- il y a 3 semaines
Mardi 14 juillet 2026, retrouvez Alexandre Zapolsky, (fondateur et Président, Linagora), Jean-Baptiste Kempf, (Président, VideoLAN, fondateur et CEO de Kyber), Sylvain Peyronnet (CEO, Babbar et chief architect de IBOU) et Boris Lecoeur (Directeur général, Synfonium (Qwant / Shadow)) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:03C'est parti pour un nouveau tour de table des solutions françaises qui permettent de faire cette bascule vers plus
00:11d'indépendance, au moins un petit peu plus d'indépendance technologie dans vos outils.
00:15Aujourd'hui autour de la table nous avons Jean-Baptiste Kempf, bonjour Jean-Baptiste, président de Vidéolan, fondateur et le
00:20CEO de Kyber.
00:21Sylvain Perronnet est également avec nous, bonjour Sylvain, CEO de Babar et Chief Architect de Ibu, Alexandre Zappolsky aussi, merci
00:30d'être là, fondateur et président de l'Inagora et Boris Lecoeur, DG de Symphonium qui est en fait un
00:38ensemble dans lequel on trouve Quant et Shadow.
00:41Alors on voit rien qu'autour de ces présentations très succinctes qu'on a du choix pour des moteurs de
00:48recherche, qu'on a du choix pour des lecteurs multimédia, qu'on a du choix dans des softs logiciels et
00:52on commence avec les moteurs de recherche.
00:54Boris, vous êtes ma première preuve qu'aujourd'hui on peut faire des choix différents d'outils et notamment en
01:02matière de recherche.
01:03Je voulais qu'on fasse un petit point sur Quant, où on en est aujourd'hui, ce moteur de recherche
01:07dont l'ambition était de nous fournir un moteur de recherche souverain à l'échelle européenne.
01:12Exactement, mais à Quant depuis le rachat par Symphonium en 2023, on est rentré dans une ère qui est plus
01:18industrielle, plus technologique et aussi plus réaliste.
01:21C'est-à-dire qu'on ne veut pas s'afficher comme le Google européen, mais on veut construire progressivement
01:26une alternative européenne qui est crédible et durable face à un marché qui est dominé par des...
01:32On a juste la subtilité, on ne veut pas être le Google européen, mais on veut pouvoir montrer qu'on
01:36sait faire pareil.
01:38C'est une bonne question, c'est-à-dire qu'en termes de taille, de volume et d'échelle, on
01:43n'a pas les mêmes moyens, on n'a pas le même nom d'utilisateur et on construit progressivement cette
01:47alternative européenne souveraine
01:49avec le moteur de recherche Quant que beaucoup de gens connaissent, avec Lilo également qu'on a racheté, qui est
01:55un moteur de recherche qui reverse le résultat des annonces publicitaires
02:00à des organismes à but non lucratif que les utilisateurs peuvent choisir.
02:06Et également, on a construit un index européen avec un partenaire allemand, Ecosia, pour créer un index européen qui va
02:12être utilisé par les agents IA, par les développeurs.
02:15Et Ecosia, c'est un moteur de recherche, lui, qui reverse les revenus publicitaires pour planter des arbres.
02:20Pour planter des arbres, oui. Ils ont planté 250 millions d'arbres jusqu'à présent. C'est un moteur qui
02:25est présent dans le monde.
02:26C'est un moteur allemand à la base, donc très présent en Allemagne, mais présent dans le monde, qui aurait
02:30pu être perçu comme un concurrent,
02:32puisque comme nous, il fait partie des moteurs alternatifs, mais avec lequel on s'est alliés pour mettre en commun
02:37notre technologie,
02:38nos compétences et notre expérience pour bâtir une alternative européenne, là encore, face à des agents qui sont uniquement américains,
02:46puisqu'on parle de Microsoft et de Google dans ce domaine-là.
02:48Peut-être que ça joue sur la cible. Vous visez qui comme utilisateur ?
02:53On vise tous ceux qui sont soucieux de la souveraineté. On vise tous ceux qui ne souhaitent pas être dépendants
02:57du Cloud Act,
02:58c'est-à-dire que le gouvernement américain et les agences puissent avoir accès aux données de recherche.
03:04Certaines données sont stratégiques, et donc on vise beaucoup des institutions publiques.
03:09Récemment, le Parlement européen a choisi Quant comme moteur par défaut.
03:12Félicitations.
03:13Merci. Ça nous oblige aussi à fournir un service de qualité, et c'est ce que l'on veut faire
03:18avec un moteur qui est aussi utile et sert à l'ensemble des institutions.
03:22Donc le secteur public fait partie de ce que l'on cible, mais également tout l'écosystème autour de la
03:28tech,
03:29de ceux qui veulent conserver une souveraineté forte, fait partie de notre cible.
03:32Et dans Symphonium, on retrouve Shadow, qui était positionné au départ comme la puissance de calcul mise à disposition des
03:41gamers.
03:42Est-ce que vous travaillez avec eux sur le projet Quant ?
03:45On a beaucoup de synergies, puisque Shadow continue bien sûr à proposer du cloud gaming.
03:51On a des dizaines de milliers d'utilisateurs partout dans le monde qui utilisent nos services
03:57pour jouer sur des environnements qui ne pourraient pas se payer eux-mêmes,
04:01parce que c'est des environnements de PC qui peuvent coûter très cher, et nous on les loue au mois
04:05pour ces utilisateurs-là.
04:06Donc ça, ça continue.
04:07Mais c'est un business qui fonctionne très bien de 18h à 23h, au moment où les personnes jouent,
04:12et qui fonctionne peu le reste de la journée.
04:14C'est bon, on travaille en fait.
04:15Et oui.
04:17C'est étonnant parfois de voir les heures et les moments où les gens commandent.
04:21Très souvent, c'est aussi le mardi soir, donc ça veut dire aussi que le mercredi,
04:25il y a une audience qui est peut-être un peu plus jeune, mais qui se prépare à jouer le
04:29mercredi sur nos événements.
04:31Mais du coup, le reste du temps, cette infra, elle n'est pas utilisée.
04:34D'accord.
04:34Or, les GPU qui sont utilisées pour les jeux vidéo utilisent des fonctions matricielles.
04:41C'est exactement les mêmes fonctions qui sont utilisées pour entraîner les IA ou utiliser les IA.
04:44Et donc, le reste de la journée, on monétise cette infrastructure
04:48pour des sociétés qui souhaitent faire tourner des modèles de l'inférence de l'IA,
04:52donc utiliser de l'IA sur notre infrastructure.
04:57Bon, on a évidemment deux représentants de moteurs de recherche français,
05:01donc j'imagine que de ce côté-là, vous allez avoir un biais pour répondre à ma question.
05:07Mais vous pensez qu'on n'a pas du tout perdu de bataille sur la recherche en France et en
05:12Europe ?
05:13Non.
05:14Ok. Jean-Baptiste, pourquoi non ?
05:16Parce qu'en fait, les moteurs de recherche...
05:18Il n'y a aucune bataille perdue, c'est ça ?
05:20Alors déjà, il n'y a aucune bataille perdue, ça c'est évident.
05:22S'il y a une bataille qui est perdue, elle est plutôt au niveau du hardware,
05:25mais en tout cas, on pourrait parler d'usines de RAM ou d'usines de CPU.
05:32Mais notamment, donc déjà, aucune bataille perdue,
05:34mais surtout, en fait, il y a un truc qui s'appelle ChatGPT et Cloud,
05:36qui fait qu'en fait, il y a quand même beaucoup de choses,
05:39on ne s'est pas sûr du futur des moteurs de recherche et de cet accès.
05:42Il y a beaucoup de choses qui vont changer, qui vont rebattre les cartes,
05:47et ce n'est pas aussi évident que ça que tu continues à les taper.
05:52Et d'ailleurs, quand tu regardes Google, Google, ce n'est quasiment plus un moteur de recherche,
05:54puisque à l'origine, avant, Google n'était pas une page de destination,
05:58puisqu'il y a à peu près 80, entre 70 et 80 des recherches amenées à un clic.
06:04Aujourd'hui, on est descendu très vite à 60%.
06:07Tu sais, tu avais les encarts Wikipédia, et puis tu as la météo,
06:09et puis après, ils sont allés pomper à l'eau ciné pour avoir les horaires.
06:14Et donc, tu as de l'information qui est remontée dans Google,
06:17et donc maintenant, c'est quasiment pour 40%, entre 40 et 45%,
06:21c'est devenu une page de destination en soi.
06:23Donc, tu vois, tu sens bien que même eux,
06:25là, ils ont testé aussi avec de l'IA, etc.
06:27Donc, il y a un changement qui va arriver.
06:29C'est sûr que la bataille du moteur en grand public,
06:33elle est perdue pour le passé,
06:37mais développer des technos, justement, pour la bataille qui arrive,
06:41ça a beaucoup de sens.
06:42Et ensuite, il y a les sujets géopolitiques
06:45qui vont commencer à poser de gros problèmes.
06:49Et à peser dans la balance, dans les choix qu'on fait.
06:54Justement, parce que je voulais vous faire réagir là-dessus,
06:56moteur de recherche,
06:58OK, on utilise encore des moteurs de recherche,
07:00et sans doute pour quelques années,
07:02mais il y a quand même, aujourd'hui,
07:04cette rivalité avec les chatbots d'intelligence artificielle générative.
07:08Donc, comment vous positionnez ?
07:10Vous utilisez des moteurs de recherche ?
07:11Oui, mais avant, on disait, je vais chez Google,
07:13enfin, sur Google, et maintenant...
07:15Aujourd'hui, c'est...
07:17Question pour Kant, pardon.
07:18Comment est-ce qu'on repense, justement,
07:20la fonction du moteur de recherche
07:22à l'ère de l'IA générative et des chatbots
07:25qui répondent à nos questions, en fait ?
07:26On le repense de deux manières.
07:27Déjà, nous, dans notre interface,
07:28on a rajouté des fonctionnalités d'IA.
07:29C'est-à-dire, quand on fait une recherche,
07:31on a une réponse flash,
07:32qui est la réponse la plus rapide,
07:34qui résume l'ensemble des résultats
07:37et qui propose un résumé.
07:39Donc ça, ça fait partie.
07:40Après, on peut rentrer dans un chat-IA
07:41pour pouvoir discuter.
07:42Donc notre interface évolue.
07:43C'est plus juste une recherche et une réponse.
07:45Ça, c'est ce que font, effectivement,
07:47toutes les mastodontes et les recherches.
07:48Mais l'autre enjeu qui a été mentionné,
07:50c'est que les IA sont relativement stupides
07:52du monde réel, en fait.
07:53Et où est-ce qu'elles vont chercher ce monde réel ?
07:54Sur des index européens.
07:57Et donc, elles vont chercher de la donnée fraîche,
08:00actualisée, sourcée et fiable
08:02dans des index européens.
08:03Ces technologies sont très complexes à construire.
08:06Tout le monde s'y casse les dents.
08:08Il n'y a que quelques acteurs qui sont américains
08:10qui l'ont fait.
08:10Et nous, c'est ce qu'on est en train de bâtir.
08:12Avec aujourd'hui, une avancée très significative
08:14sur le français, sur l'allemand.
08:16Et on en accélère également sur l'anglais.
08:18Et ça, ça donne un nouveau modèle économique ?
08:20C'est complètement un nouveau modèle économique.
08:22À chaque fois que l'IA doit aller rechercher sur le web,
08:25vous le voyez dans le chat de GPT
08:26ou dans Searching the Web à un moment,
08:28c'est à ce moment-là qu'elle fait de l'ancrage web
08:30et qu'elle va chercher de l'information
08:32sur Internet en temps réel.
08:34Et cet enjeu-là,
08:36on parle de milliards de requêtes quotidiennes
08:38qui arrivent sur nos plateformes
08:39et qu'on va monétiser.
08:40Là, pour le coup, on est très bien positionnés.
08:42On est bien positionnés.
08:44Plus de 50% du trafic sur Internet,
08:46ce n'est pas des humains,
08:46c'est des robots.
08:47Donc, il faut être conscient de ça.
08:49On a l'impression qu'on est tous derrière des écrans
08:51et qu'on regarde des sites.
08:52Mais la réalité, c'est que c'est des robots,
08:54c'est de l'automatisation derrière.
08:57Sylvain Perroné,
08:58puisque vous êtes aussi sur ce créneau
09:00du moteur de recherche.
09:01Votre réponse à cette question par rapport à l'IA ?
09:03Puis après, on parlera d'Ibu.
09:05Il y a deux choses.
09:05D'abord, l'IA, ça donne un momentum technologique
09:08qui n'existait pas avant.
09:09Évidemment, le vrai secret de Google,
09:11c'est la captation de la data utilisateur
09:13pour fournir des meilleurs résultats.
09:14Aujourd'hui, les LLM permettent de simuler
09:16cette data utilisateur sans aucun problème.
09:18Et donc, les modèles frontières,
09:19en fait, ont totalement oblitéré
09:21ce qui faisait la différence de Google
09:22et sa vraie avance technologique.
09:24Donc maintenant, ça, c'est un premier problème
09:26qui est réglé.
09:26Donc, il est possible de faire des moteurs
09:27à très grande échelle.
09:28Et bien sûr, le vrai secret maintenant,
09:30le marché qui existe,
09:31c'est celui d'être le moteur pour les IA,
09:33en plus d'être le moteur B2C.
09:36Et la vraie réussite d'un moteur,
09:37elle va plutôt correspondre
09:39à sa profondeur d'index,
09:40c'est-à-dire à la capacité
09:41à indexer absolument tout le web.
09:42Donc, plus l'index sera gros,
09:44comme les IA sont capables
09:45de vraiment comprendre
09:46une très grande largeur de connaissances,
09:47plus l'index sera gros,
09:48plus ce sera une réussite
09:49pour le moteur de recherche qu'il aura.
09:51Aujourd'hui, nous, chez Ibu,
09:51on a un index qui a entre 2 000
09:53et 3 000 milliards de pages, par exemple.
09:54Alors, présentez-nous, Ibu,
09:55racontez-nous,
09:56parce que c'est un peu le début de l'histoire.
09:57Non, c'était l'ancien directeur scientifique
09:59de Quant, Sylvain.
10:01Donc, tout ce que Quant sait faire aujourd'hui,
10:03c'est notamment grâce à ce petit plat.
10:04On ne parle pas de vol de technologie.
10:06Ah, mais non !
10:07Mais lui, il ne peut pas le dire,
10:08mais moi, je sache de ses propos.
10:10Moi, je peux le dire.
10:10Parlez-moi de Ibu,
10:12donc une aventure qui démarre.
10:13Oui, alors qui démarre, oui et non.
10:14En fait, nous, on est une société babare
10:16qui crôle le web pour vendre la data
10:18pour le web marketing,
10:19principalement depuis plus de 6 ans.
10:20Donc, on crôle le web depuis plus de 6 ans.
10:22Et il y a quelques mois,
10:22on a décidé de repivoter
10:24pour fabriquer un moteur de recherche B2C.
10:26Donc, j'insiste,
10:27nous, on veut être le moteur grand public européen
10:30en plus d'être mis sur une API pour les IA.
10:32Donc, non, la bataille n'est pas perdue
10:32sur la recherche grand public.
10:32Et moi, je pense que la bataille
10:33n'est absolument pas perdue.
10:35Il y a un problème de notoriété.
10:36Mais après, tout le reste, en fait,
10:38c'est des verrous technologiques
10:38qui, si on fait les choses différemment,
10:40ce qu'on peut faire maintenant,
10:41en fait, je pense qu'elles peuvent être gagnées.
10:43Sur les infras,
10:44si on a des infras propriétaires
10:46et qu'on fait différemment
10:47de ce que font les très grands acteurs,
10:49en fait, on peut avoir des coûts opérationnels
10:50qui sont...
10:51C'est-à-dire ?
10:51En fait, les algos sont différents.
10:53Les algos de crawl ne sont plus les mêmes.
10:54Les stacks de crawl
10:55qui sont utilisés par tous les moteurs actuellement,
10:57elles sont très particulières.
10:58Elles ont été fabriquées il y a quelques années.
10:59Il y a des autres manières de faire.
11:00Les algos sont différents.
11:01On peut faire des algos.
11:02Ça ne va pas parler peut-être au public,
11:03mais des online qui font le calcul
11:05en même temps que le crawl,
11:06en fait, ça évite toutes les infras de calcul
11:07qui étaient très lourdes
11:08pour faire les fameux calculs matriciels,
11:10en fait.
11:10Donc, des algos dits d'approximation
11:12permettent de faire les choses.
11:13Donc, c'est un gap algorithmique
11:14qu'il faut avoir.
11:15Et c'est là-dessus, en fait,
11:16qu'en France, on a un peu une avance.
11:18On a quand même des belles équipes de recherche.
11:19On a des vraies personnes
11:20qui savent réfléchir à tous ces algos.
11:22Et donc, il faut chercher de la nouveauté.
11:23Il faut vraiment innover.
11:25Et c'est possible.
11:25Nous, c'est ce qu'on essaie de faire.
11:26Alors, mais est-ce que vous innovez
11:26en termes de fonctionnalité ?
11:28Non, par contre, sur les fonctionnalités,
11:29je pense que les moteurs sont assez balisés.
11:31Alors, bien sûr, il y a...
11:32Qu'est-ce qui va créer l'adhésion
11:34en termes de fonctionnalité
11:35dans un an, dans deux ans ?
11:36Et c'est un mystère pour tout le monde.
11:37Donc, la partie conversationnelle,
11:38on ne sait pas à quel point
11:39les gens vont la vouloir.
11:40On voit qu'un Perplexity, par exemple,
11:42a un petit peu raté son coup.
11:44Ils n'arrivent pas...
11:44C'est un très bon moteur,
11:45mais ils n'arrivent pas
11:46à créer de traction
11:46en termes de fonctionnalité.
11:47Là où Google,
11:48qui sort son AI mode,
11:49commence à avoir une vraie traction.
11:51On est tous, je pense,
11:52dans un entre-deux
11:54où on ne sait pas encore
11:54ce qu'il faut faire.
11:55Mais vous, vous le présentez
11:55comme un moteur de recherche
11:57conversationnel quand même.
11:57On est conversationnel.
11:58Donc, voilà.
11:59Mais le conversationnel avec...
12:00On pose une question,
12:01on a une belle réponse
12:02et on peut demander
12:03à compléter la réponse.
12:04Moi, j'ai envie de dire
12:05que c'est une conversation
12:05avec un documentaliste,
12:06le hibou,
12:07et pas une conversation
12:08avec un copain
12:09qui a trois livres sous la main.
12:10Et donc, ça reste
12:11un moteur de recherche,
12:12mais simplement qui va
12:13favoriser l'accès
12:14à certaines sources
12:15en expliquant pourquoi
12:16il est important de les lire.
12:17Et c'est naturellement
12:18un moteur qui va montrer
12:19beaucoup plus de diversité
12:20d'informations.
12:20On a fait plein de tests
12:21où on voit que là
12:22où un Google va concentrer
12:23la plupart de ses résultats
12:24sur 10 à 15 %
12:26des sites dans le monde,
12:27nous, on n'a pas de concentration
12:28de ce type-là
12:28et donc tous les sites
12:29sont représentés.
12:30C'est vraiment une différence.
12:31Mais par rapport
12:31à un chatbot
12:33comme ChatGPT, par exemple ?
12:34Un ChatGPT,
12:35il hallucine 30 à 40 % du temps.
12:37Donc déjà 30 à 40 % du temps,
12:38la réponse est fausse.
12:39L'enjeu, c'est d'être
12:40sous ce que font
12:41les Wikipédia, etc.,
12:42où c'est des humains
12:42qui écrivent.
12:433 à 4 % des trucs
12:44contiennent une info fausse.
12:46Donc voilà,
12:46si on arrive à passer
12:47sous la barrière des 5 %,
12:48en fait, on est bon.
12:49Et ça, on peut le faire
12:50parce qu'on peut faire
12:50ce qu'on appelle du grounding,
12:51c'est-à-dire utiliser
12:52des sources web
12:52suffisamment nombreuses
12:53pour diminuer
12:54la potentialité
12:56d'hallucinations
12:56pour chacun des bots,
12:58en fait.
12:59Je vois une réaction,
13:01Alexandre,
13:01sur les hallucinations.
13:04Non, non,
13:04mais je trouve que Sylvain
13:05est passionnant
13:06et je trouve qu'il connaît
13:07bien son affaire.
13:08Il oublie une chose,
13:08c'est que pour réussir,
13:10bon, c'est sûr
13:11qu'il connaît bien
13:11la technologie.
13:12C'est mon métier.
13:13Voilà, mais par contre,
13:14il faut que tu dises une chose,
13:15c'est comment ça s'écrit
13:15IBO,
13:16parce que tout le monde
13:17va vouloir...
13:19Voilà, I-B-O-U,
13:20parce que ça c'est de la com
13:22et du marketing.
13:22Quand il parle,
13:22à chaque fois c'est écrit,
13:24il n'y a pas de problème.
13:24Mais on ne le voit pas
13:25là en plateau,
13:26désolé.
13:27Et on ne vient pas
13:28avec de la pub en plateau,
13:29c'est interdit,
13:30par l'ARCOM,
13:31il faut quand même...
13:31Je ne peux pas parler
13:32de l'inagora
13:32et dire que c'est la meilleure
13:33solution au punch.
13:35On ne peut pas l'avoir
13:35écrit sur toi.
13:36Tu ne viens pas
13:37avec des objets publicitaires.
13:38Non.
13:38OK.
13:39Voilà.
13:40Donc,
13:41ce mot de souveraineté,
13:42oui,
13:42je voulais vous poser la question
13:43d'ailleurs à tous,
13:44mais je commence par vous Sylvain.
13:46Ce mot de souveraineté,
13:47il vous plaît
13:48ou vous vous dites
13:49que c'est justement
13:50très opportuniste
13:51pour toute la tech française
13:52de surfer la pub ?
13:53Moi, j'utilisais
13:53l'autonomie stratégique avant.
13:55Donc, c'est un mot différent
13:56et je pense que le vrai mot,
13:57c'est l'indépendance
13:58finalement vis-à-vis
13:59des tiers extérieurs.
14:00Aujourd'hui,
14:01on évolue dans une zone
14:02géographique qui est l'Europe
14:03avec une certaine régulation
14:05et des lois communes.
14:07S'il se passe quelque chose
14:08en Europe,
14:09on est tenu d'obéir à la loi.
14:11Mais s'il se passe
14:11quelque chose ailleurs,
14:12aux Etats-Unis ou ailleurs,
14:13en fait, on voit
14:13qu'on perd notre indépendance.
14:15En fait, on n'a pas d'indépendance
14:16et on peut perdre nos services.
14:17Et pour moi,
14:17la souveraineté,
14:18c'est simplement
14:18ne pas perdre des services
14:19en cas de coup de calgon
14:21à droite à gauche.
14:22Oui, mais est-ce que c'est
14:22un argument
14:23que vous mettez en avant ?
14:24On est naturellement souverain.
14:26Donc, bien sûr,
14:26comme tout le monde aujourd'hui
14:28s'y attend,
14:29on en parle.
14:30Mais je pense que de toute façon,
14:31c'est une nécessité
14:32pour avoir des technologies
14:33qui peuvent perdurer sur le temps.
14:35Et notamment...
14:35Y compris sur la recherche,
14:36vous pensez que c'est vraiment stratégique ?
14:38Moi, je pense qu'encore plus
14:39puisque celui qui donne
14:41l'information
14:41qui est utilisée
14:42par tout le monde,
14:42c'est lui qui...
14:43Enfin, comme on dit,
14:44mauvaise data à l'entrée,
14:45mauvaise décision à la sortie.
14:47Donc, celui qui peut biaiser
14:48la data à l'entrée,
14:49c'est lui qui décide
14:50en fait ce que les gens pensent
14:51d'une certaine manière
14:51pour simplifier.
14:52Et donc, l'indépendance,
14:53ça garantit que
14:54on ne décide...
14:55Enfin, ceux qui décident
14:56ce qu'on pense,
14:57c'est autour de chez nous
14:58en tout cas,
14:58mais ce n'est pas à l'extérieur.
15:00Alors, on passe à Kyber.
15:02Jean-Baptiste Kempf,
15:03donc créateur,
15:04président de l'association
15:06Vidéolan,
15:06qui est connu
15:06pour son lecteur multimédia VLC,
15:09mais très focus désormais
15:11sur le projet Kyber.
15:12Oui, et puis,
15:13puisqu'on parle de souveraineté,
15:14là, je viens de finir
15:15trois ans étant CTO de Scalway,
15:17qui est donc un cloud provider
15:18souverain,
15:19où on a réutilisé un peu
15:20la façon de faire
15:22dans l'open source
15:23et en utilisant pas mal d'IA
15:25pour être capable
15:26d'avoir un scope de produits
15:27qui ressemble,
15:28ou en tout cas,
15:29qui s'approche
15:29à des hyperscalers américains
15:31ou chinois.
15:33Et là, c'est vrai
15:34qu'en ce moment,
15:34je commence à bosser
15:35sur Kyber.
15:36Est-ce que Kyber,
15:37c'est dans la lignée de VLC ?
15:39Est-ce que c'est
15:39une forme de continuité ?
15:42Kyber, c'est vraiment
15:42une stack logicielle
15:44pour contrôler
15:45n'importe quel type
15:45de machine à distance.
15:47Donc, c'est soit
15:47pour faire des robots,
15:50robots chirurgicaux,
15:51robots humanoïdes,
15:52il y en a plein en ce moment,
15:53on en discute beaucoup,
15:55un peu d'industriel,
15:57mais aussi,
15:57c'est des drones,
15:58des robots taxis
15:59qu'il va falloir contrôler,
16:02toutes les choses
16:03qui sont des machines
16:04qui vont être
16:04dans la vie de tous les jours,
16:06tu voudras au moins
16:07voir ce qu'elles font
16:07en temps réel,
16:08et puis comme elles sont
16:09dans la vraie vie,
16:10il faut que tu réagisses vite.
16:11La différence entre 100 millisecondes
16:12et une seconde
16:13quand tu es à 50 km heure,
16:15ça fait un vrai delta.
16:17Donc, c'est vraiment
16:17tout ce technos-là,
16:18c'est open source.
16:20Mais je disais dans la continuité
16:21parce que c'est un peu
16:22un outil,
16:24pour moi,
16:24VSC,
16:25c'est un outil universel,
16:26en fait,
16:27un lecteur média universel.
16:28Est-ce que là,
16:28l'idée,
16:29c'est aussi de créer
16:30un outil universel ?
16:32Non,
16:32parce que l'usage,
16:33il est moins fort,
16:34mais effectivement,
16:34c'est...
16:34qui marcherait
16:35avec n'importe quelle machine,
16:36n'importe quelle robot.
16:36Ça marcherait avec n'importe quelle machine,
16:37ça marche.
16:38Mais surtout,
16:38il y a un sujet,
16:39c'est l'équivalent
16:40d'un TeamViewer
16:41ou d'un Citrix
16:42qui est un vrai sujet
16:42de souveraineté
16:43parce que c'est...
16:44On ne se rend pas compte,
16:45mais les technologies
16:46qu'on appelle
16:46de bureau à distance,
16:48c'est 15 milliards
16:49de chiffre d'affaires mondial.
16:50C'est tout petit,
16:51tu vois.
16:52Donc, tu vois,
16:52tu as déjà juste un marché
16:53et ça,
16:53c'est une des sous-parties
16:55des marchés pour Kyber.
16:56Nous,
16:56on est vraiment sur
16:58ce que tu appelles
16:59du streaming
17:00de capteurs
17:01et de contrôles
17:02à distance.
17:03Donc, il faut faire du réseau,
17:04il faut faire du kernel,
17:05il faut être vraiment
17:06dans les couches basses.
17:07Mais aussi,
17:07il y a une application
17:08qui ressemble à TeamViewer
17:10qui va avec
17:11quand tu veux te connecter
17:12à des ordi à distance.
17:13Et c'est un vrai sujet aujourd'hui,
17:14c'est tous les cas
17:15où l'humain,
17:17la machine
17:17et d'ailleurs peut-être
17:18la puissance
17:19ne sont pas au même endroit.
17:24Et VLC...
17:25L'agent Twitter utilise VLC.
17:26Bon,
17:27j'ai l'impression
17:28que VLC,
17:28on a mis quand même
17:28beaucoup de temps
17:29à s'apercevoir
17:30que c'était français.
17:31Parce qu'on n'a jamais...
17:32Parce que tu vas sur le site web
17:33de Vidolan,
17:34il n'y a rien qui est en français.
17:34Ça fait un paquet d'années
17:35que je suis sur ce sujet
17:36et combien de fois
17:36on a dû mettre le plomb
17:37dans le site français,
17:38la photo de Jean-Baptiste Kemp
17:39et tout ça.
17:40C'est pire que les gens...
17:41Kyber,
17:41est-ce qu'il y a quand même
17:43la volonté d'affirmer ça
17:45comme une tech française ?
17:46Non.
17:46Pas plus ?
17:47Pas plus.
17:47De la même façon que
17:51quand tu vas sur les sites web
17:52de Vidolan,
17:53c'est à peine dit
17:53que c'est open source.
17:54En fait,
17:55les gens...
17:55Le but,
17:56c'est que les gens
17:57utilisent un truc
17:58parce que c'est mieux.
17:59Et ensuite,
18:00tu leur donnes...
18:01Ou si c'est équivalent,
18:02tu leur donnes
18:02le petit truc en plus
18:03qui est souverain,
18:04open source, français.
18:05Mais je n'ai pas de raison
18:06de le faire.
18:07C'est-à-dire que moi,
18:08VLC,
18:08c'est le meilleur logiciel
18:10de vidéo au monde.
18:12Je n'ai pas besoin
18:12de dire que c'est français.
18:13C'est juste,
18:13on est les meilleurs.
18:14Point, quoi.
18:15Et Kyber,
18:15aujourd'hui,
18:16on est state of the art,
18:17on fait de la latence
18:18plus faible que pas mal
18:19de GAFAM, etc.
18:20Je n'ai pas besoin
18:21d'aller dire
18:21que je suis français.
18:22Et qui sont les clients
18:24potentiels, alors ?
18:25Les clients,
18:26ça va être des gens
18:27qui fabriquent des voitures.
18:28Il y en a quelques-uns.
18:29Et puis,
18:29des voitures,
18:29il y en a un certain nombre.
18:31Le monde de la défense,
18:32parce qu'il y a un truc
18:33qui s'appelle des drones
18:34et des swarms de drones,
18:35enfin des estins de drones.
18:36Toutes les banques,
18:37les assurances,
18:38les grosses entreprises,
18:39les CAC 40
18:40qui font énormément
18:41de Citrix
18:41et ils ont un petit problème
18:42qui est le même problème
18:43que Citrix,
18:44que Cloudact,
18:45Patriotact,
18:46et tout ce que là.
18:49Ah bah oui,
18:50Open Source, etc.
18:51Et d'ailleurs,
18:52par exemple,
18:52l'ancien Health Data Hub
18:54qui s'appelle maintenant
18:54la plateforme de données de santé,
18:56qui donc était chez Azure,
18:57va passer chez Scalway.
19:00Et justement,
19:00un des gros sujets
19:01dans cette plateforme,
19:03c'est que les chercheurs
19:05puissent accéder aux données
19:06qui restent à distance
19:07dans un stylo de données,
19:09mais ne puissent pas
19:10extraire de la donnée.
19:11Et donc,
19:11une des façons justement,
19:12c'est de faire un système
19:13de bureaux à distance
19:14et notamment
19:15de bureaux à distance
19:16qu'on a chez Kyber
19:18qui est un bureau sécurisé
19:19en utilisant les technologies
19:20de vidéos,
19:21donc tu ne peux pas
19:21faire de recording,
19:22de screenshot, etc.
19:24Et comment ils s'en emparent ?
19:25Ils achètent des services premium ?
19:27Non, c'est de la licence.
19:28Ok, ils payent juste la licence,
19:29il n'y a pas de service
19:30pour l'instant proposé ?
19:31Évidemment,
19:32tu as une partie opérationnelle,
19:35intégration, support, etc.
19:36D'accord.
19:36Mais en fait,
19:36c'est une double licence
19:37open source et commerciale
19:38qui est à mon avis
19:39un modèle très fort
19:41et qui est nécessaire
19:43pour rattraper un peu
19:44toute la partie
19:45souveraineté logicielle
19:46en Europe.
19:47C'est qu'en fait,
19:48il va falloir,
19:48on a un gap
19:49quand même très très fort
19:50et utiliser ce qu'on a été
19:52capable de faire
19:53dans les technologies
19:55open source
19:55et les habitudes open source
19:56permet d'aller avancer
19:57beaucoup plus vite.
19:58Même quand on est 27
19:59et qu'on n'est pas tous d'accord,
20:00en fait,
20:01tu fais un socle commun,
20:02etc.
20:02Donc là,
20:03nous,
20:03on fait un truc,
20:03c'est open source.
20:05Donc on diffuse largement ?
20:06Largement.
20:07Si jamais tu veux l'utiliser,
20:09tout ce que tu fais
20:09est open source.
20:11Si jamais tu es d'entreprise,
20:11tu dis,
20:12moi,
20:12je n'ai pas envie
20:12que ce soit open source,
20:13très bien,
20:13à côté,
20:14tu as une licence commerciale
20:15qui te permet
20:15de t'affranchir
20:17des obligations open source.
20:18Donc c'est,
20:19tu permets aux gens
20:20qui ont de l'argent
20:21de contribuer,
20:23d'utiliser
20:24et d'avoir une solution
20:26souveraine
20:26qui déploie comme il veut
20:27on-prem,
20:28on-cloud,
20:29etc.
20:29Et de l'autre côté,
20:30avoir des gens
20:31en open source
20:31qui vont développer tout ça.
20:33Et je pense que
20:34ce modèle de double licence
20:35dans l'open source
20:36qui était un modèle
20:36qu'on ne voyait un peu,
20:38pas beaucoup
20:38puisqu'on avait surtout
20:39un modèle open core
20:40et extension
20:42et pour plein de raisons,
20:43c'est un modèle
20:44qui est compliqué aujourd'hui
20:45quant à l'IA.
20:45Je pense que ce modèle
20:46de double licence
20:47il est bénéfique pour tous.
20:49Vous ne voulez pas,
20:50soit vous contribuez
20:51à l'open source,
20:52vous utilisez la version open source,
20:53soit vous ne voulez pas
20:54vous payer
20:55pour ne pas,
20:55pour vous affranchir
20:57de ce besoin.
20:58Alex,
20:59Alexandre Zapolsky,
21:00président,
21:00fondateur de l'Inagora.
21:02Une réaction là-dessus
21:04peut-être déjà
21:04avant de parler
21:05de l'Inagora ?
21:06Je rêverais
21:07qu'il ouvre le capital
21:08de Khyber
21:09parce que je pense
21:09que ça va cartonner
21:11mais quand on connaît
21:12le parcours de Jean-Baptiste,
21:13voilà,
21:13tout ça ne serait pas
21:14très étonnant.
21:14Non, ce que j'aime bien
21:15c'est que Jean-Baptiste
21:16il dit avec ses mots
21:18à lui
21:20ce qui est nous
21:21notre quotidien
21:22depuis un quart de siècle
21:23et il est en train
21:24de valider la thèse
21:25que le modèle open source
21:27aujourd'hui
21:27c'est le bon modèle
21:28quand on veut affronter
21:29les géants américains.
21:31il n'y a pas d'autre modèle
21:32honnêtement.
21:33Si on joue
21:34les mêmes règles du jeu
21:35que les américains
21:36qu'on fait du soft propriétaire
21:38qu'on aille
21:39qu'on essaie de faire
21:40des levées de fonds
21:40etc.
21:41on sera toujours
21:42ce n'est pas un cran derrière
21:43ce n'est pas dix cran derrière
21:45c'est cent cran derrière
21:47et je ne dis pas
21:48bon moi je ne souhaite
21:49que du succès
21:49à tous les entrepreneurs français
21:51mais ma conviction profonde
21:53et parce que c'est ce que
21:55je mets en oeuvre
21:55quotidiennement
21:56depuis un quart de siècle
21:57c'est que
21:59en jouant le même jeu
22:00que les américains
22:01on n'y arrivera pas
22:02et donc bon courage
22:03à nos collègues de Mistral
22:04mais en jouant
22:06comme en fait
22:07open AI
22:08comme
22:09avec les mêmes règles
22:10finalement
22:11avec les mêmes règles
22:11ils n'y arriveront pas
22:13ça c'est ma conviction
22:14en fait profonde
22:14je leur souhaite
22:15d'y arriver
22:15parce que vous vous attaquez
22:16les logiciels d'entreprise
22:18notamment les suites
22:19logicielles collaboratives
22:20vous attaquez quand même
22:21aux mastodontes
22:22en matière de logiciels
22:24en face de vous
22:25Microsoft Google
22:26voilà
22:27Microsoft 365
22:28Google Workplace
22:29avec 2KI
22:30c'est du solide
22:31donc comment est-ce que
22:32on s'attaque
22:33à ce sujet là
22:35par l'open source
22:36de manière à réussir
22:38à convaincre
22:38parce que vous
22:39vous parlez d'un quart de siècle
22:40donc avant
22:41bien avant
22:42les questions de souveraineté
22:43d'indépendance
22:44de présidence
22:46de Donald Trump
22:46et tout ça
22:47comment est-ce que
22:47vous avez réussi
22:48à convaincre
22:49c'est quoi l'argument
22:50clé
22:51chez l'inagora
22:52finalement
22:52la constance
22:55quand vous dites
22:56depuis 26 ans
22:58que
22:58une troisième voie
23:00est possible
23:01et quand tout le monde
23:02se rend compte
23:03que cette troisième voie
23:04elle est non seulement
23:04possible
23:05mais elle est nécessaire
23:06naturellement
23:07les gens pensent à vous
23:08il n'y a personne
23:08aujourd'hui en France
23:09je pense
23:10qui pense open source
23:12souveraineté
23:13et qui ne pense pas
23:13à l'inagora
23:14et il y a eu une décision
23:15quand même
23:15au niveau du numérique
23:16de l'état
23:17de travailler
23:17avec l'open source
23:19oui indéniablement
23:20vous avez vu cette stratégie
23:21évoluer là
23:21sur l'open source
23:23en termes de choix politique
23:25mais oui
23:26c'est évident
23:28et ça fait
23:29tu avais quand même
23:30toute la partie
23:30qui a commencé
23:31autour de Etalab
23:33Henri Verdier
23:33etc
23:35une ouverture des données
23:36il y a beaucoup de choses
23:36qui ont été faites
23:37il y a énormément de choses
23:38qui ont été faites
23:38à la DINUM
23:40de centraliser le numérique
23:41pour tout l'état
23:42de développer des logiciels
23:43et ça continue aujourd'hui
23:45moi je suis membre
23:46de l'European Open Source Academy
23:47au niveau européen
23:50la bataille de l'IA
23:51c'est la bataille
23:51de l'open source
23:52et de la souveraineté
23:53c'est lié
23:54le paquet de souveraineté technologique
23:56il fait le lien
23:58ce qui est sûr
23:59c'est que pour rattraper
24:00au niveau logiciel
24:01on ne peut pas le faire
24:02sans l'open source
24:03oui c'est ce que
24:04dit Alexandre aussi
24:06mais est-ce que
24:07cet argument aujourd'hui
24:08fait que les portes
24:08elles s'ouvrent encore plus facilement
24:09en disant on est open source
24:10incroyable
24:11non mais Delphine
24:12c'est
24:13il y a
24:13un avant Trump
24:15un après Trump
24:16il y a vraiment
24:17non mais on vit
24:19on fait plein de marketing
24:20depuis que Trump est là
24:21non mais moi
24:22je suis au volant
24:22en fait
24:23du
24:24alors Steve
24:25dit qu'il faut faire du marketing
24:26les français
24:27on doit être meilleur
24:28oui oui il faut
24:29il faut mais
24:30il y a vraiment
24:31une accélération
24:32en fait on le sent
24:32c'est très très fort
24:33mais en France
24:34mais pas qu'en France
24:35moi je viens de gagner
24:36en fait un marché
24:37dans un pays d'Asie
24:40assez éloigné
24:40en fait de la France
24:41les gens ont fait le choix
24:43on ne peut pas donner
24:44le nom de ce pays
24:45on est en train de recevoir
24:46la notification
24:47on sait que c'est gagné
24:48on n'a pas encore la notification
24:49c'est un marché public
24:50je fais attention
24:51avec ces choses là
24:52mais c'est un gouvernement
24:54je vais raconter l'histoire
24:54un gouvernement
24:55qui utilise en fait
24:56une messagerie
24:57soit disant open source
24:59américaine
24:59je vais te dire
25:00c'est du Zimbra
25:01c'est dépassé etc
25:02ils veulent absolument en changer
25:04pourquoi ils veulent en changer
25:05ils ne veulent pas
25:06ni de solution américaine
25:07ni de solution chinoise
25:09ni de solution russe
25:10c'est un pays
25:11qui est proche
25:11en fait
25:12des pays
25:12ex-blocks soviétiques
25:13et donc le fait
25:14qu'on soit européen
25:15et français
25:16ça les intéresse tout à fait
25:18et qu'est-ce qu'ils font
25:18ils font leurs recherches
25:19sur internet
25:20ils regardent
25:20quelle est la meilleure solution
25:21de messagerie
25:22aujourd'hui
25:23il y a un serveur de messagerie
25:25qui s'appelle James
25:26qui est le serveur de messagerie
25:27de la fondation Apache
25:28il se trouve que nous
25:28on est le lead dev
25:29de James
25:30depuis maintenant 10 ans
25:31et donc
25:32qu'est-ce qu'ils font ?
25:33ils poquent
25:34ils vérifient que ça correspond
25:35à leurs besoins
25:36ils regardent
25:36quelle est la société
25:38qui peut les accompagner
25:39ils prennent contact avec nous
25:40ils nous disent
25:40on est ce pays-là
25:42j'allais dire en fait
25:42le nom du pays
25:43est-ce que ça vous intéresserait
25:45de bosser avec nous
25:46parce que c'est quand même
25:46très loin
25:47ça ne parle pas français
25:48ça ne parle pas vraiment anglais
25:49là-bas
25:49on leur dit
25:50écoutez pas de problème
25:51mais alors trouvez-nous
25:51un l'inagora local
25:52pour pas que
25:53voilà parce qu'on ne va pas
25:54se retrouver nous
25:55en frontal avec vous
25:56et puis si vous voulez
25:57construire votre souveraineté numérique
25:58faites-le avec un acteur local
25:59ils nous le trouvent
26:00on s'entend bien sûr
26:01comme Q et Chemise avec eux
26:03parce qu'on partage
26:03le même ADN open source
26:04on répond à l'appel d'offres
26:06on le gagne
26:06et ça pour moi
26:08c'est ce qu'il faut
26:09qu'on arrive à multiplier
26:11c'est-à-dire que l'offre française
26:13elle fait du sens
26:14à l'international
26:15à l'export
26:16il y a beaucoup de pays
26:17moi je m'occupe
26:18de la partie export
26:19du CSF
26:20du comité stratégique
26:21de filière
26:21logiciel et services numériques
26:23de confiance
26:23on est sans arrêt sollicité
26:24par tout un tas de pays
26:26grosso modo
26:26quasiment tous les pays
26:28sauf Amérique
26:29et Chine
26:30qui veulent en fait
26:32co-construire
26:32leur souveraineté numérique
26:33et ça c'est aussi supporté
26:36tu parlais en fait
26:36de ce qui a été fait
26:38par la commission européenne
26:39qui est game changer aussi
26:41la commission européenne
26:42qui enfin utilise
26:43les mots
26:44souveraineté numérique
26:45on se cache plus
26:45derrière son petit doigt
26:46on dit pas
26:47on n'a plus la souveraineté
26:48numérique compteuse
26:49ça y est
26:50c'est un truc admis
26:51alors on l'appelle
26:51comme on veut
26:52Tony mais stratégique
26:53indépendance technologique
26:54mais allons-y
26:54souveraineté numérique
26:55c'est le mot qu'on utilise tous
26:57donc utilisons-le
26:58et derrière
26:59c'est de l'argent
27:00j'ai choisi indépendance tech
27:01mais bon
27:02c'est de la gouvernance
27:03c'est tout ça
27:04attends
27:04mais
27:05ce qu'on ne voit pas arriver en France
27:07c'est ce qui se passe
27:08ailleurs dans le monde
27:09et notamment aux Nations Unies
27:11il y a
27:1215 jours
27:12j'étais à New York
27:13encore une fois
27:14on était très peu
27:14il y avait 4 français
27:15sur 1500
27:15donc c'est sûr qu'il y en a peu
27:17qui reportent
27:17ce qui est en train de se passer
27:18là-bas
27:18les Nations Unies
27:20ils ont mis en place
27:20un Digital Compact
27:21dans lequel
27:22le cœur de la stratégie
27:23c'est Digital Common
27:25Open Source
27:25et ça c'est en train d'irriguer
27:27toutes les agences
27:28des Nations Unies
27:29qui sont partout
27:29en fait dans le monde
27:30tous les pays
27:31qui sont en demande
27:32de financement
27:33etc
27:33ils doivent inclure
27:34dans leur cahier des charges
27:35ce type d'approche
27:36et donc tu vas voir
27:37en fait que le monde entier
27:38va dire
27:39Open Source
27:40Common Numérique
27:41et là
27:41en France
27:42il se passe un truc
27:44qui est la Caisse des dépôts
27:45et consignations
27:45formidable président
27:46Olivier Sichel
27:47ils mettent en place
27:48un truc qui s'appelle
27:49Eurocommons
27:50et donc l'idée
27:51c'est de bâtir
27:51la souveraineté numérique
27:52européenne
27:53sur la base de communs numériques
27:55avec les Français
27:56avec les Allemands
27:56avec le monde
27:57Merci
27:58Alexandre Zapolsky
27:59on arrive à la fin de l'émission
28:00fondateur président de l'Inagora
28:02Jean-Baptiste Kemp
28:03pour VLC Kyber
28:04Sylvain Perronnet
28:05pour Ibu
28:06Boris Lecoeur
28:07pour Cointe
28:08Shadow
28:08enfin voilà
28:09Symphonium
28:10merci à tous
28:10de nous avoir suivis
28:12et oui ça passe très vite
28:12Smartech
28:13on se retrouve très vite
28:15rassurez-vous
28:15sur la chaîne Bsmart
28:16Sous-titrage Société Radio-Canada
28:20Générique
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