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  • il y a 2 semaines
Le débat avec Matthieu Baccialone, Genevieve Goetzinger, Gilbert Azoulay et Noemie Halioua


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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-16##

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News
Transcription
00:00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedau.
00:00:05Amis auditeurs, on est ensemble jusqu'à 13h, mais jusqu'à midi.
00:00:08Vous allez être entourés d'une bande de mousquetaires pour débattre de l'actualité.
00:00:12Autour de la table aujourd'hui, Mathieu Batchelon, communicant, président de M2B Conseil.
00:00:15Bonjour mon cher Mathieu.
00:00:17Bonjour Maxime D'Artagnan.
00:00:19Ça me plaît beaucoup, ça me plaît beaucoup cette histoire.
00:00:22Geneviève Götzinger, bonjour.
00:00:23Bonjour.
00:00:24Président de l'agence image, Gilbert Azoulay, directeur général de News.
00:00:26Tant que je ne suis pas Miledy, ça va.
00:00:28Pour l'instant, on ne vous souhaite pas.
00:00:31Directeur général de News Tank Education, journaliste pour l'hémicycle.
00:00:34Et Noémie Allioua, journaliste et séïste, auteur de votre dernier livre,
00:00:38La Terreur jusqu'aux sous nos draps, aux éditions Plon.
00:00:41Vous voulez réagir, nous interpeller, partager votre opinion,
00:00:45vous intégrer à la conversation, ça tombe bien.
00:00:47Il y a le standard qui est fait pour ça, 0826 300 300.
00:00:50L'ami Manu vous attend.
00:00:51De quoi allons-nous parler ?
00:00:52On va parler à la fin de l'émission, de la dérive, de la fin de vie,
00:00:55alors que ça a été voté définitivement hier à l'Assemblée nationale
00:00:58en provoquant toujours l'inquiétude, bien sûr, de tous les opposants
00:01:01et notamment d'une crainte immense d'une dérive de l'euthanasie,
00:01:05notamment quand on se penche, c'était le cas de notre invité Philippe Juvin
00:01:08qui était au microbe d'un germain glaise ce matin
00:01:09et qui disait notamment quand on se penche,
00:01:11tiens par exemple sur le cas canadien,
00:01:13plus d'une majorité de Français,
00:01:16ou plus d'une majorité, pardonnez-moi, de Canadiens
00:01:18commencent à envisager l'euthanasie pour des raisons de pauvreté.
00:01:21Et plus de 50% quand ça concerne le handicap,
00:01:24donc on assiste à une dérive.
00:01:25Est-ce qu'il peut y avoir la même chose en France ?
00:01:27Et la question, elle est un peu cash ce matin,
00:01:29mais on vous la pose, vous le savez, ici à Sud Radio, on parle vrai.
00:01:32Est-ce qu'on risque à un moment ou à un autre,
00:01:33si on a des dérives, d'aller vers une euthanasie des plus pauvres ?
00:01:35On se posera la question au 0826 300 300.
00:01:39Une réaction également qui fait énormément réagir,
00:01:42celle d'Elon Musk, soutien à Marine Le Pen sur son réseau social X.
00:01:45Il a estimé que Marine Le Pen était le dernier espoir de la France.
00:01:48Est-ce que le milliardaire est en train de truquer la campagne ?
00:01:510826 300 300.
00:01:53Et puis le durcissement du brevet,
00:01:55après le tapage sur les doigts de ceux qui passaient le bac,
00:01:57le ministre de l'Éducation, décidément, il tape beaucoup sur la table.
00:02:00J'espère qu'il ne va pas trop se faire mal à la main.
00:02:01Il veut rehausser le niveau de ceux qui passent le brevet.
00:02:04Est-ce qu'à nouveau, est-ce que cela, en tout cas,
00:02:07va suffire à un moment ou à un autre
00:02:08à faire en sorte que les collégiens redeviennent de bons élèves ?
00:02:11Est-ce qu'on peut faire confiance au ministre de l'Éducation nationale ?
00:02:150826 300 300.
00:02:16Vous avez le programme, il est 10h35.
00:02:18On va passer au premier sujet.
00:02:21Le premier sujet, 0826 300 300.
00:02:24Vous avez les chroniqueurs.
00:02:25Le premier sujet, c'est d'abord ce soutien d'Elon Musk à Marine Le Pen
00:02:29qui fait énormément réagir.
00:02:30Vous le savez, le milliardaire est absolument partout.
00:02:32Il a joué un rôle considérable dans la campagne américaine
00:02:35et beaucoup estiment qu'actuellement, il fait de l'ingérence en France.
00:02:38Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:02:39Il a donné son avis, Elon Musk, pour changer sur son réseau social.
00:02:42Il a dit que Marine Le Pen était le dernier espoir de la France.
00:02:45Est-ce que le milliardaire américain est déjà en train de truquer la campagne présidentielle ?
00:02:490826 300 300.
00:02:51Je veux bien, Cottinger.
00:02:52Est-ce qu'il fait de l'ingérence étrangère, Elon Musk ?
00:02:54Très clairement.
00:02:56Pour vous, il n'y a pas d'autre ?
00:02:57Oui, il s'ingère dans notre campagne.
00:03:00Le problème, ce n'est pas son opinion.
00:03:01Parce qu'après tout, il a le droit de dire qu'il considère,
00:03:05comme on a le droit de dire que Trump est dangereux.
00:03:07Enfin, chacun a le droit de dire ce qu'il veut.
00:03:09Le problème, ce n'est pas ça.
00:03:10Le problème, c'est qu'il possède le mégaphone.
00:03:12Il possède X.
00:03:14Et donc, il possède la possibilité de pousser des contenus au détriment d'autres,
00:03:19d'en masquer certains.
00:03:21Donc, effectivement, il y a un risque.
00:03:23On voit bien la manière dont X fonctionne
00:03:26depuis qu'il en a pris les commandes.
00:03:29Il y a de moins en moins de modération.
00:03:31D'ailleurs, entre parenthèses,
00:03:32quand vous perdez votre compte, quand on vous pirate,
00:03:34vous ne le retrouvez jamais.
00:03:35Moi, ça a été mon cas il y a quelques mois.
00:03:37En février, je ne l'ai jamais retrouvé.
00:03:39Donc, il devrait peut-être s'occuper de ça, ce monsieur,
00:03:41avant d'interférer dans notre campagne.
00:03:45Sous prétexte de liberté d'expression,
00:03:47aujourd'hui, il n'y a plus de modération sur son réseau.
00:03:49Donc, oui, il y a un risque.
00:03:50Je vous remets à la période de tous ceux qui nous écoutent.
00:03:52Est-ce que ce n'était pas déjà le cas, par exemple,
00:03:55à une période avec Barack Obama,
00:03:57qui faisait des messages de soutien à Emmanuel Macron ?
00:03:59Là aussi, les démocrates, notamment les Américains,
00:04:00avec la force financière qu'ils développent
00:04:02pendant une campagne présidentielle
00:04:03ou qu'ils ont entre leurs mains quand ils sont au pouvoir,
00:04:05poussaient des contenus au détriment d'autres.
00:04:06Non, mais là, vous avez un réseau mondial
00:04:08qui, effectivement, peut pousser des contenus
00:04:10au détriment d'autres.
00:04:12Il a les moyens de peser sur un scrutin national, européen.
00:04:16Si, il a les moyens de le faire.
00:04:19Je pense très sincèrement que ce ne soit pas le meilleur atout
00:04:21pour Marine Le Pen en ce moment, Elon Musk.
00:04:23Il a soutenu l'AFD.
00:04:24En soutien, oui.
00:04:25En affichage, oui, je suis d'accord.
00:04:26C'est un peu le baiser de l'amour.
00:04:28Franchement, Elon Musk, en France,
00:04:28ce n'est pas non plus l'alfa et l'oméga
00:04:30en termes d'avis et d'opinion
00:04:31et de personnes à suivre.
00:04:34Moi, je pense que, franchement,
00:04:35dire que c'est de l'ingérence,
00:04:37de quoi parle-t-on ?
00:04:38Tout le monde parle,
00:04:39tout le monde donne son avis sur tout.
00:04:40Elon Musk, il donne son avis sur absolument tout.
00:04:42Du reste, quand il a soutenu Trump,
00:04:44il a été exfiltré assez rapidement.
00:04:46Donc, on voit ses capacités
00:04:47à influer sur un scrutin
00:04:48ou, en tout cas,
00:04:49à avoir de l'importance,
00:04:51à peser dans le game,
00:04:52pour reprendre une expression politique.
00:04:53De fait, pour l'élection de Donald Trump,
00:04:54on ne peut pas dire qu'il n'est pas pesé.
00:04:55Oui, mais il a été exfiltré.
00:04:57Oui, non, mais c'est d'accord.
00:04:57Il a été exfiltré,
00:04:58mais tout le monde se fiche
00:04:59de son exfiltration
00:05:01une fois que Trump soit arrivé au pouvoir.
00:05:03C'est le rôle.
00:05:04Avant qu'il soit arrivé au pouvoir, je ne suis pas convaincu
00:05:05que Trump soit là.
00:05:07Parce qu'Elon Musk l'a soutenu,
00:05:08qu'il est arrivé au pouvoir.
00:05:09C'était une sorte de rejet
00:05:11du système démocrate,
00:05:13un rejet de Biden
00:05:14qui était arrivé en fin de parcours,
00:05:15un rejet de Kamala Harris
00:05:16et tout ce qu'elle représentait
00:05:17plus que le soutien d'Elon Musk,
00:05:19à mon avis.
00:05:19Mathieu, à mon avis, il y a deux choses.
00:05:21Il y a le soutien,
00:05:22l'affichage du soutien à Marine Le Pen
00:05:24qui, à mon avis,
00:05:25n'est pas très bankable
00:05:26pour utiliser un mot de bon français.
00:05:29Vous êtes pardonné.
00:05:30Parce qu'il y a un côté un peu baiser de la mort
00:05:33dans ce truc-là.
00:05:34Surtout en France,
00:05:35on voit quand même que
00:05:37Elon Musk a un côté un peu
00:05:38le méchant fou
00:05:40dans les films de James Bond.
00:05:42Après, là où je rejoins Geneviève,
00:05:44c'est l'autre sujet,
00:05:45c'est le fait de posséder X
00:05:47qui n'est quand même pas anodin.
00:05:48On sait la façon dont X fonctionne,
00:05:51Geneviève l'a très bien expliqué,
00:05:52la façon dont les algorithmes
00:05:53peuvent mettre en avant
00:05:55certains contes,
00:05:56peuvent mettre en avant
00:05:57certains récits,
00:05:58certains arguments.
00:05:59Je ne pense pas que,
00:06:01à ce stade,
00:06:03le fait de posséder X
00:06:04peut faire totalement basculer
00:06:05une campagne présidentielle en France,
00:06:07bien évidemment.
00:06:07En revanche,
00:06:08ça peut, à la marge,
00:06:10avoir une incidence.
00:06:11Et le fait même
00:06:12que ça puisse avoir déjà
00:06:13une influence,
00:06:14ne serait-ce qu'à la marge,
00:06:15ça me pose,
00:06:16pour moi,
00:06:17un petit problème.
00:06:18Et je pense qu'il faudra
00:06:19être quand même assez vigilant là-dessus.
00:06:20Fin du tour de table
00:06:21avec Noémie Aliwa
00:06:22sur ce sujet,
00:06:23avant qu'on rentre
00:06:24dans une plus vive confrontation.
00:06:25Vous savez,
00:06:26j'aime bien répondre aux questions
00:06:27à ma part d'autres questions.
00:06:28Est-ce que quand Madonna...
00:06:30Toujours un problème
00:06:30dans les émissions de débat,
00:06:31c'est d'ailleurs.
00:06:33Les journalistes
00:06:33dans les émissions de débat.
00:06:34Est-ce que quand Madonna
00:06:35a appelé à voter pour Emmanuel Macron,
00:06:37on avait parlé d'ingérence ?
00:06:39Est-ce que quand Robert De Niro
00:06:41avait appelé à voter pour Emmanuel Macron,
00:06:43on avait parlé d'ingérence ?
00:06:45Est-ce que quand Katy Perry
00:06:47avait appelé à voter pour Emmanuel Macron,
00:06:50c'était une question d'ingérence ?
00:06:51Ça, à la limite, je suis d'accord.
00:06:52Ce n'est pas de l'ingérence.
00:06:52Ce sont des personnalités
00:06:58immensément influentes
00:06:59qui ont, à un moment donné,
00:07:00décidé de se positionner
00:07:02sur la politique française.
00:07:03Et à ce moment-là,
00:07:04personne n'avait parlé d'ingérence.
00:07:06J'ai vérifié les chiffres de Twitter
00:07:08parce que c'est vrai que parfois,
00:07:09on a l'impression
00:07:10que tout se joue sur Twitter.
00:07:11Or, Twitter n'est qu'un lieu de pouvoir.
00:07:13Il y a moins de 7%
00:07:15de la population mondiale
00:07:16qui est sur Twitter.
00:07:17C'est-à-dire qu'au fond,
00:07:18Twitter reste un endroit,
00:07:20un microcosme politique
00:07:22et politique, journalistique,
00:07:26un milieu de pouvoir.
00:07:27Mais la population française
00:07:29dans son entemble,
00:07:30pardonnez-moi,
00:07:30n'est pas sur Twitter.
00:07:31Elle est davantage sur Facebook,
00:07:32d'ailleurs.
00:07:33Et les choses se jouent
00:07:34davantage sur Facebook.
00:07:35Donc, c'est très important,
00:07:36au fond, de voir.
00:07:36Moi, ce que je trouve intéressant,
00:07:37c'est de voir qu'on parle
00:07:38d'ingérence quand il s'agit
00:07:39d'Elon Musk et de Marine Le Pen.
00:07:41Mais quand il s'agit
00:07:42d'Emmanuel Macron
00:07:42et de Robert De Niro,
00:07:44là, il n'y a personne
00:07:44pour dénoncer l'ingérence.
00:07:460826 300 300 soutien
00:07:47d'Elon Musk à Marine Le Pen
00:07:48sur le réseau social ISC.
00:07:49Est-ce que le milliardaire
00:07:50truque-t-il la campagne ?
00:07:51Est-ce qu'il la truque
00:07:52pour autant, Noémie ?
00:07:53Non, il ne la truque pas du tout.
00:07:54D'abord, parce que
00:07:54j'ai toujours cru, moi,
00:07:56à l'intelligence
00:07:57des personnes qui votent.
00:07:59Des citoyens, oui.
00:07:59C'est-à-dire que les citoyens
00:08:00sont à même
00:08:00de savoir par eux-mêmes
00:08:02ce qu'ils décident.
00:08:03Ils n'attendent pas
00:08:04la décision d'Elon Musk.
00:08:05Ils n'attendent pas
00:08:06l'opinion d'Elon Musk.
00:08:07Ils n'attendent pas
00:08:08la prise de position
00:08:09d'Elon Musk
00:08:09pour savoir pour qui
00:08:10ils ont voté.
00:08:11Mais vous savez aussi,
00:08:12Noémie, pardonnez-moi,
00:08:13vous savez ce qu'on va vous répondre.
00:08:14C'est un positionnement
00:08:15qui va se envoyer
00:08:16parmi les autres positionnements.
00:08:16Quand bien même
00:08:16ces 7% de la population mondiale,
00:08:18vous savez mieux que personne
00:08:19comment fonctionnent
00:08:19notamment les bulles cognitives
00:08:21sur les réseaux sociaux.
00:08:22Quand on sait que
00:08:23plus de 50% maintenant
00:08:24des Français s'informent
00:08:24sur les réseaux sociaux,
00:08:25on peut s'interroger
00:08:26et c'est visiblement
00:08:27ce que...
00:08:28C'est la question que se posent
00:08:30ceux qui accusent
00:08:30Elon Musk d'ingérence.
00:08:31En tout cas,
00:08:32de truquer une certaine partie
00:08:33de la réalité
00:08:34pour n'avoir accès
00:08:35qu'à une certaine forme
00:08:36de contenu
00:08:36et faire croire
00:08:37que sur Twitter,
00:08:39il y a un algorithme
00:08:39qui, par définition,
00:08:41a été modifié
00:08:42à partir du moment
00:08:43où il est arrivé.
00:08:44On a vu que l'algorithme
00:08:45a été modifié.
00:08:46Mais je reste convaincue
00:08:47qu'il y a un esprit critique
00:08:49chez les personnes qui votent
00:08:50qu'on dénie
00:08:51en pensant
00:08:52qu'ils vont se faire
00:08:53eux-mêmes ingérés
00:08:54par Elon Musk.
00:08:55Je suis d'accord sur
00:08:56Katy Perry,
00:08:56machin et tout.
00:08:58Je suis d'accord avec vous.
00:09:00Je suis d'accord avec vous.
00:09:01Il ne faut pas en faire des caisses
00:09:02sur le fait que Musk
00:09:03soutienne et tout.
00:09:04Ça fait partie du débat
00:09:05et je pense que ça n'a
00:09:05absolument aucune influence.
00:09:07sur le fait
00:09:07en réalité,
00:09:08en vrai,
00:09:09sur Twitter,
00:09:10ça pose quand même un problème.
00:09:11Quand bien même
00:09:11ce sera à la marge ?
00:09:12Et je suis d'accord avec vous aussi.
00:09:13Twitter, ce n'est pas la France.
00:09:14Twitter, ce n'est pas...
00:09:167% ?
00:09:16Mais quand bien même
00:09:17c'est à la marge,
00:09:18ça pose un petit problème
00:09:19d'ingérence
00:09:21sur un outil
00:09:22qui est utilisé,
00:09:23qui est détourné
00:09:24et qui est utilisé
00:09:25à des fins d'orientation.
00:09:29Suite de la conversation,
00:09:30mon cher Gilbert,
00:09:310826-300-300
00:09:32amis auditeurs
00:09:33voulaient réagir
00:09:33à un certain milliardaire américain
00:09:35qui s'appelle
00:09:35Elon Musk,
00:09:36qui a décidé,
00:09:37bon, pas de chance,
00:09:37il est propriétaire aussi
00:09:38du réseau,
00:09:39de soutenir Marine Le Pen
00:09:40en disant, je cite,
00:09:41que c'était le dernier espoir
00:09:42de la France.
00:09:43Est-ce que le milliardaire américain
00:09:44s'apprête à truquer
00:09:45la campagne présidentielle ?
00:09:46Est-ce que c'est
00:09:47de l'ingérence étrangère ?
00:09:48Est-ce que vraiment,
00:09:49vous, Français,
00:09:49vous êtes derrière votre poste,
00:09:50vous nous écoutez,
00:09:51vous avez des écouteurs,
00:09:52vous êtes en bagnole,
00:09:53est-ce que vous êtes en train
00:09:53de dire,
00:09:54ah bah mince,
00:09:54quoi, il y a Elon Musk
00:09:55qui soutient Marine Le Pen ?
00:09:56Ah bah tiens,
00:09:57je vais peut-être faire la même chose
00:09:57alors que vous n'étiez pas
00:09:58au courant de tout ça,
00:09:59bah je sais pas,
00:10:00passez-nous un coup de fil,
00:10:010826 300 300,
00:10:02enfin, si vous êtes en voiture,
00:10:03vous nous passez un coup de fil,
00:10:04vous êtes gentil,
00:10:04vous prenez vos précautions,
00:10:05vous vous arrêtez sur une aire
00:10:06d'autoroute,
00:10:07vous avez un kit,
00:10:07un livre,
00:10:08vous êtes des adultes,
00:10:09à tout de suite sur Sud Radio.
00:10:1410h45 sur Sud Radio,
00:10:15on poursuit les conversations,
00:10:16les discussions,
00:10:17ici à l'antenne
00:10:18et on attend vos appels
00:10:19qui sont déjà nombreux
00:10:20sur ce premier sujet de conversation,
00:10:220826 300 300,
00:10:23Elon Musk qui dit
00:10:24que Marine Le Pen
00:10:25est en réalité
00:10:25le dernier espoir
00:10:26pour la France
00:10:27qu'un peu partout,
00:10:28mais comment Elon Musk,
00:10:29le milliardaire américain,
00:10:30peut soutenir Marine Le Pen
00:10:31et ceux qui l'accusent
00:10:32d'ingérance
00:10:33et oh là là c'est grave,
00:10:34nous on vous pose la question
00:10:35franchement,
00:10:36est-ce que le milliardaire
00:10:36est en train de truquer
00:10:37la campagne présidentielle
00:10:38qui s'annonce en France ?
00:10:40Ben venez nous passer
00:10:40un petit coup de fil
00:10:41au 0826 300 300.
00:10:43Gilbert,
00:10:43je vous vois lever le doigt,
00:10:44vous avez la parole.
00:10:45Je vais poursuivre
00:10:47dans la lignée de Noémie
00:10:47parce qu'elle disait
00:10:49est-ce que le fait
00:10:49que certains ont eu
00:10:50le même comportement
00:10:51a changé les choses ?
00:10:52Moi je rappelle
00:10:52qu'Elon Musk
00:10:53avait soutenu l'AFD
00:10:54en 2025 en Allemagne,
00:10:55souvenez-vous,
00:10:56et aucune démonstration
00:10:58a été faite
00:10:58que ça a apporté
00:10:59un quelconque bénéfice
00:11:01pour l'AFD.
00:11:02Non, non, non.
00:11:03Alors pour le coup
00:11:03je me suis renseigné,
00:11:04les politologues,
00:11:05tout le monde dit
00:11:06puisque la victoire
00:11:07de l'AFD,
00:11:08les succès extrêmement positifs
00:11:11pour l'AFD,
00:11:11on peut le déplorer certes,
00:11:13mais les succès positifs
00:11:14de l'AFD étaient inscrits
00:11:15puisqu'ils jouaient
00:11:16sur des leviers
00:11:16qui étaient l'immigration
00:11:17et puis des sujets économiques.
00:11:18Il y a eu la hostalgie
00:11:20dans les anciens
00:11:22l'Ende d'Or de l'Est.
00:11:23Et il y avait même
00:11:24dans les commentaires
00:11:25quelqu'un qui disait
00:11:27le baiser de la mort
00:11:28dont tu parlais,
00:11:29les supporters de l'AFD
00:11:30ne considéraient même pas
00:11:31que c'était un atout
00:11:32d'avoir Elon Musk
00:11:33qui venait soutenir le parti.
00:11:35Donc j'ai envie de dire
00:11:36le soutien d'Elon Musk,
00:11:37moi je me méfierais
00:11:39si j'étais Marine Le Pen.
00:11:40De toute façon,
00:11:40il fait ce qu'il veut
00:11:41et puis il embête tout le monde.
00:11:42De toute façon,
00:11:43du côté du Rassemblement National,
00:11:44notamment par la voix
00:11:45d'un de ses vice-présidents,
00:11:47Sébastien Chenu,
00:11:48qu'un milliardaire américain
00:11:49donne son avis,
00:11:50on est très loin de la gérance
00:11:51ou alors plus personne
00:11:52ne pourra rien dire.
00:11:53De toute façon,
00:11:54lui, il a dit
00:11:55que cette déclaration
00:11:56d'Elon Musk
00:11:58ne le liait pas,
00:11:59ne liait pas
00:11:59le Rassemblement National
00:12:00et il peut difficilement
00:12:01dire autre chose.
00:12:02J'ai écouté ce matin
00:12:02d'ailleurs le porte-parole
00:12:03de Marine Le Pen,
00:12:04Jacobelli,
00:12:05qui était sur une autre
00:12:05chaîne concurrente
00:12:07qui d'ailleurs justement...
00:12:09C'est moche.
00:12:09C'est honteux.
00:12:10J'ai un don du piqueté,
00:12:11j'écoute plusieurs radios
00:12:12en même temps.
00:12:12Bien sûr, bien sûr.
00:12:13C'est la dernière fois.
00:12:14Et qui ne voyait pas
00:12:15particulièrement ça
00:12:16comme un atout
00:12:16le fait d'être soutenu
00:12:19par Elon Musk.
00:12:20C'est-à-dire que c'est un citoyen
00:12:22comme un autre
00:12:23qui a donné un point de vue
00:12:24qui est effectivement
00:12:25particulièrement influent
00:12:25mais ce n'est pas
00:12:26le Rassemblement National
00:12:27qui a demandé à avoir,
00:12:29de ce que j'ai compris,
00:12:30qui a demandé à avoir
00:12:31ce soutien, si vous voulez.
00:12:32Non mais encore une fois,
00:12:33le soutien de X ou Y,
00:12:35que ce soit Elon Musk,
00:12:36Madonna, etc.
00:12:37Moi, je suis persuadée
00:12:38que ça ne change pas une voix.
00:12:39Donc, ce n'est pas ça le sujet.
00:12:40Vous avez persuadé de ça ?
00:12:41Ah mais c'est évident,
00:12:42ça ne change pas.
00:12:43Qui va vous dire,
00:12:44mon cher ami ?
00:12:45Je vote Macron
00:12:46parce que Madonna
00:12:48le trouve génial.
00:12:49Il y a peut-être
00:12:50des citoyens
00:12:51qui ne sont pas convaincus,
00:12:52qui aiment beaucoup
00:12:53une artiste.
00:12:54Si, notamment aux Etats-Unis,
00:12:56en France,
00:12:57ça ne déplace pas une voix.
00:13:00Je pense que le problème,
00:13:00encore une fois,
00:13:01comme on a été deux
00:13:03au moins à le dire
00:13:04dans ce studio,
00:13:05le problème,
00:13:06c'est les algorithmes
00:13:07et le problème,
00:13:08c'est la capacité
00:13:08de nuisance de X.
00:13:09Après, il y a quand même,
00:13:11je relativise moi aussi,
00:13:13c'est vrai que X en France,
00:13:14c'est quand même
00:13:14plutôt un microcosme.
00:13:16Ce n'est pas non plus
00:13:16de très grand public.
00:13:17que le grand public
00:13:18est effectivement
00:13:19plutôt sur Facebook,
00:13:21sur TikTok,
00:13:23sur Insta.
00:13:23On en parle ce matin,
00:13:24ça fait des bandeaux
00:13:25de chaînes d'information,
00:13:26ça fait la une
00:13:26de certains journaux
00:13:27écrits aussi,
00:13:28donc en fait,
00:13:28c'est en boucle.
00:13:29On va en parler ce matin
00:13:30et puis après,
00:13:30on va cesser d'en parler.
00:13:31Et puis, de toute façon,
00:13:32je crois quand même
00:13:33qu'on a un certain nombre
00:13:34d'armes pour nous défendre,
00:13:36notamment le fameux
00:13:37DSA européen,
00:13:38avec la possibilité,
00:13:40si...
00:13:40On est protégé, là.
00:13:42Je pense qu'il y aura
00:13:43quand même
00:13:44une petite veille
00:13:46et qu'effectivement,
00:13:47si on s'aperçoit
00:13:50que la campagne
00:13:50est faussée
00:13:51et qu'il y a des algorithmes
00:13:52qui clairement faussent
00:13:53la campagne,
00:13:53il y a une possibilité
00:13:56quand même,
00:13:57il s'expose quand même
00:13:57à des sanctions
00:13:58très lourdes,
00:13:59un blocage temporaire
00:14:01de la plateforme
00:14:01en Europe
00:14:03et jusqu'à 6%
00:14:04de son chiffre d'affaires mondial.
00:14:05Donc, ça peut quand même jouer.
00:14:09Juste à élargir le sujet
00:14:10sur l'ingérence étrangère
00:14:11parce qu'on parle de Meuse.
00:14:12Moi, j'aimerais parler quand même
00:14:14et ça, ça a déjà été prouvé
00:14:15mais il faudra être vigilant
00:14:16sur l'ingérence étrangère
00:14:18venue de l'Est.
00:14:19Quand je parle de l'Est,
00:14:20je ne parle pas de la Meurthe-et-Moselle.
00:14:21Je parle évidemment
00:14:23un peu plus loin.
00:14:25Les indépendantistes mozeillans.
00:14:29On l'a vu quand même
00:14:31qu'il y a une capacité
00:14:32de nuisance de la part des Russes
00:14:33puisqu'on l'est nommé.
00:14:35et leur volonté
00:14:36de s'ingérer dans des campagnes.
00:14:38Alors, X peut très bien servir.
00:14:40Je ne dis pas que X.
00:14:41X peut servir de canal, par exemple.
00:14:44X ne va pas créer le contenu
00:14:46mais X peut être le véhicule
00:14:47qui va permettre
00:14:49de diffuser les fausses informations.
00:14:52On connaît les capacités de nuisance.
00:14:54C'est vrai que sur une campagne comme ça,
00:14:56j'aurais plus tendance
00:14:57à avoir peur de la Russie
00:14:59que des Etats-Unis.
00:15:010,826, 300, 300
00:15:02avec le soutien d'Elon Musk
00:15:04à Marine Le Pen
00:15:04sur le réseau social.
00:15:05Il y a des milliers.
00:15:06Le milliardaire est en train
00:15:07de s'apprêter à truquer
00:15:09la campagne présidentielle en France.
00:15:10Bonjour Kamel.
00:15:11Bonjour.
00:15:12Merci beaucoup d'être avec nous.
00:15:13Alors, est-ce qu'Elon Musk
00:15:14fait de l'ingérence pour vous Kamel ?
00:15:16Oui.
00:15:17Alors, pourquoi il fait de l'ingérence Kamel ?
00:15:18Expliquez-nous.
00:15:20Déjà, pourquoi il fait de l'ingérence ?
00:15:22C'est très simple.
00:15:23Pour notre pays, déjà,
00:15:24notre pays, c'est le pays
00:15:26le plus espionné du monde
00:15:27et le plus attaqué au monde.
00:15:29C'est pas faux, ça.
00:15:30Déjà, on a dans notre pays
00:15:32quelque chose qu'il n'y a nulle part ailleurs.
00:15:35Cette sécurité sociale
00:15:36avec tous ses ressorts à côté,
00:15:38tout ce qu'on peut faire.
00:15:39On peut faire beaucoup de choses
00:15:40dans notre pays.
00:15:40Et on gêne ces gens-là
00:15:41parce que dans leur propre pays,
00:15:43ils n'ont pas cette sécurité sociale.
00:15:47Ils ont l'hygiène.
00:15:48Et donc, comment faire
00:15:49pour détruire notre pays ?
00:15:51En vérité, c'est...
00:15:52Il y a une ingérence depuis...
00:15:53Vous savez, depuis très longtemps,
00:15:55notre pays a espionné, attaqué.
00:15:57Et aujourd'hui,
00:15:58moi, ce que j'aimerais bien,
00:16:00c'est que Marine Le Pen
00:16:01dise à Elon Musk
00:16:03que le linge sale,
00:16:04cela rend famille.
00:16:05On n'a pas besoin de lui.
00:16:07Voilà.
00:16:07Peut-être que là,
00:16:08ça pourrait remettre la chose en place.
00:16:09Vous ne savez plus ce que je veux dire ?
00:16:10Voilà.
00:16:11Je ne veux pas que le RN commence à dire
00:16:12« Oui, c'est un milliard d'hier,
00:16:14mais il a le droit à l'opinion,
00:16:15il a le droit à la parole. »
00:16:16Mais lui, ce n'est pas n'importe qui.
00:16:18Donc, vous, Kamel,
00:16:19tous ceux qui disent
00:16:19qu'en réalité,
00:16:20il a juste donné son avis
00:16:21sur son réseau social,
00:16:22vous dites « Non, non, non, non, non,
00:16:23il le fait consciemment,
00:16:25consciemment pour attaquer la France. »
00:16:27Là, ce n'est pas son avis.
00:16:28C'est consciemment,
00:16:29c'est quelque chose...
00:16:30Son avis...
00:16:31C'est son avis politique, Kamel.
00:16:33Non, mais oui.
00:16:34Sinon, je ne vous aurais pas parlé
00:16:35si ce n'était pas politique.
00:16:36C'est notre pays.
00:16:38Voilà.
00:16:38Et moi, j'ai dit à tous les Français,
00:16:39à tous nos citoyens,
00:16:40à tous les électeurs,
00:16:41c'est à nous de remettre
00:16:42tout en place en France.
00:16:43C'est à nous qu'on a voté.
00:16:44On n'a pas besoin des autres, vous dites.
00:16:46Voilà.
00:16:46Et maintenant, ces gens-là,
00:16:48si on ne leur montre pas
00:16:49que le linge sale sur l'avant-famille
00:16:50et qu'on n'a pas besoin d'ingérence,
00:16:52on n'a pas besoin de quelqu'un
00:16:53qui va nous dire
00:16:54ce qu'on doit faire ou ne pas faire.
00:16:55Car déjà, voilà,
00:16:57il faut montrer qu'on est bloc.
00:16:58Et j'aimerais bien moins que le RN,
00:17:00au lieu de répondre
00:17:00aux conneries comme ça,
00:17:01de dire « Marine Le Pen a écrit
00:17:03« Le linge sale sur l'avant-famille ».
00:17:05Oui, qu'elle lui réponde officiellement
00:17:06et qu'elle lui fasse comprendre
00:17:07qu'il n'a pas forcément son mot à dire
00:17:09sur la campagne qui s'apprête
00:17:10à avoir à Lyon en France.
00:17:11Merci beaucoup pour une forme
00:17:12de coup de gueule quand même, Kamel.
00:17:13Très enfant ce matin au 0826, 300, 300.
00:17:16Bonjour Hakim.
00:17:18Oui, bonjour Max.
00:17:19Vous nous avez appelé également
00:17:21pour réagir sur ce sujet.
00:17:22Est-ce que pour vous, oui ou non,
00:17:24Elon Musk fait de l'ingérence
00:17:25et s'il s'apprête déjà
00:17:26à truquer l'élection présidentielle ?
00:17:28Alors, truquer, c'est difficile
00:17:30parce que nous, on est quand même
00:17:31une démocratie plutôt transparente.
00:17:35Mais en tous les cas,
00:17:36ce qui est sûr,
00:17:37c'est que bien sûr
00:17:38qu'il fait de l'ingérence.
00:17:39Il n'a pas à faire
00:17:40ce qu'il est en train de faire.
00:17:42Il dispose aujourd'hui
00:17:43d'un outil puissant,
00:17:44donc X,
00:17:45et il en profite
00:17:47non seulement pour donner son avis
00:17:49mais pour orienter un peu les avis.
00:17:51Et ça va peser, ça va compter.
00:17:53On ne peut pas faire comme ça.
00:17:53Mais Hakim, est-ce que vous entendez,
00:17:55je tire le fil de votre pensée,
00:17:56je vous propose de rester avec nous,
00:17:58est-ce que vous entendez aussi
00:17:59ceux qui disent que
00:18:00c'est un peu ce qu'on dit
00:18:01et les avis étaient plutôt partagés
00:18:03autour de la table,
00:18:03à savoir que, écoutez,
00:18:05X, anciennement Twitter,
00:18:07est un microcosme,
00:18:08qu'il y a seulement 7%
00:18:09de la population mondiale
00:18:10qui est dessus
00:18:11et que ce qui se passe sur X,
00:18:12en réalité,
00:18:13c'est un petit retentissement.
00:18:15Donc, quand bien même
00:18:15il y aurait une volonté
00:18:16d'aller de truquer,
00:18:17de diriger l'information,
00:18:19ça n'aura pas forcément
00:18:20de conséquences sur le vote.
00:18:21Qu'est-ce que vous répondez, vous,
00:18:22à ça ?
00:18:22Que le français, en fait,
00:18:23est un peu imperméable
00:18:24à ce type de sujet,
00:18:25de bulle cognitive ?
00:18:27Non, non, non,
00:18:27on n'est pas imperméable à ça.
00:18:30L'information, elle est poreuse.
00:18:32C'est un capitaine d'industrie.
00:18:34Il possède des usines
00:18:35en France et en Europe.
00:18:37C'est quelqu'un dont la vie compte.
00:18:39Il a un projet spatial, etc.
00:18:41C'est pas n'importe qui.
00:18:42Et ce que je veux dire,
00:18:43on peut prendre un exemple
00:18:44très concret.
00:18:45Au lendemain de la victoire
00:18:46du Paris Saint-Germain,
00:18:48il y a tous ces petits jeunes
00:18:49qui ont cassé, etc.
00:18:50Il a envoyé un message
00:18:52en disant,
00:18:52tiens, ça se passe mal en France.
00:18:53Et il a fait des insinuations.
00:18:55On sait très bien
00:18:56quel type d'insinuations
00:18:57il a fait.
00:18:58Donc, cette information
00:18:59a été reprise partout.
00:19:01Donc, il y a forcément
00:19:02des électeurs qui se disent,
00:19:04quand ils voient ça,
00:19:05ils disent,
00:19:05bah oui, c'est vrai,
00:19:06il a raison.
00:19:07Donc, effectivement,
00:19:08le RN travaille.
00:19:09Ils n'ont pas attendu
00:19:10qu'il arrive pour travailler.
00:19:11Mais ça peut être
00:19:12un petit boost.
00:19:12C'est ça que vous dites ?
00:19:13Bah, bien sûr.
00:19:15Et ne pas le voir,
00:19:16ne pas le voir,
00:19:17ne négliger ça,
00:19:18se dire,
00:19:19non, ça ne compte pas,
00:19:20c'est rien.
00:19:20Moi, je pense qu'à mon avis,
00:19:22c'est parce que c'est à chaud.
00:19:23On est encore dedans.
00:19:24On n'a pas l'habitude.
00:19:26Mais quand on aura...
00:19:26Et on ne prend pas,
00:19:27en réalité,
00:19:28si vous voulez,
00:19:29la mesure du danger.
00:19:30Merci beaucoup,
00:19:30Akim, d'avoir été avec nous
00:19:31au 0826-300-300.
00:19:33Et je précise simplement
00:19:33que si Elon Musk
00:19:35avait notamment choisi
00:19:36l'Allemagne
00:19:36pour une de ses usines Tesla,
00:19:38en revanche,
00:19:38il n'a absolument aucun site
00:19:39en France.
00:19:40C'était important
00:19:40de le préciser.
00:19:41Je voulais,
00:19:41j'ai tapé sur tchap
00:19:43ingérence Elon Musk.
00:19:44Mais il s'est mêlé
00:19:45de la politique
00:19:46de tous les pays,
00:19:47en réalité.
00:19:48Il y a eu l'Allemagne,
00:19:49les Etats-Unis,
00:19:50ça va de soi,
00:19:50la France,
00:19:51le Brésil,
00:19:52où il a critiqué
00:19:53la décision de la Cour suprême.
00:19:55Il y avait aussi
00:19:56en Angleterre,
00:19:56où il a dénoncé
00:19:57le gouvernement
00:19:58suite aux violences sexuelles
00:19:59qui n'avaient pas été données,
00:20:00où Chris Tharmer
00:20:01était un peu...
00:20:02c'est un peu
00:20:03emmêlé les pinceaux.
00:20:04Donc, ce que je veux dire,
00:20:05c'est que tout ce qui est excessif
00:20:07est insignifiant.
00:20:07Moi, j'ai envie de dire,
00:20:08il se mêle de tout.
00:20:09Il a un avis absolument sur tout.
00:20:10En plus,
00:20:11il a un avis sur tout
00:20:12et il a des intérêts
00:20:13en plus un peu partout.
00:20:14En Ukraine,
00:20:15je dis tiens simplement
00:20:15avec Starlink,
00:20:16il a limité l'accès
00:20:17à certaines zones
00:20:18pour influer
00:20:20sur le conflit.
00:20:21Donc, il est vraiment
00:20:22dans le game,
00:20:23si je puis dire.
00:20:24Alors, l'avis sur Marine Le Pen,
00:20:26j'ai presque envie de dire,
00:20:26est anecdotique
00:20:27par rapport à ces sujets-là.
00:20:28Juste par rapport
00:20:29aux 7% de la population mondiale,
00:20:31c'est quand même 7%
00:20:32de la population mondiale
00:20:33qui se trouve essentiellement
00:20:35dans le monde occidental.
00:20:36Vous avez par exemple
00:20:371,4 milliard de Chinois
00:20:39qui n'ont pas accès à X.
00:20:40Donc, il faut aussi
00:20:42replacer ça
00:20:42dans un contexte
00:20:45mathématique
00:20:45qui fait que ça fait
00:20:46davantage que 7% en fait.
00:20:48Oui, mais ça reste anecdotique.
00:20:49C'est-à-dire que ça reste
00:20:50des réseaux sociaux
00:20:51qui sont encore une fois
00:20:52des microcosmes de pouvoir.
00:20:53Paris Le Pen,
00:20:53ils n'ont pas X.
00:20:54Vous allez voir n'importe qui
00:20:56dans la rue
00:20:57qui n'est pas justement
00:20:57ni journaliste,
00:20:58ni politique,
00:20:59ni que sais-je
00:21:00ou tout simplement
00:21:01il y a beaucoup de gens
00:21:01qui ne s'intéressent pas
00:21:02à la politique.
00:21:02Je vous rappelle
00:21:02qu'il y a un Français sur deux
00:21:04qui ne vote pas,
00:21:05ce qui existe.
00:21:06Beaucoup de gens
00:21:07s'intéressent à la société
00:21:08mais la politique politicienne
00:21:09ne les intéresse pas
00:21:09parce que justement
00:21:11ils ont été assez dégoûtés
00:21:13de ce qu'ils ont vu
00:21:15et en fait
00:21:16qui ne sont pas influencés
00:21:17du tout
00:21:18par ce qui se passe.
00:21:19En revanche je pense
00:21:20Noémie l'a dit d'ailleurs
00:21:21tout à l'heure
00:21:21Facebook peut jouer un rôle
00:21:22plus important
00:21:23notamment dans une certaine
00:21:25classe d'âge
00:21:26et là il peut y avoir
00:21:29Mettons les pieds dans le plat
00:21:30vous parlez des retraités
00:21:31parce qu'effectivement
00:21:32ce sont les retraités
00:21:33qui font l'élection
00:21:34ce sont eux qui votent le plus
00:21:35en fonction de leurs intérêts
00:21:36et les retraités effectivement
00:21:37Il peut y avoir
00:21:37beaucoup de montages
00:21:39de fake news
00:21:39d'informations pas vérifiées
00:21:42sur Facebook
00:21:42qui peuvent pour le coup
00:21:44avoir un petit effet boule de neige
00:21:45dans certains
00:21:46Je suis sûr
00:21:47c'est un sujet
00:21:48sur lequel on aura
00:21:49l'occasion de revenir
00:21:49dans les prochaines semaines
00:21:50et dans le prochain mois
00:21:51vous avez été très nombreux
00:21:52à réagir
00:21:52au 0826 300 300
00:21:54Gardez de l'énergie
00:21:55amis auditeurs
00:21:56parce que juste après
00:21:56les informations de 11h
00:21:58on débattra
00:21:59de ce durcissement
00:22:00du niveau du brevet
00:22:01les collégiens peuvent-ils
00:22:02redevenir de bons élèves
00:22:03est-ce qu'il suffit
00:22:04qu'un ministre de l'éducation
00:22:05tape sur la table
00:22:06sachant qu'ils l'ont déjà tous fait
00:22:07donc je ne sais pas
00:22:07dans quel état est la table
00:22:08soit ils n'ont pas de force
00:22:09soit ils ont changé de table
00:22:10à sa coime visiblement
00:22:11ça ne marche pas
00:22:12est-ce que le simple fait
00:22:13de durcir le brevet
00:22:14peut tout d'un coup
00:22:15faire en sorte
00:22:16que nos collégiens
00:22:16deviennent de très bons élèves
00:22:18oh là là
00:22:18que la question est tendancieuse
00:22:200826 300 300
00:22:21à tout de suite
00:22:22sur Sud Radio
00:22:22l'été 10h-13h
00:22:24Maxime Liedot
00:22:25venez venez venez
00:22:27amis auditeurs
00:22:27installez-vous confortablement
00:22:29peu importe
00:22:29où que vous soyez d'abord
00:22:31que ce soit sur la plage
00:22:32que ce soit au cours
00:22:33d'une randonnée
00:22:34que ce soit sur une terrasse
00:22:35en plein soleil
00:22:35que ce soit en voiture
00:22:36au travail
00:22:37ou en train de partir
00:22:38en vacances
00:22:38vous écoutez la bonne radio
00:22:39et vous pouvez nous appeler
00:22:40au 0826 300 300
00:22:42pour réagir
00:22:43à ce que vous entendez
00:22:44des choses vous interpellent
00:22:45des choses vous agacent
00:22:45peut-être même
00:22:46que des choses vous plaisent
00:22:47ça arrive aussi
00:22:47sur cette antenne
00:22:48et bien ça tombe bien
00:22:49le standard est fait pour ça
00:22:50le camarade Manu
00:22:51est installé confortablement
00:22:52sur son fauteuil
00:22:53avec son casse sur les oreilles
00:22:54pour vous accueillir
00:22:55autour de la table
00:22:55Mathieu Bachelon
00:22:57Geneviève Gottsinger
00:22:57Gilbert Ouzoulay
00:22:58et Noémie Alioa
00:22:59on va poursuivre la conversation
00:23:00autour d'un sujet
00:23:01d'actualité
00:23:02avec une interview
00:23:03à retrouver ce matin
00:23:04dans le Parisien
00:23:04aujourd'hui en France
00:23:05c'est Édouard Jeffrey
00:23:06ministre de l'éducation nationale
00:23:07rappelez-vous
00:23:08il s'était fait mal à la main
00:23:09parce qu'il avait voulu
00:23:10taper sur la table
00:23:10au moment du bac
00:23:11il avait dit oui
00:23:12on va renforcer
00:23:13les corrections
00:23:14sur l'orthographe
00:23:15sur la grammaire
00:23:15bon c'était tellement sévère
00:23:16que ça n'avait jamais été fait
00:23:17là il fait pareil
00:23:18avec le brevet cette fois-ci
00:23:19et il dit en réalité
00:23:20qu'on va faire en sorte
00:23:22de durcir les examens
00:23:23alors le but
00:23:24est celle-ci
00:23:26en entreprenant
00:23:26dit-il
00:23:27pour la rentrée
00:23:27un travail important
00:23:28afin de reconsolider
00:23:29le niveau du brevet
00:23:30et de préciser
00:23:31les attendus
00:23:31en termes de maîtrise
00:23:32de l'expression
00:23:33pour tous les examens
00:23:35voilà
00:23:35ça c'est le but
00:23:36la question qu'on se pose ce matin
00:23:37est-ce que vraiment
00:23:38avec ce type d'initiative
00:23:39les collégiens peuvent
00:23:40à nouveau atteindre
00:23:41un niveau
00:23:42comment je pourrais dire ça
00:23:43satisfaisant
00:23:44est-ce que les collégiens
00:23:45peuvent redevenir
00:23:45de bons élèves
00:23:470826 300 300
00:23:48Gilbert Azoulay
00:23:49alors d'abord
00:23:51juste moi j'avais entendu
00:23:52dire qu'ils avaient
00:23:53des consignes déjà
00:23:54pour le brevet
00:23:56le bac justement
00:23:57le bac et le brevet
00:23:58et ils avaient des consignes
00:23:59et les profs
00:24:00en gros ce qu'on m'avait fait dire
00:24:01s'en foutaient
00:24:02totalement
00:24:02non ils ont dit
00:24:03bon on ne peut pas
00:24:04les appliquer
00:24:05en gros donc déjà
00:24:06on ne veut pas les appliquer
00:24:07nous on a diffusé
00:24:07même un son au moment du bac
00:24:08là vous avez raison
00:24:09c'est pour ça que je ne peux rien
00:24:10vous couper
00:24:10des gens qui disaient
00:24:11oui mais enfin
00:24:11si on commence tout d'un coup
00:24:13en fait en réalité
00:24:14si l'orthographe ne pénalise pas
00:24:15le sens de la phrase
00:24:16ben c'est pas grave
00:24:17et donc on voit bien
00:24:18qu'il y a un désaccord profond
00:24:19entre l'autorité suprême
00:24:22et l'application concrète
00:24:23et c'est la chaîne de décision
00:24:24mais le brevet
00:24:26c'est que la conséquence
00:24:27d'un chemin pédagogique
00:24:28et aujourd'hui
00:24:29là où il a raison
00:24:31Edouard Jeffrey
00:24:31je le reconnais
00:24:32c'est qu'il faut quand même
00:24:33augmenter son niveau de jeu
00:24:34pour reprendre une image
00:24:35vous balistique
00:24:36dans tous les niveaux
00:24:36parce que c'était très bien décrit
00:24:38dans le livre
00:24:39de Laurent Alexandre
00:24:39Olivier Babaut
00:24:40avec l'IA
00:24:41il faudrait être encore meilleur
00:24:42encore plus intelligent
00:24:43en maths notamment
00:24:44un peu de codage
00:24:45et en capacité d'abstraction
00:24:47donc c'est vrai
00:24:47qu'il faudra augmenter le niveau
00:24:49pas simplement au brevet
00:24:50mais partout
00:24:51dans la formation
00:24:52de nos jeunes
00:24:53c'est pas simplement
00:24:54la fin de l'année
00:24:56qu'il faudra augmenter le niveau
00:24:57c'est bien entendu
00:24:58la formation élémentaire
00:24:59de tous nos jeunes
00:25:00et puis j'ajoute
00:25:01que la meilleure façon de former
00:25:04c'est le contrôle continu
00:25:05c'est la formation en long cours
00:25:07ajouter une épreuve supplémentaire
00:25:09et la rendre un peu stressante
00:25:10comme cela
00:25:11ce qu'on a constaté
00:25:12en tout cas
00:25:12les demandes
00:25:13c'est que ça renforce
00:25:14plutôt les inégalités
00:25:15et ça ajoute du stress aux familles
00:25:17donc il faut aussi gérer ça
00:25:19avec parcimonie et abonnécient
00:25:21comme dira l'autre
00:25:22parce que c'est pas parce
00:25:23qu'on emboîte le niveau
00:25:23d'un concours
00:25:24que ça fera forcément
00:25:25ça rendra meilleur tout le monde
00:25:26je vous vois un air dubitatif
00:25:28à ma gauche
00:25:28je suis partiellement d'accord
00:25:31avec ça
00:25:32pourquoi partiellement ?
00:25:33je pense que ça peut
00:25:34alors
00:25:35on change le mode de calcul
00:25:37bon
00:25:37on change le mode de calcul
00:25:38désormais 60% dans la note finale
00:25:4040% dans le contrôle continu
00:25:42donc c'est vrai
00:25:43que ça peut être stimulant
00:25:44à un moment donné
00:25:45ça peut redonner
00:25:46le goût de l'effort
00:25:47à des élèves
00:25:47après là où je suis d'accord
00:25:49c'est que
00:25:49c'est pas
00:25:51c'est quelque chose
00:25:52sur la durée
00:25:53c'est voilà
00:25:54on est complètement d'accord
00:25:55avec ça
00:25:55ça va pas subitement
00:25:57rendre brillant
00:25:59ce qui ne l'était pas
00:26:01ça peut être un peu stimulant
00:26:02à un moment donné
00:26:04donc pourquoi pas
00:26:05voilà
00:26:06il faut sortir des effets d'annonce
00:26:08et des effets one shot
00:26:09je veux dire
00:26:10le brevet
00:26:11on peut même booster
00:26:12un peu les élèves
00:26:13en les formant
00:26:14ceux qui ont les moyens
00:26:14peuvent même les entraîner
00:26:15reprendre les annales
00:26:16avoir des étudiants
00:26:17pour savoir ce qu'il y aura
00:26:18comme sujet avec les profs
00:26:19qui sont bien informés
00:26:20si on est dans des sphères
00:26:21qui permettent d'avoir
00:26:21l'accès à la formation
00:26:22donc on voit bien
00:26:23que ça pose d'autres questions
00:26:24moi mon sentiment
00:26:25c'est qu'il faut vraiment
00:26:27solidifier les fondamentaux
00:26:29de la formation
00:26:29au collège
00:26:30qui donneront évidemment
00:26:31accès au lycée
00:26:32puis à l'enseignement supérieur
00:26:33ce type de déclaration
00:26:34sur le fond
00:26:35ne me choque pas
00:26:35au contraire
00:26:36je pense que tout ce qui pourra
00:26:37aller dans le sens
00:26:38de revenir à une école
00:26:40d'excellence
00:26:40puisque le terme d'excellence
00:26:41n'est pas un gros mot
00:26:44il l'est pour beaucoup
00:26:45il l'est pour beaucoup
00:26:46notamment ceux
00:26:47que j'aime bien appeler
00:26:48les personnes n'ont pas de moi
00:26:49mais vous savez
00:26:49les pédagogos
00:26:50de la rue de Grenelle
00:26:51c'est à dire les pédagogistes
00:26:52qui depuis les années 70
00:26:55ont mis un effort
00:26:56assez hallucinant
00:26:57pour saper
00:26:58tout ce qui était considéré
00:27:00comme limite fasciste
00:27:01l'orthographe est fasciste
00:27:02enfin voilà tout ça
00:27:03après le sujet
00:27:04le problème
00:27:05c'est la question
00:27:06de la différence
00:27:06entre les effets d'annonce
00:27:07ce qu'a dit Gilbert
00:27:08et la réalité du terrain
00:27:09c'est à dire que
00:27:10les déglarations d'Edouard Geffray
00:27:12sont très intéressantes
00:27:13mais il me semble
00:27:14qu'il y a quelques années
00:27:16Jean-Michel Blanquer
00:27:17avait déjà fait
00:27:18la même chose
00:27:19on peut être d'accord
00:27:20après il faut que
00:27:21il faut qu'après
00:27:23celles et ceux
00:27:24qui sont sur le terrain
00:27:24c'est à dire
00:27:25les équipes pédagogiques
00:27:26les enseignants
00:27:27suivent les consignes
00:27:28or on sait
00:27:29et là on va remonter
00:27:29encore plus loin
00:27:30c'était Claude Allègre
00:27:31qui était un autre ministre
00:27:32qui avait essayé
00:27:32le fameux mammouth
00:27:33mais le mammouth
00:27:34il existe
00:27:34le ministère de l'éducation nationale
00:27:36est un ministère
00:27:37quand même extrêmement compliqué
00:27:39avec des syndicats
00:27:40qui sont très puissants
00:27:41avec les fameux pédagogistes
00:27:43qui sont aussi
00:27:44une chapelle
00:27:45dans le ministère
00:27:48donc il faut que
00:27:49les consignes
00:27:50puissent être suivies
00:27:51et que les consignes
00:27:52du ministre
00:27:53puissent être suivies
00:27:53et je suis pour l'instant
00:27:55je demande à voir
00:27:56j'ai une petite anecdote
00:27:58dans le bureau
00:27:59du preuve d'improviseur
00:27:59vous avez les BO
00:28:00les BO c'est les butins officiels
00:28:02et les JO
00:28:02avec toutes les directives
00:28:04qui sont envoyées
00:28:05quotidiennement
00:28:05mais si vous voyez
00:28:06tout ce qu'il y a à faire
00:28:07et à lire
00:28:07et à suivre
00:28:08en termes réglementaires
00:28:09vous n'en sortez pas
00:28:10et c'est d'ailleurs
00:28:11il reste sous cellophane
00:28:12c'est un peu l'image
00:28:13un peu de sujets descendants
00:28:14en permanence
00:28:15le ministre donne quand même
00:28:16les grandes orientations
00:28:17du ministère
00:28:18c'est sur le coup
00:28:20ce sont des annonces
00:28:21qui vont être entendues
00:28:22à la fois par les rectorats
00:28:23et en même temps
00:28:24par les professeurs
00:28:25etc
00:28:27ça va dans le bon sens
00:28:28pour une fois
00:28:28je pense qu'il faut pouvoir
00:28:29reconnaître qu'un ministre
00:28:30donne des grandes orientations
00:28:32qui vont dans le bon sens
00:28:33vous avez bien saisi
00:28:34Noémie
00:28:34qu'en réalité
00:28:35le problème
00:28:35c'est pas les orientations
00:28:36ça fait 15 ans
00:28:37ça commence par les orientations
00:28:38des ministres
00:28:39et ensuite ça ruisselle
00:28:40si vous voulez
00:28:41qu'on reprenne
00:28:41une question
00:28:42ça ne ruisselle pas
00:28:43Noémie
00:28:43je suis désolé
00:28:44ça commence par là
00:28:45ça commence par là
00:28:46par l'idée
00:28:46qu'un ministre donne
00:28:47je veux dire
00:28:47nous aurions pu avoir
00:28:48un ministre
00:28:49qui aurait pu avoir
00:28:50des orientations
00:28:50plus à gauche
00:28:51certains qui considèrent
00:28:52que l'orthographe
00:28:52c'est discriminant
00:28:54que ça met en relief
00:28:55les grandes fractures sociales
00:28:57et donc qui ne permet pas
00:28:59de comprendre
00:28:59qu'on s'émancipe
00:29:00par le travail
00:29:00parce que justement
00:29:01le travail
00:29:02que ce soit sur l'orthographe
00:29:03sur les mathématiques
00:29:04sur tout un tas
00:29:05de disciplines
00:29:06permet aussi
00:29:07de s'émanciper
00:29:07justement
00:29:08de sa condition sociale
00:29:09on s'émancipe
00:29:10par le travail
00:29:10alors effectivement
00:29:11la nature est injuste
00:29:12par nature
00:29:13certains grandissent
00:29:14dans des milieux
00:29:14beaucoup plus favorisés
00:29:15que d'autres
00:29:16mais malgré tout
00:29:17il y a cette beauté
00:29:17en France
00:29:18que l'on doit
00:29:19d'ailleurs à la révolution
00:29:20qui nous permet
00:29:21de pouvoir ensuite
00:29:22avec du travail
00:29:23s'émanciper
00:29:25et ensuite
00:29:26rejoindre des catégories
00:29:27sociales plus importantes
00:29:28le fait d'avoir
00:29:29absolument
00:29:30le fait d'avoir un ministre
00:29:31qui dresse des directions
00:29:32comme celle-ci
00:29:34je pense qu'il faut
00:29:34savoir reconnaître
00:29:36que ça va dans le bon sens
00:29:37ça ne veut pas dire
00:29:37effectivement
00:29:38que ça va changer
00:29:38et révolutionner
00:29:41toute l'éducation nationale
00:29:42mais c'est déjà un bon début
00:29:43qui sait de quoi il parle
00:29:45en revanche
00:29:46par exemple
00:29:46vous savez que le brevet
00:29:47vous pouvez passer en seconde
00:29:49sans avoir le brevet
00:29:49aujourd'hui
00:29:50oui bien sûr
00:29:50c'était déjà le cas
00:29:51ça ne change pas
00:29:54d'ailleurs
00:29:55si ça va changer
00:29:55le brevet sera obligatoire
00:29:57pour passer en seconde
00:29:58c'est un peu l'intention
00:29:59absolument pas
00:30:00je crois que non
00:30:01parce qu'initialement
00:30:02il y avait eu ça
00:30:02c'est une proposition
00:30:03qui est faite
00:30:04en tout cas
00:30:04le brevet serait obligatoire
00:30:06aujourd'hui
00:30:06c'est 70-40
00:30:07pour accéder à la suite
00:30:08je ne crois pas
00:30:08je pense que c'est ce qui ne change pas
00:30:10dans la réforme
00:30:11telle qu'elle est
00:30:12le ministre de l'éducation
00:30:14ce matin dans le parisien
00:30:15ne précise à aucun moment
00:30:16que cela va changer
00:30:17justement la donne
00:30:18il dit simplement
00:30:18que le but
00:30:19c'est d'amener un maximum
00:30:20d'élèves au baccalauréat
00:30:21avec une maîtrise du langage
00:30:23c'est les fondamentaux
00:30:24c'est ce qu'on dit
00:30:26ça ne conditionne pas
00:30:27l'entrée en seconde
00:30:27ça ne conditionne pas
00:30:28l'entrée en seconde
00:30:29à la limite
00:30:29si on voulait aller
00:30:30jusqu'au bout de la démarche
00:30:31c'est dire
00:30:32le brevet est un point de passage
00:30:33on va créer une sorte de rite
00:30:35qui serait pour aller au lycée
00:30:36puisque
00:30:37ça permettra d'accéder
00:30:38le lycée
00:30:39c'est quand même
00:30:40le premier accès
00:30:40vers l'enseignement supérieur
00:30:41donc c'est décisif
00:30:42donc mettons
00:30:43si on dit que le brevet
00:30:44est indispensable
00:30:45parce que moi
00:30:45c'est ce que j'ai entendu
00:30:46et on peut considérer
00:30:48que là
00:30:48il y aura
00:30:48une sorte de convergence
00:30:50de la formation
00:30:51pour réussir ce brevet
00:30:52puisque là
00:30:53de toute façon
00:30:53il n'est pas obligatoire
00:30:54donc j'ai envie de dire
00:30:55on peut augmenter le niveau
00:30:56de toute façon
00:30:56ça ne changera pas
00:30:58fondamentalement
00:30:59les choses
00:30:59sachant que durant l'année
00:31:01il y a
00:31:01en plus
00:31:02il y a un certain décrochage
00:31:03permettez-moi de le dire
00:31:04entre le brevet
00:31:05qu'on exigerait plus élevé
00:31:06et les notes
00:31:07qu'on pourrait donner
00:31:08durant l'année
00:31:08qui sont liées
00:31:09évidemment
00:31:09à la vie de l'école
00:31:11et à la vie de la classe
00:31:12Mathieu Bachelon
00:31:13je vous voyais
00:31:14acquiescer là aussi
00:31:15avec un air
00:31:16excessivement concentré
00:31:16et je voulais revenir
00:31:17sur ce qu'a dit Noémie
00:31:19tout à l'heure
00:31:19en disant
00:31:20un ministre
00:31:21aurait pu avoir des propos
00:31:22plus à gauche
00:31:23je vois ce que vous voulez dire
00:31:24par là
00:31:24et en fait
00:31:25en réalité
00:31:26c'est assez dramatique
00:31:26parce que ce sujet
00:31:27il devrait être porté
00:31:29par la gauche
00:31:29et vous parlez de la révolution
00:31:31et on parlait de la troisième république
00:31:32la nouvelle gauche
00:31:33si on peut dire
00:31:34les hussars noirs
00:31:34de la république
00:31:35et moi j'en veux
00:31:35étant famille politique
00:31:38j'en veux pour le coup
00:31:39énormément
00:31:40à la gauche
00:31:41et notamment au parti socialiste
00:31:42d'avoir abandonné
00:31:43la question de l'éducation
00:31:44depuis des années
00:31:45et d'avoir abandonné
00:31:47le fait que
00:31:48on peut être exigeant
00:31:50avec les enfants
00:31:50et que ce n'est pas
00:31:51être élitiste
00:31:54que de faire ça
00:31:54qu'au contraire
00:31:55je trouve que
00:31:57dire qu'il faut
00:31:57abaisser le niveau
00:31:58en permanence
00:31:59parce qu'en réalité
00:32:01les gens qui sont
00:32:02dans les beaux quartiers
00:32:02pourront toujours
00:32:03eux avoir
00:32:04des lycées d'excellence
00:32:06on ne va pas se raconter
00:32:07l'histoire
00:32:08le niveau
00:32:09à Henri IV
00:32:10à Louis le Grand
00:32:11il n'a pas baissé
00:32:12il n'a pas baissé
00:32:15et il est toujours
00:32:16sur des standards
00:32:16très hauts
00:32:17en revanche
00:32:18c'est sûr
00:32:18qu'on peut avoir
00:32:19une certaine condescendance
00:32:20en se disant
00:32:21que pour les enfants
00:32:22qui sont dans des quartiers
00:32:23populaires
00:32:23il faut
00:32:24ne plus apprendre
00:32:25l'orthographe
00:32:26qu'il faut essayer
00:32:27de faire
00:32:28apprendre en s'amusant
00:32:29machin
00:32:29ce genre de choses
00:32:30en réalité
00:32:30je trouve que
00:32:31c'est très méprisant
00:32:32c'est l'inverse
00:32:33c'est l'inverse
00:32:33ce qu'il faudrait faire
00:32:34c'est l'inverse
00:32:35du niveau du brevet
00:32:36et j'ai bien vérifié
00:32:37il n'est pas du tout
00:32:37condition
00:32:38ça a été abandonné
00:32:40ça devait être mis
00:32:41en place
00:32:41et ça a été abandonné
00:32:43le projet initial
00:32:44de rendre le brevet
00:32:45obligatoire
00:32:45pour entrer au lycée
00:32:46a été abandonné
00:32:47une cote baltaillée
00:32:48entre 60 et 40
00:32:48et de mettre
00:32:50les résultats du brevet
00:32:53avec le contrôle continu
00:32:54durcissement du niveau
00:32:55du brevet
00:32:55souhaité par le ministre
00:32:56de l'éducation nationale
00:32:58Edouard Geffray
00:32:58est-ce que les collégiens
00:32:59peuvent à nouveau
00:33:00redevenir de très bons élèves
00:33:02quand ils arrivent au lycée
00:33:02c'est-à-dire avec une maîtrise
00:33:03totale de la langue
00:33:04le nombre aujourd'hui
00:33:05parfois de professeurs
00:33:06notamment au lycée
00:33:07c'est le but de cette émission
00:33:10vous découvrirez ça
00:33:11toute la première semaine
00:33:12du mois d'août
00:33:13mais c'est objectivement
00:33:14aussi la question
00:33:15quand on a beaucoup
00:33:16de professeurs
00:33:16qui nous expliquent
00:33:17qui découvrent des copies
00:33:18encore truffées de fautes
00:33:19des élèves qui ne maîtrisent
00:33:20ni totalement bien leur pensée
00:33:21ni totalement leur matière
00:33:22ni totalement leur stylo
00:33:23pardonnez-moi en réalité
00:33:24c'est aussi la question de fond
00:33:25elle est certes provocatrice
00:33:26mais est-ce qu'on ne pose pas
00:33:27la question de fond
00:33:28vous êtes peut-être professeurs
00:33:29parents, grands-parents
00:33:30vous voyez certainement
00:33:32des élèves
00:33:33qui passent le brevet
00:33:34vous découvrez en fait
00:33:34parfois pardon
00:33:35mais des gens
00:33:36qui ne devraient même pas
00:33:36être en capacité
00:33:37d'écrire leur nom
00:33:38leur prénom
00:33:38parce qu'à la fin c'est ça
00:33:39c'est le seul truc
00:33:40qui est juste sur la copie
00:33:41est-ce que c'est pas ça
00:33:42aujourd'hui
00:33:440826-300-300
00:33:45à tout de suite
00:33:45sur Sud Radio
00:33:47Sud Radio
00:33:47et 10h-13h
00:33:49Maxime Liedot
00:33:50suite des discussions
00:33:51suite des débats
00:33:52sur Sud Radio
00:33:530826-300-300
00:33:54autour de la table
00:33:54Mathieu Bachelon
00:33:55Jean-Joy Godzinger
00:33:56Gilbert Azoulay
00:33:57Noémie Alliouan
00:33:58on s'interroge
00:33:58sur cette volonté
00:33:59du ministre de l'éducation nationale
00:34:01de taper sur la table
00:34:02pour mettre en réalité
00:34:03allez un brevet
00:34:04un peu plus dur
00:34:05être attentif
00:34:05à certaines connaissances
00:34:06pour faire en sorte
00:34:07que lorsqu'ils arrivent au lycée
00:34:08quand ils y arrivent
00:34:09bien entendu
00:34:09et bien ils aient
00:34:10une des compétences
00:34:12un peu plus solides
00:34:13on va dire
00:34:13notamment des capacités
00:34:14d'écriture
00:34:15de retenue de l'information
00:34:16de connaissance des sujets
00:34:17qui soit en réalité
00:34:18celle d'un lycéen
00:34:18est-ce que ce type d'initiative
00:34:20est aujourd'hui suffisante
00:34:21pour remonter le niveau
00:34:22de nos lycéens
00:34:230826-300-300
00:34:24vous êtes profs
00:34:25parents, grands-parents
00:34:26vous observez quand même
00:34:27un niveau au collège
00:34:28quand ils passent au lycée
00:34:29qui n'est pas rassurant
00:34:30ou au contraire
00:34:30vous avez vu des profs
00:34:31faire des miracles
00:34:32ça arrive aussi
00:34:33les bonnes nouvelles
00:34:33on n'est pas obligé
00:34:33d'être désespéré comme moi
00:34:350826-300-300
00:34:36mais c'est vrai
00:34:37qu'on a eu ce débat
00:34:39tout à l'heure
00:34:39sur le brevet
00:34:40qui en réalité
00:34:41ne conditionne en rien
00:34:42l'entrée au lycée
00:34:43la question que je vous pose
00:34:44ce matin
00:34:45quel est l'utilité
00:34:45d'un diplôme
00:34:46qui ne conditionne pas
00:34:47l'accès à une étape supérieure
00:34:48dans ce cas-là
00:34:49en supprimant le brevet
00:34:50il n'y a pas besoin
00:34:50de le rendre
00:34:52difficile
00:34:53c'est des rites
00:34:54c'est des marqueurs
00:34:55c'est un point de passage
00:34:56ça permet
00:34:57les gosses ne savent plus lire
00:34:58ni écrire ni compter
00:34:59ils m'ont fait des marqueurs
00:35:00non mais je vous adore tous
00:35:01ce genre de classe
00:35:02ce que vous êtes en train de faire
00:35:03n'est pas déjà un constat
00:35:04qui est suffisamment partagé
00:35:06peut-être déjà l'idée
00:35:07d'accepter
00:35:08qu'il y a une baisse du niveau
00:35:09très simplement
00:35:10factuellement
00:35:10vous prenez une copie
00:35:11d'un élève aujourd'hui de lycée
00:35:13vous la comparez
00:35:14avec un élève de lycée
00:35:15d'il y a 30 ans
00:35:15et vous voyez
00:35:16la différence
00:35:17qui est immense
00:35:18il le fait déjà
00:35:20de faire ce constat
00:35:21qu'il y a une baisse de niveau
00:35:22et qu'il va falloir
00:35:23trouver des solutions
00:35:24pour essayer de faire en sorte
00:35:25que nos élèves
00:35:26que nos étudiants
00:35:27que notre jeunesse
00:35:29puisse avoir un meilleur niveau
00:35:31c'est déjà un bon début
00:35:33sachez que même ce constat
00:35:34n'est pas unanimement partagé
00:35:36puisqu'il y a encore
00:35:37certaines personnes
00:35:38qui vont vous dire
00:35:39qu'au fond
00:35:39c'est simplement
00:35:40le monde qui est en train de changer
00:35:42parce que je ne connais pas un parent
00:35:42qui a des enfants
00:35:42qui constatent que
00:35:43je ne dis pas tous les enfants
00:35:44évidemment
00:35:44mais quand ils lisent une copie
00:35:46ils découvrent bien
00:35:46que si la pensée est intéressante
00:35:48et si vous voulez
00:35:49quand vous écrivez immédiatement
00:35:50avec 3M, 2H
00:35:52et 2T et 3T
00:35:53il y a peut-être un problème
00:35:54vous voyez ce que je veux dire
00:35:55quand j'entends des profs
00:35:56au moment du bac
00:35:56dire qu'ils n'ont pas été vigilants
00:35:58à l'orthographe
00:35:58ou à la grammaire
00:35:59sous prétexte
00:36:00qu'on comprenait quand même
00:36:01ce qu'ils disaient
00:36:01c'est hallucinant
00:36:03je suis en total désaccord
00:36:04quand vous m'expliquez
00:36:05que le diplôme
00:36:06ne conditionne pas
00:36:07l'accès à quelque chose
00:36:08dans ce cas-là
00:36:08supprimons les diplômes
00:36:09la baisse du niveau
00:36:09elle n'est pas partagée
00:36:10par tout le monde
00:36:10par les parents
00:36:11par ceux qui sont sur le terrain
00:36:12oui mais vous allez pouvoir
00:36:12trouver toujours
00:36:13un linguiste
00:36:14ou un sociologue
00:36:15du CNRS
00:36:15ou un apprenti sentier
00:36:18qui va s'expliquer
00:36:19qui ont des compétences cognitives
00:36:21qui permettent de faire des choses
00:36:23mais là on dit Noémie
00:36:24le constat n'est pas partagé
00:36:25prenons les classements PISA
00:36:27prenons les classements
00:36:28dans lesquels
00:36:28on se met un gol
00:36:29en orthographe
00:36:29absolument
00:36:30parce qu'il y a aussi
00:36:31une comparaison internationale
00:36:33on n'est pas seul au monde
00:36:35en plus pardon
00:36:36on vient avec d'autres pays
00:36:37qui sont les meilleurs
00:36:38que nous
00:36:38on revient sur le mal français
00:36:39c'est que le ministère
00:36:40de l'éducation sociale
00:36:41c'est un des plus gros ministères
00:36:43avec le plus gros effectif
00:36:44avec le plus gros budget
00:36:46le mammouth
00:36:46et là le syndicat vous dira
00:36:48mais attention
00:36:48on n'a pas les moyens
00:36:49on vous dit qu'il faut
00:36:50des classes moins chargées
00:36:51on n'a pas les moyens
00:36:52d'individualiser dans le primaire
00:36:54peut-être si
00:36:55on veut voir le verre
00:36:56à moitié plein
00:36:57c'est que la démographie
00:36:58va nous aider
00:36:59à résoudre une partie du problème
00:37:01puisque
00:37:01on est sur un plateau
00:37:032035
00:37:04on va perdre un million de gamins
00:37:05donc l'école
00:37:06les classes
00:37:07seront moins remplies
00:37:08et peut-être
00:37:09à moyen constant
00:37:09la nouvelle gauche
00:37:10vous dit qu'il va falloir
00:37:11ouvrir les vannes
00:37:12de l'immigration
00:37:12pour pouvoir pallier
00:37:13à cette population déclinante
00:37:15et dans ce cas-là
00:37:16le sujet
00:37:17mais c'est vrai
00:37:18je veux dire
00:37:18si vous parlez de la démographie
00:37:20c'est un sujet qui est avancé
00:37:21qu'on soit bien d'accord
00:37:22sur l'immigration
00:37:23il faudra y passer
00:37:24immigration choisie
00:37:25ou immigration open bar
00:37:26c'est là le vrai sujet pour moi
00:37:28parce que sur certaines compétences
00:37:29il est clair
00:37:30qu'on manquera
00:37:31de talent
00:37:32et de compétences
00:37:32alors l'IA remplacera
00:37:34sans doute
00:37:34et permettra aux machines
00:37:36de faire des gestes
00:37:37ou des missions
00:37:38qu'accomplissaient
00:37:38les salariés
00:37:40et les collaborateurs
00:37:40mais de toute façon
00:37:41ce problème
00:37:41il ressurgira
00:37:43d'une manière ou d'une autre
00:37:44et le paiement des retraites
00:37:44moi je dis ça
00:37:45comme ça aussi
00:37:46non mais regardez
00:37:47on parle d'orthographe
00:37:48on parle de mathématiques
00:37:50on parle de grammaire
00:37:51tout ça
00:37:51ça peut paraître au fond
00:37:53assez secondaire
00:37:54il faut expliquer
00:37:54pourquoi c'est important
00:37:55parce que les mots
00:37:56la parole
00:37:58c'est ce qui permet aussi
00:37:59de définir notre réalité
00:38:01et vous avez des pédopsychiatres
00:38:03Maurice Berger
00:38:04qui vous explique
00:38:05qu'en fait
00:38:05quand vous n'avez pas les mots
00:38:06pour exprimer vos idées
00:38:08vos émotions
00:38:09lorsque vous n'avez pas les mots
00:38:10vous passez à la violence
00:38:12parce que vous n'avez pas
00:38:13d'autres moyens d'expression
00:38:14attention il ne s'agit pas
00:38:15de légitimer quoi que ce soit
00:38:16mais c'est important de comprendre
00:38:17que quand vous n'avez pas
00:38:18justement ces savoirs fondamentaux
00:38:20lorsque vous n'arrivez pas
00:38:21à vous exprimer
00:38:22lorsque vous n'avez pas
00:38:22suffisamment de vocabulaire
00:38:24vous n'avez pas les moyens
00:38:25au fond
00:38:25de pouvoir dire
00:38:27ce que vous pensez
00:38:28ce que vous ressentez
00:38:28c'est là où on peut exprimer
00:38:29un point de désaccord
00:38:30avec vous Noémie
00:38:31la violence trouve sa légitimité
00:38:32trouve son sens
00:38:33c'est quand vous dites
00:38:33que la grammaire et l'orthographe
00:38:35ça peut paraître
00:38:35être un débat un tout petit peu
00:38:37aller superficiel
00:38:38parce que ça paraît
00:38:38des sujets très ésotériques
00:38:40mais pardonnez-moi
00:38:41quand vous avez 20 ans
00:38:42que vous êtes incapable
00:38:42d'écrire 4 lignes
00:38:43pour faire une lettre
00:38:44de motivation sans faute
00:38:45c'est ça
00:38:45c'est la triste réalité
00:38:46qui vous rattrape
00:38:47vous voyez ce que je veux dire
00:38:47peut-être qu'à 14 ans
00:38:48il faut ouvrir un livre
00:38:49sur TikTok
00:38:51il y a aussi quand même
00:38:52cette dimension-là
00:38:53réseaux sociaux
00:38:53qui en fait
00:38:55pourrie la vie des gamins
00:38:56des adolescents
00:38:56oui
00:38:57c'est ça à mon époque
00:38:59sur les jeux vidéo aussi
00:39:00donc en fait
00:39:02tout dépend de l'utilisation
00:39:03raisonnée ou non
00:39:04aux Etats-Unis
00:39:05en Chine TikTok
00:39:06est chinois
00:39:06comme vous le savez tous
00:39:07TikTok il sert pas
00:39:08à balancer des influenceuses
00:39:10qui montent leur popotin
00:39:10il sert à faire des trucs
00:39:12ça semble très enseigné
00:39:13mais éducatif
00:39:14ça sert à des contenus
00:39:19culturels
00:39:20éducatifs
00:39:21et c'est fermé
00:39:21à partir d'un certain moment
00:39:22pour les jeunes
00:39:23et puis quand les Chinois
00:39:24ils décident un truc
00:39:25ça tombe d'en bas
00:39:25et personne ne moufte
00:39:27et personne ne discute
00:39:27c'est l'avantage d'une dictature
00:39:28alors notre chance
00:39:29c'est de vivre
00:39:30dans une démocratie
00:39:31mais après
00:39:32ce que je veux dire
00:39:33c'est que
00:39:33notre chance
00:39:34c'est de vivre
00:39:34dans une démocratie
00:39:35quand même
00:39:36c'est un agent chinois
00:39:39c'est donc vous
00:39:40c'est donc moi
00:39:42mais les Chinois
00:39:43ne payent pas terribles
00:39:44d'ailleurs
00:39:44ce que je veux dire
00:39:46c'est qu'on peut
00:39:46juger vers des nouvelles
00:39:47de la tech
00:39:48il ne faut pas dire
00:39:48parce qu'ils regardent TikTok
00:39:49le problème
00:39:50c'est la dérive
00:39:50qu'il y a
00:39:51avec tous ces outils
00:39:53qui empêchent
00:39:53les jeunes finalement
00:39:54le problème c'est le temps passé
00:39:56le temps que vous passez
00:39:57sur TikTok
00:39:57et du temps
00:39:58pendant lequel
00:39:59vous n'ouvrez pas un livre
00:40:00voilà
00:40:01et je vois votre résistance
00:40:03à ne pas vouloir supprimer
00:40:04ce brevet
00:40:04qui en fait
00:40:05après 20 minutes de discussion
00:40:06vous nous expliquez globalement
00:40:07ça m'aurait évité l'angoisse
00:40:09mon fils a passé le brevet
00:40:10cette année
00:40:11ça m'aurait évité
00:40:11une semaine ou deux d'angoisse
00:40:13il l'a eu bien sûr
00:40:14avec mention assez bien d'ailleurs
00:40:15une mention
00:40:16c'est toujours mieux
00:40:17en effet sur la copie
00:40:18est-ce que je peux juste apporter
00:40:19une petite lueur d'espoir
00:40:21dans cet océan
00:40:21vous pouvez essayer
00:40:23alors ça va paraître
00:40:24très démago
00:40:24je vais tout faire par la moitié
00:40:25mais je sais que vous n'allez pas aimer
00:40:28peut-être quand même dire
00:40:29que la note d'espoir
00:40:30c'est les professeurs
00:40:31on a toujours
00:40:32à un moment
00:40:33non mais si si si
00:40:34je savais que ça ne va pas lui plaire
00:40:35on a toujours à un moment
00:40:36un professeur
00:40:37ou une professeure
00:40:38qui est enthousiasmant
00:40:39qui adore son métier
00:40:40absolument
00:40:41et qui va
00:40:42emmener les enfants
00:40:44vers un autre univers
00:40:45qui va les passionner
00:40:46pour le théâtre
00:40:47par exemple
00:40:48c'est arrivé un président de la république
00:40:49par exemple
00:40:52et qui vous marque à vie
00:40:53absolument
00:40:53je pense que c'est un reste d'espoir
00:40:55de dire que tout n'est pas perdu
00:40:56tant qu'il y a des professeurs
00:40:57qui aiment leur métier
00:40:58qui passent outre
00:40:59les directives
00:41:00qui reçoivent
00:41:01les directives
00:41:02qui reçoivent
00:41:02de la part de la rue de Grenelle
00:41:03et qui font aimer
00:41:05la langue française
00:41:06la littérature
00:41:07les mathématiques
00:41:08même si
00:41:08l'histoire
00:41:10aux jeunes
00:41:11ça passe aussi
00:41:12par cette transmission
00:41:13et ça passe par
00:41:14des femmes et des hommes
00:41:14qui sont sur le terrain
00:41:15qui ont la foi
00:41:16et l'amour de leur métier
00:41:180826
00:41:18300
00:41:19300
00:41:19est-ce que le simple fait
00:41:20de durcir le brevet
00:41:22peut permettre à nos élèves
00:41:23d'avoir un meilleur niveau
00:41:24c'est la question qu'on vous posait
00:41:25en quelque sorte ce matin
00:41:26bonjour Hervé
00:41:28bonjour
00:41:28merci beaucoup d'être avec nous
00:41:30ce matin Hervé
00:41:30alors comment vous regardez
00:41:31cette décision du ministère
00:41:33de l'Intérieur
00:41:34est-ce que vous le regardez
00:41:34d'un bon oeil
00:41:35ou vous savez qu'au fond
00:41:36ça ne s'entendra pas grand chose
00:41:37ça fait 20 ans
00:41:3830 ans qu'on dit la même chose
00:41:39et qu'on n'est pas entendu
00:41:40à cause des pédagogistes
00:41:42du genre
00:41:42Philippe Mérieux
00:41:43Alain Vialla
00:41:44etc.
00:41:45non moi je suis absolument
00:41:46mais ça ne suffira pas
00:41:47ça ne suffira pas
00:41:48parce qu'on a baissé le niveau
00:41:49c'est vrai qu'on baissait
00:41:50sans arrêt le niveau
00:41:50moi j'ai fait passer
00:41:52notamment le brevet
00:41:52et c'était niveau
00:41:54l'IT c'est niveau 5ème
00:41:56et en plus
00:41:57on était obligé
00:41:57de marquer au tableau
00:41:58je ne voulais pas
00:41:59mais je l'ai fait
00:42:00le mot à mot
00:42:01parce qu'il ne savait pas
00:42:02l'écrire
00:42:02enfin voilà
00:42:03et le côté
00:42:04moi je vais quitter l'antenne
00:42:05en vous écoutant Hervé
00:42:06je vous le dis
00:42:06non mais c'est une catastrophe
00:42:07mais ce qu'il y a
00:42:08et vous avez raison
00:42:09vos intervenants ont tout à fait raison
00:42:10heureusement qu'il y a les professeurs
00:42:12heureusement qu'il y a
00:42:12transmission du savoir
00:42:13moi je vous le dis
00:42:14la classe
00:42:15c'est un outil formidable
00:42:16mais c'est anti-démocratique
00:42:18au possible
00:42:18il y a celui qui sait
00:42:19et ceux qui ne savent pas
00:42:20donc moi je sais
00:42:22que je réintroduisais
00:42:23par exemple
00:42:23je suis historien
00:42:24mais je réintroduisais
00:42:25des beaux textes
00:42:26du 17ème siècle
00:42:27notamment la brouillère
00:42:29voilà
00:42:29et donc heureusement
00:42:30qu'il y a des professeurs
00:42:31qui font bien leur travail
00:42:32mais vous évoquiez
00:42:33pardonnez-moi de revenir
00:42:34un tout petit peu
00:42:34au coeur du sujet
00:42:35vous évoquiez
00:42:36vous déjà
00:42:36non mais
00:42:37la correction
00:42:38de certains brevets
00:42:39c'est ce que vous nous disiez
00:42:39c'est ça
00:42:40et c'était il y a
00:42:41combien de temps alors ?
00:42:43ah bah ça
00:42:43écoutez ça
00:42:45ce souvenir
00:42:46qui m'a marqué
00:42:47c'était il y a
00:42:48parce que moi je suis historien
00:42:49mais je faisais passer
00:42:50le brevet
00:42:51le brevet français
00:42:53et donc
00:42:53la dictée
00:42:54et c'était il y a 15 ans
00:42:55en fait
00:42:56mais déjà il y a 15 ans
00:42:57c'est là où je voulais
00:42:58vous en ait 15-20 ans
00:42:59déjà vous constatiez
00:43:00un niveau
00:43:01allez non pas déplorable
00:43:03pour exagérer
00:43:03mais un niveau en baisse
00:43:04par rapport à ce que vous...
00:43:05oui oui
00:43:06non mais on faisait tout
00:43:07si vous voulez
00:43:07pour baisser
00:43:08c'est-à-dire que
00:43:09dans les directives
00:43:10qu'on nous donne
00:43:10pour corriger
00:43:11si vous voulez
00:43:12on peut être hyper sévère
00:43:13quand on corrige le brevet
00:43:14on arrive toujours à 10
00:43:16non mais c'est ça le problème
00:43:17et donc
00:43:18tout est fait
00:43:20et l'inspection
00:43:21fait tout
00:43:21si vous voulez
00:43:22pour donner la moyenne
00:43:23aux élèves
00:43:23et donc
00:43:24c'est comme pour le bac
00:43:27c'est exactement pareil
00:43:28oui et puis
00:43:28là où vous avez raison aussi
00:43:29c'est de préciser
00:43:30le rôle des académies
00:43:31si vous voulez
00:43:31qui ne se gênent pas
00:43:32une fois le barème partagé
00:43:34si vous voulez
00:43:34pour arrondir au maximum
00:43:36pour faire en sorte
00:43:37que tout le monde
00:43:37puisse avoir le diplôme
00:43:39merci beaucoup Hervé
00:43:40de nous avoir passé
00:43:40un coup de fil
00:43:40au 0826 300 300
00:43:42la discussion se poursuit
00:43:43avec cette fois-ci
00:43:44un sujet beaucoup plus grave
00:43:45parce que ça fait rentrer
00:43:46quoi qu'on en pense
00:43:47la France dans une autre dimension
00:43:48la fameuse loi sur la fin de vie
00:43:50qui a été définitivement votée
00:43:51hier à l'Assemblée Nationale
00:43:53qui a fait ressurgir
00:43:54ceux qui en étaient
00:43:55les défenseurs
00:43:56ceux qui en étaient
00:43:57les virulents opposants
00:43:57est-ce que cette fin de vie
00:43:59avec les dérives
00:44:00qu'on peut observer
00:44:01ce que certains observent
00:44:02en réalité dans d'autres pays
00:44:03est-ce qu'on doit se concentrer
00:44:04sur ces dérives
00:44:05ou parfois certains alertes
00:44:06en prenant par exemple
00:44:07le cas du Canada
00:44:08en disant que
00:44:09de plus en plus
00:44:10pour des raisons de pauvreté
00:44:11on utilise cette fin de vie
00:44:12pour des raisons de handicap
00:44:13on utilise cette fin de vie
00:44:14est-ce qu'en France
00:44:14on peut s'attendre
00:44:16à de telles dérives
00:44:16est-ce que cela vous inquiète
00:44:180826 300 300
00:44:19à tout de suite
00:44:25On ne s'arrête pas
00:44:26sur Sud Radio
00:44:26jusqu'à midi
00:44:27on vous accompagne
00:44:280826 300 300
00:44:29on ne vous lâche pas
00:44:30vous voulez participer
00:44:31à la conversation
00:44:32témoigner, réagir
00:44:34et bien ça tombe bien
00:44:34le standard est fait pour ça
00:44:36au 0826 300 300
00:44:37on a parlé politique
00:44:38on a parlé éducation
00:44:40on a parlé réseaux sociaux
00:44:41on va plonger maintenant
00:44:42d'une certaine manière
00:44:43dans les tréfonds de la politique
00:44:45dans les entrailles
00:44:45quand il y a une loi
00:44:46qui est votée
00:44:47qui provoque certains remous
00:44:48ça a été le cas hier
00:44:49avec la loi
00:44:50définitivement adoptée
00:44:51sur la fin de vie
00:44:52qu'est-ce qu'elle a fait réagir
00:44:54entre les médecins
00:44:55les soignants
00:44:56ceux qui en avaient besoin
00:44:57personnellement
00:44:57certains politiques
00:44:59et puis comme d'habitude
00:45:00en France
00:45:00les anti
00:45:01très très anti
00:45:02et les pro
00:45:03très très pro
00:45:04j'aimerais vous entendre
00:45:06sur notre invité politique
00:45:08qui était Philippe Juvin
00:45:08ce matin
00:45:09qui a toujours exprimé
00:45:10des réticences
00:45:11sur cette loi-là
00:45:12qui est médecin par ailleurs
00:45:13en plus d'être député
00:45:14député de droite
00:45:14et il a alerté
00:45:16sur le risque
00:45:17des dérives
00:45:18que la France
00:45:18pourrait emprunter
00:45:19avec ce qui a été voté hier
00:45:22et il s'appuyait notamment
00:45:23sur l'Espagne
00:45:23ou sur le Canada
00:45:24écoutez
00:45:26au Canada
00:45:27désormais
00:45:27une partie importante
00:45:28de la population
00:45:29alors ce n'est pas dans la loi
00:45:30mais une partie importante
00:45:31de la population
00:45:33n'exclut pas
00:45:34qu'on puisse demander
00:45:35l'euthanasie
00:45:35pour des raisons
00:45:36de pauvreté
00:45:37ça paraît incroyable
00:45:39cette évolution
00:45:40de la société
00:45:41mais c'est une réalité
00:45:42donc vous avez entendu
00:45:43Philippe Juvin
00:45:44qui dit en réalité
00:45:44on pourrait se tourner
00:45:46vers une société canadienne
00:45:47où petit à petit
00:45:48peut-être tiens
00:45:49dans 2, 3, 4 ans
00:45:53le manque
00:45:53de garde-fous
00:45:55comme on dit
00:45:55qui a été laissé
00:45:56dans cette loi
00:45:56permettrait
00:45:57je ne sais pas
00:45:57à une personne
00:45:58sous prétexte
00:45:58qu'elle est pauvre
00:45:59et qu'elle n'a plus envie
00:45:59ou qu'elle a envie
00:46:01d'accélérer
00:46:01sa mort
00:46:02d'utiliser
00:46:03cette fameuse loi
00:46:03pareil pour les handicapés
00:46:04et je regardais
00:46:05les sondages canadiens
00:46:06qu'il évoquait
00:46:07ils sont quand même
00:46:07assez frappants
00:46:08puisque c'est prêt
00:46:09pour un quart des Canadiens
00:46:10la pauvreté est désormais
00:46:11une raison valable
00:46:12pour demander l'euthanasie
00:46:13et vous avez
00:46:14le handicap
00:46:14qui atteint
00:46:15les 50%
00:46:16d'où cette question
00:46:17volontairement provocatrice
00:46:18risquons-nous
00:46:18d'aller vers
00:46:19l'euthanasie
00:46:19des plus pauvres
00:46:20en France
00:46:20avec cette loi
00:46:21et je vous laisse
00:46:22réagir autour de la table
00:46:23je vois
00:46:23Geneviève Göttinger
00:46:24déjà outré
00:46:25par le simple fait
00:46:26que telle question
00:46:27et puis me travaille
00:46:27sur l'esprit
00:46:28je trouve que la manière
00:46:29de poser la question
00:46:30est impropre
00:46:31mais bon
00:46:31c'est le but
00:46:34c'est le but du jeu
00:46:35vous êtes volontiers
00:46:36provocateurs
00:46:37on est aussi là pour ça
00:46:38c'est quand même
00:46:39une loi
00:46:40qui a mis 4 ans
00:46:41à être votée
00:46:428000 amendements
00:46:43beaucoup de garde-fous
00:46:45l'objectif
00:46:46c'est évidemment pas ça
00:46:47et moi j'aurais envie
00:46:48d'être à la limite
00:46:50protectrice
00:46:51enfin provocatrice
00:46:52plutôt envers vous
00:46:53également
00:46:53en vous répondant
00:46:55qu'on peut à l'inverse
00:46:56la considérer
00:46:56comme une loi
00:46:57de justice sociale
00:46:58puisque jusqu'à présent
00:47:00seuls
00:47:01ceux qui avaient
00:47:02les moyens
00:47:03de demander
00:47:04une fin de vie
00:47:05digne
00:47:06pouvaient y accéder
00:47:07en payant très cher
00:47:09pour aller en Belgique
00:47:10ou en Suisse
00:47:11aujourd'hui
00:47:12cette possibilité là
00:47:13encore une fois
00:47:13dans des cas très encadrés
00:47:14par la loi
00:47:15est ouverte à tous
00:47:17donc c'est une loi
00:47:18de justice sociale
00:47:19c'est un mal français
00:47:21dès qu'on a une bonne idée
00:47:23ou en tout cas
00:47:24un sujet de société
00:47:25on voit toujours
00:47:26le sujet qui va bloquer
00:47:27la loi
00:47:28alors qu'il faut trouver
00:47:29une solution
00:47:30on peut trouver
00:47:31des garde-fous
00:47:31que ce soit
00:47:32juvain à droite
00:47:33ou à gauche
00:47:33à eux de trouver
00:47:34les idées
00:47:35à eux de trouver
00:47:35les solutions
00:47:36pour trouver
00:47:37des garde-fous
00:47:37puisque ça exerce
00:47:38c'est vrai
00:47:39une certaine pression
00:47:39sur des personnes
00:47:40vulnérables
00:47:41et bien à nous
00:47:42de faire en sorte
00:47:42que comment dirais-je
00:47:44ces personnes soient protégées
00:47:45comme vous l'avez dit
00:47:46le sujet
00:47:47c'est de permettre
00:47:48aux gens
00:47:48de mourir
00:47:49dans la dignité
00:47:51à leur main
00:47:52si je puis dire
00:47:52quand ils ont décidé
00:47:54s'il y a des dérives
00:47:55il faut les protéger
00:47:56il faut les faire en sorte
00:47:58qu'elles ne soient pas
00:47:59atteintes
00:48:00et c'est surtout ça
00:48:01le travail des parlementaires
00:48:02c'est pas de nous sortir
00:48:03le chiffon rouge
00:48:03dès qu'il s'agit
00:48:04d'avoir
00:48:04pardonnez-moi
00:48:05une bonne idée
00:48:06ou en tout cas
00:48:06une idée
00:48:07de changement
00:48:08de société
00:48:09qui permet de passer
00:48:11à une autre étape
00:48:11de la vie
00:48:12du vivre ensemble
00:48:13je suis assez d'accord
00:48:15avec ce qui vient
00:48:16d'être dit
00:48:16à la fois par Geneviève
00:48:18et Gilbert
00:48:20ce que je regrette
00:48:21c'est peut-être
00:48:21que les débats
00:48:23dont parlait Geneviève
00:48:24à l'Assemblée
00:48:24qui ont été
00:48:25d'assez bon niveau
00:48:25en réalité
00:48:26et puis il y a eu
00:48:27un vrai travail parlementaire
00:48:28on dit suffisamment
00:48:29à ce micro
00:48:30et à juste titre
00:48:30que l'Assemblée nationale
00:48:32est devenue
00:48:33un cafarnaum
00:48:33et que les parlementaires
00:48:35ne font plus leur travail
00:48:36pour cette fois-ci
00:48:37saluer la qualité
00:48:39des amendements
00:48:40la qualité du travail
00:48:41la qualité des débats
00:48:42ce que je regrette
00:48:43c'est qu'il n'y a peut-être
00:48:44pas eu une assez forte
00:48:45médiatisation
00:48:46justement
00:48:46de ces travaux parlementaires
00:48:47alors c'est toujours
00:48:49compliqué
00:48:50parce que c'est
00:48:51assez aride
00:48:52c'est assez technique
00:48:53il y a eu une médiatisation
00:48:54à la fin
00:48:54sur le
00:48:55voilà
00:48:57rappeler ce que disait Geneviève
00:48:58que cette loi
00:49:00elle n'arrive pas
00:49:01comme ça
00:49:02comme un cheveu sur la soupe
00:49:03qu'elle est le fruit
00:49:04de 4 ans de travail
00:49:05d'échange
00:49:07d'amendements
00:49:09et que du coup
00:49:12c'est
00:49:13je sais que c'est
00:49:14à juste titre
00:49:15parce que vous aimez
00:49:16le goût de la provocation
00:49:17mais
00:49:18de dire que
00:49:19pas plus que d'autres
00:49:20de dire que
00:49:21et c'est ce qui fait
00:49:22votre intérêt
00:49:23justement
00:49:24pas le seul
00:49:26mais justement
00:49:27de dire que
00:49:28si on se penche
00:49:29sur la loi
00:49:30c'est pas du tout
00:49:31une loi qui a été pensée
00:49:33pour supprimer
00:49:34je ne sais
00:49:36supprimer les plus faibles
00:49:36ou les plus fragiles
00:49:37c'est pas du tout le cas
00:49:38ça n'a pas du tout été
00:49:39l'intention du législateur
00:49:41voilà
00:49:41alors qu'il y ait
00:49:42des dérives
00:49:42bien évidemment
00:49:43il faut justement
00:49:44être très vigilant
00:49:45il faudra être vigilant
00:49:46dans la façon
00:49:47dont cette loi
00:49:48sera appliquée
00:49:49mais je pense
00:49:50qu'on ne peut pas
00:49:50basculer d'un revers
00:49:52de la manche
00:49:52les milliers de familles
00:49:54de milliers de proches
00:49:55de personnes
00:49:57qui ont eu un proche
00:49:58ou qui connaissent
00:49:59des personnes
00:50:00qui ont
00:50:00dans un état
00:50:01de souffrance ultime
00:50:02et il était
00:50:04je pense
00:50:04vraiment de la grandeur
00:50:05de la représentation nationale
00:50:06d'apporter une solution
00:50:07concrète
00:50:08à ces années
00:50:09de souffrance
00:50:10et de brouillard
00:50:11alors je vais vous dire
00:50:12sur des questions
00:50:12aussi sensibles
00:50:14je crois qu'on ne peut déjà
00:50:16qu'avoir un opinion
00:50:17une opinion au fond
00:50:19très mesurée
00:50:21ça c'est la première chose
00:50:22je crois que cette question
00:50:23aurait dû être tranchée
00:50:24par référendum
00:50:25je crois sincèrement
00:50:27que sur des questions
00:50:28de vie ou de mort
00:50:29ça n'enlève pas la question
00:50:30sur des questions
00:50:30aussi sensibles
00:50:31on aurait dû consulter
00:50:32le peuple français
00:50:33et on aurait dû lui donner
00:50:34son avis
00:50:35on a des sondages aujourd'hui
00:50:36qui nous montre quand même
00:50:37qu'une partie de la population française
00:50:39est plutôt
00:50:40plutôt pour
00:50:41cette loi
00:50:42mais le sujet
00:50:43c'est que
00:50:43c'est les personnes vulnérables
00:50:44qui bloquent le texte
00:50:45et pas que les français
00:50:46soient pour ou contre
00:50:47oui mais c'est important
00:50:48de demander à la population française
00:50:50son avis
00:50:50c'est rajouter de la complexité
00:50:51moi je trouve
00:50:52c'est pas du tout rajouter
00:50:53de la complexité
00:50:53on est en démocratie
00:50:54c'est au peuple de décider
00:50:55et sur des questions
00:50:56aussi sensibles
00:50:57encore une fois
00:50:57nous aurions dû
00:50:58je pense que sincèrement
00:50:59il aurait dû avoir
00:51:00une consultation publique
00:51:01et on aurait dû demander
00:51:03à la population française
00:51:03son avis
00:51:04je sais que c'est pas une habitude
00:51:05je sais que c'est pas
00:51:06c'est pas vraiment
00:51:08une habitude
00:51:10dans ce gouvernement
00:51:11chez Emmanuel Macron
00:51:12on a assez peu
00:51:13d'ailleurs
00:51:13on attend toujours le référendum
00:51:15d'ailleurs
00:51:16sur l'économie
00:51:17sur les moyens
00:51:17de faire des économies
00:51:18son avis
00:51:19nous l'avez promis
00:51:19sur l'immigration
00:51:21n'en parlons même pas
00:51:21tu aurais posé quoi
00:51:22comme question ?
00:51:23est-ce que vous êtes
00:51:23pour ou contre
00:51:24cette loi
00:51:24avec l'idée
00:51:25de la définir
00:51:27dans les conditions
00:51:28qui sont celles
00:51:28qui vont être votées
00:51:29nous aurions dû
00:51:30d'ailleurs il y a des sondages
00:51:31qui ont été faits
00:51:32il y a des sondages
00:51:32qui ont été faits
00:51:33et les sondages
00:51:34étaient plutôt positifs
00:51:36la population française
00:51:37est plutôt pour
00:51:37je crois que la démocratie
00:51:39nous permet de tracer
00:51:40justement les contours
00:51:41de l'opinion française
00:51:41pour bien comprendre
00:51:43vraiment question ouverte
00:51:43en fait
00:51:44vous auriez laissé
00:51:45le débat parlementaire
00:51:46se faire ?
00:51:47on aurait laissé
00:51:48le débat parlementaire
00:51:50se faire
00:51:50voilà
00:51:51et ensuite
00:51:52on aurait demandé
00:51:54aux français
00:51:54de voter sur ce texte
00:51:55c'est ça l'idée ?
00:51:55oui absolument
00:51:56je crois que c'est très important
00:51:57c'est pas dégoûtant
00:51:58la démocratie
00:51:59c'est pas dégoûtant
00:51:59de demander à la population
00:52:00française son avis
00:52:01au contraire
00:52:02on a une représentation nationale
00:52:04pour ça
00:52:05mais je ne sais pas
00:52:05que sur des sujets
00:52:06aussi sensibles
00:52:07qui puisaient
00:52:08quand on voit le risque
00:52:09de dérive ailleurs
00:52:10dans d'autres pays
00:52:10peut-être qu'au bout d'un moment
00:52:11on doit s'en remettre au peuple
00:52:13en disant écoutez
00:52:13vous avez certains éléments
00:52:14on va organiser
00:52:15notamment peut-être
00:52:16sur une télé de service public
00:52:17un très grand débat
00:52:18un soir
00:52:18pour tout comprendre
00:52:19la veille
00:52:20la veille du référendum
00:52:21ce genre de choses
00:52:22il y aurait pu y avoir
00:52:23un grand débat
00:52:24il y a eu
00:52:25un objectif
00:52:27des éditions
00:52:28etc
00:52:29franchement
00:52:29la médiatisation
00:52:30sur ce sujet
00:52:30moi j'ai l'impression
00:52:31qu'on a dit
00:52:33assez régulièrement
00:52:34les médecins
00:52:35les professeurs
00:52:35les associations
00:52:36combien de fois
00:52:37pardonnez-moi
00:52:38combien de fois
00:52:38on a invité dans les médias
00:52:39des stars
00:52:41ou des stars
00:52:41qui étaient sur la fin
00:52:42qui venaient parler
00:52:44justement
00:52:44de leur volonté
00:52:45d'aller partir ailleurs
00:52:46on invahite le rapporteur
00:52:48ou des gens
00:52:49qui ont déposé des amendements
00:52:50qui ont vraiment fait du travail
00:53:11parlementaire
00:53:11je connais quand même
00:53:130826 300 300
00:53:14je vous propose d'intégrer Serge
00:53:15à notre conversation
00:53:15bonjour Serge
00:53:17bonjour
00:53:17merci beaucoup
00:53:18d'être avec nous Serge
00:53:19vous allez bien ?
00:53:20très très bien
00:53:21et vous ?
00:53:21ben oui
00:53:22pas trop mal
00:53:22quand je vous parle
00:53:23mon Serge Serge
00:53:24comment vous observez
00:53:25le sujet d'actualité
00:53:26qui nous occupe
00:53:27pendant ce dernier quart d'heure
00:53:29notamment la loi
00:53:30sur la fin de vie
00:53:31est-ce que vous
00:53:32vous faites partie
00:53:32peut-être des gens inquiets
00:53:33que cela puisse toucher
00:53:35d'abord les plus précaires ?
00:53:37je suis très très inquiet
00:53:38sans que je pense
00:53:39à la peine de mort
00:53:40à partir de quel moment
00:53:41on décide qu'une personne
00:53:42doit mourir
00:53:43ou ne doit pas mourir
00:53:44j'ai un exemple concret
00:53:47expliquez simplement Serge
00:53:48avant de donner
00:53:48votre exemple très concret
00:53:49expliquez-vous le rapport
00:53:50que vous faites
00:53:51entre l'euthanasie
00:53:52et l'appel de mort
00:53:54il n'y a pas d'euthanasie
00:53:54pardon
00:53:56excusez-moi
00:53:57allez-y Serge
00:53:57le rapport
00:53:58c'est qu'à un moment donné
00:53:59par exemple
00:54:00les personnes dépendantes
00:54:02les personnes Alzheimer
00:54:03les personnes très malades
00:54:05qui ne peuvent pas donner leur avis
00:54:06qui vont décider
00:54:07il faut arrêter
00:54:08il ne faut pas arrêter
00:54:08il y a des moments
00:54:09on arrête
00:54:10de fait
00:54:11bien fait concret
00:54:12je sais très bien
00:54:12que
00:54:14les personnes
00:54:15en période de dépendance
00:54:17les personnes âgées
00:54:17sont maltraitées
00:54:19celles qui ont de l'argent
00:54:20ont des avantages
00:54:21celles qui n'ont pas
00:54:22celles qui n'ont pas d'argent
00:54:23ceux qui n'ont pas d'argent
00:54:24on s'en débarque
00:54:24on fait rien
00:54:26donc c'est donné l'autorisation
00:54:27de se séparer
00:54:28de personnes
00:54:29qui sont gênantes
00:54:29qui coûtent cher
00:54:30à la société
00:54:31et Serge
00:54:32c'était quoi ensuite
00:54:33votre exemple précis
00:54:33maintenant qu'on a compris
00:54:34votre comparaison
00:54:35du début de l'échange
00:54:36c'est quoi l'exemple précis
00:54:37que vous vouliez donner
00:54:38à l'antenne
00:54:39j'ai mon père
00:54:40qui lui
00:54:41a voulu mourir
00:54:42s'il est descendu
00:54:43il est descendu doucement
00:54:45dans le niveau
00:54:46d'attention
00:54:46d'implication
00:54:47dans la vie
00:54:48il a eu
00:54:49un accompagnement
00:54:50à la morphine
00:54:51un jour
00:54:52il y a une personne
00:54:53qui est venue
00:54:53on lui a fait
00:54:54une piqûre
00:54:54de grosse morphine
00:54:56la veille
00:54:57on dirait venir
00:54:58quelqu'un qui lui a fait
00:54:59un massage du corps
00:55:00j'étais pas au courant
00:55:01mon frère était au courant
00:55:02et pas moi
00:55:04je suis
00:55:05donc
00:55:06j'ai compris
00:55:07que
00:55:08quand le lendemain
00:55:10mon père
00:55:10j'ai oublié
00:55:11lui a mis un café
00:55:12la femme
00:55:14le médecin
00:55:14enfin pas le médecin
00:55:15la section de soignante
00:55:16qui était là
00:55:17me dit
00:55:18oh il dort
00:55:18je l'ai pris dans mes droits
00:55:19et j'ai dit
00:55:20mais il est mort
00:55:20j'ai compris que
00:55:23en augmentant
00:55:24j'avais entendu
00:55:24qu'on me demandait
00:55:25d'augmenter
00:55:25la morphine
00:55:26j'ai pas compris
00:55:27ce moment
00:55:27il se passait
00:55:28et là j'ai compris
00:55:29que c'était
00:55:30le mort assisté
00:55:30qu'il avait commandé
00:55:31donc il avait de l'argent
00:55:32il a pu mourir doucement
00:55:34sans souffrir
00:55:35de nos côtés
00:55:36j'ai eu ma mère
00:55:36qui était divorcée
00:55:38pauvre
00:55:39elle a été opérée
00:55:40de la hanche
00:55:41le lendemain
00:55:42de l'opération
00:55:43je l'ai vue
00:55:43elle était très très bien
00:55:44on l'a mise
00:55:45dans un
00:55:46entre guillemets
00:55:47de repos
00:55:47je dirais pas le nom
00:55:49c'était un endroit
00:55:50où elle était maltraitée
00:55:51je l'ai vue
00:55:52pleurée
00:55:53et donc comme elle a pas eu
00:55:53en réalité
00:55:54le suivi
00:55:54et l'établissement
00:55:55nécessaire
00:55:56derrière j'imagine
00:55:57Serge
00:55:57qu'en effet
00:55:58ça a été des complications
00:56:00qu'a connues votre maman
00:56:01mais que n'a pas connues
00:56:02votre papa
00:56:02visiblement avec
00:56:03l'argent dont il disposait
00:56:05merci beaucoup
00:56:05de vous avoir passé
00:56:06un coup de fil
00:56:06au 0826
00:56:07300
00:56:08sans faire
00:56:08ou sans reprendre
00:56:09les termes de Serge
00:56:10aussi peut-être
00:56:11comprendre cette angoisse
00:56:12qui naît chez beaucoup
00:56:12de citoyens
00:56:13de se dire
00:56:13cette loi
00:56:14elle peut peut-être
00:56:14provoquer
00:56:15à un moment
00:56:16cette bascule
00:56:16Noémie
00:56:17je vous vois
00:56:17encore une fois
00:56:19plus que
00:56:20non parce que
00:56:20vraiment
00:56:21les termes sont très importants
00:56:22on parlait tout à l'heure
00:56:22de l'importance des mots
00:56:23les mots posent les débats
00:56:25et posent des réalités
00:56:26parler d'euthanasie
00:56:27l'euthanasie
00:56:28ou comme notre auditeur
00:56:29parlait de peine de mort
00:56:30c'est totalement
00:56:33c'est à côté de la blague
00:56:34si je puis dire
00:56:34c'est à dire que
00:56:35l'euthanasie
00:56:35la peine de mort
00:56:36c'est le fait de
00:56:37tuer quelqu'un
00:56:38qui est en bonne santé
00:56:39qui aurait pu
00:56:40continuer sa vie
00:56:41mais pardon
00:56:42cette loi
00:56:43elle est faite
00:56:44pour les personnes
00:56:44qui sont en fin de vie
00:56:46qui sont déjà
00:56:47en grande souffrance
00:56:48qui sont condamnées
00:56:49c'est à dire que
00:56:50ce sont des personnes
00:56:51qui de toute façon
00:56:51sont déjà
00:56:52dans une situation
00:56:54d'immense souffrance
00:56:55de fatalité
00:56:55et qu'on ne peut pas soigner
00:56:57ça ne s'applique pas du tout
00:56:59aux personnes
00:56:59qui sont malades
00:57:01d'une maladie guérissable
00:57:03ce sont des personnes
00:57:04qui sont en fin de vie
00:57:05c'est pour ça que ça s'appelle
00:57:05la voloie sur la fin de vie
00:57:06ce sont des personnes
00:57:07qui sont en fin de vie
00:57:07dont on veut simplement
00:57:09abréger les souffrances
00:57:10parce que cette fin de vie
00:57:11pourrait s'allonger
00:57:12dans la souffrance
00:57:13mais ce sont des personnes
00:57:14condamnées
00:57:15il faudrait comprendre
00:57:16que ce n'est pas un permis de tuer
00:57:17qu'on va donner
00:57:18aux familles
00:57:19ou aux personnes
00:57:19qui voudraient se débarrasser
00:57:20de quelqu'un
00:57:21c'est véritablement
00:57:22donner l'opportunité
00:57:23à ceux qui souffrent
00:57:24comme tu l'as dit Noémie
00:57:24d'abréger leur souffrance
00:57:26c'est ça le point central
00:57:28il ne faut pas l'oublier
00:57:29une loi qui a été votée
00:57:30définitivement hier
00:57:31par l'Assemblée Nationale
00:57:32et on attend
00:57:33parce que beaucoup
00:57:33de personnes scrutent
00:57:35la décision du Conseil Constitutionnel
00:57:36qui a notamment été saisie
00:57:38par le Premier Ministre
00:57:38mardi soir
00:57:39et ça donnera certainement
00:57:41l'occasion de revenir
00:57:42sur cette loi
00:57:42qui fait tant débat
00:57:43dans la société française
00:57:44il est 11h44
00:57:45sur Sud Radio
00:57:45dans un instant
00:57:46ça sent la fin de l'émission
00:57:48on se rapproche
00:57:48de l'heure du déjeuner
00:57:49c'est les coups de coeur
00:57:50et les coups de gueule
00:57:51dernière partie de l'émission
00:57:52sur Sud Radio
00:57:53vous connaissez le rituel
00:57:54désormais
00:57:55c'est les coups de coeur
00:57:56et les coups de gueule
00:57:57de chacun autour de la table
00:57:58Gilbert Azoulay
00:57:58Geneviève Gottsinger
00:57:59Mathieu Bachelon
00:58:00et Noémie Allioua
00:58:01et on va commencer
00:58:02ma chère Noémie
00:58:03tiens ça je le garde
00:58:04pour la fin
00:58:05ça c'est très bien
00:58:05on va commencer
00:58:06le meilleur pour la fin
00:58:08parce que je fais un petit tease
00:58:09nous discuterons de ce sujet
00:58:10avec notre invité
00:58:11Noël Lenoir
00:58:11tout à l'heure
00:58:12entre midi et midi 30
00:58:13donc ça sera l'occasion
00:58:14de me faire ce qu'on appelle
00:58:15et vous allez voir
00:58:16que c'est tout un métier
00:58:16une petite passe décisive
00:58:18après Mathias
00:58:19qui parlera de foot
00:58:19regardez
00:58:20tout cela est merveilleusement
00:58:22pensé
00:58:22on commence
00:58:23par Joël Vienne Gottsinger
00:58:24vous allez nous parler
00:58:25c'est un coup de gueule
00:58:26j'imagine
00:58:26c'est un coup de projecteur
00:58:28c'est un projecteur
00:58:30sur un emprisonnement
00:58:31sur un emprisonnement
00:58:32absolument
00:58:33celui de Kémy Séba
00:58:34je ne sais pas si vous le connaissez
00:58:35c'est un panafricaniste
00:58:36voilà
00:58:38panafricaniste
00:58:38néo
00:58:40panafricaniste
00:58:40africain
00:58:41qui a fait de
00:58:41de la haine de la France
00:58:43c'est ça
00:58:44pas sympa du tout
00:58:45non pas très sympathique
00:58:46non non non
00:58:47extrêmement antipathique
00:58:48donc ça ne peut pas être
00:58:48un coup de coeur
00:58:50je ne vais pas non plus
00:58:50faire un coup de gueule
00:58:51pour un emprisonnement
00:58:52enfin bon bref
00:58:52c'est la chute
00:58:54d'une icône en fait
00:58:55d'une icône
00:58:56du camp panafricaniste
00:58:58qui a été arrêtée
00:58:59donc en Afrique du Sud
00:59:00à Pretoria
00:59:01le 13 avril 2026
00:59:02ce qui est extraordinaire
00:59:03dans cette histoire
00:59:05c'est que ce monsieur
00:59:06s'apprêtait
00:59:06alors il était en situation
00:59:07irrégulière en Afrique du Sud
00:59:08au départ
00:59:09c'est pour ça
00:59:09qu'il a été arrêté
00:59:11son extradition
00:59:12est réclamée par le Bénin
00:59:13parce qu'il aurait soutenu
00:59:15et de fait
00:59:15sur les réseaux sociaux
00:59:17c'est un peu lâché
00:59:17à ce moment-là
00:59:18une tentative de coup d'état
00:59:19au Bénin
00:59:20en décembre dernier
00:59:21mais ce qui est extraordinaire
00:59:23c'est la manière
00:59:24dont du jour au lendemain
00:59:25ce type se retrouve
00:59:26absolument seul
00:59:27abandonné
00:59:27abandonné de tous
00:59:29alors pourquoi ?
00:59:30pour plusieurs raisons
00:59:32d'abord il y a un contraste
00:59:33entre son image
00:59:36cette image
00:59:36qu'il affichait
00:59:37d'une forme de pureté doctrinale
00:59:39et le fait d'avoir été arrêté
00:59:40avec un suprémaciste blanc
00:59:41sud-africain
00:59:42partisan de l'apartheid
00:59:43qui était
00:59:44du rétablissement de l'apartheid
00:59:45qui était en train
00:59:46qui était finalement
00:59:47la personne qui allait
00:59:48lui faire franchir
00:59:49le fleuve vers le Zimbabwe
00:59:50en tant que clandestin
00:59:51pour ensuite repartir
00:59:52pour Moscou
00:59:53donc ça c'est
00:59:54le péché originel
00:59:56d'une alliance
00:59:57un peu contre nature
00:59:58ça c'est le premier truc
00:59:59deuxièmement on a intercepté
01:00:00des conversations téléphoniques
01:00:02dans lesquelles en fait
01:00:03il se lâchait sur tout le monde
01:00:05il se lâchait sur les gentes sahéliennes
01:00:08dont il est conseillé
01:00:08il se lâchait sur sa petite camarade de jeu
01:00:11Nathalie Yon
01:00:11la traitant finalement un peu de
01:00:14comment dire
01:00:16de flatterie envers ses gentes
01:00:18donc elle l'a lâchée
01:00:20voilà
01:00:20et dernière chose
01:00:22le passeport diplomatique ne protège pas
01:00:23c'est aussi quelque chose
01:00:24qu'on apprend à l'occasion de ça
01:00:25parce qu'en fait
01:00:26il a un passeport diplomatique
01:00:27ça facilite
01:00:27puis ça ne protège pas
01:00:28nigérien
01:00:29nigérien ce monsieur
01:00:30il est l'un des conseillers
01:00:32du putschiste nigérien
01:00:34qui séquestre
01:00:35l'ancien président
01:00:36Mohamed Bazoum
01:00:37depuis bientôt trois ans
01:00:38et bien ce passeport diplomatique
01:00:39ne le protège de rien
01:00:41donc ça c'était
01:00:42voilà
01:00:42c'est une belle histoire
01:00:44c'est ce qu'on appelle
01:00:45le polar signé
01:00:46je viens de côté
01:00:47c'est tout un art
01:00:48c'est tout un art
01:00:49que voulez-vous
01:00:50et ça ça a été donc
01:00:51le coup de projecteur
01:00:52de vous ma chère jeune Diève
01:00:53quelqu'un qui vient
01:00:54de prendre la parole
01:00:55sur ce sujet
01:00:55et qui va la garder
01:00:56c'est Gilbert Azoulay
01:00:57on a parlé tout à l'heure
01:00:57d'éducation
01:00:58il n'y a pas que le brevet
01:00:59ou le bac
01:00:59qui pose problème en France
01:01:00il y a aussi
01:01:01Parcoursup
01:01:02ça faisait longtemps
01:01:02qu'on n'avait pas parlé
01:01:03mais qu'est-ce qu'il se passe
01:01:03vous n'avez pas été pris à la fac
01:01:04j'aimerais bien y retourner
01:01:08qu'est-ce que j'ai passé
01:01:10des bons moments
01:01:11alors vous savez
01:01:12que c'est les problèmes
01:01:12d'éducation
01:01:12vouloir retourner à la fac
01:01:14pour moi
01:01:14c'est de l'ordre
01:01:15de la psychanalyse
01:01:15mais on y reviendra
01:01:16j'ai peut-être connu
01:01:17des années d'or
01:01:19non non
01:01:21je vais vous poser une question
01:01:22combien d'études de jeunes
01:01:24se retrouvent sans affectation
01:01:25à l'issue de la
01:01:26j'ai la réponse
01:01:27donc je vous laisse participer
01:01:28presque 130 000
01:01:30130 000 gamins
01:01:31qui se retrouvent
01:01:32sur 872 000 jeunes
01:01:34en attente
01:01:35donc c'est les chiffres
01:01:36du ministère
01:01:36il n'y était que 103 000
01:01:38l'année dernière
01:01:39alors si cette année
01:01:40près de 9 lycéens
01:01:41sur 10
01:01:42ont déjà obtenu
01:01:42au moins une réponse
01:01:44à leur vœu
01:01:45et plus de 7 étudiants
01:01:46sur Nice
01:01:46ont déjà
01:01:48une réponse
01:01:49au vœu de réorientation
01:01:50le problème
01:01:51il demeure
01:01:51sachant que
01:01:52je rappelle
01:01:53qu'il y a déjà
01:01:5436 000 gamins
01:01:55qui sont sortis
01:01:56de parcours
01:01:56ils ont dit
01:01:57je laisse tomber
01:01:58trop compliqué
01:01:59j'y arriverai pas
01:02:00avant même
01:02:00d'avoir reçu
01:02:01une proposition
01:02:01d'admission
01:02:02alors si on le rajoute
01:02:03aux 120 000
01:02:04on est plutôt
01:02:05à 150 000 gamins
01:02:06qui sont sortis
01:02:06du système
01:02:07ou qui n'ont pas
01:02:08justement de solution
01:02:09alors derrière
01:02:10c'est une réalité
01:02:11qui se dégage
01:02:12derrière ces chiffres
01:02:13plus de 126 000
01:02:14le candidat se retrouve
01:02:15sans place
01:02:16à l'issue
01:02:17de la phase principale
01:02:18pour ses étudiants
01:02:19l'avenir
01:02:19il reste suspendu
01:02:20vous imaginez
01:02:21partir en vacances
01:02:22sans avoir l'idée
01:02:23de ce que vous allez faire
01:02:24en septembre
01:02:24c'est totalement angoissant
01:02:25pour les parents
01:02:26notamment
01:02:26j'en ai trois
01:02:28je sais quoi
01:02:28alors cette situation
01:02:30interroge sur l'efficacité
01:02:31du système
01:02:32où on nous dit
01:02:32qu'il tourne
01:02:33et met en lumière
01:02:34le problème plus profond
01:02:35le manque de place
01:02:36dans l'enseignement supérieur
01:02:37dont le gouvernement
01:02:37a décidé de réduire
01:02:38d'un milliard
01:02:39le budget
01:02:39quand même
01:02:40et puis surtout
01:02:41un problème
01:02:41autour de l'orientation
01:02:42il faudrait bien orienter
01:02:44pour éviter
01:02:45ces erreurs
01:02:45d'orientation
01:02:46et de réorientation
01:02:47le coup de griffe
01:02:48signé Gilbert Azoulay
01:02:49sur en effet
01:02:49l'orientation des jeunes
01:02:50et là aussi
01:02:51combien de fois
01:02:51on a entendu
01:02:52à chaque ministre
01:02:53qui se succédait
01:02:54à Ruth Grenelle
01:02:56qu'il fallait changer ça
01:02:57que Parcoursup
01:02:58devait être réformé
01:02:59là aussi
01:02:59on attend la grande révolution
01:03:01je pense qu'on peut
01:03:02attendre encore longtemps
01:03:03comme dirait l'autre
01:03:04il y a des gens
01:03:05qui sont morts comme ça
01:03:05Mathieu Bachelon
01:03:07on va parler foot
01:03:08ça me permettra
01:03:09après de faire
01:03:09on va parler foot
01:03:10et on ne va pas parler
01:03:11coupe du monde
01:03:15on va parler d'un sujet
01:03:17malheureusement plus triste
01:03:18on va parler des Girondins de Bordeaux
01:03:19les Girondins de Bordeaux
01:03:20qui sont rétrogradés
01:03:21en Régional 1
01:03:22donc c'est-à-dire
01:03:23la 6ème division française
01:03:24alors on parle quand même
01:03:25d'un club
01:03:25qui a été fondé en 1881
01:03:27qui a été 6 fois champion de France
01:03:29qui a compté dans ses rangs
01:03:30excusez du peu
01:03:31Marius Trésor
01:03:32Alain Gires
01:03:32Zinedine Zidane
01:03:33Michel Telizariazo
01:03:35Johan Gourcuff
01:03:36et tant d'autres
01:03:37et pourtant
01:03:38le club
01:03:39est quasiment
01:03:40rayé de la carte
01:03:41alors ce qui est
01:03:41le plus révoltant
01:03:42c'est pas à temps
01:03:43cette descente
01:03:44cette chute sportive
01:03:45c'est qu'un homme
01:03:46Gérard Lopez
01:03:47qui est un affairiste
01:03:48véreux
01:03:49et sans talent
01:03:50ait pu conduire
01:03:50un tel naufrage
01:03:51sans que personne ne réagisse
01:03:52puisqu'il faut rappeler
01:03:53que les Girondins
01:03:54ont été rétrogradés
01:03:55pour des questions administratives
01:03:56à plusieurs reprises
01:03:57puisque Gérard Lopez
01:03:58a endetté le club
01:04:00comme il a endetté
01:04:00tous les clubs
01:04:01dans lesquels il est passé
01:04:02c'est ça
01:04:02il a comme eu
01:04:03un tracricorde
01:04:04pas terrible
01:04:04et là le coup de gueule
01:04:05que je voudrais passer
01:04:06c'est
01:04:06où est la fédération française
01:04:08de football
01:04:08où est la ligue de football
01:04:10où est le ministère des sports
01:04:11comment peuvent-ils
01:04:12se laisser ce monument
01:04:14sombrer
01:04:15alors oui bien sûr
01:04:16depuis des années
01:04:17les instances
01:04:17nous expliquent
01:04:18que le problème
01:04:20du foot français
01:04:20ce sont les supporters
01:04:21ce sont les dangereux ultra
01:04:23ce sont les fumigènes
01:04:25qui sont catastrophiques
01:04:27mais quand un dirigeant
01:04:28détruit méthodiquement
01:04:29un club historique
01:04:30laisse des joueurs
01:04:32des salariés
01:04:32une ville
01:04:33des supporters
01:04:34des milliers de supporters
01:04:35sur le carreau
01:04:36plus personne
01:04:37le football populaire
01:04:39du moins le football
01:04:40que défendent encore
01:04:42quelques personnes
01:04:43dont Gilbert fait partie aussi
01:04:45le foot populaire
01:04:46ce ne sont pas
01:04:47des actionnaires de passage
01:04:48ce sont des supporters
01:04:49ce sont des familles
01:04:50ce sont des pères
01:04:51ou des mères
01:04:51qui emmènent leurs enfants
01:04:52au stade
01:04:53et qui transmettent
01:04:54cette passion
01:04:57vous savez que je suis
01:04:58quand même
01:04:58un indécrottable optimiste
01:05:00mais ça j'avais remarqué
01:05:01et la lueur d'espoir
01:05:02c'est de se dire
01:05:03que tant qu'il y aura
01:05:04des enfants
01:05:05tant qu'il y aura
01:05:06des jeunes
01:05:06tant qu'il y aura
01:05:07toutes les générations
01:05:08qui auront au stade
01:05:09qui quelle que soit
01:05:10la division
01:05:11qui chanteront
01:05:12pour leur équipe
01:05:12qui porteront une écharpe
01:05:13aux couleurs marine et blanche
01:05:15pour le coup
01:05:15pour les Girondins
01:05:16il y a encore
01:05:16un signe d'espoir
01:05:17le Racing Club de Strasbourg
01:05:18a connu ça
01:05:19il y a quelques années
01:05:19ils sont revenus
01:05:20de l'enfer
01:05:21des divisions régionales
01:05:22et tout ce que je peux souhaiter
01:05:23c'est que
01:05:24les Girondins de Bordeaux
01:05:25reviennent à la place
01:05:27le cri du coeur
01:05:28donc d'un amoureux
01:05:29du football
01:05:29et qui plus est
01:05:30d'un amoureux
01:05:31des Girondins de Bordeaux
01:05:32merci beaucoup
01:05:33Mathieu Bachelon
01:05:34c'est ça
01:05:34Amen
01:05:35et bien je me tourne vers vous
01:05:36Sœur Noémie
01:05:36pour après
01:05:38puisqu'on en est là
01:05:39puisque vous allez nous faire
01:05:40une homélie
01:05:41concernant un rapport
01:05:42du Sénat
01:05:43qui provoque les foudres
01:05:44et ce sera d'ailleurs
01:05:44le sujet de notre discussion
01:05:45avec Noël Lenoir
01:05:46brillante constitutionnaliste
01:05:48notamment
01:05:48avocate
01:05:49membre noire du Conseil constitutionnel
01:05:51qui sera avec nous
01:05:51dans un instant
01:05:52ancienne ministre également
01:05:53et membre du comité de soutien
01:05:55de Wallem-Sensal
01:05:55absolument
01:05:57présidente du comité de soutien
01:05:58de Wallem-Sensal
01:05:59et on partira
01:06:00notamment de ce rapport
01:06:01du Sénat
01:06:02qui vous a fait réagir Noémie
01:06:03voilà tout à fait
01:06:03parce que vous l'avez vu
01:06:04c'est au coeur de l'été
01:06:05alors qu'une partie de la France
01:06:06se tartine de la crème solaire
01:06:08tranquillement inconsciemment
01:06:09à la plage
01:06:10que le Sénat
01:06:10a décidé donc
01:06:11de s'intéresser
01:06:12à ce qu'il appelle
01:06:12la désinformation
01:06:14c'est donc le 8 juillet
01:06:15que la mission sénatoriale
01:06:17sur les
01:06:17je cite
01:06:18les zones grises
01:06:19de l'information
01:06:19dans l'espace numérique
01:06:20a rendu ses conclusions
01:06:22il y a donc une cinquantaine
01:06:23de propositions
01:06:24ils ont formé
01:06:25une cinquantaine
01:06:26de propositions
01:06:27parmi lesquelles
01:06:27je cite
01:06:28un renforcement
01:06:29des moyens de l'ARCOM
01:06:30un observatoire indépendant
01:06:32et ils annoncent aussi
01:06:33une proposition de loi
01:06:34d'ici la fin de l'été
01:06:35mais le plus étonnant
01:06:37c'est l'utilisation
01:06:38du terme
01:06:39d'ingérence intérieure
01:06:40pour qualifier
01:06:41disons-le
01:06:42les récits non officiels
01:06:43c'est un terme flou
01:06:44pour tracer
01:06:45une frontière
01:06:45entre une influence légitime
01:06:47et une manipulation
01:06:48organisée
01:06:49mais comment
01:06:50protéger le pluralisme
01:06:51politique et démocratique
01:06:52dans ce système-là
01:06:54il va falloir
01:06:54rester très vigilant
01:06:55sur cette fameuse
01:06:56proposition de loi
01:06:57donc on attend
01:06:58de pied ferme
01:06:58c'est un penchant
01:07:00qu'on peut clairement
01:07:01qualifier de liberté
01:07:02voire de tyrannique
01:07:03qui est en tout cas
01:07:03très dangereux
01:07:04et qui dit quelque chose
01:07:05de la volonté
01:07:06de contrôler
01:07:07les récits
01:07:08à l'ère des réseaux sociaux
01:07:09on a hâte de savoir
01:07:10ce qu'en dit
01:07:11Madame Noël Lenoir
01:07:12qui sera à votre antenne
01:07:12tout à l'heure
01:07:13exactement Noémie
01:07:14c'est un rapport
01:07:15qui a fait réagir
01:07:15toute une partie
01:07:16de la classe politique aussi
01:07:17qui s'inquiète
01:07:17de la dérive
01:07:18et il faut aussi
01:07:19aller observer
01:07:19la conférence de presse
01:07:20qui est donnée
01:07:21sur ce rapport
01:07:21parce qu'on voit
01:07:22avec quel flègue
01:07:23en réalité
01:07:24sont évoquées
01:07:24des solutions
01:07:25comme celle-ci
01:07:25en nous expliquant
01:07:26que vous comprenez
01:07:26si demain
01:07:27ou après-demain
01:07:28un parti politique
01:07:28ou une personnalité
01:07:29parce qu'il a de l'argent
01:07:30ou une certaine puissance
01:07:31de frappe
01:07:32sur les réseaux sociaux
01:07:32devrait tout d'un coup
01:07:33être beaucoup plus surveillé
01:07:34le tout crée
01:07:35parce qu'on est quand même
01:07:36en France
01:07:36avec une sorte de comité
01:07:38en charge de tout ça
01:07:39c'est bien
01:07:39parce que ça ne nous rappelle
01:07:40pas du tout Orwell
01:07:40merci beaucoup
01:07:41à tous d'avoir été
01:07:42autour de la table
01:07:43et sur ce sujet
01:07:44Noémie en effet
01:07:45on y reviendra
01:07:46dans une poignée de secondes
01:07:47avec mon invité
01:07:48on partira de ce rapport
01:07:49on s'interrogera
01:07:50sur la liberté
01:07:50parce qu'on a aussi vu
01:07:51par exemple
01:07:51des QR codes
01:07:52pour le 14 juillet
01:07:53on a aussi vu
01:07:53l'affaire des juges
01:07:54de la justice
01:07:55dans la démocratie
01:07:56ce dernier temps
01:07:57on avait donc besoin
01:07:58de s'entretenir
01:07:58avec une femme
01:07:59comme Noël Lenoir
01:07:59qui sera dans quelques minutes
01:08:01dans ce studio
01:08:02il est 11h57
01:08:02dans un instant
01:08:03le point sur l'information
01:08:04avec la dernière
01:08:06que je vous donne
01:08:06notamment
01:08:07vous avez suivi
01:08:08les retournements
01:08:09de l'affaire Jubilard
01:08:10notamment sur Sud Radio
01:08:11en début de semaine dernière
01:08:12et bien figurez-vous
01:08:13que des ossements
01:08:14viennent d'être retrouvés
01:08:15du côté de Cagnac-Lémin
01:08:16là où habitait
01:08:17le couple Jubilard
01:08:18et là où on pense
01:08:20que la femme Delphine
01:08:22a été tuée
01:08:23par Cédric Jubilard
01:08:24actuellement
01:08:24des analyses sont en cours
01:08:25on vous tient
01:08:26naturellement informés
01:08:27à tout de suite
01:08:28sur Sud Radio
01:08:29Sud Radio
01:08:30Parlons vrai
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