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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, la décision du président espagnol de confiner les migrants à Ceuta.
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00:00Je vous l'ai dit, on va parler de nos sapeurs-pompiers, de nos soldats du feu dont on a
00:03beaucoup parlé cet été avec leur courage.
00:06Et nous sommes avec Rémi Chabou, pompier et porte-parole du syndicat Sud.
00:10Merci Rémi Chabou d'avoir accepté de participer à nos échanges.
00:14Il y a deux thèmes sur lesquels j'aimerais vous faire réagir.
00:17Je le disais avec mes invités, on a salué votre courage.
00:20Vous avez payé un lourd tribut au mois de juillet en perdant quatre de vos collègues.
00:26Et puis il y a cet acte dégueulasse, pardonnez-moi pour l'expression, je le dis également pour nos auditeurs
00:31et nos téléspectateurs,
00:32mais je ne peux pas le qualifier autrement puisqu'on a appris qu'une caserne située dans le sud-est
00:37de Lyon
00:37a été la cible de cambouillolage dans la nuit du 9 au 10 août, où plusieurs équipements de secours ont
00:42été dérobés.
00:43Oui, c'est dégueulasse Rémi Chabou.
00:47Oui, c'est un terme.
00:48Et si c'était un cas isolé, on pourrait se cantonner à ce mot dégueulasse,
00:53sauf que ça devient un comportement qui est extrêmement récurrent.
00:58Ce n'est pas très compliqué.
00:59Vous allez simplement sur Google, vous tapez cambriolage de caserne de pompiers
01:02et vous allez voir un peu le florilège de ce qu'on peut rencontrer.
01:05On s'est même fait voler dans l'agglomération lyonnaise,
01:08puisque c'est le cas d'espèce que vous évoquez,
01:10mais on s'est même fait voler un fourgon incendie.
01:14Le chauffard qui l'a volé s'est même tué sur le boulevard périphérique.
01:19C'était il y a quelques années.
01:20Mais en fait, des visites dans les casernes de pompiers,
01:23c'est très, très récurrent avec du vol d'effet personnel,
01:27du vol de véhicules, de sapeurs-pompiers.
01:29Mais là, dans le cas que vous évoquez,
01:31les images que vous mettez en illustration,
01:33c'est un cas un peu particulier.
01:35C'est loin d'être dénué d'intérêt.
01:37Ce matériel de désincarcération, il a une utilité déjà opérationnelle certaine.
01:42C'est ce qui nous permet de sortir des personnes
01:43qui sont bloquées dans un véhicule.
01:45Et la particularité de ce matériel, c'est qu'il peut avoir la possibilité
01:50de découper du… on va dire… pour être très clair…
01:55On comprend l'objectif, à mon avis, Rémi Chabou.
01:58Ça peut servir pour des cambriolages et autres.
02:00C'est ça que vous êtes en train de nous dire.
02:02Voilà.
02:03On ne va pas faire de l'angle de bois, tout à fait.
02:04Des cambriolages et autres, on va arracher un distributeur de billets, etc.
02:09Il y a quelques années, la mode était de nous voler nos caméras thermiques.
02:13On a du matériel un peu sensible.
02:15C'est les caméras thermiques qui nous permettent de rechercher les victimes
02:18dans un feu, dans un appartement, dans un entrepôt des victimes
02:22parce qu'elles dégagent une chaleur particulière.
02:24Donc, on a des caméras thermiques.
02:26Et pendant un moment, c'était la mode également de nous voler nos caméras thermiques.
02:29En fait, voilà, plus le vol de camion.
02:31Et là, effectivement, vous avez bien résumé,
02:33ce n'est pas dénué d'intérêt, ce vol de matériel de désincarcération.
02:36– Restez avec nous, parce qu'on va parler également d'un autre côté,
02:41je dirais positif, c'est que ces incendies ont visiblement créé des vocations
02:45et vous en avez bien besoin.
02:47Mais on va rester sur cette thématique-là, Georges Fenech.
02:50Je suis désolé, j'ai utilisé trois fois un terme,
02:53mais je n'ai pas trouvé mieux pour décrire cette situation.
02:56– Cet terme qui nous vient tout de suite.
02:57– Sincèrement, ce n'est pas très élégant, mais c'est un peu l'état d'esprit.
03:02– S'en prendre à des pompiers, surtout après la séquence,
03:06qu'on vient de vivre et qu'on n'a pas fini de vivre encore tout à fait des incendies.
03:10– Oui, et une pellicule qui est en train de se mettre en place.
03:13– Oui, mais ce n'est pas la première fois, il l'a dit d'ailleurs,
03:15ce n'est pas la première fois que ça se produit,
03:17des cambriolages, des agressions même de pompiers.
03:20Vous en avez dans des quartiers qui ne se souviennent au moins
03:23d'une affaire d'agression de pompiers
03:25parce qu'ils sont venus porter secours simplement, porter secours.
03:29De même que vous avez des agressions de médecins, d'affirmiers.
03:32Il y a des endroits d'ailleurs où les médecins ne vont plus.
03:36– Il y a des zones de non-droit, n'ayons pas peur des beaux.
03:38– Il y a des zones de non-droit.
03:39Voilà, mais les pompiers, c'est sacré, on ne touche pas à un pompier,
03:43le pompier est là pour vous sauver au péril de sa vie.
03:46Mais là, c'est manifestement un cambriolage,
03:48une fin bien précise, récupérer des outils,
03:51et ça donnait à cœur joie ensuite pour pouvoir effectivement
03:54s'attaquer à des dabs ou à des particuliers.
03:58– Raphaël, Raphaël Saville.
03:59– Oui, mais en fait, ce qu'on ne souligne peut-être pas suffisamment,
04:02c'est que les conséquences de ce genre de cambriolage,
04:05c'est-à-dire qu'effectivement, on l'a compris,
04:07que ceux qui volent ce genre de matériel, ces disqueuses,
04:11le font pour nourrir leurs actes délictueux,
04:15mais ça a des conséquences très concrètes
04:18sur la possibilité qu'ont les pompiers d'intervenir,
04:20notamment en cas d'accident,
04:22et donc possiblement sur des personnes
04:25qui ne pourront pas bénéficier de toute l'assistance matérielle
04:28dont disposent les pompiers pour désincarcérer
04:31quelqu'un qui serait prisonnier dans son véhicule
04:34alors qu'il est en feu.
04:35Donc les conséquences, elles sont absolument dévastatrices
04:40pour les pompiers, bien sûr,
04:41mais surtout pour les éventuelles personnes
04:44qui auraient besoin du secours de ces pompiers.
04:46Et donc, on ne peut pas seulement se contenter
04:49de dire que c'est un vol,
04:52c'est quasiment déjà rendre possible
04:55la mort de personnes qui ne pourront pas être assistées
04:58par ces secouristes.
05:00Mais c'est le symbole un peu de notre société.
05:02On a commencé cette émission avec cette violence
05:05entre les jeunes totalement décomplexés
05:07qui ne respectent rien.
05:09Et là aussi, on est dans la même thématique.
05:11En fait, c'est la même petite musique
05:13que nous subissons, en fait, Naïm M. Fadel.
05:16Oui, Raphaël vient de le dire.
05:18C'est un vol, en fait, criminel.
05:21Criminel.
05:21Et je rejoins aussi ce qu'a dit Georges
05:23par rapport au quartier.
05:24Encore une fois, ce n'est pas d'aujourd'hui.
05:27C'est que ça s'est complètement banalisé.
05:29Et finalement, aujourd'hui,
05:30on est dans une espèce de fatalisme.
05:32C'est-à-dire que ceux qui viennent
05:33pour sauver des vies humaines
05:35se font caillasser.
05:36Et on est obligé de les protéger
05:39avec des policiers.
05:40Et vous avez certains même
05:41qui mettent en place des guets-tapants
05:43pour pouvoir attirer les policiers
05:46en appelant les pompiers.
05:48C'est dramatique.
05:49Et c'est pour ça qu'on a un sentiment
05:51vraiment de lassitude.
05:54Vraiment de lassitude.
05:55Moi, c'est ce que je ressens.
05:56Parce qu'encore une fois,
05:57là, ça nous saute en plein visage.
05:59Et heureusement, il y a ces news
06:00pour qu'on en parle.
06:02Mais ce n'est pas d'aujourd'hui.
06:04Et effectivement...
06:05Il n'y a pas de fatalité.
06:07Attention, on peut y remédier.
06:09Exactement.
06:09Mais je pense que...
06:11Vous voyez, vous avez raison,
06:12on peut y remédier.
06:13Et c'est la mission
06:16des gouvernements,
06:17des parlementaires,
06:18face à un diagnostic,
06:20un état des lieux,
06:21de réagir.
06:21Sauf que moi,
06:22ce que je constate,
06:24et je suis...
06:25Enfin, c'est mon constat.
06:26C'est-à-dire que depuis 40 ans,
06:27on a une espèce de fatalisme
06:29dans le sens où on est dans le déni.
06:31On est dans le pas de vague.
06:32Et on passe.
06:33Et ça passe.
06:34Mais comme tout, d'ailleurs.
06:34Sauf que ça augmente.
06:35Bien sûr.
06:36Ça déborde de partout.
06:39Et on a une société
06:41qui est complètement,
06:42encore une fois,
06:43décivilisée.
06:44Parce que le propre
06:44d'un état de droit,
06:46le propre d'une civilisation,
06:49c'est avoir des garde-fous.
06:51Et notamment,
06:51qu'on représente,
06:52notamment les forces de l'ordre,
06:54les sapeurs-pompiers.
06:55Vous avez cité, Georges,
06:56les médecins qui ne peuvent plus rentrer,
06:58les infirmières,
06:59qu'on agresse,
07:00les travailleurs sociaux
07:01qui doivent dire
07:02pourquoi elles viennent,
07:03qui doivent montrer
07:04pas de planche.
07:05Il y a des zones non-droit.
07:06Il faut dire les choses.
07:07On l'a évoqué avec Georges.
07:08Certains vont nous taxer
07:09d'extrême droite
07:11parce qu'on dit ça.
07:12Bah écoutez...
07:12Alors, l'autre sujet
07:15sur lequel j'aimerais faire réagir
07:16Rémi Chabou,
07:18c'est que visiblement,
07:19les feux de l'été
07:20ont créé des vocations,
07:22Rémi Chabou.
07:23Les candidatures affluent
07:25dans les centres.
07:26Vous le constatez ?
07:27C'est vrai, Rémi Chabou ?
07:30Effectivement,
07:31il y a beaucoup de passages
07:33de jeunes qui se renseignent
07:34sur comment embrasser
07:37cette profession.
07:38En fait,
07:39dans le titre
07:40que vous avez évoqué,
07:41les vocations,
07:42en fait,
07:43ce n'est pas une crise
07:43des vocations
07:44que nous avons actuellement.
07:45C'est une crise
07:46des recrutements.
07:47Il faut être très clair.
07:48Des sapeurs-pompiers,
07:49des jeunes sapeurs-pompiers
07:49qui veulent embrasser
07:50notre profession,
07:51il y en a des milliers.
07:52Et même,
07:52pour tout vous dire,
07:53on a actuellement
07:54des viviers de lauréats
07:55du concours
07:56de pompiers professionnels
07:57à hauteur de plus de 3 000
07:59lauréats du concours,
08:00ils demandent juste
08:01la rentrée pompiers professionnels.
08:02La question n'est pas
08:03de savoir
08:03si on peut recruter
08:0550 000 pompiers volontaires
08:07en plus,
08:07on pourrait en avoir
08:082 millions en plus.
08:09La réalité,
08:10c'est qu'il faut avoir
08:10ces pompiers
08:11au bon endroit,
08:12au bon moment,
08:13ce qui n'est pas le cas
08:13actuellement.
08:14Vous pourriez en recruter
08:15autant que vous voulez
08:15s'ils sont disponibles
08:17uniquement la nuit
08:18et les week-ends.
08:19Ce n'est pas du tout
08:20ces profils-là
08:21qu'on recherche.
08:22Et surtout,
08:24je voudrais insister,
08:24si on me permettait,
08:25si j'ai encore un peu le temps,
08:26dire qu'on verra
08:28ce qui en restera
08:28dans un an.
08:29Parce que la réalité
08:30de notre profession,
08:31ce n'est pas du tout
08:32ce qu'on a vu cet été.
08:33On a ce qu'on appelle
08:34le risque au courant
08:35et le secours à victimes,
08:36là où en fait,
08:37ce qu'on appelle
08:38dans notre jargon
08:39le pré-hospitalier
08:40et les carences
08:41en ambiance privée,
08:42ce n'est pas du tout
08:43notre fond de commerce,
08:44si je peux me permettre
08:45d'utiliser cette expression.
08:46Ce n'est pas du tout ça,
08:47ce n'est pas notre travail.
08:48Et malheureusement,
08:49c'est pourtant là
08:50où on nous envoie
08:51nous les sapeurs compliers,
08:51c'est faire tout ce qui est
08:52aujourd'hui pré-hospitalier
08:53et 40-15.
08:54Donc le jeune sapeur complier
08:55quand il va rentrer
08:56et penser qu'il va aller
08:58éteindre des feux,
08:58aller faire des renforts
08:59en Gironde
09:00comme on a vu
09:01sur les écrans
09:02pendant tout l'été
09:03et ce n'est pas fini,
09:04il va être extrêmement déçu
09:06et s'apercevra
09:07que finalement,
09:07il va aller surtout
09:08faire du secours à victimes
09:09et puis emmener
09:10des personnes à l'hôpital
09:11pour aller faire
09:12un renouvellement d'ordonnances
09:13ou une vie médicale.
09:15C'est important de préciser,
09:16je pense.
09:17Oui, c'est important
09:18et je fais part du commentaire
09:19de Jean-Penet qui dit
09:20c'est déjà pas mal,
09:22c'est déjà pas mal,
09:22c'est déjà une belle mission,
09:24une noble mission.
09:26Oui, c'est une noble mission
09:27mais ce n'est pas la nôtre.
09:28Nous, on fait du secours
09:29d'urgence
09:30lorsqu'une personne
09:31a une hémorragie,
09:32lorsqu'une personne
09:33est en arrêt cardiorespiratoire,
09:34lorsqu'elle est sur le voie publique.
09:36Ça, c'est les missions
09:37des sapeurs-pompiers.
09:38Malheureusement,
09:38comme tout,
09:40alors vous l'avez très bien
09:40dit précédemment,
09:41lorsque toute la fonction publique
09:45hospitalière est défaillante
09:46pour des manques de personnel
09:48et pour des raisons
09:49évidentes de demandes de budget,
09:50forcément,
09:51on va aller chercher
09:52les sapeurs-pompiers
09:53pour effectuer des missions
09:54qui ne sont pas le leur,
09:55là où du coup
09:56ça nous met en difficulté
09:58pour nos missions
09:59qui nous sont propres,
10:00c'est-à-dire la lutte incendie.
10:01Est-ce qu'on a un chiffre déjà,
10:03Rémi Chabou,
10:03est-ce qu'on a un chiffre déjà
10:06d'afflux dans les centres ?
10:08Est-ce que c'est déjà mesuré
10:09ou pas du tout ?
10:11Non, on est incapable
10:12de mesurer aujourd'hui
10:13parce qu'il y a un effet
10:16de l'été
10:16et puis spectaculaire
10:17et les jeunes veulent rentrer
10:20chez les pompiers
10:21très rapidement.
10:22Les chiffres officiels
10:23aujourd'hui,
10:24sources ministères de l'Intérieur,
10:25c'est les chiffres 2025
10:26qui ont été diffusés
10:27en 2026,
10:28c'est 256 000 sapeurs-pompiers
10:30en France,
10:32200 900 pompiers volontaires,
10:3544 000 pompiers professionnels,
10:3813 000 pompiers militaires.
10:40Je ne vais pas faire polémique,
10:41mais ces chiffres-là,
10:43258 641 sapeurs-pompiers
10:45en France,
10:46la réalité,
10:46c'est qu'ils sont faux
10:47parce que ces sapeurs-pompiers,
10:50pour certains,
10:50sont double statut,
10:51c'est-à-dire qu'ils sont
10:52et pompiers professionnels
10:53et pompiers volontaires
10:54à la fois,
10:55pour certains,
10:55et d'autres sont pompiers militaires
10:57à Paris,
10:57Marseille,
10:58et sont également pompiers volontaires.
10:59Donc, en fait,
11:00il y a souvent ce cas de figure
11:02où on compte le pompier
11:03deux fois de suite.
11:03Si demain,
11:04on avait une catastrophe
11:06en France,
11:06on devrait mobiliser
11:08258 000 sapeurs-pompiers
11:09comme c'est annoncé
11:10dans les contingents français,
11:13la réalité,
11:14c'est que je pense
11:14qu'on en aurait bien
11:15la moitié,
11:16simplement.
11:17Et dernière question,
11:18Émile Chabou,
11:19c'est que tous ces jeunes
11:20qui ont envie
11:20de vous rejoindre
11:21peuvent s'attendre
11:22à un recrutement
11:23sévère aussi,
11:25et ça,
11:25c'est important
11:26de le rappeler.
11:28Oui,
11:28il faut quand même
11:28un minimum
11:29de conditions physiques,
11:32il faut quand même
11:33des capacités,
11:34je ne vais pas vous dire
11:35qu'on est des neurochirurgiens,
11:37mais il faut quand même
11:38un minimum
11:38et puis un casier judiciaire vierge,
11:41évidemment,
11:41c'est important
11:42parce que vous l'avez vu
11:43encore cet été,
11:44malheureusement,
11:44on a des sapeurs-pompiers
11:46volontaires
11:46qui ont été impliqués
11:49dans des mises à feu
11:50d'incendies,
11:51donc il faut bien évidemment
11:53faire attention
11:54à qui on recrute,
11:55parce que les vocations
11:56c'est bien,
11:57mais il faut faire attention
11:58à ne pas recruter
11:58des personnes
11:59qui seraient inclines
11:59à allumer des incendies
12:01un peu trop facilement,
12:02donc on ne va pas
12:03faire une généralité,
12:04mais c'est important
12:05qu'on coche toutes les cases,
12:06la propité,
12:07la capacité physique
12:08et puis l'intellectuel,
12:10un minimum.
12:10Voilà, merci Rémi Chabou.
12:12On a plusieurs milliers
12:13de lauréats
12:13du concours pompier professionnel
12:15qui n'attendent que ça,
12:16il y a juste aujourd'hui
12:17à les recruter,
12:18ce n'est pas une crise
12:18de vocation,
12:19c'est une crise
12:19des recrutements,
12:20donc là,
12:20ce n'est pas le ministère
12:21de l'Intérieur,
12:22excusez-moi,
12:22je vais être comme vous
12:23tout à l'heure,
12:23vous disiez,
12:24c'est dégueulasse,
12:25ce n'est pas le ministère
12:26de l'Intérieur
12:27qui déconne,
12:28là,
12:28c'est les SDIS,
12:29les services départementaux
12:29à l'assemblée et secours,
12:30les départements
12:31qui déconnent,
12:32quand on veut nous donner
12:33les moyens de travailler,
12:34on recrute des sapeurs
12:35complets statutaires,
12:36voilà,
12:36tout simplement.
12:37Merci Rémi Chabou,
12:39en tous les cas,
12:39on note cette volonté,
12:42mais voilà,
12:43vous avez décrit également
12:44la réalité de votre quotidien.
12:46Je veux défendre les SDIS
12:47quand même.
12:48Oui,
12:48il faut les défendre.
12:49Les services des départements
12:50à l'incendie et secours
12:51qui sont sous la responsabilité
12:53financée
12:54et sous la responsabilité
12:55des présidents
12:56des départements,
12:57je vous le dis
12:57parce que d'expérience,
12:59ils font un travail remarquable.
13:01Oui,
13:01bien sûr,
13:01et c'est important
13:02de le rappeler,
13:03Georges Feneca.
13:04Allez,
13:05on va prendre la direction
13:05de Ceuta.
13:07Désolé parce que Thibaut Marchoteau
13:08et Malo Steiner
13:09attendent depuis quelques instants
13:10mais ce débat était important,
13:12Thibaut Marchoteau
13:13avec notre ami Pompier.
13:16On évoque évidemment
13:17cette crise migratoire
13:19que vous suivez au plus près
13:20depuis plusieurs jours
13:22et on le disait,
13:24le président de l'enclave espagnole
13:25demande donc de confiner,
13:26c'est un peu la nouveauté,
13:27les migrants encore présents
13:29en attendant leur expulsion.
13:30Alors racontez-nous,
13:31comment tout cela
13:32est perçu,
13:33Thibaut Marchoteau,
13:34par les habitants
13:35de Ceuta ?
13:40Absolument Thierry,
13:41c'est hier
13:41que le président
13:42de Ceuta Juan Vivas
13:43a donc annoncé
13:44qu'il souhaitait confiner
13:45ces migrants,
13:47les migrants
13:47qui sont restés
13:48dans l'enclave
13:48depuis le début
13:49de cette gigantesque vague
13:50migratoire
13:51de la fin du mois
13:52de juillet dernier.
13:53Il souhaite donc
13:54restreindre
13:55les libertés de mouvement
13:56de ces migrants
13:57jusqu'à l'aboutissement
13:58de la procédure
13:59d'expulsion
14:00parce qu'il y a encore
14:02de très nombreux migrants
14:03encore présents
14:04dans l'enclave
14:05qui dorment
14:06dans les parcs municipaux,
14:08dans les plages
14:08et qui errent
14:09dans les rues
14:10toute la journée.
14:11Alors on a pu discuter
14:12avec Malo Steiner,
14:13avec ses habitants
14:15de Ceuta,
14:15savoir ce qu'ils pensent
14:16de cette idée
14:16de leur président
14:17des autorités locales.
14:19Je vous propose
14:19de les écouter.
14:22Tout le monde
14:23a le droit
14:23de vivre dignement
14:24et dans des conditions
14:25respectables.
14:26Nous ne sommes pas
14:27différents de villes
14:28comme Madrid
14:28ou Séville.
14:29On ne doit pas vivre
14:30dans des conditions
14:31pires qu'eux.
14:34C'est une bonne idée
14:35parce que les sites
14:36d'accueil sont déjà saturés.
14:38Donc c'est pour cela
14:38qu'il nous faut plus d'espace.
14:41C'est un problème
14:42que nous avons ici.
14:43La vérité,
14:43c'est que beaucoup de gens
14:44vivent avec la peur.
14:45Donc si de cette manière
14:46il peut y avoir
14:47un site de confinement
14:48pour que les gens
14:49soient plus tranquilles
14:49et que cela règle le problème,
14:51alors oui,
14:52je le vois d'un bon oeil.
14:55Vous l'avez entendu,
14:56les habitants de Ceuta
14:57sont donc plutôt favorables
14:58à cette proposition
14:59du président Juan Vivas.
15:01Cette proposition également,
15:02elle arrive dans un contexte
15:04particulièrement animé
15:05après cette manifestation
15:06de dimanche soir dernier
15:08qui a réuni,
15:09et vous l'avez vécu
15:10en live Thierry,
15:11cette manifestation
15:12qui a réuni
15:12des milliers de personnes
15:13dans les rues de Ceuta.
15:15Je vous rappelle
15:15que selon le président
15:16de l'autorité locale
15:17ici à Ceuta,
15:18il resterait entre 8
15:19et 11 000 migrants
15:20dans l'enclave.
15:21Merci beaucoup Thibaut Marchoto
15:23avec Malo Steiner.
15:25Petite réaction,
15:26Raphaël Steinville,
15:27sur cette volonté
15:29et cette décision
15:30ou ce choix
15:31du président
15:31de l'enclave espagnole.
15:32de vouloir confiner
15:34de vouloir confiner
15:35les mineurs isolés.
15:35En fait,
15:36je pense qu'il a raison
15:37de vouloir frapper fort,
15:39de vouloir impressionner
15:41parce qu'on attend déjà,
15:43c'est la rumeur
15:45qui court depuis maintenant
15:45plusieurs jours
15:46à Ceuta,
15:47une deuxième vague
15:49migratoire
15:50qui pourrait envahir
15:52les rues de Ceuta.
15:53Si on laisse entendre,
15:55si les autorités locales
15:56laissent entendre
15:57que finalement,
15:58le simple fait
15:59de poser un pied
16:00à Ceuta,
16:00c'est un passeport
16:01pour l'Europe
16:02et l'espace Schengen,
16:03c'est foutu.
16:05Ce sera une nouvelle
16:06porte d'entrée
16:07qui ne cessera
16:08d'être empruntée
16:09par tous ceux
16:10qui sont candidats
16:11à cet Eldorado
16:13tel qu'on présente
16:14l'Europe
16:15et plus particulièrement
16:16souvent la France.
16:17Donc,
16:18cette idée
16:19de vouloir confiner
16:20les mineurs isolés
16:22jusqu'à temps
16:22que les autorités
16:24marocaines
16:24les reprennent
16:26à leur charge,
16:27c'est le moyen
16:28finalement
16:28de dissuader
16:29et j'insiste
16:30sur ce mot,
16:32toute tentative
16:33de revenir
16:34à Ceuta
16:36et ça contraste
16:37étrangement
16:38avec la volonté
16:41très humaniste,
16:43très généreuse
16:44de Pedro Sanchez
16:45qui lui,
16:46au contraire,
16:47voudrait accélérer
16:48les regroupements
16:49familiaux
16:50pour que chacun
16:52de ces migrants,
16:54de ces clandestins
16:54puisse vivre
16:56une vie familiale
16:57normale.
16:58et ça,
16:59c'est une folie
17:00pour Ceuta,
17:01pour l'Espagne
17:02et pour l'Europe
17:02tout entière.
17:03Et on le sait,
17:04et Thibaut Marchiotto
17:04nous le disait,
17:05ils ne partiront pas
17:06en vacances,
17:06on se rend,
17:06le président
17:07de la reclave espagnole
17:09et Pedro Sanchez.
17:11On attend peut-être
17:12la réaction de Pedro Sanchez,
17:13mais je crois savoir,
17:13comme nous le disait
17:14Thibaut Marchiotto,
17:15qu'il est en vacances.
17:16Donc voilà,
17:17mais c'est une réponse
17:18du berger à la berger,
17:19très clairement,
17:19très limpidement.
17:22Georges Fenech.
17:22Moi,
17:23j'aimerais qu'on m'explique,
17:25parce qu'on connaît tous ici,
17:27il y a même des attaches
17:28avec le Maroc,
17:28qu'on aime.
17:30Il n'y a personne
17:32pour s'inquiéter au Maroc
17:34de tous ces enfants marocains.
17:35Ben si.
17:36Attendez,
17:37il n'y a pas des familles
17:38derrière ?
17:39Il n'y a pas un gouvernement
17:40marocain
17:41qui doit s'inquiéter
17:42de savoir
17:42ces mineurs,
17:43où sont-ils,
17:44que font-ils,
17:45que vont-ils devenir,
17:46et de se charger
17:47de les récupérer
17:48et de les rendre
17:49à leur famille ?
17:50Je ne sais pas.
17:51Dans un monde
17:52normalement constitué,
17:53nous aurions dû avoir
17:54déjà le ministre
17:55d'Intérieur du Maroc
17:56et le ministre d'Intérieur
17:57au moins de l'Espagne,
17:59se mettre à la même table,
18:00dire comment on fait
18:00pour faire revenir
18:01tous vos enfants
18:02et que vous les récupériez,
18:03vous les ramenez
18:03à leur famille.
18:04Le sujet,
18:04il est là.
18:05La fin,
18:06vu les rapports
18:06entre l'Espagne
18:07et le Maroc...
18:07Mais attendez,
18:08là,
18:08on parle d'enfants,
18:09on parle de mineurs.
18:10J'entends,
18:10vous avez raison,
18:11Georges.
18:11En fait,
18:11c'est ça l'erreur.
18:12Vous avez raison.
18:13Je vous laisse finir.
18:14Non,
18:14mais j'attends des réponses,
18:16surtout des autorités marocaines.
18:17Je crois que vous soyez
18:19obligés de les attendre
18:19un peu longtemps,
18:20Georges Fédéric.
18:21mais en fait,
18:22c'est pour ça qu'il faut
18:23aborder ces questions
18:23d'une manière vraiment
18:25dépassionnée,
18:26parce qu'on croit
18:27qu'il n'y a pas de relation
18:28entre le gouvernement marocain
18:30et le gouvernement espagnol.
18:33C'est faux.
18:34Ils ont,
18:34en plus,
18:35d'excellentes relations.
18:36Il y a eu,
18:37par exemple,
18:37j'ai regardé les journaux
18:38espagnols,
18:39pour ne pas qu'on dise
18:40qu'il n'y a pas participé.
18:42Ça ne vous a pas échappé,
18:44Néjol Fédéric.
18:44Bien sûr.
18:46Évidemment,
18:46mais il est revenu dessus.
18:47Vous avez le ministère
18:48de l'Intérieur
18:49qui a dédouané le Maroc
18:50par rapport à ce qui s'est passé.
18:52Et il y a eu
18:53des alertes
18:55deux jours avant.
18:56Même le président
18:57de ce tas,
18:57justement,
18:58avait alerté
18:59le gouvernement espagnol
19:00qui n'a pas réagi.
19:02Quand vous avez quand même
19:0372 000 personnes
19:04qui arrivent comme ça
19:05d'un coup,
19:05vous imaginez.
19:06Et vous imaginez
19:07si les Marocains
19:07font être juste.
19:08Parce que c'est ce qu'on fait
19:09chez nous.
19:09Chez nous,
19:10on empêche le refoulement
19:12à la mer,
19:13on donne même
19:13des gilets de sauvetage
19:14et on a peur
19:15des images de répression.
19:17Donc là,
19:18vous imaginez.
19:18Mais je voudrais aussi souligner,
19:20parce que Georges a raison,
19:22pourquoi le Maroc
19:22veut reprendre ses gamins.
19:24Il y a même une convention
19:25depuis 2007
19:28avec le gouvernement espagnol
19:30pour reprendre
19:31tous les mineurs
19:32noirs campagnés marocains.
19:34La deuxième chose,
19:35nous,
19:36on a aussi une convention
19:37en France
19:38qui date,
19:38je crois,
19:39de 2020
19:39Dupont-Mauriti
19:40qui l'avait signé
19:41pour reprendre.
19:42Sauf qu'aujourd'hui,
19:43en Espagne,
19:45eh bien,
19:46la Cour suprême d'Espagne
19:47interdit
19:48que des enfants
19:49puissent être retournés
19:50au Maroc
19:51s'ils ne sont pas
19:51d'accord.
19:52des enfants.
19:53Et en France,
19:54c'est le directeur
19:55de l'OFI,
19:56Didier Leschi,
19:57qui me l'avait dit,
19:58les juges saisis
20:00par des ONG
20:00empêchent aussi.
20:02Il y a cette réalité
20:03où aujourd'hui,
20:04vous avez l'effet boomerang
20:05des conventions
20:08au niveau de l'Europe,
20:09des choix politiques
20:11de l'Europe
20:12et en particulier
20:13de l'Espagne
20:14qui fait que
20:14ça revient au boomerang.
20:16À un moment,
20:16il faut regarder
20:17cette réalité-là.
20:18Et j'ai vu hier encore
20:20que le gouvernement marocain
20:22a fait des appels
20:23en disant
20:23on veut reprendre
20:25nos mineurs.
20:25Après,
20:26ils ne vont pas reprendre
20:27effectivement
20:28les subsahariens,
20:29ils ne vont pas reprendre
20:30les égyptiens
20:31puisqu'il y a des égyptiens,
20:32les tunisiens
20:32ou les algériens.
20:33Mais c'est cette réalité
20:35et qu'il faut regarder
20:36d'une manière,
20:36encore une fois,
20:38dépassionnée.
20:39Raphaël,
20:40Raphaël Saville ?
20:41Non,
20:41mais cette question,
20:43encore une fois,
20:43des mineurs isolés
20:45et de l'instrumentalisation
20:47qui est faite
20:48autour d'eux,
20:49elle est cruciale
20:50pour tenter
20:51de résorber
20:53ce chaos migratoire
20:55que subit Ceuta
20:56et en premier lieu
20:57leurs habitants.
20:58C'est-à-dire qu'en fait,
20:59ce qui est insupportable
21:00et c'est ce qui est dit
21:01dans ce reportage,
21:01c'est que les habitants
21:02de Ceuta
21:03ne comprennent pas
21:03que ce qui est possible
21:05ou en tout cas
21:05ce qui est possible
21:06à Madrid
21:06ou dans d'autres villes espagnoles
21:08devrait être tolérés
21:11à Ceuta.
21:12C'est-à-dire qu'on ne voit pas
21:13des centaines
21:15de mineurs isolés
21:17errer dans les rues
21:18de Madrid
21:18quand c'est le cas
21:19à Ceuta.
21:20Donc, il faut une prise
21:21en charge
21:21de ces mineurs isolés.
21:23Idéalement,
21:24il faudrait que le Maroc
21:25puisse reprendre
21:27comme le soulignait
21:28Naïma
21:30ces mineurs isolés
21:31puisqu'une convention
21:32rend possible cela
21:35et pour le reste,
21:36afficher une fermeté
21:38sans quoi,
21:38encore une fois,
21:39ce seront des vagues
21:41successives
21:41qui continueront
21:43de submerger
21:44progressivement Ceuta.
21:45J'entends ce que vous dites
21:46les uns et les autres
21:47mais je me fie également
21:48à ce que nous dit
21:50depuis cette opération
21:51Thibaut Marchoteau
21:52pour côtoyer
21:54tous ces migrants.
21:55Je ne vais pas vous contredire
21:56mais ce que nous dit
21:57Thibaut Marchoteau
21:58c'est que ces jeunes,
21:59il est hors de question
22:01qu'ils reviennent
22:02chez eux.
22:03On va leur demander l'heure.
22:05Non, non, mais j'entends.
22:06Pourquoi ça ne contredit
22:07ce que j'ai dit ?
22:07Non, non, non,
22:08je ne contredit pas
22:09mais laissez-moi finir
22:11c'est qu'en fait
22:11les parents
22:13attendent aussi
22:14potentiellement
22:15qu'ils réalisent
22:17leur rêve
22:17ou espagnol
22:19ou français
22:19ou tout simplement
22:20leur rêve européen.
22:21C'est ça,
22:21mais j'entends ce que vous dites
22:23mais je m'appuie sur les propos
22:24de Thibaut Marchoteau.
22:25Mais oui,
22:25mais ça ne contredit pas
22:26ce que j'ai dit
22:26parce que je vous le dis
22:28c'est-à-dire
22:28qu'on va tenir compte
22:29de ce que
22:30mineurs et Georges
22:31a raison
22:32dit
22:32non, je ne veux pas retourner
22:34après il y a effectivement
22:35la possibilité
22:36parce que vous savez
22:36que même chez nous
22:37les mineurs
22:38nos accompagnés
22:39sont pris intégralement
22:40en charge
22:41par l'aide sociale
22:41à l'enfance
22:42qui vient aussi
22:43un peu concurrencer
22:45nos propres gamins
22:46qu'on doit prendre à charge
22:47ça coûte énormément
22:49et en plus
22:51vous savez
22:51qu'un mineur
22:52non accompagné
22:53quand il arrive
22:54à 18 ans
22:54il a l'un
22:55insulté français
22:56et grâce à François Hollande
22:58il peut y avoir
22:59le regroupement familial
23:00donc évidemment
23:01évidemment
23:02donc c'est pour ça
23:03que je vous dis
23:03c'est nos propres politiques
23:05qui créent une situation
23:08kafkaïenne
23:08qui vient aussi
23:09mettre à mal
23:11les citoyens
23:11comme ceux de SETA
23:13je rappelle juste
23:14que moi
23:14j'ai des personnes
23:16que je connais très bien
23:16à SETA
23:17qui sont en fait
23:18des espano-
23:20comment on dit
23:20marocains
23:21marocains et espagnols
23:22dans le sens
23:23il y en a 55%
23:26à SETA
23:26et c'est intéressant
23:27parce qu'eux-mêmes
23:28vous disent
23:28mais c'est pas possible
23:29on est dans des difficultés
23:31aujourd'hui
23:31mais c'est le gouvernement
23:33espagnol
23:34qui a créé
23:35et en général
23:36malheureusement
23:37nous n'avons pas
23:38une politique commune
23:40au niveau de l'immigration
23:41on dit
23:42tenez les frontières
23:43et en même temps
23:44on fait des appels
23:44d'air extraordinaires
23:45où les gens
23:46bah oui
23:46ils ont envie de venir
23:48puisqu'il y a des possibilités
23:49d'être régularisés
23:50vous avez peut-être
23:51un peu nuancé
23:52très rapidement
23:53Georges Fenech
23:53parce qu'il faut qu'on rejoigne
23:54notre ami
23:55Julien Bichnet
23:56les rapports entre l'Espagne
23:57et le Maroc
23:57sont idylliques
23:58apparemment
23:59quand on voit
24:00que Petro Sanchez
24:01a réussi quand même
24:02à se mettre à dos
24:04le Maroc
24:04après sa visite
24:05à monsieur Théboun
24:08on peut se poser
24:09quand même
24:09quelques questions
24:10sur la nature
24:10des rapports
24:11qu'entretient
24:12monsieur Sanchez
24:12en particulier
24:13avec les autorités
24:14marocaines
24:15en fait
24:17il faut savoir
24:18que le Maroc
24:19d'abord rappelait
24:20que ce qui s'est passé
24:22c'était le jour
24:23de la fête du trône
24:24donc c'est quand même
24:25très difficile
24:26pour le Maroc
24:27ça a été quand même
24:27une déstabilisation
24:28du Maroc
24:29et puis la deuxième chose
24:30l'Espagne a reconnu
24:32la marocanité du Sahara
24:33franchement
24:34entre nous
24:34qu'est-ce qu'il en a à faire
24:35qu'ils aillent voir
24:37Théboun
24:37Pedro Sanchez
24:38vous voyez ce que je veux dire
24:39ça peut
24:40les embêter
24:41mais ils sont dans
24:42autre chose aujourd'hui
24:43mais vous connaissez autant
24:44que moi
24:45le Maroc
24:46regardez
24:47Tangemède
24:47qui se développe
24:48regardez du côté
24:49de Nador
24:50qui se développe
24:50donc aujourd'hui
24:51au contraire
24:52l'Espagne a plus d'intérêt
24:53à se rapprocher
24:54du Maroc
24:56alors Pedro Sanchez
24:57on sait que c'est
24:57l'extrême gauche
24:58donc on sait
24:59qu'ils n'ont pas
25:00qu'ils n'aiment pas
25:00beaucoup la monarchie
25:02je vais me faire gronder
25:03parce que notre ami
25:03Julien Pichenet
25:05qui présente
25:06le Club de l'été
25:06nous attend patiemment
25:08t'as dit
25:08t'as dit
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