Passer au playerPasser au contenu principal
[#Journal] Le 19H30 du 24 Juillet 2026

́
📲066441717 📞011775663

📬
contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦 — ’ ’

#GMT
#Gabon
#10ansGMT

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:06Musique
00:15Vendredi 24 juillet 2026, ravie de vous retrouver mesdames et messieurs sur GMT TV pour le 19h30.
00:22En titre, nous parlerons de la réforme de la fonction publique, les syndicats désignent à la suppression des avancements automatiques.
00:30En ouverture, la réforme du statut général des fonctionnaires suscite des vives contestations auprès des organisations syndicales
00:36qui rejettent la suppression envisagée des avancements automatiques au profit d'une progression fondée sur le mérite porté par la
00:43ministre de la fonction publique, Laurence Nong.
00:45Le projet fait déjà l'objet de vives tensions avec les partenaires sociaux. Commentaire.
00:50La modernisation de l'administration gabonaise vire à l'épreuve de force portée par la ministre de la fonction publique,
00:57Laurence Nong.
00:58Le projet de réforme du statut général des fonctionnaires suscite une vive controverse au sein des ministères.
01:04Selon une information rapportée par le média Gabon Actu, la volonté de l'exécutif de mettre fin aux avancements automatiques
01:11pour privilégier le mérite individuel a mis le feu au pot du côté des partenaires sociaux.
01:16Pour le gouvernement, la réforme du système actuel jugé trop rigide et centré sur l'ancienneté est une étape indispensable
01:24pour accroître l'efficacité du service public.
01:26La ministre Laurence Nong défend un texte axé sur la culture du résultat, valorisation du concours d'entrée, lutte renforcée
01:34contre l'absentéisme et promotion indexée sur l'évaluation des performances.
01:38Cependant, cette disparition programmée des avancements automatiques inquiète fortement les fonctionnaires.
01:44Les organisations syndicales redoutent l'introduction de critères d'évaluation flous ou arbitraires, susceptibles de générer de profondes injustices.
01:53Pour étayer leurs craintes, elle rappelle l'épisode douloureux de la prime d'incitation à la performance PIP en 2015,
02:00dont la gestion contestée avait laissé des séquelles et un fort sentiment d'iniquité chez les agents.
02:06Au-delà des arbitrages techniques, c'est l'absence de dialogue préalable qui cristallise la colère.
02:12Réagissant dans une vidéo largement relayée, Pierre Minza, président de la Confédération syndicale MSTGV, a vivement interpellé le chef de
02:23l'État, Brice Clotaire Oligin-Gema.
02:25Il exige le blocage de la réforme, rappelant fermement qu'un texte régissant la carrière des agents ne peut être
02:32révisé sans une concertation approfondie avec leurs représentants.
02:37On ne peut en aucun cas modifier un texte qui tourne autour de la gestion de la carrière d'un
02:43agent sans les partenaires sociaux, martèle le leader syndical.
02:47Face à ce qu'il considère comme un passage en force, les syndicats brandissent désormais la menace d'un mouvement
02:54social de grande ampleur.
02:56Alors que le gouvernement fait de cette réforme la vitrine de sa politique de modernisation, l'intransigeance des deux parties
03:04pourrait être très rapidement paralysée l'appareil d'État.
03:09Annoncée en août 2025, la réservation de cette catégorie de petits métiers aux seuls gabonais devait favoriser la réappropriation de
03:16certains secteurs économiques par les nationaux un an plus tard.
03:19L'application de cette mesure sur le terrain semble toujours se faire attendre, relançant les interrogations sur son effectivité. On
03:25regarde.
03:26Le 12 août 2025, le gouvernement frappait un grand coup médiatique en annonçant la réservation de cette catégorie de petits
03:34métiers aux seuls nationaux.
03:36Un an plus tard sur le terrain, la promesse d'une réappropriation économique s'est évaporée comme une peau de
03:43chagrin donnant l'impression d'une énième promesse non tenue.
03:47Un simple tour dans les dédales de Montbouet, Nkembo ou encore au charbonnage à Nzengayon et au Pk5 suffit à
03:55dresser un constat sans appel.
03:58Les étales de condiments, les ateliers de réparation de téléphone et les salons de coiffure de rue restent tenus dans
04:06leur immense majorité par des ressortissants étrangers.
04:10« On nous avait dit qu'on allait récupérer nos marchés mais personne n'est venu contrôler et même si
04:15on voulait reprendre, avec quel argent ? » s'interroge Sylvie, vendeuse gabonaise installée au Carrefour Carnaval.
04:22Comme le souligne une analyse rigoureuse publiée par Direct Info Gabon, ce décalage saisissant s'explique d'abord par un
04:31vide juridique flagrant.
04:33L'annonce faite en Conseil des ministres n'a jamais été formalisée par un décret d'application précisant les modalités,
04:40les délais de transition ou les sanctions.
04:43De même, les rapports réguliers promis par la porte-parole du gouvernement n'ont jamais vu le jour.
04:49Du côté de la jeunesse gabonaise, la vague entrepreneuriale espérée n'a pas eu lieu et pour cause remplacée des
04:57commerçants installés depuis des décennies exige bien plus qu'une déclaration d'intention.
05:03Au manque de formation technique, notamment dans la réparation électronique et au désintérêt d'une partie de la jeunesse diplômée,
05:12s'ajoute un obstacle majeur, le parcours du combattant pour obtenir un financement.
05:17Pourtant, abondamment cité par le président de la République, Brice Luther Oligin-Gema, comme le moteur du soutien à l
05:26'initiative locale, la Banque pour le commerce et l'entrepreneuriat du Gabon reste un mirage pour la plupart des jeunes
05:33débrouillards.
05:34Garantie démesurée, lourdeur administrative et exigence hors de portée, les conditions d'accès au crédit y sont quasi inaccessibles pour
05:44ceux qui tentent de se lancer dans ces activités de proximité.
05:48« On ne devient pas commerçant du jour au lendemain, ils font un capital à un réseau de fournisseurs, une
05:54clientèle. Les étrangers ont mis 20 ans à construire tout ça », rappelle judicieusement Sylvain, coiffeur de rue.
06:00En réalité, l'analyse menée par Direct-Info Gabon met en lumière les coulisses d'une décision prise dans l
06:07'urgence.
06:08Conçue pour apaiser une colère populaire ponctuelle née de l'affaire du marché de l'Embaréné, la mesure n'a
06:14jamais été adossée à une véritable politique publique,
06:18ni soutenue par un accompagnement financier adapté.
06:22Rattrapé par des tensions diplomatiques avec le Bénin, embrassé par des accusations de xénophobie et démuni de moyens dédiés, le
06:31gouvernement a progressivement laissé le dossier s'enliser.
06:35Ce qui devait être le levier de la souveraineté économique nationale s'est ainsi transformé en une promesse sans lendemain.
06:43Malgré un contexte budgétaire marqué par l'endettement et la nécessité de préserver les investissements publics, le gouvernement a fortement
06:50revu à la hausse les crédits consacrés aux subventions des carburants.
06:54L'enveloppe passée de 12 à plus de 55,3 milliards de francs CFA entre la LFI et la LFR
07:012026 interroge sur les priorités de la dépense publique.
07:04Décryptage.
07:05Pourtant, confronté à une conjoncture internationale incertaine, à un niveau d'endettement élevé et à la nécessité de préserver ses
07:11capacités d'investissement,
07:13le gouvernement a tout de même revu à la hausse les crédits destinés au soutien des prix des produits pétroliers.
07:18Alors que la loi de finances initiale 2026 avait ramené cette enveloppe à seulement 12 milliards de francs CFA,
07:24la loi de finances rectificative la porte désormais à plus de 55,3 milliards de francs CFA, soit une progression
07:30spectaculaire de 354%.
07:33Ce revirement interroge sur la volonté du gouvernement de mieux orienter les dépenses publiques dans un contexte difficile.
07:39Pour financer cette hausse, le gouvernement a procédé à plusieurs ajustements dans la loi de finances rectificative,
07:44avec des réductions de crédits sur certaines dépenses de fonctionnement et réaménagement de plusieurs programmes d'investissement
07:51afin de dégager des marges de manœuvre budgétaires.
07:54Malgré l'ampleur de la hausse enregistrée en 2026, l'effort reste toutefois inférieur à celui des deux exercices précédents.
08:00Les subventions au carburant avaient atteint 75 milliards de francs CFA en 2024 avant de culminer à 88 milliards de
08:07francs CFA en 2025.
08:09Preuve que le soutien de l'État demeure important, mais suit désormais une trajectoire de réduction progressive.
08:15Cette nouvelle augmentation contraste avec les engagements pris quelques mois auparavant par le ministre du Pétrole,
08:20Sostène Guéman-Nguémar, qui avait annoncé la suppression des subventions publiques sur les produits pétroliers à compter de janvier 2026.
08:27Six mois plus tard, la réalité économique semble avoir rattrapé cette ambition.
08:31Face aux tensions sur les marchés internationaux et au risque d'une flambée des prix à la consommation,
08:36l'exécutif a préféré maintenir un mécanisme de compensation, quitte à renoncer temporairement à la trajectoire initialement annoncée.
08:43La Banque mondiale rappelle depuis plusieurs années que les subventions généralisées au carburant constituent une dépense peu efficace
08:49car elle profite essentiellement aux ménages les plus aisés qu'aux populations vulnérables.
08:55Dans sa note de conjoncture économique de juin 2023, l'institution recommandait déjà un ciblage plus précis des aides
09:00afin de limiter leurs coûts budgétaires tout en protégeant les catégories les plus exposées.
09:05La hausse inscrite dans la loi de finances artificatives 2026 relance ainsi le débat entre impératifs de stabilité sociale
09:12et nécessité d'assainir durablement les finances publiques.
09:15Direction la province de Logué-Maritime à Port-Gentil, plusieurs feux tricolores sont hors service depuis plusieurs mois
09:21compliquant la circulation aux principaux carrefours de la capitale économique de Banco.
09:26De Banco au carrefour des Douanes en passant par le feu rouge total, automobilistes et piétons doivent composer avec des
09:32intersections devenues particulièrement dangereuses.
09:35Reportage.
09:36Dans la capitale économique, la traversée des intersections est devenue un véritable exercice de survie.
09:43Selon un reportage signé au Gué-Maritime Info, de nombreux feux tricolores censés réguler le trafic routier à Port-Gentil
09:50sont totalement hors d'usage depuis plusieurs mois.
09:53Du carrefour des Douanes à Banco, en passant par le feu rouge total, ces équipements essentiels restent éteints, abandonnant usagers
10:01de la route et piétons à leur propre sort.
10:03Sur le terrain, la colère et l'incompréhension prédominent.
10:06Les riverains, témoins quotidiens de ce désordre, déplorent l'inaction des autorités face à une situation qui dure depuis la
10:13fin d'année dernière.
10:14Un autre riverain souligne le contraste frappant avec le reste de la ville, remarrant que si certains carrefours restent éclairés,
10:22ceux de son quartier s'enfoncent dans l'oubli et l'obscurité depuis un temps indéterminé.
10:27Sur la chaussée, l'absence de signalisation crée un climat anarchie, opprime la loi du plus fort ou du plus
10:33audacieux.
10:34Sans la présence des forces de l'ordre pour pallier l'absence de feu, comme le prévoit pourtant le code
10:40de la route,
10:40les conducteurs doivent doubler de vigilance pour éviter le pire.
10:44Alors que les poteaux de signalisation tombent en ruine ou restent inactifs,
10:48les yeux se tournent désormais vers la Compagnie nationale de l'eau et de l'électricité,
10:53entité chargée de la réhabilitation et de la maintenance de ces infrastructures.
10:59Automobilistes et piétons espèrent une prise de responsabilité rapide
11:03avant qu'un drame ne vienne endeuiller les familles de la capitale économique.
11:07La part de la population vivant en milieu rural au Gabon est passée de près de 30% en 1990
11:12à seulement 9% en 2024.
11:14Selon le RNDH 2026, cette évolution confirme l'accélération de l'urbanisation du pays
11:20où 91% de la population vit désormais en milieu urbain.
11:25Suivez.
11:26Selon le Rapport national sur le développement humain,
11:29élaboré par le ministère de la Planification et le Programme des Nations Unies pour le Développement,
11:33la part de la population vivant en milieu rural est passée de près de 30% en 1990 à seulement
11:399% en 2024.
11:41A l'inverse, la population urbaine représente désormais 91% des habitants du pays,
11:45faisant du Gabon l'un des plus urbanisés du continent africain.
11:49Cette évolution illustre une profonde mutation de la prépartition de la population au cours des trois dernières décennies
11:55avec une diminution continue des populations rurales au profit des grands centres urbains.
12:00Le rapport attribue cette tendance à un exode rural massif alimenté par la concentration historique des investissements publics,
12:07des infrastructures et des opportunités économiques dans les principales villes.
12:11Ce modèle de développement, largement construit autour des activités administratives et extractives,
12:16a progressivement vidé les zones rurales de leurs forces vives, notamment dans le secteur agricole.
12:22En parallèle, les centres urbains ont absorbé une population toujours plus importante,
12:27accentuant la pression sur les infrastructures, les services publics, le logement et le marché de l'emploi.
12:33Cette dynamique contribue également à renforcer les déséquilibres territoriaux observés entre les provinces et les grands pôles urbains.
12:39Face à cette situation, le rapport national sur le développement humain plaide pour une réorientation des politiques publiques
12:46afin de mieux équilibrer le développement du territoire.
12:48Il recommande de renforcer les infrastructures économiques et sociales dans les villes
12:52et d'accélérer la décentralisation et la territorialisation de l'économie.
12:56L'idée est de valoriser les potentialités propres à chaque région,
13:00de créer davantage d'activités économiques en province
13:02et de fixer les populations de l'arrière-pays sur place.
13:05Une telle stratégie permettrait de limiter la poursuite de l'exode rural.
13:10Cette réflexion intervient dans un contexte où le Gabon dispose d'une population particulièrement jeune.
13:15Les personnes âgées de 15 à 64 ans reposant 59% de la population
13:20tandis que les moins de 15 ans constituent 37% contre seulement 4% de personnes âgées de 65 ans
13:26et plus.
13:27Pour les auteurs du rapport, ce potentiel démographique ne pourra devenir un véritable levier de développement
13:32qu'à condition d'investir dans la formation, l'entrepreneuriat et la diversification de l'économie.
13:37Le chiffre du jour est 4 652,7 milliards de francs CFA.
13:42C'est le montant de la dette intérieure du Gabon en 2025 après une hausse de près de 55%
13:47en un an.
13:49La source est Gabon Review.
13:52Et le verbatim de ce soir qui nous vient du Dr Germain Ilokobusenghi, président du LRA, dit ceci.
13:58Le véritable défi n'est pas d'organiser quelques jours de consultation gratuite.
14:02Le véritable défi est de faire en sorte que chaque centre de santé, chaque dispensaire et chaque hôpital
14:07disposent toute l'année des médecins, des infirmiers, des médicaments, des équipements et des financements nécessaires.
14:13Une caravane médicale soulage temporairement des milliers de personnes.
14:16Un système de santé performant protège durablement toute une nation.
14:20La source de ce verbatim est Facebook.
14:22Voilà pour l'essentiel du jour.
14:23Merci de nous avoir suivis.
14:25Bonne soirée à tous et surtout bon début de week-end.
14:27Au revoir.
14:41Retrouvez GMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
14:44Sous-titrage Société Radio-Canada
14:46Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations