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  • il y a 18 minutes
Des incendies terribles progressent en ce moment dans le sud de la France. En Gironde, 3 700 hectares ont brûlé. Près de 19 000 personnes ont été évacuées. Les flammes se rapprochent dangereusement des habitations sur la commune de Lège-Cap-Ferret. Plusieurs maisons sont déjà touchées. Un pompier a été blessé. Des incendies sont aussi en cours dans le Var, les Landes et les Bouches-du-Rhône. On en parle avec : Suzie Bernard-Meneguz, envoyée BFMTV avec Willem Gay à Lège-Cap-Ferret. Ludovic Pinganaud, consultant de crise BFMTV, fondateur du cabinet Atrisc. Xavier Daney, maire d'Arès (Gironde). Laura Cambaud, envoyée spéciale BFMTV avec Sonia Reynaud au Porge (Gironde). Capitaine Marc-Antoine Rougeot, Fédération nationale des Sapeurs Pompiers de France. Alexia Avril, envoyée spéciale BFMTV avec Bastien Dufour à Biganos (Gironde). Gaël Musquet, spécialiste de la prévention des risques naturels. Guillaume Millet, pompier, secrétaire fédéral CFDT SDIS Gironde. Jean-Yves Rosazza, maire sans étiquette d'Andernos-les-Bains (Gironde). Julien Rifflet, journaliste météo et climat BFMTV. Christina Pinaudeau, consultante en politique forestière et gestion des risques. Lieutenant David Saquet, président de l'UNSA Sapeurs-Pompiers. Aude Fertel, gérante de la conciergerie à Arès (Gironde). Et François Pitrel, journaliste environnement BFMTV.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, notre émission spéciale se poursuit, émission consacrée donc à ces incendies terribles qui progressent en ce moment
00:07dans le sud de la France.
00:083 700 hectares brûlés en Gironde, près de 19 000 personnes évacuées et les flammes se rapprochent dangereusement des habitations
00:15sur la copune de l'Eche-Cap-Ferret.
00:18Plusieurs maisons sont déjà toussées, un pompier est blessé. Des incendies en cours aussi dans le Var, les Landes, les
00:23Bouches-du-Rhône.
00:24On va suivre toute la soirée et en direct l'évolution de la situation avec nos équipes qui sont évidemment
00:30mobilisées.
00:32Suzy Bernard-Menguse, vous êtes donc à l'Eche-Cap-Ferret. Racontez-nous la situation sur place. Plusieurs maisons sont
00:39donc déjà touchées, Suzy.
00:44Eh bien au moins une avec un toit complètement ravagé. Le feu ici s'est déclaré il y a maintenant
00:50plusieurs heures, donc en milieu d'après-midi.
00:53Le toit est complètement ravagé. On n'arrive pas à accéder davantage à cette maison mais il semblerait que le
00:58toit soit complètement détruit.
00:59Et là l'objectif des pompiers c'est éviter que le feu n'aille sur les autres habitations qui sont
01:04aux alentours.
01:04C'est pour ça qu'ils étaient très fortement mobilisés cet après-midi. Alors des pompiers de Gironde bien sûr,
01:09mais également venus d'autres départements à l'image de la Mayenne ou encore de Paris.
01:13Nous avons vu les sapeurs-pompiers de Paris arriver il y a quelques heures maintenant. Des flammes impressionnantes, de la
01:19fumée tout aussi impressionnante.
01:21Nous portons des masques avec mon collègue Willem car il est très difficile de respirer sans.
01:25Le soleil va commencer à se coucher tout doucement ici et le feu semble être toujours en cours.
01:31L'objectif c'est donc qu'il ne progresse pas davantage sur la commune de Lèche-Cap-Ferré.
01:37Cette commune de presque 8000 habitants a été en partie évacuée hier et aujourd'hui.
01:43Beaucoup d'habitants ont été redirigés vers des salles communales ou bien ont logé chez des proches.
01:48Vous le voyez ces camions de sapeurs-pompiers.
01:50C'est un peu le balai ici, c'est-à-dire des va-et-vient de camions de pompiers qui
01:54viennent et qui repartent,
01:56qui peuvent aller vers d'autres points car d'autres points sont chauds ici,
01:59à l'image du cimetière qui se trouve juste derrière nous et où il y avait des flammes il y
02:03a encore quelques minutes.
02:05L'objectif c'est donc que le feu ne s'étende pas et pour ça il y a plusieurs dizaines
02:08de pompiers qui sont mobilisés.
02:10Au total ce sont 800 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés pour cet incendie en Gironde.
02:15Merci beaucoup Suzy avec William Guay en plateau pour en parler.
02:19On est avec Ludovic Pingano, ancien pompier, consultant gestion de risque pour BFM TV.
02:24Bonsoir à vous avec Gaël Musquet, spécialiste de la prévention des risques naturels,
02:28Christian Pinaudot, consultant politique forestière et gestion des risques
02:31et Julien Riflet, journaliste météo et climat pour BFM TV.
02:36D'abord un mot avec vous Ludovic Pingano.
02:39On a l'impression d'un feu qui est actuellement incontrôlable.
02:42Oui c'est un feu, je ne sais pas s'il est incontrôlable en tout cas,
02:45une chose est certaine c'est que pour l'instant il est incontrôlé.
02:50Le directeur du service départemental d'incendie et de secours s'est exprimé en fin d'après-midi
02:54avec le sous-préfet qui représente le préfet en qualité directeur des opérations
02:59et expliquait qu'effectivement c'était un feu qui était plutôt inquiétant, très difficile.
03:04Alors c'était le terme utilisé, très difficile à contenir.
03:07Qu'est-ce que ça veut dire ? On a beaucoup parlé de feu fixé,
03:09c'est que pour l'instant ce feu il est loin d'être fixé.
03:10Alors il ne progresse pas très vite, mais en tout cas il bouge dans tous les sens.
03:17C'est un feu avec ce qu'on appelle un feu convectif,
03:21donc avec finalement des propagations qui sont difficilement anticipables.
03:26Et puis on a vu qu'il s'était rapproché de la commune de Lèche-Cap-Ferré
03:31et qu'il avait commencé à grignoter sur les habitations
03:34malgré les moyens qui pouvaient être déployés pour justement empêcher cette propagation du feu
03:39depuis la zone boisée vers la zone d'habitation.
03:43On est avec Xavier Deney, vous êtes maire d'Ares en Gironde.
03:47C'est une ville qui est en dessous de Lèche-Cap-Ferré.
03:50Racontez-nous la situation chez vous.
03:53Vous voulez la situation d'abord, elle est dramatique pour la ville de Lèche-Cap-Ferré
03:57et pour la ville d'Ares, elle est inquiétante.
04:00Alors elle n'est pas encore dramatique, elle est inquiétante.
04:03Le feu dans la tête de feu qui est sur Lèche-Cap-Ferré
04:06paraît à peu près maîtrisé.
04:08Par contre, la queue de feu continue à s'étendre vers la commune d'Ares
04:13dont toute notre préoccupation, toutes nos préoccupations,
04:16toute notre attention est portée sur cette queue de feu
04:19qui toucherait, qui serait susceptible de toucher notre commune.
04:24Nous avons vécu en 2022 des incendies.
04:26Cette mémoire est vive et l'inquiétude ressurgit bien évidemment auprès de la population.
04:32Nous avons objectif aujourd'hui de rassurer cette population.
04:37Nous veillons et je sais pouvoir compter sur le professionnalisme des sapeurs-pompiers
04:42pour limiter au maximum les perturbations à notre massif forestier auquel nous tenons tant.
04:50L'évacuation dans la région, est-ce que votre commune en fait partie ?
04:55Ce sont des évacuations préventives pour la plupart ?
04:59Alors pour la commune d'Ares, nous n'avons pas encore d'évacuation.
05:02Par contre, oui, nous absorbons les évacuations de la ville de Lèche-Cap-Ferré
05:06parce que la solidarité est pleine, complète et entière.
05:10Donc nous continuerons à accueillir tant que nous le pouvons,
05:14mais de façon modérée car si toutefois, et ce que je ne souhaite absolument pas,
05:19la ville soit touchée, il faudrait que l'on évacue les gens que l'on a accueillis.
05:25Donc pour l'instant, nous accueillons le minimum de personnes.
05:29Nous accueillons essentiellement les résidences autonomie et les EHPAD
05:33dans nos campings qui se sont allégés de personnes
05:37puisque effectivement, les touristes, de façon tout à fait prudente,
05:42ont délaissé leur campement pour retrouver leur lieu de vie plus sûr.
05:49Donc vous surveillez ce feu de très très près.
05:52Est-ce que vous avez des consignes à faire passer à vos administrés ce soir ?
05:56Et aux touristes ? Il y a beaucoup de touristes en ce moment dans votre région.
05:59Oui, je vous remercie effectivement les consignes.
06:02La première consigne, ne gênons surtout pas les forces qui sont aujourd'hui,
06:08qui attaquent le feu, nos sapeurs-pompiers.
06:10Donc moins nous sommes sur les routes, mieux la circulation sera assurée
06:14et mieux notre protection sera également assurée.
06:17Donc préservons les déplacements et sauvegardons-nous,
06:22c'est-à-dire qu'alçotrons-nous dans nos maisons.
06:25Tant que l'ordre des vacations n'est pas donné, restons enfermés.
06:28Nous avons aujourd'hui sur la commune d'Arest énormément de fumée,
06:32énormément de brèves qui tombent.
06:35Donc même s'il fait un peu chaud, je préfère qu'il fasse chaud,
06:39que les ventilateurs fonctionnent, plutôt que d'avoir derrière nous des catastrophes.
06:44Donc on peut effectivement s'accuser qu'avec les fumées de ces incendies.
06:51Merci beaucoup, M. le maire.
06:53Je vous souhaite bon courage pour ces prochaines heures.
06:55J'imagine qu'elles vont être fatigantes.
06:59On va y retrouver Laura Cambo du côté du Porsche.
07:02C'est dans les environs de l'âge Cap Ferret.
07:05Vous êtes au niveau du poste de commandement, Laura.
07:08Que vous disent les pompiers ?
07:09Quelles vont être les opérations dans les prochaines heures ?
07:15Oui, en effet, ici au poste de commandement,
07:17il y a les pompiers qui sont présents.
07:20On sait que les pompiers sont au nombre de 800,
07:22qu'environ la moitié d'entre eux sont des renforts.
07:25Et on les voit faire des allers-retours.
07:27Ici, au poste de commandement, ils viennent se reposer.
07:30Et aux côtés des pompiers, il y a aussi toutes les personnes
07:33qui ont été évacuées.
07:35Il y a au total environ 20 000 évacuées
07:37à la suite de ce terrible incendie.
07:39Ici, il y a environ 200 personnes qui passeront la nuit.
07:43Et puis, il y a ces bénévoles qui sont venus prêter main forte.
07:47Alors, vous êtes un groupe d'amis.
07:48Racontez-nous d'où vous venez
07:50et comment est-ce que ça s'est organisé ?
07:52On vient du Porsche.
07:53Après, ça s'est organisé un peu au feeling.
07:55Les gens avaient un peu besoin.
07:56On est venus le matin tôt pour essayer d'aider,
07:59pour donner à manger aux pompiers, etc.
08:01Et puis, ça s'est fait tout seul.
08:03Comment est-ce que vous vivez ça ?
08:04Parce que c'est vrai qu'on a ce terrible spectacle,
08:06ce terrible nuage de fumée toute la journée
08:08et qu'on a l'impression qu'il grossit.
08:11Eh bien, on regarde et puis on a peur.
08:13Voilà, on se pose vraiment des questions.
08:15On pose des questions, surtout aux pompiers.
08:17On essaie d'avoir des informations.
08:19Mais c'est vrai que c'est compliqué, en fait,
08:22de savoir où est la situation.
08:24Est-ce que vous craignez justement que cette situation empire
08:27et que vous, qui n'avez pas été visé par les évacuations,
08:30vous le soyez ?
08:31Ah oui, forcément.
08:33Oui, oui, forcément.
08:34Surtout qu'on est à côté.
08:35On entend qu'ils font ce qu'il faut et on le sait.
08:39Et on croit en eux, c'est certain.
08:40C'est certain.
08:42Vous l'avez compris, il y a bien sûr un climat d'anxiété ici
08:45avec les personnes qui vont passer la nuit ici,
08:48qui nous disent qu'elles ne dormiront pas.
08:50Les pompiers, eux, ne dormiront pas non plus
08:52puisqu'ils sont largement mobilisés.
08:54Nous les avons vus tout l'après-midi.
08:56Ces pompiers sont fatigués, mais ils restent mobilisés, évidemment.
09:00Merci.
09:01Merci beaucoup, Laura et Sonia Reynaud.
09:03On est avec le capitaine Marc-Antoine Rougeau
09:06de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
09:09Je crois que vous voyez vous-même sur votre écran, capitaine,
09:14les images terribles de cette maison qui a été dévorée par les flammes.
09:21Que peut-on en dire ?
09:22C'est l'objectif actuel des pompiers ?
09:25C'est d'empêcher de faire plus de destruction ?
09:29Oui, alors en effet, l'objectif des collègues sur place
09:32est avant tout de préserver les personnes, la vie humaine, bien évidemment.
09:35Ensuite, les biens, dont peuvent faire partie les habitations comme celle-ci,
09:40les animaux et l'environnement.
09:42Donc on prend les choses dans l'ordre.
09:43C'est très difficile pour les collègues de prioriser face à un feu
09:47avec une telle ampleur, une telle puissance,
09:50un tel linéaire de lisière à traiter
09:51avec surtout énormément d'interfaces habitat-forêt
09:54qui est notre principale source de mobilisation de moyens
09:58puisque chaque maison touchée, c'est tout de suite des moyens
10:00qui sont bloqués sur place et qui sont moins mobiles
10:03pour traiter le reste du chantier.
10:06Donc les collègues se concentrent là-dessus.
10:08Il y a des maisons brûlées.
10:08Il y en a bien plus qu'une, malheureusement.
10:11Il y en a aussi de très nombreuses, des centaines qui sont protégées.
10:15Ça a été dit, c'est essentiel.
10:16On concentre notre action là-dessus.
10:18Et je n'oublie pas également le sapeur-pompier qui a été blessé
10:21puisque les enjeux humains passeront toujours avant les enjeux matériels.
10:24et les collègues de Gironde confrontés à quasiment la même situation
10:28qu'en 2022 qui était déjà catastrophique,
10:30deux jours après avoir perdu deux des leurs,
10:33sont tous sur le pont, sont tous engagés.
10:36Et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
10:38tient vraiment à saluer les efforts qui sont faits
10:40par les pompiers professionnels et volontaires locaux
10:42mais aussi extra-départementaux
10:44puisque ça a été largement dit, les renforts viennent de toute la France.
10:47Un pompier effectivement qui s'est blessé là ces dernières heures
10:51dans ce feu en Gironde.
10:53Que s'est-il passé ?
10:53Est-ce que vous avez des informations sur la façon dont il s'est blessé ?
10:57Non, pas à mon niveau.
10:59Il a été transporté à l'hôpital.
11:00Il faut savoir que sur place, il y a un soutien sanitaire opérationnel.
11:04On déploie nos moyens propres pour pouvoir assurer
11:06la prise en compte médico-secouriste
11:09et aussi l'hygiène au feu de nos sapeurs-pompiers.
11:12Il y a la lutte mais aussi toute la logistique
11:14qui vient se mettre autour
11:16et il a été rapidement pris en charge.
11:17Les nouvelles sont rassurantes
11:19mais je n'ai pas plus d'éléments.
11:20Il appartient aux autorités locales
11:22de communiquer sur ce qui s'est passé à cet endroit.
11:24On a une idée du nombre de maisons détruites par les flammes ?
11:28Là aussi, je ne peux pas communiquer
11:30à la place des autorités locales sur place.
11:32L'heure du bilan viendra.
11:33Là, on est engagé dans une lutte terrible.
11:36L'horloge tourne
11:37puisque à l'heure où on se parle,
11:39on est bientôt à l'annuel aéronautique
11:41et il faut que le COS,
11:43le commandant des opérations de secours,
11:45exploite au maximum les derniers moyens aériens
11:47qu'il peut avoir à sa disposition.
11:50Nul doute que des communiqués de presse
11:52de la préfecture sur place et du SDIS 33
11:55viendront affiner les chiffres
11:57qui malheureusement vont encore être terribles
11:59et bien au-delà des chiffres qu'on a actuellement.
12:01Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ?
12:03Les pompiers, on les observe,
12:04ce sont des images en direct
12:06qui nous viennent de l'Aiche-Cap-Ferré.
12:07C'est juste au nord du Cap-Ferré
12:09et on voit cette maison carbonisée
12:13mais il y a encore quelques flammes à l'intérieur.
12:16Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire, les pompiers ?
12:20Cette maison malheureusement touchée
12:22est totalement détruite.
12:24Ils sont en train de faire ce qu'on appelle
12:25un noyage succinct
12:27pour permettre de traiter les flammes apparentes
12:29et d'éviter que le feu ne puisse se propager
12:31de cette maison à une autre par la végétation.
12:35Ils ne pourront évidemment pas
12:37mener un déblay complet de l'habitation
12:38comme on aurait pu le faire classiquement
12:40puisque rapidement ils vont devoir être mobilisés ailleurs.
12:43Donc voilà, ils vont s'assurer
12:45que les risques sont maîtrisés sur la zone,
12:46qu'il n'y a pas de risque de propagation,
12:48qu'il n'y a pas de risque secondaire
12:49lié par exemple à des bouteilles de gaz
12:51et ensuite rapidement continuer la lutte.
12:53C'est une guérilla urbaine
12:54quand on arrive comme ça dans les quartiers
12:56et qu'on doit traiter maison par maison.
12:57C'est ce qu'on appelle chez nous les points sensibles,
13:00la défense de points sensibles
13:01qui est une action particulièrement à risque
13:03et particulièrement importante
13:05qu'on mène dans les premières minutes
13:07dans lesquelles on se présente sur un feu.
13:10Et ça a été dit,
13:11la difficulté de ce feu-là
13:13par rapport à ceux qu'on a pu voir
13:14en Valais-du-Rhône ou dans le Var,
13:16c'est ce côté tournant,
13:18ce côté vent tournant
13:19qui fait qu'on a un camping menacé d'un côté
13:22et d'un coup c'est carrément à l'opposé
13:24un quartier pavillonnaire et ainsi de suite.
13:27Et donc ça nécessite
13:29une grosse mobilité des moyens sur place.
13:31Oui, il faut s'adapter
13:32et le suivre en permanence,
13:34ce feu qui s'échappe à droite à gauche.
13:36Et ce phénomène des vents erratiques,
13:38on va en parler dans un instant
13:39avec Julien Riflet,
13:40mais juste avant,
13:42Alexia Avril nous attend à Biganos,
13:43toujours en Gironde.
13:45C'est là que plusieurs personnes
13:46ont été évacuées,
13:49c'est ça Alexia ?
13:52Oui, exactement.
13:5419 000 personnes évacuées au total
13:57ici dans la salle des fêtes
13:59où je me trouve à Biganos, en Gironde.
14:01Jusqu'à 200 personnes ont été accueillies ici.
14:04C'est le cas de Laetitia et Théa
14:06avec qui je me trouve.
14:08Racontez-nous un petit peu
14:09comment est-ce que ça s'est passé
14:10ces dernières heures.
14:11Alors écoutez, nous on est là
14:13depuis hier soir,
14:14donc on était dans le camping
14:17à côté de l'Aige-Cap-Ferret
14:19et on a commencé à avoir
14:21un incendie au loin.
14:22Ensuite, on a eu des cendres
14:24qui ont commencé à tomber sur nous.
14:26On a aperçu également
14:27des flammes au loin
14:29et du coup, on a préféré
14:32par prudence quitter rapidement
14:34le camping
14:35parce qu'il y a beaucoup de monde,
14:36il n'y a qu'une seule route
14:37et on ne voulait pas être en difficulté.
14:39Donc on a joué la prudence
14:41et on est partis,
14:42on a été accueillis à Biganos
14:45dans la salle des fêtes
14:46et on a été très très bien accueillis.
14:49Depuis hier soir,
14:50les personnes sont adorables avec nous.
14:52Si on a besoin de quelque chose,
14:53elles sont présentes.
14:54Et voilà, on espère par contre
14:57pouvoir retourner au camping
14:58et profiter de nos vacances rapidement.
15:00Oui, parce que vous êtes ici en vacances
15:03normalement jusqu'à la fin
15:04de la semaine prochaine.
15:05Comment on se sent
15:06quand on commence les vacances comme ça ?
15:08Alors, très frustrée
15:10parce qu'on attendait les vacances
15:13avec impatience.
15:14On avait hâte d'y être.
15:16Donc voilà, on a eu un peu peur
15:18et puis voilà,
15:19on espère qu'on va vite retrouver
15:21le camping.
15:23Néanmoins, on pense aussi aux personnes
15:24qui, elles, ont perdu leur maison
15:26et c'est beaucoup plus grave pour elles.
15:29Oui, la peur, la frustration,
15:31comment on se sent
15:32quand on est dans cette situation ?
15:33Là, c'est très triste
15:35parce qu'on ne peut pas du coup
15:36retourner et profiter de nos vacances.
15:39Et donc, on est dans l'attente
15:41pour savoir ce qui va se passer après.
15:43C'est aussi une situation impressionnante
15:45d'être au milieu de tout ça,
15:47d'être évacué.
15:48Oui, c'était en pleine nuit surtout.
15:50On a été évacué à 2h du matin.
15:53On a réussi à trouver cette salle
15:54et là, on est très fatigué
15:57face à la nuit qu'on a passée.
15:58On l'entend, la fatigue, la frustration
16:00et l'inquiétude aussi
16:02de ces personnes évacuées.
16:04Il y aura ici, a priori,
16:05de nouvelles évacuations
16:06puisqu'une nouvelle salle va ouvrir
16:08qui pourrait à nouveau
16:09accueillir environ 200 personnes.
16:12Merci beaucoup, Alexis,
16:13avec Bastien Dufour.
16:14Gaëlle Musquet, on a entendu
16:15l'espoir de ces vacancières
16:17qui espèrent retrouver le camping
16:18très prochainement.
16:19En l'état, le feu continue de progresser.
16:21Ce n'est pas d'actualité.
16:22Oui, on a une grande dose
16:25de prudence à avoir
16:27sur cette zone.
16:29Toute cette zone
16:30et pas qu'uniquement à cause des feux.
16:32On a des vigilances
16:33à cause des pollutions
16:34liées aux particules fines.
16:36Les fameux PM10
16:37qui font 10 microns
16:38et qui, de la vie d'Atmo-Nouvelle-Aquitaine,
16:43représentent aussi un danger,
16:44une menace.
16:46Ce n'est pas agréable,
16:47c'est même dangereux
16:48de respirer ces particules fines
16:49qui sont irritants.
16:51Qu'indique la préfecture de Gironde
16:53qui dit réduisez ou reportez
16:54les activités sportives intenses
16:56en extérieur
16:57pour les populations vulnérables
16:58et sensibles privilégiées
16:59des sorties brèves,
17:00évitez les axes à fort trafic
17:01et réduisez les efforts
17:02et en cas de gênes respiratoires
17:03ou cardiaques,
17:04contactez un professionnel de santé
17:06parce qu'effectivement,
17:08il y a ceux qui sont
17:09directement confrontés au feu,
17:10mais il y a les fumées autour.
17:11Tout à fait.
17:12Et l'air est difficilement respirable.
17:14Tout à fait.
17:14Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
17:16Là, ça va fumer toute la nuit.
17:17On va avoir des vents
17:18qui vont tourner.
17:19Donc, différentes zones,
17:21différentes collectivités
17:22qui vont être impactées.
17:23Et donc là,
17:24il faut rester prudent,
17:26vigilant.
17:27Je comprends l'envie des personnes
17:29de continuer leurs vacances.
17:31C'est légitime.
17:32On comprend cette attente
17:33tout au long de l'année.
17:35Mais la doctrine
17:36et la consigne actuelle,
17:38c'est vraiment
17:38de rester à l'écoute
17:39des consignes,
17:40de rester prudent,
17:42d'attendre,
17:42évidemment,
17:43avec beaucoup de prudence,
17:45les consignes éventuelles
17:46d'une possibilité
17:48de retour dans ces campings
17:49et surtout,
17:50ne pas négliger
17:51la qualité de l'air
17:52puisque ces particules fines,
17:53même quand on est
17:54en bonne santé,
17:55quand on y est exposé,
17:56on peut évidemment,
17:57malheureusement,
17:58avoir des complications
18:00respiratoires.
18:00Ce ne sont pas
18:01des fumées
18:02qui sont
18:04intéressantes à fumer
18:05et qui représentent
18:06en tout cas un danger
18:06pour la santé.
18:07Et d'où le port du masque.
18:08Certains de nos reporters,
18:09d'ailleurs,
18:10ont dû mettre
18:11un masque FFP3
18:12pour se protéger
18:14de ces fumées.
18:14Je voulais qu'on commente
18:15à nouveau ces images.
18:16Capitaine Rougeau,
18:17vous êtes toujours avec nous.
18:19Les pompiers
18:20qui tentent toujours
18:21d'éteindre
18:22les quelques flammes
18:25qui persistent,
18:26mais ce qui est frappant,
18:27c'est à quel point
18:28il ne reste rien
18:29de cette maison.
18:34construction,
18:35puisqu'il semble
18:36être une maison
18:37construite majoritairement
18:38en bois.
18:39C'est aussi
18:40la sensibilité
18:41du milieu.
18:42On parle, nous,
18:43de défendabilité,
18:44c'est-à-dire
18:44cette capacité
18:45à défendre
18:46ou pas
18:46un bâtiment
18:47en fonction
18:48de sa nature,
18:49mais surtout
18:51en fonction
18:51de son accessibilité
18:52et du débroussaillement
18:54qu'il peut y avoir
18:54autour de ce bâtiment.
18:56C'est variable
18:57en fonction des zones
18:58puisque c'est quelque chose
18:58qui est réglementé,
18:59qui est pris par arrêté
19:00préfectoral
19:01en fonction
19:02de l'ampleur
19:03du risque.
19:05Mais on entendait
19:06tout à l'heure
19:06les vacanciers
19:08avoir de la compassion
19:09pour les locaux
19:10et les pompiers.
19:12Le citoyen
19:13est le premier acteur
19:14de sa sécurité.
19:15Il faut que les gens
19:16aient conscience de ça,
19:17soient habitués à ça,
19:18sachent ce que c'est
19:19que de se confiner
19:20lorsqu'on doit se confiner,
19:22d'évacuer rapidement
19:23lorsqu'on nous demande
19:24d'évacuer,
19:25sans gêner
19:26l'accessibilité des secours,
19:27en laissant les portails
19:28des maisons ouvertes
19:29pour qu'on puisse accéder
19:31avec nos moyens
19:31à sapeurs-pompiers
19:32derrière si on vient
19:33défendre l'habitation.
19:35Tout à l'heure,
19:36le collègue parlait
19:36également des bouteilles
19:37de gaz dans les piscines.
19:38C'est une mesure
19:39de sécurité
19:39qui est très importante
19:41aussi pour nous
19:41quand on accède.
19:43Et se tenir informé,
19:44c'est-à-dire s'abonner
19:45en amont
19:46en termes de prévention
19:47aux comptes institutionnels,
19:48suivre le compte
19:50réseau sociaux
19:50de la préfecture
19:51d'où on se trouve,
19:52suivre les comptes
19:53des collectivités,
19:54des mairies
19:54qui vont pouvoir
19:55donner des informations
19:56sur les consignes
19:57et le soutien
19:58qu'ils vont pouvoir
19:58apporter aux populations.
20:00C'est très important
20:03que le citoyen
20:05soit acteur de ça
20:05puisque le feu
20:07qui tue le moins
20:08de pompiers
20:08et qui brûle
20:09le moins d'hectares,
20:10c'est le feu
20:10qui n'arrive pas.
20:11Alors après,
20:11on en arrive aussi
20:12au comportement à risque,
20:13au mégot,
20:14aux choses comme ça
20:15qui sont des choses
20:16de plus en plus
20:18difficilement acceptables
20:19vu notre position
20:20à nous
20:20quand on voit
20:21ces images.
20:22Sur l'opération
20:23qui est en train
20:24de mener ce pompier,
20:25on le voit à l'image,
20:27c'est très physique
20:29j'imagine ?
20:31Oui, c'est physique
20:32de par l'équipement
20:33qu'on porte,
20:34de par le stress thermique
20:35auquel on est exposé,
20:36de par la durée
20:37de la mission
20:39et de l'engagement
20:39qu'on va avoir,
20:40de par le poids
20:41du matériel.
20:42Là encore,
20:43on est sur une mission
20:44relativement statique.
20:45Je vous garantis
20:46que lorsqu'il faut
20:46grimper la colline
20:47avec les tuyaux
20:48sur le dos
20:49pour aller chercher
20:49le feu en phase offensive,
20:50c'est encore
20:51une autre paire de manches
20:52et donc ça nécessite
20:54un engagement total
20:55que je ne peux que saluer
20:57une fois à nouveau
20:57de nos sapeurs-pompiers
20:59professionnels,
21:00de nos sapeurs-pompiers
21:01volontaires également,
21:02de leurs familles
21:03qui subissent aussi
21:04leur absence
21:05et l'inquiétude
21:06pendant ces phases
21:07de lutte
21:09et on a besoin
21:10de vocation.
21:12Aujourd'hui,
21:13dans les moyens
21:14qui nous manquent,
21:15le premier qu'on pourrait
21:16citer,
21:17c'est le moyen humain
21:18mais ce n'est pas
21:19qu'une histoire d'argent,
21:20c'est aussi une histoire
21:20de vocation,
21:21c'est une histoire
21:21d'engagement,
21:22c'est une histoire
21:22de gens qui donnent
21:23leur temps en plus
21:24de leur activité professionnelle
21:25pour aider leurs prochains,
21:27pour s'engager au profit
21:28de la société
21:31et on a de plus en plus
21:32de mal à avoir
21:33des vocations
21:34tant pour le volontariat
21:35mais aussi pour le recrutement
21:36de sapeurs-pompiers
21:37professionnels
21:38avec de moins en moins
21:38de candidats
21:39donc c'est vraiment
21:40un enjeu pour nous.
21:42Vous restez avec nous capitaine,
21:43on est avec un autre pompier,
21:44Guillaume Millet,
21:45vous êtes secrétaire fédérale
21:47CFDT du SDIS
21:48de Gironde,
21:50vous confirmez,
21:52vous,
21:53ce manque
21:53de moyens
21:54humains,
21:55notamment
21:55800 pompiers
21:57mobilisés
21:57en Gironde,
21:58c'est ça ?
22:00Tout à fait,
22:02à l'heure
22:02où nous parlons,
22:04c'est 800 sapeurs-pompiers
22:05de toute la France
22:06qui viennent épauler
22:09les pompiers locaux
22:11pour lutter contre
22:12cet incendie
22:13toujours hors de contrôle,
22:14la nuit tombante
22:15ne va pas aider
22:17nos collègues
22:18sur le terrain.
22:21Aujourd'hui,
22:22on peut clairement dire
22:24que nous sommes
22:25dans les quasi
22:25mêmes conditions
22:27que lors des incendies
22:29de 2022
22:29qui ont frappé
22:30notre département.
22:32Vous pouvez les comparer
22:34d'ores et déjà ?
22:35C'est d'une violence
22:36similaire ?
22:39Oui,
22:40c'est d'une violence
22:41similaire
22:41puisqu'on est arrivé
22:42à l'état
22:42où le feu génère
22:43son propre vent,
22:46son propre souffle,
22:47s'auto-alimente
22:47avec tout ce qu'il trouve
22:48autour
22:49en partant
22:50dans des directions
22:50qui sont
22:51complètement
22:54incontrôlables
22:55malgré la météo
22:56sur laquelle
22:57on pourrait s'appuyer
22:57pour dire
22:59que le feu
23:00va partir
23:00dans tel ou tel sens.
23:01Ce feu
23:03peut partir
23:04dans n'importe
23:05quel sens
23:05aujourd'hui.
23:06Maintenant,
23:07de là à dire
23:07qu'on fera
23:0913, 15,
23:1020 000 hectares,
23:11ce n'est pas
23:12une certitude,
23:13mais en tout cas,
23:14la forêt
23:15des Landes
23:15de Gascogne
23:15de la Gironde
23:16sera saignée
23:17à blanc
23:17pour quelques années
23:21maintenant.
23:22Vous êtes
23:23dans quel état
23:23d'esprit là ?
23:24On a entendu
23:25plusieurs pompiers
23:26nous dire
23:27qu'on n'arrivait
23:28pas en l'état
23:28à fixer le feu.
23:31Qu'est-ce qui fait
23:32que c'est si compliqué ?
23:33Pourquoi ce feu
23:34est-il toujours
23:36hors de contrôle
23:37à l'heure
23:37où l'on parle ?
23:41Ce n'est pas ce feu,
23:42c'est les feux
23:43de manière générale,
23:44que ce soit
23:45dans le sud-ouest
23:46sur la plaine
23:48des Landes
23:49de la forêt
23:50de Gascogne
23:51ou sur l'arc
23:52méditerranéen
23:52avec une topographie
23:55plus vallonnée.
23:57C'est la nature,
23:58c'est le feu,
24:00le feu est quelque chose
24:01de naturel.
24:03On ne peut pas
24:04combattre les éléments
24:04naturels,
24:05on ne peut pas combattre,
24:06on ne peut pas faire face
24:08en fait aux inondations,
24:09à la pluie,
24:10à la grêle,
24:10à la foudre
24:11et aux feux.
24:12On ne peut juste
24:13que les contenir
24:15et les contenir,
24:16c'est en fait
24:16arriver en masse,
24:19taper d'entrée
24:20quand ça fait mal
24:21et c'est la doctrine
24:22en fait
24:23des feux de forêt
24:24en France,
24:25en Gironde aussi.
24:27Tout feu naissant
24:28doit être la priorité
24:29par rapport
24:30aux gros feux
24:31qui se développent.
24:32Donc plus on les tape vite,
24:33plus on a des chances
24:37de les arrêter.
24:40Est-ce que vous avez
24:41plus d'informations
24:41sur votre collègue
24:43qui s'est blessé
24:45dans ce feu
24:46en Gironde aujourd'hui ?
24:47Son état
24:48et comment ça s'est passé ?
24:50Il semblerait
24:51que notre collègue
24:53blessé
24:54soit un collègue
24:55de l'extérieur
24:55venu en renfort
24:57sur une protection
24:59de points sensibles.
25:00Donc un point sensible,
25:01comme vous l'avez dit
25:02toute la journée,
25:03ce sont des habitations
25:05notamment
25:07ou des campings
25:09ou autres.
25:10une bouteille de gaz
25:11aura explosé
25:11et effectivement
25:12ils se seraient retrouvés
25:14blessés au niveau
25:15de la jambe
25:16de façon assez sérieuse.
25:18Les séjours
25:18ne sont a priori
25:20pas en danger
25:20mais je ne peux pas
25:21vous en dire
25:21beaucoup plus.
25:23Et sur le nombre
25:24de maisons détruites
25:25en Gironde ?
25:27C'est pareil,
25:28on peut juste avoir
25:30un regard
25:30sans avoir
25:31une certitude
25:32sur qu'est-ce
25:33qui a été touché,
25:34détruit, impacté.
25:36Une chose est sûre,
25:37c'est que les collègues
25:38sur place
25:38se font le maximum.
25:41Les secours
25:42ne sont pas indéfinis.
25:46À un moment donné,
25:47il se peut aussi
25:48qu'il y ait des trous
25:48dans la raquette.
25:50Pas par volonté,
25:51non,
25:51parce que croyez bien
25:52que les sapeurs-pompiers
25:53de France
25:54et de Gironde
25:55font tout
25:56pour sauver
25:57et préserver
25:58les biens
25:59après avoir
26:00préservé
26:01et sauvé
26:01les personnes.
26:04Aujourd'hui,
26:05à l'heure qu'il est,
26:06je ne peux pas
26:07exactement vous dire
26:07quel est le nombre
26:09de résidences
26:09impactées
26:10par cet incendie
26:11qui continue
26:11de progresser.
26:13Merci,
26:14Guillaume Millet.
26:15Laura Cambeau,
26:15vous êtes au poste
26:16de commandement
26:17juste à côté.
26:19Que vous disent
26:20les pompiers
26:21sur les heures à venir ?
26:24Ça va être compliqué,
26:26la nuit va être longue.
26:29Oui,
26:30tout à fait.
26:30Nous avons parlé
26:31tout à l'heure
26:31avec Sonia Reynaud,
26:32avec le président
26:33du SDIS 33,
26:35le président
26:35des pompiers
26:36de Gironde
26:36qui nous disait
26:37que les prochaines heures
26:38allaient être
26:38particulièrement difficiles,
26:40très inquiétantes.
26:41Ils s'inquiètent
26:42en effet
26:42de la nuit
26:43qui va venir.
26:44Et ceux qui s'inquiètent
26:45aussi,
26:46ce sont tous ceux
26:46qui ont été évacués.
26:48Ici,
26:48ils sont autour
26:49de 200
26:50à avoir été évacués.
26:51Nous sommes avec Antoine.
26:53Alors racontez-nous
26:53ce qui vous est arrivé.
26:55Eh bien,
26:56depuis hier soir,
26:57une heure du matin,
26:58j'ai été évacué
26:58au niveau du camping
26:59à la Pined
27:00sur l'âge de Cap Ferré.
27:02Et apparemment,
27:03aujourd'hui,
27:03le feu est venu
27:04sur le camping.
27:06Apparemment,
27:07il y aurait
27:08quelques mobilhommes
27:08de brûlés
27:10et je n'en sais pas plus.
27:12C'est un peu compliqué.
27:13Personne ne m'a tenu
27:14au courant.
27:15J'espère que je n'ai pas
27:16été impacté
27:16parce que j'ai
27:17évidemment un mobilhomme
27:17aussi.
27:19J'imagine que vous avez vu
27:20quand il y a en effet
27:21une habitation
27:21qui a été touchée
27:22par les flammes.
27:23J'imagine que c'est
27:24un contexte très compliqué
27:25pour vous ?
27:25Un peu.
27:27Je n'ai plus d'affaires,
27:28je n'ai plus rien.
27:29J'ai ma famille
27:30qui est sur le Porges.
27:31Tant mieux.
27:32C'est quand même
27:33inquiétant.
27:34Ce que vous me disiez
27:34c'est qu'en fait
27:35il y a votre famille
27:36qui habite au Porges
27:37et du coup
27:37tout le monde
27:38se retrouve ici en fait.
27:40Pratiquement.
27:40Pas toute ma famille
27:41parce que j'ai une grande famille
27:42mais j'ai la plupart
27:43de ma famille,
27:43mes parents,
27:45mes frères,
27:45mes soeurs.
27:46Je suis venu me réfugier
27:48chez mon frère
27:49sur le Porges.
27:50Comment survient
27:51ces heures,
27:52ces journées d'angoisse ?
27:52C'est compliqué.
27:53On ne dort pas.
27:55J'ai dormi deux heures
27:55à ce soir midi.
27:57C'est compliqué.
27:58J'ai évacué aussi
28:00des chiens
28:01qu'on avait aussi
28:01hier soir.
28:03un chenille
28:04sur le Porges
28:04qui a été impacté
28:06mais bon,
28:06il n'a pas été brûlé
28:07mais bon,
28:08il a quand même travaillé
28:08toute la nuit.
28:10Voilà.
28:12Après bon,
28:12là c'est compliqué.
28:13Ça devient un peu inquiétant.
28:14J'imagine que vous regardez
28:16comme tout le monde
28:17il y a cet immense
28:17panache de fumée.
28:19Ouais.
28:21Ouais.
28:22Je ne peux pas
28:22vous dire plus.
28:23Franchement,
28:24je suis chasseur,
28:25j'aime la nature
28:27et quand je vois
28:27comment elle s'envole
28:28en l'espace
28:28d'une journée,
28:29c'est surtout
28:31pour la faune.
28:32même les animaux,
28:33on n'en parle pas trop
28:33mais il faut en parler aussi.
28:34C'est un peu
28:36inquiétant.
28:37Merci beaucoup Antoine.
28:38On comprend votre émotion,
28:39l'émotion de toutes
28:40les personnes
28:41que nous croisons ici
28:42qui regardent
28:43désespérément
28:43ce feu évolué.
28:44si Laura,
28:46Jean-Yves Rosassa,
28:47vous êtes maire
28:48d'Andernos-les-Bains.
28:51Vous,
28:51vous avez
28:53accueilli
28:54des personnes
28:55qui ont dû être
28:56évacuées
28:56dans les communes
28:57alentours,
28:58c'est ça ?
28:59C'est ça.
29:00On s'est mis
29:00à disposition
29:01de la commune
29:03la plus touchée
29:04à la minute.
29:05Dès l'instant,
29:06dès le premier coup de fil
29:07passé
29:09par la municipalité
29:10de Légeoise,
29:11nous étions opérationnels
29:13dès hier soir.
29:14Et non-stop,
29:15la nuit
29:16et toute la journée
29:17pour faire en sorte
29:18d'accueillir
29:19toutes les personnes
29:22qui décidaient
29:22de nous envoyer
29:23avec d'abord
29:25quelques errements
29:26parce qu'on ne savait pas
29:27si on devait envoyer
29:28d'abord les campeurs
29:29ou les sédentaires.
29:30Après,
29:30il y a eu
29:31la difficulté
29:33de s'apercevoir
29:36que les populations
29:39sédentaires
29:39étaient touchées.
29:40Donc là aussi,
29:41il a fallu changer.
29:42Nous,
29:42on s'est adapté
29:43pour accueillir
29:44et puis ce soir,
29:45on est là
29:45avec eux
29:46pour faire manger
29:48et dormir.
29:49Combien de personnes
29:50avez-vous accueillies
29:51jusque-là ?
29:52Alors ça a été...
29:54Il y avait deux sites
29:55d'accueil
29:56et ça a été...
29:58Il y a eu des...
29:59Non pas une noria
30:00de personnes,
30:01mais il y a eu des gens
30:01qui sont venus
30:02et puis qui sont partis.
30:04Ils ont eu quelques...
30:05Ils ont eu quelques...
30:09Il leur a été suggéré
30:11aussi d'aller sur Bordeaux,
30:12d'aller également
30:15à Bordeaux-Lac
30:17parce qu'ils se sont aperçus
30:18qu'il y a des gens
30:19qui étaient prêts
30:19à partir,
30:20à quitter les lieux
30:21et repartir
30:22dans leur ville,
30:23dans leur région d'origine.
30:25Et puis,
30:26d'autres sont restés
30:27et voilà,
30:29on va dire
30:30qu'il y a eu...
30:31Allez,
30:31on va dire
30:31qu'il y a eu 300,
30:32300, 400 personnes
30:33qui sont venus
30:35sur Andernos.
30:36Après,
30:37je pense qu'il y a eu
30:38des sites à Biganos
30:39et tout ça.
30:40Et comment ça s'organise ?
30:41Vous les hébergez où ?
30:42C'est des gymnases ?
30:43C'est des salles communales ?
30:44Ah oui,
30:45c'est spartiate.
30:47C'est des lipicots,
30:49comme ce qu'on appelle
30:50les lipicots.
30:51Ils ne vont pas passer
30:52la nuit de leurs rêves.
30:53Ils vont certainement
30:54développer entre eux
30:55ces petites approches
30:57de solidarité
30:58qui sont toujours étonnantes
31:00dans ces cas-là.
31:01Il y a une forme
31:02non pas de joie
31:03ni de gaieté,
31:04mais une forme
31:05de mise en place
31:07d'une sorte
31:07d'entraide.
31:10Et nos services,
31:12les premiers,
31:13nos services municipaux,
31:14sont dans une réactivité.
31:16Ça,
31:16dans toutes les communes,
31:17d'ailleurs,
31:18ont été élus
31:18comme agents
31:19d'une réactivité totale
31:21pour être immédiatement
31:23au top
31:23pour leur venir
31:24en situation
31:25de l'alimentation.
31:28Tout ce qui peut
31:29contribuer
31:30à leur faire passer
31:32j'allais dire
31:32la pilule
31:33parce qu'il y a
31:34quand même
31:35ce stress important
31:36de gens
31:37qui sont quand même
31:38à qui on a demandé
31:39rapidement.
31:39Il faut évacuer.
31:40Ce ne sont pas
31:41des mots
31:42les plus agréables
31:43qu'on a envie
31:44de tomber.
31:44C'est des familles,
31:45c'est des jeunes,
31:46c'est...
31:46voilà.
31:47C'est...
31:48Et là,
31:49à l'heure où je vous parle,
31:50à moins que vous me posiez
31:51la question,
31:52mais je sais,
31:54j'étais à une réunion
31:55de points
31:56à l'Age Cap Ferret.
31:57On n'est pas sûr,
31:58on n'est pas sorti
31:59de l'auberge encore
32:00en ce qui concerne
32:02la dangerosité
32:03du foyer.
32:04Eh oui,
32:04d'où ma question,
32:05est-ce que vous allez réussir
32:06à dormir un peu ce soir
32:07ou ça s'annonce compliqué ?
32:10Ah ben oui,
32:12on va dormir.
32:12Et puis en plus,
32:13on se relaie.
32:15Là,
32:15les gens qui sont là
32:16en même temps que moi,
32:17les élus qui sont là,
32:19on est là pour 3-4 heures.
32:20Puis après,
32:21on va se relayer.
32:22D'autres vont arriver.
32:24Personne ne va laisser
32:25les gens abandonnés
32:28dans leur aventure.
32:31C'est dans leur aventure.
32:33Moi,
32:34je pense...
32:34Le seul problème
32:36en ce moment,
32:36ce que l'on peut constater,
32:38c'est...
32:40c'est le fait
32:41qu'il y a des maisons brûlées
32:42à l'aige.
32:43C'est le problème
32:45qu'on a appris
32:46il y a deux heures.
32:47Ça,
32:48c'est quand même du...
32:49On n'a pas vu souvent ça
32:50sur les bords
32:51du bassin d'Arcachon.
32:52Là,
32:52il y a eu des dégâts
32:54matériels.
32:54Il y a des maisons brûlées.
32:56J'en parlais avec le maire
32:57de l'aige
32:57il y a quelques minutes.
32:59Oui,
33:00c'est une nouveauté.
33:01Il y a...
33:02A priori,
33:03ce serait en situation
33:04de pouvoir...
33:05On pourrait commencer
33:05à dire que pour le bourg de l'aige,
33:07les choses sont à peu près...
33:10sorties d'affaires
33:11mais c'est...
33:12Rien n'est moins sûr.
33:14Il suffit que le vent
33:14qui est très versatile...
33:17Ce foyer d'incendie est très...
33:19Il s'auto-alimente
33:20de manière bizarre,
33:21de manière erratique
33:22et c'est ce qui contrarie
33:25le plus les forces
33:25de sécurité.
33:27Une dernière question,
33:28monsieur le maire.
33:28Est-ce que le maire de l'aige
33:30justement vous a donné
33:30un chiffre
33:31sur le nombre
33:32de maisons touchées
33:33à l'heure où on parle ?
33:35Je crois que je voulais dire...
33:37Je ne voulais pas dire.
33:38Je crois que c'est cinq.
33:40Cinq maisons
33:41qui seraient déjà
33:42détruites par le feu.
33:43Oui, je crois que c'est cinq.
33:44OK.
33:44Oui, je pense que c'est
33:45cinq maisons touchées
33:46dont c'est vraiment touché.
33:48C'est bien ce qu'il m'a été rapporté.
33:51Merci.
33:52Merci, monsieur le maire.
33:54Justement,
33:55Suzy Bernard-Mengus,
33:56vous êtes à l'aige Cap-Ferret.
33:59Il faut bien imaginer
34:00cette ville
34:00qui est une ville
34:01ultra-touristique.
34:03On est au cœur de l'été
34:04et les flammes
34:06qui s'approchent
34:07dangereusement
34:07des maisons
34:08et qui a même touché,
34:09qui auraient touché
34:10cinq maisons,
34:11touchées et détruites.
34:12Vous ne la voyez pas
34:13à l'image, vous,
34:13mais nous, effectivement,
34:15on l'a plein pot
34:16devant nos yeux.
34:17Il n'en reste rien.
34:20Oui, tout à fait.
34:21Nous avons été témoins
34:22de la destruction
34:23de l'une de ces maisons,
34:24notamment de son toit
34:25qui a été ravagé
34:26par les flammes
34:26un petit peu plus tôt
34:27cet après-midi.
34:28C'était vraiment
34:29une scène très impressionnante.
34:31Rapidement,
34:31les pompiers sont venus
34:32sur place
34:32et ils ont mis du temps
34:33avant de s'organiser.
34:34Ils ont d'abord utilisé
34:35une bouche incendie
34:36qui était située
34:37en face de la maison
34:38mais ils n'avaient pas
34:39forcément accès à l'eau.
34:40Alors, il a fallu
34:41appeler une entreprise
34:42qui a pu leur donner
34:43accès à l'eau.
34:44Puis, finalement,
34:44c'est une lance incendie
34:45qui a été déployée.
34:47Elle est d'ailleurs
34:47toujours en cours d'activité.
34:48Je ne sais pas
34:49si vous arrivez
34:49à la distinguer
34:50sur les images
34:51de Willem Gay
34:52qui m'accompagne.
34:53En tout cas,
34:54ce sont de nombreux pompiers
34:56qui se sont mobilisés
34:57tout cet après-midi
34:57pour tenter de venir
34:59à bout de ce feu
35:00qui était dans cette maison.
35:02Pourquoi ?
35:02Eh bien, pour éviter
35:03qu'il ne se propage
35:04aux autres habitations
35:05des alentours.
35:06En fait,
35:07tout ce chemin ici,
35:08le long de tout ce chemin,
35:09il y a des habitations
35:10et l'idée,
35:10c'était que le feu
35:11ne progresse pas
35:12et qu'il ne progresse pas
35:13ensuite
35:13dans le reste de la commune.
35:15La maison qui se trouve
35:16juste à côté
35:17a été épargnée
35:18et là,
35:18les pompiers continuent
35:20à combattre le feu
35:21pour l'éteindre complètement.
35:22Alors,
35:22c'est plus calme
35:23qu'en milieu d'après-midi.
35:25De nombreux camions
35:26de pompiers sont partis.
35:27Ils sont rentrés
35:28à la caserne
35:29notamment pour faire le point
35:30parfois pour tourner
35:31aussi que les effectifs
35:32puissent tourner.
35:33Des pompiers qui,
35:34on l'a vu,
35:35viennent de toute la France.
35:36On a vu des pompiers
35:37qui venaient de Seine-et-Marne,
35:38du Calvados,
35:39mais aussi des sapeurs-pompiers
35:40de Paris,
35:41des soldats du feu
35:43qui sont mobilisés
35:44complètement sur cet incendie
35:45puisqu'ils sont 800
35:46à être en train
35:47de combattre le feu
35:48actuellement.
35:49Merci Suzy et William Guest.
35:50Julien Riflet
35:51du service Météo-climat
35:52de BFM TV.
35:53Le gros problème,
35:54c'est que les conditions météo
35:55sont très défavorables.
35:57Oui,
35:57très défavorables
35:58et parfois imprévisibles
35:59parce que c'est vrai
35:59que là,
36:00les chiffres que je vais vous donner,
36:01ce sont les données brutes
36:03qu'on a avec Météo France.
36:04Là,
36:04actuellement,
36:05on relève des rafales
36:06à 37 km par heure
36:07du côté de l'Âge Cap-Ferré,
36:08un vent de secteur
36:09nord-nord-est.
36:10Vous allez me dire
36:1037 km par heure,
36:12ce n'est pas forcément beaucoup
36:13mais il faut quand même
36:14bien comprendre
36:14que l'incendie
36:16peut créer
36:16ses propres conditions météo
36:18avec en son sein
36:19les températures
36:20qui pourraient être élevées,
36:22des vents plus violents
36:23que ce que je viens
36:24d'annoncer là.
36:25C'est vrai que parfois,
36:25on a des vents tournants,
36:26assez tourbillonnaires,
36:28on a ces fumées
36:28qui peuvent vraiment
36:30donner lieu
36:31à des pyro-cumulus
36:32et ces rafales convectives,
36:35en fait,
36:35il faut bien comprendre
36:35qu'on a un air brûlant
36:37qui monte dans l'atmosphère.
36:38On parle d'une assondance
36:39particulièrement puissante
36:41avec une colonne convective
36:43et ça entraîne en fait
36:44les fumées,
36:45les cendres
36:45ou encore les braises
36:46très haut dans l'atmosphère
36:47et pour remplacer
36:48cet air qui s'élève,
36:49eh bien,
36:50on a de l'air
36:50qui est aspiré
36:51de tous les côtés
36:52et parfois vers les flammes
36:53et ça,
36:54malheureusement,
36:54les radars de Météo France
36:55ne peuvent pas le prévoir.
36:56C'est vraiment
36:57des conditions météo
36:58très locales
36:59avec un incendie
37:00qui s'auto-alimente,
37:01qui s'auto-entretient
37:02et qui parfois
37:03renforce les flammes
37:04donc il faut vraiment
37:04rester prudent
37:06et attentif
37:06la situation sur le terrain.
37:08Christian Pinaudot,
37:09ça rend ce feu
37:10absolument imprévisible.
37:12C'est toute la difficulté
37:14qu'elles sont confrontées
37:16les pompiers
37:17en ce moment.
37:18Alors,
37:19il faut croiser les doigts
37:20ou prier le bon Dieu
37:21pour que cette nuit,
37:24le vent tombe
37:25parce que c'est des probabilités
37:26aussi qui peuvent arriver
37:27et c'est souhaitable.
37:29sinon,
37:30si ça continue
37:32dans le sens
37:33qui vient d'être décrit
37:34avec
37:36ces vents tourbillonnants,
37:37une espèce de petit cyclone
37:39si vous voulez,
37:39qui s'auto-alimente,
37:42eh bien,
37:42il n'y a plus qu'à souhaiter
37:44que ça aille du côté
37:44de l'océan
37:46parce que si ça continue
37:47à aller du côté de l'Aige,
37:48l'Aige,
37:49c'est une impasse,
37:50n'est-ce pas ?
37:53Ça permettra peut-être
37:54aussi de se reposer
37:55les questions
37:55en matière de prévention
37:57parce que
37:59pour avoir travaillé
38:00dans cette région,
38:03c'est des sujets
38:04sur lesquels
38:05on s'est posé des questions.
38:06Ne faudrait-il pas
38:07autour des villes
38:08comme celle-là
38:09avoir des zones tampons ?
38:14Vu les circonstances,
38:15on a intérêt à y penser
38:16plus rapidement aujourd'hui
38:17et à prendre les décisions
38:18qui s'imposent
38:19parce qu'on ne peut pas
38:22continuer à fonctionner
38:23et réfléchir
38:24avec des procédures
38:25qui datent de 15 ou 20 ans
38:27compte tenu des circonstances
38:29auxquelles on est confronté
38:29aujourd'hui.
38:30Il faut changer
38:31complètement de paradigme.
38:33Lieutenant David Saquet,
38:34vous êtes président
38:35de l'UNSAS
38:35à peur pompier
38:37parce que le risque
38:38là, effectivement,
38:39comme vous le disiez,
38:39c'est une impasse.
38:40Il y a l'Aige,
38:41Cap Ferret
38:41et derrière,
38:42il y a le Cap Ferret.
38:43C'est ça.
38:44Le Cap Ferret
38:45qui, là,
38:47l'État
38:47est un peu coupé du monde.
38:48Les routes sont bloquées.
38:50On ne peut pas avoir
38:52accès au Cap.
38:53l'accès à la presqu'il
38:55a été fermé.
38:56C'est le maire
38:56qui l'a décrété
38:58un peu plus tôt.
39:00Le gros risque, là,
39:01c'est que le vent
39:02souffle vers
39:03le Cap Ferret.
39:04Tout à fait.
39:05On a malheureusement
39:07une météo capricieuse
39:08avec des vents tourbillonnants.
39:12Votre collègue l'a dit,
39:14ce feu convectif
39:15qui entraîne
39:16des tourbillons
39:18de vent chaud
39:19et de flammes
39:20qui embrasent
39:21dans n'importe quel sens.
39:23On est d'un côté,
39:24on est de l'autre.
39:25C'est très compliqué.
39:26La lutte est difficile
39:27pour les sapeurs-pompiers.
39:28Et j'ai une pensée
39:30pour le collègue
39:31qui est blessé,
39:32qui a été transporté
39:33sur un centre hospitalier.
39:35J'ai une pensée pour lui
39:36et aussi pour tous,
39:37tous,
39:38tous les personnels
39:39qui sont à l'arrière.
39:39Parce qu'on lutte
39:40contre le feu.
39:41Mais à l'arrière,
39:42il y a énormément
39:43de personnel.
39:44Tous les services supports,
39:45notamment le soutien de l'homme,
39:47tout ce qui est
39:47services médicaux,
39:48les véhicules infirmiers,
39:49les médecins
39:51et toute la logistique
39:52alimentaire,
39:53technique,
39:53matériel, mécanique.
39:55C'est des gens
39:55qui travaillent dans l'ombre.
39:56C'est les petites mains
39:58mais elles sont essentielles.
39:59Quand on dit d'ailleurs
39:59que 800 pompiers
40:00sont mobilisés
40:01sur les feux en Gironde,
40:02ça comprend ces gens-là,
40:04ces gens de l'ombre ou pas ?
40:06Là, on est sur
40:06800 sapeurs-pompiers
40:07sur le terrain
40:08à lutter contre le feu.
40:09Et il y a toutes ces personnes
40:11qui sont derrière.
40:12Il y a tous les agents aussi,
40:14il y a tous les cadres
40:14et les officiers
40:15qui sont sur le poste
40:17de commandement,
40:18qui gèrent
40:19la cellule d'anticipation,
40:20qui font un travail
40:21extraordinaire
40:21pour justement
40:22permettre d'évacuer
40:24dans de bonnes conditions
40:25la population
40:26et qu'il n'y ait pas
40:27de victimes.
40:29800 sapeurs-pompiers
40:30qui luttent
40:31contre les flammes,
40:32rejoints par 44 militaires
40:33de la brigade
40:34des sapeurs-pompiers
40:34de Paris,
40:35appuyés par 2 Canadair,
40:372 Air Tractor,
40:38un Dash,
40:39des gendarmes,
40:40300 gendarmes
40:41qui participent aussi
40:42au secours.
40:43Est-ce que les pompiers
40:44sont...
40:45Les moyens, pardon,
40:46sont suffisants ?
40:48On a le sentiment
40:49qu'en l'État,
40:50on n'arrive pas
40:50à venir à bout
40:52de ce feu
40:52avec ces moyens-là ?
40:55Le feu,
40:55il n'est pas fixé
40:56à l'heure où on parle
40:58effectivement,
40:59malgré des moyens
41:00importants,
41:01énormément de moyens.
41:02Ça vient de tous
41:03les départements
41:04de la région Île-de-France,
41:05du Maine-et-Loire,
41:07de la Normandie,
41:08vous l'avez dit,
41:08de la brigade
41:09des pompiers de Paris.
41:10Parce qu'il faut aussi
41:11comprendre qu'il y a
41:13ces feux urbains,
41:14il faut aussi les combattre.
41:15Il y a les gens
41:16qui sont sur le feu de forêt
41:17et il y a aussi
41:17les feux urbains.
41:19Ce n'est jamais assez
41:20les moyens.
41:21Je pense qu'on manque
41:22de moyens aériens,
41:24on manque peut-être
41:25aussi de moyens terrestres,
41:27mais surtout
41:28la ressource humaine.
41:29Elle n'est pas intarissable.
41:31Là, les gens sont fatigués,
41:32très fatigués.
41:33Ça fait longtemps
41:33que ça dure.
41:34On est en avance,
41:36on a trois semaines
41:36d'avance quasiment.
41:37Ça va continuer.
41:38On a eu des épisodes
41:39de canicules
41:40qui ont augmenté
41:42l'engagement
41:43de ces personnels.
41:44Et là,
41:45on est sur un problème
41:45de ressources.
41:46Il va falloir faire
41:47quelque chose,
41:47et il va falloir
41:48faire tourner les effectifs.
41:49Il va falloir faire
41:50venir du monde d'ailleurs.
41:52Ça va être très compliqué.
41:53Il faut qu'ils puissent
41:53se reposer parce que
41:54cette nuit,
41:54on va continuer
41:55à attaquer le feu.
41:56On va continuer à lutter.
41:57Il n'y a pas
41:58que ce chantier-là.
41:59C'est-à-dire que les moyens
41:59qui sont engagés en Gironde,
42:00il faut imaginer
42:01qu'on en mobilise aussi
42:02dans le Var.
42:03Donc, il faut imaginer
42:04l'élongation que ça représente
42:06et des choix,
42:07malheureusement,
42:08à la fois éthiques,
42:09moraux,
42:10logistiques,
42:11tactiques,
42:12qu'il va falloir
42:13engager ces prochaines heures
42:14ces prochains jours.
42:15Et l'Union européenne
42:16d'ailleurs a décidé
42:16de venir en aide
42:17aux pompiers de Gironde
42:20et va déployer
42:20trois avions bombardiers
42:22pour aider
42:23à combattre l'incendie.
42:24Tout à fait.
42:24Donc, c'est que
42:25ce n'était pas suffisant,
42:26évidemment.
42:27Donc, on a
42:28le dispositif Rescue
42:29qui est déclenché.
42:30Ces trois bombardiers d'eau
42:31vont venir appuyer
42:32les aéronefs
42:33de la sécurité civile
42:34et on salue d'ailleurs
42:35le travail exemplaire,
42:37extraordinaire,
42:38franchement exceptionnel
42:39des canadaires,
42:40des pilotes de canadaires
42:40et de tous les bombardiers d'eau.
42:42C'est très, très dangereux
42:43ce qu'ils font.
42:43C'est précis,
42:44c'est technique
42:45et on les salue aussi.
42:46C'est très dangereux
42:48d'écoper.
42:50Oui, il y a un danger
42:51même de faire des largages,
42:52bien sûr,
42:53dans la fumée.
42:54Il y a des lignes de tension,
42:55il y a un environnement
42:57à prendre en compte.
42:58C'est très, très, très compliqué.
42:59Et évidemment,
43:00on va continuer à en parler.
43:01Aude Fertel nous attend
43:03gérante d'une conciergerie
43:04à Arès.
43:05Vous gérez plusieurs locations
43:07autour du bassin d'Arcachon.
43:11Comment ça se passe
43:12ce soir ?
43:13Est-ce qu'il y a un peu
43:14de panique
43:15chez vos locataires ?
43:19C'est très compliqué.
43:20Tous les gens
43:21qui sont sur la presse
43:22que j'avais moi
43:23en tant que locataire
43:25sont partis.
43:27Après,
43:27il y a encore des gens
43:28qui sont à l'Aige,
43:29qui sont à Andernos,
43:30qui sont à Arès.
43:32Notamment chez les étrangers,
43:33ces gens sont assez paniqués.
43:35D'abord parce qu'en fait,
43:36nous, en tant que Français,
43:37on a la chance
43:37d'avoir accès
43:38aux réseaux sociaux.
43:39On a la chance
43:40d'avoir accès
43:41à la mairie,
43:42à tous les sites internet
43:43pour pouvoir avoir
43:44les informations
43:45sur l'avancée du feu.
43:46Eux,
43:47ils n'ont pas ça.
43:48Forcément,
43:48ils se tournent
43:49vers leur conciergerie.
43:50Le but,
43:51c'est quand même
43:51de les rassurer
43:52et de leur dire
43:53notamment sur Arès
43:54et Andernos
43:54que pour le moment,
43:56tout va bien.
43:57Pour le moment.
43:58Vous voyez derrière moi ?
43:59Voilà.
44:00J'allais dire,
44:01on voit derrière vous
44:01une colonne de fumée grise
44:03qui s'élève.
44:05Vous,
44:06vous êtes personnellement inquiète ?
44:10Oui,
44:10on l'est toujours.
44:11On a eu un incendie
44:12en 2002.
44:13En plus,
44:14nous,
44:14on est très proche
44:14de la forêt
44:15juste derrière.
44:16On a eu un incendie
44:18en 2022
44:21où il a fallu
44:22qu'on évacue
44:23une partie d'Arès,
44:24nous compris.
44:26donc forcément,
44:27ça inquiète un petit peu.
44:29Après,
44:29je pense qu'il y a
44:31moins matière
44:31à s'inquiéter ici
44:32que sur la presqu'île
44:34parce qu'effectivement,
44:35si le feu passe
44:36sur la presqu'île,
44:38étant donné qu'il n'y a
44:38qu'une seule route,
44:39ça va être très,
44:39très compliqué.
44:41Mais après,
44:41encore une fois,
44:42voilà,
44:42il y a plein de gens
44:43qui ont besoin
44:44de soutien ici
44:44et notamment
44:45chez les étrangers.
44:46Il y a beaucoup
44:46d'étrangers sur place.
44:48Ils sont très inquiets
44:49parce qu'ils ne savent pas
44:50s'ils doivent rester,
44:51s'ils doivent partir.
44:52d'un coup,
44:53on a du vent.
44:54On a été dans le...
44:55Ce matin,
44:56c'était clair.
44:57Cet après-midi,
44:58on a eu de la fumée
44:59tout l'après-midi
45:00parce que le vent a changé.
45:01Ce soir,
45:01c'est à nouveau
45:02un peu plus clair,
45:03même si vous voyez
45:04de la fumée derrière moi.
45:06Voilà,
45:06tout ça,
45:06c'est très anxiosien,
45:08c'est très inquiétant
45:10et je comprends
45:11que ces gens-là
45:11qui ont peu d'informations
45:13soient un petit peu en panique.
45:15Et décident carrément
45:16de partir,
45:16c'est ce que vous nous disiez
45:18pour certains.
45:19Vous qui avez vécu
45:20le feu de 2022,
45:22est-ce que vous avez remarqué
45:24quand même des changements ?
45:25Est-ce que vous avez remarqué
45:26des leçons
45:26qui ont été tirées
45:27de ces feux
45:28ou c'est quand même
45:29le sentiment
45:29que tout ça se répète ?
45:32Non,
45:33alors la prévention,
45:33elle se fait
45:34beaucoup plus rapidement
45:35qu'en 2022.
45:36Après,
45:37en 2022,
45:37on a vraiment été pris de court.
45:39Je pense que là,
45:40vu la sécheresse
45:41qu'on a depuis
45:42un certain nombre de mois,
45:43le manque de pluie,
45:44les pelouses,
45:45à part les pelouses
45:47qui ont des aménagements
45:49d'arrosage automatique,
45:50sinon les pelouses,
45:51elles sont toutes cramées,
45:52enfin les jardins,
45:52c'est une catastrophe,
45:53donc je ne vais pas dire
45:54que c'était attendu,
45:55on espérait que ça n'arriverait pas.
45:58Donc je pense que,
45:58en fait,
45:59la municipalité,
46:00enfin les municipalités
46:01ont pris,
46:02et la préfète,
46:03bien sûr,
46:03ont pris les dispositions
46:04assez rapidement
46:05en fonction de la dangerosité
46:07de la chose.
46:08Merci beaucoup de faire tel bon courage
46:11pour les heures
46:12et les jours à venir.
46:14Là-dessus,
46:14François Pitrel,
46:15sur les leçons tirées
46:17ou non de 2022,
46:18très concrètement,
46:19qu'est-ce qui a été fait ?
46:20Alors,
46:20on est dans une région
46:21qui est préparée
46:23par rapport à d'autres,
46:24peut-être plus au nord
46:26de la Loire notamment,
46:28on est quand même
46:29plus préparé
46:29aux feux de forêt,
46:30c'est-à-dire qu'on est
46:31sur des zones forestières
46:32où il y a des passages
46:34la plupart du temps
46:34qui permettent
46:35de faire passer
46:36des camions de pompiers
46:38par exemple.
46:39Il y a des citernes
46:40qui sont prépositionnées
46:41à plusieurs endroits
46:42dans la forêt
46:42en cas de début d'incendie
46:44pour intervenir
46:45et pour permettre aux pompiers
46:46d'avoir des alimentations
46:48en eau assez proches
46:49pour pouvoir intervenir
46:50rapidement.
46:50Donc,
46:51il y a quand même
46:51un dispositif déjà de base
46:53sur ce secteur
46:54qui,
46:54en plus de l'incendie de 2022,
46:57permet quand même
46:58de faire en sorte
47:00que ce feu,
47:01certes très impressionnant,
47:02certes très dangereux,
47:03n'a parcouru,
47:04entre guillemets,
47:05que 3 000 hectares
47:06en 24 heures.
47:07Quand on voit
47:08ce qui s'est passé
47:08en Espagne,
47:09par exemple...
47:103 700 quand même.
47:113 700,
47:12c'est énorme
47:12et on s'approche
47:13d'habitation.
47:14Mais en Espagne,
47:15on a eu,
47:15en 24 heures,
47:17près de 10 000 hectares
47:18qui ont brûlé
47:19parce qu'on était
47:20complètement dépassés.
47:21Aujourd'hui,
47:22on a quand même
47:22des forces en France
47:23de pompiers
47:24qui sont assez réactives,
47:26assez nombreuses
47:27pour limiter
47:28la propagation
47:28de ces feux
47:29qui peuvent très vite
47:30devenir incontrôlables.
47:32Mais ça ne suffit plus.
47:34C'est-à-dire qu'on arrive
47:36dans ce que souvent
47:38l'Univic appelle
47:38la limite capacitaire.
47:39C'est-à-dire que
47:40quand on a un seul front
47:41à mener,
47:42c'est encore possible.
47:44Là,
47:44on a le Var,
47:45on a Biscarosse
47:46à quelques kilomètres
47:48de là,
47:48on a ce feu
47:50aux alentours
47:51du bassin d'Arcachon
47:52et plein d'autres
47:53départs de feu.
47:54Les Bouches du Rhône,
47:54visiblement,
47:55qui connaîtraient aussi
47:55un début de feu.
47:57Vers Saint-Martin-de-Croix.
47:58Vous évoquez le Var.
47:59On va y s'y rendre.
48:00On va y retrouver
48:00nos journalistes
48:01Isor de Lagorce.
48:02Vous êtes à Corrance
48:02dans le Var.
48:042 700 hectares
48:05qui sont déjà
48:06partis en fumée
48:07et une reprise critique
48:10de l'incendie.
48:11C'est ça, Isor ?
48:14Oui, c'est ça.
48:15Nous, on se trouve
48:15à Corrance
48:16pour vous expliquer.
48:17Il y a toujours
48:17des pompiers
48:18qui sont mobilisés
48:18parce qu'il y a
48:19une reprise
48:20qui est inquiétante
48:20sur une dizaine
48:21de kilomètres.
48:22C'est ce que nous a expliqué
48:23l'un des pompiers
48:23avec des flammes
48:25d'environ 5 mètres.
48:26Vous voyez peut-être
48:27sur ces images
48:28des fumées aux alentours
48:29qui ont pris
48:30ce massif
48:31dès 15h aujourd'hui.
48:32Et depuis cet après-midi,
48:34depuis d'ailleurs
48:34plusieurs jours,
48:35il y a des habitants
48:36qui sont venus
48:37en aide,
48:38apporter de l'aide
48:38ou tenter d'apporter
48:39de l'aide aux pompiers,
48:40notamment en mettant
48:45de l'eau,
48:47en apportant de l'eau
48:48avec des citernes.
48:49C'est votre cas, Quentin.
48:50Est-ce que vous pouvez
48:51nous expliquer
48:51pourquoi est-ce que
48:52vous êtes venus
48:53aider les pompiers ?
48:54J'imagine que ça
48:54a semblé être une évidence.
48:55Exactement.
48:56Comme là, vous voyez,
48:57c'est assez difficile
48:58d'accès.
48:58Les plus gros camions-citernes
49:01restent en bas
49:02dans les villages
49:03pour ravitailler les camions.
49:04Nous, on a 10 000 litres,
49:08donc 10 tonnes d'eau
49:09au camion.
49:09On ravitaille soit
49:10les tracteurs
49:11qui arrivent à monter
49:11dans les bois
49:12pour aller ravitailler
49:13les camions.
49:13Nous, on ne va pas
49:14du tout au front de feu
49:15ou alors on attend
49:16les camions comme ici
49:17pour qu'on essaye
49:18de les remplir
49:19un maximum
49:19le plus rapidement possible
49:20pour qu'eux puissent
49:21aller combattre
49:21le feu après.
49:22Nous, on est mobilisés
49:23depuis mardi soir
49:24que le feu est vraiment
49:26bien parti.
49:27On était principalement
49:27à Cotignac.
49:28Vous avez fait également
49:29des évacuations,
49:30c'est ça ?
49:30Vous avez aidé.
49:31Dans quel état d'esprit
49:32étaient les habitants
49:32que vous avez rencontrés ?
49:33Dévastés.
49:34Dévastés parce que
49:35c'était principalement
49:36des personnes âgées,
49:37beaucoup,
49:38qui avaient construit
49:39leur maison de leur main
49:40depuis 30 ans.
49:41Donc ça a été vraiment
49:42très très dur moralement
49:43même pour nous
49:43parce qu'on les transportait,
49:45on allait les mettre
49:46à l'abri à Carces.
49:48Mais ça a été
49:50vraiment dramatique
49:51parce qu'eux,
49:51ils ont construit
49:53leur maison de leur main
49:53en 30 ans
49:54et ils regardaient
49:55leur maison
49:56avec les pompiers
49:57et se faire brûler
49:59complètement incapables
50:00de faire quoi que ce soit.
50:01Donc nous,
50:01on essayait de les mettre
50:02à l'abri
50:02en les rassurant un maximum.
50:04Forcément,
50:05je pense qu'en les revoyant
50:06aujourd'hui,
50:07ils doivent être
50:08dans un pire état
50:09parce que l'adrénaline
50:10encore leur permettait
50:11de tenir
50:11et surtout de sauver
50:13leurs familles,
50:14leurs proches,
50:14leurs animaux principalement.
50:16Mais là,
50:16à l'heure d'aujourd'hui,
50:17ils ont tout perdu
50:17donc ça va être compliqué
50:19de se remettre de tout ça.
50:20On voit que c'est une situation
50:22qui est compliquée
50:22pour des personnes
50:23qui sont toujours aussi évacuées.
50:24Merci beaucoup
50:24d'avoir répondu
50:26à nos questions.
50:27Et le combat va continuer
50:28pour les pompiers.
50:28Ils sont toujours 550 mobilisés
50:31ce soir
50:31parce que le feu ici
50:32dans le Var
50:32n'est toujours pas fixé.
50:34Merci beaucoup Isor
50:35avec Leni Bocorni.
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