00:00Écoutez, c'est une pauvre vieille dame de 108 ans.
00:04Alors, chacun imagine sa grand-mère ou même la mère de sa grand-mère à 108 ans.
00:09Et on voit qu'il n'y a absolument aucun frein, aucun frein moral, sociétal.
00:15Il n'y a rien qui retient les auteurs dans leur passage à l'acte parce que, de fait,
00:20ils n'ont pas hésité à péter une fenêtre tout simplement pour rentrer dans le logement
00:24et surtout dans la cuisine de cette dame.
00:27Manifestement, je parle au pluriel parce qu'il semblerait que ce soit une pluralité d'auteurs,
00:31deux ou trois personnes minimum, qui soient rentrées dans ce logement pour procéder à un cambriolage
00:38parce que ce qui a été établi par la suite, c'est qu'il y a plusieurs pièces du logement
00:43qui ont été fouillées
00:45et manifestement, on a compris, on a découvert qu'il y a des bouteilles de parfum qui ont été dérobées,
00:51en tout cas qui ne sont plus dans le logement.
00:53Donc, on comprend que c'est ça le butin, des bouteilles de parfum, c'est ça qui justifie leur acte.
01:00Et également, vous le disiez en parlant du sujet, cette dame, elle a été retrouvée partiellement dénudée.
01:08Partiellement dénudée sur son canapé, c'est son auxiliaire de vie qui la retrouve,
01:12une dame qui doit venir, j'imagine, la voir quotidiennement et qui la retrouve partiellement dénudée.
01:17Probablement que cette dame, malgré son âge et ce qui lui est arrivé,
01:20est encore assez lucide pour expliquer ce qui s'est passé.
01:24Toujours est-il que dans la foulée, elle est conduite à l'hôpital pour qu'on procède à des examens
01:30médicaux
01:30qui vont venir, d'une part, pouvoir montrer la cohérence entre les déclarations
01:38et puis le résultat des analyses médicales.
01:41C'est-à-dire que c'est sans dire, mais on vérifie médicalement s'il y a des lésions, par
01:47exemple,
01:47qui attesteraient de violences sexuelles.
01:50On vérifie également la présence de traces biologiques qui pourraient être sur le corps de la victime.
01:58Si tel est le cas, ça nourrit l'enquête, parce que si on trouve de l'ADN,
02:03des traces biologiques exploitables, c'est comparé avec nos fichiers.
02:06On voit s'il y a une personne qui ressort au FNAEG,
02:08le fichier national des empreintes génétiques.
02:11On liste les auteurs des délits graves et des crimes.
02:16Comme ça, l'enquête avance.
02:18Là, ce qu'il faut démêler, c'est la réalité exacte des faits,
02:22c'est-à-dire savoir qui a fait quoi.
02:24Et puis, évidemment, toujours rappeler ça, rappeler qu'il n'y a plus aucune limite
02:32dans l'attitude des délinquants.
02:36C'est-à-dire que la vulnérabilité, une vulnérabilité extrême de cette personne,
02:41ce n'est pas un frein, c'est une opportunité pour eux.
02:45Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires