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  • il y a 19 heures
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:01Générique
00:11Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique, notre invité ce matin, Éric Coquerel.
00:17Bonjour, président de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale, député de la France Insoumise à mes côtés.
00:22Pour vous interroger, Jules Pecknard de la Tribune dimanche et Anne Seurat-Dubois de BFM TV.
00:28Une actualité française aussi, mais une actualité internationale, dont on va voir qu'elle a des répercussions directes sur la
00:34vie de chacun d'entre nous ici,
00:36avec la résurgence de ce conflit entre les États-Unis et l'Iran.
00:40Les États-Unis qui ont lancé ce matin même une nouvelle série de bombardements contre l'Iran pour, disent-ils,
00:46punir la mort de deux de leurs militaires
00:48lors de frappes iraniennes qui ont eu lieu il y a quelques heures en Jordanie.
00:52Et effectivement, Éric Coquerel, on a vu dès la semaine dernière, au moment où cela s'est retendu,
00:57eh bien que ça s'est retendu aussi sur la question économique et sur la question du prix du baril
01:02de pétrole,
01:03qui est déjà remonté les dernières heures.
01:05On était à 98 dollars avant le week-end, il était retombé à 70 dollars début juillet.
01:10Très concrètement, eh bien ça se retrouve vite à la pompe.
01:13En une semaine, plus quasiment 9 centimes pour le prix du diesel.
01:18Est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre à une remontée durable du prix de l'essence
01:22à vos yeux ?
01:23Est-ce que les Français doivent se préparer à cela ?
01:25Déjà, on peut se demander si ce n'est pas l'objectif de Donald Trump.
01:28C'est-à-dire ?
01:29Eh bien, cette histoire de relancer la guerre, de bombarder l'Iran,
01:34alors même qu'il sait et que nous savons qu'il n'y aura pas de victoire militaire sur l
01:38'Iran,
01:39ça s'est relativement mal terminé la dernière fois,
01:42elle a peut-être une explication.
01:43C'est que quand vous bombardez, le prix du Brent augmente.
01:49La spéculation augmente sur les prix du pétrole.
01:51Les compagnies pétrolières font plus de bénéfices.
01:54Je vous rappelle que Total, au premier trimestre 2026, ça fait plus de 51%.
01:58Et nul n'ignore que M. Trump ou son fils ont des rapports financiers sur de telles affaires.
02:07Donc moi, je pose la question, parce que c'est d'un point de vue géostratégique,
02:10si vous voulez, vis-à-vis des États-Unis, le fait de relancer cette guerre est assez incompréhensible.
02:16Sauf s'il y a un intérêt ou autre.
02:17Et moi, je pense qu'il faut interroger les intérêts particuliers de Donald Trump.
02:20Mais pour ceux qui nous regardent, est-ce que vous leur dites, ce matin,
02:23il faut vous préparer ?
02:24Oui, le prix de l'essence va encore bondir, ça va être compliqué pour faire le plein.
02:28Et donc, pour ceux qui ont la chance de partir en vacances, ça va être encore plus compliqué.
02:32C'est déjà compliqué, puisque le prix est monté à 2 euros.
02:35C'est ça.
02:36Donc, à nouveau, c'est un problème pour les Français.
02:42Je vous rappelle qu'il y a eu 30% de baisse de l'utilisation du carburant.
02:46Et là, ça se passe au moment du départ en vacances.
02:48Et puis, en plus de ça, quand vous mettez de l'argent pour faire le plein,
02:52vous ne le mettez pas ailleurs.
02:53Donc, on peut supposer que le reste de l'économie, en termes de croissance,
02:56de consommation, va en pâtir.
02:58Nous, c'est pour ça que ça fait longtemps que nous avons dit,
03:00le gouvernement l'a refusé, mais on aurait dû l'anticiper,
03:03qu'au lieu de laisser filer cette augmentation, il aurait fallu bloquer les prix.
03:08Je précise bien, bloquer les prix au niveau des raffineurs,
03:11c'est-à-dire, pour être clair, en France, c'est Total,
03:13de façon à ce que, j'allais dire, ça ne soit pas uniquement les Français,
03:18ça ne soit pas uniquement la collectivité qui pâtisse de cette affaire,
03:22mais aussi ceux qui font des bénéfices sur cette guerre.
03:25Malheureusement, ce n'est pas ce qui a été fait.
03:27Alors, vous parliez de Total tout à l'heure, justement.
03:29Il continue le plafonnement à 1,99€ sur l'essence et le diesel
03:31dans ses 1 200 stations rurales,
03:34et le week-end de grand départ sur les autoroutes en juillet et en août.
03:37On dit quand même merci Total ?
03:39Oui, alors, j'ai auditionné il n'y a pas longtemps
03:42le président des groupes Leclerc, des groupements Leclerc,
03:45parce que M. Pouyannet, juste avant, en commission des finances,
03:48M. Pouyannet a dit, je suis content que Total reprenne un peu
03:51cette image d'entreprise favorisant le pouvoir d'achat des Français.
03:56Protecteur du pouvoir d'achat des Français.
03:58Et le président du groupe Leclerc a dit,
04:01c'est une belle opération de marketing de Total.
04:03Pourquoi c'est une belle opération ?
04:04Parce que ce qui se passe, c'est que,
04:06comme ce sont les seuls qui peuvent plafonner les prix,
04:09puisque ce sont les seuls qui peuvent jouer sur les marches vis-à-vis des raffineurs,
04:12c'est eux le raffineur,
04:13les autres ne peuvent pas suivre.
04:15Donc, vous avez un déplacement de la consommation des autres,
04:19de leurs concurrents, de la grande surface, vis-à-vis de Total.
04:22C'est un jeu de dupe pour vous ?
04:23C'est un jeu de dupe, du coup ?
04:25En tout cas, c'est un coup de marketing qui ne va pas suffire
04:31à alléger la note des Français au niveau du plein.
04:34Mais ils pourraient ne pas le faire.
04:35Comment ?
04:36Ils pourraient ne pas le faire.
04:37Ils pourraient ne pas plafonner.
04:37Et du coup, les autres ne s'aligneront pas.
04:38Ils pourraient faire une opération de marketing et de commercial.
04:40Vous avez raison de le dire.
04:41Moi, je préférerais quelque part qu'on impose
04:44et qu'on regarde que quand Total fait des bénéfices absolument pharaoniques
04:47du fait de la guerre, du fait de la spéculation de la guerre.
04:50Parce que ce qu'il faut bien comprendre,
04:51c'est que toute cette affaire,
04:53ce n'est jamais des problèmes d'approvisionnement.
04:54Continuer à avoir de l'approvisionnement de pétrole.
04:56C'est des problématiques de spéculation.
04:58Total, en fait, d'ailleurs, ça s'appelle du trading,
05:00via notamment Genève.
05:02Il y a des opérations de trading.
05:03Et comme dirait M. Pouyannet,
05:05c'est une façon de capturer pour Total la hausse des prix.
05:08Donc, ils sont gagnants à tout niveau.
05:09Je dis qu'au lieu de laisser Total faire des opérations de marketing,
05:14sur le prix de l'essence,
05:15je préférerais que l'État bloque les prix
05:17en jouant sur ses marges de raffineur-producteur.
05:20Ça serait plus intéressant pour les Français.
05:22Vous dites que c'est une opération de marketing, certes,
05:24mais est-ce que les deux ne sont pas compatibles ?
05:27Peut-être une opération de marketing,
05:28mais qui profite aux Français.
05:30Ça a profité aux Français.
05:31Le problème, vous comprenez bien que
05:33sur quelques semaines, le prix du pétrole
05:35qui, au lieu de passer à 2,10,
05:37passe à 2 euros, par exemple.
05:38À 99, il le faisait.
05:39Oui, à 99, passe à 2,10.
05:42Vous voyez bien que ce n'est pas la même chose
05:43que si on avait bloqué les prix
05:46en prenant la base du début des conflits,
05:49c'est-à-dire à 1,70 €.
05:50Mais est-ce que Total n'a pas fait ce que l'État...
05:52Est-ce que Total n'a pas fait justement ce que l'État n'a pas fait ?
05:54Non, Total joue sur la morsuitude de l'État
05:59qui laisse faire des bénéfices absolument incroyables
06:03en profitant de cette situation.
06:04Et je vous répète la solution.
06:07Si vraiment on veut jouer à la fois pour le pouvoir d'achat
06:10et pour permettre aux Français notamment de continuer
06:11la partie en vacances, ça serait de bloquer les prises.
06:14On l'a fait en 1990.
06:16Et figurez-vous, quand on l'a fait en 1990,
06:19Total a même continué à faire des bénéfices.
06:20Vous voyez, même, ils peuvent faire les deux.
06:22Est-ce que vous dites quand même merci Total ?
06:23Non, non.
06:24C'est bon.
06:25Vous êtes monsieur Pouyanné, vous ?
06:26Pas du tout.
06:27Bon, alors, on peut dire merci.
06:28Est-ce que vous avez une voiture ?
06:31Non, non, oui.
06:32On va dire...
06:33Non, mais attendez, laissez-moi vous répondre.
06:34Est-ce que vous avez une voiture ?
06:35Total ne s'ajuste pas de l'effort national
06:38quand ce sont les entreprises pétrolières
06:40qui profitent de la situation actuelle
06:42alors que les Français en pâtissent.
06:43Donc, je ne vais pas dire merci Total,
06:45je veux dire merci aux Français
06:46de continuer à aller acheter du pétrole
06:48et à enrichir Total.
06:49Est-ce que vous avez une voiture ?
06:51Oui, j'ai une voiture.
06:52Thermique ?
06:52Hybride.
06:53Est-ce que vous êtes allé faire un plan chez Total ?
06:56Il y a des moments où vous êtes carrément obligé
06:57parce que quand vous prenez l'autoroute,
06:59je ne sais pas si vous le savez,
07:00mais vous avez peu de chances de tomber sur une autre station.
07:02Donc, vous avez profité,
07:03comme d'autres Français, de ce plafonnement.
07:05Arrêtez, écoutez.
07:06On va arrêter de faire la promotion de Total.
07:08Je vous répète une chose,
07:10c'est que c'est une opération marketing
07:11qui leur permet de prendre des parts de marché
07:13sur leur concurrence
07:14et donc pas quelque chose,
07:15j'allais dire,
07:16qui dans l'économie générale
07:18de la distribution en France
07:19est vraiment extraordinaire.
07:21Et d'un autre côté,
07:22ce n'est rien par rapport
07:23au prix que payent les Français.
07:25Ils payent 30 centimes de plus le litre
07:28d'avant le conflit
07:29et ce n'est pas normal
07:30et c'est quelque chose qui rejaillit
07:32sur la consommation.
07:33Donc, la croissance.
07:34Vous demandez au gouvernement
07:35d'opérer un blocage des prix.
07:38Le gouvernement a quand même
07:39consenti à certaines aides.
07:421,4 milliard.
07:43Oui, voilà.
07:44Est-ce que vous préconisez
07:46que le gouvernement,
07:47malgré l'endettement,
07:49la situation de nos finances publiques
07:50qui est quand même très fragile,
07:52est-ce que vous,
07:53comment dire,
07:54vous appelez le gouvernement
07:55à consentir à d'autres aides
07:56et si oui, lesquelles ?
07:58Si vous avez bien compris,
07:59je préférerais que l'effort
08:01soit fait par Total.
08:02Je le répète.
08:02Oui, oui, bien sûr.
08:03Parce que ces aides-là
08:04sont faites parce que
08:05le prix du carburant augmente.
08:06Bien sûr.
08:06Bon, donc,
08:07et en plus de ça,
08:08je vais vous faire remarquer une chose,
08:09c'est que les aides
08:10que met le gouvernement,
08:11ils s'en vendent d'ailleurs.
08:12Il y a eu un deuxième comité d'alerte
08:14il y a peu de temps
08:14et le gouvernement
08:15s'est vanté de deux choses.
08:16Un, d'être un des pays européens
08:18où il y a le moins d'aides,
08:19en dessous de 0,1% du PIB.
08:21Et deuxièmement,
08:23d'être un pays européen
08:24qui joue sur des aides
08:25compensées par une baisse
08:26des dépenses publiques
08:27et non pas une fiscalité.
08:28Autrement dit,
08:29les aides qui sont faites
08:30aux Français d'un côté,
08:32on leur prend de l'autre
08:32parce qu'il y a du coup
08:35des budgets qui baissent.
08:36Pourquoi c'est ça ?
08:37À quoi est-ce que vous appelez
08:39le...
08:39Qu'est-ce que vous demandez
08:40au gouvernement de...
08:41Je ne sais pas,
08:41je ne suis pas clair
08:42depuis tout à l'heure.
08:43Blocage des prix.
08:43Blocage des prix.
08:44Blocage des prix,
08:45je précise bien
08:45en jouant sur les marges
08:46des raffineurs
08:47et non pas la distribution
08:48parce que la distribution,
08:49ce n'est pas là en réalité
08:50où fait des prix.
08:50Alors, la question du portefeuille
08:51des Français,
08:52on le voit sur la question
08:53du prix de l'essence,
08:54le budget 2017 est déjà,
08:562027 est déjà
08:57en cours de préparation.
08:58Ce matin,
08:58la porte-parole du gouvernement
08:59met la pression sur vous
09:01mais sur l'ensemble
09:01des forces politiques
09:02dans une interview
09:03au journal du dimanche.
09:04Elle juge que la responsabilité
09:06des forces politiques
09:07est immense.
09:08S'il n'y a pas d'accord,
09:09dit-elle,
09:10sur ce budget,
09:11c'est 7 à 8 mois
09:11de loi spéciale.
09:12Ça veut dire,
09:13dit-elle,
09:14gel des moyens
09:14des services publics,
09:15des soutiens aux entreprises,
09:16des dizaines de milliers
09:17d'emplois menacés.
09:19Est-ce que vous êtes prêts
09:20à assumer ce cataclysme ?
09:22– Mais le cataclysme,
09:23c'est le budget
09:23qu'on nous présente.
09:24Parce qu'on oublie juste
09:25l'intérieur,
09:25on a l'impression
09:26qu'on nous présente
09:26un budget extraordinaire
09:27et qu'en fait,
09:28les parlementaires,
09:30y compris de l'opposition,
09:32seraient obligés
09:32de l'accepter,
09:33sinon c'est la misère
09:34du pays.
09:35Mais les budgets successifs
09:36qui nous sont proposés
09:38nous en mettent
09:39dans le mur.
09:40Et ce budget-là
09:40ne réglera rien.
09:42Ne réglera rien.
09:43Pourquoi il ne réglera rien ?
09:44Parce que,
09:45et d'un côté,
09:46en réalité,
09:47il fait l'impasse
09:48désormais sur
09:50l'échelonnement
09:51du baisse de déficit
09:52promis par le gouvernement
09:53qui espérait atteindre
09:543% en 2029.
09:56Là, tel qu'est le budget,
09:57je peux vous assurer
09:57que ça,
09:58c'est de la science-fiction.
09:59Mais d'un autre côté…
10:00– Vous pensez
10:00que ce sera combien,
10:01le déficit ?
10:02– L'année prochaine ?
10:03– Oui.
10:03– Le gouvernement a annoncé.
10:04Il vise 4,9%,
10:05c'est-à-dire ce qui pourrait
10:07être théoriquement
10:08une baisse de 1% de déficit,
10:10mais sauf que
10:11le coût de la guerre,
10:12justement,
10:12va très certainement
10:13augmenter à 5,3,
10:145,4,
10:14le déficit de cette année.
10:16Donc c'est un demi-point.
10:17– Le coût de la dette aussi.
10:19– Comment ?
10:19– Le coût de la dette aussi.
10:20– Le coût de la dette aussi,
10:21mais je vais y venir,
10:22si vous voulez bien.
10:23Je continue à…
10:24Donc, ça veut dire
10:25que le gouvernement,
10:26en réalité,
10:27cette espèce de mirage
10:29qu'on nous donne
10:30sur les 3% de déficit
10:31en 2029,
10:32c'est un échec.
10:33C'est-à-dire qu'ils échouent même
10:34sur ce qui fait
10:35le fond de leur politique.
10:36Mais en contrepartie,
10:37c'est des baisses
10:38de coûts budgétaires.
10:38Il y a 1 milliard
10:39de baisses de coûts budgétaires
10:41sur le budget de l'État
10:42et 6 milliards
10:43si on compte,
10:44si on met de côté
10:47rouge à la France Insoumise,
10:48précisément,
10:48sur ce budget de 2027.
10:49– Mais d'arrêter de faire
10:49ces politiques-là.
10:51Parce que les conséquences…
10:51– Donc, vos lignes rouges,
10:52c'est quoi ?
10:52Vous dites,
10:52il n'y a pas de coupe
10:53sur le salaire des fonctionnaires.
10:56Il n'y a pas de désindexation.
10:57– Mais vous savez que
10:57l'indice des salaires fonctionnaires
10:59est gelé depuis des années.
11:01– Oui.
11:01Donc, vous dites,
11:02vos lignes rouges,
11:03c'est quoi ?
11:03– Bien sûr,
11:05d'arrêter de mettre
11:06l'État,
11:07les services publics
11:08à l'os.
11:09Voilà.
11:09Parce que ça a des conséquences
11:11très concrètes
11:12de plus de baisse budgétaire
11:13des services publics.
11:14– Voilà.
11:14Je vous le dis,
11:15de l'État,
11:15des services publics…
11:16– Un maintien du budget
11:17des services publics
11:18en l'État,
11:19ça passe.
11:19– Le problème,
11:19c'est que quand on parle
11:20de chiffres comme ça,
11:21les gens se disent,
11:22bon, après tout,
11:23un milliard en moins,
11:24qu'est-ce que ça peut faire ?
11:24Six milliards en moins.
11:25Je vous dis très concrètement
11:26ce que ça donne.
11:27Par exemple,
11:28prenons la question
11:29des incendies.
11:30D'accord ?
11:31Les incendies,
11:32il faut…
11:33On a sept fois…
11:35une surface sept fois plus grande
11:38de surface brûlée
11:39depuis 2017,
11:4012 fois plus d'incendies.
11:41Le budget de la sécurité civile
11:43n'a augmenté que de 40%
11:45dans le même temps.
11:46Cette année,
11:47le budget de la sécurité civile,
11:48il ne va pas augmenter.
11:50Il y a 60 millions d'euros
11:52qui vont être consacrés
11:53d'augmentation
11:53au ministère de l'Intérieur,
11:54global.
11:55– Vous demandez quel budget ?
11:56– Et donc,
11:56je ne vois pas comment on va,
11:57par exemple,
11:58ne serait-ce que le Canadair
11:59qui est premier,
11:59il est en premier de deux,
12:00je ne vois même pas
12:01comment ils vont en payer.
12:02Donc, concrètement…
12:03– Vous demandez quel budget
12:04pour la sécurité civile
12:05dans le prochain budget ?
12:06– En fait,
12:07pour tout simplement
12:08les budgets qui seraient nécessaires
12:10maintenir les progrès.
12:10– Ça veut dire quoi ?
12:11Il faut le doubler, selon vous ?
12:12– À mon avis,
12:12il faut plus que le doubler
12:13au niveau des incendies.
12:15Si vous entendez bien
12:15qu'il y a 7 fois plus
12:16de surface brûlée
12:17et que, dans le même temps,
12:19depuis 2 ans,
12:19on ne l'augmente pas,
12:20bien évidemment,
12:21il faudrait l'augmenter.
12:22Les budgets du SDIS,
12:23c'est-à-dire les budgets
12:25de l'incendie,
12:27sont stables depuis 2017,
12:28en réalité.
12:29Il n'y a pas d'augmentation
12:30alors même qu'il y a plus d'incendies.
12:32C'est juste pour vous donner
12:33un exemple de ce que ça produit.
12:35Et je pourrais, comme ça,
12:36le multiplier sur la question
12:37des canicules,
12:38sur la question de l'isolation thermique.
12:39C'est un budget
12:40qui ne règle rien
12:41de ce point de vue-là.
12:42– Éric Coquerel,
12:43question assez simple.
12:43On entend vos lignes rouges.
12:44Est-ce que vous seriez prêt,
12:45parce que la temporalité
12:46de ce budget est quand même
12:47très particulière,
12:47est-ce que vous seriez prêt,
12:49le groupe La France Insoumise,
12:50à voter une chute
12:51de ce gouvernement
12:52sur ce budget
12:53en pleine campagne présidentielle ?
12:54– Mais s'il fait 40...
12:55Si ce budget,
12:56tel qu'il est aujourd'hui,
12:58ils essaient de le passer
12:59par 43,
13:00je pense que c'est ce qu'ils recherchent
13:01en cherchant un accord,
13:02notamment avec les socialistes,
13:04on verra bien,
13:04bien évidemment,
13:05on votera la censure.
13:05On ne peut pas demander
13:06à l'opposition,
13:07parce qu'on a un gouvernement
13:08qui impose des budgets,
13:09je vous rappelle,
13:10minoritaires.
13:11Ils sont minoritaires
13:11depuis juillet 2024,
13:13de dire,
13:13écoutez, vous êtes minoritaire,
13:14mais pour qu'il n'y ait pas
13:15de censure,
13:15on va vous laisser passer.
13:17– Mais vous ne comprenez
13:17en pleine campagne présidentielle.
13:19– Il comprend en pleine
13:21campagne présidentielle,
13:22il ne faut pas un mauvais budget
13:23pour la France.
13:24Ce budget est mauvais
13:25pour la France.
13:26– Vous pourriez vous dire,
13:27les Français,
13:28ils ont vu 4 ou 5
13:29quand le gouvernement tomber,
13:30on tranchera ça dans 3 mois
13:32pour la présidentielle.
13:32– Et en attendant,
13:33on aura un budget
13:33qui ne réglera rien.
13:35Mais les Français,
13:36excusez-moi,
13:36mais quand…
13:37– Ça coûte cher aussi,
13:37les chutes de gouvernement.
13:38– Bien sûr,
13:38mais concrètement,
13:39ce qui coûte cher,
13:40par exemple,
13:40c'est de ne rien faire
13:41et d'avoir rien anticipé
13:43depuis 2 ans
13:44sur la question
13:44de la question écologique.
13:45– Donc ce que vous nous dites,
13:46c'est que la campagne présidentielle,
13:48M. Coquerel,
13:49c'est pas parce qu'on sera
13:50en campagne présidentielle
13:51qu'on laisse passer
13:52un mauvais budget.
13:52– Non mais que c'est ça.
13:53Vous croyez que les gens
13:54sont d'accord
13:55pour laisser un budget
13:56qui, par exemple,
13:57uniquement sur la question
13:58des effets de la canicule.
13:59Je ne parle même pas
14:00de la prévention.
14:01– Une campagne présidentielle
14:02n'exclut pas une motion de censure,
14:04on est bien d'accord.
14:05– Eh bien,
14:05l'année prochaine,
14:06je pense que si ce budget
14:07passe par 49,3
14:08et que rien n'a été mis
14:09sur la table
14:10pour permettre
14:12qu'on vive
14:13dans des conditions
14:14ne serait-ce que supportables
14:15dans des EHPAD,
14:16dans les écoles,
14:17dans les hôpitaux,
14:18dans les bouilloirs thermiques,
14:19je pense que si les gens
14:21à ce moment-là
14:21voient qu'il y a un budget
14:22qui a été passé
14:23alors qu'ils ne règlent rien,
14:24je pense qu'ils auront raison
14:25de se retourner
14:26contre ceux
14:26qui l'ont accepté.
14:27– Alors justement,
14:28question financière,
14:28parce qu'il y a ça aussi,
14:29petite question très concrète,
14:30on a appris qu'Edith Cresson,
14:32ancienne première ministre,
14:33avait pu finalement
14:34conserver son véhicule
14:34de fonction contrairement
14:35aux promesses
14:36de Sébastien Lecornu.
14:37Matignon le justifie
14:38notamment pour raisons sanitaires
14:39et assure que ça prendra fin
14:40le 1er août.
14:41Qu'est-ce que vous en pensez ?
14:42– Écoutez,
14:43il y avait une règle,
14:44je ne comprends pas
14:44qu'elle ne soit pas respectée,
14:45et voilà ce que je pense.
14:46– Alors sur l'Assemblée nationale,
14:48on a vu qu'il y a eu
14:49un débat très agité aussi
14:50cette semaine
14:51sur une des dispositions phares
14:53du projet de loi
14:54sur la protection de l'enfance.
14:55Il y a des ajouts
14:56qui avaient été faits
14:56à ce projet de loi,
14:57notamment après la terrible
14:58affaire Liana.
14:59Un certain nombre
15:00de députés de gauche,
15:01dont les députés et les filles,
15:01ont décidé de voter
15:02contre l'instauration
15:03de la perpétuité
15:04pour les violeurs en série
15:05sur des mineurs
15:06de moins de 15 ans.
15:07Comment est-ce que c'est possible,
15:09Éric Coquerel ?
15:09Quand on viole
15:11plusieurs fois des jeunes filles
15:12de 12, 13, 14 ans,
15:13on ne mérite pas la perpétuité ?
15:14– Parce que la question
15:15n'est pas de savoir
15:16si, entre guillemets,
15:17vous méritez la perpétuité.
15:18La question c'est
15:20qu'est-ce que ce projet de loi ?
15:21Ce projet de loi, théoriquement,
15:22c'est pour protéger l'enfance.
15:23D'accord ?
15:24Donc, il y a longtemps
15:25que nous savons
15:26qu'en réalité,
15:27la surenchère pénale
15:28est par exemple de dire
15:29vous allez mettre une peine
15:30tellement forte
15:31qu'elle va être dissuasive,
15:32ça ne marche pas.
15:33Je rappelle,
15:33je n'ai pas besoin
15:34de vous rappeler…
15:35– On est au-delà de ça.
15:36– Comment ?
15:36– On est au-delà
15:36de l'effet dissuasif
15:37quand vous avez des personnes
15:38qui violent 10, 15 gamins.
15:41– Vous pensez que
15:41quand quelqu'un
15:42même ne viole qu'un gamin,
15:43vous pensez qu'à un moment donné,
15:45le fait que la peine
15:46soit plus, c'est dissuasif.
15:46– Ah non, non, c'est juste
15:47que c'est encore pire
15:48quand ce sont des multirésidiques.
15:49– Ça fait penser
15:50à M. Badinter
15:52lorsqu'il a fait voter la loi
15:54contre la peine de mort
15:55qui rappelait que
15:56quand Bontemps
15:57a été condamné à mort,
15:59vous avez M. Henry
16:00qui criait à mort
16:01celui-là même
16:02qui l'a défendu.
16:02– Cité Badinter,
16:03c'est très mal passé
16:04à l'Assemblée.
16:04– Je reviens, je reviens.
16:06– Vous savez que ça a déclenché
16:07un tonnerre.
16:07– C'est l'aspect dissuasif,
16:08on sait que ce n'est pas ça
16:09qui protège, d'accord ?
16:10Deuxième chose,
16:11après, on va pouvoir
16:13à un moment donné
16:14considérer que du coup,
16:15par rapport à des crimes horribles
16:16ou de ce type,
16:18la seule solution,
16:19c'est la perpétuité.
16:21Mais si, c'est la perpétuité,
16:22d'ailleurs ça a été proposé,
16:23même le gouvernement
16:23a quand même voté contre,
16:24il faut que ça soit incompressible
16:25si on pense que ces gens-là
16:26ne doivent plus sortir.
16:27Donc la question,
16:28elle n'est pas là.
16:28La question, elle est,
16:29si on veut protéger les enfants,
16:31comment on fait pour prévenir ?
16:33Comment on fait pour empêcher
16:34la récidive ?
16:35Et figurez-vous,
16:35de ce point de vue-là,
16:37les associations…
16:38– Mais vous comprenez…
16:38– Les associations…
16:38– Attends, laissez-moi finir.
16:39On ne peut pas d'un côté
16:40laisser penser qu'avec une surenchère pénale,
16:44où on met toujours
16:45la surenchère pénale,
16:46on va faire semblant,
16:47par rapport aux Français,
16:48de régler la question.
16:50La question, elle serait
16:51par des moyens…
16:51– Vous comprenez le symbole
16:53« vous votez non »
16:54à la perpétuité
16:55pour les violeurs
16:56dans le plan multirécite ?
16:56Vous comprenez pourquoi ça choque ?
16:58Vous comprenez pourquoi
16:59ce vote de non ça choque ?
17:01– La question n'est pas…
17:01Vous savez,
17:02le fond d'une société
17:04par rapport à des peines,
17:06c'est de penser
17:06si une personne peut ou pas,
17:08à un moment donné,
17:09une fois qu'il a accompli sa peine,
17:11se racheter, etc.
17:12C'est un point philosophique.
17:14ça sert à ça, la prison.
17:14– Oui, mais là,
17:15vous voyez bien qu'en réalité,
17:16la question qui est posée là,
17:20les gens ne peuvent pas
17:21remettre la peine de mort,
17:22parce que notamment,
17:23au niveau des traités européens,
17:24ce n'est pas possible,
17:25vous voyez bien que,
17:25de manière sous-jacente,
17:27c'est la question,
17:28c'est-à-dire l'idée
17:29qu'on va régler
17:30tous les problèmes de la société
17:31avec une surenchère pénale.
17:33– Vous dites que c'est
17:33une peine de mort sociale ?
17:33– Je dis que c'est démagogique,
17:34je sais que c'est hypocrite,
17:36parce que si,
17:37après ça,
17:38j'ai vu la ministre
17:38qui était pourtant plus raisonnable,
17:40mais qui, après,
17:41a exploité cette histoire
17:42sur les médias,
17:43si, après ça,
17:44vous dites,
17:44« Ah, mais en réalité,
17:46ils n'ont pas voulu ça,
17:47ils n'ont pas voulu… »
17:48Certains ont même dit
17:49que nous voulions laisser
17:50en liberté,
17:50c'était du côté du RN,
17:51M. O'Doul.
17:52Ce que nous proposons,
17:53c'est qu'on mette
17:54les moyens nécessaires
17:56en protection de l'enfance,
17:57au niveau de la récidive.
18:01Aujourd'hui,
18:02il faudrait au moins
18:033 milliards d'euros.
18:04Eh bien, figurez-vous,
18:05le budget de la justice
18:06ne propose que 130 millions d'euros
18:08en plus,
18:09et en plus,
18:10c'est indiqué que ça ira
18:11surtout sur les questions
18:13de personnel de prison
18:15et le narcotrafic.
18:17Autrement dit,
18:17c'est de l'hypocrisie
18:18de dire qu'on va régler
18:19cette question.
18:20Pour vous, Éric Coquerel,
18:21les pédocriniennes
18:21ne sont pas incurables
18:23comme l'a dit Gérald Darmanin ?
18:24Je pense que,
18:27comme tu es quelqu'un
18:28qui viole un bébé,
18:29qui viole plusieurs bébés,
18:30on va peut-être comprendre
18:31qu'à un moment donné,
18:34je pense que la problématique
18:36est telle que s'il le fait,
18:38ce n'est pas le fait
18:39qu'il risquera la perpétuité
18:41qui va l'empêcher de le faire.
18:42D'accord ?
18:42Voilà, c'est ça la question.
18:44Donc, oui, je pense que…
18:45C'est incurable ?
18:46Non, je ne pense pas
18:46qu'il soit forcément incurable.
18:48Par contre,
18:49il faudrait se donner
18:50les garanties
18:51quand ils sortent de prison
18:52qu'il n'y ait pas de récidive.
18:53Et ça,
18:54ça, c'est un problème de moyens.
18:55C'est un problème
18:56de suivi de la justice.
18:57C'est un problème
18:58de suivi de psy, etc.
19:00Et là-dessus,
19:00il nous manque des moyens
19:01de manière cruelle.
19:02Et tant qu'on n'aborde pas
19:03cette question,
19:04eh bien, on en revient simplement,
19:06de manière démagogique
19:07et hypocrite,
19:08à laisser dire
19:08qu'on va régler le problème
19:09en augmentant sans arrêt
19:10les peines de prison
19:11avec une espèce de surenchère
19:12qui ne règle rien.
19:14Parce que,
19:14je vais vous dire une chose,
19:15les Allemands, par exemple,
19:16ils ont beaucoup moins
19:17de cas de ce type.
19:19Et pourtant,
19:20ils n'ont pas une surenchère pénale.
19:21Par contre,
19:21ils mettent les moyens
19:22en termes de…
19:23contre la récidive,
19:24ils mettent les moyens
19:24contre l'accompagnement.
19:25Donc, c'est un problème de fond
19:27que nous mettons sur la table.
19:28Et arrêtons de laisser penser
19:30et de laisser penser aux Français
19:32que si vous augmentez
19:34les peines de prison,
19:35pourquoi pas incompréciable ?
19:36Ça, ça a été proposé.
19:37En réalité,
19:38vous réglerez le mal.
19:40Éric Coquerel,
19:41on voit que cette question
19:41évidemment de la sécurité
19:42et de la justice,
19:43ça va être au cœur
19:43de l'élection présidentielle
19:44qui a débuté.
19:45Jean-Luc Mélenchon
19:46est en forte dynamique.
19:47On l'a vu dans les sondages
19:48à gauche.
19:49Il pourrait même se qualifier
19:49pour le second tour.
19:51Ce matin,
19:51justement,
19:52la part-parole du gouvernement
19:53le cible.
19:54Maude Bréjean dit
19:54Jean-Luc Mélenchon
19:55est communautariste
19:56et porte un projet
19:57de démantèlement
19:58de l'autorité républicaine.
20:00Elle ajoute
20:00derrière l'expression
20:02marketing
20:02de Nouvelle-France,
20:04c'est bien
20:04de l'effacement
20:05de la France
20:06dont il s'agit.
20:07C'est ça votre projet ?
20:09Le démantèlement
20:09de l'autorité républicaine
20:10et l'effacement de la France ?
20:11À votre avis.
20:13À vous de répondre ?
20:14Écoutez,
20:15je ne vais pas répondre
20:15à toutes les phrases provocatrices
20:17qui sont lancées comme ça
20:18sans aucun argument.
20:19Que ces gens-là
20:19viennent débattre
20:20de projets,
20:21qui viennent débattre
20:22de ce que nous mettons
20:23sur la table.
20:23Par exemple,
20:23on parlait d'écologie,
20:24excusez-moi.
20:25On a mis sur la table
20:26la question d'éco-région,
20:28c'est-à-dire le fait
20:29que la planification écologique
20:30se décline
20:31par les régions
20:32organisées par versants.
20:33Personne ne relève,
20:34personne ne discute.
20:35On nous met des anathèmes,
20:36alors que ce soit
20:37cette personne
20:38ou que ce soit
20:39M. Gluckspann.
20:40Démantèlement
20:40de l'autorité républicaine.
20:41L'effacement de la France
20:42pour un pays
20:43qui demande
20:44à ne plus être aligné
20:45derrière les États-Unis
20:46d'Amérique
20:46et qui demande
20:47la souveraineté industrielle
20:49numérique
20:49et à mettre le paquet
20:51pour qu'on puisse
20:52continuer à respirer
20:53sur cette planète
20:54dans notre pays,
20:55ce n'est pas vraiment
20:55l'effacement de la France,
20:56c'est le moins
20:57qu'on puisse dire.
20:59Bernard Cazeneuve
20:59a annoncé cette semaine,
21:01enfin, il a dit
21:02qu'il proposait
21:02sa candidature
21:03à l'élection présidentielle.
21:04Il a utilisé
21:05un mot devenu célèbre
21:08de Jean-Luc Mélenchon.
21:09Il parle à votre sujet
21:10et au sujet du RN
21:11d'un double dégagisme,
21:13dit-il,
21:14parce qu'ils se nourrissent
21:14l'un l'autre.
21:15Vous avez quelque chose
21:16à lui répondre ?
21:16Oui, je vais lui dire quelque chose.
21:17Au-delà de l'humanisme
21:18de M. Cazeneuve,
21:20dont je vous rappelle
21:21que c'est lui
21:21qui a mis sur place
21:23en 2017
21:24la loi
21:25où on tire
21:26pour refus d'obtempérer,
21:27ce qui fait
21:27qu'il y a 35 personnes
21:29passagées de voitures
21:30qui ont été tuées depuis.
21:31D'accord ?
21:31Donc, en termes d'humanisme
21:32plus la mort de Rémi Fraisse,
21:34le moins qu'on peut dire,
21:35c'est que ce n'est pas extraordinaire.
21:36Mais surtout...
21:37Il y a des civils aussi
21:38qui sont morts
21:38dans la fin d'automne.
21:39Toute personne
21:39qui se dit de gauche
21:41et qui explique
21:42d'une certaine manière,
21:42qui renverra dos à dos
21:44le Rassemblement National,
21:46l'extrême droite
21:47et une formation de gauche,
21:49ces gens-là
21:49ne sont pas de gauche.
21:50En réalité,
21:51ces gens-là sont de droite.
21:52Voilà la réponse
21:52que je fais à M. Cazeneuve.
21:54C'est uniquement
21:55pour essayer d'aller capter
21:56un électorat.
21:56Pour vous, Bernard Cazeneuve est de droite ?
21:57Il est de droite ?
21:57En disant ça, bien sûr.
21:59Donc, au deuxième tour,
22:00entre la gauche,
22:02entre un candidat de gauche
22:03et un candidat du RN,
22:04ils vont renvoyer dos à dos
22:05et laisser le pays
22:06à l'extrême droite.
22:07Enfin, tout ça n'est pas raisonnable.
22:08Surtout que ces gens-là
22:09prennent des responsabilités
22:09puisqu'ils parlent,
22:10soi-disant,
22:11à un électorat de gauche.
22:12Or, si l'électorat de gauche,
22:13évidemment,
22:14s'abstient au deuxième tour,
22:15là, il y a des chances
22:16que l'extrême droite
22:17se passe encore.
22:18Donc, je trouve que
22:19tous ceux qui se permettent
22:20d'avoir ce genre de discours,
22:22M. Cazeneuve,
22:23M. Glucksmann,
22:24il y en a d'autres,
22:24en réalité,
22:25c'est un discours
22:26qui favorise la droite
22:27et même l'extrême droite.
22:28Pour la présidentielle,
22:29vous espérez rallier
22:30ce qu'on appelle
22:31la totalité du peuple de gauche ?
22:33Plus largement,
22:34parce qu'on sait très bien que...
22:36Les socialistes aussi ?
22:38Ceux qui ont des sensibilités
22:39socialistes ?
22:40Les sympathisants ?
22:41Par exemple,
22:41tout l'électorat
22:42qui a voté
22:42pour le programme de rupture
22:43du nouveau Front populaire
22:44qui nous a mis en tête
22:45en 2024,
22:47je pense qu'il est susceptible
22:48de revoter
22:49pour un candidat
22:50qui propose quasiment
22:51le même programme
22:51de rupture.
22:52Et les centralistes aussi ?
22:53Là, dedans,
22:53il y a des socialistes.
22:54Il y a des gens
22:54qui ont voté socialistes.
22:55Il y en a évidemment.
22:56Mais au-delà de ça,
22:57on s'adresse à tous
22:58l'électorat en France
22:59qui ne supportent plus
23:01ce qui vient de se passer
23:01depuis 2017,
23:02c'est-à-dire la captation
23:04des richesses
23:04par une noblesse d'argent
23:05et le fait qu'il manque
23:07terriblement d'argent,
23:07justement,
23:08pour les services publics,
23:09pour l'État
23:10et que ce gouvernement,
23:12M. Macron,
23:12continue de proposer
23:13la même chose.
23:14Éric Ocrel,
23:14il y a quelqu'un
23:16qui s'invite
23:16dans cette campagne ?
23:16Oui,
23:17un autre personnage
23:18mais qui n'est pas français
23:19qui s'invite,
23:20et je suis curieux
23:21d'avoir votre avis là-dessus.
23:22C'est M. Elon Musk
23:25qui est le propriétaire
23:26de X,
23:27anciennement Twitter,
23:28qui sur X
23:29a expliqué que Marine Le Pen
23:30était le dernier espoir
23:31de la France.
23:32Alors,
23:32ce n'est pas totalement
23:33une surprise
23:33parce qu'il avait soutenu
23:34l'AFD par exemple
23:35en Allemagne,
23:36donc parti d'extrême droite allemand.
23:38Est-ce que ça vous a étonné
23:39d'abord ?
23:39Et est-ce que vous auriez préféré
23:40qu'il soutienne
23:42un autre candidat défavorable
23:44qui veut faire turbuler le système,
23:46donc Jean-Luc Mélenchon ?
23:46Bien sûr,
23:47j'aurais préféré que M. Musk
23:48soutienne un candidat de gauche
23:50qui prouve exactement
23:50l'inverse de ce qu'il dit.
23:51Écoutez, M. Musk,
23:53il a une logique.
23:54Il a soutenu
23:54un candidat suprémaciste
23:56et raciste
23:56qui est M. Trump
23:57et maintenant,
23:58il soutient en Europe
24:01les candidats suprémacistes
24:02et racistes.
24:03Ça a du poids d'après vous ?
24:04Vu le poids des réseaux sociaux ?
24:06Sur X peut-être,
24:06ça peut favoriser
24:07parce que je ne suis pas marqué.
24:08On parlait tout à l'heure
24:09de cette loi
24:12sur la question
24:14de la perpétuité.
24:16Au moment même
24:17où on débattait sérieusement
24:18de cette question,
24:20il y avait des gens du RN
24:21qui tweetaient sur nos députés
24:22en disant
24:23que nous étions complices
24:24des violeurs d'enfants,
24:25etc.
24:25Tout ça,
24:26c'est sur X.
24:27Donc vous voyez bien
24:27que quelque part,
24:28oui,
24:28ça peut à un moment donné
24:29être une ingérence
24:30et d'ailleurs,
24:31je pense qu'il faut faire
24:32très attention
24:32par rapport
24:33aux prochaines élections
24:35et favorisant l'extrême droite.
24:36Vous craignez pendant
24:37la campagne présidentielle
24:37une manipulation
24:38du réseau social X ?
24:40C'est tout à fait possible.
24:41Alors là,
24:42c'est tout à fait possible.
24:42Je crains des ingérences étrangères
24:45et dans les ingérences étrangères,
24:47tout le monde le sait
24:48parce qu'il l'a même annoncé,
24:49on sait que la plupart
24:50viennent des États-Unis,
24:51en réalité,
24:52notamment par rapport
24:53aux GAFAM.
24:53Vous demandez quelque chose
24:54à l'État ?
24:54C'est une surveillance
24:55absolument accrue,
24:56qu'on ne recommence pas
24:56ce qui s'est passé
24:57par rapport aux municipales
24:58où je vous rappelle
24:59plusieurs de nos candidats
25:00ont subi des ingérences étrangères,
25:02probablement venant d'Israël.
25:05Bon, ça a été dit après
25:06mais ça n'a pas été protégé pendant.
25:08Donc je souhaite
25:08qu'on soit protégé de ça, oui.
25:10Merci beaucoup Éric Coquerel
25:11d'avoir été notre invité
25:13avec ces annonces
25:13effectivement sur le budget,
25:15les lignes rouges
25:16de la France insoumise
25:17mais également effectivement
25:19cette demande renouvelée
25:20au gouvernement,
25:21le blocage des prix
25:23de l'essence
25:24parce qu'on le voit
25:25effectivement
25:26la guerre semble
25:27vraiment reprendre
25:28au Proche-Orient
25:29entre l'Iran
25:30et les États-Unis.
25:31On accueille d'ailleurs
25:32le général Patrick Dutartre,
25:34ancien général de l'Arménaire,
25:36ancien leader
25:36de la patrouille de France.
25:37Bonjour mon général,
25:38merci d'être avec nous.
25:40On évoquait
25:40mon général
25:41il y a un instant
25:42les conséquences directes
25:43bien sûr
25:43de cette remontée
25:45en tension
25:46ces derniers jours
25:47de l'affrontement
25:48entre les États-Unis
25:49et l'Iran.
25:50On a vu que
25:50le prix du paril de pétrole
25:52a réaugmenté
25:53par rapport à un moment
25:54où il était retombé
25:55à 70 dollars,
25:56il est désormais
25:56à près de 88 dollars.
25:58On a vu que
25:58le prix de l'essence
25:59aussi à la France.
26:00Ça se répercute tout de suite
26:00dans le réservoir
26:01de tous nos compatriotes français.
26:03Ça a repris près de 9 centimes
26:05pour ce qui est du diesel
26:06cette semaine.
26:07Je le rappelle,
26:07deux soldats américains
26:08ont été tués hier en Jordanie.
26:10Il y en a un autre
26:10qui est porté disparu.
26:11Quatre blessés.
26:12Ce sont les toutes premières
26:14victimes et pertes américaines
26:16depuis le mois de mars.
26:16Dans un instant,
26:17on va prendre
26:17la direction du Golfe
26:19parce qu'il y a
26:20de nouvelles informations
26:21qui nous parviennent
26:22à l'instant où je vous parle
26:23notamment du détroit d'Hormuz.
26:25Bonjour Naouf El,
26:26merci beaucoup.
26:27Vous êtes présent à Doha
26:29au Qatar.
26:30On va vous retrouver
26:31dans quelques instants
26:32où vous êtes avec
26:32Benjamin Danan.
26:34Des informations
26:35que vous allez nous donner
26:36dans un instant.
26:36Mais d'abord, mon général,
26:37comment vous appréhendez
26:39ces derniers éléments,
26:41cette reprise ?
26:42On le voit du conflit
26:43en quelques mots
26:43et on prend tout de suite
26:44la direction d'Hormuz ensuite.
26:45Oui, situation relativement confuse.
26:47mais la stratégie américaine
26:50semble être d'affaiblir
26:52suffisamment l'Iran
26:53à la fois sur le plan militaire
26:55pour diminuer son pouvoir
26:56de nuisance
26:56et également sur le plan économique
26:58en espérant une réaction
27:00qui retourne les Iraniens,
27:03en tout cas les gardiens
27:04de la révolution,
27:05à la table des négociations.
27:06En fait, il semble
27:06que c'est la stratégie américaine.
27:08Et puis, en représailles
27:10de ces tirs
27:10qui sont essentiellement
27:12autour des étroits d'Hormuz,
27:13les gardiens de la révolution
27:14tirent sur le voisin,
27:16notamment le Koweït,
27:17Bahreïn et la Jordanie.
27:18Et on va voir avec
27:19de nombreux enjeux,
27:20notamment les usines
27:21de dessalement.
27:21Mais tout de suite,
27:22nous prenons la direction
27:23du terrain
27:23où on retrouve
27:24à Doha au Qatar,
27:25Naoufel Al-Kawafi.
27:26Vous êtes avec Benjamin Danan.
27:27Bonjour Naoufel.
27:29Cette information
27:29qui nous parvient,
27:30il y a tout juste
27:31quelques secondes,
27:32je la découvre
27:32en même temps avec vous,
27:34l'Iran qui dit
27:36avoir arrêté,
27:38arraisonné.
27:39Quelles sont vraiment
27:39les informations
27:40dont vous disposez
27:40de navires
27:41dans le détroit d'Hormuz ?
27:45Les gardiens de la révolution
27:47expliquent justement
27:48que deux navires
27:49ont été impliqués
27:50dans un accident
27:51sur ce détroit d'Hormuz.
27:52Deux navires
27:52qui tentaient
27:53de passer
27:54ce passage maritime
27:55via un itinéraire
27:57dangereux.
27:57C'est ce que viennent
27:58de déclarer
27:59les gardiens de la révolution.
28:00Ce qu'il faut comprendre
28:00en fait,
28:01c'est que ce détroit d'Hormuz
28:02est au cœur
28:03l'épicentre
28:04d'une certaine manière
28:05des hostilités
28:05depuis près d'une semaine.
28:07Les hostilités,
28:08les attaques
28:09s'y sont multipliées
28:10et la guerre
28:11de la communication
28:12également.
28:12Parce que d'un côté,
28:13vous avez l'Iran
28:14qui en revendique
28:15son contrôle,
28:15qui explique
28:16que ce détroit d'Hormuz
28:16est fermé,
28:17qui n'hésite pas
28:18à attaquer
28:18certains navires
28:19qui osent s'y aventurer.
28:21Et puis de l'autre côté,
28:21vous avez l'autre version,
28:22celle des Etats-Unis
28:23qui ont décidé
28:24de rétablir
28:24ce blocus naval
28:25depuis plusieurs jours
28:27qui chaque nuit
28:28cible spécifiquement
28:29les alentours
28:30de ce détroit d'Hormuz.
28:31C'était encore
28:31le cas cette nuit
28:33pour cette huitième
28:33nuit de frappe consécutive
28:35en Iran
28:36dans le sud du pays
28:37à proximité
28:38de ce détroit d'Hormuz.
28:39Des sites stratégiques,
28:40des sites de surveillance
28:41ou encore
28:41des tours de contrôle.
28:43Et cela,
28:44la reprise des hostilités
28:45sur ce détroit d'Hormuz,
28:47là pour conséquence
28:48le ralentissement
28:50du trafic maritime
28:51qui est paralysé
28:52depuis plusieurs jours,
28:54qui a atteint
28:54son plus bas niveau
28:55depuis près de trois semaines
28:56et conséquence,
28:57c'est le prix
28:58du baril du pétrole
28:59qui n'a de cesse
29:00d'augmenter
29:01et ça risque
29:01de se poursuivre
29:02encore les jours prochains.
29:04Merci beaucoup
29:04Naouf El El Koyalafi
29:06avec Benjamin Danan
29:07depuis Doha au Qatar.
29:09On voit que ça reste
29:10toujours une guerre
29:11d'images
29:12entre les deux pays
29:13et d'annonces
29:13général Duterte.
29:14Oui, guerre d'images,
29:15guerre de communication
29:16parce que l'immobilisation
29:17annoncée par les gardiens
29:19de la révolution
29:19de ces deux pétroliers
29:22ou ces deux navires,
29:23ça veut tout dire
29:24et rien dire.
29:24Est-ce qu'ils se sont accrochés ?
29:25Est-ce qu'ils sont eux-mêmes
29:28arrêtés ou fait demi-tour ?
29:30Est-ce qu'il y a eu
29:30une intervention humaine ?
29:32Est-ce qu'il y a eu des tirs ?
29:34Donc on manque un peu
29:34de précision
29:35mais c'est vrai
29:36que la communication
29:36est extrêmement importante
29:37parce qu'en fonction
29:38de ce qui est dit
29:39il y a une réaction
29:40évidemment des armateurs
29:42et de ceux
29:43qui tentent de passer
29:44ici ou là.
29:45Huitième nuit de frappe,
29:47est-ce que Washington
29:47est en train de changer
29:48de stratégie ?
29:50On se demande
29:51quelle stratégie
29:52ils poursuivent en fait.
29:54Ils sont en train
29:54de cibler des ponts,
29:55c'est quoi la justification
29:57opérationnelle ?
29:57La justification en fait
29:58c'est que
29:59un,
30:00ils ciblent essentiellement
30:01toutes les cibles
30:02qui sont autour
30:03de Bandarabas
30:04donc sur une bande
30:05d'à peu près 300 km.
30:06Rappelez-nous Bandarabas,
30:07qu'est-ce qu'il y a là-bas ?
30:08Bandarabas est vraiment
30:09juste en face
30:09de la pointe du détroit
30:11d'Hormuz
30:11et donc c'est un peu
30:13le centre des gardiens
30:14de la révolution
30:15pour toutes les actions navales
30:17qui se poursuivent
30:18dans le détroit.
30:19Donc ce qu'on observe
30:21en tout cas
30:21c'est un ciblage
30:23essentiellement
30:24autour de Bandarabas
30:25300 km quasiment
30:26de part et d'autre
30:27c'est-à-dire
30:28ce qui a été cité
30:29par votre correspondant
30:30effectivement
30:31c'est-à-dire
30:31les radars de détection
30:32les centres de missiles
30:34ou de drones
30:36et également
30:36des navires rapides.
30:37Bon ça c'est la première chose
30:38et la seconde chose
30:40c'est qu'il semblerait
30:41et c'est pour répondre
30:44précisément à votre question
30:45sur les infrastructures
30:46c'est qu'il souhaiterait
30:47en même temps
30:49immobiliser
30:50pas immobiliser
30:51mais écarté en fait
30:52isoler
30:53vous avez cherché le mot
30:53merci
30:55isoler Bandarabas
30:55en fait
30:56du reste
30:57de la poursuite
30:59continentale
30:59alors qu'est-ce que c'est
31:00c'est
31:01il y a 3 ou 4 axes
31:03en fait principaux
31:03qui mènent à Bandarabas
31:05on rappelle
31:05qu'en Bandarabas
31:06c'est quand même
31:0650% du transit commercial
31:09qui s'effectue
31:10par cette ville
31:12et donc c'est extrêmement important
31:14donc c'est juste
31:14au bout de la pointe
31:16et la stratégie
31:17tout simplement
31:17c'est de détruire
31:19les ponts
31:19qui arrivent
31:20vers Bandarabas
31:20de telle manière
31:21à ce que ça évite
31:22l'acheminement logistique
31:24et l'acheminement militaire
31:25sur cette ville
31:25là on a eu
31:27les premières pertes américaines
31:29donc deux soldats
31:29tués
31:30un disparu
31:31est-ce que d'après vous
31:32ça constitue un tournant ?
31:33alors c'est pas les premières pertes
31:33de cette guerre
31:34mais en tout cas
31:35depuis mars
31:36depuis deux mois
31:37c'est tout à fait juste
31:38alors qu'est-ce que ça veut dire ?
31:39apparemment
31:40on n'a pas trop de détails
31:41parce que personne ne communique
31:42vraiment là-dessus
31:43mais il semblerait
31:44que ce soit un tir
31:44de missiles balistiques
31:46vous savez que même
31:47les Israéliens
31:47avec leur dôme de fer
31:48ne peuvent pas empêcher
31:49tous les missiles balistiques
31:51d'arriver sur leur territoire
31:52et en Jordanie
31:54il n'y a pas de dôme de fer
31:55et effectivement
31:57sur une base américaine
31:58il semblerait
31:58que ce soit l'un de ces missiles
31:59qui soit arrivé
32:00sur une base américaine
32:01et donc tuer
32:02ces trois malheureux soldats
32:04c'est un désaveu terrible
32:05pour Donald Trump
32:05qui disait que tout était réglé
32:07non ?
32:08je ne sais pas
32:08si on peut dire ça
32:10mais vous ne pouvez pas
32:11faire la guerre
32:12sans prendre des risques
32:12et sans perdre du même
32:14ça peut changer quelque chose
32:15côté opinion américaine
32:16est-ce que la pression
32:16n'est pas à ce stade
32:17à mon avis pas à ce stade
32:18là où ça changerait beaucoup
32:19à mon sens
32:20et s'il y avait des soldats
32:21qui tombaient
32:23sur le sol iranien
32:24des aviateurs
32:25ce que je ne souhaite
32:26absolument pas
32:26évidemment
32:27ça ça pourrait changer
32:28en général
32:28vous venez de dire
32:29quand on fait la guerre
32:32donc
32:33ces deux pays
32:34sont bien en guerre
32:35oui mais une drôle de guerre
32:36en fait
32:37une guerre de communication
32:39une guerre de pression
32:40une guerre d'attaque
32:41parce qu'on est dans un moment
32:42où les frappes
32:43sont presque plus intenses
32:44que certains moments
32:45où officiellement
32:45ils étaient encore en guerre
32:47ça frappait moins
32:49là ça frappe
32:50de manière mesurée
32:51parce que c'est pas
32:51une guerre totale
32:52et d'ailleurs
32:52c'est un peu
32:53les menaces
32:54des gardiens de la révolution
32:55en ce sens
32:56qui sont prêts
32:57à promettre
32:58à Donald Trump
32:59une guerre totale
33:00pourquoi
33:00parce que
33:01qu'est-ce que font
33:02les américains
33:03ils s'ils sont essentiellement
33:04des sites militaires
33:05ou des sites
33:06des gardiens de la révolution
33:07c'est pas des bombardements
33:08massifs
33:09comme ils pourraient le faire
33:10avec les moyens
33:10l'agir semble plus précise
33:12oui absolument précise
33:13moins erratique
33:14qu'initialement
33:16absolument
33:17ça semble relativement modéré
33:18entre les mains
33:19en tout cas
33:19avec une certaine retenue
33:20et par ailleurs
33:21les iraniens eux
33:22qu'est-ce qu'ils font
33:23ils ciblent éventuellement
33:24le plus possible
33:25les bases militaires américaines
33:27en Jordanie
33:28au Koweït
33:29et à Bahreïn
33:29mais très souvent
33:30ce sont maintenant
33:31des cibles civiles
33:33et d'ailleurs
33:33c'est dénoncé
33:34par tous les pays du Golfe
33:36notamment lorsqu'ils ciblent
33:37les installations électriques
33:38notamment au Koweït
33:39et les usines de dessalement
33:41alors pourquoi
33:42effectivement
33:43c'est absolument stratégique
33:45dans le Golfe
33:45ces usines de dessalement
33:46on entend dire
33:48certains experts
33:48qui disent
33:48taper ces usines de dessalement
33:50c'est provoquer la mort
33:52de ces pays du Golfe
33:53pourquoi ?
33:5490% je crois
33:55de l'eau consommée
33:56par les habitants
33:58dans cette zone
33:59provient des usines
34:01de dessalement
34:02pour ceux qui sont allés
34:04dans ces pays là
34:05moi j'ai la chance
34:05d'y passer
34:06il fait très très chaud
34:08je veux dire
34:08c'est rien
34:08le canicule
34:09c'est tous les jours
34:11et puis
34:13donc ils ont besoin d'eau
34:14évidemment
34:14il y a très peu de pluie
34:16et donc
34:17ces principales ressources
34:18il y a quelques
34:19pluies je veux dire
34:20venues du ciel
34:21mais il y a aussi
34:21quelques pluies
34:22dans le sol
34:22mais l'essentiel
34:23des ressources
34:24évidemment pour le développement
34:25c'est les usines de dessalement
34:26c'est une arme vitale
34:28vous diriez ?
34:29ah bah oui
34:29disons que c'est la ressource
34:30mais l'Iran
34:31n'a pas non plus intérêt
34:32à jouer cette carte là
34:33parce que
34:34les bombardements
34:35la retenue américaine
34:36là elle ne serait plus
34:38de mise
34:38c'est-à-dire quoi ?
34:39c'est-à-dire que
34:40les américains
34:41peuvent faire de même
34:42à la fois sur l'eau
34:43mais essentiellement aussi
34:44sur l'électricité
34:45et ça il faut savoir
34:46qu'il y a une immense
34:48centrale électrique
34:49au nord-ouest
34:50nord-est pardon
34:51de Téhéran
34:52et celle-là
34:53elle est envisagée
34:54d'être détruite
34:55s'il y avait
34:56évidemment des attaques
34:58sur ces usines
34:58qu'on aille un peu plus loin
35:00avec Anaïs
35:00hier
35:00bonjour Anaïs
35:01merci d'être avec nous
35:02justement on le dit
35:03ces sites vulnérables
35:04ça revient des cibles
35:05absolument stratégiques
35:07sont au cœur
35:08des tensions
35:08que l'on voit ressurgir
35:09ces dernières heures
35:10au Moyen-Oran
35:11et on le disait
35:12ces usines
35:13de dessalement d'eau
35:14qui consistent justement
35:16à transformer
35:17l'eau salée
35:17en eau potable
35:18c'est dans la ligne
35:19de mire
35:20aujourd'hui des Iraniens
35:21et vous le voyez
35:22cette image
35:23pour illustrer ça
35:24elle est très représentative
35:25cette image du Koweït
35:26hier un immense panache
35:27de fumée
35:28se propage
35:29après une frappe iranienne
35:30sur une centrale électrique
35:32et de dessalement
35:32le même type d'installation
35:34avait déjà été visé
35:35la veille
35:36et la réaction des autorités
35:37ne s'est pas faite attendre
35:39je cite
35:39le ciblage répété
35:40de ces installations vitales
35:42révèle une démarche
35:43hostile
35:44systématique
35:45visant des sites civils
35:46et des infrastructures
35:47essentielles
35:48mettant en danger
35:48la vie
35:49et la sécurité
35:50des civils
35:51les civils justement
35:52se disent inquiets
35:53par la tournure des événements
35:54et pour cause
35:55il a fait 47 degrés
35:56au Koweït
35:56hier
35:57et ses attaques
35:58ont mis à l'arrêt
35:59plusieurs unités de production
36:01justement
36:01quand on voit tout cela
36:02on voit qu'il y a une inquiétude profonde
36:03parce que
36:04ce dessalement de l'eau de mer
36:06c'est une question de survie
36:08pour ces pays
36:09dans ces régions très arides
36:10une question de survie
36:11c'est tout à fait le mot
36:12plus de 100 millions de personnes
36:14dans cette zone
36:15dépendent directement
36:15de l'eau dessalée
36:16il suffit
36:17de regarder cette carte
36:18pour comprendre
36:1970% de l'eau potable
36:21en Arabie Saoudite
36:22provient
36:23de l'usine
36:24des usines de dessalement
36:2586% pour Oman
36:26et même 90%
36:27pour le Koweït
36:28autrement dit
36:28pas d'usine
36:29pas d'eau
36:30dans la région
36:31on en compte
36:31en fonction des sources
36:32entre 400 et 450
36:34de ces usines
36:3610 des plus grandes usines
36:37se concentrent
36:38du monde
36:39se concentrent d'ailleurs
36:40sur les rives du Golfe
36:42et de la mer Rouge
36:44pour l'Iran
36:44ces usines sont des cibles
36:45capitales et vulnérables
36:47toutes sont
36:48à portée de tir
36:49et le problème
36:49c'est que ce type
36:50d'installation
36:51il est très complexe
36:52en cas de gros dégâts
36:53les réparations
36:54peuvent être très longues
36:55durer parfois
36:56plusieurs mois
36:57et en cas de mise à l'arrêt
36:58cela aurait des répercussions
37:00immédiates
37:00sur le quotidien
37:02de ces pays
37:02sur l'industrie bien sûr
37:03mais aussi
37:04sur des établissements
37:05essentiels
37:06comme les hôpitaux
37:07et un tel scénario
37:08pourrait contraindre
37:09les gouvernements
37:10à procéder
37:11à des rationnements
37:12de l'eau
37:13merci beaucoup
37:14Annalise
37:14tout ça bien sûr Jules
37:15ça pose la question
37:16des armements iraniens
37:18des armements iraniens
37:18parce qu'on constate
37:20un élargissement du conflit
37:21donc à la Jordanie
37:22au Koweït
37:22on constate que l'Iran
37:24cible donc
37:25ces usines
37:26de dessalement
37:27l'Iran qui
37:29pour l'instant
37:29est relativisé
37:30sur les 400-500
37:31mais je pense
37:32que pour les téléspectateurs
37:34qui voient que l'Iran
37:34a été sévèrement bombardé
37:36que le régime
37:37est tout de même affaibli
37:38comment est-ce que l'Iran
37:39question simple
37:40a encore les moyens
37:41de mener
37:42ces opérations
37:43quelque part
37:44ça montre
37:45une partie de la pertinence
37:46de l'offensive américaine
37:48parce que
37:48vous imaginez
37:49la capacité de nuisance
37:52en fait
37:52qui représente l'Iran
37:54s'il n'y avait pas eu
37:55aussi toutes ces campagnes
37:57et c'est une des raisons
37:58d'ailleurs
37:58pour laquelle
38:00ça a été un tel seuil
38:01en fait
38:01à la fois
38:02dans l'armement nucléaire
38:04dans le risque
38:05d'armement nucléaire
38:06et à la fois
38:07le risque
38:08d'avoir
38:09un volume
38:10d'armement
38:12suffisamment important
38:13et en plus
38:14camouflé
38:15sous des
38:18dans des tunnels
38:19c'est une vraie menace
38:20pour la région
38:21et c'est la raison
38:22pour laquelle
38:22Israël
38:23et les Américains
38:23ont décidé
38:24d'entreprendre
38:25cette opération
38:26mais évidemment
38:27il serait temps
38:28que tout ça
38:28ça s'arrête
38:29mais je pense
38:30vous observez bien
38:31d'ailleurs
38:31que les répliques
38:33iraniennes
38:34sont de moins en moins
38:35importantes
38:35tout de même
38:36mais elles existent encore
38:38évidemment elles existent
38:39mais personne ne sait
38:41exactement
38:41le niveau des stocks
38:42ni la CIA
38:43ni les services
38:45de renseignement israéliens
38:45sont capables
38:46de nous dire précisément
38:47ce qui reste
38:48donc sa capacité
38:48de financement
38:48de ces opérations
38:50le financement
38:51évidemment diminue
38:51mais surtout
38:52la capacité de fabrication
38:54et de stockage
38:55en fait ça fait 47 ans
38:56que l'Iran s'arme
38:57pour un conflit
38:59de cette nature
39:00alors là où on a du mal
39:01à définir les stocks
39:03c'est ceux qui sont enfouis
39:05dans des tunnels
39:06ou sous certaines montagnes
39:07et ça à mon avis
39:09militairement parlant
39:10c'est un objectif
39:11qu'il faudrait peut-être
39:12un jour atteindre
39:12si cette guerre
39:14se poursuit
39:15le Koweït affirme
39:16qu'il peut répondre
39:16à une attaque iranienne
39:17est-ce que le Koweït
39:18peut entrer dans cette guerre ?
39:20le Koweït
39:21les Émirats Arabes Unis
39:22l'Arabie Saoudite
39:23on remarque d'ailleurs
39:24que ces deux grands pays
39:25l'Arabie Saoudite
39:25et les Émirats
39:26ont été très peu touchés
39:28il n'y a pas de tir
39:28en ce moment
39:29sur les Émirats Arabes Unis
39:30alors pourquoi ?
39:31est-ce que parce qu'il y a eu
39:32un déblocage de certains fonds
39:34on estime 6-8 milliards de dollars
39:37dans le cadre du début d'accord
39:39entre les Américains
39:40et les Iraniens
39:42l'Arabie Saoudite
39:43parce que
39:44les représentants
39:46saoudiens
39:47sont allés en Iran
39:48pour les obsèques
39:49d'Atala Roménaï
39:51d'Ayatollah Roménie
39:52et donc
39:53pas Roménie
39:54mais Roménaï
39:55Roménaï
39:55chaque fois je confonds
39:56le mot
39:57et donc
39:59c'est peut-être
39:59une des raisons
40:00pour lesquelles
40:00il n'y a pas eu
40:00ces attaques
40:01mais cela dit
40:03ça peut évidemment
40:04repartir
40:06donc le Koweït
40:07a des moyens
40:08beaucoup plus limités
40:08que ceux des Émirats Arabes Unis
40:10ou de l'Arabie Saoudite
40:11qui sont beaucoup plus conséquents
40:13pourquoi la Jordanie
40:15est ciblée ?
40:16parce qu'il y a
40:16des bases américaines
40:17en Jordanie
40:18alors justement
40:18on va écouter
40:19les propos
40:20du nouveau guide
40:21suprême
40:22qui s'est exprimé
40:23qui se montre
40:24extrêmement menaçant
40:25écoutez-le
40:26les violations répétées
40:28par le grand Satan
40:29des engagements
40:29pris dans le cadre
40:30du mémorandum d'accord
40:31signé entre le président
40:32de l'Iran
40:33et des Etats-Unis
40:34ont une fois de plus
40:35démontré à tous
40:36cette vérité
40:37la signature du président
40:38des Etats-Unis
40:39est totalement dénuée
40:40de valeur
40:41et de validité
40:42tandis que l'intimidation
40:44les ambitions
40:45hégémoniques
40:45et la sauvagerie
40:46sont des composantes
40:47indissociables
40:48du credo
40:49et du mode d'action
40:49américain
40:50Qu'est-ce que vous pensez
40:51de ces propos en général ?
40:52Alors d'abord
40:53on n'a pas vu
40:54Moshtabar Ramenaï
40:55le fils donc
40:57de Riyadala
40:59absolument
40:59et donc on se demande
41:02même s'il est vivant
41:03en tout cas
41:03on n'a ni vu
41:04ni entendu
41:05chaque fois
41:06c'est un porte-parole
41:07Vous en doutez vous ?
41:08On pense qu'il est
41:10suffisamment blessé
41:10en fait
41:11à quel niveau
41:12on ne sait pas trop
41:13on rappelle
41:14qu'il faisait partie
41:15en fait
41:16de l'endroit
41:19où se trouvait
41:19la première frappe
41:21israélo-américaine
41:22et qui a décapité
41:23en fait
41:23le régime
41:24et donc
41:25on ne sait pas
41:25on pense
41:26qu'il est
41:27très gravement
41:27blessé
41:28mais on ne sait pas
41:29si c'est lui
41:29qui s'exprime
41:30on ne sait même pas
41:30si il est vivant
41:31je rappelle
41:31que dans certains cas
41:32d'autres leaders
41:33on n'a su que
41:33deux ans après
41:34qu'ils avaient été tués
41:35donc c'est caché
41:37en fait
41:38Alors justement
41:38on prend tout de suite
41:39la direction de l'Iran
41:39où on retrouve
41:40Siavoj Ghazi
41:41correspondant à RFI France 24
41:42Bonjour Siavoj
41:43merci d'être avec nous
41:45comment très concrètement
41:46peuvent
41:47se traduire
41:48les appels
41:48à la vengeance
41:49du régime iranien
41:50est-ce que ça peut
41:51vouloir dire
41:52une intensification
41:53encore plus forte
41:54de frappe
41:55sur d'autres pays
41:55de la région ?
41:57Écoutez
41:58c'est déjà le cas
42:00puisque depuis
42:01deux heures
42:02les médias iraniens
42:03annoncent
42:04que deux bateaux
42:06qui tentaient
42:07de traverser
42:07le détente
42:08de Hormuz
42:08ont été touchés
42:09par des missiles
42:10ou des drones
42:11et deux autres
42:12ont reçu
42:14des tirs d'avertissement
42:15et donc
42:16ont dû
42:17rembrousser chemin
42:18il y a un champ
42:19pétrolier
42:20au Kovet
42:20qui a été visé
42:22selon
42:24les médias iraniens
42:25par ailleurs
42:27le côté américain
42:28en dénonce
42:30une attaque
42:31contre un site
42:32nucléaire
42:32en construction
42:33le site
42:34de Darothroïne
42:35qui est situé
42:36au Kouzistan
42:37donc il y a
42:39bien sûr
42:39une intensification
42:40des frappes
42:42de part et d'autre
42:42mais l'Iran
42:43veut mettre
42:44le maximum
42:44de pression
42:45avec des frappes
42:46à la fois
42:46en Jordanie
42:47au Kouzistan
42:49irakien
42:49contre toujours
42:50des bases américaines
42:51mais maintenant
42:52aussi
42:52contre des infrastructures
42:54des monarchies
42:55arabes du golfe
42:55persil
42:56il faut savoir
42:56que depuis
42:58ce matin
42:58les émirats
42:59arabes unis
43:00qui avaient participé
43:01directement
43:01dans la guerre
43:03par exemple
43:03maintenant
43:03même des frappes
43:05contre l'Iran
43:05ont demandé
43:06qu'on retourne
43:08à la table
43:09des négociations
43:10qu'il y ait
43:10un arrêt
43:11des combats
43:12ce qui signifie
43:13que visiblement
43:15les frappes iraniennes
43:16contre les différentes cibles
43:17dans ces monarchies arabes
43:18du Golfe Persique
43:19comment ça apporte
43:23Sia Vosghazi
43:24avec qui
43:24la liaison
43:25est un peu difficile
43:26depuis Téhéran
43:27mais qui nous a apporté
43:28effectivement
43:29ces précisions
43:30on voit
43:30général Patrick Dutarte
43:32que les américains
43:33renforcent encore davantage
43:34même leur présence
43:34dans la région
43:35puisqu'il y a
43:36un certain nombre
43:36de F-16
43:37qui vont être déployés
43:39encore
43:40des F-16 supplémentaires
43:42en Jordanie
43:42des dizaines d'avions
43:43ravitailleurs
43:44vous
43:44de ce que vous connaissez
43:46de ces préparations
43:47de ces coulisses
43:48en tant qu'ancien général
43:48de l'armée de l'air
43:49que prépare Washington
43:52à se mettre
43:53dans la posture
43:53de faire
43:54une opération
43:55beaucoup plus importante
43:56que celle
43:57qui a lieu
43:57tous les soirs
43:58avec plus de ravitailleurs
44:01plus de bombardiers
44:02aussi
44:02des B-2
44:03et des B-1
44:04qui pourraient venir
44:04les B-2
44:05et les B-1
44:05ça permet quoi ?
44:06les B-2
44:06c'est ce qu'il y a
44:07de plus puissant
44:08comme bombardier
44:09avec le B-1
44:10et puis le B-52
44:11mais surtout
44:11il est furtif
44:12et je rappelle
44:13que ce sont ces B-2
44:14qui a fait le raid
44:15extrêmement spectaculaire
44:16en juin 2025
44:18sur les trois
44:19sites
44:20d'enrichissement
44:21nucléaire
44:22en Iran
44:23il est possible
44:24que la fameuse
44:26montagne de la pioche
44:27qui n'était pas très connue
44:28des occidentaux
44:29même des israéliens
44:30soit l'objet aussi
44:31de tir
44:32parce que
44:33Trump
44:34dans toutes ses tergiversations
44:35n'a qu'une seule
44:36ligne directrice
44:37sur laquelle
44:38il n'a jamais dévié
44:38c'est celle
44:39du fait
44:42que l'Iran
44:43ne se dotera jamais
44:44d'une arme nucléaire
44:45donc
44:45le fait
44:46il est possible
44:48qu'un bombardement
44:49soit effectué
44:49sur la montagne
44:50de la pioche
44:50il est possible aussi
44:51qu'un de ces fils conducteurs
44:52soit de ne pas subir
44:53que l'Amérique
44:54ne subisse pas
44:55une humiliation
44:57et donc sans tête
44:58potentiellement
45:00oui complètement
45:00moi ce qu'il faut
45:01être extrêmement vigilant
45:02c'est qu'il y a
45:03la perte d'un aero-neuf
45:04au-dessus de l'Iran
45:05ça pourrait changer
45:05beaucoup la donne
45:10donc je crois
45:11que l'un et l'autre
45:12côté gardien de la révolution
45:13et côté Trump
45:14ne voudrait pas
45:16une escalade
45:16mais on se demande
45:17s'ils ne vont pas
45:17être poussés
45:18on voit ces avions
45:19en général
45:19donc ça c'est un
45:21ça c'est un B2
45:21c'est ça
45:22c'est le fameux B2
45:24et oui
45:25avec cette fameuse bombe
45:27GBU57
45:27qui est la plus grosse
45:28au monde
45:29et c'est celle
45:29qui avait été utilisée
45:30qui l'a fait près
45:31de 9 tonnes je crois
45:32parce qu'elle a une capacité
45:33à frapper en profondeur
45:34oui c'est-à-dire
45:35il y a tout un dispositif
45:36qui fait que
45:37ça n'explose pas tout de suite
45:38ça remonte
45:38ça pénètre
45:39et puis le moment
45:39ça explose
45:40et regardez on voit
45:41cette bombe à GBU57
45:42à l'image justement
45:45la façon dont elle peut
45:46dont elle peut frapper
45:48sur ces sites
45:49et effectivement
45:50vous vous dites
45:50c'est peut-être
45:51ce à quoi se préparent
45:52les américains
45:54et Donald Trump
45:55département d'état américain
45:56qui a fait passer
45:57des messagers
45:58oui
45:58un avertissement mondial
46:00de prudence
46:01en raison des tensions
46:02accrées au Moyen-Orient
46:02donc on envoie des bombardiers
46:03plus puissants
46:04on adresse un avertissement mondial
46:07oui
46:07et en même temps
46:08les iraniens
46:09font la même chose
46:09qu'est-ce que ça veut dire
46:10je pense que les téléspectateurs
46:11qui nous écoutent
46:12qui voient ce conflit
46:13depuis plus de 3 mois
46:15il y a un processus
46:17un mémorandum
46:17de discussion
46:18qui a été mis en place
46:19on a l'impression
46:19que ça n'a jamais été
46:20aussi grave maintenant
46:22il dure encore
46:23ces 60 jours
46:23il existe encore
46:24ou l'avertissement mondial
46:25de prudence
46:26ça veut dire
46:26à n'importe quel moment
46:27ça peut basculer
46:27oui malheureusement
46:29je crois que ça peut basculer
46:30c'est vraiment
46:31nous sommes d'une période
46:32d'incertitude totale
46:33c'est-à-dire qu'on observe
46:35que c'est un bras de fer
46:38entre les deux
46:39autour des étroits d'Hormuz
46:40maintenant la question nucléaire
46:42est pour l'instant
46:42pas la priorité
46:43même si cette fameuse
46:45montée de la pioche
46:45qu'on évoquait avec Jules
46:46à l'instant
46:47sera quand même un sujet
46:49à traiter
46:49d'une manière ou d'une autre
46:50on préfère évidemment
46:51par la négociation
46:52mais il est possible
46:52que ça se fasse par la force
46:54mais l'être d'Hormuz
46:55c'est la clé en fait
46:56donc vous vous dites
46:57aujourd'hui
46:58malgré les 60 jours
46:58malgré le mémorandum
47:01aujourd'hui
47:01ce dimanche 19 juillet
47:02on est dans une situation
47:03où ça peut basculer
47:05on peut basculer
47:05vers un conflit
47:07plus grave
47:08plus étendu
47:09absolument
47:09une escalade
47:10et presque incontrôlable
47:12c'est-à-dire que
47:12si les américains
47:14en rajoutent
47:14ou si les iraniens
47:15aussi persistent
47:17il est possible
47:18que Trump
47:19se sente contraint
47:20d'enchaîner
47:21avec des bombardements
47:23plus puissants
47:24personne ne sait vraiment
47:24et ça peut tuer
47:25le mémorandum
47:26les 60 jours
47:26ça peut non plus
47:27déjà il est vraiment
47:28en stand-by
47:29pour pas dire
47:30qu'il n'existe
47:30qu'il existe
47:31il a été signé
47:33mais il n'est absolument
47:33pas respecté
47:34ni par l'un
47:34ni par l'autre
47:35je rappelle que
47:35le début
47:36de cette escalade
47:37c'est lorsque
47:38l'Iran
47:38a tiré
47:39sur des navires
47:41qui passaient
47:41dans les Trois d'Hormuz
47:42c'est ce qui a enchaîné
47:43et vous voyez
47:43où on en est
47:448 jours après
47:45et à l'instant
47:45les autorités jordaniennes
47:47je vous la prends
47:48en même temps
47:48que je la prends
47:48démentent auprès
47:49de l'agence France Presse
47:50l'évacuation
47:51du port
47:53et de l'aéroport
47:54d'Akaba
47:54on voit
47:55que plus que jamais
47:56la Jordanie
47:57se trouve désormais
47:58au coeur de ce conflit
47:59pourquoi ?
48:01tout d'abord
48:01parce qu'elle abrite
48:05des bases américaines
48:06et donc
48:08et puis elle n'a pas eu
48:09de discussion particulière
48:10avec l'Iran
48:12elle n'est pas en première ligne
48:14non plus
48:14parce qu'elle n'a pas
48:15de frontière commune
48:15avec l'Iran
48:16et donc
48:17il y a l'Arabie Saoudite
48:19entre les deux
48:20cet immense pays
48:21et également
48:22les Émirats Arabes Unis
48:23donc
48:25c'est un choix
48:27je crois que
48:28il y a trois pays
48:30étonnamment
48:30qui sont vraiment ciblés
48:32le Koweït
48:33parce que c'est sa proximité
48:34il y a presque
48:35une frontière commune
48:36avec l'Iran
48:36donc c'est vraiment
48:37la facilité
48:38et le Koweït
48:39encaisse tous les jours
48:40des tirs
48:40Bahreïn
48:41qui est un tout petit pays
48:42Bahreïn
48:43c'est un vingtième du Qatar
48:44c'est une petite île
48:46en fait c'est une petite archipel
48:48il y a 33 îles exactement
48:50mais une île principale
48:51et ça doit faire
48:52je ne sais plus
48:52enfin c'est très petit
48:54un vingtième du Qatar
48:55vous voyez déjà
48:56le Qatar n'est pas très grand
48:57mais en fait
48:58c'est un centre d'opération
49:01pour l'US Navy
49:03essentiellement
49:03pour les opérations
49:04dans la zone
49:06mais il n'y a pas
49:06de grosse base
49:07contrairement à ce qu'il peut y avoir
49:08au Qatar
49:09ou aux Émirats
49:10ou en Arabie Saoudite
49:12Les pays qui jouent le rôle
49:13d'émissaires diplomatiques
49:16vous savez
49:16ceux qui font un peu
49:17tampon
49:17pour les différentes parties
49:18prenantes
49:19pour tenter
49:19d'éviter l'escalade
49:21est-ce qu'elles ont encore
49:22un rôle possible
49:22dans l'escalade
49:23qui est en fait ?
49:24Elles font leur maximum
49:24le Pakistan et Oman
49:27font le maximum
49:28pour que les pourparlers
49:29reprennent
49:31ils n'en ont pas
49:32si ce n'est que
49:32la seule chose
49:33qui leur est reconnue
49:35c'est qu'ils dialoguent
49:36avec tout le monde
49:36en fait
49:36et qu'ils sont reconnus
49:37comme interlocuteurs
49:38auprès des Iraniens
49:40Elle a leur voix
49:40porte encore maintenant
49:41aujourd'hui ?
49:42Vous savez
49:44quelle voix peut porter
49:45auprès des gardiens
49:46de la Révolution ?
49:47Quelle voix peut porter
49:48auprès de Président Trump
49:49s'il est dans sa logique ?
49:53Il y a des voix
49:53qu'ils peuvent porter
49:54auprès des gardiens
49:55de la Révolution ?
49:55Non
49:55Il n'y en a pas
49:56Je pense qu'il n'y en a
49:57qu'une voix
49:57c'est la Chine
49:58C'est la Chine
50:00parce que
50:01c'est elle
50:02qui s'alimente
50:02énormément
50:03auprès de l'Iran
50:04Et d'ailleurs
50:04ce n'est pas un hasard
50:05si on avait vu
50:06que ce projet
50:06de mémorandum
50:07avait émergé
50:08quelques jours
50:08quelques semaines
50:09après la visite
50:10du Président américain
50:12en Chine
50:12auprès du Président
50:14Xi Jinping
50:14On avait vu
50:17depuis la signature
50:18du mémorandum
50:19des moments
50:20où il y avait eu
50:20des éruptions
50:22de violences
50:22mais on voit
50:23que depuis plusieurs jours
50:24on est passé
50:24à un autre niveau
50:26Qu'est-ce qui se joue ?
50:27Là ça y est
50:28nous sommes à l'aube
50:29d'un conflit ouvert
50:30sur tout le Proche-Orient
50:31C'est un moment de bascule
50:32en général ?
50:33Ça peut
50:33en honnêteté
50:34ça peut
50:34mais je ne suis pas sûr
50:35c'est très difficile
50:36de lire
50:37Mais qu'est-ce qui fait
50:38qu'on a le sentiment
50:38que ces jours
50:39c'est différent
50:39de ce qu'on a vécu
50:40depuis plusieurs semaines ?
50:41Parce qu'il y a eu
50:41une escalade
50:42en fait
50:42et parce que
50:43le nœud gordien
50:45aujourd'hui
50:45se trouve
50:46autour du détroit
50:47d'Hermouz
50:47et les Iraniens
50:49ont compris
50:49que c'est eux-mêmes
50:50qui le disent
50:51ça vaut
50:51trois bombes nucléaires
50:52c'est plus important
50:54comme dissuasion
50:55alors effectivement
50:56ça n'aura qu'un temps
50:57mais pour l'instant
50:58c'est la position géographique
51:01il y a 900 kilomètres
51:03autour du golfe Persique
51:04et 300 kilomètres
51:05quasiment
51:05ou 500 kilomètres
51:06autour du détroit d'Hermouz
51:08Donald Trump menace
51:09d'un conflit plus large
51:11ce sont des mots
51:11ou qu'est-ce que ça veut dire
51:13très concrètement ?
51:14Alors conflit plus large
51:15s'agissant de Donald Trump
51:16tout simplement
51:17c'est que deux objectifs
51:18qui ne sont pas traités
51:19jusqu'à maintenant
51:20comme des centrales électriques
51:21ou des sites d'infrastructures
51:25pourraient être traités
51:26par l'armée américaine
51:28on n'en est pas là
51:29et en fait
51:30les deux ne veulent pas
51:30mais ils ne savent pas trop
51:31comment sortir de cette situation
51:32un peu de blocage
51:34Vous avez de l'expérience
51:36mon général
51:37est-ce que
51:38de mémoire
51:39ce conflit
51:40qui est quand même
51:40très étrange
51:41avec beaucoup de communication
51:42mais avec un enjeu crucial
51:43qui est le détroit d'Hermouz
51:44qui a un impact
51:44partout sur le globe
51:46est-ce que vous avez
51:47souvenir d'un conflit
51:49qui ressemble à celui
51:51auquel on est en train
51:52d'assister à distance
51:52aujourd'hui ?
51:53En fait quand vous observez
51:55les conflits sont tous différents
51:57c'est ce qu'on a observé
51:58depuis 40 ans
51:59depuis la première guerre du Golfe
52:00la première guerre du Golfe
52:01n'avait rien à voir
52:02avec la deuxième guerre du Golfe
52:03ce qui se passe en Ukraine
52:04n'a rien à voir
52:04avec ce qu'on a connu
52:06donc chaque conflit
52:08est typique
52:09est beaucoup lié
52:10à la géographie
52:11à l'histoire
52:12évidemment
52:12aux forces en présence
52:14et donc là
52:15on a un pays
52:15qui a une capacité
52:17d'armement
52:18assez importante
52:18dont cette capacité
52:20de nuisance
52:21a été fortement amoindrie
52:22mais personne ne sait
52:23jusqu'à quel niveau
52:24qui ne tire pas
52:25sur les Etats-Unis
52:26qui tire sur les intérêts américains
52:28dans la zone
52:29et surtout
52:30sur les pays du Golfe
52:32Merci en général
52:33on apprend justement
52:34pour terminer cette émission
52:35c'est exactement
52:36ce qu'on évoquait
52:36les nouvelles cibles
52:37ou pas des Etats-Unis
52:38alors prudence
52:39c'est une affirmation
52:40de Téhéran
52:41mais à l'instant
52:42cette information
52:43que je vous communique
52:44l'Iran affirme
52:45que les Etats-Unis
52:46ont attaqué
52:47une centrale nucléaire
52:49en construction
52:50je ne sais pas précisément
52:51de quel chantier il s'agit
52:53mais l'Iran
52:54qui affirme effectivement
52:55que les Etats-Unis
52:56ont attaqué
52:56une centrale nucléaire
52:57en construction
52:58peut-être l'une
52:59de ces nouvelles cibles
53:00vous restez bien sûr
53:01avec nous sur BFF
53:02On va suivre évidemment
53:04tout au long de cette journée
53:05cette remontée de tensions
53:07entre l'Iran
53:07et les Etats-Unis
53:08mais tout de suite
53:09bien sûr
53:09cette affaire suivante
53:10avec Pauline Rovna
53:11et Dominique Rizet
53:12à très vite
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