00:00D'abord, ça nous rappelle les drames liés à la migration.
00:04Ces 75 morts entrent en résonance avec les milliers de victimes
00:08qui, chaque année, périssent en Méditerranée
00:10en essayant de rejoindre le continent européen.
00:14Et je ne voudrais pas que l'espèce d'emballement
00:17et l'instrumentalisation que certains font
00:19de ce qui s'est passé à Ceuta, et qui est très singulier,
00:22votre chroniqueur et géopolitique tout à l'heure l'a très bien dit,
00:25c'est moins une crise migratoire qu'une crise politique.
00:28Qui instrumentalise ?
00:29Pourquoi c'est moins une crise migratoire ?
00:30C'est que ça a marché, le système actuel, la totalité,
00:35puisque vraiment les dernières données attestent du fait
00:37qu'il n'y a pas un seul de ceux qui sont passés
00:43en contournant la barrière à la nage ou en la franchissant par-dessus.
00:47Il n'y a pas un seul de ceux-là qui a touché aujourd'hui le sol européen.
00:51Qui instrumentalise Jérôme Gage ?
00:52Aujourd'hui, l'instrumentalisation la plus indécente,
00:55c'est celle de toutes les droites populistes et extrêmes droites dans le pays.
00:58Et en Europe, qui se jettent comme la vérole sur le bac Lerger,
01:02pardonnez-moi l'expression,
01:03pour indiquer que tout ceci est révélateur de la submersion migratoire.
01:09Moi, je vais être très clair, je ne suis pas un sans-frontiériste.
01:12Je suis pour que la souveraineté de chacune des nations et de l'Europe
01:15s'atteste, se vérifie par l'existence de frontières
01:18qui définissent le principe d'une souveraineté nationale.
01:21Donc, je ne suis pas pour l'ouverture des frontières à tout craint.
01:23Il y a des règles, elles doivent être respectées.
01:26Mais je suis absolument indigné par celles et ceux qui,
01:30à partir de ces images-là et du contexte d'instrumentalisation,
01:33par les réseaux sociaux, peut-être par le contexte politique local,
01:38par les bisbis entre le Maroc et l'Espagne,
01:40on vérifiera tout ça dans quelques temps,
01:42viennent alimenter leur discours, souvent xénophobe,
01:46à l'intérieur des débats politiques nationaux.
01:48C'est vrai, Georgia Meloni, la position de Manuela Meloni,
01:50elle ne s'explique pas parce qu'elle veut être le chevalier blanc
01:53de la question migratoire.
01:54C'est qu'elle est débordée par sa droite,
01:56si santé que soit possible, par une nouvelle formation politique
01:59qui s'appelle Futuro National et qui lui met la pression.
02:01Et donc, elle dit qu'il ne faut être encore plus.
02:03Et c'est pareil en France, on va avoir l'extrême droite
02:05et c'est, je le regrette, une partie de la droite dite républicaine
02:08qui est dans la surenchère sur un sujet qui,
02:10et je termine par là, nous dit une chose,
02:12c'est au contraire la solidarité européenne
02:14et le fait qu'on arrive à avoir des règles communes
02:17qui permet de se tenir, de tenir ensemble
02:20plutôt que d'instrumentaliser et d'essayer,
02:22comme l'a fait Madame Meloni,
02:23de mettre au banc des nations ou de Schengen
02:26l'Espagne qui a tenu bon dans sa position.
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