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  • il y a 11 heures
Les recherches qui ont permis d'exhumer des ossements là où Cédric Jubillar affirme avoir enterré son épouse Delphine, infirmière disparue fin 2020, sont terminées. Pour le colonel Bruno Cayzac, «n'attendons pas un résultat dans les heures qui viennent».

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Transcription
00:005 ans et demi d'attente dans un endroit très vraisemblablement soumis à toutes les contraintes climatiques du lieu,
00:09très chaud l'été, parfois très froid l'hiver, dans un terrain vraisemblablement aussi très humide.
00:15Donc je sais qu'ils ont les compétences pour extraire d'un os dur le maximum d'ADN qu'ils
00:25pourront faire,
00:26mais n'attendons pas un résultat dans les heures qui viennent, déjà c'est certain.
00:31Laissant le temps à la division et à son chef de division de travailler,
00:36mais je pense que si le résultat doit y avoir, il faut compter 48 heures pour avoir vraiment un résultat
00:42qui soit probant.
00:46Il y a d'autres expertises qui auraient pu être envisagées si on avait trouvé plus prématurément la dépouille de
00:52Delphine,
00:53mais malheureusement encore une fois le temps joue contre nous, je pense notamment à l'entomologie, voire la géologie.
00:59L'entomologie peut être précisée ?
01:01L'entomologie c'est l'étude des larves, donc les différentes cohortes, qui selon le cycle de détérioration du corps
01:08se succèdent,
01:10et on peut déterminer en étudiant ces cohortes de larves quelles sont les séquences.
01:15Donc s'il manque une séquence dans ces cohortes, on sait à un moment ou un autre que le corps,
01:20par exemple,
01:20a pu être déplacé, n'a pas été déposé là directement, mais qu'il a pu être conservé à un
01:26endroit, puis déposé plus tard.
01:28Mais tout ça, cinq ans et demi après, dans un terrain qui a été travaillé, retourné…
01:32– C'est vrai qu'on attend beaucoup, on attend beaucoup effectivement de ces autres choix, et vous nous dites,
01:37restons présents.
01:38– Honnêtement, je crois qu'il faut quand même savoir raison garder, même si je comprends l'intensité de l
01:45'émotion qu'il y a derrière cette affaire,
01:47mais il faut savoir raison garder, et la science a ses limites, même si l'IRCGN est un plateau exceptionnel,
01:52il aura aussi ses limites en la matière.
01:54– Sous-titrage Société Radio-Canada
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