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  • il y a 13 heures
Alors que les candidatures affluent de plus en plus, Rémy Chabbouh, pompier, explique néanmoins qu'«il y a une crise des recrutements de pompiers», pointant notamment du doigt la responsabilité des départements.

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Transcription
00:00Effectivement, il y a beaucoup de passages de jeunes qui se renseignent sur comment embrasser cette profession.
00:09En fait, dans le titre que vous avez évoqué, l'évocation,
00:12en fait, ce n'est pas une crise des vocations que nous avons actuellement,
00:15c'est une crise des recrutements.
00:17Il faut être très clair, des sapeurs-pompiers, des jeunes sapeurs-pompiers
00:19qui veulent embrasser notre profession, il y en a des milliers.
00:22Et même, pour tout vous dire, on a actuellement des viviers de lauréats du concours de pompiers professionnels
00:27à hauteur de plus de 3 000 lauréats du concours.
00:30Ils demandent juste la rentrée pompiers professionnels.
00:32La question n'est pas de temps de savoir si on peut recruter 50 000 pompiers volontaires en plus.
00:37On pourrait en avoir 2 millions en plus.
00:39La réalité, c'est qu'il faut avoir ces pompiers au bon endroit, au bon moment,
00:43ce qui n'est pas le cas actuellement.
00:44Vous pourriez en recruter autant que vous voulez s'ils sont disponibles uniquement la nuit et les week-ends.
00:49Ce n'est pas du tout ces profils-là qu'on recherche.
00:53Surtout, je voudrais insister, si on me permettait, si j'ai encore un peu le temps,
00:56ça veut dire qu'on verra ce qui en restera dans un an.
00:59Parce que la réalité de notre profession, ce n'est pas du tout ce qu'on a vu cet été.
01:04On a ce qu'on appelle le risque au courant et le secours à victimes,
01:06là où en fait, ce qu'on appelle dans notre jargon le pré-hospitalier
01:10et les carences en ambulances privées,
01:12ce n'est pas du tout notre fond de commerce, si je peux me permettre d'utiliser cette expression.
01:16Ce n'est pas du tout ça, ce n'est pas notre travail.
01:18Et malheureusement, c'est pourtant là où on nous envoie, nous les sapeurs complets,
01:22c'est faire tout ce qui est aujourd'hui pré-hospitalier et 40-15.
01:25Donc le jeune sapeur complé, quand il va rentrer et penser qu'il va aller éteindre des feux,
01:29aller faire des renforts en Gironde, comme on a vu sur les écrans pendant tout l'été,
01:33et ce n'est pas fini,
01:35il va être extrêmement déçu, s'apercevra que finalement,
01:37il va aller surtout faire du secours à victimes
01:40et puis emmener des personnes à l'hôpital pour aller faire un renouvellement d'ordonnances
01:43ou une vie médicale.
01:45C'est important de préciser, je pense.
01:47Oui, c'est important.
01:48Et je fais part du commentaire de Georges Fenech qui dit que c'est déjà pas mal.
01:52C'est déjà pas mal, c'est déjà une belle mission, une noble mission.
01:56Oui, c'est une noble mission, mais ce n'est pas la nôtre.
01:58Nous, on fait du secours d'urgence lorsqu'une personne a une hémorragie,
02:02lorsqu'une personne est en arrêt cardio-respiratoire,
02:04lorsqu'elle est sur le voie publique.
02:06Ça, c'est l'émission des sapeurs-pompiers.
02:08Malheureusement, comme tout,
02:10alors vous l'avez très bien dit précédemment,
02:11lorsque toute la fonction publique hospitalière est défaillante
02:16pour des manques de personnel
02:18et pour des raisons évidentes de manque de budget,
02:21forcément, on va aller chercher les sapeurs-pompiers
02:23pour effectuer des missions qui ne sont pas le leur,
02:26là où du coup, ça nous met en difficulté
02:28pour nos missions qui nous sont propres,
02:30c'est-à-dire la lutte incendie.
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