00:00Des élèves sont incapables, incapables, je vous le dis, de photocopier un texte à 25 francs pour étudier et accueillir
00:08des connaissances.
00:09Ils préfèrent le jour du bac, vous pouvez aller avec du bac là, payer des calculatrices là, de 5 000
00:14francs, 2 000 francs, 3 000 francs, flambant neuf.
00:17Ils viennent, ils disent c'est pour le contenu de texte.
00:20J'ai appelé le nex, l'âge m'a dit non, non, vous ramassez tous les calculatrices.
00:24Nous avons ramassé, pour le centre de valet sûrement là, ça faisait presque 1000 calculatrices.
00:39Quels souvenirs gardez-vous de votre camp ? Y a-t-il un chant ou une récitation que vous ne
00:45lérez jamais ?
00:46Je me rappelle de l'école officielle de Bangoul, il y a un chant, c'était un jeune marin.
00:53C'était un jeune marin.
00:57C'était un jeune marin qui revenait de la guerre pour voir sa fiancée Adèle.
01:04Et subitement, cette Adèle-là était morte.
01:07Ne sachant pas, il est arrivé chez les beaux-parents.
01:10On a dit que non, Adèle était morte.
01:14Il est reparti tout chagriné, il est reparti tout dessus.
01:19Et c'était une leçon.
01:22C'est la leçon du moral qu'on pouvait tirer.
01:23C'est comme les fables de la fontaine.
01:25À chaque fois qu'il y a une fable, il y a une leçon à tirer.
01:28Donc, c'était des chants très perspicaces, des chants très insuifs.
01:32On nous enseignait.
01:35Maintenant, je me rends compte que les maîtres, ils ont démissionné.
01:41Et ils ne chantent plus, ils n'apprennent plus les chants aux élèves.
01:44À tel enceintre que même la lecture est négligée.
01:47Les élèves ne lisent pas.
01:49Ça fait plus de 10 ans, plus de 20 ans qu'ils sont en terminale.
01:52Les élèves claires du terminale ne savent pas lire.
01:55Ça ne savent pas lire.
01:57Donc, il faut revenir à ces valeurs-là.
01:59La chanson, les recitations et la lecture.
02:03C'est ça aussi l'une des causes de la baisse de niveau au Tchad.
02:06En tant que jeune, à votre info, quels étaient les loisirs et les habitudes des jeunes ?
02:12Les loisirs s'arrêtaient au jeu.
02:15On se regroupait.
02:17On faisait les luttes traditionnelles.
02:21On aimait le football.
02:23Chacun apportait le jeu de son village.
02:28Et maintenant, on se retrouve pendant la récréation ou bien pendant les crêpes à grande.
02:32On s'amusait.
02:33Il fallait faire ce qu'on appelle l'adresse.
02:37Il fallait faire des jeux d'adresse.
02:38On roulait les courges là.
02:40Et maintenant, chacun était armé de fléchettes ou encore de frissaguet là.
02:44Il fallait atteindre ça là, à la course.
02:48Donc, les luttes, ça visait ce qu'on appelle l'endurance.
02:51Ça visait ce qu'on appelle les sacrifices.
02:54Et ça faisait que les jeunes là, malgré les difficultés, il fallait tenir bon pour réussir.
03:00C'est comme ça que beaucoup avaient réussi.
03:02Alors maintenant, les jeunes là, ils aiment les facilités.
03:05Ils sont prêts à manger, ils sont prêts à porter.
03:09Il y a tout ce qui est prêt.
03:11Ce qui est prêt à consommer.
03:13Et quand c'est comme ça là, vous réussissez difficilement.
03:15Ok, merci en tant qu'enseignant.
03:17Quel regard portez-vous sur l'utilisation du téléphone et de l'internet électronique ?
03:21Le téléphone est une bonne chose.
03:23Sauf que le téléphone là, c'est un mal nécessaire.
03:26Le téléphone est bon, le téléphone est également mauvais.
03:30Et ça aurait été une déclaration.
03:33C'est un sujet à thèse.
03:35C'est le bon côté et le mauvais côté.
03:38Le téléphone.
03:40Il y a maintenant les dictionnaires.
03:41Les marabouts, les encartres, les roberts,
03:45qui permettent de déchiffrer le sens des mots ou encore les expressions.
03:50Les chats pétés par exemple.
03:52Vous posez une question, vous avez la réponse.
03:54Mais le téléphone crée ce qu'on appelle la dépendance.
04:01Plus vous êtes habitué au téléphone,
04:03vous ne pouvez même pas définir un seul mot sans téléphone.
04:06En matière de comptabilité, par exemple.
04:08Moi, je compte les lignes et je compte les mots.
04:11J'ai fait les calculs à 500 mots, même 1000 mots, je fais mentalement.
04:16Les élèves, les élèves, les terminales,
04:18ils ont des calculatrices, ils ont des téléphones.
04:20Ils n'arrivent pas à calculer.
04:21Ça fait que tellement vous êtes habitué au téléphone,
04:24vous dépendrez du téléphone.
04:28Même en plein examen, au BAC par exemple.
04:32Une année, je me rappelle, nous avons,
04:34l'Onex a arraché 444 téléphones.
04:38444 téléphones.
04:39Elles ont été vendues aux enchères
04:41et puis l'argent a été reversé au trésor.
04:44Il y a 2022,
04:462022 récemment ici,
04:48je suis allé comme vice-président
04:52du centre à Walia.
04:55Maintenant, on a fait en sorte que
04:57quand A compose,
04:59les gardes de Céline-Saint-Fuq restent à la maison.
05:00Quand les gardes de Céline-Saint-Fuq composent,
05:01les gardes A restent à la maison.
05:03C'était un mardi.
05:04Le deuxième jour, c'était directement français.
05:07A4.
05:08Des élèves sont incapables,
05:11incapables, je vous le dis,
05:13de photocoper un texte
05:14à 25 francs
05:15pour étudier
05:15et accueillir les connaissances.
05:17Ils préfèrent,
05:18le jour du bac,
05:19vous pouvez aller avec du bac,
05:20payer des calculatrices
05:21de 5 000 francs,
05:232 000 francs,
05:233 000 francs,
05:24flambant neuf.
05:25Ils viennent,
05:26ils disent,
05:26c'est pour la contrôlée de texte.
05:28J'ai appelé le Nex,
05:29l'autre me dit,
05:29non, non,
05:30vous ramassez tous les calculatrices.
05:34Nous avons ramassé,
05:36pour le centre de Walia,
05:37sûrement là,
05:37ça faisait presque 1 000 calculatrices.
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