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  • il y a 1 jour
Sur CNEWS, ce mercredi 19 août, Grégoire Daubigny, directeur des relations institutionnelles de l'OID sur le droit au logement, a expliqué en quoi le dispositif français d'hébergement d'urgence était unique en France. Contrairement au Royaume-Uni, par exemple, il concerne toute personne sur le sol français, de nationalité française ou non. Il est également indéfini dans le temps, durant en moyenne 3 années.

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Transcription
00:00Alors, effectivement, le dispositif français d'hébergement d'urgence est unique en Europe, puisqu'il a ce double principe d
00:08'inconditionnalité et de continuité.
00:11D'inconditionnalité, ça veut dire que vous y avez droit dès lors que vous êtes en situation de détresse, peu
00:17importe votre statut administratif,
00:18c'est-à-dire que vous soyez un citoyen français, un ressortissant étranger en situation régulière ou irrégulière.
00:24Ça n'est pas le cas dans tous les pays, puisque, par exemple, le Royaume-Uni, l'Italie ou le
00:30Danemark ne donnent pas un droit de principe aux étrangers clandestins.
00:35Et il y a un principe de continuité, donc il est, entre guillemets, illimité dans le temps, tant qu'une
00:41solution durable n'a pas été trouvée.
00:44Les services de l'État estiment que la durée médiane d'hébergement est de trois ans et demi, donc c
00:50'est-à-dire que nous sommes loin aujourd'hui d'une solution provisoire, finalement.
00:54À ce jour, l'État finance 203 000 places d'hébergement d'urgence, dont 64 000 nuités hôtelières.
01:03C'est un chiffre qui est considérable, puisqu'il représente à peu près 40 % du total des places d
01:10'hébergement d'urgence dans l'ensemble de l'Union européenne.
01:13Donc, quand vous mettez tout ça bout à bout, le principe d'apponditionnalité, de continuité et le fait que ce
01:21dispositif soit aussi étendu dans notre pays,
01:23il est en fait particulièrement attractif pour l'immigration illégale aujourd'hui.
01:26Il est très attractif et puis on imagine surtout qu'on est arrivé un peu au bout de ce principe
01:32avec des gens qui sont maintenus très longtemps dans ces solutions,
01:35vous le disiez, qui ne sont plus provisoires, avec des arrivées de plus en plus massives.
01:40On imagine que c'est un système qui commence à être un peu embolisé.
01:44Oui, effectivement, le système d'hébergement d'urgence français est particulièrement embolisé.
01:5061 % des demandes aujourd'hui ne sont pas satisfaites.
01:54Alors, la Cour des comptes nous explique dans un rapport de 2024 que 40 à 60 % des bénéficiaires de
02:01ces places aujourd'hui sont des étrangers en situation irrégulière.
02:04Ça a un coût d'un milliard d'euros à la charge de l'État.
02:08Le SAMU social, de son côté, nous explique que 90 % des nuitées hôtelières bénéficient à des étrangers non européens,
02:19dont la moitié sont en situation irrégulière également.
02:22Alors, tout ça intervient aussi dans un contexte de forte poussée de l'immigration irrégulière en France.
02:28Vous avez une multiplication par 3 du nombre de bénéficiaires de l'aide médicale d'État sur les 20 dernières
02:34années,
02:34qui est un indicateur fiable de l'immigration irrégulière.
02:39Et vous avez cette injonction contradictoire qui pèse sur les services de l'État aujourd'hui,
02:44puisqu'ils sont à la fois tenus d'assurer l'accueil de personnes en situation irrégulière,
02:50mais également de les rapatrier dans leur pays d'origine.
02:54Alors, pour résoudre ce paradoxe, il y avait un amendement,
02:58avait été voté dans le cadre de la dernière loi immigration à l'initiative du Sénat,
03:04qui visait à ce que les étrangers clandestins sous EQTF ne soient plus admis de droit dans l'hébergement d
03:11'urgence,
03:12sauf le temps nécessaire à leur départ.
03:15Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer cette disposition,
03:20au motif, tenez-vous bien, que cela n'avait aucun lien, même indirect, avec un texte sur l'immigration.
03:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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