- il y a 23 heures
Dans son nouveau film "Home Stories", sorti le 29 juillet, Eva Trobisch raconte l'histoire d'une famille de Thuringe, région de l'Allemagne de l'Est, bousculée par la participation de sa fille à une émission de télé-crochet.
Retrouvez "L'invité de 7h50" de Benjamin Duhamel sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50
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00:00Bonjour Eva Trobisch, cinéaste allemande, vous réalisez Home Stories qui vient de sortir en salle en France.
00:07Alors c'est l'histoire de Léa, 16 ans, qui vit en ex-Allemagne de l'Est, des parents récemment
00:12divorcés,
00:13des grands-parents propriétaires d'un hôtel menacé de faillite.
00:17Et Léa, passionnée de chant, va être sélectionnée pour un télécrochet type The Voice.
00:22Et l'aventure va embarquer toute une famille, une famille qui ne va pas très bien,
00:25pleine de rancœurs, pleine de tensions, une famille qui reste aussi profondément marquée par l'histoire contemporaine de l'Allemagne,
00:32coupée en deux, puis réunifiée.
00:34C'est votre troisième long-métrage, sur un rythme assez lent, on va y revenir.
00:40D'abord, est-ce que vous pouvez me dire d'où vient l'idée de départ ?
00:43Je crois que ça vient d'un souvenir ou deux souvenirs personnels devant votre télévision.
00:52Il y a plusieurs points de départ pour ce film.
00:59C'est moi-même qui me suis occupée de la campagne médiatique autour de mon premier film.
01:05J'ai reçu une équipe délai et on m'a demandé où est-ce qu'on ferait l'entretien.
01:10Alors où est-ce qu'on se retrouve pour parler de toi, de ta biographie ?
01:15Et donc je me suis trouvée à réfléchir.
01:18De quelle manière est-ce que je vais me présenter ?
01:20Est-ce que j'ai envie de me présenter comme une mère aimante ?
01:23Et j'emmène les journalistes chercher mon petit garçon à la crèche.
01:26Est-ce que je me présente comme une intellectuelle devant ma bibliothèque ?
01:30Est-ce que je me présente en train d'aller acheter mon pain ?
01:33Très simplement.
01:34Et donc ça m'a beaucoup occupée.
01:37Et je me suis vraiment demandé selon quels critères prendre cette décision.
01:43Comment raconter sa propre histoire finalement ?
01:46Quel point de départ ? Quelle base pour se mettre soi-même en avant ?
01:50Pour ensuite générer tel ou tel effet.
01:53Alors racontez votre propre histoire.
01:54C'est pour ça que ce n'est pas un hasard non plus, vous allez me le confirmer,
01:57si vous installez votre film en ex-Allemagne de l'Est et plus particulièrement en Thuringe.
02:07C'est la ville où mon grand-père est né lui-même, c'est pour ça que j'ai choisi
02:14ce lieu.
02:18L'émission de télé-réalité que j'ai choisi, ça consiste en quoi ?
02:25Ça consiste de passer de l'invisibilité à la visibilité.
02:28Donc on prend ce cadre-là et on le combine avec une famille d'Allemagne de l'Est
02:34qui donc fait cette expérience de l'invisibilité à la visibilité.
02:38Pour moi, c'est une combinaison intéressante.
02:40Alors voilà, et on a deux mondes qui vont se confronter en effet.
02:44Cette famille, ce monde un peu resté figé dans son époque,
02:48qui va être percuté par la participation de Léa à cette émission télé
02:51qui se passe à Munich, dans une Allemagne qui n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'ils
02:56connaissent.
02:56Il y a d'ailleurs cette phrase, quand la famille se rend à Munich pour l'enregistrement de l'émission,
03:00je crois que c'est la grand-mère qui dit
03:01c'est la première fois qu'on vient à l'Ouest.
03:04Pourquoi ? Parce que dans l'esprit des grands-parents,
03:07il n'y a pas eu réunification, ils ne sont pas passés à autre chose ?
03:15Partiellement.
03:19Le grand-père est pour la première fois à l'Ouest, effectivement.
03:23Le reste de la famille est déjà rendu en Allemagne de l'Ouest.
03:27Je ne dirais pas que c'est toute une génération, c'est un parcours individuel ici.
03:34Il y a des gens dans mon environnement,
03:37personnels,
03:39qui refusent
03:40et qui ont cette espèce de traumatisme
03:45autour de la réunification,
03:47qui n'est pas une réunification,
03:49mais une annexion,
03:50et qui refusent d'entrer dans ce nouveau pays, dans ce nouveau monde.
03:54À côté de ça, je crois qu'il y a une certaine honte
03:58et puis aussi une certaine peur de ce monde qui est toujours finalement un peu étranger.
04:02Ça, ça reste très prégnant aujourd'hui dans la société allemande actuelle.
04:06C'est ce que vous vouliez exprimer aussi.
04:09On a parfois parlé d'hostalgie, de nostalgie de l'Allemagne de l'Est,
04:13sans peut-être parler de nostalgie.
04:15En tout cas, il y a cette mélancolie
04:16qui s'exprime dans votre film.
04:19Il y a une mélancolie, oui, c'est vrai.
04:25Oui, il y a de fait une forme de mélancolie.
04:28Je pense que le film n'a pas d'agenda.
04:32Ce film n'a pas de projet
04:36visant à donner des réponses,
04:40ne vise pas à présenter une situation idéale.
04:44C'est plus une observation,
04:45c'est plus une recherche autour des dynamiques
04:49au sein d'une famille et d'une société.
04:52Et dans ce cadre-là, on peut trouver de la mélancolie,
04:56mais pas que aussi une curiosité
04:58et l'envie de surmonter les angoisses qu'on peut avoir.
05:04Je pense que c'est plus un travail
05:06qui vise à donner une vue d'ensemble,
05:11une enquête autour de cette famille d'Allemagne de l'Est.
05:14Une famille qui, je le disais,
05:17est pleine, ou en tout cas exprime des rancœurs,
05:21quelques tensions, il y a des non-dits.
05:23Il y a beaucoup de silence, d'ailleurs, dans votre film.
05:25En revanche, quand elle se réunit
05:27dans les coulisses de l'émission télé,
05:30là, on a l'impression que tout est effacé,
05:32que d'un seul coup, cette famille,
05:34elle se réunit au sens propre du terme.
05:36Elle est à nouveau unie devant la petite fille qui chante.
05:46En tout cas, ça touche, cette famille.
05:53Ça la percute.
05:54Puisque la question qui se pose, c'est
05:56qui est-ce qu'on est ?
05:59On a ces gens,
06:00on leur demande
06:01quelle est votre histoire, finalement ?
06:03Qui êtes-vous ?
06:06Il y a une quête
06:09autour de cette identité.
06:11Ça relie les différents individus de ces familles,
06:14mais ça les sépare aussi,
06:15puisqu'ils ont des représentations
06:17sur cette question qui sont très différentes,
06:19sur la façon de raconter leur histoire
06:20et qui elles sont,
06:21au niveau politique et au niveau privé aussi.
06:25Et d'ailleurs,
06:26différentes versions de l'histoire,
06:28si je puis dire,
06:28ça s'incarne aussi dans un personnage
06:30dont on n'a pas encore parlé,
06:31c'est la tante, la tante de Léa,
06:33qui est-elle revenue
06:34dans sa ville natale de Grèce
06:36pour y ouvrir un musée,
06:37un musée sur l'usine de Filatissé
06:39où travaillait sa mère.
06:41Et là aussi, à nouveau,
06:42on a deux mondes qui se percutent,
06:44on a deux récits
06:44d'une histoire allemande
06:46qui sont différents.
06:51C'est, je crois,
06:57une histoire qui est très touchante.
07:00Il y a en Allemagne
07:02une certaine tendance
07:04au niveau culturel
07:06à effacer
07:09l'histoire de l'Allemagne de l'Est.
07:11On prend les vieux bâtiments,
07:13on les détruit
07:15ou alors on les rénove
07:16pour en faire ce qu'ils étaient
07:18avant l'Allemagne de l'Est.
07:19Donc, il y a une véritable tendance
07:23à écraser, si vous voulez,
07:25l'histoire de ce pays.
07:28Donc, la fille de cette tante
07:31décide de faire différemment,
07:33de faire un monument
07:36égalitaire
07:37et qui rend hommage
07:38à l'ensemble de l'histoire allemande,
07:40y compris à l'histoire
07:42de l'Allemagne de l'Est.
07:43Elle veut raconter
07:44l'histoire différemment.
07:46On lui donne de l'argent,
07:47elle reçoit pas mal de fonds
07:50européens
07:50et elle les investit
07:52dans ce projet.
07:53Donc, elle fait quelque chose
07:54de bien,
07:55mais elle le fait,
07:55en fait,
07:59avec un argent
08:00que sa grand-mère n'a pas.
08:03Et elle souffre aussi,
08:07parce qu'elle a...
08:11Et elle-même a des difficultés,
08:15puisque tous ces fonds passent
08:16finalement dans ce projet culturel.
08:18On parlait de...
08:20Je parlais tout à l'heure
08:21de mélancolie.
08:22Je voudrais qu'on s'arrête
08:23un peu sur la forme,
08:24parce qu'il y a beaucoup à dire
08:26sur les couleurs
08:27de votre film,
08:28sur le décor
08:29et notamment cet hôtel,
08:31l'hôtel des grands-parents
08:32qui est vraiment resté
08:34dans son jus,
08:35qui est resté figé
08:36dans les années 90
08:38ou peut-être même
08:38dans une période
08:40de pré-réunification.
08:43Ce décor,
08:44il s'impose
08:45comme si tout était figé,
08:46tout était encore bloqué,
08:48peut-être.
09:00Il y a de fait
09:02un sentiment d'immobilité.
09:04Il y a une différence
09:09très forte
09:10entre les centres-villes
09:11où on a mis beaucoup d'argent,
09:13les centres-villes
09:17qui sont construits
09:22selon une architecture
09:23féodale,
09:24ancienne.
09:26Et puis ensuite,
09:30tout le périurbain
09:32vide
09:33ou en tout cas
09:35mal valorisé
09:38ou sous-valorisé.
09:40Il y a
09:44beaucoup de gens
09:45qui quittent la campagne,
09:46qui vont dans les villes.
09:47Ça crée
09:48une ambiance bizarre
09:51avec à la fois
09:52beaucoup de potentiel
09:53et beaucoup de choses
09:54bizarres.
09:55C'est ce que j'ai voulu rendre
09:58avec ce potentiel
09:59qui est inexploité
10:01d'un côté
10:02des campagnes vides,
10:03de l'autre
10:04des campagnes
10:06des campagnes
10:06vides,
10:08des villes
10:09qui sont
10:10de plus en plus
10:11pleines.
10:12Et on a un peu
10:13cet écart-là.
10:14Et c'était vraiment
10:15sur ce potentiel
10:16avec cette différence d'espace
10:17que je voulais revenir
10:18dans le film.
10:19Avec des images
10:19très esthétiques,
10:20de très belles images
10:21de cette région,
10:23de ces forêts,
10:23de cette ville de Grèce
10:24qui d'ailleurs,
10:25je ne sais pas
10:26si c'est volontaire ou pas,
10:27mais qui ne correspond pas
10:29du tout
10:29au cliché
10:30que l'on a
10:31de ce que fut la RDA,
10:33en tout cas vu de France,
10:34de ce qu'a été
10:35la RDA
10:36et de ce qu'a été
10:37l'Allemagne de l'Est.
10:41Alors je vous rassure,
10:44c'est aussi l'impression
10:45que j'ai.
10:48Mon grand-père
10:48m'a fait découvrir
10:51cette ville
10:52il y a dix ans
10:53et j'ai eu honte
10:55de mal connaître.
10:58Et honte
10:59d'avoir une image
11:00aussi distordue
11:01de l'Allemagne de l'Est
11:04que j'imaginais
11:05laide, carré,
11:07socialiste.
11:08Et puis je me trouve
11:09dans cette commune
11:13verte,
11:15dans ces paysages
11:20avec de la belle maçonnerie,
11:22avec des bâtiments
11:24Art Nouveau.
11:25C'est quelque chose
11:28que je ne connaissais pas
11:29et ça a fait naître
11:30en moi l'envie
11:30de le montrer.
11:36Parce que ça m'a presque
11:37rappelé des villes
11:38comme Paris,
11:38si vous voulez.
11:39Je vous dis ça
11:40parce que je suis ici.
11:42Une ville
11:43presque bourgeoise,
11:44en fait.
11:45Je le disais,
11:46il y a pas mal
11:47de silence
11:48dans ce film.
11:48C'est un rythme,
11:49j'imagine,
11:51volontairement lent,
11:53qui nécessite peut-être
11:54parfois un petit effort
11:56de la part du spectateur
11:57parce qu'il y a
11:57des sous-entendus,
11:58il y a des histoires
11:59qu'on raconte,
12:00qu'on devine,
12:01qu'il faut peut-être
12:01compléter.
12:02Il y avait cette volonté
12:04du silence
12:05de rester évasif
12:06par moment,
12:07de laisser le spectateur
12:08faire l'effort
12:09de comprendre
12:10ce qui sous-tend
12:12les tensions,
12:12les rancœurs
12:13dans cette famille.
12:17Quand je fais un film,
12:23ce n'est pas un objectif
12:27concret de montrer
12:28telle ou telle chose.
12:29J'observe.
12:30Dans une famille,
12:31on parle beaucoup,
12:31mais pas forcément
12:32de ce qui compte.
12:34Les choses importantes
12:37sont souvent négociées
12:38en entrefilet,
12:40entre les mots.
12:41On dit beaucoup de choses,
12:44mais bien souvent,
12:47les choses principales
12:48sont esquissées
12:50ou tuent complètement.
12:51Pour moi,
12:52c'est une forme
12:53de communication
12:59commune
12:59qu'on connaît tous
13:00dans notre famille.
13:01C'est un peu
13:01ce que j'ai voulu rendre
13:02aussi,
13:02cette forme de communication
13:04dans la façon
13:04dont j'ai fait le film.
13:08Moi,
13:09en tant que spectatrice,
13:12j'ai envie
13:15de tirer mes propres leçons,
13:16de réfléchir
13:17pendant le film.
13:18Je n'ai pas envie
13:18de manière paternaliste
13:19qu'on m'explique
13:20de A à Z
13:22ce que je dois comprendre,
13:23qu'on me présente
13:24un produit fini,
13:26ni qu'on me dise
13:27ce que je dois penser.
13:28C'est à moi
13:29de faire ce travail
13:29de découverte
13:30et de réflexion.
13:31Je voulais revenir
13:32pour terminer,
13:32on en a parlé
13:33un peu au début
13:33sur cette région
13:34de Thuringe,
13:35on l'a dit,
13:36symptomatique
13:37un peu
13:37de cette ex-Allemagne
13:39de l'Est
13:39qui est restée
13:39en marge
13:40peut-être
13:41de la réunification,
13:42du moteur économique
13:43allemand
13:44ou l'extrême droite
13:44plus récemment
13:45fait ses plus gros scores.
13:46L'AFD y a remporté
13:47son premier scrutin
13:48régional en 2024.
13:50Il y avait
13:50cette volonté
13:51d'apporter
13:52un nouveau regard
13:54sur cette région ?
14:09Je crois que
14:10si on avait
14:10la capacité
14:11à faire changer
14:14les perspectives,
14:15je crois qu'en Europe
14:16on n'en serait pas
14:17là où on en est
14:17aujourd'hui,
14:19malheureusement.
14:23Cela étant
14:25une fois qu'on a dit ça,
14:26moi j'ai eu besoin
14:27d'initier
14:28un échange
14:29et de m'intéresser
14:30à ce qui se passait.
14:33J'y ai été
14:34avec curiosité,
14:36avec un cœur ouvert,
14:37j'ai parlé aux gens,
14:39j'ai été
14:39à des endroits
14:45auxquels on ne va plus,
14:47des endroits
14:48qui sont oubliés
14:49ou dont l'histoire
14:50est écrasée.
14:52Et ça a été
14:53l'un des moteurs
14:54de mon action.
14:56Pour que le contact
14:57ne soit pas perdu
14:58et pour que
15:00le dialogue continue.
15:01Il faut continuer
15:02à raconter
15:05tout en autour
15:06de l'histoire.
15:07Qui raconte
15:07quelle histoire
15:08à qui ?
15:08Qui a le droit
15:09de raconter ?
15:09Qui écoute ?
15:12On raconte
15:12beaucoup d'histoires
15:13sur la ligne de l'Est,
15:14il y a beaucoup
15:15de narratifs
15:17psychologisants,
15:18simplificateurs.
15:21Il faut aller au-delà,
15:22dire de la nuance,
15:24de la complexité.
15:26On ne peut pas
15:27tout résumer
15:27de telle ou telle façon,
15:28ni tout voir
15:31de telle ou telle façon.
15:32Et c'est la mission
15:32que je me suis donnée.
15:33Un mot rapidement
15:35quand même
15:35de la jeune actrice,
15:37l'adolescente
15:37qui incarne Léa,
15:39parce que je crois
15:40que vous l'avez choisi
15:41parmi des acteurs
15:43non professionnels,
15:45amateurs.
15:45ça c'était aussi
15:46votre volonté
15:47que Léa
15:49ce soit
15:49une actrice
15:50qui découvre
15:51le monde du cinéma,
15:52qui découvre
15:52un tournage.
15:57Elle a 16 ans,
16:01donc c'est un âge
16:02où on va encore
16:03à l'école,
16:03normalement.
16:05Donc théoriquement
16:06pas d'expérience
16:07professionnelle.
16:11Je n'avais pas envie
16:12de faire un casting
16:14avec un enfant acteur.
16:16qui connaît déjà
16:17le monde des caméras.
16:18Moi j'avais besoin
16:19de naïveté.
16:20J'avais besoin
16:21d'innocence
16:22puisque c'est de fait
16:23ce que le personnage
16:24joue aussi.
16:25C'est un personnage
16:26qui découvre ce monde-là
16:27et qui est confronté
16:29à la question
16:29de sa propre image.
16:31Qui suis-je ?
16:31Qu'est-ce que je présente
16:32de manière publique
16:33et quel effet
16:33ai-je sur les autres ?
16:37À côté de cela,
16:38pour Léa
16:39c'est un véritable cadeau.
16:40Elle va dans cette émission,
16:41dans ce casting
16:43et elle n'a pas
16:45de besoin
16:49de réussir.
16:50Si ça échoue,
16:52elle retourne jouer au volet
16:54si vous voulez.
16:54Et c'est quelque chose
16:55que j'ai trouvé
16:56très rafraîchissant.
16:59Donc on a un peu
17:01la même chose
17:02chez l'actrice
17:03et chez le personnage.
17:04Elle partage
17:05ici quelque chose.
17:06Elle n'est pas
17:07qui veut gagner des milieux
17:08en train de vouloir réussir
17:09absolument.
17:09elle est là
17:10pour la beauté du geste.
17:11Et il y a un lien
17:12entre l'actrice
17:13et le personnage
17:15qu'elle incarne.
17:16Merci beaucoup
17:17Eva Trobich.
17:18Home Stories,
17:19un très beau film
17:20qui fait du bien.
17:21Sous-titrage Société Radio-Canada
17:21– Sous-titrage FR 2021
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