00:00qui, sur l'aérodrome de Melun, va nous raconter que derrière lui, un dash est en train de décoller.
00:08Exactement, le dash dont vous parlez Antoine Forestier, il vient tout juste de la forêt de Fontainebleau
00:13où il a largué ses 10 000 litres d'eau et il arrive ici pour se faire recharger.
00:18Regardez, vous voyez les trois personnes qui sont sur le côté, ce sont des militaires de la sécurité civile
00:23qui vont, vous allez le voir, d'un instant à l'autre, se précipiter vers le bas de l'appareil
00:28avec ce tuyau qu'il porte, qui fait 190 kg, ils vont le remplir en moins de 5 minutes.
00:34En moins de 5 minutes, ils vont remettre 10 000 litres d'eau dans l'appareil.
00:38Vous voyez le militaire de la sécurité civile en bas, là, qui, voilà, maintenant qu'elle lui fait signe,
00:42il ouvre la valve et vous voyez l'eau rentrer à l'intérieur du dash, je vous dis, en moins
00:46de 5 minutes,
00:4610 000 litres d'eau qui vont rentrer à l'intérieur.
00:49Tout ça n'est rendu possible que grâce à un pélicandrome.
00:52Un pélicandrome, qu'est-ce que c'est ? C'est une installation qui permet de remplir les avions dash.
00:55Le problème, c'est qu'il n'y en avait pas à Melun, il n'y en avait qu'à
00:58Angers
00:59et qui était beaucoup plus loin qu'ici.
01:01Alors, ils ont installé un pélicandrome mobile, un pélicandrome provisoire
01:04qui, grâce à ce camion, en fait, ce camion est relié à des bornes à incendie
01:08et lui est relié au dash. Pourquoi ? Parce qu'il a plus de puissance
01:11et il permet d'envoyer plus rapidement de l'eau à l'intérieur de ce dash.
01:15Ça a changé le combat contre le feu de Fontainebleau ici
01:17parce qu'il faut imaginer que lorsque le pélicandrome était à Angers jusqu'à hier midi,
01:21eh bien, les dash faisaient, mettaient 1h15 à faire l'aller-retour et relarguer l'euro.
01:26Là, il met seulement 14 minutes.
01:28Toutes les 14 minutes, il y a un avion qui atterrit.
01:31Toutes les 14 minutes, il y a l'un des trois dash qui largue ces 10 000 litres d'eau
01:34sur la forêt de Fontainebleau.
01:35Un dernier mot pour parler de ces trois militaires de la sécurité civile.
01:38Ils sont venus de Nîmes, ils ont été réquisitionnés.
01:41Ils sont là depuis 7h ce matin à remplir des avions toutes les 14 minutes
01:45et ils vont rester jusqu'à 22h ce soir pour maximiser le combat contre le feu en forêt de Fontainebleau.
01:52Maxime Branchetteur avec le travail des pompiers.
01:55C'est Dash qui ne cesse de faire des rotations pour tenter définitivement d'éteindre cet incendie de Fontainebleau.
02:02Ces incendies, il y en a deux.
02:03Alors, les incendies sont maîtrisés depuis hier soir, mais il y a des reprises de feu.
02:07Fixés, pardon. Fixés, attention au mot. Fixés depuis hier soir,
02:10mais il y a des reprises de feu, notamment des abords de l'autoroute Assise.
02:14Donc, bien sûr, la vigilance est toujours là.
02:16Il y a plus de 600 pompiers toujours mobilisés.
02:19Regardons les conditions météo.
02:20On avait commencé à le faire avec vous, Eléonore Boccarat et Julien qui est resté, Julien Riflet.
02:25Donc, le vent est quand même retombé.
02:28Le problème, c'est que la chaleur est toujours là, au moins jusqu'à la fin de la semaine.
02:32Oui, aujourd'hui, il a fait jusqu'à 33 degrés du côté de Fontainebleau.
02:35Le vent, effectivement, est un petit peu retombé.
02:37Alors, on enregistre des rafales entre 20 et 25 km par heure.
02:40Localement, 30 km par heure.
02:41Il faut faire attention surtout à la soirée.
02:43Le vent pourrait reprendre localement.
02:45Des rafales pouvant aller jusqu'à 50 km par heure, voire localement plus.
02:49L'autre paramètre qui est très surveillant par les pompiers, c'est le taux d'humidité.
02:52Il est aux alentours de 30 % actuellement.
02:55Ça reste faible avec cette végétation toujours très sèche qui agit comme un combustible.
02:59Il y a pas mal de pins sylvestres dans la forêt de Fontainebleau.
03:01Et les aiguilles de pins, vraiment, c'est un combustible très fin qui s'enflamme très facilement.
03:06Donc, la règle des 3,30 surveillée par les pompiers reste quand même d'actualité.
03:09Des températures au-delà de 30 degrés, des rafales à 30 km par heure et un taux d'humidité inférieur
03:14à 30 %.
03:14Donc, la situation à Sion reste sur surveillance.
03:17Toujours ces images de DASH ravitaillées en direct, des images signées BFM TV.
03:21Et Léonore, la chaleur, mais les orages qui arrivent ?
03:25Oui, les orages et les orages qui devraient arriver.
03:27Alors, sur Fontainebleau ou pas, c'est encore l'incertitude.
03:31C'est-à-dire qu'on a une deuxième salle vorageuse qui est présente actuellement au nord-ouest du pays
03:37et qui va remonter en cours de soirée et qui devrait passer au sud de l'île de France.
03:40Donc, on essaye de savoir, mais en surveille d'heure en heure, vous savez, les orages, c'est très difficile
03:44de prévoir avec exactitude là où ça va tomber.
03:46Ça pourrait tomber pas très loin de Fontainebleau, mais c'est un petit peu qui tout double.
03:50C'est-à-dire que soit les orages vont venir, et donc on a vu qu'il y a des
03:53fortes précipitations,
03:54donc ça, ça pourrait être un point positif, soit, ce qui est à ce stade encore le plus probable,
04:00on pourrait avoir ce qu'on appelle le courant de densité, en fait,
04:03ce sont les rafales de vent qui s'emballent un petit peu à l'avant des amas de cellules orageuses.
04:08Et on le sait, quand on voit un orage, souvent il y a une grosse rafale de vent avant.
04:12Et malheureusement, ces rafales assez importantes pourraient toucher Fontainebleau.
04:17Et là, ce sera dévastateur.
04:18Bien sûr, alors, on parle d'orages, ils sont assez impressionnants, notamment en Ardèche.
04:23On a des images à montrer avec des boules de pétanque, c'est-à-dire que c'est de la
04:29grêle qui tombe.
04:32Et ça, ça va continuer ?
04:33Alors, ça peut continuer en tout cas, c'est-à-dire que ce sont les mêmes cellules orageuses qui poursuivent
04:39leur route.
04:40Alors, normalement, c'est en train de se diriger vers les frontières italiennes, ça devrait baisser progressivement.
04:45Mais encore une fois, il y a ce caractère un petit peu imprévisible des orages.
04:48Plus la différence entre les masses d'air, donc très chaudes en basse altitude et très froides à très haute
04:54altitude, plus ce contraste est important, et c'est le cas actuellement, plus on peut avoir ce genre de phénomène.
04:59On a eu de très, très fortes précipitations.
05:01On a eu 116 km heure dans l'Ardèche.
05:03On a les rafales de vent aussi, dont on se méfie.
05:04Et de très fortes précipitations, parfois en très peu de temps.
05:07Là, à cet endroit-là, on a eu 38, voire même par endroit, 40 millimètres de pluie en une heure.
05:11Et donc, possibilité encore de ces gros grilles.
05:13Vous confirmez que la canicule s'arrête, cette troisième canicule s'arrête en fin de semaine, même s'il va
05:19continuer de faire chaud dans le sud-est.
05:20J'ai entendu dire qu'une autre canicule pourrait arriver fin juillet.
05:26C'est un cauchemar, ce soir.
05:27Alors, est-ce qu'on a envie de jouer à se faire peur ?
05:29On répète aussi ce qu'on dit, c'est-à-dire qu'à plus d'une semaine, c'est quand
05:32même difficile.
05:34Bon, après, on attend aussi facilement les seuils en cette période de l'année, où, traditionnellement, il fait quand même
05:39beaucoup plus chaud.
05:41Ça n'est pas exclu, ça n'est pas confirmé pour l'instant.
05:44Après, Météo France me disait qu'à priori, pour l'instant, ça concernerait plutôt le sud du pays.
05:49L'incertitude, c'est est-ce que ça remontera vers le nord ou pas ?
05:51Pour l'instant, les modèles métaux ne sont pas tous d'accord.
05:53Mais il va continuer de faire très chaud dans le sud du pays.
05:54Oui, dans le sud-est, pour le coup, là, ça va continuer de faire très chaud.
05:57Alors, on suit le ravitaillement de ce dash qui soutient les Canadaires.
06:01Et Maxime Branchetteur est toujours sur place sur l'aérodrome de Melun.
06:04Il nous fait vivre, donc, le travail des pompiers, Maxime.
06:09Oui, exactement. Vous voyez, là, vous l'avez vu en direct sur BFMTV, ils ont donc débranché Suyau.
06:13Je vous l'avais dit, en moins de 5 minutes, ils ont rempli 10 000 litres d'eau dans l
06:16'appareil dash de la sécurité civile.
06:19Vous savez qu'ils peuvent être aussi du retardant pour retarder les incendies.
06:22Mais là, en l'occurrence, en ce moment, c'est de l'eau pour larguer un maximum sur les feux
06:26de la forêt de Fontainebleau.
06:27Et là, vous voyez cet avion dash qui va prendre la direction de la piste de Melun avant de décoller.
06:35Je ne sais pas si vous arrivez à voir sur les images de Valentin Rivollier,
06:38mais derrière le dash, en fond, on voit même d'ici les fumées, les panaches de fumée de la forêt
06:44de Fontainebleau.
06:45On les voit d'ici. Donc voilà, ce dash qui décolle, il a passé moins de 5 minutes au sol.
06:50Les pilotes qui atterrissent et décollent toutes les 14 minutes pour pouvoir bombarder, à chaque fois lâcher leurs 10 000
06:57litres d'eau sur la forêt de Fontainebleau.
06:59Je vous le disais tout à l'heure, ils font ça depuis 7 heures ce matin et ils vont faire
07:02ça jusqu'à 22 heures ce soir parce qu'après c'est la nuit, c'est trop compliqué.
07:06Et ils font depuis hier midi, depuis ici à Melun, puisqu'ils ont réussi à installer, je vous l'expliquais,
07:11ce pélicandrome provisoire qui permet aux dash de s'approvisionner ici à Melun
07:15et d'être quasiment tout de suite sur la forêt de Fontainebleau et les incendies.
07:19Voilà, et ces images, donc on va rester sur ces images de ce dash qui va redécoller et on accueille
07:25le colonel Frédéric Harrault
07:26qui est officier de sapeurs-pompiers, porte-parole de la sécurité civile.
07:29Donc c'est aussi l'ère de la débrouille, c'est-à-dire que ces aérodromes, on l'a aménagé
07:34pour qu'on puisse intervenir, que ces dash viennent se ravitailler.
07:38C'est ça aussi le travail des sapeurs-pompiers ?
07:40Alors oui et non. En fait, ça fait quelques années, pour ne pas dire quelques décennies, qu'on voit ce
07:44dérèglement climatique
07:45à ses conséquences, ça fait qu'il y a une végétation qui change et du coup les feux qui vont
07:48avec et qu'on sait qu'inéluctablement
07:50ces feux de plus grande ampleur se rapprochent du nord de la France, y compris la région parisienne.
07:56Et donc on l'avait anticipé en faisant des reconnaissances sur des zones d'écopage.
07:59La zone sur laquelle écopent les Canadaires a été déjà reconnue et validée depuis plusieurs années.
08:05Pareil pour les pélicandromes. On en a aménagé en fixe, sur Angers, sur Epinal qu'on a utilisé ce dernier
08:10dernier jour.
08:10C'est précisément, c'est quoi un pélicandrome ?
08:12C'est ce qu'on vient de voir là. C'est-à-dire que ce dash qui opère, il a
08:16besoin d'être rempli en eau ou en retardant
08:19rapidement par des équipes spécialisées, donc avec des installations spécialisées.
08:23Sur de l'eau, on a besoin d'avoir une arrivée en eau conséquente.
08:27Sur du retardant, il faut comprendre que c'est 10 tonnes. Vous imaginez ce que ça fait 10 tonnes ?
08:30Et donc il faut avoir le stock qui correspond et qui soit prêt à être injecté dans l'appareil.
08:35Donc il y a toute une logistique qui est nécessaire, qui est anticipée sur des aérodromes,
08:39des aéroports existants. C'est le cas donc à Angers-Epinal. Et puis on a du pélicandrome mobile
08:44que l'on peut faire à la volée exactement pour ce genre de situation-là.
08:48Et c'est ce qu'on a déployé sur Melun.
Commentaires