"On part tellement de rien, qu'on ne peut pas perdre." Fatima Ouassak, essayiste, conteuse, directrice de collection, et militante écologiste et antiraciste française, est invitée sur Blast pour présenter l'écologie pirate, et comment créer du lien entre les différentes luttes écolo et antiraciste.
Livre Fatima Ouassak https://www.librairie-des-femmes.fr/livre/9782348075445-pour-une-ecologie-pirate-et-nous-serons-libres-fatima-ouassak/
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Réclamer le RIC constituant : https://www.mouvement-constituant-populaire.fr/
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier/
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr
Sources
Blast Ouassak https://www.youtube.com/watch?v=GffZtcHvxCs
Musique https://www.youtube.com/watch?v=HV8UbEbA2hk
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Quelle est le problème lié au discours progressiste sur l'immigration ?
Elle est réduite à sa force de travail, elle est nécessaire car c'est une réserve d'énergie.
Qu'est-ce que Verdragon ?"963m² ... de trop." Maison de l'écologie populaire : lieu organisant des ateliers de sensibilisation, conférences, débats, sorties scolaires, lieu de vente pour AMAP, lieu de rencontres.
Quelles associations ont organisé la marche évoquée dans la vidéo?
Alternatiba, Comité Adama, Front de mères.
#ouassak #blast #écologie #populaire #justicepouradama #extrait #ric #politique #fatimaouassak
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ÉducationTranscription
00:07Du coup, face à tous ces constats assez sombres, en quelque sorte,
00:11vous écrivez que la priorité, c'est d'organiser les conditions du changement,
00:15de montrer qu'il n'y a pas de fatalité, que c'est possible, que c'est politique,
00:19et qu'il faut commencer par fabriquer du commun et créer du lien entre les résistances.
00:23Donc j'aimerais qu'on aille un petit peu plus en détail sur cette question de fabriquer du commun.
00:26Comment est-ce qu'on fabrique du commun aujourd'hui ?
00:28C'est-à-dire, est-ce que, par exemple, ce serait à l'image de ce que vous avez initié
00:31en juillet 2020,
00:33donc la marche Génération Climat, Génération Adama, On veut respirer, à Beaumont-sur-Oise,
00:38qui a marqué un moment assez fort, justement, de liens entre le mouvement climat et les quartiers populaires ?
00:44Oui. Alors déjà, quand même, je me permets de préciser que l'analyse que je fais dans mon livre
00:51n'est pas plus sombre ou angoissante que les rapports du GIEC, par exemple.
00:55Bien sûr, oui, oui.
00:55Ce n'est pas simplement dans le livre, effectivement, il y a toute la première partie qui est de l
01:00'ordre de l'analyse
01:02de pourquoi le projet tel que proposé aujourd'hui ne parle pas au plus populaire.
01:06Oui, mais de prendre conscience de la situation aujourd'hui, que beaucoup aussi ont tendance à mettre sous le tapis.
01:10Absolument.
01:11Mais je pense qu'on est... Et surtout, les personnes qui nous regardent savent à quel point la situation est
01:15catastrophique.
01:16Et c'est vrai que c'est assez sombre, en fait, quand on se penche sur ce qui pourrait arriver
01:22à vraiment, là, aux générations futures.
01:24Mais c'est demain après-demain, quoi. C'est vraiment nos enfants.
01:27Donc, effectivement, il y a cette première partie.
01:28Mais très vite, effectivement, et c'est pour ça que je disais que c'était un livre plutôt joyeux, en
01:32fait.
01:34Très vite, il y a des propositions. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas simplement de dénoncer,
01:37en fait, un projet qui ne serait pas égalitaire,
01:39porteur de liberté, émancipateur, etc. Il s'agit aussi d'être force de propositions.
01:44Et ça, c'est quelque chose aussi que je défends.
01:46C'est-à-dire, dans les quartiers populaires, nous sommes aussi capables de proposer, dans l'intérêt général, une écologie
01:51pour tout le monde,
01:52et pas simplement une écologie pour les quartiers populaires ou pour les classes populaires.
01:55Et donc, là, effectivement, il y a un certain nombre de propositions assez concrètes.
01:59Et, effectivement, il y a tout ce travail que je donne à voir dans le livre, ce qu'on appelle
02:04l'alliance des luttes, convergence des luttes.
02:06Et ça, c'est vrai que c'est un travail que je mène avec d'autres depuis déjà plusieurs années,
02:11entre le mouvement climat, le mouvement écologiste et les quartiers populaires, et les questions centrales pour les quartiers populaires.
02:20Il y a eu cette mise en lien, notamment, entre la question climat et la question de la lutte contre
02:25les violences policières.
02:26On a eu une marche en 2020 qui a eu beaucoup de succès.
02:29Si on veut construire une société juste, équitable, résiliente, on ne peut pas le faire si on ne dénonce pas
02:34aujourd'hui ce système violent
02:36qui opprime les personnes qui vivent dans les quartiers populaires.
02:39On doit s'allier aujourd'hui avec les mouvements contre les villes policières pour construire la société de demain.
02:44Autour de la génération Adama, génération climat, on veut respirer.
02:47Et c'était l'idée qu'on a choisie stratégiquement, le front de mer Alternatiba et le comité Adama,
02:56sur qu'est-ce qui peut faire lien, comment on fabrique du commun entre nous,
02:59puisque nous sommes conscients de notre égale dignité humaine.
03:02Et on a trouvé cette idée de respiration.
03:05Alors, ce n'est pas du tout quelque chose de superficiel.
03:07Évidemment que c'est quelque chose de réel.
03:09Dans les quartiers populaires, nous ne voulons pas que nos enfants meurent sous le poids de gendarmes ou de policiers.
03:16Et c'est toute la question du plaquage ventral, de la clé d'étranglement,
03:18qui sont des questions qui sont plutôt traditionnelles dans les quartiers populaires.
03:22On veut respirer.
03:23Et donc, c'est la lutte contre les violences policières.
03:25Mais c'est aussi la question de la pollution atmosphérique.
03:28On ne veut pas que nos enfants respirent un air qui va les tuer,
03:32qui va empêcher leur développement respiratoire,
03:35qui va être cause de dépression, etc.
03:38Et donc, c'est une seule question.
03:40On veut respirer.
03:41Et donc, c'est quelque chose qui a été concret, une marche.
03:44Et dans la continuité, on s'est dit, voilà, il y a ce projet-là,
03:47qu'on peut appeler écologie populaire,
03:49qui est comme ça sur le papier, qui est une belle idée, en fait.
03:54Maintenant, ce n'est pas si simple, en fait,
03:56de travailler ensemble, de créer ce commun.
03:58Étant donné les murs qu'il peut y avoir entre nous,
04:00les rapports de domination aussi qu'il peut y avoir entre nous,
04:03il faut y travailler concrètement sur le terrain.
04:05Effectivement, on a fondé ce lieu, donc Vert-Dragon,
04:08maison d'écologie populaire,
04:10donc Alternatiba et front de mer,
04:11vraiment pour expérimenter, en fait,
04:13cette écologie populaire et cette mise en lien,
04:17cette alliance des luttes.
04:18Et qu'est-ce qu'on y fait à Vert-Dragon ?
04:20Plein de trucs.
04:22Il y a une école, Vert-Dragon,
04:25on cuisine,
04:26le mardi, il y a la map
04:27et des conférences.
04:29Et ça a été vraiment un grand succès.
04:32Alors, mais ce que vous racontez,
04:33c'est que justement,
04:34quand vous avez créé cette première maison
04:35de l'écologie populaire en France
04:37pour essayer d'associer justement
04:39les quartiers populaires,
04:40les quartiers pavillonnaires,
04:41les blancs, les non-blancs,
04:42dans un projet commun,
04:44dès que vous l'avez annoncé,
04:45il y a vraiment une volonté de détruire le projet
04:48avec des attaques,
04:49et c'est là que ça peut paraître étonnant,
04:51qui sont venues de la gauche
04:52avant de venir de l'extrême droite.
04:55Condamné, l'octroi...
04:56Si, c'est Marianne qui l'a fait.
04:58Je le vérifierais.
04:59J'ai besoin de 1000 mètres carrés
05:00à cette association fondale.
05:01Absolument.
05:02Vous le condamnez sans aucune réserve.
05:04Sans aucune réserve.
05:05Absolument.
05:05Oui, mais j'en parle surtout pour montrer,
05:08d'une part, que quand on nous dit
05:10« Mais pourquoi vous n'êtes pas écolo dans les quartiers ? »
05:12C'est surtout pour dire
05:13« Mais regardez, quand on veut être écolo
05:15et faire de l'écologie,
05:16en fait, on nous en empêche. »
05:18C'est pour ça que je disais
05:18« Nous ne sommes pas les oubliés de l'écologie. »
05:20Nous sommes les entravés, en fait,
05:22dans l'accès à la question écologiste.
05:24Et donc, oui, c'était pour montrer concrètement,
05:27comment se manifestent ces entraves.
05:29Je voulais montrer, effectivement,
05:31d'autre part,
05:32à quel point les attaques
05:33ne viennent pas du camp auquel on pense
05:36comme ça, naturellement,
05:38l'extrême droite,
05:39qu'au niveau local,
05:40le champ qui empêche
05:41l'auto-organisation des quartiers populaires,
05:43sur toutes les questions politiques,
05:45pas la question uniquement de l'écologie,
05:47sur toutes les questions
05:48qui permettent de reprendre du pouvoir,
05:50en fait, sur son sort,
05:51sur le sort de ses enfants,
05:53les attaques viennent de la gauche,
05:55toute la gauche.
05:56Là-dessus, je suis très concrète dans le livre.
05:58Je veux dire, c'est quelque chose
05:59qui est vérifiable.
06:01Effectivement, on a été attaqué
06:03par les leaders
06:05des principaux partis politiques
06:08de gauche en France.
06:09Ça paraît complètement…
06:10Et comment est-ce qu'ils justifiaient
06:11ces attaques ?
06:12Alors, ils ne le justifiaient pas.
06:14C'est-à-dire qu'il y a une déconnexion
06:16en France entre ce qui se passe
06:17au niveau local,
06:19dans les quartiers populaires,
06:20et ce qui se passe au niveau national.
06:22C'est-à-dire qu'on peut tout à fait
06:23avoir de grands discours
06:24au niveau national
06:24pour dire à quel point
06:26on protège les populations
06:27des quartiers populaires,
06:28on protège les immigrés,
06:30les descendants de l'immigration,
06:31on lutte contre les violences policières,
06:33même ces dernières années, etc.
06:34On lutte contre l'islamophobie.
06:36Il peut y avoir comme ça
06:36des grands discours
06:37et les mêmes,
06:38au niveau local,
06:40font tout pour empêcher
06:41que les quartiers populaires
06:44aient du pouvoir politique.
06:45Et ça, c'est quelque chose
06:46qui n'est visible
06:47que si on milite au niveau local, en fait.
06:49Je veux dire, la contradiction
06:51qu'il peut y avoir
06:51entre les deux échelles,
06:52le national et le local,
06:54n'est visible que pour des gens
06:55qui travaillent,
06:57qui militent dans les quartiers populaires.
06:59Vous dites que ce qui revient aussi,
07:00c'est le côté
07:00on va donner 963 mètres carrés
07:02à des femmes pour boire du thé.
07:04Ah oui, non, mais c'est ça.
07:05Alors là, il y a plusieurs choses.
07:07Ou porter des projets antirépublicains.
07:08Voilà, absolument.
07:09Mais cette histoire
07:10de siroter le petit thé à la menthe,
07:12effectivement, j'en parle
07:13parce qu'il y a tout, en fait.
07:14sur pourquoi nous,
07:17les femmes descendantes
07:19de l'immigration africaine,
07:20musulmanes,
07:20habitant les quartiers populaires,
07:21pourquoi nous avons été empêchées
07:24d'avoir, mais genre,
07:25un lieu en France, en fait.
07:26Il n'y en a pas 30 000 en France
07:27des lieux auto-organisés
07:29dans les quartiers populaires.
07:30Bon, il y a celui-là,
07:32qui n'est pas subventionné,
07:34qui est autonome.
07:35Et pourtant, voilà,
07:36il y a eu les grandes chaînes
07:39de télévision, CNews, LCI,
07:41et en fait, qui étaient sur nos côtes.
07:43Il y a eu des médias
07:44d'extrême droite
07:45qui étaient sur nos côtes.
07:45On est en réalité
07:46face à l'infiltration
07:48de l'islam politique,
07:50de l'islam politique
07:51qui utilise aussi
07:52l'indigénisme, le racialisme
07:54pour détruire la République.
07:56Cette association
07:57qui est le fauné
07:58de formation politique
08:00qui instrumentalise
08:01l'écologie aujourd'hui,
08:02parce que derrière,
08:03c'est une organisation
08:04purement politique
08:05et qui instrumentalise
08:06d'une part l'écologie,
08:07mais aussi les enfants.
08:08C'est ça qui est scandaleux.
08:09Je veux dire, on se dit,
08:10mais pourquoi en fait
08:11juste un petit lieu,
08:12juste effectivement
08:14963 mètres carrés ?
08:15Et ce que je montre,
08:16c'est que c'est 963 mètres carrés
08:17de trop,
08:19parce que les populations
08:20qui vivent dans les quartiers populaires
08:22sont censées être utiles.
08:24Elles sont utiles au capital,
08:25elles sont utiles,
08:26y compris à gauche.
08:27D'ailleurs, on pose la question
08:28de l'utilité pour dire
08:29mais ces gens-là,
08:30si on doit les tolérer en France,
08:34c'est parce que ces personnes
08:35sont indispensables
08:36pour tel ou tel secteur
08:38d'activité en pénurie,
08:39pour le bâtiment,
08:39pour la restauration, etc.
08:41Nulle part,
08:41quand vous parlez au patron
08:42ou quand vous parlez aux salariés,
08:44dans les entreprises,
08:45le débat sur l'immigration existe.
08:47Ce n'est pas un sujet.
08:49On en a besoin.
08:50Et ça, c'est censé être
08:51un discours progressiste.
08:52Mais en réalité,
08:52c'est un discours
08:53qui sous-humanise
08:54cette population
08:55puisqu'on la réduit
08:56à sa force de travail,
08:57on la réduit à son utilité.
08:59Et donc,
08:59quand on parle
08:59du petit à la menthe,
09:00c'est comme pour dire
09:01« Mais ces femmes, vous n'avez
09:02que ça à faire
09:03que de siroter
09:04votre petit thé à la menthe,
09:05que de faire de la politique.
09:06Allez plutôt préparer le café,
09:08allez plutôt nettoyer,
09:09allez plutôt... »
09:10Donc, c'est vraiment, oui,
09:12empêcher cette population
09:14de faire de la politique,
09:15en fait.
09:15Vraiment, de...
09:16Et c'est ça, l'écologie.
09:18C'est faire de la politique.
09:19Sinon,
09:19si c'est simplement
09:20être informé, sensibilisé,
09:22c'est simplement
09:23servir de réservoir,
09:24en fait, d'énergie.
09:26De toute façon,
09:27ça ne marche pas.
09:28Donc, l'écologie,
09:29si on est sincère,
09:30c'est de dire, voilà,
09:31dans quelle mesure
09:32ces personnes ont le pouvoir
09:33de changer les choses.
09:35Et alors, si je parle
09:35de Vert Dragon aussi
09:36et je finis par ça,
09:37parler de cette expérience,
09:38c'est aussi pour dire
09:38qu'on a gagné quand même.
09:40C'est aussi pour dire, voilà,
09:41il ne faut pas hésiter,
09:42en fait,
09:43à lancer ce type de projet
09:44dans les quartiers populaires.
09:45Ça marche.
09:45Alors, c'est sûr
09:46qu'on est attaqué.
09:47Et si on est attaqué,
09:48en réalité,
09:49c'est parce que, justement,
09:50il y a quelque chose là
09:51qui est important, en fait.
09:53Et que peut-être
09:53c'est par ça que ça passe,
09:55cette révolution
09:55que j'appelle
09:56de mes voeux
09:57et qu'on est nombreux.
09:58Oui, ce serait l'idée
09:58qu'il y ait plusieurs,
09:59enfin, un plan de maison comme ça,
10:01un peu partout en France.
10:02C'est-à-dire que,
10:02je crois même pas parler
10:04si ça avait échoué.
10:05Parce que, voilà,
10:06on l'a dit tout à l'heure,
10:07il y a suffisamment d'angoisse
10:09comme ça,
10:09l'ambiance est suffisamment anxiogène
10:11pour que je n'en rajoute pas
10:13une couche.
10:13Non, si j'en parle autant,
10:15c'est surtout pour dire
10:16que malgré les entraves,
10:17malgré les attaques,
10:18on réussit.
10:19Donc, c'est bien que c'est là
10:19qu'il faut travailler, en fait,
10:20à cette mise en commun,
10:22effectivement,
10:22entre quartier populaire,
10:23quartier pavillonnaire,
10:24parce que c'est ça,
10:24Verdragon.
10:25C'est la mise en commun
10:26entre les classes moyennes,
10:27supérieures,
10:27les classes populaires,
10:28les populations blanches,
10:29les populations non-blanches.
10:30Et c'est comment...
10:31Vous organisez aussi
10:32des moments de vie commune,
10:34des débats,
10:35des fresques du climat,
10:36des sorties ensemble à la mer.
10:38Absolument.
10:38Il y a tout un projet
10:39autour de One Piece,
10:40le manga dont je parle dans le livre,
10:42où on se retrouve vraiment
10:42tous et toutes autour de la table.
10:44Je crois que c'est
10:44l'un des rares lieux en France
10:45où ces populations
10:47se retrouvent autour de la table.
10:48Ce n'est pas facile.
10:49La preuve,
10:50c'est qu'on est attaqué.
10:51Mais je veux aussi montrer
10:52que c'est possible, en fait.
10:53Une fois que ça existe,
10:55ça marche et vous avez l'impression
10:56que ça a un impact
10:56au niveau local.
10:57Bien sûr.
10:58Et on ne pouvait pas perdre,
10:59en fait.
10:59C'est ça que je veux montrer.
10:59On part tellement de rien,
11:00en fait,
11:01qu'on ne peut pas perdre.
11:02Dès lors qu'on défend un projet,
11:04encore une fois,
11:05de protection du vivant,
11:08de libération de la terre,
11:09un projet autour de la liberté,
11:11de l'émancipation,
11:12pour moi,
11:12on ne peut pas perdre.
11:13Il faut s'y mettre,
11:13il faut travailler.
11:15Ce n'est pas facile,
11:15mais en tout cas,
11:16je pense qu'à la fin,
11:17on gagne.
11:17qu'à la fin,
11:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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