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  • il y a 23 heures
Le journaliste Alexandre Devecchio se montre très pessimiste vis-à-vis de l'espace Schengen, après les évènements qui ont touché Ceuta. Cet afflux de migrants appelle à une meilleure protection des frontières pour les pays membres de la zone. «C'est la fin d'une certaine Europe supranationale à laquelle on assiste».

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Transcription
00:00Moi, je crois plutôt que l'espace Schengen est mort, en réalité,
00:03et que la vraie solution, c'est qu'il peut y avoir une frontière commune
00:08et des moyens consacrés à cette frontière commune,
00:10mais il faut que chacun reprenne la maîtrise de ses frontières.
00:14On peut peut-être faire des accords pour que les ressortissants européens
00:17puissent passer d'un pays à l'autre,
00:19mais pour les ressortissants non européens,
00:21il faut un contrôle strict, à mon avis, aux frontières.
00:26Donc, c'est la fin d'une certaine Europe supranationale,
00:29à laquelle on assiste, et c'est que le début.
00:34Parce qu'en réalité, ce qui s'est produit,
00:37c'est que le Maroc, très probablement, s'est servi de l'immigration comme d'une arme.
00:42Ça vient au moment où l'Espagne se rapprochait de l'Algérie,
00:47et comme de par hasard, ces personnes-là sont arrivées de manière coordonnée.
00:53Je ne dis pas que le Maroc les a envoyées délibérément,
00:56mais en tout cas, c'est un pays plutôt tenu.
00:59Et donc, ils les ont laissées passer.
01:02Donc, on voit bien comment, en très, très peu de temps,
01:05ces pays-là peuvent nous déstabiliser,
01:07puisque c'est quand même 60 000 personnes qui sont arrivées en une journée.
01:11Bonne nuit!
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