00:00Alexandre Nicolique, votre position sur les retraités désindexés, en tout cas pour les plus aisés.
00:05En tout cas pour l'instant c'est très flou d'ailleurs.
00:08Oui c'est une piste de réflexion.
00:09Oui mais s'il y a un gel total aujourd'hui ce serait 6 milliards.
00:13Là on nous parle de 3 milliards, c'est-à-dire que c'est quoi ?
00:15C'est la moitié des retraités qui vont avoir le gel de leur pension de retraite qui ne suivrait pas
00:21l'inflation.
00:22Et je trouve ça surprenant de se dire qu'on va taper sur ces Français qui ont travaillé toute leur
00:29vie,
00:29qui ont cotisé, qui touchent cette retraite, qui ont envie de payer peut-être leur maison de retraite,
00:36finir leur vie dans un cadre agréable, un minimum agréable,
00:42de transmettre aussi à leurs enfants, à leurs petits-enfants, ce qu'ils ont gagné dans leur vie philosophiquement.
00:48Les priver justement de cet argent alors qu'évidemment c'était pas prévu et ça leur tomberait dessus comme ça,
00:54comme un cheveu sur la soupe, c'est indécent.
00:56Et je m'étonne de voir que d'autres pistes d'économie ne sont pas réalisées.
01:00On peut l'évoquer, mais on peut parler des agences, la différence entre aussi ce qu'on donne et ce
01:06qu'on reçoit de l'Union Européenne.
01:07Mais je vais vous dire, il y a toujours ce fameux tabou parce qu'on est les seuls à l
01:11'évoquer.
01:12Mais quand on propose par exemple la préférence nationale sur les aides sociales, par exemple sur les aides sociales non
01:19-contributives,
01:21donc ça veut dire qu'il n'y aurait que les Français qui toucheraient les aides sociales non-contributives
01:25et que pour les aides sociales contributives, il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans pour toucher les aides sociales
01:31des Français.
01:33– Les gens qui sont des travailleurs étrangers et qui ont cotisé toute leur vie des pensions de retraite, c
01:39'est ça votre piste ?
01:39– Monsieur Calfour, vous ne m'avez pas écouté, je parlais des aides sociales contributives.
01:43– Vous savez, chaque fois que vous partiez sur l'immigration, comme les médecins de Molière disaient le foie, le
01:46foie, le foie de l'absolution.
01:47– Ceux qui s'intéressent un minimum à ces sujets ont très bien compris ce que je suis en train
01:50de dire.
01:51Les aides sociales contributives, ça veut dire, et quand on dit qu'il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans,
01:55sinon on ne bénéficie pas de ces aides sociales,
01:57l'ensemble c'est 18 milliards d'économies par exemple.
01:59– Vous savez quoi ?
02:00– Et c'est quelque chose qui nous permettrait justement de dégager des marges
02:04et pas se dire qu'on va taper sur ceux qui ont le plus travaillé, cotisé et qui aujourd'hui
02:09on veut fonctionner.
02:09– Pour nos téléspectateurs quand même, si je puis me permettre,
02:13puisque chacun a eu ces questions ouvertes, donc ça me permet de vous interpeller,
02:17les inégalités ont explosé dans ce pays, c'est-à-dire que c'est les riches qui sont devenus des
02:21super riches.
02:22Et vous, vous n'évoquez pas comme piste le fait de les mettre à contribution,
02:25vous vous dites, les inégalités ont explosé, les riches s'en sont foutus,
02:29plein les poches, encore plus qu'hier,
02:32eh bien on va prendre l'argent dans la poche des immigrés.
02:34Vous êtes le parti du grand capital.
02:36Et vous jetez en pâture aux catégories populaires la chose suivante,
02:40s'il y a un problème d'inégalité dans ce pays, c'est à l'immigration de payer.
02:44Alors qu'à mes yeux et aux yeux de la logique, n'est-ce pas,
02:47ce serait aux profiteurs de crise de payer.
02:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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