Passer au playerPasser au contenu principal
[#Interview] Les quatre vérités de Jonathan Ignoumba sur les 7 milliards alloués à la Nyanga

́
📲066441717 📞011775663

📬 contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦 — ’ ’

#GMT
#Gabon
#10ansGMT

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors, M. le ministre, bonsoir.
00:02Bonsoir.
00:03Et merci de nous recevoir à votre émissile.
00:07Alors, avec vous, nous aborderons trois questions.
00:13Tout d'abord, la question de la gestion des 7 milliards de francs CFA alloués à la province de Banyanga,
00:20au cœur de l'accusation aujourd'hui de malversations sur les réseaux sociaux.
00:24Ensuite, nous évoquerons la dissolution de la Société d'agriculture et d'élevage du Gabon.
00:32Vous êtes un des acteurs lors du lancement, donc le ministre de l'Agriculture,
00:38son placement par un groupeal, mais surtout les difficultés persistantes du secteur agricole aujourd'hui.
00:44Et enfin, on parlera aussi de l'actualité politique dans la province de Banyanga.
00:49Alors, la première question que nous souhaitons vous poser, M. le ministre,
00:55c'est celle de savoir, 7 milliards ont été alloués à la province de Banyanga,
01:01des accusations de mauvaise gestion, voire de malversations circulent aujourd'hui sur les réseaux sociaux.
01:07Vous avez été directement associé à la réflexion sur l'utilisation de cette enveloppe.
01:12Quelle a été exactement votre responsabilité dans l'arbitrage, d'abord, l'affectation et le suivi de ces fonds ?
01:20Et pouvez-vous aujourd'hui garantir que chaque fonds engagé peut être retracé ?
01:27Merci aux médias qui sont là cet après-midi pour me permettre de m'expliquer à ce sujet.
01:34Parce que vous savez, les réseaux sociaux s'affusent vite et nos enfants sont frustrés.
01:39Moi, j'ai des petits-enfants qui regardent toutes ces choses.
01:43J'ai appris cela par le canal d'un de mes fils, qui est en France,
01:47qui m'a envoyé cela dans le groupe de notre famille.
01:50Et mes enfants étaient persuadés.
01:51C'est vraiment dommage que notre pays, nous fonctionnons dans la rimeur.
01:56Que les médias que vous êtes, vous n'allez pas au fond des choses chercher l'information
02:01avant d'écrire certaines choses.
02:03Bon, nous ne voulons pas poursuivre tout le monde.
02:05Mais je crois que lorsque mon avocat va rentrer, je vais porter plainte à deux individus.
02:14Il y a un qui a été identifié, mais qualifiant qu'il avait de preuves que j'avais volé de
02:20cet argent.
02:21Et en ce qui est de 7 milliards, il faudra faire un distinguo.
02:26Je ne veux pas parler des doyens politiques,
02:29parce qu'il y a des gens qui sont très sensibles quand on parle des doyens politiques.
02:32Mais j'ai été le chef politique de la province durant la transition.
02:37Donc je suis d'ailleurs fier de mon passage pendant cette transition dans la province de la Nyanga.
02:43Sur tous les plans.
02:45En matière de gestion, la transparence et les résultats aux élections locales.
02:50Aux élections présidentielles et référendaires.
02:54C'est du bon travail, c'est mon management.
02:57Avec certains cadres de la Nyanga, nous avons mis un plan.
03:00Dès que le président m'a donné la responsabilité au gouvernement de gérer cette province.
03:04Les résultats sont là.
03:06Le monde retiendra, le Gabon, la Nyanga retiendra que sous le leadership d'Inyumba,
03:11voici les résultats dans cette province et comment Inyumba a fonctionné.
03:15Alors, les 7 milliards, c'est un fonds que moi j'ai qualifié, un fonds de charme.
03:21Parce que nous ne savions pas d'où ça vient.
03:22J'ai appris par tout le monde que le président de l'État avait mis à disposition de chaque province
03:287 milliards de francs et francs.
03:30C'est vrai ou faux, je ne sais pas.
03:32Mais en ce qui est de la Nyanga, il y a eu les 7 milliards.
03:34Il y a eu les 7 milliards.
03:35Mais il faut que nous, à la Nyanga, on fasse un distingo de projet.
03:41Donc, lorsque j'ai été ministre responsable de cette province, le président a lancé deux chantiers.
03:47La construction de la mairie de Chubanga.
03:49La construction de la brigade centre de Chubanga.
03:53Et le camp des sapeurs-compiers.
03:55Il m'avait mandaté à cette époque à Chubanga, aller choisir le site.
03:59Donc, c'était des projets séteris que j'ai ménagé.
04:04Au niveau du ministère de l'Agriculture, j'ai lancé un projet du rentre-vous.
04:09Dans le cas de la SAEG, nous allons laborer lorsqu'on arrivera à la SAEG.
04:13Bon.
04:13Alors, dans les 7 milliards, le président avait réuni tout le quota politique de la Nyanga
04:19après la répartition que j'ai faite des enveloppes sur les 7 milliards.
04:25J'ai donné à chaque département.
04:27Donc, le département de Bongo dont je suis originaire, 1 milliard.
04:31Là, le Tila, Mabanda, 1 milliard.
04:33La basse Banyo, Mayumba, 1 milliard.
04:37La haute Banyo, Ndindi, 500 millions.
04:39Pourquoi ?
04:40Parce que j'avais dit au président que j'ai un projet de construction d'un centre de pêche en
04:45Ndindi.
04:46Et que Ndindi était un peu plus développé que Mabanda et Molenkbinza.
04:50Donc, c'est pour ça que c'est le seul département qui a 500 millions.
04:55Tout le monde était là, toute la Nyanga était là.
04:57Le grand frère d'Agnissé qui se fâchait un peu avait compris.
05:00Et si vous allez à Ndindi, aujourd'hui, le centre de pêche est en train de monter.
05:04Voilà.
05:04Et à Mouabi, on a mis 1 milliard.
05:06À Mourindi, le district de Mouabi, 300 millions.
05:10Et à Ndenglila, la sous-préfecture de Mouti, on a mis 500 millions.
05:14Parce que là-bas, le sous-préfet habite Chubanga.
05:18Il fallait tout faire pour que le sous-préfet et les gendarmes aillent en Ndengla désormais.
05:22Donc, ils ont bénéficié d'une enveloppe de 500 millions.
05:25Dans le département de Mouabi, les deux cantons, on a mis 100 millions, 100 millions.
05:29Et la commune de Chubanga, 1 milliard 5.
05:31C'est ce qui fait les 7 milliards de francs.
05:34Répartis par département comme ça.
05:36Et il y a eu des points focaux dans chaque département.
05:40Moi, j'ai été le central au niveau de la Ndengla.
05:42Le ministre Maj Moussi au niveau national.
05:45Et il y avait un intermédiaire au niveau de la présidence.
05:48Donc, mon rôle était juste de signer les factures.
05:54Ces points focaux avaient un rôle d'aller identifier les projets.
05:58Aller dans leur village, leur département,
05:59que les populations disent ce qu'ils souhaitaient avoir.
06:02C'est ce qui a été fait dans tous les départements.
06:05Sauf à la Duny, qui tenait à créer une société.
06:09Donc, moi, je n'ai pas voulu signer une facture de la Duny.
06:12On est tombé d'accord, Maj Moussi et moi.
06:14J'ai dit non, le président n'a pas donné cet argent pour créer des sociétés.
06:18Parce que je ne comprends pas, on va créer une société avec cet argent.
06:21Elle bénéficiera à qui ?
06:22Les bénéfices.
06:23Qui va contrôler la gestion de cette entreprise ?
06:26D'ailleurs, j'apprends aujourd'hui qu'ils ont un problème de retard de salaire.
06:29C'est pourquoi je ne voulais pas signer.
06:30Mais dès lors où le chef de l'État avait signé,
06:33lorsque le président du conseil, à l'époque,
06:35le vice-président Moundunga était parti le voir,
06:39avait donné son accord.
06:40Et à partir de cet instant, j'ai signé une facture.
06:43Donc, la classabilité de ce fonds par la CDC qui décaissait est faisable.
06:50Moi, j'ai qualifié cette opération, une opération de charme.
06:55Le président était sétéri et il a 7 millions à chacun.
06:59Moi, en tant que premier responsable politique de la province,
07:02je ne voyais pas moi soutenant le président et retirer 10 francs de cet argent.
07:07Donc, chaque département a géré son argent comme ils ont voulu.
07:11Moi, je ne me suis pas mêlé.
07:12Je ne signais que la facture ici chez moi.
07:15Je l'ai transmetté à Vachemussi.
07:17Qui, lui, à son tour, l'ai transmetté à la présidence,
07:19d'après ce que j'ai appris,
07:21et c'est la présidence qui mettait le dernier visa.
07:23Et c'est le président lui-même.
07:25Et ce soit le directeur du cabinet, je ne saurais vous dire.
07:28Ça, il n'y a que la CDC qui peut vous dire.
07:30Et la CDC décressait.
07:31Donc, nous, on vérifiait,
07:33les comités qui étaient sur le terrain,
07:35vérifiaient si les entreprises étaient payées
07:37et que si les travaux avançaient.
07:39Au départ, le président nous avait dit
07:41qu'il n'y avait pas de TVA à payer.
07:44Il fallait choisir des entreprises locales.
07:47C'est-à-dire, c'est les enfants du village.
07:49Vous voyez déjà le risque.
07:51Il n'y a pas d'appel d'offres.
07:53Il n'y a rien à faire.
07:53Donc, le marché était conclu
07:55entre le comité du département communiste et les entreprises.
08:00C'est eux qui avaient le choix des entreprises.
08:02Je l'entends, ils n'avaient pas se mêlent
08:03dans le choix de ces entreprises.
08:05D'ailleurs, je ne les connais même pas.
08:08Je connais quelques entreprises.
08:09Je prendrais le cas de Mabanda.
08:11J'ai vu un ancien préfet qui avait eu le marché.
08:14J'ai demandé à Ibiati qui était le point de faire.
08:15Je dis, ah, celui-là est entrepreneur.
08:18Il est maintenant entrepreneur.
08:19Oh oui, oui.
08:20Et le cas de Mabanda,
08:23ils cherchent de l'argent aujourd'hui
08:24parce que vous ne pouvez pas évaluer
08:26une villa de deux chambres à Mabanda
08:28avec 15 millions, 20 millions.
08:30Le matériel est transportable ici.
08:32Bon, c'est de Mabanda.
08:33On dit, non, chez nous, il n'y a pas de problème.
08:34Il y a le sable, il y a le gravier.
08:35Ce n'est pas, c'est Mabanda.
08:36Je dis, ah, attention.
08:38Le sable, on le transporte des chambres pour Mabanda,
08:40des chambres pour Mabanda.
08:42Donc, ces maisons que j'ai évaluées
08:43à 20 millions sont difficiles.
08:44Donc, l'argent était géré comme ça.
08:46Chacun évaluait, donnait son prix.
08:48L'entreprise acceptait ou pas.
08:49Donc, l'entreprise qui disait,
08:50non, moi, c'est peu, je ne peux pas construire,
08:52ce n'est pas possible.
08:54C'est comme ça que ça s'est passé.
08:55Moi, je me suis mêlé de rien.
08:56Nous avons eu un cas à Mayumba
08:58où on lui a donné de l'argent à une entreprise
09:00pour réfectionner une école.
09:02Et lorsqu'il a enlevé la toiture,
09:04toute l'école est tombée.
09:05Qu'est-ce qu'on fait dans ce cas ?
09:07On se retourne sur le donateur
09:09qui est le président, ce n'est pas l'État.
09:11Je me suis adressé à Mabanda,
09:13qui m'a dit, non, grand-fère,
09:14il faut aller voir le président,
09:15toi-même, avec les relations avec le président.
09:17Ça, je ne peux plus gérer.
09:18Le fond de la Ndianga, c'est fini.
09:20Je me suis dit, mais comment c'est fini ?
09:22L'école est tombée.
09:24Est-ce que moi, à Mayumba,
09:25je prends de mon argent
09:26pour aller refaire cette école ?
09:28Est-ce que c'est le comité local de Mayumba
09:30qui doit refaire cette école ?
09:32On a voulu réfectionner l'école.
09:34On a eu un accident.
09:35Le montant qu'on a donné à l'entreprise
09:36ne peut pas suffire de refaire une école.
09:38Il faut reconstruire cette école à Mayumba.
09:41Et ça, je voulais raconter le président
09:43pour lui expliquer toutes ces choses.
09:44C'était un fond politique.
09:46Ça n'a rien à voir.
09:47Il n'y a pas eu de convention,
09:48il n'y a pas de marché donné.
09:50Ce n'est même pas au Trésor
09:51qu'on a payé les gens.
09:53Mayumba était là pour signer des factures
09:55pour le paiement.
09:57Donc, le circuit, c'est celui-là
09:58que je vous ai donné.
09:59Donc, on a eu tous ces cas.
10:00Le président nous a dit au départ
10:02que ce chantier, c'est sans TVA.
10:04Et après, les entreprises se sont plaintes.
10:06Ah, Mayumba, vous êtes en train
10:07de nous retirer la TVA.
10:08Donc, vous voyez combien de fois
10:09les factures ont été effacées.
10:11Parce que les gens sont surpris
10:12de ce que les travaux sont arrêtés
10:13et qu'il y a des entreprises
10:14qui n'ont pas pu terminer les travaux.
10:16Parce qu'ils ont été surpris
10:17de l'imposition de la TVA.
10:20Mayumba, nous étions chez moi,
10:22nous avons appelé le président ensemble
10:24pour lui dire
10:24Ah, monsieur le président, j'ai un problème.
10:26Les entreprises se payent.
10:27Mayumba a ajouté la TVA sur les factures.
10:30Donc, ça déphase l'opération.
10:33Et les gens de Mabanda
10:34se sont tombés là-dedans.
10:36Voilà la réalité dans les 7 milliards.
10:38Donc, je vous disais
10:39de faire un distinguo
10:40dans les chantiers
10:41lancés par le CETERI à l'époque,
10:43donc, disons l'État,
10:44et les fonds alloués
10:45par le président
10:46que j'ai appelé
10:47le fonds de charme.
10:49Parce qu'on se préparait,
10:50on devait aller à une élection,
10:51le président le savait.
10:53Il ne faut pas se faire
10:53la face,
10:53mais on se fait en politique.
10:55Pourquoi on se réveiller un matin
10:56pour donner 5 milliards
10:57à une province
10:58pour faire quoi ?
10:59Sans suivre
11:00la dontologie même financière.
11:04Le code de marché public est clair.
11:05Un marché au-delà
11:06des 30 millions,
11:07c'est des conventions et tout.
11:08Nous n'avons pas signé
11:08de convention.
11:09Quand j'apprends
11:10que la TAG force,
11:11il y a un certain meillier
11:12qui recevrait des entreprises
11:13pour lui demander
11:14combien ils m'ont donné.
11:15Mais il ne me connaît pas
11:16ce monsieur.
11:18Je n'ai pas attendu
11:19d'être ministre
11:19pour avoir 100 francs.
11:21Ici, je vis,
11:22je n'ai pas été ministre
11:23pour avoir l'âge du vie.
11:24Je n'ai rien eu d'ailleurs
11:25de mon passage au gouvernement.
11:28Donc,
11:28comme je vous disais
11:29que j'attends
11:30l'arrivée de mon avocat,
11:31tout ce qui est dit,
11:32mes enfants ont vu,
11:33les interventions
11:34des uns et des autres,
11:35je ne peux pas accepter
11:35d'être sali.
11:38Je ne peux pas accepter,
11:39ça ne va pas continuer.
11:40Donc, je vais éclairer
11:41les Ninois
11:41sur les 7 milliards.
11:43Le problème des marchés,
11:44de ceux qui ne fonctionnent
11:46plus dans la Nyanga,
11:47il faut faire un distinguo.
11:48Les 7 milliards,
11:49les projets étaient retenus
11:50par les enfants
11:51des villages.
11:52Il y a un comité
11:53de six bons noms
11:54par département
11:56qui ont géré
11:57les projets.
11:57Je ne me suis mêlé
11:58de rien.
12:00Je ne me suis mêlé
12:01de rien.
12:01Le choix venait
12:03des villageois.
12:03Moi, je me faisais
12:04signer des factures
12:04à mon salon ici.
12:06que j'ai envoyées
12:07chez Maïs Moussi,
12:09lui dit-on envoyé
12:10aussi à la présidence
12:10pour le payer.
12:11L'incident que nous avons eu,
12:13c'est que dans
12:14les chantiers de Sétéry,
12:16il y avait la réfection
12:17sur les écoles
12:17de Chubanga
12:18qui a lancé ça,
12:19on ne sait pas qui.
12:21Mais notre grande surprise,
12:22dans les 1,5 milliards
12:23prévus à Chubanga,
12:24Maïs Moussi,
12:25nous étions en réunion
12:26au Palais,
12:27m'a montré une facture
12:27signée par le président
12:28lui-même
12:30qui a employé un marché
12:32à une entreprise
12:33pour achever les travaux
12:35des écoles de Chubanga
12:36qui avaient commencé
12:37par le Sétéry.
12:38Donc, le Sétéry
12:39n'ayant plus d'argent,
12:41dans la veloge
12:42de 7 milliards
12:42de Chubanga
12:43qui avait 1 milliard
12:44on a ponctionné
12:45750 millions
12:47qu'on a donné
12:48à une entreprise
12:48que je ne connais même pas.
12:50Ce monsieur me connaît
12:51peut-être parce qu'il peut
12:52me voir à la télé,
12:52moi je ne le connais pas.
12:53C'est le président lui-même
12:54qui aurait signé la facture
12:56donnant cette entreprise,
12:57a choisi lui-même
12:58l'entreprise,
12:58je ne sais pas laquelle,
12:59est-ce que les écoles
13:00réfectionnées à Chubanga
13:01sont terminées ou pas,
13:02il n'y a pas
13:02rien à voir avec ça.
13:04Alors voilà la réalité.
13:05Donc,
13:06quand le président a signé,
13:08j'ai appelé Nguyen Moussavu,
13:09j'ai appelé Boutamba
13:10parce qu'ils étaient
13:11dans le comité
13:11de Chubanga
13:12avec le jeune député
13:13aujourd'hui,
13:14j'ai dit
13:14Ah, Chubanga
13:15vient de perdre
13:16750 millions.
13:18Comment ça ?
13:19Je lui ai dit oui
13:19parce qu'on ne sait pas
13:20qui a commencé
13:21à réfectionner les écoles,
13:23les chantiers sont arrêtés,
13:24le président a fait le tour
13:25de Chubanga,
13:26a vu ça,
13:26mais dans votre milliard
13:28on a coupé 750 millions.
13:30Ah non,
13:30il faut nous obtenir
13:31une audience dans ce cas,
13:32il faut que le président
13:33nous rembourse
13:33notre argent total.
13:34Jusqu'à aujourd'hui,
13:35je n'ai pas obtenu
13:36d'audience
13:36pour que le président
13:37reçoive Nguyen Moussavu,
13:38Boutamba
13:41voilà la réalité
13:41de 7 milliards.
13:42Maintenant,
13:43les Ninois se posent
13:44une question sur
13:45les 2 milliards,
13:4610 milliards
13:47du 30 août
13:48parce qu'il y a
13:49confusion de choses.
13:51Il faut qu'on éclaire les gens.
13:52Je vous ai dit
13:52qu'il y a les chantiers
13:53que le CETERI a lancés,
13:55la mairie de Chubanga,
13:57les pompiers
13:58et le camp de Jalemmé.
13:59Ça, ça n'a rien à voir
14:00avec les 7 milliards.
14:02Il y aurait eu
14:0310 milliards
14:03ou 7
14:05pour le 30 août
14:06dans la Nyanga.
14:08C'est de cet argent
14:09que les Ninois
14:10veulent savoir
14:11puisqu'ils voient
14:12le développement
14:12de Makoku,
14:13dit-on,
14:13parce qu'on n'est pas Makoku,
14:14je ne regarde rien.
14:15Dit-on que Makoku
14:16est en train de se développer,
14:17le président aurait donné
14:18à 2 euros
14:18et 7 milliards
14:19qu'il a donné à tout le monde
14:20aurait donné aussi
14:21de l'argent encore
14:22à Makoku
14:23à l'occasion
14:24du 30 août.
14:25Maintenant,
14:26les Ninois veulent savoir
14:26est-ce que la Nyanga
14:27a reçu les 10 milliards
14:29ou 7 ou combien,
14:31je ne sais pas.
14:32Ça,
14:32je n'étais plus aux affaires,
14:33j'étais viré du gouvernement,
14:34je ne me mêlais plus
14:34de ces choses-là.
14:35Donc, le 30 août,
14:36je ne suis plus ministre.
14:37Le 30 août,
14:38je ne suis plus chef
14:39de cette province.
14:40Donc,
14:40je ne sais pas répondre
14:41aux Ninois
14:43s'il y a eu de l'argent
14:44ou pas
14:44à l'occasion du 30 août.
14:46Voilà la réalité
14:47du 7 milliards.
14:48Maintenant,
14:48ceux qui pensent
14:49que j'aurais voulu
14:50de l'argent,
14:51comment apportent les preuves ?
14:52Je vous disais tantôt
14:53que j'attends
14:53l'arrivée de mon avocat
14:54qui est en France
14:55quand il va rentrer.
14:57Des entreprises
14:58sont venues me voir.
14:59Il y a un certaine
15:00meillet
15:00qui serait à la TACFORCE
15:02qui leur pose des questions
15:02de savoir
15:03combien ils m'ont donné
15:04et à partir de cet instant,
15:05la TACFORCE dépend de la présidence.
15:07Donc,
15:07c'est une collaboration
15:07du président,
15:08tout comme moi.
15:09Mais on va aller régler ça
15:10sur le terrain
15:11de la justice.
15:12En parlant
15:12des 7 milliards en question,
15:14vous avez préconisé
15:15la mise en place
15:16de comités de suivi.
15:18Comment fonctionnaient
15:18ces comités de suivi
15:20par rapport au projet ?
15:21Ces comités de suivi,
15:22c'est des enfants du village
15:23qui se sont choisis là-bas
15:24pour former un comité
15:25de 6 à 8 bons ans.
15:27À Mayumba,
15:28j'avais Makaya-Françoise,
15:29ancien ministre.
15:30À Mouabi,
15:31c'est Karl Minindou Minzamba.
15:32Il connaît lui-même
15:33son équipe.
15:34Ma banda,
15:35c'était Beati Jonas.
15:36Il connaît son équipe.
15:37Moi,
15:38je ne connais pas les gens.
15:39Je ne les connais pas tous.
15:41Tchubanga aussi.
15:43Le jeune député,
15:44la AG Mayaké et autres.
15:46Ils sont nombreux.
15:47Le comité de gestion
15:48est de suivi.
15:49Mais qui à qui
15:50je donnais de l'argent
15:50moi-même
15:51pour aller regarder
15:52le fonctionnement de travail ?
15:53Parce qu'on n'avait pas
15:54budgétisé le fonctionnement.
15:56C'est ça l'erreur
15:57qu'on a commise.
15:58Mais j'ai été obligé
15:59de supporter cela.
15:59J'étais ministre à l'époque.
16:01Donc,
16:01c'est moi qui payais
16:02les voyages sur Mayumba
16:03des 7 ans.
16:04J'ai fait un premier voyage
16:05à Mayumba.
16:05Après,
16:06c'était insétonable.
16:07Je crois que c'est Françoise
16:08et le grand frère d'Itona,
16:10on s'avoue
16:11qui était dans le comité,
16:12qui se débrouillait
16:12à se rendre à Mayumba.
16:14Voilà.
16:15Ma banda,
16:16c'est pareil.
16:16J'ai supporté
16:17deux ou trois sorties
16:18de ma banda.
16:18Moulin Mbinda,
16:19c'est pareil.
16:19Après,
16:20je leur ai dit,
16:20écoutez,
16:21moi,
16:21je n'ai plus d'argent,
16:21je ne peux rien faire.
16:23Donc,
16:23dans ces 7 milliards,
16:24je crois que les choses
16:25se sont bien passées.
16:26Dans la Nyanga,
16:28généralement,
16:28il faudrait qu'on aille regarder
16:29à ma banda,
16:30il y a des manquements.
16:31En Denglila,
16:32il y a des manquements.
16:32Béni m'a envoyé son rapport.
16:34J'attends d'encontrer le président
16:35pour lui expliquer.
16:36Il a besoin,
16:37je crois,
16:37de 115 millions
16:38pour achever les travaux
16:39en Denglila.
16:40Qu'est-ce qui s'est-il passé ?
16:41Est-ce qu'il a été rattrapé
16:42par la TVA
16:43ou la mauveuse appréciation
16:44de marché ?
16:45Parce que c'était
16:46du gré à gré.
16:48C'est du village à village.
16:49Les instructions du président,
16:50c'était que ce soit
16:51les enfants du village.
16:52Donc,
16:53Béni a dû prendre
16:53les enfants de Denglila
16:54ou d'où,
16:55je ne sais pas.
16:55Mais l'instruction donnée
16:57par le président,
16:57il fallait prendre
16:58les enfants du village.
17:00Donc,
17:00à Moulengbinda,
17:01nous n'avons plus
17:01les enfants du village.
17:02Parce que c'est un gars
17:03de Chubanga
17:03qui vient construire
17:04à Moulengbinda,
17:04il est du village.
17:05À Moulengbinda,
17:06en dehors de celui
17:07qui nous a mis l'eau,
17:08qui est ouest-africain,
17:09on n'a plus
17:10que les enfants de Mongos.
17:11Quand vous allez
17:11à Moulengbinda,
17:13tous les villages
17:13de Mongos
17:14sont éclairés
17:14en parlant son air.
17:16Ça n'existait pas.
17:17La commune de Moulengbinda
17:18n'avait pas de l'eau.
17:19Le président lui-même
17:20a visité
17:20les chantiers de Moulengbinda.
17:21Je ne comprends pas
17:22qu'il y ait mille visibles
17:23parce qu'on chercherait
17:24qu'il n'y aurait plus de l'argent.
17:25Mais ils n'ont qu'à aller chercher ailleurs.
17:27Pas dans les 7 milliards.
17:29Je ne peux pas moi
17:29être un soutien principal
17:31du président
17:32qui veut qu'il gagne
17:33des élections,
17:33qu'il mette une opération
17:35de charme comme celle-là
17:36et que moi,
17:37je me mette derrière
17:38à détourner de l'argent.
17:40Si j'avais besoin
17:40de l'argent à cette époque,
17:41je demanderais au président.
17:43Je n'ai pas besoin
17:43de prendre de l'argent
17:44dans ce que le président
17:45veut faire.
17:46Donc, au niveau de Moulengbinda,
17:47nous avons quoi ?
17:48C'est le logement
17:50de l'infirmier de Dilemba,
17:53Dilemba Monfilage,
17:57que l'entreprise
17:58n'a pas achevé.
17:59Pourquoi ?
17:59Parce que le comité,
18:01au départ,
18:02on lui a dit à Dilemba
18:03de rétaper l'école de Dilemba
18:05et un logement d'enseignants.
18:06Mais il s'avère
18:07qu'il y aurait
18:07deux ou trois enseignants
18:08à Dilemba.
18:09Il fallait refaire
18:09un autre logement.
18:11Donc, ce monsieur
18:11a refait un logement.
18:13Il savait me contacter.
18:14C'est juste le comité
18:15qui lui a dit refaire.
18:17Et quand il a refait,
18:18il n'a plus pu achever
18:21la résidence
18:22de l'infirmier.
18:23Et ça,
18:24il m'a dit
18:24qu'avec 7 millions,
18:25il pourrait finir.
18:26J'ai dit,
18:26bon,
18:26laissez-moi voir le président
18:28pour qu'on regarde.
18:29Mais si le président
18:30ne me donne rien
18:30ou qu'il ne vaille pas
18:31qu'on achète,
18:32je vais être obligé.
18:33C'est dans mon village.
18:35C'est dans le village
18:36de ma mère,
18:37Dilemba.
18:37Dilemba,
18:38c'est chez moi.
18:39C'est la seule opération
18:40à Mongo
18:42qui n'est pas finie.
18:43La résidence du préfet,
18:45je crois que le fameux
18:46meillet de la TACFORCE
18:47nous reprocherait
18:48de faire une nouvelle
18:49résidence de préfet à Mongo.
18:51Mais le choix revenait
18:52aux populations de Mongo
18:53et aux gens de Mongo.
18:54Nous avons fait une résidence
18:55d'un préfet
18:56qui sera l'une des meilleures
18:57résidences de préfet au Gamont.
19:00C'est le choix qu'on avait
19:01dans la valeur
19:01qu'on nous a donnée.
19:02C'est aux enfants de Mongo
19:03de choisir,
19:03ce n'est pas le meillet
19:04de la TACFORCE
19:06de venir choisir
19:07un lieu et plat
19:08des enfants de Mongo.
19:10Lui qui se plaindrait
19:11de savoir que la maison
19:11du préfet est trop grande,
19:13vous avez mis un appartement
19:13pour le gouverneur.
19:14Ce n'est pas que pour le gouverneur.
19:15On a appelé ça
19:16un logement de hôtes.
19:17Où l'Église,
19:18il n'y a pas d'hôtel.
19:19C'était un village,
19:19c'était un bled.
19:20Mais s'il arrive
19:21que le président décide
19:22de dormir à Moulin-Midia
19:23un jour,
19:23on fait quoi ?
19:24Il va dormir sur le préfet.
19:25C'est pour ça
19:26qu'on a prévu ça.
19:27On a prévu un studio
19:28pour des gens,
19:29des hôtes
19:30qui viennent à Moulin-Midia
19:30et des petites chambres
19:33pour les aider des camps
19:34pour tout le monde
19:34ne le sait jamais.
19:36Il va arriver
19:36que le président décide
19:37d'aller dormir là-bas.
19:38Donc l'attaque force,
19:39si le président les envoie
19:40regarder la régularité
19:41des dépenses,
19:42il n'a pas de réflexion
19:44à faire aux gens.
19:45Les choix de projet
19:46étaient prévus
19:48d'après le président lui-même
19:49par les villageois.
19:51Et cette taque force,
19:53je profite l'occasion
19:54pour attirer leur attention.
19:56Pour ceux qui les gèrent,
19:58vous trouvez-nous
19:58que l'attaque force,
19:59vous êtes une entreprise,
20:00vous avez signé
20:01une convention
20:01avec l'État gabonais,
20:02le marché des temps,
20:04vous avez commencé
20:05les travaux,
20:06sans son moment
20:07que l'attaque force intervient
20:08pour venir vous dire
20:09oui,
20:10votre chantier est trop cher,
20:12nous on va couper
20:1250%,
20:13on va couper 2%.
20:14Vous trouvez ça sérieux
20:16pour un État
20:16qui se respecte ?
20:18Mais l'attaque force
20:19doit travailler en amont
20:20si c'est un outil
20:21d'accompagnement du président
20:22qui est chef du gouvernement
20:23ou qui accompagne
20:24le gouvernement.
20:25Donc avant
20:26les signatures
20:27de projet
20:28que l'attaque force regarde,
20:29les prix
20:30et le marché
20:31si c'est bon
20:32et que l'entreprise
20:33tombe d'accord
20:34pour dire oui,
20:34vous me donnez du temps,
20:35je peux continuer de travailler.
20:36Dans le cas échéant,
20:37je préfère arrêter le marché.
20:39Mais vous n'attendez pas
20:39qu'on signe du marché,
20:41que vous tombez d'accord
20:41avec l'entreprise,
20:42l'entreprise commence
20:43ses travaux
20:43et voilà,
20:44vous débarquez,
20:45nous sommes en force,
20:46nous sommes en force.
20:47Ce n'est pas une bonne méthode.
20:49Il faut qu'on fasse
20:49très attention au Gabon,
20:51accuser les gens,
20:52moi je suis un responsable,
20:53j'ai ma femme,
20:54mes enfants,
20:55je ne provoque pas les gens,
20:55il faut qu'on arrête
20:56avec la provocation.
20:58Monsieur le ministre,
20:59nous avons passé
21:00à la deuxième étape
21:02de notre entretien,
21:04c'est la question
21:05de la société
21:07d'agriculture
21:08et d'éduvage.
21:09Vous étiez ministre
21:10lorsque cette entreprise
21:12avait été créée,
21:13aujourd'hui,
21:14elle a été missoute.
21:16D'abord,
21:16quel était l'objectif
21:18de la SAEG
21:18et quel ordre
21:19aujourd'hui
21:20vous portez sur
21:20sa missolution ?
21:23La SAEG
21:24est créée comment ?
21:24La SAEG est créée
21:25quand j'arrivais
21:26au ministère de l'agriculture
21:27et j'avais une ambition,
21:29c'est de relancer
21:29l'agriculture au Gabon.
21:31J'avais cette ambition
21:33et j'avais vu
21:34le matériel
21:35que j'ai acheté.
21:36J'ai créé
21:37cette entreprise
21:38qui a été validée
21:39par le gouvernement.
21:40Je ne voulais même
21:41pas en parler.
21:41J'ai une super ministre,
21:42honnêtement,
21:43c'est gênant
21:43de parler des choses.
21:44Je suis passé par là,
21:45j'avais une vision
21:47et j'étais déterminé
21:49à accompagner
21:49le président
21:51en matière
21:51d'agriculture au Gabon.
21:53J'avais des idées,
21:54j'avais une ambition
21:55qui a été freinée,
21:57on m'a envoyé
21:57au transport
21:58où j'ai commencé
21:59aussi certaines choses
22:00parce que les bus,
22:02la Sainte,
22:02c'est Jonathan Inouba.
22:04J'ai remercié
22:05d'ailleurs le ministre
22:05en Vumbi
22:07qui poursuit
22:08dans les projets
22:08que j'ai l'aissé
22:09au ministère
22:09du transport,
22:10la transformation
22:11de cette entreprise,
22:12le jumelage
22:12de cette société.
22:14J'étais à le remercier.
22:16Si à l'agriculture,
22:17on avait fait
22:17la même chose,
22:18je pense qu'on n'aurait
22:19pas de problème.
22:19bon,
22:22la Sainte,
22:22au départ,
22:23Agoprob
22:24était une entreprise
22:24pratiquement privée.
22:25Le siège était
22:26à la primature
22:27où était mon premier ministre.
22:28Les gens ont cru
22:29qu'il y avait un conflit
22:30entre le premier ministre
22:30et moi.
22:31Non,
22:31il n'y avait pas de conflit.
22:32Le président lui-même
22:33m'avait reçu,
22:34m'avait dit,
22:35écoute,
22:35toi,
22:36voilà de l'argent,
22:37tu t'occupes
22:38du ranch Vungo.
22:40Le déjeuner actuel,
22:41Ndila,
22:42de son argent,
22:43je ne connais pas
22:43le montant,
22:43le mien était
22:44de 2 milliards.
22:46Ndila,
22:46combien il y a de neige,
22:47je ne sais pas.
22:48il s'occupe
22:49de l'écabie.
22:50Et le premier ministre
22:51s'occuperait
22:52d'Indendé,
22:53du ranch Indendé.
22:54Et nous avions
22:55Toum,
22:56qui était le chef
22:57de Sotadère.
22:58Il fallait tout faire
22:59pour récupérer
22:59la Sotadère.
23:00Parce que la Sotadère,
23:02à l'époque,
23:02qui était une société d'État,
23:03était devenue
23:04une entreprise privée.
23:05Donc il fallait
23:05négocier avec les gardes
23:06pour que nous
23:07reprenions ce site.
23:08C'est ce qui a été fait.
23:09Alors,
23:10il est arrivé
23:11que le premier ministre
23:12pilotait ces choses
23:13là-bas
23:13sans la technicité
23:15du ministère.
23:18Donc,
23:18Ndila faisait aussi
23:19un travail là-bas.
23:20Je suis allé
23:20avec le président un jour.
23:22J'ai constaté
23:22que les travaux
23:23qu'il faisait
23:23sur la base-vie
23:24n'étaient pas bons.
23:25Il ne changeait pas
23:25les lattes et tout.
23:26Je lui ai fait
23:26la réflexion.
23:27J'espère qu'il a amélioré.
23:29Le couloir des soirs
23:30à l'écabie
23:31où Ndila travaillait,
23:32ils avaient mis
23:33je ne sais pas quoi.
23:34Je lui ai demandé
23:35de mettre des lattes
23:35et ce qu'il mettait
23:36là comme matériel,
23:37ce n'était pas bon.
23:38J'espère que Ndila
23:39a suivi cela.
23:40Mais allez-y voir
23:41le roche Vungu.
23:43Moi, j'invite
23:43le président,
23:44les travaux sont arrêtés.
23:46Pourquoi ?
23:47Parce que moi,
23:48dans les 2 milliards,
23:49j'ai dit au président
23:49que l'argent
23:49sort de...
23:50Il dit
23:51que c'est son argent,
23:52c'est le fonds politique.
23:52Je lui ai dit
23:52ah non,
23:53le projet Vungu,
23:54ça y est,
23:55c'est l'État gabonais.
23:56Vous ne pouvez pas
23:57mettre de votre propre argent
23:59pour financer
24:00un tel projet.
24:01Donc,
24:01dans mon milieu,
24:02les travaux ont commencé
24:03à Vungu.
24:03Allez-y regarder.
24:04J'ai commencé
24:04par la base-vie
24:06et les couloirs
24:07des soins
24:09pour faire de l'élevage
24:10et refaire
24:11le parcelaire,
24:12c'est-à-dire les parcs,
24:14là où les animaux
24:15doivent arriver.
24:16Ce qui n'a pas été fait
24:17indéné,
24:18j'attire l'attention
24:18du président,
24:19je l'arme sur le président.
24:20Ce qui s'est fait indéné,
24:21c'est une catastrophe.
24:22Nous devons commencer
24:23par la base-vie
24:24et faire les barbelles.
24:26J'étais le ministre
24:28qui avait une vision.
24:29Mais comme il faut que
24:31tous ceux qui n'ont pas
24:32tenté de faire disparaissent.
24:34Non,
24:34il faut prendre Agrapo.
24:36Agrapo, c'est qui ?
24:37C'était une entreprise privée.
24:38Tout ce qu'ils ont
24:39comme matériel
24:40ennés,
24:40c'est moi qui ai donné.
24:41C'est le président
24:41qui m'a dit
24:42de leur donner les bennes
24:43et tout,
24:43tout, tout.
24:44C'est immatriculé
24:44à 161.
24:46C'est le ministère
24:47qui a payé
24:47pour relancer
24:48des activités agricoles
24:49au Gabon.
24:51Avant d'amener les bœufs,
24:52il y avait du travail
24:53à faire dans un ranch.
24:57Donc, nous,
24:58à Vungu,
24:58on a commencé
24:58avec les couloirs
25:00des soins
25:00et les parcs
25:03et les maisons,
25:04c'est-à-dire
25:04la base ville
25:04où les travailleurs
25:05viendront habiter.
25:05Allez voir
25:06comment les travaux
25:06sont passés.
25:07L'école a été refaite,
25:09l'économie,
25:10les maisons de cadre,
25:11tout a été refait.
25:11Et les voitures,
25:12j'ai acheté
25:12pour chaque projet.
25:15J'ai acheté
25:15des voitures
25:16pour les cabis
25:17jusqu'au bétail,
25:18les motos
25:19pour les agents.
25:21J'ai acheté
25:21pour Ndé,
25:23j'ai acheté
25:24pour Vungu,
25:25pour le matériel,
25:26je pense,
25:26ça va être
25:27le détergeant.
25:28J'espère
25:29qu'ils ont reçu
25:30tout ce que j'ai acheté.
25:31Les bulles,
25:33les camions,
25:35les nuvelleuses,
25:36tout est à la disposition
25:37de la SAE.
25:38Alors,
25:38Monsieur le Ministre,
25:40maintenant,
25:41nous allons aborder
25:42des questions
25:43d'actualité politique,
25:44notamment
25:45la question liée
25:46à la situation
25:48de l'ancien ministre
25:50et sénateur,
25:51il faut le rappeler,
25:52Pascal Ogos et Siphon,
25:53et aussi
25:55la question
25:58de l'embrouglie
25:59autour
26:00de la constitution
26:02des groupes parlementaires.
26:04Quel regard portez-vous
26:05sur ces différentes questions
26:07aujourd'hui,
26:07vous,
26:08en tant qu'ancien vice-président
26:11de l'Assemblée nationale ?
26:13Vous savez,
26:14les Gabonais
26:14sont ce qu'ils sont.
26:15Ils ne veulent pas apprendre.
26:17Ils ne veulent pas
26:18se référer aux anciens.
26:20Moi,
26:20j'ai dit aux gens,
26:21j'ai fait 20 ans au Parlement.
26:23Le jour où j'ai critiqué
26:24du fait que mon parti politique,
26:26je suis secteur général
26:28du parti du président Légui,
26:29dont je suis son premier soutien,
26:31je vous l'ai déclaré ici.
26:33Lorsque j'ai constaté
26:34que la mise en place
26:35de bureaux
26:35à l'Assemblée nationale
26:37connaît donné
26:38les deux postes
26:39de questeurs à l'UDB,
26:41les questeurs adjoints,
26:42j'avais critiqué cela.
26:45Le règlement intérieur
26:46de l'Assemblée dit
26:47que le bureau
26:48de l'Assemblée nationale
26:49ou du Sénat
26:51reflète
26:51la configuration politique
26:53de la Chambre.
26:55Non,
26:55pour raison de transparence,
26:57la configuration politique,
26:58c'est quoi ?
26:59Sur le nombre de députés,
26:59le PSG,
27:00par exemple,
27:00a 25 députés,
27:01il n'y a eu qu'un poste
27:03au bureau
27:03de vice-président.
27:05Ce n'était pas possible.
27:06Moi,
27:06j'ai été
27:07dans l'opposition,
27:08les démocrates
27:09de Nuziba à l'époque.
27:10Nous n'avions que 10 députés.
27:11Nous avions eu
27:11trois postes.
27:13J'ai été vice-président
27:13à l'Assemblée.
27:14Nous avons eu
27:15le deuxième costeur.
27:16Ce poste de deuxième costeur
27:17est à l'opposition.
27:19Dès lors où existe
27:20un groupe parlementaire
27:21dans une chambre du Parlement,
27:22ils ont le deuxième costeur
27:24de facto
27:25pour une question
27:26de transparence.
27:27Parce que l'Assemblée,
27:28il y a de la transparence.
27:29Moi,
27:30j'étais vice-président,
27:30représentant l'opposition.
27:32Donc,
27:32tout ce qui se faisait au bureau,
27:33j'étais censé le défendre,
27:34même si j'étais seul.
27:36Je n'étais pas obligé
27:36de prendre la position
27:37de tout le bureau.
27:39C'est ça.
27:40La configuration politique
27:41de la chambre du Parlement.
27:43Donc,
27:44la répartition de postes
27:45en fonction du pourcentage
27:46du nombre de élus
27:47que vous amenez.
27:48Bon,
27:48lui,
27:48il est bien à tout prix.
27:50Les gens sont allés dire au président
27:50« Oui, oui,
27:51M. le Président,
27:51il n'y a pas idée,
27:52il dit ceci,
27:53il n'y a pas clair,
27:54le Président.
27:54Mon rôle,
27:55c'est de dire la vérité au Président.
27:57Je ne mentirai jamais au Président.
27:59Et je lui dirai
28:00c'est quoi la politique,
28:01parce que c'est un militaire.
28:02Il faut qu'on nous soutienne politiquement.
28:04Il y a des choses,
28:05il faut parler avec lui
28:06pour qu'il rentre petit à petit
28:08dans la politique.
28:09Il est président de l'Armée,
28:10il n'est plus militaire.
28:13C'est terminé,
28:14la Présidence,
28:15c'est la politique
28:16et de la haute politique.
28:17Ce n'est plus l'armée.
28:19Et moi,
28:19mon rôle,
28:20c'est le vieux,
28:21c'est bien,
28:22c'est de l'orienter,
28:24c'est de l'égard de la politique.
28:25Moi,
28:26j'ai appris
28:27le sénateur
28:27de votre religion
28:28sur mon ancien collège,
28:29chiffon.
28:30La loi ne dit pas au Gabon
28:32que lorsque un titulaire
28:33est en prison,
28:35le suppléant vient siéger.
28:36Ce n'est pas possible.
28:38Le suppléant siège
28:39lorsque le titulaire
28:42est au gouvernement
28:43ou en cas de décès
28:45de celui-ci.
28:46Sans sûrement
28:46que le suppléant vienne.
28:47Pas de prison.
28:48Aucune loi au Gabon
28:49ne le dit.
28:50On invente des choses.
28:51Si on doit aller en prison,
28:52on fait une procédure normale,
28:54le lever du militaire
28:54parlementaire
28:55parce qu'il était déjà
28:57sénateur.
28:58Lorsque le ministre
28:59de l'Intérieur
28:59rend public
29:00les résultats
29:00des élections,
29:01vous n'êtes pas
29:02encore éduis.
29:04Mais dès lors
29:04que la cour
29:05constitutionnelle
29:07proclame l'élection
29:08que vous êtes élu député,
29:11la procédure administrative
29:12de l'attestation
29:13de prise de service
29:14que le secteur général
29:15de l'institution donne
29:16ne fait pas foi
29:17de l'humilité parlementaire.
29:19L'humilité,
29:20c'est la cour
29:20qui la donne.
29:22J'ai appris
29:22que dans le cas
29:23de ce fond,
29:23la cour aurait dit
29:24qu'il n'a pas de métier.
29:24Je suis désolé.
29:26Quand la cour
29:27t'a proclamé
29:28député au sénateur,
29:29tu as l'humilité parlementaire.
29:30Il ne faut pas confondre
29:32de la session inaugurale.
29:35Donc le jour
29:35de la mise en place
29:36du bureau,
29:37c'est cette session inaugurale.
29:39La mise en place
29:39du bureau ne veut pas dire
29:40que tu as l'humilité parlementaire.
29:41Non.
29:42C'est le début du mandat.
29:46Vous êtes élu député,
29:47vous êtes député.
29:49Vous avez déjà
29:50l'humilité parlementaire.
29:51Sauf que
29:52votre mandat
29:53n'a pas commencé.
29:53dès lors,
29:54vous n'avez pas siégé
29:55à la session inaugurale
29:56de la mise en place
29:58du bureau
29:58de la Chambre du Parlement.
30:01Ça,
30:01c'est la session inaugurale.
30:02C'est pour vous donner
30:03le début
30:03de votre mandat.
30:04Ne vous donne pas
30:05l'humilité.
30:06L'humilité,
30:07c'est quand la cour
30:08a proclamé.
30:09Mais il y a confusion
30:10dans toutes ces choses.
30:11J'espère que
30:12les juristes
30:13qui travaillent
30:13pour le président
30:14ou qui travaillent
30:14à l'Assemblée
30:15réfléchiront là-dedans.
30:17D'autre quoi ?
30:18Ils ont fait créer au président
30:19un groupe parlementaire
30:19des indépendants.
30:20Mais non.
30:21Dans aucun parlement au monde.
30:22Les indépendants
30:23restent indépendants.
30:25On les appelle
30:25les non-inscrits
30:26dans une chambre du Parlement.
30:28Mais ils s'apparentent
30:29à des groupes.
30:30Si un indépendant
30:31va aller à l'UDB,
30:32il s'apparente
30:33au groupe parlementaire
30:34du Parlementaire UDB.
30:35Ça ne veut pas dire
30:35qu'il devienne député du Parlementaire UDB.
30:36Sauf qu'il est membre
30:38du groupe parlementaire UDB.
30:40Mais Angela,
30:41entre lui-même,
30:42son député
30:42chez les indépendants.
30:43Un député
30:44qui a un parti politique.
30:46Il s'est dans le groupe
30:47des indépendants.
30:48C'est des choses
30:50qu'il faut corriger.
30:51On est un jeune pays.
30:53On apprend.
30:54Mais c'est parce que
30:55les gens ne veulent pas
30:56se référer aux anciens.
30:57Parce que
30:58c'est leur tour.
30:59Ils sont arrivés.
31:00Ils font ce qu'ils veulent.
31:01Mais moi,
31:01j'accompagnerai
31:02le président de l'UDB
31:03tant qu'il le voudra.
31:04Tant qu'il le souhaitera.
31:05M. le ministre,
31:06avant de vous laisser
31:09peut-être faire un mot de fin,
31:11nous tenons à vous remercier
31:12d'avoir répondu
31:14à nos questions
31:14sur ces différentes questions,
31:16notamment sur la question
31:18des 7 milliards,
31:19à la question de la SAEG
31:21et puis à l'actualité politique
31:24sur le sénateur Siphon.
31:26Alors, nous avons célébré
31:28le 66e anniversaire
31:29de l'indépendance du pays.
31:32Peut-être un mot,
31:33peut-être un message
31:34à adresser à vos compatriotes.
31:37Non, je n'ai pas de message.
31:38Le chef de l'État
31:38est le seul
31:39à nous adresser de message.
31:40Ça a déjà été fait.
31:41Je suis son collaborateur.
31:43Donc, on marche là-dessus.
31:44Alors, en ce qui est
31:45du mot de fin,
31:46j'ai conseillé les Gavonnais
31:47d'éviter de salir
31:49les gens de l'importe comment.
31:50Il faut respecter les gens.
31:51Vous savez,
31:52mon passage
31:52au ministère de l'Agriculture,
31:54j'ai été traité
31:55de voleur de voiture
31:56à un moment.
31:57Mais malheureusement,
31:58quand on voit
31:59des voleurs comme ça,
32:00ceux qui montrent des enquêtes
32:01ne sont plus capables
32:02de venir à la télévision
32:03ou ne peuvent dire
32:03qu'ils n'ont pas volé
32:04de voiture.
32:06Moi, je n'ai jamais volé.
32:08J'ai eu la chance
32:09de travailler
32:09aux côtés des messieurs
32:10contre Gingman Dama,
32:13président de l'Assemblée nationale.
32:15J'étais son cristeur
32:16sous Ali Bungon Gimba
32:19où le parlementaire
32:20était respecté.
32:21Un député,
32:22ce n'est pas n'importe qui.
32:24Ils ont le droit
32:25d'amendement.
32:27C'est eux qui votent
32:28la loi,
32:29qui votent
32:30le budget de l'État.
32:31On ne peut pas
32:32les appauvrir,
32:33les affamés.
32:34J'ai été
32:34un très bon cristeur,
32:36bien accompagné
32:39par le député
32:40qui était là
32:41à l'époque.
32:41Il était généraux
32:42parce que j'ai vu
32:42deux passées.
32:44Mbantem Mbantem
32:45le fond,
32:45j'ai commencé avec lui.
32:46Après,
32:47il est arrivé
32:49et Osungou Sosten.
32:52Et les Yann Koubdjé,
32:53c'est des gens,
32:54c'est des vrais Gabonais
32:55qui ont fait fonctionner
32:56l'administration parlementaire
33:00avec leur autonomie
33:01administrative et financière.
33:02les Gabonais
33:03évitent de raconter
33:04n'importe quoi
33:05sur les réseaux,
33:06de salir les gens.
33:08Moi,
33:09Inuba,
33:10j'ai acheté
33:10la voiture aux gens,
33:12je n'étais pas ministre.
33:14Mon dernier fils
33:15doit avoir
33:16sept ans bientôt,
33:19je n'étais pas ministre.
33:20Il est né en France.
33:22sa mère n'est pas à pied.
33:25Le Gabonais
33:26qui fait les gens
33:26qui ont volé de l'argent,
33:28il a la preuve
33:28parce qu'il va boire
33:29dans un bar
33:30d'une fille
33:31que j'ai dû entretenir
33:32des années.
33:33Mais là,
33:33ce bar depuis 2015,
33:35je n'étais pas ministre.
33:38Elle est d'une famille
33:39nantie,
33:39elle me met le travail
33:40foncier
33:40et peut s'acheter
33:41une voiture.
33:42Donc,
33:42lui,
33:43il a été identifié.
33:45C'est lui-là
33:45que j'attends aussi
33:46quand j'arrive.
33:46Mes enfants m'ont identifié.
33:47Il répondra de ça
33:49parce que je crois
33:49qu'au Gabon,
33:50il faut qu'on essaye
33:51de faire ce protocole.
33:54J'ai vu le premier ministre
33:54de Sima se plaindre,
33:55il a porté plainte aux gens.
33:57Le tribunal ne réagit pas.
33:58Mais il faut bien
33:58que le tribunal réagisse
33:59parce qu'il ne faut pas
34:00qu'on se fasse justice
34:01l'homme-même.
34:02Il y a des Gabonais
34:02qui sont dans leur maison
34:04et qui se promènent
34:04dans les villes.
34:04Vous ne savez pas
34:05de quoi ils sont capables.
34:06Moi, personnellement,
34:07je ne veux pas accepter
34:08d'être sali tous les jours.
34:10Je vous remercie
34:11de m'avoir permis
34:12de m'expliquer
34:13sur les 7 milliards
34:15de la Nyan.
34:17Voilà.
Commentaires

Recommandations