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  • il y a 6 minutes
Madrid a revu ce mardi à la hausse le bilan des entrées illégales au cours de la crise migratoire de Ceuta. D'après le ministère de l'Intérieur, "72.000" migrants ont pénétré dans cette enclave espagnole et "70.000" en sont déjà sortis.

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Transcription
00:00D'abord, ça nous rappelle les drames liés à la migration.
00:04Ces 75 morts entrent en résonance avec les milliers de victimes
00:08qui, chaque année, périssent en Méditerranée
00:10en essayant de rejoindre le continent européen.
00:14Et je ne voudrais pas que l'espèce d'emballement
00:17et l'instrumentalisation que certains font
00:19de ce qui s'est passé à Ceuta, et qui est très singulier,
00:22votre chroniqueur et géopolitique tout à l'heure l'a très bien dit,
00:25c'est moins une crise migratoire qu'une crise politique.
00:28Qui instrumentalise ?
00:29Pourquoi c'est moins une crise migratoire ?
00:30C'est que ça a marché, le système actuel, la totalité,
00:35puisque vraiment les dernières données attestent du fait
00:37qu'il n'y a pas un seul de ceux qui sont passés
00:43en contournant la barrière à la nage ou en la franchissant par-dessus.
00:47Il n'y a pas un seul de ceux-là qui a touché aujourd'hui le sol européen.
00:51Qui instrumentalise Jérôme Gage ?
00:52Aujourd'hui, l'instrumentalisation la plus indécente,
00:55c'est celle de toutes les droites populistes et extrêmes droites dans le pays.
00:58Et en Europe, qui se jettent comme la vérole sur le bac Lerger,
01:02pardonnez-moi l'expression,
01:03pour indiquer que tout ceci est révélateur de la submersion migratoire.
01:09Moi, je vais être très clair, je ne suis pas un sans-frontiériste.
01:12Je suis pour que la souveraineté de chacune des nations et de l'Europe
01:15s'atteste, se vérifie par l'existence de frontières
01:18qui définissent le principe d'une souveraineté nationale.
01:21Donc, je ne suis pas pour l'ouverture des frontières à tout craint.
01:23Il y a des règles, elles doivent être respectées.
01:26Mais je suis absolument indigné par celles et ceux qui,
01:30à partir de ces images-là et du contexte d'instrumentalisation,
01:33par les réseaux sociaux, peut-être par le contexte politique local,
01:38par les bisbis entre le Maroc et l'Espagne,
01:40on vérifiera tout ça dans quelques temps,
01:42viennent alimenter leur discours, souvent xénophobe,
01:46à l'intérieur des débats politiques nationaux.
01:48C'est vrai, Georgia Meloni, la position de Manuela Meloni,
01:50elle ne s'explique pas parce qu'elle veut être le chevalier blanc
01:53de la question migratoire.
01:54C'est qu'elle est débordée par sa droite,
01:56si santé que soit possible, par une nouvelle formation politique
01:59qui s'appelle Futuro National et qui lui met la pression.
02:01Et donc, elle dit qu'il ne faut être encore plus.
02:03Et c'est pareil en France, on va avoir l'extrême droite
02:05et c'est, je le regrette, une partie de la droite dite républicaine
02:08qui est dans la surenchère sur un sujet qui,
02:10et je termine par là, nous dit une chose,
02:12c'est au contraire la solidarité européenne
02:14et le fait qu'on arrive à avoir des règles communes
02:17qui permet de se tenir, de tenir ensemble
02:20plutôt que d'instrumentaliser et d'essayer,
02:22comme l'a fait Madame Meloni,
02:23de mettre au banc des nations ou de Schengen
02:26l'Espagne qui a tenu bon dans sa position.
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