00:00Là on est dans une espèce de société complètement un peu abstraite,
00:05avec une administration centrale qui fonctionne de manière abstraite,
00:11qui cherche qu'une chose c'est de pondre un papier pour être couvert sur le plan des responsabilités,
00:16donc on organise l'irresponsabilité la plus totale,
00:19et puis après ce qui se passe, plus personne ne s'en occupe.
00:24Je sais, le président de la DFCI locale a mis deux jours et demi pour avoir l'autorisation de faire
00:30des coupes tactiques et des pare-feux.
00:40Aujourd'hui on a changé d'échelle en termes de risque.
00:44On sait que potentiellement, depuis 15-20 ans, les risques augmentent,
00:49les interventions de pompiers ne cessent de se multiplier,
00:53et dans les milieux naturels, les milieux ruraux, forestiers en particulier,
01:00les départs de feu se multiplient.
01:02Donc tout ça on l'avait prévu, annoncé, c'était prévisible.
01:07On ne peut plus fonctionner avec, là-dessus vous ajoutez le réchauffement climatique,
01:12les sécheresses qui sont des facteurs aggravants,
01:16on ne peut plus fonctionner avec des normes, entre guillemets,
01:20qui datent des années 80-90.
01:23On a changé de dimension, il faut donc que, quand on est dans une situation d'urgence,
01:28pouvoir tout décider localement, et puis on en assume la responsabilité.
01:34On se trompe, et bien tant pis.
01:36Il faut libérer les énergies en fait, il faut permettre justement à ceux qui savent,
01:40et ce qu'ils ont de faire justement au mieux en période d'urgence.
01:45Sur place, les forestiers, dans le Porges et dans les autres communes,
01:48connaissent parfaitement tout le dispositif de pistes, de points d'eau, etc.
01:52Ils sont là pour informer et aider les pompiers.
01:55Donc il faut leur donner carte blanche, je crois.
01:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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