00:00Je comprends l'émoi pour les collègues qui, effectivement, ont des surcharges de travail.
00:05Pour que vous compreniez, il nous manque à peu près 5 000 surveillants pénitentiaires,
00:09alors qu'on n'en a aujourd'hui que 22 000.
00:11Donc, vous voyez un peu le gap et le trou que ça représente.
00:15Et on a des difficultés de recrutement aujourd'hui.
00:17Donc, effectivement, il y a une surcharge de travail.
00:19Mais attention, cette activité a s'inscrit dans le cadre de la loi pénitentiaire.
00:24L'article 2 de cette loi, l'alignée A2 de cette loi définit bien que le rôle du service public
00:31pénitentiaire,
00:33c'est aussi l'insertion et la réinsertion.
00:35Alors, je précise, parce que vos téléspectateurs ne comprennent peut-être pas la petite nuance,
00:40mais le service public pénitentiaire, ce n'est pas que l'administration pénitentiaire.
00:43L'administration pénitentiaire a une mission de garde,
00:46mais le service public pénitentiaire, c'est aussi l'éducation nationale, la santé, les activités extérieures.
00:53Et donc, l'activité, entre guillemets, théâtre,
00:57elle s'inscrit complètement dans le cadre de la mission du service public pénitentiaire d'insertion et de réinsertion.
01:04Donc, je peux comprendre les difficultés, les craintes par rapport à la surcharge d'activité pour les collègues,
01:11mais il ne faut pas aussi mettre en difficulté les autres missions du service public pénitentiaire,
01:16qui sont l'insertion et la réinsertion.
01:18Alors, on peut être mécontent de l'existence de ces règles, de ces missions d'insertion et de réinsertion,
01:24dans ce cas-là, il faut modifier la loi et considérer que c'est une mission subsidiaire,
01:29que je ne pense pas être forcément bien aujourd'hui,
01:34mais en tout cas, aujourd'hui, on applique la loi, le chef d'établissement a appliqué la loi,
01:39cette activité, elle a été justifiée.
01:40Justifiée
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