- il y a 10 heures
Chaque soir, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Dans l'actualité de ce lundi soir, il y a aussi cette question.
00:02Va-t-on vers un nouvel afflux de migrants sur l'enclave espagnole de Ceuta,
00:06dix jours après la prise d'assaut du territoire par des dizaines de milliers de personnes ?
00:10La question se pose. En cause, la diffusion d'appels sur les réseaux sociaux.
00:16Mathieu Taillac, on vous retrouve, vous êtes en direct depuis Madrid.
00:19Des informations qui sont évidemment surveillées de très près par les autorités espagnoles.
00:24Oui, les autorités espagnoles prennent cette menace au sérieux.
00:27L'agence EFE, par exemple, informe que les permissions des militaires en mission à Ceuta sont suspendues à partir de
00:33jeudi.
00:34Donc les soldats qui sont en repos sur la péninsule ibérique doivent rentrer dans la ville espagnole sur la côte
00:40nord-africaine.
00:41Après, il y a toutefois des différences significatives avec ce qui s'est passé il y a dix jours.
00:45D'abord, si une foule de personnes essaie de franchir cette frontière, ce ne sera pas une surprise.
00:51Ce ne sera pas une surprise pour personne.
00:52Côté espagnol, tout ce qui peut être renforcé a été renforcé.
00:562 000 militaires et près de 300 policiers anti-émeutes ont été envoyés sur place.
01:014 navires également, un hélicoptère et des drones pour surveiller la situation.
01:06Et puis, la frontière elle-même a été réformée.
01:09La digue qui sépare les eaux marocaines des eaux espagnoles a été prolongée sur 500 mètres tout de même
01:14par des espèces de boudins gonflables anti-crevaison.
01:18Non seulement, ça complique évidemment le passage, mais en plus, c'est une réponse à la jurisprudence de la Cour
01:24suprême espagnole
01:25qui établit que les migrants qui sont arrivés par la mer sans surmonter aucun obstacle
01:29ne peuvent pas être reconduits immédiatement à la frontière.
01:33Et puis, dernier élément, c'est les autorités marocaines.
01:36Elles sont au courant.
01:37Elles aussi, évidemment, désappellent pour samedi prochain.
01:40Elles disent être dans une démarche de coopération.
01:42Eh bien, tous les observateurs s'accordent à dire que si la police marocaine s'organise,
01:46elle est parfaitement en capacité de bloquer les flux de migrants vers Ceuta.
01:52En direct de Madrid pour BFM TV, Ulysse Gosset, est-ce qu'il y a un vrai risque de revoir,
01:57de revivre les images qu'on a connues les 30 et 31 juillet derniers à Ceuta ?
02:02C'est un nouveau test, un double test.
02:05D'abord, des relations entre le Maroc et l'Espagne.
02:07On voit bien que s'il n'y a pas de coordination et de moyens communs mis en œuvre.
02:12Eh bien, il pourrait y avoir, effectivement, de nouveaux mouvements de population,
02:16de jeunes qui veulent quitter le Maroc pour se rendre sur cette enclave espagnole.
02:19C'est un test pour l'Espagne, bien sûr, comment le gouvernement de gauche va gérer cette situation
02:27et, évidemment, les répercussions que cela aura dans toute l'Europe.
02:31Et toute l'Europe va regarder ce qui va se passer.
02:33Donc, c'est vraiment un test extrêmement important.
02:35Ce qui s'est passé le 31 juillet a été une débâcle.
02:38Les autorités espagnoles et marocaines ont été dépassées.
02:43Quelles que soient les raisons de la manipulation sur les réseaux sociaux
02:46qui ont conduit quelques 70 000 jeunes Marocains à se rendre dans l'enclave
02:51ou à essayer de s'y rendre,
02:53quelle que soit l'origine de ces messages sur les réseaux sociaux,
02:56il est clair que ça a pris une telle ampleur sur place
03:01et dans toute l'Europe et même dans le monde entier,
03:03puisque le monde entier a vu ces images,
03:05même les Américains s'en sont émus,
03:07les partisans de Trump en disant que Trump avait raison
03:10de fermer la frontière avec le Mexique,
03:12la preuve, les Européens aussi ont ce type de problème.
03:14Donc, ça aura des répercussions majeures.
03:17Maintenant, très concrètement, est-ce que cela peut se reproduire ?
03:19Je ne pense pas.
03:20Je pense qu'il y a une nécessité absolue pour le Maroc
03:23de montrer qu'il est capable d'empêcher, finalement,
03:26les départs illégaux de migrants.
03:29C'est une image, quand même, qui n'est pas bonne pour le Maroc.
03:31Pourquoi ces jeunes veulent-ils risquer leur vie
03:34pour quitter leur pays, leur famille,
03:37en partant sans rien, nu-pied ?
03:39Et pour l'Espagne, bien sûr,
03:41la nécessité de montrer que l'Espagne est capable
03:45de faire respecter sa frontière,
03:47qui est aussi une frontière européenne,
03:50même si le statut de l'enclave de ces Utah
03:53est un petit peu différent.
03:55En tout cas, ces informations relancent le débat
03:57sur la politique migratoire de l'Europe
03:59avec cette prise de position de l'ancien Premier ministre
04:02Édouard Philippe, aujourd'hui, dans le Figaro.
04:04Il réclame un tour de vis sur l'immigration.
04:06On en parle avec nos invités.
04:09Anne Souris, bonsoir.
04:10Merci d'être là.
04:11Vous êtes porte-parole du groupe écologiste au Sénat
04:13et sénatrice de Paris.
04:14On est en ligne aussi avec Pierre-Henri Dumont,
04:16secrétaire général adjoint des Républicains
04:18et anciens députés.
04:20Merci d'être là.
04:21Et Sylvain Berrios, député Horizon,
04:22indépendant du Val-de-Marne
04:23et vice-président du groupe.
04:25Je commence avec vous, M. Berrios,
04:27pour bien comprendre la position d'Édouard Philippe.
04:30Il veut un tour de vis sur l'immigration
04:32avec notamment l'instauration d'un verrou Schengen.
04:35De quoi s'agirait-il précisément ?
04:38Si on n'est pas capable de faire respecter nos frontières,
04:41alors Schengen n'existe pas.
04:42Donc pour pouvoir faire respecter nos frontières,
04:45il faut qu'il y ait une coordination
04:46et notamment le fait que dans les différents pays
04:48de l'espace Schengen,
04:50qui ne sont d'ailleurs pas uniquement européens,
04:52entre nous soit dit.
04:54Mais dans l'espace Schengen,
04:56les différents pays ne doivent pas pouvoir avoir
04:58une politique migratoire isolée,
05:02comme c'est le cas en Espagne.
05:03Et que si un pays crée un appel d'air,
05:07de facto, l'ensemble des pays Schengen
05:10sont impactés.
05:12Et donc on doit avoir un effet du cliquet,
05:14qui est un effet du cliquet Schengen.
05:15Et on doit être capable de dire,
05:17ben non, on ne peut pas, dans tel pays,
05:20faire rentrer autant de personnes
05:22en situation même régulière.
05:24On doit pouvoir maîtriser à nos frontières
05:27l'immigration.
05:28C'est le respect de Schengen.
05:30Et c'est aussi le respect, je vous le rappelle,
05:32quand même de la directive retour
05:33qui a été votée, je crois,
05:35à l'excédent de renaissance.
05:36Mais sinon, elle a été votée par l'ensemble
05:38des parties de droite et du centre en Europe.
05:41Donc on s'est donné les moyens de le faire.
05:43Maintenant, le tour de vice doit avoir lieu.
05:45Anne Souiris, est-ce que vous partagez cet avis ?
05:48Aucun État européen ne pourra engager
05:50seul une régularisation massive de clandestins
05:53ou là, du seuil défini collectivement
05:54et sans accord préalable.
05:55Est-ce que ça vous semble une bonne idée ?
05:56Écoutez, on va toujours dans le même sens.
05:59C'est-à-dire qu'en fait,
05:59quand on dit qu'on veut un verrou Schengen,
06:01c'est pour dire qu'il faut qu'on arrête
06:04d'accueillir des migrants, en fait.
06:07Si on a besoin de migrants, par exemple,
06:09Mme Mélanie, elle a accueilli des migrants.
06:12Mme Merkel, elle avait accueilli des migrants aussi.
06:16Personne ne leur a dit,
06:17tiens, on va mettre un verrou.
06:18À partir du moment où les pays en ont besoin,
06:21ont besoin de travailleurs,
06:23ont besoin de cotisations sociales,
06:25ont besoin aussi face à une démographie
06:28dévieillissante de personnes,
06:30eh bien, il faut que les pays puissent aussi
06:32avoir leur autonomie face à cette migration.
06:34Parce que moi, je voudrais bien savoir
06:36si M. Édouard Philippe, il dirait aussi
06:39qu'il faut un verrou dans l'autre sens.
06:40C'est-à-dire, quand les gens dérégulent,
06:42les gens, quand on fait en sorte
06:45que les gens n'aient plus leur papier, par exemple,
06:48et qu'ils ont leur papier depuis dix ans
06:52et qu'ils ne les ont plus,
06:52comme ce qui se passe en France en ce moment.
06:54Il y a des gens qui se retrouvent dans la rue,
06:57par terre, à Paris, des centaines de familles,
06:59alors qu'avant, la moitié d'entre elles travaillait.
07:02Eh bien, est-ce qu'à ce moment-là,
07:03on dit qu'on met un verrou aussi ?
07:04On dit, ah ben non, on va arrêter ça.
07:08Maintenant, vous gardez vos étrangers
07:11qui travaillent régulièrement
07:12et ils doivent garder leur papier.
07:14Eh bien, moi, je n'entends rien de ce côté-là.
07:16Il n'y a aucune pensée raisonnable sur cette question.
07:19C'est quand même un vrai sujet.
07:21On ne sortira pas de cette affaire-là
07:22si on n'a pas une pensée raisonnable,
07:25solidaire et face à une démographie,
07:28je le répète, en Europe,
07:29qui nécessite qu'on fasse appel
07:31et qu'on travaille avec des pays étrangers.
07:34Et oui.
07:34– Pierre-Henri Dumont, est-ce qu'un verrou Schengen,
07:36ça vous convainc ou pas ?
07:38– Vous savez, moi, en tout cas,
07:40je me souviens d'Édouard Philippe, Premier ministre,
07:42qui, en tant que chef du gouvernement,
07:44avait fait adopter la loi Colomb
07:45qui élargissait les possibilités du regroupement familial,
07:50qui permettait de régulariser de façon beaucoup plus massive
07:55des centaines, des milliers,
07:56voire des dizaines de milliers de clandestins.
07:57Donc, en fait, on a une différence
07:59entre ce que propose Édouard Philippe,
08:01maintenant qu'il est candidat à l'élection présidentielle,
08:03et ce qu'il a réellement fait lorsqu'il était au pouvoir,
08:05lorsqu'il était Premier ministre.
08:07– Et sur ce qu'il propose aujourd'hui,
08:09qu'en pensez-vous ?
08:10– Nous, en tout cas,
08:12chez les Républicains et Bruno Retailleau,
08:13on a proposé quelque chose de totalement différent,
08:16qui est de faire en sorte que les titres de séjour
08:18qui sont délivrés par tel ou tel pays
08:19au sein de l'espace Schengen
08:20ne valent que pour le pays en question.
08:22Vous comprenez bien qu'un pays comme la France
08:25n'a pas à subir le million de régularisations massives
08:28portées par Pedro Sanchez,
08:29le Premier ministre espagnol socialiste.
08:31Et que donc, une régularisation qui a lieu
08:33dans un pays A qui est membre de l'espace Schengen
08:36donne un titre de séjour régulier
08:37à une personne qui était auparavant clandestin
08:39et qui arrivera à pouvoir se déplacer
08:41dans l'ensemble de l'espace Schengen.
08:43Donc nous, ce qu'on propose,
08:44c'est que si un pays veut régulariser
08:46et désire le faire pour son pays,
08:48c'est dommage, mais c'est les électeurs qui ont choisi,
08:50s'ils ont mis cette majorité là au pouvoir.
08:51Mais ça ne peut pas concerner l'ensemble
08:53des autres pays membres de l'espace Schengen
08:56et que donc, on puisse circonscrire uniquement à ce pays
09:00les régularisations et les titres de séjour
09:02pour les étrangers.
09:04Anne Suiris, il y a peut-être une logique aussi
09:06de se dire que l'Espagne régularise massivement
09:09et qu'après, les personnes qui arrivent
09:11peuvent circuler dans l'espace Schengen très librement.
09:14Est-ce qu'il n'y a pas une forme de logique
09:15ou de cohérence ?
09:16Le fait qu'il y ait besoin d'un consensus minimum
09:20au sein des états membres de Schengen
09:21pour régulariser massivement ?
09:23Écoutez, la réalité des faits,
09:26quand Mme Merkel a régularisé,
09:29est-ce que tout à coup,
09:30tous les Turcs, les Afghans surtout,
09:33qui étaient arrivés massivement,
09:34ils ont été partout en Europe
09:36et ça a été une catastrophe ?
09:37Elle les a récupérés beaucoup.
09:38Quand Mme Mélanie a régularisé,
09:40est-ce que les gens qui sont arrivés en Italie
09:42sont allés ailleurs ?
09:44Non, parce que la réalité,
09:45c'est qu'elle en avait besoin,
09:47que ces pays-là ont besoin
09:48d'avoir une nouvelle population
09:51pour leur sécurité sociale aussi,
09:54pour tout le monde.
09:55Enfin, je crois qu'il doit y avoir
09:56une réflexion effectivement européenne.
09:58Peut-être que c'est l'occasion,
09:59cette vraie fausse crise,
10:01parce que je continue de dire
10:02que vraiment, cette crise,
10:04elle est fabriquée de toutes pièces.
10:05C'est quand même un scandale complet.
10:08Ce serait intéressant
10:09qu'il y ait une enquête internationale
10:10sur ce qui s'est passé,
10:12parce que là, quand même,
10:12il y a un vrai sujet.
10:14Mais bon, passons.
10:14Ce n'est pas le sujet
10:15qui nous occupe là maintenant.
10:16Mais en tout cas,
10:17s'il y a une occasion
10:18à ne pas manquer,
10:19c'est de réfléchir
10:20à ce qu'on veut faire
10:21de cette Europe
10:22et comment on va faire
10:23face à notre démographie,
10:24face à l'accueil quand même.
10:26Parce qu'il parle d'autre chose,
10:28M. Edouard.
10:29On y viendra aussi sur...
10:30En tout cas,
10:31c'est aussi la question
10:32de l'intégration
10:33et de ce qu'on veut
10:34et aussi la réalité
10:35de ce qu'on veut,
10:36par exemple,
10:37en France ou en Europe.
10:38On dit,
10:39on veut des médecins,
10:39on veut des ingénieurs
10:40ou des gens très qualifiés.
10:41La réalité,
10:42on a besoin de soutien.
10:43On a besoin de gens aussi
10:44qui font le travail aussi
10:46que personne ne veut peut-être
10:49faire en France ou ailleurs.
10:50Et c'est ça, la réalité.
10:51C'est ça aussi, la réalité.
10:53Ça ne veut pas dire
10:53qu'il faut les réserver
10:55à ces métiers-là,
10:56mais ça veut dire
10:57qu'il y a un besoin partagé
11:00et que cette question-là
11:02n'est jamais plus abordée
11:04et que c'est ça
11:05qu'il va falloir aborder aujourd'hui
11:07d'urgence
11:08et pas seulement
11:09de mettre des militaires
11:11partout en dehors de l'espace.
11:13Parce que ça,
11:13ça ne marche pas,
11:14ça ne marche pas à long terme.
11:16Alors, cet afflux migratoire
11:17a provoqué une crise diplomatique
11:18entre Madrid et Rome,
11:19l'Espagne qui a mis en place
11:21des contrôles
11:21sur les liaisons aériennes
11:22et maritimes avec l'Italie.
11:24Antonino Garofalo,
11:25vous êtes notre correspondant
11:26en Italie.
11:27C'est une réponse,
11:29au fond,
11:30à la suspension
11:30de l'espace Schegen
11:31de la part de Giorgia Meloni,
11:33la première ministre italienne.
11:35Oui,
11:36qu'elle a pris une décision
11:37qu'elle a prise
11:37dès le lendemain
11:38pratiquement de la crise
11:39de Ceuta,
11:40mais il faut lire
11:41cette décision
11:41avant tout
11:42d'un point de vue
11:43de politique intérieure
11:44ici en Italie.
11:44Nous sommes à un peu plus
11:45dans l'an des prochaines
11:47élections législatives.
11:48Giorgia Meloni,
11:49après l'été,
11:50entre dans sa dernière
11:51année de mandat.
11:52Donc,
11:53comptons dire
11:53que la campagne électorale
11:54ici a déjà commencé
11:55et l'immigration
11:57est depuis bientôt
11:58plus de dix ans
11:59et l'un des principaux
12:00thèmes du débat italien.
12:02Alors,
12:02pourquoi une décision
12:03si radicale
12:04que celle
12:04de contrôler
12:06toutes les personnes
12:07qui arrivent
12:07dans les ports
12:08et les aéroports
12:08italiens
12:09depuis l'Espagne ?
12:10Eh bien,
12:10parce que sur l'immigration
12:11depuis quelques mois,
12:13il n'y a plus radical
12:14que Giorgia Meloni
12:16ici en Italie.
12:16Il y a Roberto Vanacci,
12:18un ancien général
12:18qui a lancé son parti
12:21en juin dernier,
12:22Futuro Nacional
12:23et Futuro National.
12:24Il est de plus en plus populaire.
12:25Il a déjà recueilli
12:27près de 7%
12:28dans les intentions de vote
12:29dans les derniers
12:29sondages de ces jours-ci.
12:31Il accuse la Première Ministre
12:32de ne pas être assez radical
12:34sur l'immigration
12:35et peut-être pire encore,
12:36il accuse aussi
12:37de collaborer
12:38avec l'Union Européenne.
12:39Alors,
12:39c'est tout le paradoxe.
12:40Giorgia Meloni
12:41a réussi à imposer
12:42sa vision
12:42de politique migratoire
12:44en Europe,
12:44notamment avec
12:45l'externalisation
12:46des frontières,
12:47avec la création
12:48de ces centres
12:49de rétention
12:50pour migrants
12:51en dehors de l'Union Européenne
12:52comme l'Italie
12:53l'a fait avec l'Albanie.
12:54Une politique que partage
12:55par exemple le Danemark,
12:56un pays qui est pourtant
12:57à gauche.
12:58Rome partageait aussi
12:59avec l'Espagne
12:59l'idée d'une gestion européenne
13:01de l'immigration
13:02et des frontières.
13:03Mais la politique intérieure
13:05ici s'est immiscée
13:06dans la politique internationale
13:07de Giorgia Meloni
13:08jusqu'à provoquer
13:09cette crise avec l'Espagne.
13:11Merci Antonino Gallo-Faro.
13:13Ulysse Gosset,
13:14il y a des arrières-pensées politiques
13:16aussi bien à Madrid
13:16qu'à Rome
13:17et malgré tout
13:17on est face
13:18à une crise diplomatique
13:19assez inédite
13:20entre deux membres
13:21importants de l'espace Schengen.
13:23Oui,
13:23qui s'explique relativement facilement
13:25compte tenu des positions politiques
13:26du gouvernement socialiste espagnol
13:28et de la position
13:30d'extrême droite
13:31de Mme Meloni
13:32qui fait preuve
13:33d'une grande habileté
13:33de politique intérieure
13:34comme cela vient d'être dit.
13:35Il faut rappeler
13:36que Mme Meloni
13:37n'a pas régularisé
13:40600 000 migrants
13:42mais elle leur a donné
13:43un permis de travail.
13:44600 000
13:45c'est le même chiffre
13:46que celui
13:47qu'a accordé
13:48donc à 600 000 migrants
13:49le président
13:50du gouvernement espagnol
13:52en leur donnant
13:53effectivement
13:54la capacité
13:54de vivre
13:55et de travailler
13:55en Espagne.
13:56Donc au fond
13:57les méthodes sont différentes
13:59mais ce sont deux pays
14:01qui ont donné des signaux
14:03montrant
14:03qu'il y avait
14:04un besoin
14:05d'intégration
14:06de ces travailleurs
14:07parce qu'il y avait
14:07un besoin économique.
14:09Et Mme Meloni
14:10a joué très habilement
14:12de cette situation
14:12avec le soutien
14:13d'autres pays européens
14:14qui sont du même bord politique
14:16et c'est important
14:17parce que ça veut dire
14:18que c'est un enjeu politique
14:20pour toute l'Europe
14:21et que l'application
14:23du vote
14:25notamment en juin dernier
14:26par l'Union Européenne
14:28d'un pacte migratoire
14:30va être extrêmement difficile
14:31à être appliqué.
14:32Il y a des pays
14:33comme la France
14:33qui refusent par exemple
14:34les centres de contrôle
14:35à l'extérieur.
14:36Donc si vous voulez
14:37il y a toute une politique
14:39de migration
14:40qui va être discutée
14:41dans les mois qui viennent
14:42et c'est vrai
14:43que finalement
14:44ce qui s'est passé
14:45dans l'enclave
14:47de Ceuta
14:48a été comme une sorte
14:49d'avertissement
14:50c'est ce que le dit
14:51d'ailleurs Édouard Philippe
14:52on peut discuter
14:53des propositions
14:53qu'il fait
14:54et celles qu'il ne fait pas
14:55mais il a raison de dire
14:56que c'est un avertissement
14:57et que c'est un test
14:58quelle que soit
15:00la politique suivie
15:01par les gouvernements européens
15:02qu'il va falloir résoudre
15:03sérieusement
15:04est-ce qu'on peut
15:06accepter
15:06d'une façon générale
15:07qu'une telle pression
15:09migratoire
15:10c'est-à-dire
15:11le déferlement
15:12de quelques 60
15:13à 70 000 jeunes
15:14face à un autre pays
15:16fasse trembler
15:17sur ses bases
15:18plusieurs pays
15:19de l'Union Européenne
15:20non ce n'est pas possible
15:21donc il faut trouver
15:21des solutions
15:23durables
15:23et ça va être
15:24un des grands débats
15:25de la présidentielle
15:27en France
15:27mais les élections
15:28en Italie
15:29qui vont arriver
15:29très vite
15:30et évidemment
15:31dans les autres pays européens
15:32Sylvain Berrios
15:33vous êtes toujours avec nous
15:34il y a un point aussi
15:36qu'on retient
15:37de l'intervention
15:37d'Edouard Philippe
15:39aujourd'hui
15:40c'est la question
15:40du droit d'asile
15:41qui dit-il
15:42doit être posé
15:43je cite rapidement
15:44dans les départements
15:45français d'outre-mer
15:46en état de saturation
15:47migratoire
15:48comme à Mayotte
15:48ou en Guyane
15:49ça veut dire que
15:49si Edouard Philippe
15:50était élu
15:51à l'Elysée
15:52en mai prochain
15:53il y aurait
15:54de sa part
15:55une remise en cause
15:56claire
15:57du droit d'asile
15:57en France
16:00une réflexion
16:01sur le droit d'asile
16:02en France
16:03mais partout
16:03en Europe aussi
16:05sur ses frontières extérieures
16:06et en Outre-mer
16:08on ne peut pas
16:09aujourd'hui
16:10se voir défier
16:11dans l'existence même
16:12dans nos frontières
16:14soit Schengen
16:15et les espaces
16:17concurrents
16:17existent
16:19et à ce moment-là
16:19il faut les faire respecter
16:20soit on n'est pas capable
16:22de les faire respecter
16:23et on doit donc reposer
16:24l'intégralité
16:25de nos
16:26y compris de nos accords
16:27j'entendais tout à l'heure
16:29dans le débat
16:29dire que Mme Mélanie
16:30avait trouvé une solution
16:31avec l'Albanie
16:33en mesure
16:33qu'on a trouvé
16:34une solution
16:36pour mettre
16:38des personnes
16:39en centre de rétention
16:39administrative
16:40en Albanie
16:41donc ce sont des personnes
16:42qui ont franchi
16:43la frontière
16:43on a le même problème
16:44à Ceuta
16:45mais on a aussi
16:45le même problème
16:46à Calais
16:46on a aussi le même problème
16:48avec les accords
16:49de 68 en Algérie
16:50on doit reposer
16:51la question
16:52de l'immigration
16:53en France
16:53on a besoin
16:54de l'immigration
16:54de travail
16:55la réponse est oui
16:56mais pour cela
16:58on a besoin
16:59que ceux qui rentrent
17:00soient légaux
17:01et ceux qui sont illégaux
17:02doivent être reconduits
17:04et c'est une question
17:05de bon sens en réalité
17:06on n'a pas besoin
17:07d'en faire
17:07un débat philosophique
17:09c'est une question
17:09de bon sens
17:10on doit se faire
17:11respecter à nos frontières
17:12pour pouvoir avoir
17:14une politique migratoire
17:15pensée
17:16rationnelle
17:17réfléchie
17:18voilà
17:19Anne Suiris
17:20le droit d'asile
17:21ça n'a rien à voir
17:22mais alors
17:22rien à voir
17:23avec les accords
17:24avec les pays
17:25au contraire
17:25puisque le droit d'asile
17:26c'est donné
17:27quand les pays
17:28ne sont pas sûrs
17:29et quand il y a
17:30un véritable problème
17:31et donc c'est donné
17:32pour protéger
17:33les personnes
17:34d'un état
17:35en tout cas
17:36de pratiques
17:38existantes dans un état
17:38donc on ne peut pas dire
17:40on ne peut pas du tout
17:41tout mélanger
17:41on ne peut pas mélanger
17:42ce qui se passe
17:42à Ceuta
17:43avec le droit d'asile
17:45ça n'est pas possible
17:45c'est un droit fondamental
17:46en France
17:47et d'ailleurs en Europe
17:48et donc j'espère quand même
17:50qu'on restera
17:51dans ce droit fondamental
17:52et en même temps
17:53quand on voit la situation
17:54en Guyane
17:55ou même à Mayotte
17:55avec une immigration
17:57très forte
17:57qui vient notamment
17:58des Comores
17:59on se dit qu'il y a
18:00une réalité là
18:01qu'il faut prendre en compte
18:02complètement
18:02il y a une réalité
18:03qui est très problématique
18:04depuis très longtemps
18:05mais c'est pas en faisant
18:06un droit spécifique
18:07ou en enlevant un droit
18:08qu'on va réussir
18:09à endiguer ce phénomène là
18:11c'est en essayant
18:12de comprendre
18:12ce qui se passe
18:13au niveau
18:14alors là pour le coup
18:15c'est toute une question régionale
18:17et puis aussi
18:18de se dire que justement
18:19qu'est-ce qu'on fait
18:20de ces personnes
18:21qui arrivent là
18:22qu'est-ce que
18:23il n'y a pas du tout
18:25de pensée raisonnable
18:26sur la migration
18:27vous savez
18:27il dit
18:28monsieur Edouard Philippe
18:29il parle de faire face
18:31à l'impuissance migratoire
18:32je veux dire
18:33moi je dirais que
18:34là il ne fait tout
18:36sauf faire face
18:37à l'impuissance économique
18:38et sociale
18:40de nos pays
18:41en faisant ça
18:42en fait
18:42c'est du suicide
18:45c'est du suicide
18:45migratoire
18:46parce qu'on n'aide pas
18:48on n'aide pas
18:48ces personnes
18:49quand même
18:50on voit
18:50qu'il y a eu
18:51quand même
18:51presque 110 morts
18:52je crois
18:53finalement
18:53les derniers chiffres
18:54peut-être
18:55141
18:55voilà 141
18:56pardon
18:57donc c'est
18:58voilà
18:58ce sont des chiffres
18:59quand même
18:59absolument imposants
19:01et puis
19:01on ne regarde pas
19:03non plus
19:03ce qui se passe
19:04dans ces pays
19:04pourquoi les gens
19:05sont prêts
19:06à mourir
19:07parce qu'on dit toujours
19:08c'est pour gagner
19:08plus d'argent
19:09si c'était juste
19:10pour avoir
19:11un petit confort
19:12supplémentaire
19:12ils ne risqueraient pas
19:13leur vie de cette manière-là
19:14donc on voit bien
19:15qu'on peut mettre
19:16des murs
19:16on peut mettre
19:17ces barrages flottants
19:19est-ce que ça va
19:21améliorer les choses
19:21est-ce qu'on a déjà
19:23réussi à faire
19:23quelque chose comme ça
19:24comment être efficace
19:26comment être efficace
19:27de part et d'autre
19:28je trouve qu'on ne se met pas
19:29autour d'une table là-dessus
19:30il y a eu
19:31une réunion des ministres
19:32européens
19:33ce n'était que
19:33les ministres de l'intérieur
19:35il faut arriver
19:36à avoir les ministres
19:36du travail
19:37alors les ministres
19:38des affaires sociales
19:38il faut qu'on commence
19:40à regarder les choses
19:40posément
19:41Pierre-Henri Dumont
19:43reconsidérez le droit d'asile
19:44notamment en Guyane
19:46et à Mayotte
19:46est-ce que ça vous semble
19:47aller dans le bon sens ?
19:50Le vrai sujet
19:51c'est s'assurer
19:51que ceux qui ne sont pas
19:52protégés par l'asile
19:53à l'issue
19:54de la procédure
19:55c'est-à-dire
19:55deux tiers
19:56des personnes
19:57qui en font la demande
19:58puissent être envoyés
19:59dans leur pays
19:59et donc évidemment
20:00et je rebondis sur les propos
20:01de votre invité en plateau
20:03évidemment que sur la question
20:04du droit d'asile
20:05la question c'est aussi
20:06la question de l'immigration
20:07et du retour
20:07aujourd'hui le droit d'asile
20:09est dévoyé
20:09parce qu'il est utilisé
20:10comme étant une sorte
20:12de totem protecteur
20:13le temps de l'instruction
20:14de la demande d'asile
20:15mais après on n'arrive pas
20:16à renvoyer
20:17les déboutés du droit d'asile
20:19dans leur pays d'origine
20:20et donc c'est pour ça
20:21que nous avions fait passer
20:22au niveau du Parlement européen
20:23le règlement retour
20:24avec François-Xavier Bellamy
20:25qui l'a apporté
20:26où on a eu des réticences
20:28au niveau d'Horizon
20:30le groupe d'Edouard Philippe
20:31où une grande partie
20:33du groupe macroniste
20:34a voté contre
20:35où le président de la République
20:36a dit
20:37déclaré
20:38qu'il ne voulait pas
20:39appliquer tout ou partie
20:40de ce règlement retour
20:42ce qui est assez étonnant
20:42puisque le règlement s'applique
20:43de façon unilatérale
20:45sans accord
20:46des pays membres
20:46puisque c'est un règlement européen
20:48et donc on est aujourd'hui
20:49dans cette situation
20:50où
20:51moi étant maire
20:52de Marconcalésie
20:53qui est une ville
20:54littorale
20:55côtière
20:55qui est confrontée
20:56au départ de Smallbot
20:57de façon extrêmement régulière
20:58et qui aussi doit faire face
21:00à des morts
21:01dans la Manche
21:02je peux vous assurer
21:03que depuis
21:04le démantèlement
21:06de la jungle de Calais
21:06en 2016
21:07ça fait maintenant
21:07plus de 10 ans
21:08on se retrouve dans une situation
21:09où le gouvernement
21:10les gouvernements successifs
21:12ont totalement abandonné
21:13le territoire du Calaisie
21:15et on est nous élus locaux
21:17seuls
21:17face à la réalité
21:19de l'immigration
21:19et c'est pas
21:20en réunissant
21:21les ministres du travail
21:22c'est pas en réunissant
21:23les ministres X ou Y
21:25qu'on va retrouver
21:26une situation stable
21:27c'est au contraire
21:28en s'assurant
21:28que toutes les personnes
21:29qui mettent un pied
21:30de façon irrégulière
21:31sur le territoire français
21:32et européen
21:33puissent être envoyées
21:34de façon sûre et certaine
21:35à 100%
21:36dans leur pays
21:37c'est ça
21:38le seul objectif
21:38qu'il faut poursuivre
21:39et c'est comme ça
21:40qu'on évitera les morts
21:41Sylvain Berriot
21:42est-ce qu'au fond
21:43la question du droit d'asile
21:45c'est moins le problème
21:45que la capacité
21:46qu'on a
21:47de renvoyer
21:48les personnes
21:48qui n'ont pas vocation
21:49à avoir ce statut
21:51en France
21:54Oui alors
21:54mon collègue
21:56Pierre-Henri Dumont
21:57a raison
21:58sur
21:58l'IATI
21:59retour
22:00elle a été votée
22:01par l'ensemble
22:02de la droite
22:03à l'exception
22:03de Renaissance
22:04mais Horizon
22:05l'a voté
22:06et il faut
22:07le faire appliquer
22:08ce qui est terrible
22:09dans cette histoire
22:10que ce soit le droit d'asile
22:11les politiques migratoires
22:12c'est que
22:13l'Europe
22:14s'est dotée
22:15à la fois
22:16d'une conception
22:17avec l'espace Schengen
22:18et de moyens
22:19et on a réussi
22:21à se tirer une batte
22:21dans le pied
22:22parce qu'on est
22:22incapable
22:24d'appliquer le droit
22:25incapable
22:26donc à un moment donné
22:28oui
22:28il faut être capable
22:30de renvoyer
22:31les personnes
22:32chez elles
22:32oui
22:32il faut être capable
22:33de remettre en cause
22:34les accords
22:35de 68
22:35avec l'Algérie
22:36oui
22:36il faut être capable
22:37de remettre en cause
22:39et de réfléchir
22:39au droit d'asile
22:40dans nos territoires
22:41et notamment
22:42en Guyane
22:43par exemple
22:43oui
22:44il faut être en situation
22:45de faire face
22:47à cette impuissance migratoire
22:48qui est aujourd'hui réelle
22:49enfin
22:50il suffit juste
22:51d'ouvrir les yeux
22:52pour s'apercevoir
22:53ce qui se passe
22:54en Europe
22:55et au fond
22:56dans le monde
22:56nous avons besoin
22:57d'une immigration
22:58de travail
22:59une immigration rationnelle
23:00une immigration
23:01qui nous permet
23:03aussi de faire face
23:04à nos ambitions économiques
23:06en France
23:06et en Europe
23:07pour ça
23:08et pour accueillir
23:08et bien accueillir
23:09les personnes
23:10et bien il faut faire en sorte
23:11que celles qui rentrent
23:13illégalement
23:13soient reconduites
23:15et on ne peut pas avoir
23:17bénéficier
23:17du droit d'asile
23:18pour ensuite
23:19se fonfiler
23:20entre les mailles
23:21du filet
23:22donc oui
23:23il faut un tour de vis
23:24oui il faut être attentif
23:25et oui il faudra reposer
23:26les choses
23:27de façon sérieuse
23:28et c'est vrai
23:29que la directive retour
23:30doit être appliquée
23:31une question d'Ulysse Gosset
23:33oui Edouard Philippe
23:35dans sa tribune
23:36demande également
23:37une révision
23:38de l'accord
23:38entre la France
23:39et l'Algérie
23:40l'accord de 68
23:41ça veut dire que
23:42vous êtes favorable
23:44vous aussi
23:45à un nouvel accord
23:46alors quelle pourrait être
23:47la relation sur ce plan
23:48avec l'Algérie
23:49et ça ne touche pas
23:50que l'Algérie
23:51on parle du Maroc
23:52aujourd'hui
23:53mais on peut parler aussi
23:54de la Tunisie
23:55qui a signé des accords
23:57avec des pays européens
23:58on parle aussi de la Libye
23:59donc c'est un problème
24:01je dirais
24:01qui constitue
24:02une question majeure
24:04pour le Maghreb
24:04mais aussi pour d'autres
24:05pays africains
24:06sur l'Algérie
24:07expliquez-nous
24:08votre position
24:11sur l'Algérie
24:12effectivement
24:12Edouard Philippe
24:13a rappelé
24:14c'était en juin 2023
24:15qu'il était favorable
24:16à ce qu'on suspend
24:19des accords
24:19franco-algériens
24:20de 1968
24:20qui donnent le droit
24:22aux Algériens
24:23dès lors qu'ils sont
24:23sur le sol français
24:24à une situation
24:25exceptionnelle
24:26qui de fait
24:27fait en sorte
24:29qu'un Algérien
24:30qui bénéfique
24:31de cet accord-là
24:32en France
24:32devient inexpulsable
24:34c'est ça la réalité
24:35des choses
24:35et on parle là
24:36de plusieurs centaines
24:38de milliers de personnes
24:40et ça participe
24:42de tous les accords
24:43que les pays
24:44nous on a
24:44l'accord algérien
24:45mais on a aussi
24:46d'autres accords
24:47et d'autres pays
24:47ont d'autres accords
24:48avec d'autres pays
24:49qui font en sorte
24:50que l'Espann Schengen
24:51finalement devient
24:52un immense bruyère
24:54donc on doit être
24:55capable de reposer
24:56nos accords
24:57et l'accord
24:58avec l'Algérie
24:58doit être suspendu
25:00tout simplement
25:00parce que
25:01c'est un accord
25:02maintenant
25:02qui date
25:02de très longtemps
25:03de 68
25:04comme ça date
25:05l'indique
25:06que la situation
25:07n'est plus la même
25:08et qu'on doit être
25:09capable de reposer
25:10tranquillement
25:11cet accord
25:12et de le suspendre
25:13pour le renégocier
25:15moi je l'ai proposé
25:16à l'Assemblée nationale
25:17je l'ai défendu
25:18à l'Assemblée nationale
25:19je regrette
25:20que d'ailleurs
25:21les gouvernements
25:22ne nous aient pas suivis
25:23sur ce sujet là
25:23on doit suspendre
25:25les accords
25:26de 68
25:26avec l'Algérie
25:27Anne Souris
25:29sur ces accords
25:29avec l'Algérie
25:30écoutez
25:30moi ce que je vois
25:31c'est que
25:32à la fin
25:33si justement
25:34on va dans votre sens
25:35c'est à dire
25:36renvoyer des gens
25:37chez eux
25:37il faut qu'il y ait
25:38des accords
25:39avec les gouvernements
25:39que ce soit l'Algérie
25:41ou que ce soit
25:42avec d'autres états
25:44actuellement
25:45en l'état
25:45que ce soit l'Algérie
25:46ou que ce soit
25:46d'autres pays
25:47de toute façon
25:48dans nos centres
25:49de rétention
25:49on a 80% de gens
25:51qui ne sont pas expulsables
25:52ça c'est la réalité
25:54et avec un nombre de gens
25:57qui grossit
25:58de jour en jour
25:59pourquoi ?
26:00parce que
26:00plus ça va
26:01je le répète
26:02parce que c'est quand même
26:03ce qui est en train
26:04de se passer en France
26:05il y a de plus en plus
26:06des gens qui travaillaient
26:07qui avaient des visas
26:08pour travailler
26:09qui avaient des papiers
26:10pour travailler
26:11qui ne peuvent plus travailler
26:12qui ensuite deviennent
26:13illégaux
26:14et qui ensuite sont
26:15mis en centre de rétention
26:16est-ce que c'est une solution ?
26:19voilà ma question
26:19c'est est-ce qu'on peut
26:21à chaque fois se dire
26:22on va tout résoudre
26:23en faisant
26:24soit des murs
26:25et en les empêchant
26:26de venir
26:26soit en faisant
26:27d'autres accords
26:28dont les états ne veulent pas
26:29parce que l'Algérie
26:30n'en veut pas
26:31et vous le dites
26:31mais enfin
26:32là pour l'instant
26:33c'est unilatéral
26:33donc ça n'est pas le cas
26:35donc en fait
26:35il n'y a qu'à faucon
26:37tout le temps
26:37c'est des espèces
26:38de stratégies d'illusion
26:39qui mentent aux français
26:40voilà la réalité
26:41c'est-à-dire qu'en fait
26:42on ment à tout le monde
26:43en faisant ça
26:43en vérité à la fin
26:44on ne fait rien
26:45le laxisme
26:46c'est exactement
26:47de dire ça
26:47si on veut vraiment agir
26:48alors il faut réguler
26:49quand vous disiez
26:51madame Mélanie
26:51elle n'a pas fait
26:53de la régularisation
26:54elle a donné des permis
26:55de travail
26:55un permis de travail
26:56c'est une régularisation
26:57voilà
26:58c'est une forme
26:59de régularisation
26:59et bien oui
27:01il va falloir régulariser
27:02peut-être certainement
27:03en le pensant
27:04de manière européenne
27:05oui
27:05mais en tout cas
27:06certainement pas
27:06en se disant simplement
27:07comment on fait
27:08tout le temps
27:09pour enlever des droits
27:11aux gens
27:11parce qu'en fait
27:12on arrive à la guerre totale
27:13c'est peut-être pas ça
27:14qu'on a envie de voir
27:15et les images
27:16qu'on voit ici
27:16et bien c'est un début
27:18de guerre totale
27:18et bien peut-être
27:19qu'il va falloir
27:19revoir notre copie
27:20Pierre-Henri Dumont
27:21un dernier mot
27:22sur les accords
27:22justement de 68
27:23avec l'Algérie
27:26Mme Swiris a raison
27:2780% des personnes
27:30dans les CRAS
27:30dans le centre
27:31de rétention administratif
27:32ne sont pas expulsables
27:32et c'est d'ailleurs pour ça
27:33qu'avec Bruno Retailleau
27:34et François-Xavier Bellamy
27:35on a fait adopter
27:36le règlement retour
27:38qui permet de pouvoir
27:39mettre des hubs
27:40dans les pays tiers
27:41et donc de pouvoir
27:42renvoyer dans ces pays tiers
27:44qui ne sont pas le pays
27:45d'origine de la personne
27:46ce qui permet
27:47de pouvoir répondre
27:48à cette question
27:48sur les accords de 1968
27:50où ça a toujours été
27:51notre ligne
27:51depuis plusieurs années
27:53je suis heureux de voir
27:53que Horizon et Edouard Philippe
27:55rejoignent les républicains
27:56sur ce point
27:57puisqu'en décembre 2023
27:58il y avait une proposition
27:59de résolution portée
28:00par les députés
28:01et les républicains
28:01à l'Assemblée nationale
28:02qui avait échoué
28:03à une vingtaine de voix
28:04et les députés Horizon
28:05à l'époque
28:06avaient voté contre
28:07cette dénonciation
28:08des accords de 1968
28:09pour des raisons électorales
28:11ou peut-être
28:12parce qu'ils ont vu
28:12arriver la Vierge
28:13ils ont décidé
28:14il y a quelques mois
28:15de changer de fusil d'épaule
28:16et d'à leur tour
28:17dénoncer ces accords
28:19ils auraient pu le faire avant
28:20on aurait pu largement avancer
28:21et pouvoir passer
28:23sur ce sujet
28:24et pouvoir revenir
28:25à un droit normal
28:26c'est-à-dire faire entrer
28:27l'Algérie
28:27dans le droit
28:28qui est le droit ordinaire
28:29de tous les pays
28:29la guerre d'Algérie
28:31ça s'est terminé en 1962
28:32moi je ne l'ai pas vécu
28:33mes parents ne l'ont pas vécu
28:34donc au bout d'un moment
28:35il faut avoir une relation
28:37saine avec l'Algérie
28:38la relation saine
28:39ça veut dire
28:39ne pas avoir un droit particulier
28:41avec l'Algérie
28:41et faire entrer l'Algérie
28:42dans le droit commun
28:43Merci à vous trois
28:44d'avoir débattu ce soir
28:45en direct sur BFM TV
28:45le débat qui va se poursuivre
28:46évidemment
28:47lors des prochains mois
28:48dans la perspective
28:49de l'élection présidentielle
28:50peut-être une dernière question
28:52Ulysse
28:52au fond
28:53on a vu des dizaines
28:54de milliers de personnes
28:56affluer vers ce territoire
28:58cette enclave espagnole
28:59qu'est-ce que ça nous dit
28:59du Maroc au fond
29:00aujourd'hui
29:01comment ça se fait
29:02qu'il y a des dizaines
29:02de milliers de jeunes
29:03qui veulent fuir
29:05un pays
29:05qu'on décrit
29:08assez moderne
29:08ou en tout cas
29:09qui se développe fortement
29:10C'est le paradoxe marocain
29:12il y a une forte croissance
29:13au Maroc
29:13il y a une vraie dynamique
29:15le Maroc va organiser
29:17la Coupe du monde
29:17de football en 2030
29:19le Maroc est devenu
29:21le centre de production automobile
29:23de l'Europe
29:24et malgré cela
29:26il y a encore
29:27dans les régions éloignées
29:29des grandes villes
29:30notamment dans les provinces
29:31une grande pauvreté
29:32et un manque d'emploi
29:34et cela explique
29:35cet espoir
29:37de ces jeunes
29:38de pouvoir partir
29:39pour trouver un emploi
29:40pour trouver un avenir
29:42et changer de vie
29:44c'est malheureusement
29:46si vous voulez
29:46un constat d'échec
29:47pour le royaume du Maroc
29:48qui a là
29:49une responsabilité importante
29:51pour trouver justement
29:52des solutions économiques
29:53et sociales
29:55pour que cette jeunesse marocaine
29:57choisisse de rester
29:58dans son pays
30:00pour y travailler
30:01pour y vivre
30:01dans de bonnes conditions
30:03c'est un défi majeur
30:05le Maroc est sur la bonne voie
30:07il faut qu'il continue
30:08sur cette voie
30:10et malgré cette croissance
30:11qui est celle
30:12du pays aujourd'hui
30:13on voit que
30:14tous les problèmes
30:15ne sont pas résolus
30:16on l'avait vu
30:16lors de la coupe d'Afrique
30:18de football des nations
30:18où la génération Z
30:20était descendue
30:21dans la rue
30:21en disant
30:22nous voulons
30:24des réformes
30:25et pas simplement
30:25des stades de football
30:26le problème a été posé
30:28comme ça brutalement
30:29il y a eu des mesures
30:30qui ont été prises
30:31il faut continuer
30:32dans ce sens
30:32sinon effectivement
30:33le risque de voir
30:35d'autres dizaines
30:36de milliers de jeunes
30:37vouloir quitter leur pays
30:38pourrait se reproduire
30:39Merci Ulysse
30:40pour ces explications
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