00:00C'était un défi quand même. Tourner ça en 15 jours, c'est normalement un tournage de films minimum.
00:05Moi, ce que j'ai pu faire en tant qu'acteur minimum, c'était 25 jours.
00:0915, c'est un peu l'enfer. Il ne faut pas le refaire. Si on vous le propose, vous dites
00:14que ce n'est pas assez.
00:15Il faut qu'il y ait des premières prises qui passent.
00:16Voilà, il faut que les premières prises soient bonnes.
00:18Notre chance, c'est qu'on était avec des acteurs de la comédie française qui connaissent leurs textes,
00:21qui connaissent tous les enjeux, ils se connaissent entre eux.
00:23Ils arrivent à l'heure.
00:24Ils arrivent à l'heure.
00:25Donc en fait, dès la première prise, ils sont très très bons.
00:27Et c'est ça qui nous a sauvés. Quand les gens qui ont financé le film, France 2, quand ils
00:30ont financé le film,
00:30ils nous ont dit, normalement, votre film, il est impossible à faire, mais vous allez réussir à le faire parce
00:33que vous avez des acteurs du français.
00:35Donc nous, on était quand même à la fin de se dire que le défi était rempli et que le
00:38dernier jour, on avait tourné tout ce qui avait marqué dans le script, on l'a tourné.
00:41On était genre, ah putain.
00:42C'est marrant, mais les tournages, en fait, ça le fait toujours.
00:44C'est toujours en galère. Et parfois, il y avait des journées avec Bertrand, ça allait tellement vite.
00:48On disait, oh là là, mais là, je ne sais même plus ce qu'on fait.
00:50On doit passer à l'autre séquence d'après parce qu'on n'a plus le temps, mais je ne
00:53sais même pas si ce qu'on a, ça suffit, est-ce qu'on a assez tourné, etc.
00:58Et en fait, malgré tout, tu rentres ta journée et pas à pas, jour après jour, et tu arrives au
01:03montage et tu dis, ah bah si, en fait, ça marche, c'est cool.
01:05Et puis parfois, quand ça ne marche pas au montage, tu arrives à trouver des solutions.
01:08Donc en fait, c'est un peu un truc comme ça où ça finira toujours par le faire.
01:11Et pourquoi vous pensez que ça a été plus facile pour les financeurs d'accepter le film plutôt que la
01:15série ?
01:16En fait, je pense qu'ils avaient peur. Déjà, c'est très compliqué de faire de la série en France.
01:20Il y a très peu de séries qui se font en France. Il y a très peu de guichets de
01:22séries.
01:23Tu vois, TF1, France 2, Canal, Netflix, Disney.
01:26Tandis que les films, tu as, je ne sais pas, 250 films français qui sortent par jour.
01:31En fait, c'est plus simple de faire un film. Il y a plus de distributeurs de cinéma.
01:35Et je pense qu'ils avaient cette peur. Ils disaient, ah tiens, c'est la comédie française.
01:37On a peur que ça s'adresse trop à des gens de théâtre.
01:40Ils avaient un peu cette peur-là.
01:42Et lorsque les distributeurs de ciné, eux, ont vu le potentiel en comédie,
01:45ils se sont dit, non, non, mais ça peut parfaitement exister en salle.
01:47Et donc, eux, ont pris le pari du truc. C'est pour ça qu'on a pu le faire avec
01:50le plus facilement.
01:51Oui, et puis je pense aussi que la série, elle avait un truc un peu chronique.
01:54C'est-à-dire que c'était une histoire qui se passe sur six mois.
01:56Et le fait qu'on en fasse un film et qu'on dise, ok, ça va être l'histoire trois
02:00heures avant une première.
02:01Ça a tendu le film. Et du coup, il y a eu un autre intérêt qui est arrivé.
02:05Oui, hyper intéressant.
02:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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