00:00Vous l'avez dit vous-même, vous étiez au Porsche ce matin, sans caméra, à la rencontre, selon votre entourage,
00:06de pompiers, de sinistrés.
00:08Beaucoup vous attendaient devant la mairie, puis après devant cette caserne de pompiers.
00:13Pourquoi ne pas être allé à leur rencontre alors qu'ils ont l'impression parfois que l'État les abandonne
00:18?
00:18L'État ne les abandonne pas. Je pense que l'ensemble des annonces qu'on vient de faire montrent l
00:22'inverse.
00:22J'ai fait deux choses. Hier, j'ai tenu vraiment à y aller sans corps préfectoral, sécurité la plus minimaliste,
00:31avec le maire.
00:32Ça m'a permis vraiment de rencontrer un certain nombre d'habitants, saluer d'ailleurs par ailleurs les CRS qui
00:39font la sécurité sur la plage du Porges.
00:42Et puis ça m'a permis, sur carte, de véritablement aussi travailler, notamment affiner les mesures telles que nous le
00:47faisons aujourd'hui.
00:49Après, vous commencez à me connaître, je ne cours pas après la communication. Je le dis avec respect pour les
00:54chaînes info.
00:55Soit on court après la com et on travaille mal à la fin. Parce qu'en plus, la présence de
01:00caméras modifie tout.
01:03Pour nous, aussi pour les populations concernées, puis aussi pour vous d'ailleurs.
01:07Soit on cherche à travailler sérieusement, et au fond, on fait un peu moins de com.
01:11D'autres le font pour nous, ça tombe bien, mais on fait un peu moins de com.
01:15Et c'est vrai que je préfère faire ça. Après, est-ce que dans le montage du déplacement entre nous,
01:19aller au Porges, après les annonces, auraient été mieux, sans doute ?
01:22Ça, je le concède bien volontiers, parce que ce matin, on a reçu le collectif,
01:27qui était représentatif justement des gens qui étaient non loin de la mairie ou du centre d'incendie de secours.
01:32Et elles-mêmes, d'ailleurs, nous ont dit qu'elles prenaient des notes
01:35pour expliquer aussi tout ce qu'on a pu dire dans le cadre de cette réunion.
01:38Après, il est vrai qu'aller au Porges, après les annonces que je viens de vous faire,
01:42change un peu les choses. Il se trouve que pour des raisons d'agenda,
01:45c'est l'inverse qui a été fait, mais le font.
01:48De toute façon, les gens qui ont perdu leur maison,
01:51je trouve que pour tout tas de raisons, j'étais proche qui, dans d'autres incendies,
01:55ont pu connaître ça.
01:56C'est quelque chose d'épouvantable.
01:57Même quand il n'y a pas de victime humaine, la blessure et donc la colère que ça peut évidemment
02:04susciter est énorme.
02:07Moi, je le comprends très, très bien.
02:08Un peu plus d'empathie que moi sur cette affaire-là.
02:11Mais justement, plutôt que des grandes phrases, plutôt que de faire des tweets,
02:15plutôt que de se montrer en photo et plutôt que de se mettre en scène,
02:18je préfère mettre du concret.
02:20Et c'est vrai, c'est ma culture d'élu.
02:21Je fais confiance aux maires, au conseil municipal.
02:24Les gens que vous avez vus ce matin, ils ont voté au mois de mars
02:27pour des gens qui sont légitimes pour travailler avec nous,
02:30pour nous demander des choses, pour nous engueuler,
02:32pour nous dire que c'est bien, pas bien.
02:34Et c'est vrai que je fais ça.
02:35Un peu à l'ancienne, mais j'assure.
02:38Ça n'enlève rien au respect que j'ai pour tous les gens qui étaient là ce matin.
02:42Mais c'est sur le résultat qu'il faut être jugé.
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