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  • il y a 11 heures
Sur Cnews, ce mardi 28 juillet, la psychotraumatologue représentante du protocole 6C, Emmanuelle Halioua, explique pourquoi certains sinistrés et certaines victimes des incendies pourraient subir des conséquences psychologiques en lien avec ce drame plusieurs semaines après les faits.

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Transcription
00:00Je dis que ce qu'on appelle le trouble de stress post-trauma se déclarera dans un mois, se déclarera
00:05ou pas, c'est-à-dire que si les symptômes qu'ils ont aujourd'hui perdurent, aujourd'hui on peut
00:09parler de réaction de stress aigu, de trouble de stress aigu, mais on ne parle de PTSD, de trouble de
00:17stress post-trauma qu'au-delà de la persistance de trois symptômes au-delà d'un mois, d'accord, et
00:22effectivement là il faudra qu'elle consulte,
00:24mais je trouve extrêmement, que ce soit l'agriculteur qui a témoigné ou ce maire, je trouve que le mouvement
00:30qui consiste à, un, aller défendre sa terre, deux, être actif et rester en mouvement, ça fait partie des facteurs
00:41qu'on connaît comme étant les facteurs de résilience.
00:43La vie c'est le mouvement. À partir du moment où vous laissez quelqu'un qui a été confronté à
00:48une menace passif, sa perception de la menace ne fait qu'augmenter puisqu'il est passif.
00:53Et donc il doit reprendre le contrôle, c'est ça l'urgence. Et on fait des erreurs en urgence en
00:57matière de crise parce qu'on maîtrise mal la crise.
01:00La France n'est pas un pays habitué à la crise, elle n'est pas un pays en guerre, mais
01:05en période de crise il faut rester actif, il ne faut pas rassurer, il faut activer par exemple,
01:10il ne faut pas laisser passif, il faut donner des tâches à faire, des choses à faire pour que les
01:14gens reprennent le contrôle sur le contrôle qu'ils ont perdu à cause de la menace, l'incendie et sur
01:20eux-mêmes.

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