- il y a 11 minutes
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était l'invitée du Face-à-Face sur BFMTV et RMC.
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00:01Générique
00:11Il est 8h34 et vous êtes bien sur BFM TV. Bonjour Maude Brejon.
00:15Bonjour Marie-Jean Très.
00:15Merci beaucoup d'être avec moi ce matin.
00:17Vous êtes la porte-parole du gouvernement, on le rappelle, ministre également chargée de l'énergie.
00:22On l'a vu dans le journal, la France, une partie de la France en tout cas, brûle.
00:26En Gironde, déjà 2000 hectares partis en fumée, 12 000 habitants appelés à évacuer.
00:31D'autres feux aussi dans le sud de la France sont toujours en cours.
00:34Les syndicats de pompiers dénoncent encore un manque de moyens.
00:38Mise au point sévère du ministre de l'Intérieur hier soir, on va y revenir.
00:42Mais il a aussi évoqué, Laurent Nunez, le déploiement en appui d'un A400M pour lutter contre ces flammes.
00:49Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin, Maude Brejon, quand va-t-il entrer en action ?
00:53Oui, d'abord, je voudrais avoir un mot de solidarité pour les 250 000 sapeurs-pompiers.
00:58Les 200 000 sapeurs-pompiers volontaires.
01:01Beaucoup sont mobilisés sur une situation qui est extraordinaire.
01:04Laurent Nunez l'a dit, les moyens sont déployés, massivement déployés.
01:08Et on va aller encore plus loin, puisque vous le savez,
01:11on travaille depuis plusieurs semaines à adapter l'A400M,
01:14de telle sorte qu'ils puissent venir en appui.
01:17Parce que ce ne sont pas du tout ses missions.
01:18sur les interventions incendies.
01:21Et donc, je peux vous annoncer que dans quelques jours,
01:24d'ici à fin juillet, l'A400M sera en mesure d'être mobilisée
01:28et donc de venir en appui de l'ensemble des autres moyens.
01:31Pour donner une idée aux auditeurs, aux téléspectateurs qui nous regardent,
01:35c'est l'équivalent de trois Canadaires en volume d'eau déployé.
01:39Donc, c'est absolument massif.
01:41Ça a nécessité un travail technique d'adaptation
01:44dans lequel je ne rentrerai pas ce matin.
01:46De formation aussi, des équipages ?
01:47De formation, bien sûr.
01:49Et donc, un système spécifique a été déployé,
01:52a été mis en œuvre, mis au point.
01:54Et donc, il permettra à l'A400M, d'ici à la fin juillet,
01:57d'être déployé, encore une fois, en appui du reste des moyens conventionnels.
02:01Ça veut dire que là, vous nous dites, il est en cours d'équipement.
02:05Les équipages sont encore en train d'être formés.
02:08Donc, d'ici quelques jours, il sera en capacité d'intervenir.
02:11On sait où précisément ou pas encore ?
02:13Ça dépendra ?
02:14Effectivement, de l'évolution, évidemment, de l'évolution de la situation.
02:18Les moyens, en tout cas, techniques, ont été mis en place.
02:21Il y a toute une phase de tests, évidemment, de contrôles,
02:24eu égard à la sécurité de l'appareil, des intervenants.
02:27Chacun le comprend bien.
02:28Mais en un temps record, on a réussi, là encore une fois, à s'adapter.
02:33Et puis, je rappelle quand même qu'on a 12 Canadair, qu'on a 8 DASH,
02:37que 2 nouveaux Canadair ont été commandés,
02:40que lorsque le président de la République a été élu en 2017,
02:436 nouveaux DASH qui permettent d'intervenir ont été achetés et ont été livrés depuis.
02:49Donc, le nombre, les moyens, encore une fois, sont en augmentation croissante et constante depuis 9 ans maintenant.
02:56– Maude Brejon, si je prends, j'ai envie de dire, un questionnement et un raisonnement un peu par l
03:01'absurde,
03:01vous maintenez depuis des jours maintenant que nous avons assez de moyens,
03:05que les Canadair sont là.
03:06Vous répondez aux polémiques, notamment lancées par la France insoumise,
03:09sur justement l'absence ou le trop petit nombre, notamment, de Canadair.
03:13Si vous êtes en l'obligation aujourd'hui de déployer cette A400 même,
03:16c'est qu'il y avait peut-être un manque quand même, du coup.
03:18– C'est normal d'adapter les moyens, et on les adapte depuis des années,
03:21pas uniquement d'ailleurs les moyens aériens.
03:24Les premiers moyens utilisés face aux incendies,
03:26ce sont à plus de 90% des moyens terrestres.
03:30C'est évidemment des moyens humains formés davantage de sapeurs.
03:33– Et vous entendez la colère, la fatigue, l'élugement de ces hommes et ces femmes.
03:37– Et on le comprend complètement, on l'entend, c'est légitime.
03:40C'est aussi pour ça qu'on adapte les moyens.
03:43J'en profite pour dire aux Françaises et aux Français qui nous écoutent
03:46que la meilleure façon d'aider ces sapeurs-pompiers,
03:49c'est d'être, de faire preuve de la plus grande vigilance.
03:52Neuf départs de feu sur dix sont d'origine humaine.
03:56Pas d'origine volontaire, mais d'origine humaine.
03:59Et donc dans ces temps extraordinaires,
04:02chacun doit faire preuve encore une fois de la plus grande attention
04:05dans les gestes simples du quotidien.
04:07Et ça nous permet comme ça indirectement d'aider les sapeurs-pompiers.
04:10– Et ça va mieux en le disant en effet.
04:11On salue en effet leur travail sur le terrain, toujours actif là,
04:14et sans doute durant tout l'été.
04:16Un hommage national a été proposé, je crois,
04:19aux familles des deux pompiers décédés à Mérignac il y a quelques jours.
04:23À votre connaissance, ont-elles accepté cette proposition de l'État
04:26ou c'est encore en discussion ?
04:27– Ça je laisserai encore une fois à l'Élysée,
04:30le chef de l'État et ses équipes,
04:32communiquer sur les suites qui seront données.
04:34Ce que je peux vous dire effectivement,
04:36c'est que le président de la République,
04:37hier lors du Conseil des ministres,
04:39a redit toute sa solidarité,
04:41toute la solidarité de la nation avec ces deux sapeurs-pompiers
04:45et plus globalement avec l'ensemble des forces de sécurité civile
04:48qui sont mobilisées face à ces feux dans une période extraordinaire
04:51qui est aussi extraordinairement longue.
04:54Puisque nous ne sommes que mi-juillet,
04:57nous sommes le 22, le 23, pardonnez-moi, juillet.
04:59– Et 44 000 hectares déjà partis en fumée.
05:01– Et 44 000 hectares déjà partis en fumée.
05:02C'est plus que sur l'ensemble de l'été l'année dernière.
05:06– Effectivement.
05:07Maude Brejon, à cette heure de cet entretien,
05:08on l'a appris il y a seulement quelques instants,
05:11Total Energy double son bénéfice net au deuxième trimestre
05:15à près de 5,5 milliards de dollars.
05:18Des résultats deux fois plus élevés qu'il y a un an.
05:22Vous savez immédiatement ce que vont dire les oppositions.
05:24– Je le devine.
05:25– Notamment, vous le devinez.
05:26Ils les avaient déjà accusés au premier trimestre
05:29d'être des profiteurs de guerre.
05:30Franchement, quand on voit ces chiffres,
05:32on peut difficilement leur donner tort, non ?
05:33– Moi, je refuserais toujours de rentrer dans le Total Bashing.
05:36Et pour avoir géré depuis des mois maintenant
05:39cette crise du carburant qui a durement affecté
05:43nos concitoyens, je peux vous le dire ce matin,
05:45même si ce n'est peut-être pas le discours le plus populaire,
05:47c'est une chance.
05:49C'est une chance d'avoir en France
05:51un grand énergéticien mondial
05:54capable d'assurer l'approvisionnement des Français.
05:57– Une chance.
05:58– Et capable de nous aider, pardonnez-moi,
06:00de nous aider à tirer vers les prix vers le bas.
06:02– Une fois qu'on a dit ça, il y aura des débats,
06:05et notamment des débats fiscaux
06:07durant le projet de loi de finances.
06:09Les parlementaires proposeront des amendements.
06:11Le débat sur la fiscalité des grandes entreprises
06:15– Et les super profits ?
06:16– aura lieu comme il a lieu chaque année.
06:19– Et Sébastien Lecordi avait dit
06:20« je ne ferme la porte à rien ».
06:22Ça, c'était il y a trois mois.
06:24Faut est de constater que rien n'a été rouvert pour le moment.
06:27Vous dites peut-être pour le débat budgétaire,
06:29juste sur ces chiffres.
06:30aux téléspectateurs qui nous regardent ce matin,
06:32qui se réveillent avec ces quasiment 5,5 milliards de dollars
06:36juste de bénéfices, bénéfices doublés.
06:38Vous comprenez que ça puisse, je ne sais pas,
06:41juste choquer, sans rentrer dans le total bashing,
06:43mais c'est des chiffres gigantesques
06:44quand on connaît l'inflation,
06:46quand on connaît les prix qui augmentent.
06:48Voilà, prix comme ça, brut.
06:51– Je le comprends, en tout cas je l'entends,
06:52et il ne m'appartient pas de juger les réactions,
06:55les sentiments des Françaises et des Français qui nous écoutent.
06:58– Vous dites que c'est une pépite française, c'est une grande entreprise.
07:00– Moi ce que je veux leur dire aujourd'hui,
07:01c'est qu'on a un géant français,
07:02on a un leader français dans un secteur qui est absolument clé.
07:06On a vu que l'énergie, c'était le nerf de la guerre,
07:09à proprement parler.
07:10Et donc, avoir des grands majors
07:12qui, à l'international, sont en capacité d'agir,
07:15sont en capacité de garantir et d'assurer
07:17l'approvisionnement des Français.
07:19On a beaucoup parlé de risque de pénurie.
07:22C'est aussi, pas uniquement, mais aussi,
07:24parce qu'on a un grand leader international comme Total
07:27qu'on a pu écarter très vite tout risque de pénurie.
07:31– Ce qui est mis en cause aussi, c'est sa communication.
07:33On va venir aux aides aux carburants
07:35que le gouvernement a mis en place.
07:36Total, lui, j'ai envie de dire, vous accompagne.
07:39En tout cas, c'est ce que disent certains de vos détracteurs
07:41en disant, on fait le plafonnement des prix.
07:43Opération communication géante,
07:45qui a d'ailleurs été revue,
07:46parce que fin juin, ils ont dit qu'ils se limitaient
07:48à 1 200 stations rurales.
07:50Là, ça va concerner tout l'Hexagone.
07:52Plafonnement à 2 euros environ.
07:55C'est une opération à peu de frais
07:58pour compenser ces chiffres records, de votre point de vue ?
08:01– Vous appelez ça opération de communication.
08:03Ce que je constate, pour ma part,
08:04c'est que beaucoup de Français en ont bénéficié
08:06et que ça a fait directement partie
08:09des moyens mis en œuvre
08:10qui ont permis, encore une fois,
08:12de freiner la hausse des prix sur l'ensemble.
08:15– Et vous discutez, vous, ministre de l'énergie,
08:17avec Total, pour les encourager
08:19à prolonger ce type d'opération ?
08:20– C'est une évidence.
08:21On discute avec Total,
08:22on discute avec les distributeurs,
08:24on discute avec les raffineurs.
08:26On les recevra de nouveau
08:27en début de semaine prochaine.
08:29Tout ça est parfaitement normal.
08:30Nous sommes dans notre rôle.
08:31On a toujours d'ailleurs demandé
08:32que les baisses, lorsqu'elles existent,
08:36soient réépercutées, pardonnez-moi,
08:39aussi vite que les hausses.
08:40Donc, on suit la situation
08:42avec la plus grande vigilance.
08:43Je comprends les interrogations
08:45qu'il peut y avoir,
08:46que ces chiffres peuvent susciter
08:48pour les Françaises et les Français
08:50qui nous écoutent.
08:51– Elles sont légitimes de votre point de vue, évidemment.
08:52– Je les comprends.
08:53Pour autant, encore une fois,
08:55je le redis,
08:56taxer les grandes entreprises françaises
08:58ne peut pas être la première réaction
09:01face aux difficultés.
09:02– Mais ça va faire partie du débat.
09:04– Parce que ce n'est pas ce qui permet,
09:06derrière, d'aider les fins de mois des Français.
09:08Ça fera partie du débat.
09:10Ça a fait partie du débat l'année dernière.
09:12Il y a eu une surtaxe d'impôts
09:14sur les sociétés qui a été mis en place,
09:17notamment par le gouvernement.
09:18Et donc, on a assumé de faire contribuer davantage
09:21les 300 plus grandes entreprises françaises
09:23en excluant les ETI pour les préserver.
09:25Donc, ça fera partie du débat.
09:27Mais ne rentrons pas dans le total bashing
09:30qui est extrêmement simpliste.
09:32– Pas forcément entendable,
09:34j'imagine, du côté de vos opposants à gauche.
09:37Mais ça, on verra comment se passe le débat budgétaire.
09:39Juste, Maud Brejon, rapidement sur ce sujet des carburants.
09:42On voit que la situation continue de s'enflammer
09:44au Moyen-Orient et dans le détroit d'Ormousse, précisément.
09:47Ces aides carburants gros rouleurs
09:49que vous avez mis en place, vous l'avez dit,
09:51elles seront prolongées jusqu'à la fin de l'été.
09:53Un peu plus, vous le disiez,
09:54un million de Français en ont fait la demande
09:56sur les 3 millions éligibles.
09:58Comment expliquer ces chiffres ?
10:00Est-ce que la méthode,
10:01est-ce que le fonctionnement est trop complexe ?
10:03Et est-ce que vous faites un appel ce matin
10:04à ceux qui sont éligibles d'y aller et de formuler la demande ?
10:06– Non, pour la première question, oui.
10:08Pour la seconde, bien sûr,
10:11il y a un peu plus d'un million de Français
10:12qui ont demandé et touché ces aides.
10:15C'est une très bonne chose.
10:16S'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils en avaient profondément besoin.
10:19Il y a d'autres Français qui, aujourd'hui,
10:21sont éligibles à cette aide de 100 euros
10:23qui peut toujours être versée.
10:25Et donc, il y a un portail dédié.
10:27Il suffit de se connecter,
10:28d'apporter un certain nombre d'informations.
10:30Nous avons travaillé à ce que ce portail
10:34soit le plus simple possible,
10:36le plus facile d'accès possible.
10:38Et cette limite sera repoussée jusqu'à fin août.
10:41Je vous le dis aussi ce matin, je vous l'annonce.
10:44Repoussée jusqu'à fin août
10:45pour permettre, dans une situation qui a évolué,
10:47encore une fois, avec des prix qui ont de nouveau augmenté,
10:51de laisser le temps à d'éventuels Français éligibles
10:55de faire cette demande.
10:56– Sur les mêmes critères que ceux établis ces dernières semaines.
10:58– C'est déjà établi. Et puis, par ailleurs, un mot pour les entreprises.
11:01Aussi, beaucoup de secteurs d'activité sont directement concernés.
11:05Les aides déployées sont mises en œuvre jusqu'à fin août, là aussi,
11:09pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs,
11:11le secteur du BTP qui consomme beaucoup de carburant.
11:14Et donc, eux aussi peuvent encore se tourner vers nous
11:18et demander, encore une fois, l'aide à laquelle ils ont droit.
11:21– Maude Bregeon, la politique à présent,
11:23votre collègue, Monique Barbu, au gouvernement,
11:26reste finalement, après avoir déposé sa démission.
11:29Le président l'a convaincue, visiblement, de rester.
11:32Je reprends cette observation de mes éminents confrères du Parisien ce matin.
11:36Une preuve, s'il en fallait une, qu'en politique,
11:38comme en écologie, tout est recyclable.
11:40Franchement, est-ce que c'est pas un très mauvais signal
11:43qui est envoyé par cet épisode ?
11:44– Je ne sais pas qui a écrit la phrase que vous citez.
11:47Est-ce que ce sont des confrères à vous ?
11:49Ou est-ce que ce sont des propos rapportés ?
11:50– Ce sont des confrères à moi, je vous le confirme.
11:52– Je me permets de dire à vos confrères
11:54que je trouve ces mots d'un grand mépris
11:57et d'une grande arrogance.
12:00– Je pense que c'était pas leur volonté, mais encore une fois.
12:02– Et d'ailleurs, je note, pardonnez-moi,
12:04je me permets de le dire,
12:06que depuis quelques jours,
12:08les commentaires sur les réseaux sociaux
12:09provenant parfois de commentateurs médiatiques,
12:13souvent de responsables politiques,
12:16ne sont pas à la hauteur.
12:17– Mais l'épisode politique prend un mépris.
12:19– Et ce sont d'une grande arrogance.
12:20Une fois que j'ai dit cela,
12:22ce qui compte aujourd'hui,
12:24c'est ce qu'on veut faire,
12:26ce qu'on a fait,
12:26et ce qu'on va faire pour l'écologie.
12:28– Ça j'entends, mais je ne prétends pas
12:31lire le mot de Brejon dans le texte,
12:33ni vous comprendre parfaitement,
12:34mais je vous ai entendue hier,
12:36à la sortie du Conseil des ministres,
12:37absolument justifier le fait qu'elle reste.
12:40Je vous ai connue plus à lente,
12:42j'ai entendu quelques périphrases autour de votre collègue,
12:46ça a fait débat quand même dans vos rangs,
12:48au sein du gouvernement,
12:49le fait qu'elle reste après cet épisode.
12:51– Il y a des comptes rendus de Conseil des ministres
12:52qui sont plus faciles que d'autres.
12:53– On est d'accord.
12:54– Et ça fait partie du job,
12:56c'est bien normal.
12:57Écoutez, moi ce que je veux vous dire,
12:59c'est d'abord pour commencer,
13:02Monique Barbu,
13:02elle a proposé sa démission
13:04sur la base d'un désaccord
13:05qui concernait la possibilité,
13:08donnée à l'ANSES,
13:10de réintroduire par voie dérogatoire…
13:12– C'est deux pesticides ?
13:14– L'acétamipride, notamment.
13:16Cette mesure n'était pas une mesure proposée par le gouvernement.
13:19Jamais le gouvernement n'a souhaité la réintroduction
13:23à titre dérogatoire,
13:24même via l'ANSES,
13:26de l'acétamipride dans le texte,
13:28donc le projet de loi d'urgence agricole.
13:30C'est une proposition qui a été introduite par le Parlement.
13:34Donc il n'y a pas de désaccord de fond au sein du gouvernement.
13:38– Ensuite, il y a les convictions de Monique Barbu,
13:43qui est profondément engagée, militante sur le sujet.
13:48Et d'ailleurs, on lui a proposé de rejoindre le gouvernement
13:51pour cette raison-là,
13:52parce qu'elle n'est pas issue de la vie politique.
13:55Ce n'est pas une élue.
13:57C'est une femme, encore une fois,
13:58engagée dans le secteur associatif,
14:00qui porte cette cause-là depuis des dizaines d'années maintenant.
14:04– Et donc c'est une bonne chose qu'elle reste ?
14:06– Et donc moi, je crois que c'est une bonne chose qu'elle reste.
14:07– Et je pense que si elle a décidé de rester,
14:09c'est parce qu'elle a la conviction
14:10qu'elle va pouvoir agir sur les sujets
14:12qui sont prioritaires pour elle.
14:14– On arrive quasiment à la fin de cet entretien
14:15de questions rapides.
14:16D'abord sur le budget, on l'évoquait,
14:18sur la taxation des super-profits.
14:20Est-ce que vous confirmez cette information
14:21de nos confrères de l'Opinion ?
14:23La copie du budget, qui doit rapidement être présentée,
14:25qui prévoit agrammer le déficit à 4,7% l'an prochain,
14:29au prix donc de 35 millions d'euros d'efforts.
14:32C'est le sens que va prendre le budget de Sébastien Lecornu ?
14:35– Alors, je laisserai David Amiel, encore une fois,
14:37préciser l'ensemble des chiffres.
14:39Ce que je peux vous dire sur l'objectif général,
14:43c'est qu'on va évidemment, évidemment,
14:46devoir réduire le déficit dans un contexte économique
14:50qui est un contexte difficile.
14:52Vous savez qu'on a revu nos prévisions de croissance
14:53pour cette année de 0,9 à 0,7.
14:57Ce contexte économique est notamment dû
14:59à ce qui se passe au Moyen-Orient.
15:01Et donc, on va devoir continuer à faire des efforts,
15:03on va devoir continuer à baisser les dépenses
15:06et on s'apprête à avoir ce débat au Parlement
15:09à l'automne prochain.
15:10– Et possiblement, un budget par an 49,3,
15:13ça, vous ne l'excluyez pas non plus ?
15:14Ça peut être un mode de…
15:15– On ne l'exclut pas, mais sur quel texte ?
15:18– Et ça, ce sera les débats.
15:20– Sur quel texte ? Sur quel compromis ?
15:21– Une dernière question, la présidentielle.
15:23Vous avez pris parti pour un certain Édouard Philippe.
15:27François Bayrou, ce matin, chez nos conférences de TF1, le dit,
15:30le casting, visiblement, ne convient pas aux Français
15:33et d'autres candidats vont arriver.
15:35Vous partagez aussi cette analyse de l'ancien Premier ministre ?
15:39– Moi, je trouve qu'il y a déjà beaucoup, beaucoup,
15:41beaucoup de candidats.
15:42Et je soutiens Édouard Philippe parce que j'ai la conviction absolue
15:45pour bien le connaître, y compris personnellement,
15:47qu'il a en capacité de rassembler les Français de droite, du centre,
15:51mais aussi beaucoup de Français qui doutent
15:53parce qu'il a toujours eu un discours clair,
15:55parce que c'est quelqu'un qui fait preuve de sobriété
15:58dans une époque qui parfois…
15:59– Et entre lui et Gabriel Attal, il faudra qu'il se décide rapidement.
16:02– C'est une évidence.
16:03La droite et le centre devront présenter un candidat unique,
16:07le mieux placé, et aujourd'hui, le mieux placé, c'est Édouard Philippe.
16:10– Merci infiniment, Maudon, d'avoir été notre invite ce matin.
16:138h50 sur BFM TV.
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