Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 30 minutes
Avec Alain Blanc, président de l’association DFCI (Défense des forêts contre les incendies) du Porge
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##C_EST_A_LA_UNE-2026-08-27##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02On est avec un habitant et plusieurs habitants qui peuvent évidemment nous appeler au 0826-300-300
00:10mais on est surtout avec Alain Blanc qui est plus qu'un habitant de la région puisqu'il est également
00:15président de l'association DFCI du Porges.
00:18Bonjour Alain Blanc, soyez le bienvenu.
00:21Oui, bonjour.
00:22Merci d'avoir accepté notre invitation, je le précise, DFCI du Porges, ça veut dire Défense de la forêt contre
00:28les incendies.
00:29C'est une association qui est basée à la mairie du Porges.
00:34Comment vous la voyez cette visite avec Sébastien Lecornu tout à l'heure ? Vous allez le rencontrer, vous ?
00:40Non, on ne l'a pas encore vu, on ne l'a pas rencontré, mais on l'attend, on l
00:45'attend, on attend qu'il nous fasse des offres.
00:48On ne sait pas encore, on attend impatiemment, on est tous groupés, on est en Bordeaux et on attend.
00:54Quelle est la première revendication que vous allez lui formuler ?
00:59La première revendication, ça va être certainement les maisons, les maisons qui ont brûlé.
01:04Et puis après la forêt, la forêt, il va falloir...
01:08Concernant les maisons, Alain Blanc, qu'est-ce que vous lui demandez exactement ?
01:13Parce que certaines vont être prises en charge pour ce qui est de leur reconstruction par certaines assurances,
01:20mais j'imagine que ce ne sera pas forcément le cas pour toutes.
01:24Si, ils vont pouvoir reconstruire, mais les assurances vont faire jouer certainement la vétusté.
01:35Ça ne sera pas certainement du 100%, mais je ne pense pas.
01:38Justement, qu'est-ce que vous allez lui demander à Sébastien Lecornu ?
01:42Peut-être des considérations un peu particulières pour ces reconstructions ?
01:46Mais en principe, oui, il va y avoir des réunions de PLU, tout ça.
01:50Il va falloir peut-être reculer certaines habitations, peut-être reprendre des forêts.
01:56On ne sait pas encore, on ne sait pas comment le conseil municipal va faire.
01:59Oui. Alain Blanc, concernant la forêt, quelles sont les revendications que vous pourriez formuler ?
02:07Ce qui me fait le plus mal à la forêt, c'est parce qu'on est obligé à avoir un
02:14plan de gestion.
02:15Et là, le plan de gestion n'existe plus.
02:18Du moment que la forêt est brûlée, le plan de gestion, parce qu'il nous aidait bien ce plan de
02:24gestion.
02:25Bon, moi, je ne le respectais pas trop parce que je suis forestier, mais pour celui qui ne connaît pas
02:31grand-chose,
02:32ça servait beaucoup pour les éclaircies, pour le débroussaillage, tout ça, ça servait beaucoup.
02:36Oui. Qu'est-ce que vous pourriez demander ? Qu'est-ce qui pourrait se faire de mieux
02:44pour éviter que ce qu'on a vécu cette année, finalement, se réédite d'année en année ?
02:52Alors, j'imagine qu'il y a la question des moyens, quand même, parce qu'on était avec, tout à
02:57l'heure,
02:58un spécialiste du bois et quelqu'un qui travaille dans le secteur, un civiculteur,
03:02et qui nous disait, ce n'est pas normal, quand même, qu'il y ait si peu de Canadair qui
03:06soient mobilisés,
03:07et notamment pas de Canadair mobilisés à plein temps sur les lieux, dans les Landes.
03:12Oui, oui. Mais la plus grosse erreur qu'il y a eu, c'est au départ du feu.
03:16Moi, j'étais au départ. J'étais au départ du feu. C'est là qu'il y a eu l
03:20'erreur, là.
03:21Parce que le feu, normalement, en demi-heure, il devait être éteint, ce feu. Il devait être éteint.
03:28Mais, moi, j'y étais. Les pompiers, ils n'ont jamais voulu attaquer le feu,
03:32parce qu'il y avait une maison qui était à 5 mètres. Ils ont dit, oh, il ne faut pas
03:36me protéger de la maison,
03:37parce qu'on a deux collègues, hier, qui sont morts. Alors, on ne veut pas rentrer.
03:43C'est dommage. C'est dommage, parce que le feu, il était éteint. En demi-heure, il était éteint, ce
03:47feu.
03:47Mais qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Pourquoi les pompiers ne seraient pas intervenus dans les
03:52premières minutes ?
03:52Ce n'est pas leur intérêt ?
03:55Eh bien, bien sûr. Oui, mais ils ont eu les ordres. Ils ont eu les ordres du moment que la
03:59veille, il y avait eu deux morts.
04:00Alors, ils ont eu les ordres de ne pas rentrer, de ne pas prendre de risques.
04:05Et c'est dommage. C'est dommage, parce que moi, j'étais pompier quand j'étais jeune.
04:09Et comme me disait mon chef, il me dit, si on éteint la tête du feu, on a gagné, il
04:13me dit.
04:14Et c'est ce qu'on faisait chaque fois. On s'est chauffé, mais tant pis. Mais bien sûr.
04:18Sébastien Lecornu qui a déclaré que la douleur des sinistrés du méga-feu en Gironde était instrumentalisée par des complotistes
04:25sur les réseaux sociaux.
04:26Qu'est-ce que vous pensez de ces propos ?
04:29Il y a des propos qui sont bons, mais d'autres mauvais. Il faut trier. Il faut trier tout ça.
04:34Parce que, vous savez, il y en a qui utilisent le faux pour ne pas s'attacher chez le vrai.
04:39On ne sait pas trop.
04:40Bon, il a en tous les cas, c'était dans le cadre d'une interview qu'il avait accordée à
04:45la tribune dimanche, le 1er août dernier.
04:48Il répondait aux accusations de certains habitants qui estiment que leurs maisons ont été sacrifiées pour protéger la presqu'île
04:54du Cap-Ferret.
04:55Ça a été l'une des polémiques de l'été. Qu'est-ce que vous en pensez, vous, de ça
04:59?
05:00Ah, mais moi, je l'ai vu. Je l'ai vu de mes yeux, ça. Des pompiers, on s'est
05:05vus démunis, à un moment donné, là. Il y avait des maisons qui prenaient ça, qui ont fallu protéger à
05:11côté.
05:11Eh bien non, les pompiers, on nous a sortis des camions. Avant, on avait un camion. Tous les 200 mètres,
05:18on avait un camion. Et même pas, même pas. Tous les 100 mètres, on avait un camion.
05:22Et puis, tout d'un coup, on se retrouvait avec un camion tous les kilomètres. C'est ça qui...
05:27Donc, Alain Blanc, vous dites, vous aussi, que ce matin, sur Sud Radio, que des maisons ont été sacrifiées ?
05:34Oui, oui, oui, oui.
05:36Donc, ce ne sont pas des propos complotistes ?
05:39Non, non. Moi, je sais que j'avais trouvé deux colonnes de camions. Il y avait au moins 32 camions
05:45qui s'amenaient sur le Porsche, là.
05:47Alors, j'étais content. J'ai dit, devant la salle des fêtes, là, on va avoir du renfort, là. Eh
05:51bien non, ils sont partis directement de la Cap-Ferret.
05:54Je me fais l'avocat du diable. Je ne comprends pas l'intérêt des pompiers de laisser certaines maisons brûlées.
06:03Eh bien oui. Mais oui, mais ça n'est pas des ordres qu'ils ont.
06:06Oui.
06:08Et voilà.
06:11Mais même pour le commandement, quel est l'intérêt pour le commandement de dire, laissons brûler celle-là pour mieux
06:17protéger la presse-île du Cap ?
06:20C'est facile. Il y a les stars, là-bas. Je sais que les stars, là-bas, ont commencé à
06:26pleurer, là-bas, les stars, à s'inquiéter.
06:28Ça veut dire, Alain Blanc, que lorsque le Premier ministre dit que ce sont des complotistes qui relaient ses propos,
06:34vous, vous n'êtes pas d'accord ? Vous dites, moi, j'étais témoin, en fait ?
06:37Un autre petit peu, oui, quand même.
06:39Vous allez lui dire, le Premier ministre, tout à l'heure ?
06:41Moi, je vais vous dire, on avait le PC sur place. On avait le PC. Le mercredi soir, le PC
06:47était au Porges. Et le jeudi matin, je pense que c'est le jeudi matin, le PC, ou le vendredi
06:54matin, je ne me rappelle plus.
06:55J'étais ça passé tellement vite. Le PC, il a vite déménagé. Il est parti à l'Age. Il est
06:59parti à l'Age pour défendre, justement, là-bas. Alors, il y a quand même quelque chose.
07:05Vous dites qu'il y a eu un choix stratégique, à un moment donné, qui a été fait, Alain Blanc.
07:10Oui, oui, oui, oui, oui, oui.
07:12Vous allez lui en parler, au Premier ministre, tout à l'heure ? Il faut peut-être crever l'abcès
07:15et parler de ce qui s'est passé.
07:19Je pensais qu'avec toute la police qu'il y a, je pensais qu'on ne va pas pouvoir s
07:22'approcher.
07:23D'ailleurs, est-ce que vous regrettez le fait qu'il n'y ait pas de rencontre ? J'ai
07:27lu qu'il n'y avait pas de rencontre organisée. Ça n'est pas au programme du Premier ministre. Pas
07:31de rencontre avec les sinistrés. Comment vous le vivez, ça ?
07:34Eh oui, c'est vrai, c'est dommage, parce qu'il y en a qui pleurent, là, et puis, il
07:39ne va certainement pas les rencontrer.
07:42Il ne va pas les rencontrer.
07:43Oui.
07:44C'est ça. Ça va être une visite rapide, parce qu'il a une réunion à Mérignac. Alors, c'est
07:49pour ça que...
07:50Oui.
07:51Mais oui.
07:52Alain Blanc, merci. Merci d'avoir témoigné sur Sud Radio, de nous avoir éclairés sur cet aspect, et vous le
07:58redites. Ce n'est pas une question de complotisme, c'est une question de témoignage, et vous aimeriez bien pouvoir
08:04lui en parler.
08:05On sera avec Yves, dans un instant, lui aussi, sinistré du Porges, et qui va nous raconter cela, parce que
08:12sa maison, également, a été brûlée.
08:14Vous êtes nombreux, d'ailleurs, à nous appeler au 0826 300 300, et on s'en parle dans un instant,
08:20et on se retrouve avec Yves et avec Olivier. Merci, Alain.
Commentaires

Recommandations