00:00Pourquoi maintenant il y a un afflux aussi important de personnes vers cette enclave ?
00:06Alors très rapidement le contexte historique, Ceuta, Melilla, parce qu'à Melilla aussi une autre enclave,
00:11il y a eu des personnes, 130 personnes qui sont rentrées en passant la frontière marocaine,
00:17de même sens, on est vraiment sur deux petites enclaves, vraiment deux petits points sur le territoire marocain
00:22qui appartiennent à l'Espagne, des bouts de territoire que le Maroc depuis l'indépendance en 1956 demande.
00:29Et d'ailleurs, lorsque vous allez sur les sites proches du pouvoir marocain,
00:33on part pas seulement sur la situation actuelle, mais plutôt sur l'obligation de rouvrir le dossier un petit peu
00:38de l'autonomie ou pas de ces villes.
00:41D'ailleurs, on parle de SEPTA, le non-marocain, du côté de Casablanca et de Rabat, plutôt que de Ceuta.
00:48Ça, c'est le contexte général.
00:49Ensuite, il y a eu, il y a trois semaines, une décision de la Cour suprême espagnole
00:55annonçant et revenant sur une partie de la législation sur l'immigration en Espagne.
01:00J'essaye là aussi de la faire un peu courte, mais jusqu'ici, lorsque des clandestins
01:07essayaient de passer soit par les barrières, soit par la mer, ils étaient refoulés.
01:12Refoulés, ça veut dire qu'il n'y avait pas besoin de mettre en place une procédure administrative.
01:16On les remettait du côté marocain.
01:18Eh bien, ça a été remis en cause par cette décision.
01:22Et derrière, des rumeurs qui ont été peut-être organisées par les passeurs, notamment,
01:26ont fait état d'une ouverture, tout simplement.
01:29Et c'est pour ça que vous avez des milliers de personnes, dont la plupart sont des jeunes
01:33hommes qui ne savent pas nager, qui se sont dit, eh bien, l'Espagne maintenant, c'est
01:37pour moi.
01:38Et vous avez entendu notre reporter sur place, eh bien, la moitié environ, désormais, ont
01:42été refoulées, selon l'ancienne terminologie.
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