regarder avec Madame la Présidente de l'Assemblée nationale,
13:52hier, si je peux me permettre de le dire ici publiquement,
13:55qu'est-ce qui peut être fait suite justement à la saisine
13:58et le travail du Conseil d'État.
13:59Le gouvernement veut avancer, il avancera.
14:01Mais que restera-t-il ?
14:04Et c'est un moment de vérité.
14:06Soit une volonté de récupération politicienne,
14:08car malgré tout, Madame la Présidente Pannot,
14:09c'est ce que j'ai cru entendre dans votre question.
14:11Soit vous ne le souhaitez pas.
14:13Soit vous ne le souhaitez pas sincèrement,
14:16sans cynisme,
14:17ce qui nous permet ici de légiférer en droit
14:20et de rendre les semaines qui viennent utiles
14:23pour la nation sur ce sujet,
14:24et auquel cas, le gouvernement de la République répondra présent.
14:27Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre.
14:29Madame Pannot.
14:31Monsieur le Premier ministre,
14:32dans la France de Macron,
14:33le planning familial licencie.
14:36C'est ça la réalité.
14:37Assumez vos responsabilités politiques,
14:39mettez les 3 milliards.
14:41Merci, Monsieur le Premier ministre.
14:44Flagrant délit de récupération,
14:46quel est le rapport entre l'affaire Liana
14:47et le planning familial ?
14:50Soyons précis, soyons sérieux.
14:54Et pour celles et ceux qui nous suivent à la télévision,
14:57vous entendrez une fois de plus
14:59le groupe de la France Insoumise
15:01dans l'insulte, dans l'invective et dans les cris,
15:05sans aucune forme de respect.
15:07Il est évident que la question du planning familial
15:10est une question importante.
15:12Mais vous êtes repartis dès la semaine dernière
15:14hurler de nouveau, continuer de crier.
15:17Avec une main, évidemment, méprisante,
15:21comme d'habitude.
15:24S'il vous plaît...
15:28Seul le Premier ministre a la parole, je vous rappelle.
15:31La France connaît une grande émotion
15:34suite au meurtre d'une jeune fille.
15:37Et vous semblez trop pressée
15:39de vouloir faire cette récupération politique.
15:41Donc, ouvrons tous les débats,
15:44toutes les questions,
15:45y compris celles des moyens,
15:46y compris celles des associations.
15:48mais de grâce.
15:50Stop à votre cynisme.
15:52Merci, monsieur le Premier ministre.
15:55La parole est à présent
15:57à monsieur Dominique Pottier
15:59pour le groupe socialiste.
16:10S'il vous plaît, on écoute notre collègue Pottier.
16:14S'il vous plaît, allez.
16:17Monsieur Pottier, allez-y.
16:18Oui, madame la présidente.
16:21Ma question s'adresse à monsieur le ministre
16:22des Affaires étrangères.
16:24Nous sommes, sans le dire,
16:27dans une certaine indifférence,
16:29dans le silence,
16:30en train de revenir,
16:32de renoncer,
16:33de trahir la promesse
16:34de la loi d'orientation
16:36pour le développement
16:37et la solidarité internationale,
16:39adoptée à l'unanimité
16:40dans notre Assemblée en 2021.
16:43Nous le faisons
16:44non seulement sur les principes,
16:47mais nous le faisons
16:48sur les moyens.
16:49Et la chute des moyens
16:51est brutale.
16:52Deux tiers des financements
16:54depuis deux ans
16:54des crédits destinés
16:56aux organisations non gouvernementales
16:58et aux prêts
16:59aux pays les plus vulnérables.
17:01La moitié des dons
17:03aux pays les plus pauvres
17:04sont supprimés
17:05dans le crédit de cette année.
17:07Ce recul est brutal
17:09et derrière les chiffres,
17:11il y a des vies.
17:11la vie de ceux
17:13qui luttent
17:13contre le dérèglement climatique,
17:15contre la faim.
17:17Il y a la santé des enfants,
17:18le droit des femmes,
17:20il y a les combats
17:21pour le développement
17:22et il y a peut-être
17:24quelque chose
17:25qui nous Français
17:26devraient nous interpeller
17:27particulièrement.
17:28Il y a la protection juridique,
17:31la protection effective
17:32des 200 lanceurs d'alerte
17:34pour les droits humains
17:35et pour l'environnement
17:36qui sont assassinés chaque année.
17:39Quand la France recule,
17:40elle trahit ses valeurs
17:42et quand elle recule,
17:43elle laisse la place
17:44aux empires,
17:45aux mafias,
17:46au terrorisme,
17:47aux multinationales prédatrices.
17:50Elle laisse la place
17:50aux Russes,
17:51aux Chinois,
17:52sur une Afrique
17:53qui sera le continent
17:54plus forte croissance
17:55dans la décennie qui vient.
17:57Nous sommes en train
17:57de rater notre chance,
17:59de manquer
18:00à un rendez-vous capital,
18:01celui pour notre monde en commun,
18:03pour nos sécurités collectives.
18:05Alors,
18:06monsieur le ministre,
18:07je voudrais vous le dire
18:08avec gravité.
18:10Ce matin,
18:11la lettre de Matignon
18:12qui parle d'un encadrement
18:14des crédits
18:14qui manque terriblement
18:15aux 1200 programmes
18:16qui sont en suspens aujourd'hui.
18:18Je pense aux crédits 209
18:19destinés aux ONG,
18:211200 programmes
18:22où il y a des questions
18:22de vie et de mort derrière
18:23et de crédits de la France
18:25de valeur universelle.
18:26Est-ce que nous sommes capables
18:28de dire qu'aujourd'hui,
18:29nous allons les débloquer,
18:30nous allons reprendre confiance,
18:32redonner du crédit à la France,
18:33en redonnant des crédits
18:34à une AFD et une APD
18:36qui ne pourra jamais être mercantile
18:38et dans une diplomatie
18:39à courte vue.
18:39Merci.
18:40Merci.
18:40La parole est à monsieur
18:41Jean-Noël Barraud,
18:43ministre de l'Europe
18:43et des Affaires étrangères.
18:51Madame la Présidente,
18:53Mesdames et Messieurs les députés,
18:54Monsieur le député Dominique Potier,
18:56merci de souligner l'importance
18:58de l'aide publique au développement
18:59qui est l'instrument majeur
19:02de l'influence de la France
19:03dans le monde.
19:04Un instrument que nous devons défendre
19:06et qui fait face
19:07à une contrainte budgétaire
19:09et à une menace politique.
19:10La contrainte budgétaire,
19:11c'est que ces crédits,
19:13comme beaucoup d'autres crédits
19:14de l'Etat,
19:15l'essentiel,
19:16à quelques exceptions près,
19:17ont été contributeurs
19:19à l'effort de réduction
19:20des dépenses publiques
19:22auxquelles nous avons
19:24collectivement dû nous résoudre
19:26pour permettre à la France
19:28de contenir le déficit public
19:30qui dérivaient et qui donc
19:32compromettaient sa capacité
19:33à maîtriser son propre destin.
19:35Dans ce cadre,
19:36mon souhait,
19:37c'est que les crédits
19:38qui permettent à cet écosystème
19:40que le monde entier nous envie,
19:41d'ONG qui emploient
19:4440 à 50 000 personnes
19:45dans notre pays
19:46et dont le modèle est exemplaire
19:48de continuer à mener
19:50leur mission partout dans le monde.
19:52Mais je le disais,
19:53contrainte budgétaire,
19:54menace politique aussi.
19:57car toute une partie
19:58de l'extrême droite
19:59aujourd'hui ment aux Français
20:00et veut leur faire croire
20:01que l'aide publique
20:02au développement
20:03est une manière
20:04de dilapider
20:05l'argent des Français.
20:06Et cela contredit
20:07à deux égards
20:09non seulement
20:09ce qu'est la vocation
20:10de la France
20:11mais ce qu'est aussi
20:12son intérêt.
20:13La vocation de la France,
20:15pays avancé,
20:16pays développé,
20:17pays beaucoup plus riche
20:18que la moyenne
20:18des pays du monde,
20:19c'est bien sûr
20:20de pouvoir tendre la main
20:21à toutes ces populations
20:24dont vous avez rappelé
20:25à quel point les épreuves
20:26qu'elle traverse
20:26sont difficiles.
20:27Mais c'est contraire aussi
20:28aux intérêts de la France
20:29car il est illusoire
20:31de penser juguler
20:32la production de cocaïne
20:34notamment en Amérique latine,
20:35de pouvoir maîtriser
20:36les flux migratoires,
20:38de pouvoir lutter
20:38contre la propagation
20:40du terrorisme,
20:41de pouvoir contenir
20:42le risque épidémique
20:44et pandémique
20:44dans la région
20:45des Grands Lacs,
20:45on a vu la résurgence
20:47d'Ebola,
20:47sans l'aide publique
20:49au développement.
20:50Et ce discours,
20:51mesdames et messieurs
20:51les députés,
20:52je crois que nous devons
20:52collectivement le tenir.
20:54Merci beaucoup
20:55Monsieur le Ministre.
20:56La parole est à présent
20:57à Monsieur Vincent Roland
20:59pour le groupe droite républicaine.
21:01Merci Madame la Présidente.
21:03Ma question s'adresse
21:04à Monsieur le Ministre
21:05de l'Education nationale.
21:07Monsieur le Ministre,
21:08nous constatons en France
21:09une baisse quasi généralisée
21:11des effectifs scolaires.
21:13C'est le cas dans nos écoles
21:15pour les communes
21:16où les maires subissent
21:17les fermetures de classes.
21:19et c'est également le cas
21:20pour les collèges
21:21à la charge des départements
21:23lesquels en assurent
21:25le fonctionnement,
21:26la rénovation
21:27ou encore la construction.
21:29A échéance de 10 ans,
21:31au sein même
21:33d'un seul département,
21:35ce sont plusieurs milliers
21:36de collégiens en moins
21:38qui sont programmés.
21:40Ces évolutions
21:41ne sont pas sans conséquence
21:43sur le dimensionnement
21:44futur des établissements
21:46et l'adaptation
21:48des investissements publics
21:50aux besoins réels
21:51des élèves,
21:52des enseignants,
21:54ainsi que des personnels
21:55administratifs et techniques.
21:58Si l'éducation nationale
21:59a communiqué
22:00ses projections démographiques,
22:03elle n'a pas précisé
22:05les conséquences
22:06qu'elle entend en tirer
22:07pour l'organisation future
22:09des collèges par exemple.
22:11C'est le cas en Savoie
22:13où le Conseil départemental
22:15est prêt à engager
22:16des travaux
22:17sur deux établissements
22:19pour plus de 68 millions d'euros,
22:21mais il demeure
22:23dans l'attente
22:24des éléments nécessaires
22:26au bon calibrage
22:27des investissements.
22:29Ma question,
22:30monsieur le ministre,
22:31est donc simple.
22:33Quelle stratégie nationale
22:34l'Etat entend déployer
22:36pour adapter nos écoles,
22:38nos collèges,
22:39nos lycées
22:40à cette baisse démographique ?
22:43Merci beaucoup,
22:44monsieur le député.
22:45La parole est à
22:46Édouard Geffray,
22:46ministre de l'Éducation nationale.
22:49Merci,
22:50madame la présidente,
22:51mesdames et messieurs les députés,
22:52monsieur le député.
22:54Vous avez raison,
22:55la vague démographique,
22:56on en a beaucoup parlé
22:56ces derniers temps
22:57dans le premier degré.
22:58En réalité,
22:59elle est en train d'arriver
22:59sur les collèges.
23:00C'est d'ordre de 30 000
23:01à 40 000 élèves par an
23:03et on va perdre 745 000 élèves
23:05dans le second degré
23:06d'ici 10 ans.
23:07Donc la vague,
23:08elle est considérable.
23:09Il y avait une première étape
23:10nécessaire qui n'était pas prévue
23:13et qui n'existait pas
23:14jusqu'au mois de mars.
23:15C'était de donner
23:16aux départements
23:16qui sont les seuls compétents
23:17pour ouvrir,
23:18fermer ou rénover,
23:19je le rappelle,
23:19ce n'est pas l'éducation nationale,
23:21une visibilité à 10 ans.
23:22C'est ce qu'on a fait
23:23au mois de mars
23:23et désormais,
23:24tous mes successeurs
23:24auront une visibilité à 10 ans
23:25qui sera en public chaque année
23:27pour que l'ensemble
23:28des acteurs puissent travailler.
23:29Le deuxième élément,
23:30bien sûr,
23:30sont les observateurs
23:31dynamiques rurales et territoriales
23:32qui sont généralisés
23:33à tout le territoire
23:34et qui permettent là aussi
23:35de prendre en compte
23:36la situation.
23:37Mais en réalité,
23:38vous le savez,
23:38et ça concerne aussi les collèges,
23:40je suis intimement convaincu
23:41qu'il faut changer de logique.
23:43Et donc,
23:44c'est pour ça que dans
23:4418 départements,
23:45cette année,
23:46on travaille en sens inverse.
23:48C'est-à-dire qu'on part
23:49d'un...
23:53On est toujours interrompu ici,
23:54c'est extraordinaire.
23:57On ne se lasse pas
23:58des interruptions
23:58quand on parle d'intérêt général.
24:00Pardon, madame.
24:01Il y a un couple
24:02entre le préfet
24:04et le DAZEN
24:05qui travaillent
24:06main dans la main
24:07avec les yeux locaux.
24:08Ce sont les consignes
24:09que j'ai données
24:11pour précisément
24:11construire une carte
24:13de...
24:14Pour construire
24:15une carte
24:16de l'offre scolaire.
24:17Cette carte
24:18de l'offre scolaire,
24:19elle ne se limite pas
24:19à la carte scolaire
24:20stricto sensu.
24:21Ce n'est pas une question
24:21d'ouverture ou de fermeture,
24:22mais une question
24:23d'offre scolaire,
24:24c'est-à-dire
24:24qu'est-ce que nous offrons
24:26pour garantir une égalité
24:27d'accès sur tout
24:28le territoire national
24:29à l'intégralité
24:30de nos dispositifs,
24:31y compris d'excellence.
24:32Dans ce cadre-là,
24:33on va donc construire
24:34de manière pluriannuelle
24:35et sur 5 ans
24:36une vision partagée
24:38associant les conseillers
24:39départementaux
24:39et régionaux d'ailleurs
24:40parce qu'il y a un enjeu
24:41sur les transports scolaires
24:42qui nous permettra
24:43de cette façon
24:43de, autant que possible,
24:44je crois,
24:45vous donner une vision
24:45aussi claire que possible
24:47et probablement
24:48un tout petit peu
24:48moins douleuse.
24:49Je vous remercie.
24:51Merci beaucoup.
24:52Est-ce que vous pouvez
24:53éviter les interpellations
24:54comme ça
24:55de parlementaire
24:55à parlementaire
24:56sur les bancs
24:56parce que franchement,
24:57on ne s'entend plus ?
24:58Merci, monsieur le ministre.
25:00Je voudrais donner
25:01la parole
25:02à madame Julie Lernous
25:03pour le groupe
25:03écologiste et social.
25:06Merci, madame la présidente.
25:08Madame la ministre
25:09de la transition écologique,
25:11où est passée l'écologie ?
25:13Il y a quasiment 4 ans,
25:14lors de ma première question
25:15au gouvernement,
25:17je demandais
25:17à votre prédécesseur
25:18s'il comptait renommer
25:19les canicules
25:19du nom des majors pétrolières,
25:21principales responsables
25:22du réchauffement climatique
25:23afin d'alerter
25:24sur la nécessité
25:25de préparer notre pays.
25:274 ans qu'à chaque canicule,
25:29nous vous alertons
25:30pour faire entendre
25:30l'alerte des scientifiques
25:31et la détresse
25:32de nos concitoyens.
25:334 ans que nos élus locaux,
25:35eux,
25:35agissent seuls
25:36sur le terrain
25:37pour planter des arbres,
25:38végétaliser nos cours,
25:39débitumer,
25:40autoriser les baignades
25:41en ville,
25:42isoler nos logements
25:42et nos écoles.
25:434 ans
25:44et toujours rien.
25:45En mai,
25:46notre pays a connu
25:47la vague de chaleur
25:48la plus précoce jamais vue.
25:49École fermée,
25:51services hospitaliers
25:51sous tension,
25:52salariés sous conditions
25:53de travail insupportables.
25:55Un jeune ouvrier du PTP
25:56a même perdu la vie
25:57dans la Drôme.
25:58Car oui,
25:59le réchauffement climatique
26:00tue plus de 200 000 personnes
26:02en Europe
26:03ces 4 dernières années
26:03selon l'OMS.
26:05Où est donc passée
26:06l'écologie ?
26:07Après les coupes
26:08incessantes
26:09de ma prime rénov',
26:10vous avez encore
26:10amputé le fond vert
26:11et vous comptez désormais
26:12vous attaquer à l'ADEME.
26:14Vous désarmez nos territoires
26:15de leurs principaux outils
26:16pour nous protéger.
26:18Aujourd'hui,
26:18nouvelle vague frappe
26:19notre pays.
26:20Élèves et personnel éducatif
26:21vont une nouvelle fois
26:22subir des conditions indignes.
26:24fermer les lieux
26:25si nécessaire.
26:26Voilà la réponse donnée
26:27ce matin à la radio
26:28par le ministre de l'Education.
26:29Pendant ce temps-là,
26:30ce sont les parents d'élèves
26:31qui montent sur des échelles
26:33pour coller des couvertures
26:34de survie
26:35sur les vitres
26:36de nos écoles.
26:37C'est insupportable,
26:38c'est indigne de notre pays.
26:40Mon cœur d'écologiste
26:42et de maman
26:43saigne face à votre abandon
26:44du monde qui vient.
26:46Car oui,
26:47nous ne connaîtrons plus
26:48le climat de notre enfance.
26:50Mais votre gouvernement
26:51semble être le dernier
26:52à ne pas l'avoir compris.
26:54Alors dites-nous,
26:55en Macronie,
26:56où est passée l'écologie ?
27:00Merci Madame la députée.
27:02La parole est à Madame Monique Barbu,
27:05ministre de la Transition écologique.
27:07Madame la Présidente,
27:09Madame la députée,
27:11effectivement,
27:12vous avez raison,
27:14nous vivons une vague
27:14de chaleur extrême
27:16qui est effectivement
27:17une conséquence
27:17du dérèglement climatique.
27:20Mais dire
27:20que nous n'avons
27:21strictement rien fait,
27:23ce n'est pas exact.
27:25Je veux dire,
27:26nous avons,
27:27et je vous invite
27:28à venir cet après-midi,
27:30je vous invite
27:31à venir cet après-midi
27:33au ministère
27:34où nous présenterons
27:36un an de feuilles de route
27:38du plan national d'adaptation
27:40et des 180 actions
27:42que nous avons commencé
27:43à mettre en oeuvre.
27:45Donc, voilà,
27:46je ne vais pas vous les lister
27:47toutes,
27:48mais ce n'est pas juste
27:49de dire cela.
27:50Maintenant,
27:51il est vrai
27:52qu'on a un travail
27:53important à faire
27:54et qu'il ne faut pas avoir,
27:56et il y a une chose
27:57sur laquelle je suis
27:58complètement d'accord
27:58avec vous,
27:59des signaux contradictoires.
28:01Et donc,
28:02clairement,
28:03si on veut
28:05véritablement
28:06avoir une politique
28:07d'adaptation
28:08au dérèglement climatique,
28:10il faut être sûr
28:11que toutes nos politiques
28:15sectorielles
28:17appliquent aussi
28:18un certain nombre
28:18de choses.
28:19C'est pourquoi
28:19nous avons aussi demandé
28:21à ce que la trajectoire
28:23qui, comme vous le savez,
28:25place la France
28:25à plus 4 degrés
28:26soit inscrite
28:28dans le code
28:28de l'environnement
28:29pour obliger
28:30l'ensemble
28:30des politiques publiques
28:32à devoir construire
28:33une trajectoire
28:35sur cette ligne-là.
28:36Mais encore une fois,
28:37je vous invite
28:38à venir nous voir
28:39cet après-midi,
28:41on vous détaillera
28:42comme à tous les autres
28:43l'ensemble
28:44des 180 mesures
28:45qui ont commencé
28:46à être mises en oeuvre.
28:47Merci beaucoup,
28:49Madame la ministre,
28:49Madame la députée.
28:52Monsieur le Premier ministre,
28:53votre gouvernement,
28:54vous ne savez pas
28:55à quoi sert
28:55le planning familial
28:56face aux violences
28:58sexuelles.
28:58Vous ne savez pas plus
28:59à quoi sert
29:00les moyens
29:01et les politiques publiques
29:02sur l'écologie
29:02pour faire face
29:03au réchauffement climatique.
29:05Merci,
29:05Madame la députée.
29:07La parole est à présent
29:09à madame Sabine Thillet
29:10pour le groupe démocrate.
29:13Merci, Madame la présidente.
29:15Madame la ministre,
29:16en 2017,
29:17le lancement du projet
29:18du système de combat
29:19aérien du futur,
29:21SCAF,
29:21a été une première réponse
29:22sur le chemin
29:23de l'autonomie stratégique
29:25de l'Europe.
29:26Aujourd'hui,
29:26l'échec de ce programme
29:28du moins en ce qui concerne
29:29l'avion de combat
29:30semble acter.
29:31Ce projet,
29:32un véritable défi
29:33technologique,
29:34industriel et politique,
29:35est devenu l'expression
29:37des difficultés
29:38qui entrave
29:38nos coopérations
29:39industrielles
29:40et stratégiques
29:41et interroge
29:42notre capacité européenne
29:44à sortir des rivalités
29:46et postures individuelles.
29:48Il met en lumière
29:49les limites
29:49d'une gouvernance
29:50insuffisamment clarifiées,
29:52les difficultés
29:53de coordination
29:54entre politique
29:55et industrielle,
29:56mais aussi la persistance
29:57de logique nationale
29:59qui peine à s'effacer
30:00devant l'intérêt stratégique
30:02commun européen,
30:03alors qu'aucun acteur
30:05européen,
30:06aussi performant soit-il,
30:07ne peut prétendre
30:09avancer seul.
30:10Au-delà de ce constat,
30:12nous devons tirer
30:12les enseignements
30:13de cet échec
30:14sans s'enfermer
30:15dans un débat
30:15sur les responsabilités.
30:17Les divergences
30:18industrielles
30:19et de gouvernance
30:19ralentissent
30:20les grands programmes
30:21structurants.
30:22Nous devons apprendre
30:23à mieux identifier
30:24les besoins réciproques,
30:25à reconnaître
30:26les compétences
30:27de chacun,
30:28à bâtir
30:28des partenariats
30:29fondés
30:30sur une gouvernance
30:31équilibrée
30:31en impliquant
30:32davantage
30:33les industriels
30:34en amont
30:35de la décision
30:36politique.
30:36Madame la ministre,
30:38quel est le gouvernement
30:40tire-t-il
30:40l'échec du SCAF ?
30:42Toutes les composantes
30:43du programme
30:43système de combat,
30:45connectivité,
30:46cloud de combat,
30:47intelligence artificielle,
30:48capacité de guerre électronique
30:50sont-elles menacées ?
30:51Et surtout,
30:52à l'approche
30:53du prochain conseil
30:54des ministres
30:54franco-allemands,
30:55quelle initiative
30:56comptez-vous prendre
30:57pour une coopération
30:58de défense
30:59fondée
31:00sur des projets
31:02réalistes
31:02et stratégiquement
31:04indispensables ?
31:05Je pense notamment
31:06aussi aux chars
31:08du futur,
31:09MGCS,
31:10car au-delà
31:10du programme
31:11industriel,
31:12c'est bien la crédibilité
31:13de la défense
31:14de l'Europe
31:14qui est en jeu.
31:15Je vous remercie.
31:16Merci Madame la députée.
31:17La parole est à
31:18Madame Alice Ruffeau,
31:20ministre auprès
31:20de la ministre des Armées
31:21et des anciens combattants.
31:23Merci Madame la présidente,
31:24Madame la députée,
31:25merci pour votre question.
31:26J'en profite aussi
31:26pour saluer le rôle
31:27de la diplomatie
31:28parlementaire,
31:28dans les partenariats
31:29européens,
31:29y compris en matière
31:30de défense,
31:31qui se voient
31:31et qui portent leurs fruits
31:32en ce moment même
31:33à Oro Satori
31:34où il y a beaucoup
31:34de nos partenaires
31:35qui sont justement
31:37en train de travailler
31:37main dans la main
31:38avec nous et avec nos industriels
31:39et avec nos forces armées.
31:40Sur le SCAF,
31:41il faut regretter
31:42l'impossibilité
31:44qu'il y a eu
31:44pour les industriels
31:45de s'entendre
31:46sur le NGF,
31:48mais pour autant,
31:49le besoin opérationnel
31:50demeure.
31:50Et le besoin opérationnel,
31:52c'est quoi ?
31:52C'est de disposer
31:53à horizon 2040
31:54d'un système
31:54de combat aérien
31:55de nouvelles générations
31:56qui nous permettent
31:57de garantir
31:57notre supériorité aérienne,
31:59notre autonomie stratégique
32:01et bien sûr,
32:02l'emport de la dissuasion
32:03nucléaire
32:04dans la composante aéroportée.
32:05Maintenant,
32:06il faut regarder
32:06de manière très sereine
32:07et très pragmatique
32:08ce qui marche
32:09et ce qui ne marche pas
32:09dans les coopérations.
32:10Ce qui marche,
32:11c'est bien sûr
32:11quand les industriels
32:12s'entendent
32:13et il se trouve
32:13que ça a été le cas
32:14dans cette coopération
32:15sur les segments
32:15que vous citez,
32:16le cloud,
32:16la connectivité,
32:17les drones de combat,
32:18l'intelligence artificielle,
32:19le combat collaboratif,
32:20tout ça,
32:20il faut le garder,
32:21il faut construire là-dessus.
32:23Deuxièmement,
32:24ce qui marche,
32:24c'est quand les forces armées
32:26s'entendent
32:26sur le besoin opérationnel.
32:27C'est ce qu'on a vu
32:28dans tous les programmes
32:28et dans la vie des programmes,
32:30c'est vraiment de revenir
32:31aux besoins militaires
32:31et aux besoins opérationnels
32:33parce que,
32:33comme vous l'avez dit
32:33d'ailleurs très justement,
32:35l'idée,
32:35c'est quand même
32:35de créer une défense de l'Europe
32:37qui soit crédible,
32:38robuste,
32:38capable de dissuader
32:39nos adversaires
32:40et ça,
32:40ça part d'une vraie entente politique
32:42et sur le besoin opérationnel
32:43de nos forces armées
32:44parce que c'est bien
32:44de cela dont il s'agit
32:46et j'ajoute
32:47que la manière
32:48dont nous menons
32:48aujourd'hui les coopérations,
32:50y compris en franco-allemand,
32:51vous avez cité
32:51le conseil des ministres
32:52franco-allemand
32:52qui aura lieu le 17 juillet,
32:53les ministres sont en train
32:54d'y travailler
32:54une feuille de route
32:55qui en fait,
32:56de manière générale
32:57en Europe,
32:57part des besoins opérationnels
33:00et des capacités industrielles.
33:01C'est ce qu'on fait
33:02en particulier avec l'Allemagne aussi,
33:03sur les capacités de feu,
33:05de frappe dans la profondeur
33:06dans le cadre du programme ELSA
33:07qui fait comme une carte
33:08à la fois des besoins,
33:09de la cohérence
33:10qu'on doit avoir en Europe
33:11sur la défense de l'Europe
33:12et des capacités industrielles
33:14pour y répondre.
33:15C'est ce qu'on fait
33:15dans beaucoup de domaines
33:16et évidemment,
33:17il faut le faire en européen
33:18parce que sinon,
33:18l'Europe décrochera
33:19face à ses grands compétiteurs.
33:21Merci beaucoup,
33:22Madame la ministre.
33:23Madame la députée.
33:24Merci, Madame la ministre.
33:27Il me paraît absolument indispensable
33:29qu'on a un véritable dialogue
33:31entre les armées,
33:32les industriels
33:33et aussi les parlementaires
33:35pour aller dans le même sens.
33:35Merci beaucoup.
33:37La parole est à présent
33:38à Madame Nicole Sanker
33:39pour le groupe Iotte.
33:40Merci, Madame la présidente.
33:42Monsieur le ministre
33:43de l'Action et des Comptes publics,
33:45depuis deux ans,
33:46je vous alerte
33:47sur l'exclusion inadmissible
33:48des lauréats polynésiens
33:50du bénéfice
33:51de la prime spéciale
33:52d'installation,
33:53la PSI.
33:54Les échanges que j'ai eus
33:55avec plusieurs membres
33:56du gouvernement
33:57ont permis de constater
33:58une convergence d'analyses.
34:00La différence de traitement
34:01entre les originaires
34:03des collectivités du Pacifique
34:04et ceux des DOM
34:05ne repose sur aucune justification
34:07de fonds réellement satisfaisantes.
34:10Pourtant,
34:11vous vous retranchez
34:12systématiquement
34:13derrière une seule
34:14et unique réserve,
34:15celle de son impact budgétaire.
34:17Or,
34:18Monsieur le ministre,
34:19cet argument
34:19ne tient pas la route.
34:21De quoi parle-t-on ?
34:22Environ 800 000 euros
34:23par an,
34:24une goutte d'eau
34:25à l'échelle du budget
34:25de l'État.
34:26Cette excuse comptable
34:28est d'autant plus absurde
34:29qu'elle est balayée
34:30par vos propres choix
34:31d'affectation.
34:32D'un côté,
34:33l'État refuse
34:34d'accorder la PSI
34:35aux fonctionnaires
34:36polynésiens
34:37sous prétexte
34:37de faire des économies.
34:39De l'autre,
34:40ils flènent le retour
34:41de ces agents
34:42sur leur territoire d'origine,
34:44préférant y envoyer
34:45des fonctionnaires
34:46de l'Hexagone
34:46dans les indemnités
34:48mirobolantes,
34:49coûte cher ou contribuables.
34:51Il est donc difficile
34:52de comprendre
34:52pourquoi la contrainte budgétaire
34:54est invoquée
34:55lorsqu'il s'agit
34:56de corriger
34:57une inégalité
34:57de traitement
34:58touchant quelques polynésiens
34:59alors qu'elle semble
35:01moins déterminante
35:02lorsqu'il s'agit
35:03de financer
35:04des affectations
35:06objectivement
35:06plus coûteuses.
35:08Cette situation
35:09nourrit
35:10chez de nombreux
35:11Polynésiens
35:12le sentiment amer
35:13d'une considération
35:14à deux vitesses
35:14au sein de la République.
35:16Ils subissent
35:17la double peine,
35:18discriminés
35:19à l'installation
35:20dans l'Hexagone
35:20et ignorés
35:21lorsqu'ils veulent rentrer
35:22et servir chez eux.
35:23Monsieur le ministre,
35:24le gouvernement
35:25entend-il engager
35:26une évolution
35:27de ce dispositif
35:29afin de garantir
35:30une égalité
35:30de traitement
35:31effective
35:32entre les fonctionnaires
35:33ultramarins
35:34et une meilleure cohérence
35:35dans la gestion
35:36des affectations
35:37en Polynésie française.
35:39Je vous remercie.
35:40Merci Madame la députée.
35:41La parole est à
35:42Monsieur David Amiel,
35:43ministre en charge
35:44de l'Action
35:44et des Comptes publics.
35:46Merci Madame la Présidente,
35:47Mesdames et Messieurs
35:48les députés,
35:48Madame la députée.
35:49Je voudrais d'abord
35:50redire aux agents
35:51polynésiens
35:52qui nous écoutent
35:54que j'entends
35:54évidemment les attentes
35:56qui sont exprimées
35:57à la fois en matière
35:57de reconnaissance
35:59et en particulier
36:00de leur reconnaissance
36:01de leurs attaches
36:02territoriales.
36:03Vous avez évoqué
36:03deux questions différentes,
36:05la question de la PSA
36:06d'un côté
36:07et sur laquelle
36:08je voudrais d'abord
36:09répondre.
36:09Comme vous le savez,
36:11le dispositif actuel
36:12tel qu'il existe
36:13a été conçu
36:13pour les départements
36:14et pour certaines
36:16collectivités d'outre-mer
36:17dans un cadre juridique
36:17qui est différent
36:18de celui
36:19de la Polynésie française
36:21puisque celle-ci
36:21dispose de ses propres
36:23dispositifs d'accompagnement
36:25pour certaines mobilités
36:26de personnel polynésien.
36:28Je pense par exemple
36:29aux primes versées
36:30à des enseignants
36:30qui rejoignent l'Hexagone
36:32pour accéder aux fonctions
36:33de personnel de direction,
36:34principal de collège,
36:36proviseur de lycée.
36:37Et donc,
36:37c'est l'articulation
36:38entre ces deux dispositifs,
36:40l'aide nationale
36:41et les aides spécifiques
36:43de la Polynésie
36:43qu'il nous faut travailler.
36:46Madame la députée.
36:47En ce qui concerne
36:48ensuite les centres
36:49des intérêts matériels
36:51et moraux
36:51et donc capacité
36:52de revenir en Polynésie,
36:54je voudrais être très clair.
36:55Oui,
36:55il y a une difficulté sérieuse
36:57que nous avons aujourd'hui
36:58et qui touche
36:59beaucoup de Polynésiens.
37:01Mais cela tient aussi
37:02au refus
37:03de la Polynésie française
37:05de renouveler
37:06certaines mises
37:06à disposition d'agents
37:08dont le centre
37:09d'intérêt matériel et moraux
37:10avait pourtant été reconnu
37:12et ces décisions,
37:13quand elles sont tardives,
37:14placent les agents
37:15et l'administration d'origine
37:16dans une situation
37:18très difficile.
37:19Et donc,
37:19on a des échanges
37:20qui sont en cours
37:20avec la Polynésie française
37:22pour clarifier les règles
37:24que le centre
37:25des intérêts matériels et moraux
37:27soit reconnu
37:28pleinement par l'Etat,
37:29mais surtout qu'il soit
37:30effectif
37:30et pour que les agents
37:31ne soient pas laissés
37:32sans solution.
37:33Donc,
37:33il y a ce travail
37:34qui est fait
37:34avec la Polynésie française
37:36sur les deux enjeux
37:37que vous avez abordés,
37:39Madame la députée,
37:40et sur lesquels
37:40il nous faut évidemment
37:41progresser d'urgence.
37:44Merci beaucoup,
37:45Monsieur le ministre.
37:46La parole est à présent
37:47à Monsieur Dominique Payat
37:49pour le groupe Horizon et Indépendant.
37:54Merci, Madame la Présidente.
37:56Ma question s'adresse
37:57à Monsieur le ministre
37:58de l'Économie
37:59et de la Souveraineté industrielle.
38:02Pendant 45 ans,
38:03j'ai consacré
38:04ma vie professionnelle
38:05à l'industrie
38:05de l'ameublement.
38:07J'y suis entré
38:08comme apprenti
38:09et j'ai eu la chance
38:09d'y exercer
38:10des responsabilités.
38:12Cette industrie
38:13est stratégique
38:14avec des capacités
38:15d'innovation
38:16et ancrée
38:17dans nos territoires.
38:18En Vendée
38:19comme partout en France,
38:21des entreprises familiales
38:22ont été des fleurons
38:23nationaux
38:24et internationaux.
38:25Aujourd'hui,
38:26la filière
38:28traverse une crise
38:29de longue durée.
38:30Depuis quelques années,
38:33la consommation
38:34s'est fortement contractée.
38:36Les volumes de production
38:37ont chuté
38:38d'environ 25%.
38:39Les défaillances
38:41d'entreprises
38:41progressent
38:42et les perspectives
38:43demeurent préoccupantes.
38:45La filière
38:46a d'abord eu
38:47à affronter
38:48le ralentissement
38:48brutal
38:49du marché
38:50immobilier.
38:51Chacun sait
38:52qu'un déménagement
38:53s'accompagne
38:53souvent
38:54d'achats
38:55de meubles.
38:56Ensuite,
38:57les entreprises
38:57sont confrontées
38:58à la prudence
38:59des ménages
39:00avec un taux
39:01d'épargne
39:01qui atteint
39:02près de 18%
39:03des revenus.
39:05Lorsque les transactions
39:06immobilières
39:07reculent,
39:08lorsque les Français
39:09se détournent
39:10des achats
39:11d'équipements,
39:12lorsque la concurrence
39:13internationale devient
39:14inéquitable
39:15et que le fabriqué
39:17en France
39:17est détourné,
39:19c'est toute la filière
39:20ameublement
39:20qui en subit
39:21les conséquences.
39:23Ce sont près
39:24de 40 000 emplois
39:25industriels
39:26et toute la filière
39:27bois
39:27qui sont directement
39:28menacées,
39:29autant de familles
39:30et d'entreprises
39:31sous-traitantes.
39:33Des mesures incitatives
39:34ont déjà été discutées.
39:36Je pense notamment
39:37à des mécanismes
39:38de déblocage
39:39de l'épargne
39:39réglementés
39:40pour l'achat
39:41d'équipements
39:41durables.
39:42Monsieur le ministre,
39:43êtes-vous prêt
39:44à étudier
39:45des dispositifs
39:46permettant
39:47de soutenir
39:47la consommation
39:48et de relancer
39:49le marché
39:50du meuble français ?
39:51Je vous remercie.
39:53Merci,
39:53Monsieur le député.
39:54La parole est à
39:55Monsieur Serge Papin,
39:56ministre en charge
39:57des PME
39:58du commerce
39:58de l'artisanat.
40:01Merci,
40:02Madame la Présidente,
40:03Mesdames,
40:03Messieurs les députés,
40:05Monsieur le député
40:06Dominique Payat,
40:07député de la Vendée.
40:09Alors,
40:10d'abord,
40:10je rappelle que le gouvernement
40:12a agi avec un plan
40:13de relance
40:14sur le logement
40:15puisqu'il est prévu
40:162 millions de logements
40:18d'ici,
40:19de construction
40:19d'ici 2030.
40:20C'est un plan,
40:21d'ailleurs,
40:21je peux en témoigner,
40:22qui a été salué
40:23par tous les artisans.
40:25Donc,
40:26ça va relancer
40:28l'accès au logement.
40:30Pour l'industrie
40:30de l'ameublement
40:32et pour Gauthier,
40:34notamment,
40:34qu'on connaît bien,
40:35vous et moi,
40:36les choses sont en train
40:37de changer.
40:38Je vais vous citer
40:39deux exemples,
40:40celui de Gauthier
40:40et celui aussi d'Alzapan
40:42que j'ai vu dernièrement
40:43qui fabrique en Alsace
40:45et qui est le troisième
40:46fournisseur pour Ikea
40:48dans le monde.
40:49En fait,
40:50pourquoi il y a
40:51une réindustrialisation
40:53qui est possible ?
40:54C'est parce qu'ils ont
40:55robotisé
40:55et Gauthier
40:57peut lutter ainsi
40:58contre Temu
40:59et avoir à peu près
41:00les mêmes prix
41:01et donc,
41:02il est de nouveau
41:03en développement
41:04et Alzapan,
41:05par exemple,
41:06à Erstein
41:07en Alsace
41:08est un des tout premiers
41:09fournisseurs d'Ikea.
41:10Donc,
41:11vous voyez,
41:11on peut changer les choses
41:12et ça peut valoir
41:13d'ailleurs ces deux modèles
41:14pour plein de choses.
41:15À partir du moment
41:15où on robotise,
41:17on peut être aussi compétitif
41:20mais il faut bien sûr
41:21investir un peu
41:22dans ce qu'on appelle
41:22des capex,
41:23c'est-à-dire
41:24que ces entreprises-là
41:25aient des fonds propres
41:26pour pouvoir le faire,
41:27ce qui est le cas
41:28et on a un plan d'ailleurs
41:29sur ce sujet-là
41:31qu'on va proposer
41:33d'ici quelques temps.
41:35Et puis,
41:36aussi pour l'épargne,
41:38vous avez raison,
41:38il y a sans doute
41:39beaucoup d'épargne
41:40et vous aurez sans doute
41:42l'occasion ici
41:43d'en débattre
41:44puisqu'il y a une mesure
41:45qui a été adoptée
41:46par le Sénat
41:47et qui prévoit
41:48de libérer
41:49jusqu'à 5 000 euros
41:51d'épargne salariale
41:53et pour les mettre
41:55dans la consommation
41:56et ça,
41:57l'Assemblée nationale
41:59en débattra prochainement.
42:01Merci.
42:02Merci beaucoup,
42:03monsieur le ministre.
42:04La parole est à présent.
42:05Monsieur David Riemann
42:06pour le groupe GDR.
42:09Merci,
42:10madame la présidente.
42:11Ma question s'adresse
42:11à madame Barbu,
42:12ministre de la Transition écologique.
42:14Madame la ministre,
42:15la semaine dernière,
42:16dans cet hémicycle,
42:17mon collègue Jean-Victor Castor
42:18et moi-même défendions
42:19une proposition de loi
42:20visant à rétablir
42:21la possibilité d'explorer
42:22les ressources
42:22sur notre territoire.
42:24Les gardiens
42:24de la bonne conscience écologique
42:25se sont levés pour nous expliquer
42:27ce qui était bon pour nous.
42:29Biodiversité,
42:29climat,
42:30changement climatique.
42:30Le verdict était déjà rendu
42:32avant même que le débat
42:33ne commence.
42:34La même semaine,
42:35après avoir été rappelé
42:36à l'ordre
42:36sur les objectifs
42:37de protection
42:38de la biodiversité,
42:39la France a décidé
42:40d'étendre
42:40ou de créer
42:41plusieurs réserves biologiques.
42:42Sur les 157 000 hectares
42:44nouvellement placés
42:45sous protection forte,
42:46plus de 156 000
42:47se trouvent en Guyane.
42:48Autrement dit,
42:48près de 99%
42:49de l'effort annoncé
42:50repose sur un seul territoire.
42:52Encore une fois,
42:53lorsqu'il s'agit d'atteindre
42:54des objectifs internationaux
42:55ou européens,
42:56la Guyane apparaît
42:57comme une réserve
42:57de fonciers disponible,
42:59un espace sur lequel
42:59on peut tracer des lignes
43:00comme sur une carte vierge
43:02pour satisfaire
43:02des engagements pris ailleurs.
43:04Encore une fois,
43:05nous sommes soumis
43:06à cette vieille habitude française
43:07qui consiste à considérer
43:08la Guyane
43:09comme un espace disponible
43:10dans lequel on peut
43:11interdire,
43:12classer,
43:13décider.
43:13La semaine dernière,
43:14vous expliquez aux Guyanais
43:16qu'ils ne pouvaient pas
43:17décider de leur sous-sol.
43:18Cette semaine,
43:19vous leur expliquez
43:19qu'ils ne décideront pas
43:20davantage
43:20de leur espace protégé.
43:22Lorsqu'il s'agit de protéger
43:23la forêt française,
43:24nous sommes la France.
43:25Lorsqu'il s'agit d'améliorer
43:26les statistiques environnementales
43:28françaises,
43:28nous sommes la France.
43:29Lorsqu'il s'agit de répandre
43:30aux injonctions de Bruxelles,
43:31nous sommes la France.
43:32Mais lorsqu'il faut investir,
43:34réparer,
43:35racraper,
43:35développer,
43:37nous redevenons soudainement
43:38un territoire d'outre-mer,
43:39lointain et périphérique.
43:40Alors ma question est simple,
43:41Madame la Ministre,
43:42à quel moment
43:43les Guyanais auront-ils le droit
43:44de participer aux décisions
43:45qui concernent
43:46leur propre territoire ?
43:47Je vous remercie.
43:48Merci, Monsieur le député.
43:54Madame la Présidente,
43:56Monsieur le député,
43:57j'espère que ce que vous
43:58ne souhaitez pas,
44:00c'est de ramener la Guyane
44:02à une économie extractive.
44:04Parce qu'effectivement,
44:05d'un côté,
44:06entre l'efforage sur le pétrole
44:09et d'autre part,
44:10l'exploitation des forêts,
44:13quelque part,
44:14quel est l'équilibre
44:15que vous souhaitez construire
44:17sur la Guyane ?
44:18En ce qui me concerne,
44:21c'est un honneur pour moi
44:23et c'est un honneur
44:24pour la Guyane
44:25de pouvoir disposer
44:27de cette richesse
44:28qui, effectivement,
44:30nous a permis
44:30de classer
44:32la réserve
44:34dont vous parlez.
44:36En revanche,
44:38dire que c'est la France
44:39qui l'a classée,
44:40c'est complètement faux.
44:42Il y a tout un processus
44:43qui s'est fait.
44:44Nous avons les deux communes,
44:46Régina et Saint-Georges,
44:48qui sont concernés,
44:49qui ont donné leur accord.
44:50Nous avons aussi eu
44:52l'accord du Grand Conseil
44:53coutumier
44:54et, effectivement,
44:56celle du préfet
44:57et de la collectivité
44:58territoriale de Guyane.
45:00Vous ne pouvez pas dire
45:01que c'est quelque chose
45:02que nous avons imposé
45:04depuis Paris.
45:05Par ailleurs,
45:06il est clair
45:07que pour la Guyane,
45:09il faut aussi proposer
45:10des modalités
45:11de développement.
45:12Et vous avez,
45:13effectivement,
45:14en Guyane,
45:15un certain nombre
45:16d'atouts
45:17sur lesquels
45:18il faut construire
45:18la forêt.
45:19Je me suis battue,
45:20comme vous le savez,
45:21pour accroître
45:22le nombre de postes
45:23de l'ONF
45:24pour pouvoir mettre
45:26plus de bois
45:28en exploitation
45:28sur la Guyane.
45:30Je me suis battue
45:31à Bruxelles
45:32sur le règlement RDU
45:34pour obtenir
45:35des libéralisations
45:36sur un certain nombre
45:38de commerces
45:38qui sont faits
45:39à partir de la Guyane.
45:41Et je continuerai
45:42à défendre
45:43à me battre
45:44pour toutes
45:44les possibilités
45:45que nous avons
45:46de développement
45:47en Guyane,
45:48comme par exemple
45:48la pêche
45:49et voir,
45:51même,
45:52si vous voulez,
45:52les questions
45:53orifères
45:54à plus long terme.
45:55Merci.
45:56Merci beaucoup,
45:56Madame la Ministre.
45:57Monsieur le député.
45:58Oui,
45:58Madame la Ministre,
45:59pendant que vous êtes
46:00en train de décider
46:01à notre place,
46:02ça fait 40 ans
46:02que les Wayans
46:03américains
46:04sont en train
46:04d'être empoisonnés
46:05par le mercure.
46:06Vous ne faites rien
46:07contre les Garimperos
46:08à passer en train
46:09de se développer
46:09dans la forêt guyanaise.
46:10Avant de rajouter
46:11des espaces protégés,
46:12il faut déjà
46:12sauver les personnes
46:13qui ne sont pas données
46:13au quotidien.
46:14Je vous remercie.
46:15Merci beaucoup,
46:16Monsieur le député.
46:17La parole est enfin
46:18à Monsieur Vincent Trébuchet
46:19pour le groupe UDR.
46:23Merci,
46:24Madame la Présidente.
46:25Monsieur le Premier ministre,
46:26un député,
46:27notre collègue
46:28du groupe UDR,
46:29Charles Aloncle,
46:30a été suivi
46:31pendant plusieurs heures
46:32et sans doute
46:32plusieurs jours
46:33dans les rues de Paris
46:34jusqu'à la porte
46:35de son domicile.
46:36Puis,
46:37des photographies
46:38prises dans l'illégalité
46:39la plus totale
46:40et révélant sa vie privée
46:42ont été publiées
46:44dans le seul but
46:45de mettre en cause
46:45son intégrité.
46:47Selon les révélations
46:48de Mediapart,
46:49cette traque aurait été
46:49organisée,
46:51financée
46:51et relayée
46:53par de puissants
46:53intérêts privés.
46:55Ne nous y trompons pas.
46:56Il ne s'agit pas
46:57d'une simple paparazzade,
46:58mais bien d'une entreprise
46:59méthodique destinée
47:00à surveiller,
47:02intimider
47:02et salir un parlementaire
47:04dans l'exercice
47:04de son mandat.
47:05Dans une démocratie,
47:07la puissance de l'argent
47:08ne saurait conférer
47:09un permis de traquer,
47:10la puissance médiatique
47:12un droit de diffamer
47:13et l'influence
47:14un privilège
47:15d'impunité.
47:16L'indépendance
47:17de notre Assemblée
47:18et la liberté
47:18de ses travaux
47:19sont une garantie
47:20essentielle
47:21de notre démocratie.
47:22Ne pas condamner
47:23aujourd'hui
47:24de telles méthodes,
47:25c'est accepter
47:26que demain,
47:26l'argent
47:27et l'influence
47:28puissent intimider
47:29les élus,
47:30fausser nos débats
47:31et peser
47:32sur l'expression
47:33du suffrage
47:33des Français.
47:34Car autant,
47:35la saisine du déontologue
47:36a pris 24 heures
47:37à grand renfort
47:38d'annonces publiques.
47:40Autant,
47:41depuis les révélations
47:42de les coulisses
47:42de cette opération,
47:43silence radio,
47:45silence coupable.
47:46Monsieur le Premier ministre,
47:47ma question est simple
47:48et appelle une réponse
47:50tout aussi sommaire.
47:52Condamnez-vous
47:52sans ambiguïté
47:53ces méthodes
47:54de mafieux
47:54qui consistent
47:55à faire suivre
47:56un député
47:57pour mieux
47:57bâillonner
47:58notre Assemblée.
48:00Merci beaucoup.
48:01Merci monsieur le député.
48:03La parole est
48:04à madame Bréjon,
48:05ministre en charge
48:06du porte-parole
48:07du gouvernement
48:07et de l'énergie.
48:09Merci madame la présidente,
48:10mesdames et messieurs
48:10les députés.
48:11Monsieur le député,
48:12nous condamnons
48:13évidemment sans réserve
48:14tout ce qui vient
48:14de toucher
48:15à la vie privée
48:16d'un parlementaire
48:17et d'un citoyen.
48:18C'est une évidence.
48:20Je n'ai pas davantage
48:21de commentaires à faire
48:22sur l'ensemble
48:23de ce que vous avez
48:24mentionné
48:25dans votre question,
48:25ce que je peux
48:26effectivement vous dire
48:27et vous redire
48:27et je pense que nous
48:28l'avons toujours défendu,
48:29c'est le respect
48:30du droit
48:32à la vie privée
48:33auquel les uns
48:34et les autres
48:34ont tous le droit
48:35d'aspirer ici.
48:37Je me permets néanmoins
48:38une petite remarque,
48:39en tout cas
48:39un petit ajout
48:42sur ce que vous avez
48:43mentionné
48:44concernant la saisine
48:45du déontologue.
48:45je crois que la présidente
48:46de l'Assemblée nationale
48:48travaille de manière
48:48équitable,
48:49elle est dans son rôle
48:51et quiconque n'a rien
48:53à se reprocher
48:54n'a donc rien
48:54à en craindre.
48:55Je vous remercie.
48:56Merci beaucoup
48:57madame la ministre.
48:58Monsieur le député.
49:00Madame la ministre,
49:01la présidente
49:01de l'Assemblée nationale
49:02est dans son rôle
49:03lorsque, voyant un doute,
49:07elle saisit le déontologue.
49:08Mais nous aurions souhaité
49:09par la suite
49:09une marque de soutien
49:11à un élu
49:12pris en cabale
49:12injustement
49:13par des intérêts privés
49:14et notamment
49:15car dans cet hémicycle
49:16tout le monde
49:16se fait fort de défendre
49:17les femmes
49:18à une collaboratrice
49:19qui a été roulée
49:20dans la boue
49:20et dont la réputation
49:21a été livrée en pâture.
49:24Merci à tous.
49:25La séance des questions
49:26au gouvernement
49:26est terminée.
49:27La séance est suspendue.
49:28Elle reprendra à 15h.
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