00:00Pourquoi le Spider-Man du MCU doit absolument évoluer ?
00:03Les deux précédents Spider-Man évoluaient dans un monde où ils étaient les seuls héros capables de faire la différence.
00:08Mais aussi le centre de leur propre conflit, puisque très souvent, leurs méchants naissaient suite à l'existence même de
00:14Spider-Man.
00:14Ici, Peter est plongé dans un univers beaucoup plus vaste, où les menaces sont innombrables.
00:19Or, Peter est sans doute l'un des héros les plus équilibrés, mais pour affronter des menaces mesurées, street level,
00:24chose jusqu'ici rare dans le MCU.
00:26Et c'est un équilibre qui a eu énormément de mal à être trouvé.
00:30Certes, le Votour et Mysterio ne sont pas de mauvais méchants, mais à aucun moment on ne sent un véritable
00:35enjeu de ceux qui poussent un Peter à se dépasser.
00:38Et ce n'est pas tout. Quand on adapte un personnage, le respect du lore est essentiel pour les fans.
00:42Et ici, presque rien ne correspond à ce qui fait d'un Peter Parker un vrai Spider-Man.
00:47Jusqu'à lui faire combattre dans son deuxième film de prétendus monstres multiversels à travers l'Europe, sans même son
00:53costume.
00:53La question est, pourquoi le dénaturer à ce point ?
00:56Parce qu'au final, c'est quand il est entouré d'Avengers ou d'autres personnages qu'il est le
00:59plus vrai.
01:00John Watts n'a selon moi jamais trouvé le bon ton, le bon équilibre pour son personnage.
01:05Ses meilleures apparitions, sa plus belle aura, c'est avec les Russo qu'il les a trouvés,
01:09qui savent exploiter toute sa jeunesse, sa fragilité et sa force.
01:13Et c'est là que se cache pour moi la plus grande critique qu'on puisse faire à ce Spider
01:16-Man.
01:17Il ne se suffit jamais à lui-même.
01:19Regardez son troisième film.
01:20Pour fonctionner, No Way Home a eu besoin de ressortir les anciens Spider-Man.
01:24Mais pas seulement, également les anciens méchants des deux franchises précédentes.
01:28Un coup de génie marketing, certes, une bombe émotionnelle, ne le nie pas.
01:32Mais avant-le, c'est aussi un aveu d'échec.
01:35Tom seul, avec son seul univers, ne suffisait pas à remplir les attentes des spectateurs.
01:40Mais surtout, ça dit quelque chose de profond sur ce Peter.
01:43Depuis le début, il a besoin d'un mentor.
01:45Tony, puis Happy et Fury, enfin Strange.
01:48Il y a toujours une figure plus grande pour le guider, le couver, le sauver.
01:52Et c'est sans doute la critique la plus tenace qu'on adresse à ce Spider-Man.
01:56Il n'a jamais vraiment volé de ses propres ailes.
01:58Même sa relation avec ses amis reste très en surface, très adolescente.
02:02Le duo avec Ned est sympa, the guy in the chair.
02:04Mais il n'évolue finalement pas tant que ça.
02:07Et son histoire d'amour avec MG ne prend vraiment qu'au moment où elle s'arrête.
02:11Quant à l'abandon de New York, il ne fait pas mal colore,
02:13il fait mal à la mise en scène elle-même.
02:16Parce que Spider-Man a besoin de gratte-ciel pour exister.
02:18Ça fait partie du package.
02:19Mais Watts s'obstine à ne le filmer que dans des quartiers résidentiels.
02:22Il faut attendre la toute dernière scène du troisième opus
02:25pour voir enfin Spider-Man swinguer dans Manhattan.
02:28C'est complètement fou.
02:30Et au fond, tout se rejoint.
02:31Le mentor permanent, l'insouciance, la ville de banlieue,
02:35les enjeux jamais trop lourds.
02:36Watts n'a pas fait de Tom un héros, il en a fait un enfant.
02:39Un enfant qu'on protège, qu'on guide, qu'on empêche de grandir.
02:42Mais justement, un enfant, ça finit toujours par grandir.
02:46Et Tom a tout pour devenir enfin le chouchou des fans de l'araignée.
02:49Il le sait.
02:50C'est pourquoi, même si vous vous êtes déjà fait votre propre avis,
02:53l'avenir pourrait bien tout bouleverser.
02:54Et si cette vidéo t'a plu, l'intégralité est disponible sur YouTube.
Commentaires