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  • il y a 18 heures
Dans cet extrait d’« Œil pour Œil », Ludovic-Hermann Wanda (écrivain et formateur) et Maboula Soumahoro(maîtresse de conférences et spécialiste de la diaspora noire africaine) échangent sur l'un des sujets les plus complexes de notre société : les codes de la banlieue et la stigmatisation.

D'un côté, Ludovic-Hermann Wanda (qui assume son passé de "racaille") estime que l'attitude de rébellion et le refus des règles rendent une partie de cette jeunesse en partie responsable de la stigmatisation qu'elle subit.
De l'autre, Maboula Soumahoro déconstruit cet argument : si le ciblage n'était qu'une question de look, pourquoi les discriminations perdurent-elles une fois adulte ?

Lequel de ces arguments vous convainc le plus ? Le débat est ouvert (dans le respect) en commentaires 👇💬

🔗 Retrouvez l’intégralité de ce débat sur notre chaîne YouTube.

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Transcription
00:00Et j'en étais une, je le rappelle encore au cas où, ça saute pas aux yeux, la racaille.
00:03Moi, j'ai grandi dans l'imaginaire qui valorisait l'attitude, racaille, c'est la rébellion, c'est l'autorité,
00:09c'est NWA, fuck the police, mais parce que la police nous tabasse, donc nous aussi, en réaction.
00:13L'ennui, c'est qu'au quotidien, entre guillemets, la racaille, souvent déscolarisée, agit au-dessus des lois, même si
00:19elle va pas à l'Élysée pour brûler.
00:20Elle fume des joints alors qu'elle doit pas fumer, très bien.
00:22Les autres, Mathieu et Guillaume, ils fument dans leur salon haussmannien, ok, très bien.
00:25Donc, en soi, c'est pas très grave, mais au quotidien, ça génère une stigmatisation dont ils sont en partie,
00:31pas exclusivement, en partie responsables.
00:33Je vois très bien votre logique que je peux accepter jusqu'à un certain point.
00:37C'est-à-dire que si jamais ce que vous venez d'exposer, ce ciblage ne concernait que des jeunes
00:42gens jusqu'à un certain âge,
00:44et après, ils changent de look, ils changent de couple, ils changent de façon de parler, et plus rien ne
00:47se passe,
00:48je pourrais accepter un petit peu ce que vous venez de dire.
00:50Un petit peu.
00:51Un tout petit peu.
00:51Mais comme les agressions racistes prennent d'autres formes, et elles se déploient d'autres façons,
00:57après cet âge-là, critique de, je sais pas moi, 15-25, je sais pas, maillot-PLG, coup PNL, enfin,
01:03vous voyez cet archétype.
01:04Le profil.
01:04Ouais, le profil.
01:05Si après l'ère post-PLG, PNL, il ne se passait rien dans la vie des gens, je pourrais vous
01:10croire.
01:10Mais comme les choses, elles continuent de se passer, même quand on est docteur, ça ne tient pas.
01:16Le crayon.
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