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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, des viols signalés par la police espagnole à Ceuta.
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00:00Repas Essay News, 9h-10h, l'heure des pros.
00:03Elodie Huchard.
00:07De retour pour la suite de l'heure des pros été.
00:10On va évoquer cette actualité du côté de Ceuta,
00:13puisque la presse espagnole s'en est fait l'écho des hier.
00:17Une quinzaine d'enquêtes sont ouvertes pour des viols
00:20qui auraient été commis par des migrants.
00:22Deux sont déjà en détention préventive.
00:26Alors on va en parler notamment avec Grégoire Dobini,
00:28le directeur des relations institutionnelles de l'Observatoire
00:31de l'immigration et de la démographie.
00:33Bonjour et merci d'être avec nous.
00:35Ce qu'on disait aussi, c'est la difficulté,
00:37là c'est vrai pour Ceuta, ça serait vrai pour l'Espagne,
00:39ça serait vrai pour la France,
00:41quand on accueille des personnes sur notre territoire,
00:44de pouvoir identifier leur dangerosité
00:46et quand on identifie leur dangerosité,
00:49de les renvoyer chez eux.
00:50En fait, on ne peut quasiment rien faire dans la plupart des cas.
00:55Effectivement, alors évidemment, il ne s'agit pas de dire
00:57que toute personne qui entre sur le territoire national
00:59est un criminel ou un délinquant en puissance.
01:03Mais on observe néanmoins une certaine surreprésentation
01:05effectivement des ressortissants étrangers dans la délinquance.
01:09C'est aujourd'hui un tabou,
01:11mais il n'en demeure pas vrai que c'est attesté
01:14par des données publiques,
01:16notamment le SSMSI,
01:17qui est un service statistique du ministère de l'Intérieur.
01:20Pour reprendre la thématique des violences sexuelles,
01:24par exemple, vous avez aujourd'hui 13% des mises en cause en France
01:27pour violences sexuelles qui sont des ressortissants étrangers,
01:30alors qu'ils représentent 9% de la population.
01:32Dans les transports en commun,
01:35les statistiques sont encore plus éloquentes,
01:37puisque vous avez 41% des mises en cause pour violences sexuelles
01:40qui sont des étrangers,
01:42jusqu'à 62% en Ile-de-France.
01:46Et effectivement, nous avons à tous les échelons
01:48des difficultés,
01:50non seulement au niveau des contrôles aux frontières
01:52pour détecter ces profils,
01:54puisque par définition, nous ne pouvons pas savoir déjà
01:57si une personne va poser des problèmes d'ordre public
01:59avant qu'elle n'en pose.
02:01Vous avez un principe de non-refoulement
02:03qui est quasiment un impératif absolu,
02:06c'est-à-dire qu'une personne doit pouvoir entrer
02:09si on estime qu'elle doit déposer une demande d'asile.
02:12Et enfin, au stade de l'éloignement,
02:15là aussi, vous avez des difficultés
02:17à éloigner certains profils,
02:20puisque nous sommes contraints
02:21par de nombreuses règles juridiques,
02:23notamment de la Cour européenne des droits de l'homme.
02:26Vous avez déjà le droit à une vie familiale,
02:30à des liens familiaux sur le territoire national
02:33qui peut primer sur les impératifs d'ordre public.
02:36Mais surtout, vous avez également l'article 3
02:41de la Convention européenne de sous-garde des droits de l'homme
02:44qui explique que si un étranger risque des mauvais traitements
02:47dans son pays d'origine,
02:48qui est une définition assez floue et large,
02:51eh bien, on ne peut pas l'éloigner quoi qu'il arrive.
02:55La Cour européenne des droits de l'homme nous dit
02:57y compris en cas de danger menaçant la vie de la nation.
03:00C'est-à-dire, même pour des profils terroristes,
03:01si la personne risque des mauvais traitements,
03:03elle est de fait inéloignable.
03:05On le voit dans cette crise avec Ceuta.
03:08Là, c'est vrai pour les viols,
03:09mais ça a été vrai depuis le début de cette crise.
03:10On voit à quel point l'Union européenne, en réalité,
03:13est totalement prisonnière de tout un tas de conventions,
03:16de traités qui font qu'on ne peut pas refuser des gens
03:19sur notre territoire,
03:20que quand on veut qu'ils repartent, on ne le peut pas.
03:22Cette crise de Ceuta, elle est aussi extrêmement intéressante
03:26parce qu'elle prouve à tous les échelons
03:28à quel point l'Union européenne, en fait, est impuissante.
03:33Oui, effectivement.
03:33Alors, le paradoxe, c'est qu'on est impuissante
03:36parce qu'on a décidé de l'être.
03:38C'est-à-dire qu'on a décidé de se lier
03:39à toute une série de règles juridiques.
03:43Vous avez surtout l'espace Schengen,
03:45qui aujourd'hui est défaillant.
03:48Vous avez des difficultés à opérer des contrôles solides
03:51aux frontières extérieures.
03:52Donc, il y a eu ce principe de non-refoulement
03:54qui est un absolu dont vous avez parlé.
03:57Sauf que la contrepartie des frontières extérieures
04:01qu'on avait voulu faire solide,
04:03c'était la suppression des frontières intérieures
04:05au nom de la libre circulation des Européens
04:08dans les Schengen.
04:10Et le problème, c'est qu'aujourd'hui,
04:12les États n'ont même plus le droit,
04:14ou très peu, de contrôler leurs frontières intérieures.
04:17La France a été condamnée
04:19pour avoir contrôlé sa frontière avec l'Italie,
04:22d'avoir opéré des refus d'admission.
04:24Elle doit aujourd'hui passer par une autre procédure
04:26qui s'appelle la réadmission,
04:29mais qui est en fait beaucoup plus lourde,
04:30puisque ça suppose, pour refuser une personne,
04:33quel est le droit à l'assistance d'un avocat,
04:35d'un interprète, d'un médecin.
04:36Ce sont des contraintes procédurales
04:38beaucoup plus lourdes,
04:39à tel point que la Cour des comptes nous explique
04:41qu'à un niveau de contrôle identique,
04:43il faudrait multiplier par 43
04:45les sélectifs aux postes frontières de bantons.
04:47Vous avez également une jurisprudence
04:50de la Cour de justice de l'Union européenne
04:52qui interdit de déployer des gardes frontières
04:55sur une bande de 20 kilomètres
04:57à partir des frontières intérieures.
04:59Vous avez l'interdiction de mettre en place
05:01le délit de séjour régulier.
05:04Donc, comme vous l'avez dit,
05:05à tous les échelons aujourd'hui,
05:07le droit européen pose des problèmes aux États.
05:10Alors, la bonne nouvelle,
05:11c'est que la situation commence timidement à évoluer.
05:14Vous avez le pacte sur la migration et l'asile
05:16qui est entré en vigueur récemment,
05:17qui renforce les contrôles aux frontières extérieures,
05:20qui accélère les demandes d'asile.
05:22Alors, c'est bien sûr insuffisant.
05:24Vous avez aussi le nouveau règlement retour
05:27qui a été mis en œuvre récemment,
05:30qui va permettre de déployer des centres de retour
05:32à l'extérieur de l'Union européenne,
05:34qui va permettre de faciliter considérablement
05:36les éloignements.
05:37Mais ces textes ne s'attaquent pas aujourd'hui
05:39aux grandes masses de l'immigration,
05:41aux causes profondes de l'immigration,
05:43qui sont le droit opposable à l'immigration familiale
05:46et aux droits d'asile dans les États européens.
05:48Une question aussi avec vous, pour terminer, Grégoire,
05:51parce qu'on en parlera avec mes invités.
05:53Gérald Darmanin, ministre de la Justice,
05:55réitère son idée d'avoir un moratoire
05:57sur l'immigration légale pendant trois ans,
06:00c'est-à-dire une pause pendant trois ans,
06:02et voir ensuite ce qu'on fait.
06:04Que pensez-vous de cette idée ?
06:07Est-ce que c'est utile ou est-ce que c'est plutôt symbolique pour vous ?
06:13Alors, dans le détail,
06:15le garde des Sceaux propose un moratoire
06:17sur l'immigration familiale pour les travailleurs étrangers
06:19et d'inscrire dans la Constitution
06:21des quotas, des plafonds d'étrangers admis au séjour chaque année.
06:26Donc, le terme de moratoire,
06:28c'est une mesure simple, claire,
06:31qui est aujourd'hui plébiscitée par près de deux tiers des Français
06:33dans les sites d'opinion.
06:34Le problème, c'est que la faisabilité
06:37est aujourd'hui assez compliquée.
06:40En réalité, comme nous le dit la Cour des comptes
06:43dans un rapport de 2020,
06:45la majorité des entrées d'immigrés aujourd'hui
06:48sont la contrepartie de droits individuels,
06:51qui sont protégés à la fois par la Constitution,
06:54le droit européen
06:55et les engagements internationaux de la France.
06:58La même Cour estime que pour l'année 2018,
07:01vous avez seulement moins d'un quart des entrées légales
07:06qui résultent d'un choix politique,
07:08d'une décision des autorités publiques,
07:09ce qui signifie qu'à contrario,
07:11les trois quarts de l'immigration légale,
07:13on parle bien seulement de l'immigration légale,
07:16est subie aujourd'hui
07:18et hors de portée de la décision politique.
07:20Et c'est particulièrement vrai
07:21pour le regroupement familial
07:23que Gérald Darmanin souhaiterait limiter.
07:25Alors, le regroupement familial,
07:26c'est aujourd'hui une part minoritaire de l'immigration.
07:29C'est 30 000 personnes l'an dernier
07:32sur 380 000 titres de séjour.
07:35Ce regroupement familial est protégé
07:37au niveau de la Constitution.
07:39Il est protégé par une directive européenne de 2003.
07:42Il est protégé par la Convention européenne
07:43de sauvegarde des droits de l'homme.
07:45Il est facilité par certains accords internationaux
07:48conclus par des États.
07:50Et surtout, l'angle mort aujourd'hui,
07:52c'est la question du droit d'asile
07:53qui n'est pas suffisamment abordée.
07:55L'an dernier, vous avez 115 000 nouvelles demandes
07:58qui ont été enregistrées par la France.
08:01C'est aujourd'hui le premier canal d'immigration
08:03si l'on considère que les déboutés
08:06ne repartent pas dans leur pays d'origine.
08:08Vous avez récemment un rapport
08:10de la sénatrice Marie-Carole Suntou
08:12qui explique que seulement 5 % des déboutés
08:14du droit d'asile sur les six dernières années
08:16ont effectivement été raccompagnés
08:18dans leur pays d'origine.
08:19Donc, mettre en œuvre ce moratoire,
08:21ça ne suppose pas de voter une simple loi.
08:24Ça suppose de réviser la Constitution.
08:26Donc ça, Gérald Darmanin le propose.
08:29La commission Maso, réunie en 2008,
08:31confirme que mettre des quotas d'immigration
08:33dans la Constitution serait efficace.
08:36Mais ça suppose aussi un bras de fer
08:38avec la Commission européenne,
08:40avec la Cour européenne des droits de l'homme.
08:42Ça suppose de sortir de la Convention de Genève
08:45sur les réfugiés.
08:46Et ça suppose de remettre en cause
08:48toute une série d'accords bilatéraux,
08:50notamment celui conclu avec l'Algérie en 1968.
08:54En résumé, c'est faisable, mais c'est compliqué.
08:56Oui, voilà, effectivement.
08:57On a vu tous les obstacles
08:58et la liste des obstacles
08:59que vous avez dressés, Grégoire Domini,
09:02est effectivement un peu dissuasive.
09:03Merci beaucoup d'avoir été avec nous
09:05sur le moratoire précisément.
09:07On y reviendra un peu plus tard dans l'émission.
09:09Mais d'abord, sur ce qu'on vient de voir
09:12concernant les viols,
09:13et on va faire le point avec Nico Salvador
09:15dans un instant.
09:16Sabrina, évidemment, on ne va pas généraliser.
09:18Il y a entre 8 et 11 000 migrants
09:19qui sont restés,
09:20et personne ne dira
09:22que tous ont commis ces viols.
09:26En revanche, les habitants de Ceuta
09:27étaient très inquiets.
09:28Ils disaient, pour notre sécurité,
09:30pour la sécurité dans les rues,
09:32la sécurité également chez nous,
09:33on est inquiets, malheureusement,
09:35de nouveaux faits, donc,
09:36qui leur donnent raison.
09:37Oui, bien sûr.
09:38Il s'agit de la tragédie, malheureusement,
09:40des routes migratoires
09:43dont les femmes sont les premières victimes.
09:45Il y a eu plusieurs rapports,
09:46vous savez, du commissariat aux réfugiés,
09:48de l'Organisation internationale des migrations,
09:51de l'ONU,
09:52qui explique que la fourchette
09:54est évaluée entre 70 et 80 % de femmes
09:57qui sont, en effet, violées
10:00à travers ces routes migratoires.
10:02Donc, c'est un vrai sujet,
10:03celui de la vulnérabilité des femmes
10:06à travers ces affres,
10:08en tout cas, celui-ci in situé,
10:10mais pas que,
10:10puisque ça a été rapporté
10:12lors des routes de l'Esbos,
10:14en direction de l'Esbos,
10:15en direction de l'Ampédouza.
10:17Donc, les femmes sont de véritables,
10:20malheureusement, butins de guerre
10:21pour ces cohortes d'hommes
10:23qui arrivent sur le territoire occidental.
10:28Alors, il y a ces jeunes femmes
10:29qui font partie de ces routes migratoires
10:32qui sont, malheureusement, violées.
10:34J'entendais hier un témoignage
10:35de certaines d'entre elles
10:36qui se cachaient
10:37sous les véhicules de police de peur
10:40parce que tétanisées à l'idée
10:42qu'elles soient, encore une fois,
10:44traitées comme de la chair
10:45à canon sexuel.
10:47Mais il y a également les jeunes femmes
10:49que ces hommes-là trouvent
10:51sur le territoire occidental.
10:52Je pense, évidemment,
10:54au drame de Cologne.
10:55C'est le plus célèbre
10:58où Kamel Daoud avait,
10:59dans une tribune en 2016,
11:02dénoncé la misère sexuelle
11:04dans le monde arabo-musulman,
11:06qu'il connaît très bien,
11:07puisque lui-même étant
11:08d'origine algérienne,
11:10eh bien, ça n'a pas manqué
11:10d'ébranler Libération
11:12ainsi que France Culture
11:14l'accusant de mettre
11:15le feu aux poudres
11:15et de jouer au jeu
11:17des provocations.
11:18Donc, c'est une réalité
11:19qu'il faut prendre en compte
11:22évidemment.
11:23Quant au silence
11:25des féministes sur ce sujet,
11:27vous savez que...
11:28On va en parler.
11:28Voilà, c'est en fonction
11:29de l'idéologie mélanique
11:31qu'elle se prononce
11:32que cela concerne
11:33ces petites filles
11:34qui font partie, encore une fois,
11:36de ces routes migratoires
11:37ou bien des jeunes femmes
11:38ici installées en Occident,
11:39mais on pourra essayer
11:40d'en discuter plus largement.
11:42Oui, justement,
11:42sur les féministes,
11:43on va en parler
11:44avec Nico Salvador,
11:45notre correspondant
11:46en Espagne,
11:48avant de vous interroger
11:49justement sur la réaction
11:50ou l'absence de réaction
11:51des féministes.
11:53Que dit la presse espagnole
11:55ce matin, justement,
11:56de ces enquêtes
11:58pour des viols
11:59du côté de Ceuta ?
12:00Alors, justement,
12:02la presse, ce matin,
12:03elle insiste toujours
12:03sur ces 15 enquêtes
12:05dont on parlait
12:06sur ces news,
12:07notamment avec
12:08des personnes mineures
12:09à l'intérieur
12:10qui ont été victimes
12:11d'agressions sexuelles.
12:12Effectivement,
12:12c'est le silence
12:14des responsables politiques
12:15qui attirent l'attention
12:16de la presse,
12:16notamment la ministre
12:17de l'égalité
12:18de l'homme
12:19et des femmes
12:19qui est socialiste
12:21qui s'appelle
12:21Anna Redondo
12:22qui est pointée du doigt
12:23pour avoir inauguré
12:24à Valadoïde
12:25qui est dans le centre
12:25du pays
12:26un point violé.
12:27Alors, les points violés,
12:28c'est ces espaces, justement,
12:29qui servent aux femmes
12:29pour venir se plaindre
12:32d'agressions sexuelles
12:34ou de viols.
12:35C'est une initiative
12:36qui est louable,
12:37ces points violés.
12:38Cependant, la ministre,
12:39quand elle a inauguré
12:40ce point violé,
12:40elle n'a absolument pas parlé
12:43des violences sexuelles
12:44qui ont été faites
12:44à Ceuta
12:45et la presse pointe
12:46deux poids, deux mesures,
12:48justement,
12:49en disant
12:49qu'elle parle
12:50d'agressions sexuelles
12:52mais elle ne parle pas
12:52de ce qui s'est passé
12:53à Ceuta.
12:54Et un autre journal,
12:55également,
12:55qui a publié une tribune
12:57en disant
12:57les socialistes
12:58ont érigé
12:58une frontière
12:59contre les femmes violées
13:00et cette tribune
13:02affirme
13:02qu'il y a un discours
13:05féministe
13:05de la part du gouvernement
13:06mais qui est
13:07de manière totalement
13:09sélective.
13:09Quand ce sont
13:10des hommes
13:11qui sont
13:12en situation irrégulière,
13:14qui sont accusés
13:15d'avoir fait
13:15ces actions,
13:16eh bien,
13:16le gouvernement,
13:17tout simplement,
13:18n'en parle pas.
13:19On le voit,
13:20en tout cas,
13:20Nico Salvador,
13:22cette gauche espagnole
13:23et ces féministes
13:24très absents,
13:26on le sait,
13:26et on le dit
13:27depuis le début,
13:28les habitants
13:29de Ceuta
13:29attendent beaucoup
13:30des autorités espagnoles
13:32et dans le même temps,
13:33Pedro Sanchez
13:34est à la mer
13:34et on a des ministres
13:35qui estiment
13:36que finalement,
13:37tout va bien,
13:38il ne faut rien changer,
13:40on est là également
13:41dans une sorte
13:41de déni finalement.
13:43Exactement,
13:44c'est la ministre
13:44de la Santé
13:45qui a dû visiter
13:46Ceuta ce week-end
13:47parce qu'il y a quand même
13:48entre 7 000
13:48et 10 000 personnes
13:49qui vivent dans les rues
13:50et les habitants
13:51forcément se plaignent
13:52de problèmes sanitaires.
13:53Elle, elle est venue,
13:54elle a dit
13:54non, il n'y a rien,
13:55la situation est totalement
13:56sous contrôle.
13:57Par contre,
13:58ce que je note,
13:59je la cite,
14:00elle a dit
14:00il ne faut pas non plus
14:01tomber dans les relents
14:02xénophobes
14:03et tenir des propos xénophobes
14:04sachant que la ministre
14:05de la Santé
14:06appartient à l'aile gauche
14:07du gouvernement,
14:08elle appartient au parti
14:09Soumar,
14:10qui est le parti frère
14:11de la France Insoumise.
14:12Alors, l'opposition de droite,
14:14elle commence à s'agacer,
14:16à élever la voix
14:16en disant
14:17il faudra que le gouvernement
14:18vienne devant le Parlement,
14:20vienne devant le Sénat
14:21pour dire exactement
14:22ce qui se passe
14:23et aussi pour accélérer
14:25les OQTF
14:25puisque la solution
14:26de la droite
14:27c'est une accélération
14:28des expulsions
14:29pour mettre fin
14:30à ces vagues de viol.
14:31Merci Nico Salvador
14:32d'avoir été avec nous
14:34et pour toutes ces précisions.
14:35Alors, ce qui est bien,
14:36Raphaël,
14:37c'est qu'on voit
14:37qu'en France
14:38comme en Espagne,
14:39c'est la même chose.
14:40Des ministres qui expliquent
14:42qu'il n'y a pas de problème,
14:43des ministres qui,
14:44quand on montre
14:45cette réalité
14:46à la fois de cette vague migratoire
14:48et les viols
14:49dont on a parlé,
14:50eh bien,
14:51ils expliquent
14:51qu'il ne faut quand même pas
14:52virer du côté
14:53de la xénophobie.
14:54Ce sont toujours
14:55les mêmes arguments.
14:56Quand ça ne les arrange pas,
14:58c'est en fait
14:59ceux qui s'interrogent
15:00qui ont tort finalement.
15:01Oui, puis c'était
15:02ce que soulignait
15:03Nico Salvador,
15:04une sorte d'hémiplégie,
15:06c'est-à-dire que d'un côté
15:07il se proclame
15:10féministe,
15:10mais lorsqu'il s'agit
15:11de dénoncer
15:14des viols
15:14commis
15:15par des clandestins
15:18sur parfois
15:19des femmes
15:21en situation irrégulière
15:22ou peut-être
15:23sur d'autres femmes,
15:27il y a un silence absolu
15:28comme si c'était
15:29finalement contrarié
15:30l'autre discours
15:32qu'il porte,
15:32qui est un discours
15:33souvent immigrationniste.
15:34Donc il y a quelque chose
15:35d'insupportable,
15:36une réalité terrifiante
15:38notamment pour ces femmes
15:39qui pour certaines
15:41fuient leur pays
15:42pour éviter des mariages
15:43forcés
15:44et qui se retrouvent
15:45à Ceuta
15:46ou ailleurs
15:47subissant finalement
15:48la violence
15:50des hommes
15:50dans des pays
15:52où les gouvernements
15:53finalement ferment les yeux
15:54sur ces actes
15:55parce que leurs auteurs
15:56sont des personnes
15:58d'origine immigrée.
15:59Et puis effectivement
16:00Kevin,
16:01Grégoire Dobini
16:02l'expliquait,
16:03on ne sait pas
16:04qui en fait
16:05on accueille
16:05sur notre territoire,
16:06ça c'est plus un secret,
16:07mais quand on découvre
16:08qu'il y a des personnes
16:09dangereuses
16:09typiquement
16:10qui ont commis des viols,
16:12en fait bon courage
16:13pour les renvoyer chez eux,
16:13c'est-à-dire qu'on fait venir
16:15chez nous
16:16une infime partie
16:17puisqu'on le répète
16:18évidemment ce ne sont pas
16:19toutes les personnes
16:19qui arrivent chez nous
16:20qui commettent ce genre de crime
16:22mais quand elles le font
16:23en fait on est coincé
16:24avec elles sur notre territoire.
16:25C'est ça aussi
16:25qui rend les Français dingues
16:27de se dire
16:27on ne sait plus,
16:28on ne peut plus se protéger.
16:30Oui, vous avez parfaitement raison.
16:33Il y a deux sphères
16:34dans ce que vous venez de dire.
16:35il y a tout d'abord
16:36tous ces traités
16:37que l'on a signés,
16:39toutes ces conventions
16:40que nous avons signées
16:41qui finalement
16:42remet en cause
16:43la souveraineté populaire
16:44et nous lie
16:45et ne nous permettent pas
16:47d'avoir une gestion
16:49responsable
16:49de la question migratoire.
16:52Regardez le territoire français,
16:54aujourd'hui
16:54les frontières françaises
16:56n'existent quasiment plus
16:58et les frontières françaises
16:59en fait ce sont
16:59les frontières grecques,
17:00ce sont les frontières espagnoles
17:02et ce sont les frontières italiennes
17:04et de l'autre côté
17:05on a signé par exemple
17:07des accords
17:08avec le Royaume-Uni
17:10pour que les migrants
17:11qui soient sur notre sol
17:12ne passent pas
17:13notamment
17:14sur le sol britannique.
17:16Donc on est évidemment
17:19prisonnier
17:19de ce genre de choses
17:20et puis après
17:21vous avez quand même
17:21l'aspect idéologique
17:22parce que
17:23quand j'entends
17:24votre correspondant
17:25j'entends socialiste
17:26j'entends gauche
17:27j'entends extrême gauche
17:29ce sont toujours les mêmes
17:30les mêmes qui ont parfois
17:31pu contaminer
17:32la droite européenne
17:34je me souviens
17:34de madame Angela Merkel
17:36qui a accueilli
17:36des milliers de migrants
17:38et puis après
17:39il y a eu tous les drames
17:40que nous avons connus
17:40et elle a quand même
17:41quitté le pouvoir
17:42en disant que
17:42le multiculti à l'allemand
17:44était un échec
17:45et en effet
17:46ça ne fonctionnait pas
17:48et un mot quand même
17:49sur Pedro Sanchez
17:50parce que là
17:51c'est l'incarnation
17:52véritablement
17:53de l'échec
17:53du socialisme européen
17:55une politique migratoire
17:56irresponsable
17:57des phases
17:58de régularisation
18:02qui sont insensées
18:04une pression fiscale
18:06devenue insoutenable
18:07une obsession
18:07anti-israélienne
18:09poussée à l'extrême
18:10et vous ajoutez à ça
18:11notamment
18:12des soupçons
18:13de corruption
18:14derrière un discours
18:15moralisateur
18:16à deux balles
18:17et des lubies idéologiques
18:18qui affaiblissent
18:19évidemment l'Espagne
18:20et qui affaiblissent
18:21l'Europe
18:22là on a
18:22ce qu'est le socialisme
18:24qu'est-ce que ça donne
18:24au niveau national
18:27et au niveau européen
18:28il ne faut pas s'étonner
18:29en effet
18:30que les peuples d'Europe
18:31choisissent de plus en plus
18:32d'autres solutions
18:33et votent de plus en plus
18:34à droite
18:34ou à la droite
18:36de la droite
18:37oui avec effectivement
18:38en 10 secondes
18:38s'il vous plaît
18:39Sabrina
18:39non mais simplement
18:40au sujet de ces gamines
18:41qui ont été violées
18:42il faut savoir que
18:43maintenant qu'elles ont été violées
18:45elles ont perdu leur virginité
18:46et que sur le marché matrimonial
18:48et bien elles ne sont plus valables
18:49on ne sait pas effectivement
18:51qui sont ces jeunes filles
18:52qui ont perdu leur virginité
18:54pour l'instant
18:54quand vous êtes violées
18:56oui ça j'entends
18:56mais vous dites sur le marché matrimonial
18:58non mais je veux dire
18:59en dehors de
19:00les espagnols
19:01je ne suis pas sûr qu'il y a ce problème
19:01non mais si
19:02non mais entendu
19:03mais si elles sont d'origine
19:06maghrébine
19:06ou en tout cas qu'elles viennent
19:07du Maroc
19:08d'Algérie
19:08de Tunisie
19:09ou de Libye
19:09ou même d'Afrique sahélienne
19:10et bien la perte de la virginité
19:12vous savez c'est la grande psychiatre égyptienne
19:14Nawal Asadawi
19:15qui l'a dit
19:15que la réputation
19:17se base
19:18la réputation d'une famille
19:19se base
19:20sur la virginité
19:21d'une jeune femme
19:22ça effectivement pour l'instant
19:23on ne connaît pas évidemment
19:24les nationalités
19:25des victimes
19:26on en a parlé avec Grégoire Domini
19:27on va en parler maintenant aussi
19:28avec mes invités
19:29cette proposition
19:31réitérée par le ministre de la justice
19:33d'un moratoire
19:35il le dit
19:35dans cette interview
19:37à la Voix du Nord
19:38interview où il annonce
19:39notamment
19:39son ralliement
19:40avec Edouard Philippe
19:42je pense qu'il faut être
19:43beaucoup plus dur
19:44sur les questions de sécurité
19:45d'immigration
19:46et de justice
19:47que ne le sont
19:48Edouard Philippe
19:49et d'autres candidats
19:49j'ai moi-même évoqué
19:50un moratoire
19:51sur l'immigration
19:52il proposait un moratoire
19:53de trois ans
19:54sur l'immigration
19:56illégale
19:57il estimait à l'époque
19:58que le pays était arrivé
19:59je le cite
19:59à la limite
20:00de ses capacités
20:01d'intégration
20:02et d'assimilation
20:03à ce moment-là
20:03nous avions fait
20:04un sondage
20:05avec l'institut CSA
20:07pour CNews Europe 1
20:08et le JDD
20:09que pensent
20:10les français
20:11de cette idée
20:12êtes-vous favorables
20:12ou opposés
20:13à cette suspension
20:14de l'immigration légale
20:1663% sont favorables
20:18et on va regarder
20:19dans le détail
20:20partie par partie
20:21en fonction
20:21des sensibilités
20:23politiques
20:24alors évidemment
20:24à gauche
20:25on est largement
20:26défavorable
20:26dans la majorité
20:27présidentielle
20:28quand même
20:29d'une courte tête
20:30c'est favorable
20:3073% à droite
20:32et 86%
20:33du côté
20:34du RN
20:34et de reconquête
20:35une fois de plus
20:36Raphaël Steinville
20:37on voit que l'opinion publique
20:38hormis à gauche
20:39est plutôt favorable
20:40on peut comprendre
20:41l'idée de se dire
20:41on est arrivé
20:42à bout de nos capacités
20:43donc faisons une pause
20:45mais Grégoire Dobini
20:45rappelait en fait
20:46tous les obstacles
20:47d'abord
20:48qu'il va falloir
20:49surmonter
20:49avant de pouvoir
20:50mettre en place
20:51une telle idée
20:51oui c'est là où
20:53la proposition
20:54de Gérald Darmanin
20:55si elle
20:56elle se montre
20:57efficace
20:58dans l'opinion
20:58parce qu'elle est
20:59très largement partagée
21:00et soutenue
21:01par une majorité
21:02de français
21:03du centre
21:04en passant
21:04de la droite
21:05au RN
21:07on voit pour autant
21:09les limites
21:09de son efficacité
21:12réelle
21:12puisque un certain
21:13nombre d'obstacles
21:14juridiques
21:15rendent quasiment
21:17impossible
21:17ou en tout cas
21:18extrêmement difficile
21:20sa mise en application
21:20effectivement
21:21la France est tenue
21:22par un certain
21:23nombre d'engagements
21:23de traités
21:24qu'elle a signés
21:25de conventions
21:26qu'elle a ratifiées
21:28et qui rendent
21:29très
21:30très compliquée
21:31sa mise en oeuvre
21:32s'agissant
21:33ne serait-ce que
21:33de l'immigration
21:35du travail
21:36on le voit
21:36de vouloir imposer
21:38des quotas
21:39extrêmement stricts
21:40votés au Parlement
21:41c'est très bien
21:42en tout cas
21:42c'est déjà
21:42un premier pas
21:44en avant
21:45mais cela suppose
21:47aussi
21:47si l'on veut
21:49vraiment réguler
21:50et maîtriser
21:51notre immigration
21:51que le regroupement
21:53familial
21:53qui est le corollaire
21:55de cette immigration
21:55de travail
21:56soit extrêmement limité
21:58ce qui n'est pas
21:58le cas aujourd'hui
21:59pire
22:00ça a été élargi
22:01les conditions
22:02d'accession
22:05au regroupement
22:05familial
22:06ont été élargies
22:07par les différents
22:09gouvernements
22:09d'Emmanuel Macron
22:10donc c'est là
22:12où il y a une sorte
22:12non pas de supercherie
22:14mais en tout cas
22:14on est d'abord
22:15dans la communication
22:16avant d'être dans
22:17quelque chose
22:18qui est efficace
22:19et c'est pour ça
22:19que la solution
22:20d'un référendum
22:21puisque là
22:22pour le référendum
22:23constitutionnel
22:24permettrait de lever
22:26les différents
22:27verrous
22:28qui aujourd'hui
22:29s'opposent
22:30à ce genre
22:30de politique
22:31qui relève
22:32d'abord
22:32de la communication
22:33certes
22:33je suis d'accord
22:34avec ce qui a été dit
22:35il y a certes
22:36des contraintes
22:36il y a certes
22:37en effet
22:38une union européenne
22:39qui est immigrationniste
22:40et qui impose
22:41qui veut imposer
22:42aux états
22:42des quotas
22:43mais il y a aussi
22:44une question
22:44de volonté politique
22:45quand vous voyez
22:46dans certains pays
22:48d'Europe de l'Est
22:49ou d'Europe centrale
22:50je pense à la Hongrie
22:51je pense à la Pologne
22:53vous avez des dirigeants
22:54qui n'hésitent pas
22:56à s'opposer
22:57à la politique
22:59immigrationniste
22:59de l'union européenne
23:00tout simplement
23:01parce que c'est
23:02une volonté populaire
23:04et vous avez des élites
23:05qui là-bas
23:06ne sont pas déconnectées
23:07même récemment
23:08je voyais toute la gauche
23:10ou l'extrême gauche française
23:12se réjouir
23:13de la défaite
23:14de Victor Orban
23:15sauf que celui
23:16qui succède
23:18à Victor Orban
23:18aujourd'hui
23:19mène une politique
23:20migratoire
23:21qui est exactement
23:22la même
23:22voire qui est encore
23:24un peu plus drastique
23:25alors il m'arrive
23:26de voyager
23:27quand je vais en Pologne
23:28quand je vais en Hongrie
23:29mais vous vous rendez compte
23:31à quel point
23:32il fait bon vivre
23:34à quel point
23:34il n'y a pas
23:35d'insécurité
23:36vous avez des femmes
23:37qui se promènent
23:38au milieu
23:38dans les rues de Varsovie
23:39à 23h le samedi soir
23:41ou dans les rues
23:42de Budapest
23:43il ne se passe
23:44absolument rien
23:45et surtout
23:45il y a quelque chose
23:46qui me marque
23:47dans ces pays
23:48c'est que la Pologne
23:49est restée la Pologne
23:49et que la Hongrie
23:50est restée la Hongrie
23:51parce que vous avez des gens
23:52qui aiment profondément
23:53leur pays
23:53vous avez des gens
23:54qui aiment leur tradition
23:55vous avez des gens
23:56qui aiment leur culture
23:57vous avez des gens
23:57qui respectent la police
23:58et vous avez des gens
24:00qui veulent tout simplement
24:01vivre en harmonie
24:02et que l'on respecte
24:03notre civilisation chrétienne
24:05on devrait prendre exemple
24:06sur ces pays
24:07parce que franchement
24:08ça irait mieux en France
24:09pardon
24:09merci Kévin
24:10vous êtes dissipé
24:11oui mais là ça me tenait à cœur
24:14on a le temps à respecter
24:15d'autant plus que
24:16c'est l'heure
24:17de souhaiter une bonne journée
24:19à nos auditeurs
24:19d'Europe 1
24:20qui vont retrouver tout de suite
24:22Julien Pichinet
24:23pour le club de l'été
24:24bonjour Julien
24:25quel est le programme du jour ?
24:26bonjour Edi
24:27bonjour à tous
24:27j'espère que ce n'est pas
24:28à cause de nous
24:28que Kévin a dû interrompre
24:31sa phrase
24:32et son argumentaire
24:33on va recevoir
24:34c'est une belle matinée
24:35qu'on va passer ensemble
24:36sur Europe 1
24:37l'écrivain Bernard Werber
24:38qui vient nous présenter
24:39son prochain spectacle
24:41qui s'appelle
24:41Vie
24:41et nous recevrons
24:42à partir de 11h
24:43le réalisateur
24:44Jean-Jacques Hannault
24:45célèbre réalisateur
24:46de La Guerre du Feu
24:46et de Notre-Dame brûle
24:48pour parler
24:48de ces feux de forêt
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