- il y a 6 jours
Ce lundi 27 juillet, Jean-Marc Chéry, PDG de STMicroelectronics, Arnaud Zumaglia, directeur général du Parc des Expositions de Rouen, et Matthieu Planté, cofondateur et directeur associé de Winery Platform, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:05Good morning business, Sandra Gandon.
00:00:08Bonjour à tous, il est presque 7h, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:00:12Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:00:15Le week-end a été dévastateur en termes de feux de forêt.
00:00:18220 000 évacués en Gironde, 42 000 hectares partis en fumée
00:00:23et tout le tissu économique de la région qui est bouleversé.
00:00:26Les autorités ont annoncé plusieurs dispositifs d'aide pour les entreprises locales.
00:00:30On va voir ça dans le détail dans un instant.
00:00:32Et puis, le champion chinois des puces mémoires CXMT a vu son titre flambé de 470%
00:00:38dès les premiers échanges lors de son IPO à Shanghai.
00:00:42Ce matin, CXMT qui a levé 8,6 milliards d'euros, la bataille de l'IA et des puces continue.
00:00:48On va en parler avec Étienne Braque.
00:00:50Les autres titres ce matin, Léo Dumas.
00:00:52Les assurances d'habitation en première ligne face aux incendies en Gironde.
00:00:56Les décideurs sont de plus en plus pessimistes selon le baromètre Via Voice pour BFM Business.
00:01:01Et puis, journée décisive au tribunal pour Fibre Excellence.
00:01:04Dans la prochaine heure.
00:01:05Et si l'e-sport était l'avenir de l'événementiel alors que la troisième édition de la Coupe du
00:01:09Monde
00:01:09des jeux vidéo se déroule à Paris jusqu'à la fin du mois d'août,
00:01:12les lieux d'exposition se réinventent.
00:01:14On va en parler dans Parole de Patron avec Arnaud Zumaglia.
00:01:17Ce sera à 7h20.
00:01:19Et puis, il remonte doucement la pente et prévoit une fin d'année bien plus optimiste.
00:01:23Encore le franco-italien.
00:01:24Esté Microelectronics vogue entre la reprise de l'industrie.
00:01:28Auto, l'essor des data centers et des communications à orbite basse.
00:01:31Son PDG, Jean-Marc Chéry, sera sur ce plateau à 7h45 dans le camp d'entretien.
00:01:36La matinale de l'économie.
00:01:37C'est parti.
00:01:39Votre rendez-vous avec la Banque Postale.
00:01:41La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
00:01:45La Banque Postale, citoyenne.
00:01:47Good Morning Business, le journal.
00:01:50Eh bien, vous nous excusez pour cette panne technique d'écran.
00:01:54Ça va revenir.
00:01:55On commence ce journal par cette cinquième nuit de guerre contre les flammes en Gironde,
00:01:59les Hauts-du-Marc.
00:02:0042 000 hectares ont déjà brûlé.
00:02:02260 000 personnes ont été évacuées.
00:02:05Les réunions de crise vont se multiplier aujourd'hui avec le gouvernement sur le plan national
00:02:10dans l'après-midi avec les fédérations concernées du tourisme à l'énergie.
00:02:14En passant par les télécoms et puis avant ça, réunion dès 9h.
00:02:18Ce matin à Bercy avec les professionnels du Sud-Ouest pour tenter d'assurer la continuité de l'activité.
00:02:24Le point avec François Xavier Roux.
00:02:27Dans les communes touchées par l'incendie en Gironde, pas de retour au travail en ce début de semaine,
00:02:31selon les mots de la préfète du département, Sophie Broca.
00:02:34La Chambre de commerce et de l'industrie dénombrait ce dimanche plus de 15 000 entreprises concernées
00:02:38par les zones brûlées et les zones évacuées.
00:02:40Pour elles, l'État a mis en place toute une série de mesures d'accompagnement,
00:02:44à commencer par une cellule d'urgence accessible par téléphone au 3006.
00:02:48Mais les entreprises peuvent aussi recourir à l'activité partielle, le motif,
00:02:52toute autre circonstance de caractère exceptionnel.
00:02:55Elles peuvent aussi bénéficier d'un accompagnement fiscal et financier
00:02:58ou encore des mesures exceptionnelles de l'Ursaf en faveur des employeurs et des travailleurs indépendants.
00:03:04Autre point de vigilance, un certain nombre de sites sensibles de l'industrie de défense,
00:03:08de l'aéronautique et du spatial installés sur le territoire.
00:03:11Depuis le début du week-end, industriels et autorités devancent une arrivée éventuelle des flammes,
00:03:16avec la création de pare-feu autour des installations de Safran, Thalès, Dassault, Roxelle France ou encore Ariane Group.
00:03:23Les autorités se veulent rassurantes.
00:03:25Le ministère des Armées indique que des experts et des moyens ont été déployés pour la sécurité de ces sites.
00:03:30Et les industriels ont également évacué les stocks de matières les plus dangereuses et inflammables.
00:03:35Si les dégâts sont impossibles à chiffrer pour le moment, le bilan s'annonce tout de même colossal pour les
00:03:41particuliers.
00:03:43240 habitations ont été brûlées.
00:03:44Les personnes concernées doivent maintenant se tourner au plus vite vers leurs assureurs.
00:03:48Caroline Morisseau.
00:03:49En cas d'incendie, pas de mobilisation de fonds publics comme en cas de catastrophe naturelle.
00:03:54Cela relève de l'assurance habitation de chaque particulier.
00:03:57Ils ont cinq jours maximum pour faire leur déclaration, avec dans l'idéal des factures et photos à l'appui.
00:04:03Les conditions d'indemnisation dépendent ensuite de chaque contrat.
00:04:06Garantie des biens sur leur valeur neuve ou vétusté déduite, franchise et surtout plafond.
00:04:11Selon les experts, c'est souvent là que le bas blesse.
00:04:14Beaucoup d'assurés ont tendance à sous-évaluer leurs biens pour payer moins cher leur assurance.
00:04:18La plupart des contrats prévoient également des aides pour le relogement.
00:04:21Si la maison est inhabitable ou détruite, mais là encore, les durées dépendent du contrat.
00:04:25En France, il est rare d'avoir des dégâts matériels aussi importants liés au feu.
00:04:30Les incendies ne représentent que 4% des sinistres annuels.
00:04:33En revanche, c'est le sinistre le plus coûteux pour les assureurs.
00:04:3615 000 euros en moyenne, beaucoup plus évidemment lorsque la maison est détruite.
00:04:40D'autant que ce coût a nettement augmenté depuis 2021,
00:04:43avec la flambée des matières premières et donc des coûts de construction.
00:04:47Les dirigeants d'entreprises ne croient plus beaucoup à un retour à la normale de l'économie française, Léo.
00:04:52C'est le constat ce matin du nouveau baromètre des décideurs via Voice.
00:04:55Pour HEC, L'Express et BFM Business, ils sont trois quarts d'entre eux.
00:05:00Estimez même que le niveau de vie des Français va se dégrader au cours de l'année à venir.
00:05:05Le pessimisme collectif gagne du terrain et il pousse les entreprises à revoir leurs priorités.
00:05:10L'île le Fahou.
00:05:11On est entré dans une ère d'installation des crises.
00:05:14C'est ce que constate Adrien Broche, directeur de l'étude.
00:05:17Avec la guerre au Moyen-Orient, les tensions inflationnistes et l'enchaînement des canicules,
00:05:21il n'est plus question de parler d'événements ponctuels, mais bien d'un environnement durable.
00:05:26La priorité des entreprises n'est donc plus de savoir comment y faire face, mais plutôt comment s'y préparer.
00:05:31À la sortie du Covid, donc fin 2020-2021, on était entré dans une ère vraiment de la résilience.
00:05:37Ça, c'est toujours vrai, mais il se trouve qu'on a progressivement muté, glissé vers l'ère des ajustements,
00:05:43des adaptations.
00:05:43C'est parce qu'on voit que ces crises se sont installées, parce qu'on voit que ces nouveaux rapports
00:05:47au travail, à la réussite, à l'investissement,
00:05:49ils ont muté et qu'ils sont toujours présents.
00:05:52Ces dernières années, plusieurs changements ont été observés en interne, comme la question du télétravail, le recrutement ou le rapport
00:05:57à la hiérarchie.
00:05:58Mais un autre sujet est devenu central, la question de l'énergie.
00:06:02La réalité s'est imposée dans le débat public quasiment depuis 2020 et l'invasion de l'Ukraine par la
00:06:09Russie,
00:06:10où d'abord, ça a pris la forme d'une question énergétique, ensuite de pouvoir d'achat, et les deux
00:06:16se sont imbriqués directement.
00:06:19Et on voit quand même que très largement, la question énergétique est une source de préoccupations,
00:06:23comme la question du travail dans à peu près tous les secteurs d'activité.
00:06:27Un enjeu qui s'invite déjà dans la présidentielle de l'année prochaine.
00:06:3188% des décideurs souhaitent que la question des prix de l'énergie occupe une place importante dans le débat,
00:06:36même si la moitié d'entre eux estiment qu'aucun président siable ne semble comprendre vraiment ces enjeux.
00:06:427h05, c'est une journée décisive.
00:06:44Pour fibre excellence, le tribunal de commerce de Toulouse examine aujourd'hui l'offre de reprise de Mathieu Pigasse,
00:06:50déposée début juillet, pour éviter la liquidation judiciaire aux fabricants de pâte à papier,
00:06:55mais pour sauver les 670 salariés.
00:06:57Le financier demande une aide de l'État.
00:07:00Trop importante au goût du gouvernement, Valentina Deby.
00:07:04Au cœur du dossier, une question, qui doit prendre le risque financier ?
00:07:09Le projet de Mathieu Pigasse prévoit plus de 100 millions d'euros d'investissement
00:07:12pour redémarrer les usines, les moderniser et développer de nouvelles productions,
00:07:17notamment de la pâte fleuf, destinée aux couches et aux protections hygiéniques.
00:07:20Mais Saoudine Combat n'apporterait directement que 5 millions d'euros au capital,
00:07:25complété par 3 millions venant d'autres investisseurs privés.
00:07:28Le banquier d'affaires demande encore environ 110 millions d'euros de soutien public supplémentaire.
00:07:33De son côté, l'État rappelle avoir déjà consacré près de 90 millions d'euros à Fibre Excellence depuis 2021.
00:07:40Bercy est prêt à mobiliser 100 millions supplémentaires à travers des prêts,
00:07:43des garanties, des effacements de dettes ou encore une hausse du tarif de rachat de l'électricité
00:07:48produit par l'usine allant jusqu'à 20%.
00:07:50L'État est donc prêt à accompagner la reprise, mais pas apporter seul l'essentiel du risque.
00:07:55Aujourd'hui, le tribunal devra déterminer si l'offre est suffisamment solide pour éviter la liquidation.
00:08:00Et puis hier soir, la colère de Bernard Arnault, après une enquête du journal Le Monde,
00:08:05le patron de LVMH a pris la plume pour notamment démentir toute fissure dans sa famille.
00:08:11En réaction au dernier article de la série de 6 qui évoquait des rivalités entre ses enfants,
00:08:17le milliardaire qui n'a pas nommé de successeur à ce jour rappelle que ses 5 enfants
00:08:21dirigent tous des maisons au sein du groupe et il assure avec ironie qu'il s'appelle le dimanche.
00:08:26Merci Léo. 7h07, les marchés.
00:08:33Une nette baisse pour le pétrole ce matin.
00:08:36Etienne Braque, le pétrole qui repasse sous les 90 dollars.
00:08:3987 dollars pour le baril de Brent.
00:08:40Quelle volatilité.
00:08:41Souvenez-vous en fin de semaine dernière, on était au-delà des 100 dollars pour le Brent.
00:08:44C'était une première depuis le mois de mai.
00:08:47Et donc là ce matin, on se retrouve plus de 10 dollars en dessous,
00:08:50à 88 dollars précisément pour le baril de Brent.
00:08:54C'est bien sûr une baisse à mettre en relief face à la forte remontée ces dernières semaines.
00:08:59Le pétrole a gagné 6% la semaine dernière, quasiment 20% en ligne droite sur les deux dernières semaines.
00:09:04Le marché espère que la diplomatie va faire son travail dans les prochaines heures,
00:09:09avec notamment Donald Trump qui a décidé de suspendre les attaques américaines
00:09:15pour donner un petit peu de temps à cette diplomatie.
00:09:17Vous avez ce matin, on en reparlera dans le journal,
00:09:21de 7h30, une introduction en bourse historique du côté de la bourse de Shanghai.
00:09:26C'est CXMT, c'est un spécialiste des mémoires RAM.
00:09:30C'est le quatrième acteur des mémoires RAM.
00:09:31Et avec une hausse de quasiment 500% cette nuit,
00:09:35ce groupe est passé brièvement devant la banque ICBC,
00:09:39qui était jusqu'alors la première capitalisation de Chine.
00:09:42Ça montre quand même l'importance de cette introduction en bourse.
00:09:45Et on va encore beaucoup parler de tech cette semaine,
00:09:47puisque vous avez les résultats de Microsoft et de Meta qui vont être publiés mercredi,
00:09:51idem pour Samsung, et puis jeudi, ça sera au tour d'Amazon ou encore d'Apple.
00:09:56Beaucoup de résultats évidemment cette semaine dans le CAC.
00:09:58Ce soir, on va surveiller LVMH.
00:10:00Oui, LVMH et Michelin qui vont donner le coup d'envoi cette semaine.
00:10:03Au total, vous avez 30 sociétés du CAC 40 qui vont publier leurs résultats cette semaine.
00:10:07Donc c'est de loin la plus grosse semaine en termes de saison de résultats à la bourse de Paris
00:10:14pour l'été.
00:10:15Environ un tiers du S&P 500 vont donc dévoiler leurs résultats avec les GAFAM.
00:10:20Et vous avez vraiment des marchés qui sont dans l'attente de tout cela.
00:10:23Quand vous regardez la semaine dernière, on avait Wall Street qui a fait du surplace,
00:10:27qui continue de latéraliser.
00:10:28Moins 0,4% sur la semaine pour le Dow Jones,
00:10:31moins 0,6% pour le S&P 500.
00:10:33D'autant plus qu'en plus de ces résultats, vous aurez notamment la Fed qui est attendue au tournant mercredi
00:10:38soir.
00:10:39Et vous avez un marché qui commence à intégrer petit à petit, pourquoi pas, une hausse de taux dès cette
00:10:43semaine.
00:10:44Pour l'instant, elle est intégrée à plus de 30%, ce qui est quand même un revirement majeur
00:10:48puisqu'il y a une dizaine de jours, elle n'était quasiment pas intégrée.
00:10:51Merci beaucoup Etienne Braque.
00:10:52Le plus tout de suite.
00:10:57L'histoire d'une résurrection ce matin en janvier 2021.
00:11:00Les pailles gobelets couverts, jetables, sont interdits en France.
00:11:04Résultat de nouvelles pailles qui se tiennent mal et poussent même la Maison Blanche à revenir au plastique.
00:11:09Et pour le premier fabricant européen, une PME française plongée dans l'inconnu.
00:11:13Après cinq ans à survivre, soyez frères s'apprêtent à lancer une solution révolutionnaire.
00:11:18Reportage d'Alexandra Pagé.
00:11:21À Donzis, dans la Nièvre, des milliards de pailles en plastique ont été fabriquées depuis 1956.
00:11:27Mais il y a cinq ans, il faut tout arrêter.
00:11:29La loi programme la fin de tous les emballages plastiques à usage unique d'ici à 2040.
00:11:34Frédéric Soyer, la sixième génération à la tête de l'entreprise qui porte son nom,
00:11:39voit son chiffre d'affaires passer de 12 à 6 millions d'euros.
00:11:43Première solution, acheter de nouvelles machines pour basculer du plastique au papier.
00:11:48Laurence, agent de fabrication depuis 30 ans, a vécu cette transition.
00:11:52Quand on était au paille plastique, toutes nos machines tournaient 24 heures sur 24
00:11:57et tous les ateliers tournaient à fond.
00:12:00Vraiment, on produisait énormément et on desservait toute l'Europe.
00:12:03Donc du coup, on est passé au papier, donc on a eu très peur.
00:12:05Mais la solution papier n'est pas satisfaisante, ne répond pas aux attentes des consommateurs.
00:12:10Et Frédéric Soyer cherche une solution alternative qui va quasiment tomber du ciel, en tout cas de Finlande.
00:12:16Un industriel le contacte et lui propose d'industrialiser une matière première révolutionnaire
00:12:21sur ces anciennes machines au grand soulagement des 75 salariés.
00:12:25Toutes les machines qu'il y avait, ça nous a fait mal de toutes les arrêter.
00:12:28On va repasser sur nos anciennes machines, donc on a tout le savoir-faire, on les connaît très bien.
00:12:34On n'aura plus qu'à les faire redémarrer.
00:12:36La solution de sous la PAC, l'industriel finlandais, des polymères issus de matières d'origine 100% naturelles,
00:12:42sans modification chimique, contrairement à la bagasse, résidus de la canne à sucre massivement distribuée en Europe
00:12:48ou aux pailles importées de Chine.
00:12:50La nouvelle paille est entrée en pré-production dans les ateliers sous l'œil de Frédéric Soyer.
00:12:54Par exemple, on a typiquement des palettes de paille pour notre client historique McDonald's.
00:12:59Aujourd'hui, ces pailles sont en papier.
00:13:01Demain, on aura la possibilité de leur proposer une matière alternative à ce papier
00:13:05et qui sera pour autant conforme à la réglementation sanitaire et réglementaire dans le domaine du packaging.
00:13:10Soyez frères, ça prête à inonder à nouveau le marché de ces pailles,
00:13:13ni en plastique, ni en papier, ni chimiquement modifiées,
00:13:16donc qui ne nécessitent pas d'être recyclées et de bonnes tenues et à retrouver la production d'antan.
00:13:21Le marché des pailles, effectivement, c'est le multiple, c'est le milliard.
00:13:24Et on va lancer les premières pailles qui vont être destinées aux bars, hôtels et restaurants,
00:13:28dans le courant de l'été, avant de pouvoir proposer ces solutions à l'industrie des jus de fruits et
00:13:33du lait.
00:13:34Candia, Caprisson notamment, sont sur les rangs.
00:13:36Soyez frères, espère bien éponger ces dettes contractées pendant ces cinq ans
00:13:40et retrouver une trajectoire de croissance.
00:13:43Good morning business face à le Chypre.
00:13:46Le débat ce matin et face à le Chypre, il y a Etienne Braque.
00:13:49Nous allons parler de l'automobile allemande, plus particulièrement,
00:13:53avec ce vaste plan d'économie chez Volkswagen qui est très caractéristique de la situation en ce moment.
00:13:57100 000 postes menacés, c'est ça Etienne ?
00:13:59Oui.
00:13:59Est-ce que c'est le début de la fin de l'automobile allemande ?
00:14:01La question se pose très clairement.
00:14:02Souvenez-vous, vendredi matin, Volkswagen a revu à la baisse ses objectifs pour cette année.
00:14:07Il prévoit 50 000 suppressions de postes.
00:14:09Un autre plan de 50 000 suppressions de postes serait sur les rails.
00:14:13Aujourd'hui, lundi, vous avez Porsche qui devrait annoncer 5 000 suppressions de postes d'après la presse allemande,
00:14:19avec une situation qui est très compliquée pour l'ensemble de ces constructeurs.
00:14:23Pourquoi ? Parce que ces dernières années, ils ont très largement profité de l'essor de la classe moyenne en
00:14:28Chine,
00:14:29le marché chinois qui était de loin très rentable.
00:14:32Et puis là, dernièrement, vous avez des constructeurs chinois qui sont montés en gamme
00:14:36et donc des chinois qui n'achètent plus des marques allemandes et européennes, mais des marques chinoises.
00:14:41Alors, ce n'est pas propre au secteur automobile.
00:14:43Vous avez LVMH qui va publier ce soir.
00:14:45Ce sera intéressant de voir avec Kering et Hermès également cette semaine comment ça se passe en Chine,
00:14:48sachant que le consommateur chinois se tourne de plus en plus sur des produits locaux.
00:14:52Mais c'est vraiment un tournant.
00:14:54Et d'ailleurs, souvenez-vous, c'était une nouvelle marquante il y a six mois de ça.
00:14:58La voiture la plus vendue en Chine sur le segment au-delà des 100 000 dollars
00:15:02n'était pas une Mercedes, n'était pas une BMW, n'était pas une Audi.
00:15:05C'était la voiture Maestro S800 signée par Huawei.
00:15:10Et ça, franchement, c'était vraiment un tournant majeur.
00:15:12C'est-à-dire que même sur l'ultraluxe, aujourd'hui, la Chine domine.
00:15:15On est peut-être sur un plus bas avant un rebond.
00:15:18Valeo disait la semaine dernière sur ce plateau que l'automobile européenne était en train de se réinventer.
00:15:23Alors, vous faites votre cravate, mais j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez, Emmanuel Lechypre.
00:15:26Oui, moi, je pense qu'il ne faut pas vendre trop vite la peau de l'industrie automobile allemande.
00:15:32D'ailleurs, on est dans une industrie qui est quand même assez cyclique.
00:15:36Et ce qui est paradoxal souvent, c'est qu'on a affaire à des très grands groupes qui tombent très
00:15:41bas,
00:15:41mais qui se redressent assez vite.
00:15:43Il faut rappeler que Volkswagen, à la fin des années 90, a connu une crise qui était à peu près
00:15:46similaire à celle qu'on connaît aujourd'hui,
00:15:48avant que ça redevienne un des plus grands constructeurs du monde.
00:15:51Ensuite, oui, effectivement, il y a cette inversion de tendance par rapport à la Chine,
00:15:56qui était un gros client et qui devient maintenant un gros pourvoyeur de voitures.
00:16:01Mais la Chine, ça n'est pas tout le marché mondial.
00:16:04Les constructeurs chinois, comme aucun constructeur, ils ne gagneront pas partout.
00:16:08Et effectivement, on a des capacités pour leur résister.
00:16:13Le haut de gamme, ça reste quand même une force allemande dans le monde entier.
00:16:17Les constructeurs allemands, ils ont toujours des atouts extrêmement importants sur leur ingénierie,
00:16:22sur la sécurité, sur la qualité de fabrication, etc.
00:16:25Donc, ils ont quand même des savoir-faire que peu de gens ont.
00:16:30Et puis, oui, l'industrie allemande, elle est en train de changer de modèle.
00:16:33Alors, c'est à l'allemande.
00:16:35C'est-à-dire que les inflexions de trajectoire en Allemagne, c'est tous les 20 ans.
00:16:41La dernière fois, c'était au début des années 2000,
00:16:43quand il y a eu toutes les lois sur le marché du travail pour relancer le pays,
00:16:49après l'unification qui avait pas mal dégradé la compétitivité.
00:16:53Et bien là, l'industrie allemande, aujourd'hui, elle est en train de prendre ce virage.
00:16:56Un virage qui fait qu'on se rend compte que dans l'industrie automobile,
00:17:01on fabrique de moins en moins des voitures,
00:17:04mais de plus en plus des produits logiciels, finalement.
00:17:06Et ça, c'est pareil.
00:17:07Ça, c'est un virage que l'industrie allemande et que l'industrie européenne sont en train de prendre.
00:17:11Alors oui, ça va encore sans doute prendre un peu de temps,
00:17:14mais on peut quand même espérer des jours meilleurs pour l'industrie automobile.
00:17:18Grâce à l'IA, grâce aux processeurs, j'allais dire.
00:17:25Tout ça, les semi-conducteurs, effectivement, Étienne.
00:17:28Mais le problème, c'est que là-dessus, la Chine a une avance considérable.
00:17:31Quand vous voyez que certains modèles chinois arrivent à recharger de 20 à 80 %,
00:17:36voire même un peu plus en l'espace de 10 minutes,
00:17:38là-dessus, les constructeurs automobiles allemands ne savent pas encore faire.
00:17:41Sur la partie voiture autonome, c'est une réalité en Chine, ça ne l'est pas du tout en Europe.
00:17:46Elle arrive, Valéo a dit qu'elle arrivait.
00:17:47Oui, mais en tout cas, quand vous voyez qu'en Chine, vous avez des voitures qui conduisent toutes seules dans
00:17:52les rues,
00:17:52ce n'est pas encore le cas chez nous.
00:17:53Et puis, il ne faut pas oublier qu'on a un marché qui est de plus en plus polarisé
00:17:57entre l'holocauste d'un côté et l'ultra-premium de l'autre.
00:18:01Alors, c'est une bonne nouvelle pour Mercedes et certains constructeurs allemands,
00:18:03mais ça l'est beaucoup moins pour certains segments qui sont sur du milieu de gamme.
00:18:07Et aujourd'hui, c'est ce segment qui souffre.
00:18:09L'avenir nous le dira, si vous aviez raison, Étienne Braque.
00:18:12Merci à tous les deux, messieurs, pour ce débat.
00:18:14Good morning business, parole de patron.
00:18:18Parole de patron ce matin, c'est avec Arnaud Zumaglia, directeur général du Parc des Expositions de Rouen,
00:18:23qui est en direct avec moi à distance.
00:18:25Bonjour, on va parler de l'évolution des événements physiques, des foires, des expositions avec vous.
00:18:32Il y a notamment en ce moment à Paris la troisième édition de la Coupe du Monde de jeux vidéo.
00:18:36C'est la première fois que c'est à Paris.
00:18:38Il y a énormément de joueurs, 2000 joueurs.
00:18:40Ça se passe jusqu'à fin août, donc c'est un événement sur la longueur.
00:18:44Qu'est-ce que ça dit de l'événementiel aujourd'hui dans notre pays ?
00:18:48Est-ce que l'événementiel se réinvente six ans après le Covid ?
00:18:54Oui, oui, c'est tout à fait ça.
00:18:56Paradoxalement, c'est un événement digital qui nous fait parler des rencontres de l'événementiel,
00:19:01parce que l'événementiel en France, c'est principalement ça.
00:19:04Ce sont des rencontres physiques.
00:19:06Il y a un besoin de se rencontrer encore plus quand il y a des nouvelles technologies.
00:19:12L'événement de la Coupe du Monde de eSport, c'est un événement, vous l'avez dit, 2000 joueurs,
00:19:16mais c'est surtout des centaines de millions de téléspectateurs et de spectateurs,
00:19:22puisqu'au-delà des spectateurs physiques qui vont venir sur l'événement à Porte-de-Versailles
00:19:26et dans les autres endroits de Paris,
00:19:28il y a surtout des centaines de millions qui suivent en live sur les différentes plateformes.
00:19:32Donc, c'est l'événementiel qui se réinvente post-Covid,
00:19:36le Covid qui a eu, entre guillemets, le mérite, si on peut le dire comme ça,
00:19:40de casser les barrières du télétravail, du distanciel,
00:19:44et le jeu vidéo qui était déjà habitué à ce distanciel,
00:19:48puisque né d'une culture du digital et de rencontres virtuelles,
00:19:52effectivement un peu plus pionnier que le reste des événements sur cette technologie-là.
00:19:57Ça veut dire que le présentiel et le digital se complètent aujourd'hui.
00:20:01Vous-même à Rouen, vous allez sur ce créneau du jeu à l'hiver prochain, en février prochain,
00:20:06avec l'événement Geek Live Ruan, ce sera quoi ça ?
00:20:09Alors en fait, Rouen a été un peu pionnier en 2017 sur des événements de gaming
00:20:13qui avaient lieu au Kind Arena,
00:20:15et on reprend effectivement un peu le flambeau,
00:20:18puisqu'il fallait aussi que le marché se professionnalise.
00:20:22Donc souvent, je dirais avant Covid, monté par des associations de joueurs, de gaming, etc.
00:20:28Aujourd'hui, c'est un événement qui est beaucoup plus professionnalisé.
00:20:31On le voit avec la Coupe du Monde,
00:20:32qui donne quand même un prize money de 75 millions de dollars.
00:20:37Donc c'est énorme, c'est colossal.
00:20:38Nous, on va aller effectivement sur une manifestation
00:20:41qui sera un peu moins dédiée aux purs gamers et aux professionnels.
00:20:45On va aller sur un événement qui va être plus grand public autour de la culture du digital.
00:20:50Donc on utilise le e-sport comme un outil autour du digital,
00:20:54de la culture manga, de l'éducation aussi aux nouvelles technologies,
00:20:59et pourquoi pas à l'intelligence artificielle dont vous parliez il y a quelques instants.
00:21:03Alors on parle beaucoup de l'événementiel dans les grandes villes.
00:21:06Effectivement, souvent, c'est centralisé à Paris,
00:21:08mais il y a aussi toute une économie développée localement,
00:21:10notamment à travers les expositions et les foires.
00:21:13Vous en avez organisé une au printemps.
00:21:15Qu'est-ce que ça draine là, ce type d'événement ?
00:21:18C'est vraiment ce type d'échange dont je vous parlais.
00:21:21Les gens ont besoin de rencontres,
00:21:23au-delà de tout ce qu'ils peuvent acheter sur Internet.
00:21:26Ils ont besoin d'avoir une relation commerciale et commerçante,
00:21:29d'avoir de la proximité.
00:21:31Le marché de l'événementiel, c'est un peu plus de 10 milliards d'euros en France.
00:21:35C'est 37 000 emplois, 4 000 entreprises.
00:21:38Donc ça génère beaucoup de chiffres d'affaires, de transactions,
00:21:41à la fois pendant l'événement, mais aussi à postériorité de l'événement.
00:21:44On dit qu'un exposant qui expose sur une foire
00:21:49va faire un chiffre d'affaires de 3 à 8 dans les 10 mois
00:21:52qui suivent sa présence sur le salon.
00:21:55Donc c'est un moyen, c'est un moment de rencontrer une masse de gens
00:21:58qui viennent effectivement pour faire des achats,
00:22:01mais aussi avoir accès à des expositions un peu plus éducatives
00:22:07et créer, je dirais, un mix de vies, d'immersifs, de sensations
00:22:15qui sont à la fois commerçantes, mais aussi à la fois des rencontres.
00:22:18Vraiment, c'est ce qui ressort aussi de cette dimension post-Covid,
00:22:21cette envie de se rencontrer au-delà de tout ce qu'on peut avoir accessible
00:22:25et en un clic sur le digital.
00:22:27Ce qu'on avait remarqué, pour finir, Arnaud Zumaglia, à la fin du Covid,
00:22:30c'est que, par exemple, les entreprises se déplaçaient beaucoup moins,
00:22:33elles mettaient beaucoup moins de budget dans le fait d'aller justement
00:22:37exposer physiquement dans ces parcs exposition.
00:22:40Est-ce que ça, c'est revenu ? Est-ce que les entreprises sont revenues ?
00:22:44Oui, les entreprises sont revenues.
00:22:45On est sur une moyenne de plus de 12% sur l'année 2025 et le début 2026.
00:22:50On a un peu plus de mal, en toute transparence, à faire venir les visiteurs,
00:22:54mais il y a énormément d'événements conjoncturels qui viennent en front de cette venue des visiteurs.
00:23:02Mais le marché reprend progressivement et puis chargera l'industrie de l'événementiel,
00:23:05ce qu'elle est en train de faire aussi, de se réinventer pour avoir des expériences
00:23:09un peu plus immersives, de faire vivre des émotions et des sensations
00:23:13beaucoup plus fortes aux visiteurs.
00:23:15Et c'est en train de se mettre en place.
00:23:17Merci beaucoup, Arnaud Zumaglia, d'avoir été ce matin dans la matinale de l'économie.
00:23:21Directeur général du Parc des Expositions de Rouen en direct.
00:23:26Dans un instant, le journal de 7h30, on va revenir sur la situation au Moyen-Orient.
00:23:31Pas de nouvelles hostilités ce week-end, pas de bombardements depuis vendredi.
00:23:36Et cette conséquence immédiate sur le prix du pétrole qui est redescendu sous les 90 dollars,
00:23:43peut-être aussi la perspective d'un accord finalement.
00:23:46On va en parler dans un instant avec Léo Dumas tout de suite.
00:23:54Une troisième nuit sans frappe au Moyen-Orient pour laisser de la place à la diplomatie.
00:23:59Selon Washington, le Canada inaugure son nouveau pont avec les Etats-Unis, mais sans les Américains.
00:24:05Et puis entrée fracassante ce matin à la bourse de Shanghai pour le champion chinois des puces mémoires.
00:24:13Il y a donc une nouvelle pause dans les hostilités au Moyen-Orient.
00:24:18Pas de bombardements américains sur l'Iran depuis vendredi soir
00:24:21et pas de répliques iraniennes sur les pays du Golfe non plus.
00:24:24De quoi donc faire ?
00:24:25Rechuter les cours du pétrole ce matin.
00:24:28Le baril de Brent perd plus de 6%, 92 dollars.
00:24:31Avec cette perspective d'un retour à la solution diplomatique évoquée ces dernières heures par l'ambassadeur américain à l
00:24:37'ONU, Mike Wals.
00:24:42Cela laisse une marge de manœuvre à la diplomatie.
00:24:44Cela lui accorde un peu de temps.
00:24:46Bien sûr, le président a tenté la voie diplomatique l'année dernière.
00:24:49Il a tenté à nouveau cette année.
00:24:51C'est un président de paix.
00:24:52Il donne une chance à la diplomatie.
00:24:54Nous verrons bien dans les jours à venir, mais ne vous y trompez pas.
00:24:57Des moyens militaires supplémentaires sont en train d'être déployés dans la région.
00:25:01Il devrait croire le président lorsqu'il affirme qu'ils sont prêts à intervenir et que toutes les options sont
00:25:05sur la table.
00:25:08Mike Wals qui dément aussi tout manque de munitions des Etats-Unis.
00:25:12Alors que selon le New York Times, la pause dans les bombardements s'explique par l'affaiblissement des stocks de
00:25:18systèmes d'interception et d'équipements défensifs
00:25:20qui protègent les pays du Golfe des représailles de l'Iran.
00:25:24Téhéran qui par ailleurs menace de riposter à une attaque de l'Ukraine
00:25:28contre l'un de ses navires marchands ce week-end en mer Kasmienne.
00:25:32Volodymyr Zelensky avait confirmé plutôt la réussite de tirs longues portées
00:25:36visant notamment des cargaisons militaires impliquant l'Iran dans ce secteur.
00:25:40L'Iran qui affirme n'être jamais intervenu dans le conflit entre l'Ukraine et la Russie.
00:25:45On parle aussi ce matin des questions commerciales
00:25:47et la tension est à son comble entre les Etats-Unis et le Canada, Léo.
00:25:50Et alors le symbole c'est le pont Gordy Howe, structure toute neuve qui relie Windsor à Détroit.
00:25:57Elle ouvre à la circulation aujourd'hui mais son inauguration s'est déroulée en Katimini
00:26:01sans les Américains à qui Ottawa a retiré l'invitation après les dernières menaces douanières de la Maison Blanche.
00:26:07Justine Vassaigne.
00:26:09Il serait inapproprié de maintenir un événement festif entre les deux pays, assume le ministre des infrastructures canadiens.
00:26:16Le pont international Gordy Howe, destiné à devenir l'un des corridors commerciaux les plus importants d'Amérique du Nord,
00:26:22ouvre bien à la circulation aujourd'hui mais son inauguration a été réduite au strict minimum.
00:26:28Seuls quelques représentants canadiens ont fait le déplacement vendredi dernier.
00:26:32Les nouvelles menaces de droite douane de Donald Trump ont envenimé des relations déjà très tendues entre les deux voisins.
00:26:38Le 19 août, 20 milliards de dollars de produits canadiens comme le vin, les produits laitiers mais aussi les crosses
00:26:43de hockey
00:26:44seront taxés à hauteur de 50%.
00:26:46L'ouverture du pont en construction depuis 8 ans avait déjà été repoussée de plusieurs semaines
00:26:52suite à un désaccord entre les deux pays sur le partage des recettes.
00:26:55Mais attendre davantage n'était pas une option, tant ce pont est crucial pour les économies américaines et canadiennes.
00:27:02Plus de 100 milliards de dollars de marchandises pourraient y être transportés chaque année.
00:27:06L'actualité des entreprises et cette séance historique ce matin à Shanghai.
00:27:09Avec le début en fanfare de CXMT, un acteur des mémoires RAM qui ont vu leur prise s'envoler
00:27:15avec la demande liée à l'intelligence artificielle et alors Étienne Braque,
00:27:19l'entreprise a levé quasiment 9 milliards de dollars, ce qui en fait la plus grosse IPO de l'année
00:27:23en Chine.
00:27:23C'est une entreprise qui est assez jeune, elle a été créée en 2016, donc elle a tout pile 10
00:27:27ans.
00:27:27C'est le quatrième fabricant mondial de puces RAM avec une part de marché évaluée aux alentours des 8%.
00:27:33C'est un marché qui est en forte croissance en volume mais également en valeur
00:27:38dans le sens où il y a aujourd'hui une pénurie de mémoires RAM
00:27:41avec la demande liée à l'intelligence artificielle pour les data centers
00:27:44et donc vous avez eu des hausses de prix spectaculaires sur ces puces RAM.
00:27:47On l'a vu notamment ces dernières semaines avec SKNX, Micron ou encore Samsung
00:27:53qui ont vu leur marge progresser d'une façon spectaculaire
00:27:57au point même que certains acteurs comme Apple se sont tournés vers CXMT
00:28:01pour savoir si c'était possible de se fournir chez eux
00:28:03afin de diversifier un petit peu la chaîne d'approvisionnement.
00:28:06Alors il y avait très peu de titres ce matin à Shanghai CXMT
00:28:09comme souvent lors des IPO chinoises,
00:28:11ce qui fait que le titre s'est envolé d'une façon spectaculaire
00:28:14et encore le mot est faible puisque le titre a progressé de quasiment 500%
00:28:18dans les premières heures cette nuit.
00:28:20Ce qui fait que la capitalisation boursière de CXMT s'est envolé
00:28:24au point même que pendant quelques minutes
00:28:26c'est passé devant la banque ICBC
00:28:28qui était jusqu'alors la première entreprise chinoise
00:28:31sur le marché de la Chine continentale.
00:28:33Merci Etienne Braque.
00:28:34À la Bourse de Paris, este micro lui a été sanctionné
00:28:37en fin de semaine dernière après la publication semestrielle
00:28:40et des perspectives insuffisantes au goût des marchés
00:28:43mais le groupe est toutefois revenu dans le vert
00:28:46sur la première partie d'année, 253 millions de dollars de bénéfices
00:28:50et il prévoit surtout une accélération de sa croissance
00:28:52en fin d'année, Paul Valère.
00:28:55Plus de 25% de ventes pour rester microélectronique sur un an.
00:28:59L'an passé, beaucoup de clients historiques
00:29:01comme les constructeurs automobiles avaient trop de stocks
00:29:03et ont ralenti leurs commandes.
00:29:05Ils se remettent progressivement à acheter des puces essentielles
00:29:08pour faire fonctionner les véhicules.
00:29:09Mais le groupe veut aussi miser davantage
00:29:11sur de nouveaux relais de croissance,
00:29:13à commencer par les communications en orbite basse,
00:29:16marcher en plein essor avec le développement
00:29:18des services d'accès à Internet par satellite.
00:29:20Cette activité représentait 175 millions de dollars
00:29:23de ses revenus il y a 5 ans.
00:29:25Le groupe vise aujourd'hui plus de 3 milliards
00:29:27en revenus cumulés entre cette année et 2028.
00:29:30ST Microelectronics profite aussi de l'essor
00:29:32de la demande des data centers
00:29:34en composant de puissance et de gestion énergétique
00:29:37à tel point que l'entreprise a relevé ses objectifs
00:29:39dans ce domaine.
00:29:40D'une prévision précédente de vente
00:29:42à plus de 500 millions de dollars cette année,
00:29:44elle s'attend désormais à finir au-dessus du milliard
00:29:47et au-dessus des 2 milliards l'an prochain
00:29:49si la dynamique se poursuit.
00:29:53Et dans 10 minutes, Sandra, votre invité,
00:29:55Jean-Marc Chéry.
00:29:55C'est vrai, exactement, dans le grand entretien,
00:29:57le PDG d'ST Microelectronics
00:29:59qui sera sur ce plateau, Léo.
00:30:01Et après ça, ce sera une journée cruciale
00:30:03pour Maison du Monde
00:30:04puisque les actionnaires vont se prononcer ce matin
00:30:06en Assemblée Générale
00:30:07sur le plan de sauvetage proposé
00:30:09par deux fonds d'investissement britanniques.
00:30:12La dernière chance selon la direction
00:30:14pour éviter le redressement judiciaire,
00:30:15Valentina Deby.
00:30:17C'est une étape clé pour l'avenir de Maison du Monde
00:30:20qui a toutes les chances de devenir
00:30:21la propriété de deux fonds d'investissement britanniques.
00:30:24Leur proposition ?
00:30:25Reprendre plus de 210 millions d'euros de dettes
00:30:27et injecter 33 millions d'euros de nouveaux financements.
00:30:30En contrepartie,
00:30:32ils prendraient le contrôle d'environ 95% du capital.
00:30:35Les actionnaires actuels seraient donc presque totalement dilués.
00:30:38Pour la direction, c'est la seule solution
00:30:40pour éviter le redressement judiciaire
00:30:42si l'opération n'est pas finalisée d'ici le 15 septembre.
00:30:45Cette situation est le résultat de plusieurs années difficiles
00:30:48après l'embellie de la période Covid.
00:30:51L'inflation et le ralentissement du marché immobilier
00:30:53ont pesé sur les ventes de meubles et de décorations.
00:30:56L'an dernier, le chiffre d'affaires a encore reculé
00:30:58de plus de 5% à 947 millions d'euros
00:31:01et le groupe a enregistré une perte nette record
00:31:04de 406 millions d'euros.
00:31:05Malgré un plan d'économie
00:31:07et la restructuration de son réseau de magasins,
00:31:09l'enseigne n'a pas réussi à redresser durablement sa situation.
00:31:13Le vote des actionnaires est donc déterminant pour son avenir.
00:31:157h38, les marchés.
00:31:21C'était une semaine très très chargée aux résultats, Etienne Braque.
00:31:24Que ce soit à Paris, mais aussi aux Etats-Unis.
00:31:26À Paris, dans le CAC 40, vous avez 30 sociétés du CAC
00:31:28qui ont publié leurs résultats cette semaine.
00:31:30Ça commence ce soir avec LVMH et Michelin.
00:31:32Et puis aux Etats-Unis, vous avez bien sûr les GAFAM.
00:31:35La semaine dernière, c'était Alphabet.
00:31:36Et là, vous avez Microsoft et Meta
00:31:38qui vont publier leurs résultats mercredi.
00:31:41Et puis jeudi, ça sera autour d'Amazon et d'Apple.
00:31:44Ça sera intéressant de voir si ces résultats vont réussir à Wall Street
00:31:47de renouer avec les plus hauts historiques.
00:31:49Dans le sens où depuis plusieurs séances, depuis plusieurs semaines même,
00:31:52vous avez des indices américains qui latéralisent.
00:31:55Ils ne font pas grand-chose.
00:31:56Quand vous regardez depuis 2-3 semaines,
00:31:57on reste un petit peu sur les mêmes niveaux
00:31:59que ce soit sur le Dow Jones, mais également sur le S&P 500.
00:32:03Sachant que les derniers résultats d'entreprise ont été mal arbitrés.
00:32:06Souvenez-vous, la publication de Alphabet a été vendue.
00:32:09Idem pour Intel, qui a perdu 8% malgré la plus forte croissance
00:32:13de son chiffre d'affaires en l'espace de 17 ans.
00:32:15Vendredi, American Express a publié des résultats.
00:32:18Ils étaient en ligne avec les attentes.
00:32:19Le groupe a revu à la hausse ses prévisions, mais ça n'a pas suffi.
00:32:21Le titre était en baisse de 4%, alors que vous avez quand même
00:32:24une hausse de 9% à change constant des dépenses
00:32:27des titulaires de cartes American Express.
00:32:30Ça montre encore et toujours cette économie en chaos aux États-Unis
00:32:32dans le sens où les revenus les plus aisés continuent de dépenser
00:32:36sur des niveaux historiques avec cette carte de crédit.
00:32:40Dans l'ensemble, vous avez un marché qui est quand même très optimiste
00:32:43sur cette saison de résultats, dans le sens où sur le S&P 500,
00:32:46vous avez un consensus qui s'attend à une croissance des profits de 26%.
00:32:51Oui, plus 26%, c'est la croissance attendue des bénéfices par action
00:32:55au deuxième trimestre pour les entreprises américaines du S&P 500,
00:32:59tirées bien sûr par les GAFAM et par le segment de l'intelligence artificielle.
00:33:02Merci Etienne Braque. Comme promis, effectivement, Jean-Marc Chéry,
00:33:06le PDG de ST Microélectronics, c'est avec moi dans un instant,
00:33:09dans le grand entretien. On va parler des résultats, évidemment,
00:33:12des perspectives aussi. À tout de suite.
00:33:16Le grand entretien, c'est Jean-Marc Chéry, PDG de ST Microélectronics,
00:33:20qui est avec moi ce matin. Merci d'être en direct dans cette matinale de l'économie.
00:33:25On l'a dit, à l'instant, le groupe est revenu dans le vert
00:33:28dans la première partie de l'année. Vous l'aviez dit en avril,
00:33:30en venant sur ce plateau, que ça allait mieux.
00:33:33Qu'est-ce qui vous a fait remonter sur ces mois-là ?
00:33:36En fait, on voit une accélération sur ce que je classifie
00:33:41le cycle du marché autour des infrastructures digitales.
00:33:45Donc, il y a deux infrastructures digitales sur lesquelles nous sommes positionnés.
00:33:50Bien sûr, AI et Data Center, donc j'ai prononcé le mot magique,
00:33:55mais aussi les infrastructures de communication qui utilisent les orbites basses
00:34:01de satellites. Et ce n'est pas anodin, puisque cette année, pour nous,
00:34:08ce sera plus de... les deux cumulés, plus de 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires.
00:34:13L'année prochaine, ce sera plus de 3. Et en fait, on va se diriger vers un poids
00:34:19de ces infrastructures, à peu près de 20% de notre chiffre d'affaires.
00:34:22Donc ça, c'est une stratégie qu'on a initiée il y a 5 ans.
00:34:26Bon, malheureusement, on a passé deux cycles compliqués avec l'automobile
00:34:30en 24 et en 25. Mais voilà, la stratégie est en train de payer maintenant
00:34:34de diversification sur ces infrastructures.
00:34:38Alors, on va reparler de ça et de l'automobile, justement.
00:34:40Ça n'a pas tellement convaincu ces résultats-là des investisseurs.
00:34:43Il y a une grosse chute en bourse le jour de la publication des résultats.
00:34:47C'est une des grandes difficultés, finalement, des entreprises comme les vôtres.
00:34:50C'est-à-dire que vous êtes sur plein de secteurs différents
00:34:53qui ont des cycles de vie, eux aussi différents en réalité.
00:34:56Alors, bon, il faut quand même voir que depuis quelques semaines,
00:35:00il y a quand même un phénomène de correction sur tout ce qui touche
00:35:05l'intelligence artificielle.
00:35:07Parce qu'in fine, il va quand même y avoir un sujet
00:35:11entre les centaines de milliards d'investissements
00:35:14et la création de valeur, soit pour les entreprises,
00:35:18soit pour les pays.
00:35:19Bon, donc, c'est un sujet qui, à un moment donné,
00:35:22viendra à se réguler.
00:35:23Et la correction est déjà en partie en cours.
00:35:27Donc, effectivement, la semaine dernière,
00:35:29c'est un phénomène que l'on a subi.
00:35:31Bon, là, si vous voulez, je suis en pleine visite
00:35:34des investisseurs actifs,
00:35:36les grands investisseurs.
00:35:38Bon, il n'y a pas de rejet de l'annonce de ST.
00:35:42Là, c'est une réaction épidermique
00:35:44de ce qu'on appelle les investisseurs passifs
00:35:47et qui réagissent très vite, des algorithmes, des robots.
00:35:50Et bon, tout le monde a subi...
00:35:52Bon, vous avez vu Google.
00:35:54Quand Google annonce qu'il brûle 6 milliards de dollars de cash,
00:35:59ben voilà, c'est un prétexte qui fait qu'il y a une rotation.
00:36:03On sent bien qu'il y a une correction.
00:36:04Et puis, généralement, fin juillet, août,
00:36:08c'est propice à ça.
00:36:09Et ça redémarre au début du mois de septembre
00:36:11avec les grandes conférences financières américaines.
00:36:13Dans les puces...
00:36:15Alors là, c'est les puces mémoire.
00:36:16Ce n'est pas la même chose.
00:36:17Mais ce matin, on parle de cette introduction en bourse.
00:36:21CXMT, le titre a progressé de près de 470 %
00:36:23dans les premiers échanges.
00:36:25Ce sont des sommes monstrueuses.
00:36:27Ce n'est pas exactement la même chose
00:36:28que ce que vous faites, vous.
00:36:29Mais ces montants astronomiques,
00:36:31que ce soit en Asie ou aux États-Unis,
00:36:33je veux dire, tout ne va pas se réaliser.
00:36:35C'est ce que vous êtes en train de dire.
00:36:37Alors là, sur l'aspect de cette société chinoise,
00:36:40en fait, l'IA consomme énormément de mémoires
00:36:44qu'on appelle les mémoires à haute bande passante.
00:36:47Et donc, qui fait qu'un autre type de mémoire,
00:36:50bon, c'est des noms un peu barbares,
00:36:52qu'on appelle DDR5,
00:36:53mais qui sont utilisés dans tous les systèmes
00:36:56où il y a des processeurs.
00:36:57Par exemple, dans l'automobile,
00:36:58l'automobile utilise des mémoires DDR5.
00:37:00Donc, artificiellement, l'EI a créé une pénurie
00:37:04de ces fameuses mémoires DDR5.
00:37:06Or, dans les embargos technologiques
00:37:08qui ont lieu dans le monde entier,
00:37:12les compétiteurs chinois savent faire
00:37:14ce type de mémoire DDR5,
00:37:16mais ne savent pas faire ce type de mémoire HBM.
00:37:19Donc là, il y a une vraie demande mondiale
00:37:21de faire de la mémoire DDR5.
00:37:23Et bien sûr, cette société qui sait faire ça
00:37:26rentre en bourse.
00:37:27Et donc là, il y a un appel d'air phénoménal
00:37:29et une valorisation,
00:37:31bon, qu'on peut juger excessive,
00:37:33mais en tout cas, qui est-ce qu'il est aujourd'hui ?
00:37:35Parce qu'il y a une vraie demande.
00:37:37Vous, votre technologie,
00:37:38vous en parliez tout à l'heure
00:37:39avec la data center
00:37:40et aussi les satellites à basse orbite.
00:37:44Ce sur quoi vous êtes,
00:37:45c'est la photonique sur silicium.
00:37:47Vous pouvez rappeler ce que c'est
00:37:49comme type de puce ?
00:37:50Alors, écoutez, dans les data centers AI,
00:37:53dans le commun des mortels,
00:37:55on pense tout de suite à traitement des données,
00:37:58ce qu'on appelle le computing,
00:38:00donc en anglais,
00:38:02stockage des données et les mémoires.
00:38:04Mais il y a une troisième dimension
00:38:05qu'on a tendance à oublier,
00:38:07c'est le transfert de toutes ces données.
00:38:09La transmission des données.
00:38:10La transmission des données.
00:38:11Et aujourd'hui, on arrive à des flux de données
00:38:13tellement, tellement, tellement importants
00:38:15que c'est devenu le goulot d'étranglement.
00:38:17Et donc, pour faire simple,
00:38:19avant, les données étaient transmises
00:38:21de voie classique par des câbles en cuivre
00:38:23et donc l'électricité.
00:38:25Maintenant, pour arriver de façon simple
00:38:27à des taux de transmission,
00:38:29des largeurs de transmission
00:38:30et à des consommations de puissance
00:38:32les plus faibles possibles,
00:38:33il faut passer à des technologies optiques
00:38:35qui utilisent la photonique sur silicium,
00:38:39qui a simplement la capacité
00:38:41de passer à l'entrée
00:38:43d'une transmission classique par électron
00:38:46à une transmission par photon
00:38:47et vice-versa.
00:38:49Je ne vous la fais pas plus compliqué.
00:38:51Et ça s'est accéléré
00:38:52au début de l'année en cours
00:38:55et l'année dernière.
00:38:56Pourquoi ?
00:38:57Parce qu'on est passé
00:38:58à des taux de transmission
00:38:59de 400 gigabits par seconde
00:39:02à 800 et 1, terrabits par seconde.
00:39:06Et là, il y a eu une accélération phénoménale
00:39:08de toute la transmission par câble optique
00:39:11entre les différents racks de serveurs.
00:39:14Mais il y a mieux qui va arriver.
00:39:15C'est-à-dire que bientôt,
00:39:17à l'intérieur du serveur
00:39:19où c'est encore des câbles en cuivre,
00:39:21on va être obligé de passer aussi
00:39:22à des câbles optiques.
00:39:24Et ST est parfaitement positionné
00:39:26sur ce type de marché,
00:39:27d'où ma communication
00:39:28au marché financier en disant
00:39:30« Cette année, on va faire plus de 1 milliard.
00:39:33L'année prochaine, quand je dis
00:39:35bien au-delà d'un milliard,
00:39:37on pourrait se douter
00:39:38que ce n'est pas très loin de 3. »
00:39:40Et ça va continuer derrière.
00:39:42Est-ce que vous avez la capacité
00:39:44de produire ?
00:39:45Vous allez notamment
00:39:46augmenter la capacité
00:39:48de votre usine de Kroll.
00:39:49Mais aujourd'hui,
00:39:50est-ce qu'il n'y a pas trop de demandes
00:39:51justement sur cette technologie-là ?
00:39:53Écoutez, l'usine de Kroll,
00:39:54elle a cette capacité
00:39:56qu'en fait, on peut vite
00:39:57augmenter ses capacités de production
00:39:59parce qu'on a mis en place
00:40:01un concept modulaire.
00:40:03C'est-à-dire qu'on fait des modules
00:40:04d'à peu près 3 000 m²
00:40:05de salle blanche
00:40:07en un an.
00:40:08Et donc, en un an et demi,
00:40:09on s'est monté une capacité
00:40:11très très vite.
00:40:12Donc, c'est ce qu'on a déjà décidé
00:40:13maintenant, il y a quelques mois.
00:40:15Récemment, on a décidé
00:40:16de rajouter encore
00:40:17un module supplémentaire
00:40:19qui sera supporté,
00:40:21je dirais,
00:40:22s'est monté en cadence.
00:40:23Bon, maintenant,
00:40:23on est en train plus
00:40:24de se préoccuper
00:40:25sur ces engins optiques
00:40:28qui vont être clés
00:40:29dans les data centers
00:40:30sur des histoires
00:40:31plutôt de souveraineté
00:40:33et de fiabilité
00:40:35de la chaîne d'approvisionnement
00:40:37en amont.
00:40:38J'aimerais vous poser
00:40:39une toute dernière question
00:40:40rapidement sur ce que vous pensez
00:40:41de la filière automobile.
00:40:42On entend des suppressions
00:40:44de postes dans tous les sens.
00:40:45On vient de parler
00:40:46des 100 000 postes supprimés
00:40:47chez Volkswagen.
00:40:48Vous, c'est une partie
00:40:48de vos clients.
00:40:50Vous voyez comment
00:40:51l'avenir de cette filière-là.
00:40:52Valeo, à l'inverse,
00:40:53disait la semaine dernière,
00:40:54maintenant,
00:40:54elle est en train
00:40:54de se réinventer
00:40:55l'automobile européenne.
00:40:57La voiture autonome
00:40:58arrive en Europe.
00:40:58Qu'est-ce que vous,
00:40:59vous dites ?
00:41:00Si vous voyez,
00:41:00le statut actuel,
00:41:01c'est que quand vous prenez
00:41:03la chaîne de la valeur
00:41:04entre le fabricant automobile,
00:41:06le Tier 1, nous-mêmes,
00:41:08personne ne gagne de l'argent
00:41:09aujourd'hui dans l'automobile.
00:41:11Bon, ceci dit,
00:41:13la mobilité intelligente,
00:41:16la révolution de ce qu'on appelle
00:41:18l'intelligence artificielle physique
00:41:20va toucher l'automobile.
00:41:22Donc, effectivement,
00:41:23on va changer les concepts
00:41:24d'architecture des véhicules.
00:41:26On passera à des mixes
00:41:28basés sur batteries,
00:41:30hybrides,
00:41:31peut-être avec des carburants
00:41:32révolutionnaires.
00:41:33Donc, il y a toute une phase
00:41:34effectivement de renouvellement
00:41:36de l'industrie
00:41:36qui est en train de se faire.
00:41:38Bon, aujourd'hui,
00:41:39ceux qui peinent,
00:41:40c'est ceux qui sont
00:41:41full automobile.
00:41:43Mais si vous prenez
00:41:43une société comme la nôtre,
00:41:45effectivement,
00:41:46c'est difficile sur l'automobile
00:41:47depuis deux ou trois ans.
00:41:49Par contre,
00:41:49l'avantage de ST,
00:41:50c'est qu'on est positionné
00:41:51sur d'autres marchés
00:41:53industriels,
00:41:55l'EI,
00:41:55on est positionné
00:41:56sur les communications
00:41:57par satellite,
00:41:58qui fait que,
00:41:59en fait,
00:42:00on peut tenir le coup
00:42:01pour supporter.
00:42:01L'autre point
00:42:03qui est important,
00:42:04c'est qu'on voit
00:42:05une convergence
00:42:06des composants
00:42:07dont on aura besoin
00:42:08pour l'automobile,
00:42:09pour la robotique.
00:42:10Ce qu'on appelle
00:42:11l'intelligence artificielle
00:42:13physique,
00:42:14où vous allez avoir
00:42:15les besoins
00:42:16de processeurs,
00:42:18de mémoires,
00:42:19de composants analogiques,
00:42:21de capteurs,
00:42:21qui vont être
00:42:22très, très similaires.
00:42:23Et l'architecture
00:42:24d'un véhicule électrique
00:42:25sera très similaire
00:42:26à l'architecture
00:42:27d'un robot.
00:42:27Et donc,
00:42:28il va y avoir
00:42:28une convergence
00:42:30industrielle
00:42:30sur ce type
00:42:31d'applications
00:42:32qui seront pour moi
00:42:33les relais de croissance
00:42:34au-delà de l'année 2030.
00:42:36Merci beaucoup,
00:42:37Jean-Marc Chéry,
00:42:37PDG de ST Microélectronics,
00:42:39d'être venu ce matin
00:42:40dans la matinale
00:42:40de l'économie.
00:42:42L'international,
00:42:43tout de suite,
00:42:43la chronique Inter.
00:42:45Good morning business,
00:42:47la matinale
00:42:47de l'économie.
00:42:48Et on se pose ce matin
00:42:49cette question,
00:42:50après l'Ukraine,
00:42:50jusqu'où,
00:42:51Vladimir Poutine,
00:42:52peut-il être prêt
00:42:54à tester les nerfs
00:42:55de l'Europe
00:42:55et de l'OTAN,
00:42:56de Narva en Estonie
00:42:57au corridor stratégique
00:42:59Zuvalski.
00:43:00Plusieurs points chauds
00:43:01du flanc oriental
00:43:02sont désormais
00:43:02sous très haute surveillance.
00:43:04Explication,
00:43:05Annalisa Capellini,
00:43:06Mathieu Jolivet.
00:43:08Mathieu,
00:43:08on revient aujourd'hui
00:43:09sur un point géographique chaud
00:43:11où Vladimir Poutine
00:43:12est déjà en train
00:43:13de tester les nerfs
00:43:14de l'Europe
00:43:14et de l'OTAN.
00:43:15Oui,
00:43:15il s'agit de Narva,
00:43:16c'est une petite ville
00:43:17estonienne
00:43:18qui est à la frontière russe,
00:43:19qui a une majorité
00:43:20russophone,
00:43:21héritée de l'Empire soviétique
00:43:22et qui a été,
00:43:23cette année,
00:43:24la cible d'une campagne
00:43:25russe de déstabilisation.
00:43:27Des comptes russes
00:43:28sur Telegram
00:43:28en mars dernier
00:43:29ont fait émerger
00:43:30l'idée
00:43:31d'une nouvelle république
00:43:32de Narva
00:43:33avec son propre drapeau,
00:43:35ses armes,
00:43:35son blason,
00:43:36bref,
00:43:36un objectif
00:43:39indépendantiste
00:43:39pour cette ville estonienne.
00:43:41Aujourd'hui,
00:43:41l'Estonie a renforcé
00:43:42sa sécurité.
00:43:43Le pont de l'amitié
00:43:44qui relie l'Estonie
00:43:45à la Russie
00:43:46et qu'on pouvait franchir
00:43:48à pied,
00:43:48il est désormais encadré
00:43:50par des barbelés
00:43:51et des barrières anti-chars.
00:43:52Narva,
00:43:53elle fait partie
00:43:54en fait de ces villes
00:43:54qui ont une attache
00:43:56très forte avec la Russie
00:43:57et Moscou en joue.
00:43:59Historiquement,
00:43:59il y a une vague migratoire russe
00:44:01qui est venue dans la région
00:44:02après la Seconde Guerre mondiale,
00:44:03attirée par la forte industrialisation
00:44:05et puis après l'indépendance
00:44:07de l'Estonie,
00:44:07c'était en 1991,
00:44:08il y a une majorité
00:44:09de cette population russophone
00:44:10qui est restée en Estonie
00:44:12et aujourd'hui à Narva,
00:44:13c'est pour ça
00:44:14qu'une grande majorité
00:44:15de la population
00:44:15parle russe.
00:44:16À Narva,
00:44:17on voit que les Estoniens
00:44:18durcissent le ton
00:44:19depuis l'année dernière.
00:44:20Là-bas,
00:44:21l'école passe à l'Estonien
00:44:23et une partie
00:44:24des résidents russes
00:44:25a perdu le droit de vote
00:44:26aux élections municipales.
00:44:28Ce qui inquiète
00:44:28les Européens
00:44:29dans ce narratif russe
00:44:30autour de Narva,
00:44:31c'est que la Russie
00:44:32a déjà utilisé
00:44:33ce même discours
00:44:34de ces régions
00:44:35à majorité russophones.
00:44:37En fait,
00:44:37c'est ce même discours
00:44:38qui avait précédé
00:44:38l'invasion russe
00:44:39en Crimée
00:44:40et dans le Donbass.
00:44:41C'est pour ça aussi
00:44:42que cette ville estonienne
00:44:43de Narva
00:44:44est si importante
00:44:45pour l'OTAN.
00:44:46L'OTAN,
00:44:47qui d'ailleurs a renforcé
00:44:48sa présence militaire
00:44:49sur son flanc oriental
00:44:50depuis l'annexion
00:44:51de la Crimée
00:44:51en 2014.
00:44:52Et l'OTAN,
00:44:54qui a installé
00:44:54en Estonie
00:44:55un bataillon
00:44:55dirigé par le Royaume-Uni
00:44:57depuis 2017.
00:44:59Sa présence
00:44:59a encore été augmentée
00:45:01depuis la guerre
00:45:02en Ukraine.
00:45:02De son côté,
00:45:03l'Estonie a acté
00:45:04la création
00:45:05en 2027.
00:45:06C'est une nouvelle base militaire
00:45:07avec plus de 200 soldats
00:45:08et des alliés.
00:45:10Donc oui,
00:45:11on peut dire aujourd'hui
00:45:11que l'Alliance Atlantique
00:45:13surveille vraiment
00:45:14Narva
00:45:14comme le lait
00:45:15sur le feu.
00:45:16Ça fait vraiment partie
00:45:17aujourd'hui
00:45:18des points chauds
00:45:19à sécuriser
00:45:19autour de la Baltique.
00:45:20Et surtout qu'il y a
00:45:21des signaux
00:45:21assez inquiétants
00:45:22qui se multiplient
00:45:23à l'analyse.
00:45:24Vladimir Poutine
00:45:24vient par exemple
00:45:25de signer
00:45:26au printemps dernier
00:45:27une loi
00:45:28qui l'autorise
00:45:28à déployer son armée
00:45:30dans des pays étrangers
00:45:31pour protéger
00:45:32ces citoyens russes
00:45:33qui seraient menacés
00:45:35et qui seraient résidents.
00:45:36Les législateurs
00:45:37de la Douma
00:45:38disent vouloir lutter
00:45:39contre une russophobie
00:45:40galopante
00:45:41à l'étranger.
00:45:42Forcément,
00:45:43en ligne de mire
00:45:44du Kremlin,
00:45:45tu as les pays baltes
00:45:46où la population russophone
00:45:47en a parlé
00:45:48est très forte
00:45:49et de leur côté,
00:45:50la Lettonie,
00:45:50la Lituanie
00:45:51et l'Estonie
00:45:51accusent Moscou
00:45:52d'entretenir délibérément
00:45:54ce discours
00:45:55de persécution
00:45:56pour mieux justifier
00:45:57de possibles
00:45:58futures annexions.
00:45:59Il y a un autre
00:46:00point chaud
00:46:00à surveiller,
00:46:02c'est le corridor
00:46:02de Souvalky.
00:46:03Alors peut-être
00:46:03que ça ne vous parle pas
00:46:05mais c'est vraiment
00:46:06à surveiller
00:46:06dans les prochaines années
00:46:07parce que c'est une bande
00:46:08de territoire
00:46:09d'environ 65 kilomètres
00:46:11qui relie
00:46:13Kaliningrad
00:46:13à la Biélorussie.
00:46:15Et en fait,
00:46:15si la Russie
00:46:16arrivait à s'emparer
00:46:17de ce corridor,
00:46:18les États baltes,
00:46:19donc la Lituanie,
00:46:20la Lettonie
00:46:20et l'Estonie
00:46:21se retrouveraient
00:46:22complètement coupés
00:46:23du reste de l'Europe.
00:46:25Pourquoi s'inquiètent
00:46:26autant les Européens ?
00:46:27Parce qu'en 2025,
00:46:28la Russie avait mené
00:46:29un exercice militaire XXL,
00:46:31un exercice
00:46:31nommé ZAPAD
00:46:33conjointement
00:46:34avec la Biélorussie.
00:46:35Eh bien,
00:46:35cet exercice
00:46:36avait été interprété
00:46:37par les Polonais
00:46:38comme une simulation
00:46:39de prise de contrôle
00:46:40du corridor de Souvalky
00:46:41par les Russes.
00:46:42On va rester avec nous
00:46:43dans la matinale
00:46:43de l'économie.
00:46:44On revient dans un instant
00:46:45avec le journal de 8h
00:46:46et les conséquences
00:46:47des incendies
00:46:48en Gironde.
00:46:49Les entreprises
00:46:50ont commencé
00:46:51à s'adapter
00:46:54et les autorités
00:46:54ont annoncé
00:46:55plusieurs dispositifs
00:46:56d'aide.
00:46:57On va y revenir
00:46:57dans le détail
00:46:58dans un instant.
00:46:59A tout de suite.
00:47:00BFM Business
00:47:00et RMC Live
00:47:01présentent
00:47:02la matinale
00:47:03de l'économie.
00:47:05Good morning business
00:47:06Sandra Gandouin.
00:47:07Il est presque 8h.
00:47:08Bienvenue dans la matinale
00:47:09de l'économie.
00:47:10Si vous nous rejoignez,
00:47:11nous sommes ensemble
00:47:12en direct
00:47:12jusqu'à 9h
00:47:13sur BFM Business.
00:47:15Le week-end a été
00:47:16dévastateur
00:47:16en termes de feux de forêt.
00:47:17260 000 évacués
00:47:18en Gironde,
00:47:1942 000 hectares
00:47:20partis en fumée
00:47:21et tout le tissu économique
00:47:22de la région
00:47:23qui en plus est bouleversé.
00:47:24Les autorités
00:47:25ont déjà annoncé
00:47:26plusieurs dispositifs
00:47:27d'aide
00:47:27pour les entreprises
00:47:28locales.
00:47:29On va voir ça
00:47:29dans un instant
00:47:30avec François-Xavier Roux.
00:47:32Et puis le champion
00:47:33chinois
00:47:34des puces mémoire
00:47:35CXMT
00:47:36a vu son titre
00:47:36flamber
00:47:37de près de 500%
00:47:38dans les premiers échanges
00:47:39lors de son IPO
00:47:41à Shanghai ce matin.
00:47:43CXMT
00:47:43qui a levé
00:47:448,6 milliards d'euros.
00:47:46La bataille de l'IA
00:47:46et des puces continue.
00:47:47On va en parler
00:47:47avec Étienne Braque
00:47:49tout à l'heure.
00:47:50Les autres titres, Léo ?
00:47:52Les assurances
00:47:53habitation
00:47:53bientôt en première ligne
00:47:55face au feu
00:47:56en Gironde.
00:47:57Les décideurs
00:47:58sont de plus en plus
00:47:59pessimistes
00:47:59selon le baromètre
00:48:00via Voice
00:48:01pour BFM Business
00:48:02et puis
00:48:02journée décisive
00:48:04au tribunal
00:48:04pour Fibre Excellence.
00:48:06Dans la prochaine heure,
00:48:07il aide les exploitations
00:48:08viticoles
00:48:08et les brasseries
00:48:09à capter
00:48:10et recycler le CO2.
00:48:11Mais pas seulement.
00:48:12Vous allez voir que
00:48:13Winery Platform
00:48:14a aujourd'hui
00:48:15une vingtaine de clients
00:48:16et vient de lever
00:48:16un million pour se développer.
00:48:17Mathieu Planté
00:48:18sera dans la French Tech
00:48:19à 8h10.
00:48:21Et puis cette question
00:48:22si l'e-sport
00:48:23était l'avenir
00:48:23de l'événementiel
00:48:24alors que la troisième édition
00:48:25de la Coupe du Monde
00:48:26des jeux vidéo
00:48:26se déroule à Paris
00:48:27jusqu'à la fin du mois d'août.
00:48:28Le secteur se réinvente.
00:48:30On en parlera
00:48:30dans Paroles de Patron
00:48:31avec Arnaud Dumaglia
00:48:32à 8h20.
00:48:33La matinale de l'économie
00:48:35ça continue.
00:48:36Soyez les bienvenus.
00:49:05Good Morning Business
00:49:06d'assurer la continuité
00:49:07de l'activité.
00:49:08Les dernières informations
00:49:09avec François-Xavier Roux.
00:49:12Dans les communes
00:49:12touchées par l'incendie
00:49:13en Gironde,
00:49:14pas de retour au travail
00:49:15en ce début de semaine
00:49:16selon les mots
00:49:16de la préfète
00:49:17du département
00:49:18Sophie Broca.
00:49:18La Chambre de Commerce
00:49:20et de l'Industrie
00:49:20dénombrait ce dimanche
00:49:21plus de 15 000 entreprises
00:49:22concernées
00:49:23par les zones brûlées
00:49:24et les zones évacuées.
00:49:25Pour elles,
00:49:26l'État a mis en place
00:49:27toute une série
00:49:27de mesures d'accompagnement
00:49:28à commencer par une cellule
00:49:30d'urgence accessible
00:49:31par téléphone
00:49:32au 3006.
00:49:33Mais les entreprises
00:49:34peuvent aussi recourir
00:49:35à l'activité partielle
00:49:36le motif
00:49:37tout autre circonstance
00:49:38de caractère exceptionnel.
00:49:40Elles peuvent aussi bénéficier
00:49:41d'un accompagnement fiscal
00:49:42et financier
00:49:43ou encore des mesures
00:49:44exceptionnelles de l'URSSAF
00:49:45en faveur des employeurs
00:49:47et des travailleurs indépendants.
00:49:48Autre point de vigilance,
00:49:50un certain nombre
00:49:51de sites sensibles
00:49:52de l'industrie de défense
00:49:53de l'aéronautique
00:49:54et du spatial
00:49:55installés sur le territoire.
00:49:56Depuis le début du week-end,
00:49:58industriels et autorités
00:49:59devancent une arrivée
00:50:00éventuelle des flammes
00:50:01avec la création
00:50:02de pare-feux
00:50:03autour des installations
00:50:04de Safran,
00:50:05Thalès, Dassault,
00:50:06Roxelle France
00:50:06ou encore Ariane Group.
00:50:08Les autorités
00:50:09se veulent rassurantes.
00:50:10Le ministère des Armées
00:50:11indique que des experts
00:50:12et des moyens
00:50:13ont été déployés
00:50:14pour la sécurité de ces sites
00:50:15et les industriels
00:50:16ont également évacué
00:50:17les stocks de matières
00:50:18les plus dangereuses
00:50:19et inflammables.
00:50:20Si les dégâts
00:50:21sont impossibles à chiffrer
00:50:22pour l'instant,
00:50:23le bilan s'annonce
00:50:25colossal
00:50:25pour les particuliers
00:50:26de 140 habitations
00:50:28brûlées
00:50:28et les personnes concernées
00:50:30doivent maintenant
00:50:30se tourner au plus vite
00:50:31vers leurs assureurs.
00:50:32Caroline Morisseau.
00:50:34En cas d'incendie,
00:50:35pas de mobilisation
00:50:36de fonds publics
00:50:37comme en cas
00:50:37de catastrophe naturelle.
00:50:39Cela relève
00:50:39de l'assurance
00:50:40habitation
00:50:41de chaque particulier.
00:50:42Ils ont 5 jours maximum
00:50:43pour faire leur déclaration
00:50:45avec dans l'idéal
00:50:46des factures
00:50:46et photos à l'appui.
00:50:47Les conditions
00:50:48d'indemnisation
00:50:49dépendent ensuite
00:50:50de chaque contrat
00:50:51garantie des biens
00:50:52sur leurs valeurs neuves
00:50:53ou vétustes et déduites
00:50:54franchises
00:50:55et surtout plafonds.
00:50:56Selon les experts,
00:50:57c'est souvent là
00:50:57que le bas blesse.
00:50:58Beaucoup d'assurés
00:50:59ont tendance
00:50:59à sous-évaluer leurs biens
00:51:01pour payer moins cher
00:51:02leur assurance.
00:51:03La plupart des contrats
00:51:04prévoient également
00:51:04des aides
00:51:05pour le relogement
00:51:06si la maison
00:51:06est inhabitable
00:51:07ou détruite
00:51:08mais là encore
00:51:08les durées
00:51:09dépendent du contrat.
00:51:10En France,
00:51:11il est rare
00:51:12d'avoir des dégâts matériels
00:51:13aussi importants
00:51:14liés au feu.
00:51:14Les incendies
00:51:15ne représentent
00:51:16que 4%
00:51:16des sinistres annuels.
00:51:18En revanche,
00:51:18c'est le sinistre
00:51:19le plus coûteux
00:51:20pour les assureurs.
00:51:2115 000 euros
00:51:21en moyenne,
00:51:22beaucoup plus évidemment
00:51:23lorsque la maison
00:51:24est détruite.
00:51:25D'autant que ce coût
00:51:26a nettement augmenté
00:51:27depuis 2021
00:51:28avec la flambée
00:51:29des matières premières
00:51:30et donc
00:51:30des coûts de construction.
00:51:32Les dirigeants
00:51:32d'entreprises
00:51:33ne croient plus beaucoup
00:51:34à un retour
00:51:35à l'anormal
00:51:35de l'économie française.
00:51:36Léo ?
00:51:37Oui, constat ce matin
00:51:38du baromètre
00:51:39des décideurs
00:51:39via Voice
00:51:40pour HEC L'Express
00:51:41et BFM Business,
00:51:43trois quarts d'entre eux
00:51:43estiment même
00:51:44que le niveau de vie
00:51:44des Français
00:51:45va se dégrader
00:51:47pendant l'année qui vient.
00:51:48Le pessimisme collectif
00:51:50gagne du terrain
00:51:50et il pousse les entreprises
00:51:52à revoir leurs priorités.
00:51:53Éline Lefaou.
00:51:55On est entré
00:51:56dans une ère
00:51:56d'installation des crises.
00:51:58C'est ce que constate
00:51:58Adrien Broche,
00:51:59directeur de l'étude.
00:52:01Avec la guerre
00:52:01au Moyen-Orient,
00:52:02les tensions inflationnistes
00:52:03et l'enchaînement
00:52:04des canicules,
00:52:05il n'est plus question
00:52:06de parler d'événements
00:52:07ponctuels
00:52:07mais bien d'un environnement
00:52:08durable.
00:52:09La priorité des entreprises
00:52:10n'est donc plus
00:52:11de savoir comment
00:52:12y faire face
00:52:12mais plutôt
00:52:13comment s'y préparer.
00:52:14À la sortie du Covid,
00:52:16donc fin 2020-2021,
00:52:18on était entré
00:52:18dans une ère
00:52:19vraiment de la résilience.
00:52:20Ça c'est toujours vrai
00:52:21mais il se trouve
00:52:22qu'on a progressivement
00:52:23muté, glissé
00:52:25vers l'ère
00:52:25des ajustements,
00:52:26des adaptations.
00:52:27C'est parce qu'on voit
00:52:28que ces crises
00:52:28se sont installées,
00:52:29parce qu'on voit
00:52:30que ces nouveaux rapports
00:52:31au travail,
00:52:31à la réussite,
00:52:32à l'investissement,
00:52:33ils ont muté
00:52:34et qu'ils sont toujours présents.
00:52:35Ces dernières années,
00:52:36plusieurs changements
00:52:37ont été observés en interne
00:52:38comme la question
00:52:39du télétravail,
00:52:40le recrutement
00:52:41ou le rapport à la hiérarchie.
00:52:42Mais un autre sujet
00:52:43est devenu central,
00:52:44la question de l'énergie.
00:52:46En réalité,
00:52:46elle s'est imposée
00:52:47dans le débat public
00:52:48quasiment depuis 2020
00:52:50et l'invasion
00:52:52de l'Ukraine
00:52:53par la Russie
00:52:53où d'abord,
00:52:55ça a pris la forme
00:52:56d'une question
00:52:58énergétique,
00:52:58ensuite de pouvoir d'achat
00:53:00et les deux
00:53:00se sont imbriqués
00:53:02directement.
00:53:02Et on voit quand même
00:53:03que très largement,
00:53:04la question énergétique
00:53:05est une source
00:53:06de préoccupations
00:53:07comme la question
00:53:08du travail
00:53:08dans à peu près
00:53:09tous les secteurs
00:53:09d'activité.
00:53:11Un enjeu
00:53:11qui s'invite déjà
00:53:12dans la présidentielle
00:53:13de l'année prochaine.
00:53:1488% des décideurs
00:53:16souhaitent que la question
00:53:17des prix de l'énergie
00:53:18occupe une place importante
00:53:19dans le débat,
00:53:20même si la moitié
00:53:21d'entre eux
00:53:21estiment qu'aucun président
00:53:23financiable ne semble
00:53:24comprendre vraiment
00:53:25ses enjeux.
00:53:25Et puis c'est une journée
00:53:26décisive pour Fibre Excellence,
00:53:28Léo.
00:53:28Le tribunal de commerce
00:53:29de Toulouse examine
00:53:30l'offre de Mathieu Pigasse
00:53:32déposée en dernière minute
00:53:33début juillet pour éviter
00:53:34la liquidation judiciaire
00:53:36aux fabricants
00:53:36de pâte à papier.
00:53:37Mais alors pour sauver
00:53:38les 670 salariés,
00:53:40le financier demande
00:53:41une aide de l'État
00:53:42trop importante
00:53:43au goût du gouvernement.
00:53:44Valentina Debi.
00:53:46Au cœur du dossier,
00:53:48une question,
00:53:48qui doit prendre
00:53:49le risque financier ?
00:53:50Le projet de Mathieu Pigasse
00:53:52prévoit plus de 100 000
00:53:53millions d'euros
00:53:53d'investissements
00:53:54pour redémarrer
00:53:55les usines,
00:53:56les moderniser
00:53:56et développer
00:53:57de nouvelles productions,
00:53:59notamment de la pâte fleuf
00:54:00destinée aux couches
00:54:01et aux protections hygiéniques.
00:54:02Mais sa holding combat
00:54:03n'apporterait directement
00:54:04que 5 millions d'euros
00:54:06au capital,
00:54:06complété par 3 millions
00:54:08venant d'autres
00:54:08investisseurs privés.
00:54:10Le banquier d'affaires
00:54:11demande encore environ
00:54:12110 millions d'euros
00:54:13de soutien public supplémentaire.
00:54:15De son côté,
00:54:16l'État rappelle
00:54:16avoir déjà consacré
00:54:17près de 90 millions d'euros
00:54:19à Fibre Excellence
00:54:20depuis 2021.
00:54:21Bercy est prêt
00:54:22à mobiliser 100 millions
00:54:23supplémentaires
00:54:24à travers des prêts,
00:54:25des garanties,
00:54:26des effacements de dettes
00:54:27ou encore une hausse
00:54:28du tarif de rachat
00:54:29de l'électricité
00:54:29produit par l'usine
00:54:30allant jusqu'à 20%.
00:54:32L'État est donc prêt
00:54:33à accompagner la reprise
00:54:34mais pas à porter seul
00:54:36l'essentiel du risque.
00:54:37Aujourd'hui,
00:54:38le tribunal devra déterminer
00:54:39si l'offre est suffisamment solide
00:54:41pour éviter la liquidation.
00:54:42Et puis la colère
00:54:43de Bernard Arnault
00:54:44hier soir
00:54:45après une enquête
00:54:46dans le journal Le Monde,
00:54:47le patron d'LVMH
00:54:48a pris la plume
00:54:49pour notamment démentir
00:54:51toute fissure
00:54:52dans sa famille
00:54:53en réaction
00:54:54au dernier article
00:54:55de la série
00:54:55qui l'a évoqué
00:54:56des rivalités
00:54:57entre ses enfants.
00:54:58Le milliardaire
00:55:00qui n'a pas nommé
00:55:00de successeur
00:55:01à ce jour
00:55:02rappelle que ses 5 enfants
00:55:03dirigent tous
00:55:04des maisons
00:55:05au sein de son groupe
00:55:06et il assure avec ironie
00:55:07qu'il s'appelle le dimanche.
00:55:09Merci beaucoup Léo Dumas.
00:55:108h07, les marchés.
00:55:15La tendance étienne
00:55:16à moins d'une heure
00:55:16de l'ouverture.
00:55:17Du vert,
00:55:18plus de 1,8%
00:55:19en préouverture
00:55:19pour le CAC 40.
00:55:20L'Europe devrait profiter
00:55:22de la nette baisse
00:55:23des cours du pétrole
00:55:24ce matin
00:55:24avec un baril de Brent
00:55:26qui flirte
00:55:27avec les 90 dollars
00:55:28sachant qu'en fin de semaine
00:55:29la semaine dernière
00:55:30nous étions proches
00:55:31des 100 dollars.
00:55:32Donc on est quand même
00:55:32sur un repli significatif
00:55:34avec Donald Trump
00:55:35qui a décidé
00:55:36de suspendre
00:55:37les attaques américaines
00:55:39envers l'Iran
00:55:40afin de donner
00:55:40un petit peu de temps
00:55:41à la diplomatie
00:55:42et donc forcément
00:55:43les cours du pétrole
00:55:43qui avaient fortement
00:55:44progressé ces dernières semaines
00:55:45plus de 40%
00:55:46depuis le début du mois
00:55:47de juillet
00:55:48temporisent un petit peu.
00:55:50C'est une semaine
00:55:50très importante
00:55:51en termes de résultats
00:55:52avec notamment
00:55:54LVMH
00:55:54qui va publier
00:55:55ses résultats
00:55:56ce soir
00:55:56après la clôture
00:55:57du CAC 40
00:55:58vous aurez également
00:55:59Michelin
00:55:59au total
00:56:00ce sont 30 sociétés
00:56:01du CAC 40
00:56:02qui vont publier
00:56:02leurs résultats
00:56:03cette semaine
00:56:03donc c'est de loin
00:56:04la semaine la plus importante
00:56:05de l'été
00:56:06du côté de Wall Street
00:56:07après Alphabet
00:56:08la semaine dernière
00:56:09vous aurez également
00:56:09mercredi et jeudi
00:56:11les autres GAFAM
00:56:12à savoir Microsoft
00:56:13Apple
00:56:14Amazon
00:56:15qui vont publier
00:56:16leurs résultats
00:56:17et puis la Fed
00:56:18également
00:56:18qui est attendue
00:56:19au tournant
00:56:20mercredi soir
00:56:20alors ces dernières semaines
00:56:21le marché n'attendait
00:56:22pas grand chose
00:56:23de la Fed
00:56:23mais là au vu
00:56:24des pressions inflationnistes
00:56:25et de la détermination
00:56:26du nouveau président
00:56:27Kevin Warch
00:56:28et bien désormais
00:56:28vous avez un marché
00:56:29qui intègre à 30%
00:56:30une hausse de taux
00:56:31dès ce mercredi
00:56:32ce qui est bien sûr
00:56:33pas négligeable
00:56:34bref on est sur une semaine
00:56:35sous haute tension
00:56:35sur les marchés actions
00:56:37merci beaucoup Etienne
00:56:41la French Tech
00:56:42ce matin
00:56:43c'est Mathieu Planté
00:56:44qui est avec moi
00:56:44cofondateur de W Platform
00:56:46W en français d'ailleurs
00:56:47W exactement
00:56:48société bordelaise
00:56:51née il y a 5 ans
00:56:52environ
00:56:53votre activité principale
00:56:54aujourd'hui
00:56:55c'est de capter le CO2
00:56:56issu de la fermentation
00:56:57du vin
00:56:58et de la bière
00:56:59expliquez-nous
00:56:59comment ça marche
00:57:00sur une exploitation
00:57:01vous vous mettez où
00:57:02vous captez quoi
00:57:03bonjour merci
00:57:04effectivement on capte le CO2
00:57:05il faut savoir
00:57:06qu'effectivement
00:57:07les viticulteurs
00:57:07lorsqu'ils récoltent un raisin
00:57:08ils le mettent en cuve
00:57:09et aujourd'hui
00:57:10dans ce process de fermentation
00:57:11le sucre qui est contenu
00:57:12dans le raisin
00:57:13se transforme en alcool
00:57:14et du CO2 sort de la cuve
00:57:15il va polluer le chai
00:57:17malheureusement
00:57:17et ensuite polluer l'atmosphère
00:57:18et en parallèle
00:57:20les viticulteurs
00:57:20sont amenés à acheter du CO2
00:57:22d'origine fossile
00:57:23qu'ils font rouler
00:57:23pour leur processus interne
00:57:25de fabrication du vin
00:57:26de production du vin
00:57:27et donc notre idée
00:57:28a été de concevoir
00:57:28un équipement
00:57:29qui leur permet de récupérer
00:57:30le CO2
00:57:30pour leur remettre à disposition
00:57:32leur propre CO2
00:57:33ça leur évite de polluer
00:57:34ça leur évite d'acheter
00:57:35du CO2 en externe
00:57:36Oui et on rappelle
00:57:37que ce CO2
00:57:38c'est très toxique
00:57:38en l'occurrence
00:57:39Alors effectivement
00:57:40oui tout à fait
00:57:40c'est un gaz inerte
00:57:42qui peut être dangereux
00:57:43voire mortel
00:57:44lorsqu'il est fortement
00:57:45concentré dans les chais
00:57:46Vous avez une vingtaine
00:57:47de clients actuellement
00:57:48dans les chais
00:57:49effectivement
00:57:49dans les microbrasseries
00:57:51aussi
00:57:52où vous vous mettez
00:57:53pour capter ce CO2
00:57:54moi j'ai du mal
00:57:55à imaginer
00:57:56où se trouvent ces capteurs
00:57:57et ces aspirateurs
00:57:58à CO2
00:57:59Tout à fait
00:57:59alors c'est pas exactement
00:58:00des aspirateurs
00:58:00mais effectivement
00:58:01c'est intéressant
00:58:01on se met en haute cuve
00:58:02et on vient avec un tuyau
00:58:04tout simplement
00:58:04capter physiquement ce CO2
00:58:05on prend le CO2
00:58:06excédentaire
00:58:07celui qui nous donne
00:58:08la cuve
00:58:08du brasseur
00:58:09ou du viticulteur
00:58:10et donc c'est un réseau
00:58:11de tuyauterie
00:58:11et qui amène le CO2
00:58:13vers nos équipements
00:58:15qui analyse en direct
00:58:16en fait
00:58:16la qualité du CO2
00:58:17pour pouvoir le réutiliser
00:58:18il faut qu'il soit
00:58:19de qualité alimentaire
00:58:20et donc ton métier
00:58:20c'est de le traiter
00:58:21justement
00:58:22pour qu'il soit de qualité alimentaire
00:58:23et on va le comprimer
00:58:24pour le passer
00:58:25d'un état gazeux
00:58:26à un état liquide
00:58:26afin qu'il occupe
00:58:27le moins de l'espace possible
00:58:28et qu'il puisse être
00:58:30réutilisé à la propriété
00:58:31pour fabriquer
00:58:32de la neige carbonique
00:58:33pour fabriquer
00:58:33de la carboglace
00:58:34parce que le gaz
00:58:35peut être aussi
00:58:35un état liquide
00:58:36et solide
00:58:37les viticulteurs
00:58:38ils ont l'obligation
00:58:39non de faire ça
00:58:40de capter
00:58:41et de réutiliser
00:58:43peut-être pas de réutiliser
00:58:44mais en tout cas
00:58:44d'enlever ce CO2
00:58:45de leurs exploitations
00:58:46des chaînes
00:58:47non ?
00:58:47oui effectivement
00:58:47donc il y a eu
00:58:48une loi qui passait
00:58:49une dizaine d'années
00:58:50dans le code du travail
00:58:51ça a été rappelé
00:58:52à l'Assemblée
00:58:52il y a deux ans
00:58:53et effectivement
00:58:54aujourd'hui
00:58:54il y a une obligation légale
00:58:56de mettre en place
00:58:57c'est une série de dispositifs
00:58:58pour capter le CO2
00:58:59en tout cas
00:59:00pour sécuriser au maximum
00:59:01le chai
00:59:02et donc aujourd'hui
00:59:03ils sont effectivement
00:59:04dans l'obligation
00:59:04de capter le CO2
00:59:05mais moins d'un pour cent
00:59:06aujourd'hui
00:59:06des exploitations
00:59:07on fait le pas
00:59:08ça vous laisse
00:59:08un très grand marché
00:59:09exactement
00:59:09et on a envie
00:59:10de le conquérir
00:59:11vous venez de lever
00:59:12d'ailleurs
00:59:12un million d'euros
00:59:13parce que là
00:59:13on parle déchets
00:59:14mais vous faites ça
00:59:15aussi sur la bière
00:59:16oui effectivement
00:59:17donc en fait
00:59:17on est né
00:59:17avec le monde du vin
00:59:18et vous savez
00:59:18que la viticulture
00:59:19est un peu en crise
00:59:20et donc on a essayé
00:59:21de voir un petit peu
00:59:21comment nos technologies
00:59:22et nos brevets
00:59:23peuvent être exploités
00:59:24sur d'autres marchés
00:59:25et le premier marché
00:59:26qui est arrivé
00:59:26c'est le marché brassicole
00:59:27puisque eux aussi
00:59:28ils fermentent
00:59:28et ils ont une utilisation
00:59:29du CO2 encore plus importante
00:59:30puisque en fait
00:59:31la bulle que vous retrouvez
00:59:32dans la bière
00:59:33c'est du CO2
00:59:34et donc aujourd'hui
00:59:35nos équipements
00:59:36sont utilisés
00:59:36dans quelques brasseries
00:59:37brasserie Zimuth
00:59:38une première
00:59:39qui a été
00:59:40brasserie Sainte-Colombes
00:59:41à Rennes
00:59:41et eux nous ont aidé
00:59:42à adapter un petit peu
00:59:43notre équipement
00:59:44pour passer du monde du vin
00:59:45au monde de la bière
00:59:46mais c'est la même techno
00:59:47et en fait
00:59:48ils récupèrent le CO2
00:59:49qu'ils génèrent
00:59:49et ils le réintroduisent
00:59:51dans la bière
00:59:51pour donner cette bulle
00:59:53comment vous allez faire
00:59:54pour multiplier
00:59:55le nombre de clients
00:59:56vous venez de lever
00:59:56un million là
00:59:57oui tout à fait
00:59:58on a levé
00:59:58donc c'est notre deuxième
00:59:59levée de fonds
01:00:00on a levé grâce à
01:00:01Demea Invest
01:00:01qui est notre premier
01:00:03investisseur
01:00:03le fonds Vitirev
01:00:04grâce à la région
01:00:05Nouvelle-Aquitaine
01:00:05et puis une plateforme
01:00:06de crowdfunding
01:00:07qui s'appelle Tudigo
01:00:08l'objectif c'est vraiment
01:00:09de se développer
01:00:10on a maintenant
01:00:11fiabilisé nos technologies
01:00:12on a nos premiers clients
01:00:13et on va passer
01:00:14par les distributeurs
01:00:15donc on a commencé
01:00:16à mettre en place
01:00:17un réseau distributeur
01:00:18en France
01:00:18et on a commencé
01:00:19aussi à l'international
01:00:20au Chili
01:00:20et en Australie
01:00:22combien ça coûte
01:00:23votre solution
01:00:24pour un exploitant
01:00:25c'est quoi
01:00:25c'est par fut
01:00:26c'est par quoi
01:00:27que ça se compte
01:00:29alors effectivement
01:00:30ça se compte
01:00:31par un équipement
01:00:31donc les budgets
01:00:32vont à près de 30 000 euros
01:00:33à 100 000 euros
01:00:35et en fait
01:00:36ça dépend énormément
01:00:37de la quantité de CO2
01:00:38qu'ils veulent récupérer
01:00:38il faut savoir
01:00:39qu'un hectolitre de vin
01:00:41génère 6 à 8 kilos
01:00:42de CO2
01:00:43et un hectolitre de bière
01:00:44à peu près 3 kilos
01:00:45donc ce sont des tonnes
01:00:46de CO2 qui sont émis
01:00:46et on dédesigne
01:00:48on dimensionne nos solutions
01:00:49en fonction du besoin
01:00:50de réutilisation
01:00:51vous travaillez aussi
01:00:52pour les microbrasseries
01:00:53on l'a dit
01:00:54mais votre solution
01:00:55pourrait s'adapter
01:00:56aux méthaniseurs
01:00:56oui tout à fait
01:00:57il faut savoir
01:00:58que les méthaniseurs
01:00:58qui sont connectés
01:00:59qui génèrent du biogaz
01:01:01génèrent autant de CO2
01:01:03que de biomethane
01:01:03et aujourd'hui
01:01:04dans on va dire
01:01:0580% des cas
01:01:06ce CO2 est perdu
01:01:07et donc l'idée
01:01:08était encore une fois
01:01:09de faire évoluer
01:01:09notre techno
01:01:10pour s'adapter
01:01:11à ce marché
01:01:11qui est en train
01:01:12de se développer
01:01:12on se le disait
01:01:13juste avant
01:01:14le début
01:01:14de cette interview
01:01:15à la base
01:01:16votre plateforme
01:01:17elle était faite
01:01:17pour finalement
01:01:18agréger toute la data
01:01:19qu'il y a
01:01:20dans les exploitations
01:01:21agricoles
01:01:21et l'utiliser au mieux
01:01:24pour les exploitants
01:01:25ce que vous nous dites
01:01:26c'est que vous avez
01:01:26un peu laissé de côté
01:01:27cette activité
01:01:27parce que pour le moment
01:01:28les exploitants
01:01:29soit ils ne sont pas prêts
01:01:30et ils ne sont pas du tout
01:01:31digitalisés
01:01:32soit ils sont trop prêts
01:01:33et trop digitalisés
01:01:34mais en tout cas
01:01:34on est dans un entre deux
01:01:35qui fait que pour le moment
01:01:36vous avez mis ça en pause
01:01:37oui effectivement
01:01:38je travaille pendant 15 ans
01:01:39dans le monde du logiciel
01:01:40donc j'avais une grosse appétence
01:01:41pour essayer d'aider
01:01:42les viticulteurs
01:01:43à en fait mieux analyser
01:01:44leur historique de données
01:01:45par rapport aux données récentes
01:01:47pour pouvoir mieux anticiper
01:01:48les phénomènes
01:01:49qui évoluent de plus en plus vite
01:01:50et l'idée c'était
01:01:52de leur donner un outil
01:01:52qui leur permet de fédérer
01:01:53toute cette data
01:01:54donc des data
01:01:55qui viennent du chais
01:01:56qui viennent de la vigne
01:01:56via des capteurs
01:01:57on voit de plus en plus
01:01:58de capteurs qui apparaissent
01:01:59dans les propriétés
01:02:00et chaque capteur vient
01:02:01avec une interface graphique
01:02:02et l'idée c'était
01:02:03de leur éviter
01:02:03d'avoir 15 écrans à regarder
01:02:04pour prendre la bonne décision
01:02:05mais de leur permettre
01:02:06de fédérer toutes ces données
01:02:08au même endroit
01:02:08pour justement les aider
01:02:09à prendre les bonnes décisions
01:02:10là il faudra finalement
01:02:12un renouvellement
01:02:13des générations
01:02:13dans les exploitants
01:02:14les exploitations agricoles
01:02:16votre business aussi bien
01:02:17sur le CO2
01:02:19que sur les data
01:02:20il va exploser
01:02:21dans les 5 années qui viennent
01:02:22on peut espérer
01:02:23ah oui oui
01:02:24mais on espère
01:02:24dans les cours
01:02:25un cube même effectivement
01:02:25qu'il explose
01:02:26effectivement nous aujourd'hui
01:02:27on utilise cette plateforme
01:02:28parce qu'elle nous aide énormément
01:02:29à pouvoir voir nos équipements
01:02:30remonter des données en temps réel
01:02:31et puis on la met à disposition
01:02:33chez Toulatour par exemple
01:02:34commencent à l'utiliser
01:02:34pour justement optimiser
01:02:36leur consommation énergétique
01:02:37on sait que la ressource en eau
01:02:38aussi est vitale pour eux
01:02:39et donc en ayant une plateforme
01:02:41qui permet de regrouper
01:02:42toutes les données
01:02:42sur leur utilité
01:02:43sur leur énergie
01:02:44et leur consommation
01:02:45ça va permettre
01:02:45d'être encore plus vertueux
01:02:46et d'aller vers une responsabilité
01:02:48sociétale et environnementale
01:02:50de plus en plus efficiente
01:02:51merci beaucoup
01:02:51Mathieu Panté
01:02:52d'être venu ce matin
01:02:53cofondateur de W Plateforme
01:02:55dans la matinale
01:02:55de l'économie
01:02:57dans un instant
01:02:58parole de patron
01:02:59on va parler de l'avenir
01:03:00de l'événementiel
01:03:00avec l'e-sport
01:03:01notamment à tout de suite
01:03:03Good Morning Business
01:03:04le journal
01:03:068h31
01:03:07les titres Léo
01:03:08une troisième nuit
01:03:09sans frappe
01:03:10au Moyen-Orient
01:03:11pour laisser de la place
01:03:12à la diplomatie
01:03:13selon Washington
01:03:14les Canadiens inaugurent
01:03:16leur nouveau pont
01:03:17avec les Etats-Unis
01:03:17mais sans les Américains
01:03:19et puis
01:03:19entrée fracassante
01:03:21ce matin
01:03:21la bourse de Shanghai
01:03:22pour le champion chinois
01:03:23des puces mémoire
01:03:27il y a donc
01:03:28une nouvelle pause
01:03:29dans les hostilités
01:03:30au Moyen-Orient
01:03:31pas de bombardement
01:03:32américain sur l'Iran
01:03:33depuis vendredi soir
01:03:34et pas de réplique
01:03:35iranienne
01:03:35sur les pays du Golfe
01:03:36non plus
01:03:37de quoi donc faire
01:03:38rechuter les cours
01:03:39du pétrole
01:03:39ce matin
01:03:40le baril de Brent
01:03:41perd plus de 6%
01:03:42juste au-dessus
01:03:43des 90 dollars
01:03:44avec cette perspective
01:03:45d'un retour
01:03:45à la solution diplomatique
01:03:47évoquée ces dernières heures
01:03:48par l'ambassadeur américain
01:03:49l'ONU
01:03:50Mike Walls
01:03:54cela laisse une marge
01:03:55de manœuvre
01:03:56à la diplomatie
01:03:56cela lui accorde
01:03:57un peu de temps
01:03:58bien sûr le président
01:03:59a tenté la voie diplomatique
01:04:01l'année dernière
01:04:01il a tenté à nouveau
01:04:03cette année
01:04:03c'est un président de paix
01:04:05il donne une chance
01:04:06à la diplomatie
01:04:06nous verrons bien
01:04:07dans les jours à venir
01:04:08mais ne vous y trompez pas
01:04:09des moyens militaires
01:04:10supplémentaires
01:04:11sont en train
01:04:12d'être déployés
01:04:12dans la région
01:04:13et il devrait croire
01:04:14le président
01:04:14lorsqu'il affirme
01:04:15qu'ils sont prêts
01:04:16à intervenir
01:04:16et que toutes les options
01:04:17sont sur la table
01:04:20Mike Walls
01:04:20qui en profite là aussi
01:04:21pour démentir
01:04:22tout manque
01:04:23de munitions
01:04:24des Etats-Unis
01:04:25alors que selon
01:04:25New York Times
01:04:26la pause dans les bombardements
01:04:28s'explique par l'affaiblissement
01:04:29des stocks
01:04:30de systèmes d'interception
01:04:31et d'équipements défensifs
01:04:32qui protègent
01:04:33les pays du Golfe
01:04:34des représailles
01:04:35de l'Iran
01:04:36Téhéran
01:04:36qui par ailleurs
01:04:38menace de riposter
01:04:39à une attaque
01:04:40de l'Ukraine
01:04:41contre l'Inde
01:04:41ses navires marchands
01:04:42ce week-end
01:04:43en mer Caspienne
01:04:44Volodymyr Zelensky
01:04:45avait confirmé
01:04:46plutôt
01:04:46la réussite
01:04:48de tirs
01:04:48longue portée
01:04:49visant notamment
01:04:50des cargaisons militaires
01:04:51impliquant l'Iran
01:04:52dans ce secteur
01:04:53l'Iran qui affirme
01:04:54n'être jamais intervenu
01:04:55dans le conflit
01:04:55entre l'Ukraine
01:04:56et la Russie
01:04:56Sur les questions
01:04:57commerciales
01:04:58Léo
01:04:58la tension est à son comble
01:04:59entre les Etats-Unis
01:05:00et le Canada
01:05:01Et le symbole
01:05:02c'est le pont
01:05:02Gordia
01:05:03aux structures
01:05:04toutes neuves
01:05:05qui relient Windsor
01:05:07dans l'Ontario
01:05:07à Détroit
01:05:08et l'ouvre
01:05:08à la circulation
01:05:09aujourd'hui
01:05:10mais son inauguration
01:05:11s'est déroulée
01:05:12en Katimini
01:05:13vendredi
01:05:14sans les Américains
01:05:15à qui Ottawa
01:05:15a tout simplement
01:05:16retiré l'invitation
01:05:17après les dernières
01:05:18menaces douanières
01:05:19de la Maison-Blanche
01:05:20Justine Vassaigne
01:05:21Il serait inapproprié
01:05:23de maintenir
01:05:24un événement festif
01:05:25entre les deux pays
01:05:26assume le ministre
01:05:27des infrastructures canadiens
01:05:28le pont international
01:05:30Gordia
01:05:30destiné à devenir
01:05:31l'un des corridors
01:05:32commerciaux
01:05:32les plus importants
01:05:34d'Amérique du Nord
01:05:34ouvre bien
01:05:35à la circulation
01:05:36aujourd'hui
01:05:37mais son inauguration
01:05:38a été réduite
01:05:39au strict minimum
01:05:40seuls quelques représentants
01:05:42canadiens
01:05:42ont fait le déplacement
01:05:43vendredi dernier
01:05:44les nouvelles menaces
01:05:45de droite douane
01:05:46de Donald Trump
01:05:46ont envenimé
01:05:47des relations
01:05:48déjà très tendues
01:05:49entre les deux voisins
01:05:50le 19 août
01:05:5120 milliards de dollars
01:05:53de produits canadiens
01:05:54comme le vin
01:05:54les produits laitiers
01:05:55mais aussi les crosses
01:05:56de hockey
01:05:56seront taxés
01:05:57à hauteur de 50%
01:05:59l'ouverture du pont
01:06:00en construction
01:06:01depuis 8 ans
01:06:02avait déjà été repoussée
01:06:03de plusieurs semaines
01:06:04suite à un désaccord
01:06:05entre les deux pays
01:06:06sur le partage
01:06:07des recettes
01:06:08mais attendre davantage
01:06:09n'était pas une option
01:06:10tant ce pont est crucial
01:06:12pour les économies
01:06:13américaines et canadiennes
01:06:14plus de 100 milliards
01:06:15de dollars de marchandises
01:06:16pourraient y être
01:06:17transportés chaque année
01:06:18l'actualité des entreprises
01:06:20et cette séance historique
01:06:21ce matin à Shanghai
01:06:21Léo
01:06:22avec les débuts
01:06:22en fanfare de CXMT
01:06:25acteur des mémoires RAM
01:06:26dont les prix se sont envolés
01:06:28avec la demande
01:06:29liée à l'intelligence artificielle
01:06:30alors Etienne Braque
01:06:31l'entreprise a levé
01:06:33presque 9 milliards de dollars
01:06:35ce qui en fait
01:06:35la plus grosse introduction
01:06:36en bourse de l'année
01:06:37en Chine
01:06:37Oui en Chine Continentale
01:06:39c'est un acteur
01:06:39qui est assez jeune
01:06:40CXMT
01:06:41acteur qui a été créé
01:06:42en 2016
01:06:43donc pile 10 ans
01:06:44et donc ils ont décidé
01:06:45de s'introduire en bourse
01:06:47c'était dans les carnets
01:06:49depuis plusieurs jours
01:06:50maintenant
01:06:50première séance ce matin
01:06:51séance en forte hausse
01:06:53quasiment 500%
01:06:55dans les premières heures
01:06:56de cotation
01:06:56ce qui fait que CXMT
01:06:57est passé devant
01:06:59la banque chinoise
01:07:00ICBC
01:07:01et c'est ainsi devenu
01:07:02l'entreprise
01:07:03en termes de capitalisation
01:07:04la plus importante
01:07:05de Chine Continentale
01:07:06donc c'est quand même
01:07:07pas neutre
01:07:07c'est le quatrième acteur
01:07:09tout de même
01:07:09aujourd'hui sur ce marché
01:07:11des mémoires RAM
01:07:12un marché qui est en plein
01:07:13boom
01:07:13que ce soit en termes
01:07:15de volume
01:07:15mais également en termes
01:07:16de prix
01:07:17puisqu'on a une pénurie
01:07:18bien sûr
01:07:19de mémoire RAM
01:07:20avec vous l'avez vu
01:07:21ces dernières semaines
01:07:22SKNX, Micron
01:07:23ou encore Samsung
01:07:24donc forcément
01:07:25vous avez à court terme
01:07:26une entreprise
01:07:26qui a un boulevard
01:07:27d'autant plus
01:07:28que vous avez
01:07:28certaines sociétés
01:07:29qui sont contraintes
01:07:30de se tourner vers elles
01:07:31à commencer notamment
01:07:32par Apple
01:07:33qui s'est rapproché
01:07:34ces derniers jours
01:07:34de CXMT
01:07:35afin de diversifier
01:07:37sa chaîne d'approvisionnement
01:07:38et d'être sûr
01:07:39d'avoir ces fameuses
01:07:40mémoires RAM
01:07:40afin d'avoir
01:07:42en temps et en heure
01:07:43le nouvel iPhone
01:07:43qui va sortir
01:07:44au mois de septembre
01:07:45Merci messieurs
01:07:46On a fini pour le journal
01:07:47Léo ?
01:07:48Une dernière info
01:07:49avec ce contrat
01:07:50ce matin annoncé par EDF
01:07:51avec Technip Energy
01:07:52qui va l'accompagner
01:07:54dans la réalisation
01:07:54du programme de construction
01:07:55des futurs EPR2
01:07:58un accord qui n'est pas exclusif
01:08:00et dont le montant
01:08:01n'a pas été dévoilé
01:08:018h36
01:08:02les marchés
01:08:06On est toujours dans le vert
01:08:07à 20 minutes de l'ouverture
01:08:08Etienne ?
01:08:09Du vert
01:08:09grâce notamment
01:08:10à une nette détente
01:08:11des cours du pétrole
01:08:12ce matin
01:08:12que ce soit sur le Brent
01:08:13mais également sur le WTI
01:08:15deux références
01:08:16qui sont quasiment
01:08:17à 90 dollars
01:08:18c'est quand même
01:08:18un événement
01:08:19sachant que la semaine dernière
01:08:20nous étions au-delà
01:08:21des 100 dollars
01:08:22sur le baril de Brent
01:08:23c'était une première
01:08:24depuis le mois de mai
01:08:25nette détente
01:08:26des cours du pétrole
01:08:27néanmoins
01:08:27il ne faut pas oublier
01:08:28que le pétrole
01:08:29avait gagné 40%
01:08:30sur les trois premières
01:08:31semaines du mois de juillet
01:08:33les marchés
01:08:34qui regardent un petit peu
01:08:35ce qui se passe
01:08:36au Moyen-Orient
01:08:36avec donc une petite accalmie
01:08:38les Etats-Unis
01:08:39qui ont arrêté
01:08:40leur tir envers l'Iran
01:08:41et puis des marchés
01:08:42qui sont dans l'attente
01:08:44de ces fameux
01:08:45résultats d'entreprise
01:08:46un tiers du S&P 500
01:08:47va dévoiler ses résultats
01:08:48cette semaine
01:08:49dans le CAC 40
01:08:49vous avez 30 sociétés
01:08:50qui vont dévoiler
01:08:51leurs résultats
01:08:52ça commence ce soir
01:08:52avec Michelin
01:08:53et surtout LVMH
01:08:54en attendant
01:08:55il faudra regarder
01:08:56tout à l'heure
01:08:56à Nevers AstraZeneca
01:08:57qui a publié ses résultats
01:08:59secteur pharmaceutique
01:09:00bien sûr AstraZeneca
01:09:01avec des résultats
01:09:02qui étaient légèrement
01:09:03au-delà des attentes
01:09:04c'est un titre
01:09:05qui est coté à Londres
01:09:06et qu'il faudra donc
01:09:07suivre tout à l'heure
01:09:07à Nevers
01:09:08Merci Etienne
01:09:09je vous laisse les mains
01:09:10les commandes
01:09:10dans un instant
01:09:11le club de la bourse
01:09:12avec Wilfried Galland
01:09:13directeur stratégique
01:09:14de Montpensier Finance
01:09:15et Florian Lelpo
01:09:17en charge de la macroéconomie
01:09:18chez Lombard
01:09:18Audier IM
01:09:20c'est Good Morning Market
01:09:21moi je vous retrouve
01:09:22demain juste avant
01:09:237h sur BFM Business
01:09:24très bonne journée
Commentaires