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Samedi soir, les autorités locales ont décidé de nouvelles évacuations dans plusieurs communes près de Bordeaux, dont Cestas, 55.000 habitants, alors que l'incendie n'est toujours pas fixé en Gironde. Au total, environ 200.000 personnes ont dû quitter leur domicile ou leur lieu de vacances en raison des feux dans l'Hexagone.
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00:00Progression, 42 000 hectares totalement ou partiellement détruits, soit 10 000 de plus qu'hier, 240 maisons environ impactées.
00:17Heureusement, on n'a pas à date connaissance de blessés, sauf chez les sapeurs-pompiers,
00:24où le bilan s'alourdit puisqu'on a plus, évidemment, de soldats du feu qui sont atteints, pas forcément de
00:33façon grave, mais je voulais le souligner.
00:36Qu'est-ce qui s'est passé ? Nous avons été confrontés hier soir à un nouvel épisode d'orage
00:42de feu,
00:44c'est-à-dire le même phénomène incroyable, inédit, inconnu que celui qui s'est déroulé vendredi dernier
00:52au moment où on a découvert qu'on changeait de dimension, si je puis dire.
00:56Nous avons échangé cet après-midi avec le directeur du SDIS, l'équipe des préfets,
01:04avec un groupe d'experts, un groupe d'experts nationaux et internationaux,
01:09qui ont une fine connaissance de ces phénomènes.
01:14Et ça nous permet de comprendre, de comprendre, de confirmer qu'il s'agit là d'un phénomène parfaitement imprévisible
01:23qui combine, je ne veux pas rentrer dans des détails scientifiques parce que je n'en ai pas la maîtrise
01:28suffisante,
01:29mais de ce que j'ai compris, qui combine à la fois l'incendie, le feu, de l'orage,
01:36avec l'orage qui produit lui-même avec ses impacts de nouveaux départs de feu et avec du vent.
01:42Et le vent également attise le feu.
01:45Le tout dans un territoire, dans un département qui a une des plus grandes forêts d'Europe,
01:51donc une matière combustible à profusion pour cet incendie.
01:57Et par conséquent, quand ce phénomène se produit, il se produit en fin de journée et une partie de la
02:04nuit,
02:05avant de s'apaiser, mais il se produit de manière non anticipable et il a des conséquences non prévisibles.
02:15Alors évidemment, avec toutes ces incertitudes, la manœuvre est encore plus compliquée.
02:23En tous les cas, cette situation nous a conduits une nouvelle fois à procéder à des évacuations préventives dans la
02:32nuit.
02:33Préventives.
02:34Alors je vous remercie encore une fois, mais je le ferai chaque jour, aussi longtemps que nécessaire.
02:39Je remercie les élus, les maires, qui sont vraiment formidables.
02:43Mais je remercie aussi les habitants, les habitants qui voient ainsi leur vie bouleversée.
02:51Donc cette nuit, plus de 50 000 personnes ont à nouveau quitté 23 communes où elles résidaient,
02:58ce qui porte le total des personnes évacuées dans le département depuis mercredi dernier à 220 000 personnes.
03:05C'était la première mesure que nous avons prise en lien avec les chapeurs-pompiers pour faciliter leur travail et
03:12surtout pour épargner des vies.
03:14Ensuite, nous avons fermé l'A63.
03:18L'A63 entre Bordeaux, le Teche et l'Hyposteille dans les Landes.
03:25Et nous avons, parce que le feu a franchi cette ligne, nous avons aussi...
03:29Enfin, la ligne de chemin de fer entre Bordeaux et Arcachon a été fermée.
03:35Les sapeurs-pompiers, les gendarmes, les policiers, l'armée, les soignants, et puis nous aussi ici à la préfecture.
03:43Bref, c'est tout l'État local et national qui est mobilisé, ainsi que les élus qui nous apportent un
03:51très grand soutien.
03:52Des renforts supplémentaires ont encore convergé vers la Gironde.
03:58Et à date, ce sont plus de 2 500 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés dans des renforts européens.
04:06Ce sont plus de 18 moyens aériens, dont des vecteurs européens.
04:111 500 militaires, 1 200 forces de sécurité intérieure et 450 associations de sécurité civiles.
04:22La sécurisation des villes qui ont été évacuées est assurée par les gendarmes et les policiers,
04:28selon l'endroit où ces communes se situent, mais aussi par les sentinelles
04:32que le ministère des Armées a mobilisées et qui font des patrouilles.
04:39Je voudrais vous dire que, malgré la gravité incroyable de la situation,
04:43on constate encore des comportements... Comment vais-je les qualifier ?
04:47Des comportements inadmissibles et, je dirais, presque criminels.
04:52Dans le langage courant, sans qualification pénale, je ne suis pas procureur de la République.
04:57Pensez qu'ont été interpellés par les forces de sécurité intérieure hier
05:01un individu qui fumait dans la forêt
05:04et deux autres qui étaient en train de faire un barbecue dans la forêt.
05:08Voilà. On en est. Les bras nous en tombent.
05:12Et évidemment, ces personnes ont été immédiatement interpellées et placées en garde à vue.
05:16Je ne doute pas que le procureur de la République ait la réponse ferme qui s'impose,
05:22parce que c'est aussi son intention.
05:24À l'inverse, heureusement, et c'est sans doute la majorité, il y a beaucoup d'élans de solidarité.
05:29Il y a des entreprises, grandes et petites, qui ont décidé de libérer immédiatement,
05:33parmi leurs salariés, les sapeurs-pompiers volontaires,
05:38pour qu'ils viennent renforcer les équipes du contrôleur général Vermelaine,
05:44parce qu'il faut penser aussi au repos des hommes, des effectifs.
05:49Ça vaut pour les pompiers comme pour les gendarmes et les policiers, naturellement,
05:53et comme pour nous aussi.
05:57Donc voilà, il y a des entreprises qui ont décidé de libérer tous leurs agents sapeurs-pompiers volontaires.
06:03Je pense aux grandes enseignes qui ont livré des produits alimentaires dans les centres d'accueil.
06:08Et puis je pense aussi aux initiatives individuelles,
06:13des particuliers qui se font connaître et qui sont prêts à accueillir chez eux,
06:18à héberger des personnes évacuées pour qu'elles ne se retrouvent pas dans un centre d'accueil.
06:23Alors les agriculteurs, j'en ai parlé hier, les agriculteurs aussi sont très mobilisés,
06:27parce que la générosité fait partie de leur culture.
06:31Ils sont très mobilisés avec leurs tracteurs et leurs tonnes à eau
06:34pour aller apporter de l'eau au plus près des sapeurs-pompiers.
06:38Mais je le dis, nous ne souhaitons pas que les agriculteurs prennent d'initiatives individuelles.
06:44Nous ne souhaitons pas retrouver des tracteurs avec des tonnes à eau
06:47qui se promènent un peu partout à la recherche des pompiers.
06:52Cela doit être organisé.
06:54Nous l'avons dit hier, il y a un fichier pour s'inscrire sur le site de la Chambre d
06:58'agriculture de la Gironde.
07:00Et ensuite, sur la base de ces inscriptions, de ces volontaires qui se déclarent,
07:05il y a une organisation avec les sapeurs-pompiers.
07:07Il faut qu'on puisse apporter de l'eau aux sapeurs-pompiers
07:11pour limiter leurs allées et venues pour recharger,
07:13mais de manière ordonnée et de manière sécurisée.
07:16Voilà. Moi, je ne veux pas qu'il y ait d'agriculteurs qui soient pris dans les flammes
07:21et qui soient blessés ou pire.
07:24Donc la générosité, c'est très bien, à condition que ce soit organisé.
07:29Et donc c'est aux sapeurs-pompiers de s'en occuper.
07:34Sinon, nous ne souhaitons pas que les agriculteurs interviennent de manière spontanée.
07:39Voilà. Je vais passer dans une seconde la parole à Cécile Tagliana,
07:44qui est la directrice générale adjointe de l'Agence régionale de santé au sujet des fumées,
07:48puisque naturellement, cet incendie provoque des fumées
07:53qui arrivent jusqu'à la métropole et bien plus loin.
07:56Et donc peut-être, Cécile, si vous voulez bien dire quelle est la situation.
08:03Nous avons aussi notre DREAL, c'est-à-dire le directeur qui s'occupe des enjeux de qualité de l
08:12'air.
08:13Et à partir de la qualité de l'air, de la mesure de la qualité de l'air,
08:17il revient à l'Agence régionale de santé de définir des préconisations.
08:21Et voilà, je donne donc la parole à Cécile Tagliana.
08:25Merci, Madame la préfète.
08:28Effectivement, on est sur un événement tout à fait exceptionnel,
08:32avec donc la nécessité de donner des directions,
08:37des recommandations assez précises à la population face à ce qui peut être anxiogène.
08:43On a dépassé les seuils d'alerte aux particules fines dans quatre départements de la région,
08:50donc à cause de ces incendies exceptionnels.
08:54Et donc, les recommandations ont été émises avec un communiqué de presse,
09:00et je voudrais ici les rappeler et peut-être les préciser.
09:04Ces recommandations, elles sont valables.
09:06Ce sont les recommandations habituelles, déjà validées scientifiquement,
09:10pour les personnes qui se trouvent à proximité d'un foyer d'incendie ou à distance,
09:15mais qui subissent l'impact des fumées de ces feux de forêt.
09:19Donc, quand vous êtes dans le panache ou que vous voyez cet impact,
09:23et donc, ça peut évoluer en fonction du vent, de la direction du vent.
09:27La principale recommandation, qui ne paraît peut-être pas logique à tout le monde,
09:32mais c'est de sortir le moins possible.
09:34Il y a plus de fumée à l'extérieur qu'à l'intérieur,
09:37donc de limiter le temps passé à l'extérieur.
09:40Donc, aussi, d'éviter que l'air extérieur rentre,
09:43donc de garder les fenêtres fermées,
09:45et de n'aérer que lorsqu'on n'est plus dans le panache du vent,
09:48parce que le vent a tourné dans le panache de la fumée.
09:52La troisième recommandation, c'est d'éviter les efforts physiques.
09:56Un effort physique entraîne que l'on respire davantage,
09:59et donc qu'on va respirer davantage de particules fines.
10:03Ça augmente la fréquence cardiaque,
10:04qui implique là aussi que la respiration est plus forte.
10:07Donc, éviter les efforts physiques pour toutes les personnes pour lesquelles c'est possible.
10:13Évidemment, la recommandation ultime,
10:15c'est quand on a vraiment une difficulté à respirer, un malaise,
10:19il faut appeler le SAMU, le centre 15,
10:21et on en revient là à la nécessité qu'on a d'avoir assez,
10:26après, de transports sanitaires pour aller chercher les gens qui auraient ces difficultés,
10:31et donc à la solidarité régionale et nationale qui s'est organisée
10:34pour que le SAMU dispose d'assez de transports pour aller chercher non seulement
10:38les personnes qui sont directement impactées par l'incendie et les évacuer,
10:42mais aussi ces personnes qui pourraient être impactées par les conséquences sanitaires de l'incendie.
10:48Ces recommandations vont être précisées.
10:52Pourquoi ?
10:53Parce que ces recommandations, elles sont valables pour la population générale,
10:56et elles sont valables en priorité pour les personnes à risque.
10:58Les personnes à risque sont les personnes qui ont une affection cardio-respiratoire,
11:02ça paraît assez logique, mais pas que respiratoire,
11:05aussi une affection cardiaque qui les rend donc plus susceptibles
11:09d'avoir des difficultés avec ces particules fines.
11:11Ce sont aussi les personnes qui ont des affections chroniques,
11:14la plus connue évidemment étant le diabète,
11:16et qui ont une fragilité intrinsèque.
11:20Et les personnes âgées, puisqu'elles ont toujours moins de capacités respiratoires,
11:24donc elles peuvent être plus sujettes à ces difficultés,
11:26ou les femmes enceintes également,
11:29qui respirent davantage en rotation du rythme cardiaque pendant la grossesse.
11:34Donc, ce qui va être précisé, c'est notamment pour ces personnes,
11:38mais aussi pour la population générale,
11:41l'impact plus précis du monoxyde de carbone.
11:47Ça va être...
11:49On a des spécialistes qui viennent de la préfecture de police de Paris,
11:52qui vont aider à mesurer plus finement, en différents points du territoire,
11:56la concentration en CO, puisqu'aujourd'hui, on a des points qui sont plus espacés.
12:02À partir de ce niveau de concentration qui va être mesuré,
12:06donc ça va commencer, ils arrivent aujourd'hui,
12:09il sera décidé, avec ces spécialistes et les spécialistes de la région Nouvelle-Aquitaine,
12:14notamment le centre anti-poison que vous devez connaître,
12:18une stratégie par rapport à cette concentration.
12:22Donc, on verra en fonction de cette concentration,
12:25puisque habituellement, on connaît bien les intoxications au CO,
12:28mais en intérieur.
12:30En extérieur, déjà, on n'est pas du tout normalement sur les mêmes concentrations
12:34que ce qu'on peut avoir, vous savez, pendant l'hiver,
12:36avec les problèmes de poils pendant l'hiver.
12:39En extérieur, on le connaît moins, l'impact.
12:41Donc, on va mesurer ça plus finement et donc pouvoir très prochainement
12:45donner des recommandations plus précises par rapport à ce problème spécifique.
12:49En attendant, recommandation toujours de ne pas sortir,
12:53de sortir le moins possible, si c'est possible,
12:59de sortir en faisant le moins d'efforts possibles.
13:03Et ce qui est mis à disposition, ce sont des masques FFP2.
13:07Il y a des stocks stratégiques au niveau de l'État et des stocks régionaux
13:11qui sont actuellement distribués pour permettre aux personnes,
13:16surtout les plus fragiles d'abord, de disposer de cet élément de protection.
13:20Le masque FFP2 va filtrer les particules fines.
13:23Un masque FFP1 ou un masque classique n'est pas utile.
13:26Malheureusement, ce n'est pas du tout le Covid, ce n'est pas la même chose.
13:30Là, il faut un masque FFP2.
13:32Donc, un masque FFP2, on peut le garder à peu près 8 heures pendant la journée.
13:37Il reste efficace.
13:38Le masque FFP2, c'est pour sortir.
13:40C'est donc pour les gens qui doivent sortir, s'ils le doivent, qu'ils sont fragiles,
13:44mettre le masque FFP2.
13:45À l'intérieur, il n'est pas utile de garder un masque FFP2,
13:49surtout si on a bien suivi les recommandations et fermé les fenêtres qu'on n'a pas trop aérées.
13:54Ces masques, ils sont donc acheminés déjà et ils ont été distribués aux pharmacies de garde.
14:00Vous savez qu'il y a un réseau assez dense de pharmacies de garde dans tous les départements.
14:03Donc, les pharmacies de garde les ont.
14:06La liste est disponible sur le site de l'ARS et facilement trouvable sur Internet.
14:12Pour l'instant, avec les stocks qui ont été distribués, donc 2,5 millions de stocks de masques
14:18et qui sont en cours de... En même temps qu'on les distribue, on reconstitue les stocks.
14:23Donc, il y en a d'autres qui arrivent.
14:25On recommande pour l'instant la distribution de deux masques par personne fragile.
14:29Ils sont gratuits, bien évidemment.
14:31Ces masques des stocks stratégiques de l'État, ils sont gratuits.
14:34À partir de lundi, donc demain, les pharmacies qui ne sont pas de garde, les pharmacies classiques,
14:40seront aussi approvisionnées par le système de logistique des pharmacies,
14:45avec la Gironde et l'Élande, évidemment, en priorité,
14:47puisque ce sont ceux qui sont le plus en proximité dans le panache de fumée.
14:52L'idée est d'avoir, pour autant que cet événement durera malheureusement,
14:58une quinzaine de masques par semaine avec un élargissement des personnes prioritaires
15:02vers l'ensemble de la population qui en a besoin,
15:05parce qu'elle doit sortir de chez elle, et c'est évidemment la majorité de la population.
15:11Je précise une dernière chose.
15:13Effectivement, c'est bien pour sortir les masques FFP2.
15:15On ne dort pas avec non plus.
15:16On n'est pas la peine.
15:18Donc, voilà les mesures qui sont mises en place,
15:22et donc avec des recommandations plus précises à venir dans les heures ou le demain sur l'ECO.
15:29— Très bien. Merci, Cécile.
15:33Alors, le travail des journalistes...
15:39Il y a aussi un début de...
15:41Le mouvement n'est pas simple, mais ça y est, il est engagé par l'ARS.
15:47Vous savez qu'on a évacué un certain nombre d'EHPAD,
15:50et du coup, les personnes qui étaient dans les EHPAD ont été accueillies
15:55dans des centres d'hébergement provisoires ouverts par les maires.
16:01C'était une mesure d'urgence.
16:04Ça ne peut pas être une mesure durable.
16:06Donc, l'Agence régionale de santé, en lien avec le réseau national,
16:13avec la ministre de la Santé, a commencé à repérer des places
16:18vers lesquelles pourraient être évacués, orientés,
16:22après ce sas de premier accueil, les personnes qui en ont besoin.
16:28Le mouvement a commencé et va se poursuivre en privilégiant d'abord
16:35ceux qui sont les plus fragiles, les plus en difficulté scènes médicales.
16:44Et puis ensuite, on passera aux autres personnes âgées.
16:48Mais je crois que c'est important, et peut-être que demain,
16:50c'est s'il se sera bien de faire un point pour les journalistes,
16:55pour la presse aussi, pour informer les familles,
16:58parce que ce n'est pas évident qu'on trouve toutes les places dans le département.
17:02Et donc, il faudra qu'on assure le lien d'information, évidemment,
17:06avec les familles pour que l'accompagnement puisse se faire au mieux.
17:11Voilà. Alors, qu'est-ce qui est devant nous maintenant ?
17:13Qu'est-ce qui est devant nous maintenant ?
17:15D'abord, à partir de mardi, hélas, les températures remontent,
17:19et on va revenir dans des étiages très élevés, 38-40.
17:24Ça n'est pas un facteur favorisant.
17:27Ça n'est pas un facteur qui va nous aider.
17:29C'est un facteur qui pourrait, j'utilise le conditionnel,
17:34qui pourrait aggraver le phénomène.
17:37En conséquence, ce que je peux dire aujourd'hui,
17:43et nous sommes en train de réfléchir à d'autres mesures,
17:46mais ce que je peux dire aujourd'hui,
17:47c'est qu'il n'y aura pas de retour possible,
17:51je le redis, je l'ai dit hier,
17:52mais il n'y aura pas de retour possible dans les collectivités évacuées,
17:57tant que même si le feu est passé à côté,
18:00puisque nous avons procédé à des évacuations préventives,
18:04mais il n'y aura pas de retour dans ces collectivités évacuées,
18:07tant que le feu ne sera pas fixé.
18:09Il n'est pas fixé, il va progresser,
18:12et peut-être s'aggraver selon les conditions climatiques,
18:18mais nous allons dans un instant,
18:21je vais passer la parole à Marc Vermelon,
18:23le directeur du SDIS,
18:24et aussi à Pierre Massé,
18:26qui est un spécialiste de la forêt,
18:27qui nous accompagne activement,
18:29et que je remercie dans cette lutte acharnée,
18:32que nous menons et que nous comptons bien
18:33emporter.
18:34Donc pas de retour dans les collectivités évacuées.
18:37Pas d'emploi, par conséquent,
18:39pas de travail demain dans les entreprises
18:41de ces collectivités territoriales.
18:44Évidemment, nous allons,
18:46avec la Direction régionale de l'emploi et de l'économie,
18:50service de l'État, du ministère du Travail,
18:53mettre en place un système d'activité partielle,
18:57c'est-à-dire qu'au moins,
18:58à défaut de tourner,
18:59les entreprises n'aient pas à payer les salaires,
19:01mais ce sera l'État qui les prendra en charge.
19:04Et nous aurons tout à l'heure,
19:05à 19h,
19:06après une première réunion avec Matignon à 18h,
19:10nous aurons une réunion avec le ministre de l'Économie,
19:13M. Lescure,
19:15pour échanger sur tout le volet,
19:18toute la dimension économique.
19:21Nous ne souhaitons pas non plus,
19:22pour les mêmes raisons,
19:24que des salariés qui vivraient,
19:27seraient domicilés dans des communes
19:29qui n'ont pas été évacuées,
19:31mais qui auraient besoin de les traverser,
19:33ces dernières,
19:33pour rejoindre leur entreprise,
19:35nous ne souhaitons pas
19:36qu'il y ait de tel trajet,
19:39même si c'est très problématique.
19:42Nous ne le souhaitons pas,
19:43pour des raisons de sécurité,
19:44parce que les forces ne peuvent pas se disperser
19:46pour sécuriser tout le monde.
19:48Nous espérons que l'arrivée du mois d'août
19:50et le début des vacances
19:51soient de nature à ne pas aggraver,
19:54enfin, à minorer les conséquences de cela.
19:59Un phénomène exceptionnel,
20:00réponse exceptionnelle.
20:01Nous sommes en train d'y travailler,
20:03mais nous intensifions nos efforts.
20:05Et c'est là où je vais donner la parole
20:06au chef de justice et à Pierre Massé.
20:09Nous intensifions nos efforts,
20:11je vais le dire avec mes mots,
20:12pour priver l'incendie de combustible.
20:14Alors, il y a plusieurs techniques.
20:16que Marc Vermelaine va les présenter rapidement.
20:19Mais voilà, notre besoin,
20:21c'est de priver l'incendie de nourriture
20:25et de combustible,
20:27ce qui n'est pas une mince affaire
20:29dans ce département très largement forestier.
20:32Et donc, je vais leur passer tout de suite la parole.
20:49Merci, madame la préfète.
20:50Donc, pour revenir un peu sur la bonne perception
20:56et compréhension de l'ensemble des gens
20:59qui suivront ce point presse,
21:03c'est que la Gironde est confrontée à un feu
21:06avec des phénomènes qui n'ont jamais été connus en France,
21:10avec la formation de nuages massifs
21:12de la famille des pyrocumulus,
21:16des nuages d'orages géants
21:17qui se développent de jour comme de nuit.
21:21Donc, vous l'avez évoqué, madame la préfète,
21:22ça a été le cas hier soir, vers 22h.
21:26Malgré le fait que des conditions météo
21:28n'étaient pas forcément favorables à ce genre d'événements,
21:30on a eu un pyrocumulo-nimbus
21:34qui s'est créé à partir du feu auquel nous sommes confrontés
21:40et qui, en fait, a créé sous ce nuage
21:44une activité électrique
21:47dont notamment, qui s'est matérialisée par des éclairs.
21:51Et cet éclair a provoqué un départ de feu
21:55au sud de la D-105
21:56qui a pu être arrêté
22:00grâce à l'engagement des troupes au sol
22:03mais également à l'amélioration des conditions
22:10et de la dynamique qui régit ce genre de phénomène.
22:14Donc, on voit que lorsque le phénomène éclate,
22:18c'est comme si vous étiez confronté à un ouragan.
22:20Vous n'arrêtez pas un ouragan,
22:22mais vous protégez la vie humaine,
22:24vous protégez au maximum les installations
22:26et quand ça se calme,
22:29derrière, vous faites une attaque
22:30pour essayer de le fixer.
22:35Dans ce contexte,
22:37j'ai commencé un peu à le dire,
22:39c'est que les techniques et repères opérationnels traditionnels
22:41ne sont plus suffisants.
22:44Donc, la priorité qui a été donnée
22:46par la directrice des opérations de secours,
22:48Madame la Préfète,
22:49c'est de sauvegarder la vie humaine,
22:51la préserver,
22:53protéger les citaristes stratégiques
22:55et également industrielles.
22:57Donc, l'ensemble de notre action,
23:01aujourd'hui, va se porter sur la déclinaison de ce phénomène.
23:05parmi les éléments qui vont être de nature,
23:11sinon pas à écarter,
23:13mais on l'espère,
23:14de limiter la génération de ce genre de phénomène,
23:21c'est le fait de tenter de limiter au maximum
23:26la puissance du feu actuel.
23:29Aujourd'hui, le feu,
23:31si vous regardez une carte,
23:32il a à peu près la forme d'un triangle.
23:35Sur les trois faces du triangle,
23:37nous portons nos actions.
23:40Côté est,
23:41sur lequel nous engageons
23:43les moyens aériens de type,
23:45qui emportent de type retardant,
23:48sur ce côté-là,
23:49sur cette face,
23:50complétés par des moyens au sol.
23:53Sur la deuxième face,
23:54située un peu plus au sud,
23:56cette fois-ci,
23:57c'est les moyens aériens
23:59avec de l'eau,
24:00avec des troupes au sol,
24:01qui travaillent.
24:02Et sur la troisième face,
24:04plus à l'ouest,
24:05nous travaillons avec des moyens au sol.
24:07Ça a été dit également par Madame la Préfète,
24:10avec un apport des agriculteurs.
24:13J'insiste sur le fait
24:14qu'il ne faut pas avoir des agriculteurs
24:16qui s'engagent seuls sur le chantier.
24:19On doit avoir connaissance
24:20de leur position
24:21pour pouvoir être en capacité
24:23de les prévenir
24:24s'il y a un changement
24:25d'orientation du feu.
24:26Nous avons eu une expérience
24:28en 2022
24:29sur laquelle nous avons eu
24:30des agriculteurs
24:31qui se sont retrouvés
24:31devant un front de flammes.
24:33J'insiste,
24:34l'objectif n'est pas
24:35de les écarter,
24:37l'objectif n'est pas
24:38de limiter leur concours.
24:40Nous avons besoin d'eux,
24:41mais de manière structurée.
24:43Donc, il y a un recensement
24:45qui est réalisé
24:46et derrière,
24:47en collaboration
24:48avec la DFCI,
24:49nous savons exactement
24:50où ils sont engagés.
24:51Leur action,
24:52donc, sur la troisième face
24:53du triangle
24:54est faite également
24:56en action complémentaire
24:58avec des hélicoptères.
25:00Pourquoi ?
25:00Parce que les hélicoptères,
25:02on peut se permettre
25:03d'avoir des troupes au sol
25:04ou des agriculteurs
25:05sans empêcher
25:06l'action des hélicoptères.
25:08En parallèle,
25:10et là,
25:10ça fait partie
25:11de la stratégie complémentaire
25:13d'essayer
25:14de limiter
25:17la matière
25:18qui va permettre
25:19d'alimenter le feu.
25:21Vous vous souvenez,
25:22en 2022,
25:23on parlait de...
25:23On travaille à J1,
25:24J2 avec des coupes tactiques.
25:26On est en train
25:27de faire la même chose.
25:28Maintenant,
25:29la différence avec 2022,
25:31c'est qu'on a
25:32des difficultés
25:33pour évaluer
25:35les délais
25:36et le phénomène,
25:37mais actuellement,
25:38il y a,
25:39et ça,
25:39j'essaierai
25:40comment Pierre Massé
25:41le décrire,
25:42mais il y a
25:43des coupes tactiques
25:43qui sont réalisées.
25:44Il y a également
25:45des feux tactiques
25:46qui sont réalisés.
25:47Une des principales difficultés,
25:49du fait de la taille
25:50du chantier
25:51et du fait
25:52de la présence
25:53d'énormément
25:54de fumée
25:55sur le chantier,
25:56nous avons du mal
25:57à savoir
25:58non seulement
25:59la localisation exacte
26:01des feux
26:01et des contours,
26:03mais également
26:03de leur intensité.
26:05C'est la raison
26:05pour laquelle
26:06nous avons demandé
26:07et Mme la Préfète
26:08a effectué,
26:10a la validé
26:11et donc
26:12le ministère des Armées
26:13va nous mettre
26:14à disposition
26:15un drone Reaper
26:17qui ne pourra pas
26:17être tout le temps
26:18sur le chantier.
26:19C'est la raison
26:19pour laquelle
26:19lorsque le drone Reaper
26:20devra ravitailler,
26:22il y aura
26:22un hélicoptère Caracal
26:24qui va nous permettre
26:26de photographier
26:27en temps réel
26:28l'intensité du feu
26:30et sa localisation.
26:31Donc ces informations
26:32seront relayées
26:33immédiatement
26:33au centre opérationnel
26:34départemental
26:35et permettent
26:36de guider
26:36à la fois
26:37l'action
26:38des moyens aériens
26:38et l'action
26:39au sol.
26:41Donc ces anticipations,
26:43ça a été déjà
26:44précisé par Mme la Préfète,
26:46se font en s'appuyant
26:47sur des analystes
26:48de Météo France
26:49mais également
26:50d'un certain nombre
26:51de personnes sachantes
26:54dans le milieu
26:55universitaire.
26:56Des renforts complémentaires
26:58vont être
27:00demandés,
27:01notamment
27:02des pompes
27:03grandes capacités
27:04pour pouvoir
27:06avoir une solution
27:08complémentaire
27:09en termes
27:09d'alimentation
27:10en eau
27:11de l'ensemble
27:11du dispositif
27:12d'attaque.
27:13Parce que vous vous doutez
27:13bien que du fait
27:14de la quantité
27:15de moyens
27:16qui sont engagés,
27:17nous sollicitons
27:18énormément le réseau d'eau.
27:19Donc l'idée,
27:20c'est de pouvoir
27:20s'appuyer
27:21sur des réserves
27:23d'eau naturelles
27:23et on en a beaucoup
27:24sur notre département
27:25pour créer
27:26des nourrices
27:27d'eau
27:28pour aller
27:29faciliter
27:30l'alimentation
27:31en eau
27:31de nos moyens
27:32et de préserver
27:34le réseau
27:35de distribution
27:36d'eau.
27:36Enfin,
27:37du fait de la taille
27:38du chantier,
27:39nous avons fait
27:40appel depuis hier
27:42au dispositif
27:43Phoenix
27:44qui en fait
27:45est un dispositif
27:46européen
27:47de communication
27:48qui sécurise
27:49le travail
27:49des équipes
27:50d'intervention
27:50sur le terrain
27:51et permet
27:52aux renforts
27:53qu'ils soient français
27:54ou étangers
27:54de travailler facilement.
27:55Donc c'est quelque chose
27:56qui va être déployé
27:57dans les prochaines heures
27:59sur lequel on dimensionne
28:00vraiment également
28:01le dispositif
28:02de communication
28:02par rapport
28:03à la taille
28:04du chantier.
28:05Je vous dirai également
28:06que malheureusement
28:07la situation opérationnelle
28:11puisqu'en fait
28:11on reste vigilant
28:12sur tout départ de feu
28:14sur le reste
28:15du département.
28:15On garde
28:16un dispositif
28:17de réponse
28:18de proximité
28:19pour pouvoir répondre
28:20et dans le sud
28:21Gironde
28:22il y a quelques heures
28:23nous avons été confrontés
28:25à un phénomène
28:25qui n'a rien à voir
28:26avec le feu
28:27qui en fait
28:27est un orage sec
28:28qui nous a généré
28:30notamment deux départs
28:31de feu
28:31un premier après chaque
28:32sur lequel nous avons
28:33nous l'avons déjà fixé
28:35et un autre
28:36qui est en cours
28:36au niveau du camp de Capsieux
28:37sur lequel nous avons
28:38engagé les moyens aériens
28:39et nous avons engagé
28:40les troupes au sol.
28:41Je me permets
28:42de compléter
28:43par vous demander
28:44par travers un message
28:45de prudence
28:46ne vous approchez pas
28:48des incendies
28:50ce n'est pas
28:50une zone
28:51sur laquelle
28:52on va se balader
28:52en famille
28:53ce n'est pas possible
28:54à un moment donné
28:54il faut absolument
28:55que vous soyez prudent
28:57et de même
28:58que vous soyez prudent
28:59pour éviter
29:01madame la préfète
29:01a évoqué le fait
29:02qu'il y a encore
29:02des personnes
29:03qui faisaient
29:04des barbecues
29:05en forêt
29:06ce n'est plus
29:07quelque chose
29:08c'est tenté
29:09que ça a déjà été possible
29:10mais là
29:10ce n'est pas acceptable
29:12je vous rappelle
29:13que le massif
29:14est en un état
29:15de sécheresse
29:15qu'on n'a jamais connu
29:17puisqu'on dépasse
29:192022
29:19on dépasse
29:211976
29:22et c'est certainement
29:23une des raisons
29:24pour lesquelles
29:24on est confronté
29:25à des phénomènes
29:27en fait
29:27qui n'ont jamais encore
29:28été connus
29:28en France
29:29madame la préfète
29:30Merci
29:30peut-être Pierre Massé
29:32qui est spécialiste
29:34de la forêt
29:35pour qu'il nous dise
29:36le travail qu'il fait
29:38depuis deux jours
29:40avec les têtes
29:41d'abattage
29:42allez-y Pierre
29:42Merci madame la préfète
29:44sous votre autorité
29:45madame la préfète
29:46et en coordination
29:47avec le commandant
29:48des opérations
29:48de secours
29:49sont réalisées
29:50des coupes tactiques
29:51ces coupes tactiques
29:52ont pour objectif
29:53de réduire
29:54la masse de combustible
29:55les moyens mis en oeuvre
29:57sont soit
29:57du débroussaillement
29:58soit des coupes
30:00et des abattages
30:00d'arbres
30:01pour se réaliser
30:02il y a une mobilisation
30:03de la filière
30:03forêt bois-papier
30:04sous votre autorité
30:05madame la préfète
30:06et ce sont plus
30:08de 100 engins forestiers
30:10exactement
30:10105 engins forestiers
30:12qui sont engagés
30:13il y a 55 têtes
30:14d'abattage
30:1530 porteurs de bois
30:16pour évacuer
30:18le bois
30:18en bord de route
30:19et plus de 20
30:20débroussailleurs
30:21pour enlever
30:23le reste de l'arbre
30:25qui est resté sur place
30:26et le réduire
30:26le plus finement possible
30:27afin d'avoir
30:28des espaces
30:29de plus de 50 mètres
30:30de large
30:31le long de certaines routes
30:32pour faciliter
30:33un peu le travail
30:35des sapeurs-pompiers
30:36et surtout
30:37améliorer leur sécurité
30:38en plus de cela
30:40il y a plus de 15 bulles
30:41qui sont engagées
30:42aussi sur d'autres territoires
30:44où il y a moins d'armes
30:45afin de faire des zones
30:47où on réduit
30:48la masse de combustible
30:49voilà madame la préfète
30:50merci beaucoup
30:52peut-être qu'on va repasser ça
30:58merci
30:58donc bon
30:59pour terminer
31:00merci beaucoup
31:01pour terminer
31:02avant de répondre
31:03à vos questions
31:04compte tenu
31:06de cette situation
31:07et compte tenu
31:08de ce qui pourrait se passer
31:10dans les jours
31:10à venir
31:11avec la remontée
31:13sévère
31:14ou significative
31:14des températures
31:15moi franchement
31:16j'incite vraiment
31:18fortement
31:18les touristes
31:19qui à la veille
31:21des vacances
31:22du mois d'août
31:23j'incite fortement
31:25les touristes
31:25à ne pas venir
31:26à ne pas venir
31:28à ne pas rejoindre
31:29la Gironde
31:30au moins
31:31tant que le feu
31:31n'est pas fixé
31:33et
31:35j'invite aussi
31:36les touristes
31:37qui sont d'ores
31:38et déjà présents
31:39à envisager
31:40une autre destination
31:43parce que
31:44voilà
31:45on n'est pas
31:45à l'abri
31:46d'une aggravation
31:47qui nous obligerait
31:50à accélérer
31:51encore
31:51les évacuations
31:53voilà
31:53voilà le point
31:54de ce dimanche
31:56on est prêt
31:58à répondre
31:58à vos questions
31:59si vous en avez
32:02oui on a fait
32:03un point
32:03là sur
32:04le bilan
32:05et
32:07la nature
32:08de ce feu
32:09on fonctionne
32:10en heure par heure
32:11là la situation
32:12cette nuit
32:13ce soir
32:14comment ça se présente
32:15sur le chantier
32:16puisque c'est votre expulsion
32:17et est-ce qu'on doit envisager
32:19une prochaine vague
32:20d'expulsion
32:23c'est pas le long terme
32:25une évacuation
32:26pardon
32:28des communes
32:29dans quelle direction
32:30en fait
32:30c'est un autre feu
32:31et bien
32:32la question
32:32aujourd'hui
32:33est-ce que
32:34la métropole
32:36est menacée
32:37par cette société
32:38alors comme on vous l'a dit
32:39mais je vais laisser
32:40Marc Vermelaine répondre
32:41comme on vous l'a dit
32:42on peut pas répondre
32:43à votre question
32:44c'est étrange
32:46de se dire
32:48qu'on nous dise
32:49vers où va aller le feu
32:50et nous
32:51on ne sait pas
32:52on ne sait pas
32:53parce qu'il n'obéit pas
32:54à une logique de vent
32:55ça n'est pas le vent
32:56qui le propage
32:57c'est pas le vent
32:58qui le conduit
32:59ça n'est pas le vent
33:00qui nous permettrait
33:01de dire
33:01il va aller de là
33:02à là
33:02en passant par là
33:04et donc on va se positionner
33:05là pour l'arrêter
33:06voilà
33:07ce feu éclate
33:08selon son bon vouloir
33:10voilà
33:10il n'est pas certain
33:11en revanche
33:12qu'on ait un épisode
33:13comme hier au soir
33:15de feu d'orage
33:16c'est pas certain
33:18et pour ce qui est
33:19de la métropole
33:20pour l'instant
33:21la métropole
33:23n'est pas menacée
33:25alors je ne sais pas
33:26s'il faut les
33:27on ne va pas faire ça
33:28tout le temps
33:29pour répondre
33:30à votre question
33:31et effectivement
33:32on est en phase
33:33avec
33:35madame
33:35la préfète
33:37en fait
33:41la probabilité
33:43on va dire
33:43d'être confronté
33:45cette nuit
33:46à un pyrocumulus
33:48est faible
33:49mais comme hier soir
33:51voilà
33:52donc
33:52pour répondre
33:53clairement
33:54à votre question
33:57elle est
33:59il y a un risque
34:00faible
34:00mais il y a un risque
34:01présent
34:01d'où
34:02le fait
34:03que
34:04la différence
34:06entre
34:06hier soir
34:07et ce soir
34:09c'est qu'on a pu
34:11on a eu une journée
34:12de plus
34:13pour travailler
34:14notamment
34:14sur
34:15les lisières
34:16et continuer
34:17à refroidir
34:18je dirais
34:19et à lutter
34:20contre les points chauds
34:21donc
34:22l'approche
34:24c'est de dire
34:24plus on limitera
34:27ce potentiel
34:28calorifique
34:30plus on limitera
34:32les risques
34:33de création
34:33de ce genre
34:34de phénomène
34:34de plus
34:36si vous voulez
34:37chaque heure
34:38qui passe
34:39je parle d'heure
34:40qui
34:41nous laisse
34:42travailler
34:43c'est à dire
34:44parce que
34:44quand vous avez
34:44le phénomène
34:45qui se crée
34:46ça déstructure
34:48parce que
34:49ça change
34:50complètement
34:50les priorités
34:51donc on réadapte
34:52le dispositif
34:53pour pouvoir
34:54effectivement
34:54répondre
34:55aux enjeux
34:56là
34:57au moment
34:58où on parle
34:59aujourd'hui
35:00nous n'avons pas
35:01été confrontés
35:02à ce phénomène
35:04donc nous avons pu
35:05continuer à avancer
35:06sur
35:07le travail
35:08sur les trois faces
35:09du triangle
35:10mais également
35:12par rapport
35:13à ce qu'a fait
35:14la DFCI
35:15avec les moyens
35:16forestiers
35:16avec les moyens
35:17militaires
35:17on continue
35:19à élargir
35:19et à mettre en place
35:20cette stratégie
35:21des coupes feu
35:23ou pare-feu
35:24comme vous voulez
35:25au niveau
35:26de la terminologie
35:27et on continue
35:28à faire des coupes
35:29tactiques
35:29et des feux tactiques
35:30pardon
35:31donc ça veut dire
35:32qu'en fait
35:33on profite
35:34de chaque heure
35:35de chaque minute
35:35de répit
35:36pour j'irais
35:37déployer
35:39la stratégie
35:40maintenant
35:41il faut accepter
35:43que
35:43on est
35:45aux limites
35:45des capacités
35:47scientifiques
35:49de pouvoir
35:50prédire
35:51le phénomène
35:52donc
35:53on l'a intégré
35:54et si vous voulez
35:56on a mis en place
35:58une stratégie
36:00en conséquence
36:04une question
36:05sur les largages
36:06de l'A400M
36:07à priori
36:07on va larguer
36:08une fois aujourd'hui
36:09est-ce qu'il y aura
36:09un deuxième largage
36:10encore avant ce soir
36:12parce qu'il y en a
36:12encore prévu demain
36:14alors déjà
36:15première chose
36:17c'est que
36:18nous bénéficions
36:19de l'A400M
36:21mais l'A400M
36:22n'est pas encore
36:23considéré
36:23comme
36:24un moyen
36:26pleinement opérationnel
36:27c'est encore
36:28un moyen
36:29qui
36:30a un certain
36:32nombre de contraintes
36:33au niveau
36:34de l'utilisation
36:35pour assurer
36:37la sécurité
36:38des gens
36:40bien sûr
36:40sur la zone
36:42de largage
36:43pardon
36:43mais également
36:44des équipages
36:45donc en fait
36:46nous devons
36:47utiliser
36:48l'A400M
36:49pour le moment
36:50sur des zones
36:52peu
36:53ou
36:54pas
36:55habitées
36:56donc on l'a utilisé
36:58hier
36:58sur
36:59la canot
37:00enfin
37:01la route
37:02la départementale
37:04au niveau
37:05qui relie
37:05la canot
37:07et là
37:08on l'a utilisé
37:09sur
37:09une partie
37:10boisée
37:11donc
37:12il faut qu'on refasse
37:14le point
37:14avec l'équipage
37:15pour voir si
37:16les conditions
37:18météorologiques
37:19et surtout
37:20le problème de la fumée
37:21rendent encore possible
37:22son utilisation
37:23je vous ai
37:24dit tout à l'heure
37:25que nous utilisons
37:26les moyens aériens
37:26sur
37:27comment deux faces
37:29du triangle
37:30à un moment
37:31de la journée
37:31cet après-midi
37:32il a fallu qu'on arrête
37:33parce que la visibilité
37:35n'était plus suffisante
37:36mais néanmoins
37:38l'action au sol
37:39se poursuit
37:40ça ce sont des faits
37:41opérationnels
37:43pardon
37:44je voudrais quand même
37:45rappeler que
37:46l'A400M
37:48en Gironde
37:49hier
37:49première nationale
37:50première nationale
37:52accélérée
37:53évolue
37:53par le Premier ministre
37:55voilà
37:55donc
37:56c'est vrai que
37:57c'était
37:58une hypothèse
37:59qui était en expérimentation
38:00qui n'avait pas encore
38:01été testée
38:02donc
38:02on apprend là aussi
38:04en marchant
38:05puis il y a des moments
38:06où
38:08la fumée
38:09enfin les fumées
38:10ne permettent pas
38:10d'avoir de la visibilité
38:11il y a des zones
38:12habitées
38:13etc
38:13alors ça veut dire
38:14que les canadaires
38:15ou les moyens aériens
38:17plus petits
38:17sont plus adaptés
38:18est-ce qu'il n'en faudrait pas plus
38:19mais il faut
38:20non mais il faut tout
38:20madame
38:21il faut tout
38:21il faut du petit
38:22qui attaque
38:23enfin je parle
38:23voilà
38:24on va parler mieux que moi
38:25de toute façon
38:25vous êtes je pense
38:27en FDS 5
38:27non madame la préfète
38:29plus sérieusement
38:30comment
38:31effectivement
38:31on a besoin
38:32d'avoir une pluralité
38:33maintenant
38:34à un moment donné
38:35lorsque vous avez
38:35la fumée
38:36qui est sur la zone
38:37et que c'est une véritable
38:38purée de petits pois
38:39derrière
38:39vous ne pouvez pas voler
38:41quel que soit
38:42le moyen aérien
38:43donc en fait
38:44on les utilise
38:45au fur et à mesure
38:46le fait de les avoir
38:47à disposition
38:48par exemple
38:48on a réorienté
38:50on avait tout à l'heure
38:51avant cette conférence de presse
38:53je vous ai dit
38:53les moyens aériens
38:55étaient au sol
38:55parce qu'ils pouvaient
38:56pu être utilisés
38:57sur le chantier
38:58du fait de la fumée
38:59on a eu des départs de feu
39:00sur le sud Gironde
39:02on a immédiatement engagé
39:03les moyens aériens
39:04sur le sud Gironde
39:05donc ça veut dire que
39:07si vous voulez
39:08on garde
39:10quand même
39:10les priorités
39:13l'attaque de feu naissant
39:15reste toujours d'actualité
39:17donc on utilise
39:18les moyens au sol
39:18les moyens aériens
39:19sur tous les feux naissants
39:20et on utilise
39:21sur les trois faces
39:22du triangle
39:22les moyens aériens
39:23dès lors
39:24où les concéditions opérationnelles
39:25le permettent
39:26Madame
39:27Est-ce que les sites
39:28et les eaux sont menacés
39:30si oui
39:30de quels menaces
39:31par le temps
39:32et est-ce que les conqués
39:32sont formés justement
39:33à sortir des eaux naissés
39:57sur les effets
39:58que pourrait avoir
40:01l'arrivée de l'incendie
40:03sur ces sites-là
40:05donc plusieurs choses
40:06sont faites en même temps
40:07déjà dans le cadre
40:08de la strat
40:09déjà un
40:10on travaille sur la face
40:11une
40:11enfin le côté
40:12un
40:13du triangle
40:14pour limiter le potentiel
40:15deux
40:16il y a un travail
40:17de coupe tactique
40:18de brûlage tactique
40:19qui est fait
40:19pour faire cette barrière
40:20mécanique
40:21mais qui je répète
40:22n'est pas
40:23n'est pas infranchissable
40:24c'est un élément complémentaire
40:26qui va favoriser
40:28le fait de
40:29le fait de la lutte
40:30et enfin
40:31derrière
40:32il y a un certain nombre
40:33d'actions
40:34préventives
40:34qui ont été prises
40:35certains sites
40:36se sont déjà mis
40:37quasiment en sécurité
40:39en faisant évacuer
40:40les
40:41dans la mesure du possible
40:43je dirais
40:44les matières
40:45qui
40:46pouvaient
40:47poser problème
40:48il y en a d'autres
40:49sur lesquels
40:50on essaie de les mettre
40:51en sécurité
40:51autrement
40:52mais
40:53bien sûr
40:54les sapeurs-pompiers
40:55sont formés
40:56à ce risque
40:57derrière
40:57nous avons été
40:58d'ailleurs à ce titre
41:00renforcés
41:00puisque nous avons
41:01une équipe
41:01au niveau du site
41:02de la Gironde
41:03et nous avons été
41:04renforcés
41:05au niveau national
41:05par un certain
41:06nombre de spécialistes
41:07qui sont actuellement
41:08en lien
41:09avec les sites
41:10en complément
41:11pour certains sites
41:12également
41:12d'action mécanique
41:14devant ces sites
41:15pour essayer
41:16de compléter
41:17par le fait
41:18de déboiser
41:18devant les sites
41:19concernés
41:20voilà
41:20ces tranchées tactiques
41:22on les a fait
41:22dans la nuit
41:23pas la nuit dernière
41:24la nuit d'avant
41:24avec Pierre Massé
41:26avec l'aide
41:28aussi
41:28les conseils
41:29des sapeurs-pompiers
41:31vous savez
41:31en France
41:32on s'en plaint
41:33vraiment très
41:34enfin pas nous
41:35mais les porteurs
41:37de projets
41:37se plaignent
41:38assez
41:38du poids
41:39et des contraintes
41:41de la réglementation
41:42française
41:42qui est une des plus
41:43exigeantes
41:44et qui oblige
41:45les entreprises
41:46ICPE
41:47mais nous avons là
41:49le directeur régional
41:50Vincent Géchoux
41:51qui est spécialiste
41:52de ça
41:52qui oblige
41:53les entreprises
41:54à avoir
41:56des garanties
41:58de sécurité
41:58donc entre
41:59les garanties
42:00de sécurité
42:01le travail
42:01qu'on fait
42:02et la défense
42:03des sapeurs-pompiers
42:04je pense que
42:05ça va bien
42:06on va peut-être
42:08oui voilà
42:09bientôt arrêter
42:10la situation
42:11du trafic ferroviaire
42:12est de la 63
42:13est-ce qu'on peut imaginer
42:14que ces coupures
42:14et ces termes durent
42:15plusieurs jours
42:16ou même
42:17pour inciter de la 63
42:18que les actions
42:19plus grandes
42:20sont fermées
42:20moi je ne sais pas
42:21répondre à cette heure-là
42:22on va voir comment
42:24tout ça évolue
42:25je crois que sur
42:26la SNCF
42:27le feu est passé
42:28sur les rails
42:29donc il faut que la SNCF
42:31regarde s'il y a
42:31des dégâts ou pas
42:33voilà
42:33peut-être vous dire
42:35donc on va arrêter là
42:36peut-être vous dire
42:37que
42:40on est au travail
42:41on intensifie
42:42on accélère
42:43on a tous les moyens
42:44les fumées
42:45c'est désagréable
42:47mais pour l'instant
42:48ça n'est pas
42:50nocif
42:50ça n'est pas dangereux
42:52et si on est gêné
42:52on met un masque
42:54FFP2 dehors
42:55on s'occupe
42:56de trouver des places
42:57pour les personnes âgées
42:58les pauvres
42:59pensons à elles
43:00désolé pour ceux
43:01qu'on a évacués
43:02mais c'était pour les protéger
43:03voilà on refait un point
43:04demain
43:05merci
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