00:00Nigel Farage, le leader du parti d'extrême droite Reform UK, vient d'être réélu.
00:07Mais peut-être pas pour longtemps, on vous explique.
00:10Le 7 juillet dernier, le député de Clacton-on-Sea avait annoncé sa démission
00:15après des révélations de scandales financiers,
00:17alors qu'il avait remporté pour la première fois des élections législatives en 2024.
00:27Cela avait automatiquement enclenché une législative partielle
00:31dont il était le favori, puisque les partis traditionnels l'avaient boycotté.
00:46Il remporte donc son ancien siège avec 63% des voix,
00:50contre 27% pour son opposant, le compte face de poubelle, une candidature satirique.
01:04Sauf que le leader de Reform UK pourrait déjà perdre son siège,
01:08et ce à cause du scandale qui l'avait poussé à démissionner.
01:12En effet, Nigel Farage fait l'objet d'une enquête du gendarme de l'éthique parlementaire
01:16pour avoir reçu deux dons non déclarés d'entrepreneurs ayant fait fortune dans la crypto-monnaie.
01:21Un premier de 5 millions de livres, soit l'équivalent de 5,7 millions d'euros,
01:26du milliardaire Christopher Harborne.
01:28Et un autre de George Cottrell, condamné pour fraude aux Etats-Unis en 2017.
01:32Cette enquête avait été mise en pause après la démission de Nigel Farage,
01:36le gendarme de l'éthique parlementaire ne pouvant enquêter que sur des députés.
01:40La réélection de Nigel Farage a donc un double enjeu.
01:43Le leader du parti d'extrême droite anti-immigration, qui vise le poste de premier ministre,
01:48a besoin d'un siège au Parlement pour pouvoir y prétendre.
01:51Mais comme il est de nouveau député, l'enquête va donc reprendre.
01:55Si elle confirme une faute grave, il pourrait être suspendu du Parlement pour plus de 10 jours,
02:00ce qui déclencherait alors une nouvelle élection.
02:03Et cette fois-ci, les résultats seront moins prévisibles,
02:06car les partis traditionnels l'ont déjà annoncé,
02:08ils présenteront bien des candidats.
02:10Alors, si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'Express.
Commentaires