- il y a 2 jours
Les débats de l'été avec Jacques Gauchy, Bruno Ménard
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:06Bonjour à tous, bonjour à toutes, soyez les bienvenus pour 3h de discussion, de conversation, d'échange, de débat, d
00:12'altercation peut-être même.
00:13Soyons fous, un peu de folie, tiens, en ce mercredi 15 juillet, vous pouvez bien sûr vous installer autour de
00:18la table avec votre café, vous êtes sur la route, vous avez un téléphone.
00:21Alors attention, quitte main libre, bien sûr, mais il y a un numéro à composer quand même, c'est le
00:240826 300 300, c'est le camarade Manu qui vous attend au standard.
00:28Et vous allez pouvoir nous joindre durant ces 3h d'émission si vous voulez réagir, nous interpeller, passer un coup
00:34de coeur ou un coup de gueule, ça arrive, il n'y a pas de soucis.
00:36De quoi on va causer par rapport à l'actualité ? C'est une nouvelle qui est tombée hier, c
00:40'est le Premier ministre Sébastien Lecornu qui souhaite saisir le Conseil constitutionnel par rapport au vote concernant la fin de
00:47vie.
00:48La question qu'on va se poser ce matin, on ne va pas rentrer dans la popole, on ne va
00:50pas rentrer dans les inquiétudes des uns et des autres.
00:53En revanche, une question se pose, est-ce qu'on peut vraiment faire confiance à l'État quand il s
00:57'agit de mourir dans la dignité ?
00:59Dans le sens où est-ce qu'il est vraiment possible de mourir dans la dignité ? Est-ce que
01:02vous, cette loi vous rassure ? Est-ce qu'elle vous inquiète ?
01:05Est-ce que vous comprenez ceux qui veulent s'empresser d'une certaine manière de pouvoir donner, aider certaines personnes
01:12à donner la mort ?
01:13Ou est-ce que vous êtes inquiet des dérives que cela peut provoquer ? Et même peut-être de la
01:17vision que cela provoque un État qui donne la mort, n'est-ce pas un peu étrange ?
01:20Vous viendrez en parler avec nous au 0826 300 300. La Légion d'honneur, hier 14 juillet, on a eu
01:26la liste, et elle est large cette liste aujourd'hui de personnalités qui reçoivent la Légion d'honneur.
01:30On passe par Nathalie Portemal, l'actrice américaine, par Christine Lagarde qui est la directrice de la Banque Centrale Européenne,
01:36ou encore, par exemple, Richard Malka, avocat, connu et reconnu. Aujourd'hui, quand on voit les personnes qui l'ont,
01:42que ce soit des actrices, des chanteurs, des acteurs, peu importe,
01:45est-ce que la Légion d'honneur est devenue le gadget du pouvoir ? Est-ce qu'on ne la
01:50donne pas désormais à n'importe qui ?
01:52Ou quand même, il faut se rappeler que c'est une haute distinction nationale française créée par Napoléon Bonaparte en
01:571802, c'est censé récompenser le mérite, le civisme, le courage,
02:01et quoi qu'on en pense, quand on décore des personnalités comme celle-ci, ça participe aussi au rayonnement de
02:06la France.
02:06Venez nous donner votre avis au 0826 300 300.
02:09Et puis, on va causer lecture. Tiens, peut-être que vous êtes sur la route des vacances, peut-être que
02:13vous avez eu l'opportunité d'en prendre,
02:15de partir sur un petit bout de paradis en France et que vous avez amené quelques bouquins à table, ou
02:19en tout cas dans vos valises.
02:21La question qu'on se pose, c'est est-ce qu'on peut encore sauver la lecture en France ?
02:24Parce qu'on voit, le marché ne se porte pas très bien,
02:26mais il y a une initiative rassurante, figurez-vous, un concept qui vient des États-Unis,
02:30qui s'installe tout doucement en France dans les grandes villes.
02:32Ça s'appelle les, pardonnez-moi mon accent anglais, les Reading Party, les Reading Party en bon français.
02:37Donc, c'est en tout cas des réunions de gens qui s'installent, qui se retrouvent pour lire,
02:41et puis éventuellement après pour se rassembler, pour débriefer de leur lecture, pour évoquer les dernières pages qu'ils ont,
02:46bref, partager un peu le livre qu'ils ont entre les mains.
02:49Est-ce une bonne initiative ? Est-ce que c'est comme ça qu'on va récupérer ceux qui ont
02:52abandonné la lecture ?
02:53Eh bien, vous viendrez avec nous en discuter au 0826 300 300.
02:57Pour le moment, il est 10h07, notre premier fait du jour.
03:02Et alors qu'il est 10h07 sur Sud Radio, notre premier fait du jour,
03:06en réalité, va s'intéresser à une liste d'abandons.
03:09C'est malheureusement un lot quotidien à chaque fois.
03:12Chaque été, on s'aperçoit que des personnes, tout simplement,
03:18abandonnent leurs animaux de compagnie partout en France.
03:21Bonjour Jacques Gauchy.
03:22Oui, bonjour.
03:23Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
03:26Vous êtes le président de la SPA.
03:28Fin juin 2026, et c'est un chiffre hallucinant,
03:31les refuges que vous gérez comptaient près de 7500 animaux,
03:35en hausse par rapport, évidemment, à l'an dernier.
03:37Et on ne fait que l'entendre depuis quelques heures maintenant.
03:40C'est vrai que cet été, c'est un chiffre et, on va dire, un mouvement.
03:45Oui, les abandons d'animaux sont vraiment de plus en plus nombreux.
03:48Alors, en fait, c'est un peu plus compliqué que ça.
03:52Nous avons effectivement, depuis le début de l'année,
03:55plus de 10% d'animaux à prendre en charge dans nos refuges.
03:59Et notre inquiétude, c'est que l'été commence à peine
04:02et nous allons bien sûr avoir l'épisode des abandons.
04:06Alors, c'est essentiellement des chatons.
04:10Vous savez qu'en fait, et c'est ça que les gens ne savent pas,
04:14un couple de chats, en 4 ans, s'ils sont tous viables,
04:20en font près de 21 000.
04:22Donc, oui, en fait, ce qui se passe,
04:26c'est que des gens sont débordés par cette prolifération.
04:30On retrouve devant la porte de nos chenilles
04:32des petits cartons dans lesquels il y a des portées.
04:35Parfois, ils ne sont pas sevrés.
04:37Donc, heureusement, nous avons des familles d'accueil provisoire
04:40et des bénévoles qui les prennent en charge.
04:43Et ensuite, il faut qu'on les passe à l'adoption.
04:45Et puis, il y a également une recrudescence.
04:48Alors, il faut être prudent parce qu'il y a de plus en plus de maltraitances.
04:53Mais ce n'est pas forcément parce que les gens maltraitent plus les animaux.
04:56C'est que nous avons, nous, dans nos réseaux,
04:58des enquêteurs qui sont sur le territoire
05:01et qui, donc, sont informés de maltraitances.
05:03Il y a plus de signalements.
05:04Ça ne veut pas dire qu'il y a forcément plus de maltraitances.
05:06C'est juste que, grâce à vos méthodes, vous les repérez davantage.
05:10Exactement.
05:11C'est ça.
05:11Donc, il faut faire attention, effectivement, aux chiffres.
05:14Alors, c'est vrai que les gens sont souvent aussi débordés
05:18par la prolifération d'animaux chez eux.
05:20Il faut savoir que les animaux,
05:23les gens ne se rendent pas compte que quand ils prennent des animaux,
05:25ça a un coût.
05:26Un chien...
05:27Oui, le vétérinaire, que ce soit parfois aussi l'alimentation,
05:31certains équipements en fonction des situations.
05:33Oui, c'est un choix de vie.
05:34Forcément, ça demande un peu d'argent pour l'assumer.
05:37Absolument.
05:37Un chien, c'est environ 1 000 euros par an.
05:40Un chat, c'est environ 780 euros par an.
05:44Donc, c'est un coût.
05:44Et nous avions fait, l'an dernier,
05:47avec un cofinancement de la fondation Affinity et la SPA,
05:51nous avons fait une étude sur les causes de l'abandon.
05:54Et dans les causes de l'abandon...
05:55C'est ce que j'allais vous demander.
05:56Outre les causes de l'abandon,
05:57c'est vrai que c'est toujours ahurissant
05:58quand on découvre, là, au cœur de l'été,
06:00une hausse des abandons.
06:01Donc, outre les raisons que vous allez nous donner dans un instant,
06:04c'est quoi ?
06:04On part en vacances et on s'aperçoit que c'est un peu compliqué.
06:06Le chien qui tire la langue dans la voiture,
06:08à transporter sur un lieu de vacances,
06:10un chat qu'il faut transporter dans un carton
06:12qui miaule peut-être pendant 5 heures de trajet ?
06:14Il y a sans doute ce cliché,
06:16mais il n'y a pas que ça.
06:17Il y a en fait, dans notre étude,
06:20nous avons identifié,
06:21la cause essentielle,
06:22c'est la perte de mobilité,
06:25l'incapacité de pouvoir conduire à ce que je disais,
06:28par la vieillesse.
06:29Et puis, il y a ensuite l'aspect rupture familiale,
06:34c'est assez important,
06:36et puis des fidélités financières,
06:37et on vient de le voir au niveau du coût.
06:39Alors maintenant, le problème, c'est aussi...
06:40Quand vous parlez simplement, Jacques Gauchy,
06:42en rappelant que vous êtes président de la SPA,
06:43quand vous parlez des ruptures familiales,
06:45c'est-à-dire des situations familiales qui éclatent,
06:47c'est ça ?
06:47Une séparation, un divorce, c'est ça ?
06:50C'est exactement ça, c'est ça.
06:54Le problème qui se pose,
06:57c'est...
06:58Il y a aussi, heureusement,
07:00heureusement, nous avons ce qu'on appelle
07:01l'abandon volontaire.
07:03Les gens se rendent compte
07:05qu'ils ne peuvent plus s'occuper de leur animal,
07:07et ils viennent nous l'apporter.
07:08Ça, la démarche est plus vertueuse, déjà.
07:11Mais pour l'essentiel, c'est ça.
07:12Mais on lutte contre ce qu'on appelle
07:14l'achat compulsif.
07:18C'est ce que j'allais vous poser.
07:19Est-ce que ce n'est pas aussi l'occasion
07:20de rappeler, alors qu'au cœur de l'été,
07:22on le sait toujours,
07:23il y a une multiplication de ce type d'actes
07:24assez haut dur,
07:25est-ce qu'il ne faut pas rappeler
07:27ce que engendre réellement
07:28le choix d'un animal de compagnie chez soi ?
07:31C'est-à-dire que, oui, ça va prendre du temps,
07:33oui, ça va parfois être des moments
07:35un peu plus pénibles,
07:35oui, ça va demander des coûts,
07:36oui, ça va demander de l'attention.
07:38Ce n'est pas uniquement...
07:39Enfin, je veux dire,
07:39on n'achète pas un gadget en ligne, là.
07:41C'est exactement ça.
07:43Nous avons réussi à faire interdire
07:46la vente dans les animaleries.
07:49Mais là, c'est peut-être un petit peu
07:51ce qu'on aurait dû y penser.
07:53On a oublié les foires et salons
07:56de chiots et de chats.
07:57Et là, c'est...
07:59Les gens, effectivement,
08:00conviennent.
08:01Oh, il est joli, il est joli.
08:02Et ils ne se rendent pas compte
08:03qu'après, d'abord,
08:04les chiens, suivant leur taille,
08:06quand ils sont petits,
08:07ils sont petits,
08:07mais ils peuvent devenir très, très gros.
08:09Et puis, après,
08:11les chats ont leur caractère.
08:13Il y a des chats qui sont compatibles
08:14à l'enfant,
08:15d'autres qui ne le sont pas.
08:16Donc, tout ça, c'est l'éducation
08:18qu'il faut faire.
08:19On parle depuis tout à l'heure,
08:20Jacques Gauchy,
08:20des abandons d'animaux.
08:22Je rappelle qu'il y a une loi
08:23qui encadre tout ça
08:24et que c'est un délit,
08:25l'abandon d'un animal,
08:26c'est un délit passible
08:27de trois ans d'emprisonnement
08:28et de 45 000 euros d'amende.
08:30J'imagine que parfois,
08:31il vous arrive de suivre
08:33certains dossiers d'abandon
08:34comme ceux qu'on peut évoquer
08:36régulièrement dans l'actualité.
08:37Est-ce que cette loi
08:38est suffisamment évoquée
08:39ou là aussi,
08:39on s'aperçoit que certes,
08:40dans le texte,
08:41c'est un peu rude ?
08:42Mais alors que quelqu'un
08:42qui abandonne son chien
08:44sur une bretelle d'autoroute,
08:46bon, finalement,
08:47il prendra quelques mois
08:48avec sursis,
08:48on n'en parle plus.
08:51Alors, c'est un peu
08:52plus compliqué que ça.
08:53Je pense que les sanctions
08:55sont bien proportionnées.
08:57Le problème,
08:58c'est qu'il faut les attraper,
08:58les gens.
08:59La personne qui veut
09:00aborder son animal,
09:01il ne va pas le faire
09:03publiquement.
09:03Donc, je n'ai pas
09:05de statistiques,
09:06mais il faudrait voir
09:06avec les gendarmes
09:07et la police.
09:08Mais je pense que
09:09c'est assez rare.
09:11de pouvoir trouver
09:13le délinquant
09:14et le punir.
09:15Mais sinon,
09:16au niveau des peines,
09:18elles sont sévères.
09:20Donc,
09:20il n'y a pas la peine
09:21de les remonter.
09:22En plus,
09:23il est possible
09:24que les gens
09:24qui pratiquent
09:26les abandons
09:26ne sont pas solvables.
09:28Donc, non,
09:28je pense que c'est
09:29la difficulté
09:31d'arriver à prendre
09:32sur le fait
09:32la personne qui abandonne.
09:34Jacques Gauchy,
09:35vous êtes président de la SPA.
09:36Votre association
09:37gère un réseau
09:37assez immense.
09:38Vous avez plus de 64 refuges,
09:4012 dispensaires,
09:41et vous vous appuyez
09:42sur un réseau
09:42excessivement solide
09:43de 7000 bénévoles
09:44et 830 salariés.
09:46Ma question,
09:46elle est simple
09:46pour les quelques secondes
09:48encore qui nous restent
09:48dans notre conversation,
09:49Jacques Gauchy.
09:49Pour tous ceux
09:50qui sont en train
09:50de nous entendre,
09:51qui ont une véritable
09:52petite passion
09:53pour les animaux,
09:54j'imagine qu'ils aimeraient
09:54apporter de l'aide
09:55dans cette période
09:56où les abondances multiplient,
09:57comment ils font
09:58pour vous rejoindre
09:59s'ils en ont envie ?
10:00Alors, c'est très très simple.
10:01Il y a le site,
10:03c'est la-du-6-spa.fr.
10:06Dessous,
10:06il y a toutes les indications.
10:07Je vous rappelais en plus
10:08qu'on peut faire des dons,
10:10même minimes.
10:11Et ensuite,
10:12on peut très facilement
10:14contacter dans sa région
10:15via ce site
10:17le refuge
10:18pour se présenter
10:19comme bénévole.
10:21et même à la limite aussi
10:23avec une formation minimale
10:24comme délégué enquêteur.
10:27Il y a des moyens
10:28d'apporter son soutien
10:29quand de temps en temps
10:30on le souhaite.
10:31Ça, c'est bien noté.
10:31Merci beaucoup,
10:32Jacques Gauchy,
10:32président de l'ASPA,
10:33d'avoir été avec nous ce matin
10:34et en cette période
10:35où on cause bien sûr
10:36beaucoup de la canicule,
10:36beaucoup d'incendies,
10:38beaucoup des départs en vacances
10:39avec parfois un ton de légèreté.
10:40Il ne faut pas oublier
10:41que pour certains,
10:41c'est un prétexte
10:42pour commettre cet acte odieux,
10:43c'est-à-dire
10:44abandonner certains animaux.
10:45Mais vous l'avez entendu,
10:46c'est un sujet
10:47qui vous interpelle,
10:47vous avez envie
10:48de proposer votre aide,
10:49mais ça tombe bien,
10:50vous allez sur le site
10:50de l'ASPA,
10:51vous avez entendu
10:52un même sans diplôme,
10:53même sans compétence
10:55entre parenthèses reconnue,
10:56mais vous pouvez donner
10:57un coup de pouce
10:57à cette association,
10:58l'ASPA,
10:59si vous aimez les animaux,
11:00c'est toujours l'occasion,
11:01ça fera la bonne action de l'été.
11:02Il est 10h15 sur Soudradio,
11:03dans un instant,
11:04je vous le disais,
11:05un contexte toujours
11:06extrêmement sévère,
11:07de canicules,
11:08d'incendies,
11:08avec des pompiers
11:09qui sont sur le terrain,
11:10beaucoup de pompiers,
11:11près de 32 000 hectares de forêt,
11:17même un cadre,
11:17il faut savoir que la plupart
11:19des pompiers sur le terrain
11:20sont volontaires,
11:21mais il n'y en a pas
11:22quelques-uns des volontaires,
11:23ils sont près de 80%
11:25des effectifs actuellement
11:26en luttant contre les flammes,
11:28c'est 80% de volontaires.
11:30On sera avec Bruno Ménard
11:31dans un instant,
11:31qui est le secrétaire général
11:32du syndicat général,
11:33du syndicat des sapeurs-pompiers-volontaires,
11:35il va nous expliquer que,
11:36oui, aujourd'hui,
11:37si les pompiers sont sur le terrain,
11:39c'est grâce aux volontaires,
11:40c'est grâce à des jeunes,
11:41et en plus,
11:41il va passer un coup de gueule
11:43parce que vous n'avez même pas idée
11:44de combien ils sont payés
11:46pour être directement sur le front,
11:48face aux flammes,
11:48et gâcher leur été
11:49pour essayer de sauver
11:50certaines parties du territoire.
11:51Vous allez tomber de votre chaise.
11:52A tout de suite sur Sud Radio.
11:54Sud Radio.
11:57Sud Radio.
11:58Les débats de l'été,
12:0010h-13h,
12:01Maxime Liedot.
12:02Il est 10h20 sur Sud Radio,
12:04la suite de nos faits du jour.
12:05On s'est intéressé à cette hausse
12:07qui est malheureusement une marotte
12:09dans l'actualité
12:09à partir du moment
12:10où on rentre dans cette période d'été.
12:12Cette marotte,
12:12c'était l'abandon des animaux.
12:13On en a discuté il y a quelques instants
12:14avec le directeur de la SPA.
12:16Cette fois-ci,
12:17on va s'intéresser
12:18à ceux qui sont sur le terrain,
12:19qui se battent actuellement
12:20par la chaleur,
12:21au milieu des flammes,
12:22pour tenter de sauver
12:23une forêt,
12:24des habitations,
12:25des parcelles de terrain,
12:26des maisons dans le sud.
12:27Ce sont nos pompiers.
12:28Est-ce que vous savez
12:28qu'actuellement,
12:29alors que 32 000 hectares de forêt
12:31sont partis en fumée
12:31depuis le début de la saison 2026,
12:34tous les pompiers
12:34ou une majorité des pompiers
12:35sur le terrain
12:36sont des volontaires ?
12:38Le chiffre,
12:38il est effarant.
12:3980% des effectifs
12:41actuellement
12:41sont des sapeurs-pompiers volontaires.
12:44Bonjour Bruno Ménard.
12:46Bonjour.
12:47Merci beaucoup
12:48d'être avec nous ce matin.
12:48Vous êtes le secrétaire général
12:49du syndicat
12:51des sapeurs-pompiers volontaires.
12:52Je le disais,
12:5380% des sapeurs-pompiers
12:55sont volontaires.
12:56Ça représente
12:57près de 200 000 soldats du feu.
12:59C'est clairement
12:59vous,
13:00aujourd'hui,
13:01qui tenez
13:02d'une certaine manière
13:03le front
13:03face aux flammes
13:04et face aux périodes
13:05extrêmement difficiles
13:06que nous connaissons cet été.
13:09Bien sûr.
13:10Les sapeurs-pompiers volontaires,
13:11comme vous le dites,
13:12c'est 80% des effectifs
13:13en France
13:13et c'est également
13:1567 à 68%
13:16des interventions.
13:18Ça veut dire que
13:19deux fois sur trois,
13:20quand vous croisez
13:21un pompier
13:21en intervention,
13:22c'est involontaire.
13:23Sans nous,
13:24le système de sécurité civile
13:25s'effondre.
13:26Mais c'est quand même
13:27ça qui est hallucinant.
13:29C'est-à-dire que
13:29quand on a eu envie
13:30de faire le sujet
13:30dans la rédaction,
13:31on en a parlé tous ensemble
13:32et c'est presque,
13:33quand je voudrais dire ça,
13:36inenvisageable,
13:36inouï de se dire
13:37qu'aujourd'hui,
13:37la plupart des personnes
13:38sur le terrain
13:39sont de jeunes
13:40sapeurs-pompiers volontaires.
13:42C'est-à-dire que
13:42tout ce qu'on voit
13:43à la télévision,
13:44les images assez extraordinaires,
13:46parfois effrayantes,
13:47ça tient sur vous,
13:48ça tient sur une poignée
13:48de volontaires.
13:51Ça tient sur nous,
13:53en effet.
13:54Un sapeur-pompier volontaire,
13:55pour bien expliquer
13:56ce que c'est réellement,
13:57c'est un homme,
13:58une femme,
13:58qui a un emploi à côté,
14:00qui est salarié,
14:01ouvrier,
14:01étudiant,
14:02chef d'entreprise,
14:03chômeur,
14:05et qui a pris
14:06un engagement citoyen,
14:08volontaire et bénévole,
14:09pour aider la population.
14:10C'est ça,
14:11un sapeur-pompier volontaire
14:12en France.
14:12Bruno Ménard,
14:13est-ce qu'on peut,
14:14dans la suite
14:14de ce que vous venez de dire,
14:15est-ce qu'il y a un peu
14:16un portrait robot aujourd'hui,
14:18par exemple,
14:18du sapeur-pompier volontaire ?
14:19Est-ce qu'on sait
14:20qu'il a,
14:20je ne sais pas moi,
14:21est-ce que c'est plus facilement
14:22un homme,
14:23plus facilement une trentaine d'années,
14:24plus facilement jeune,
14:25ou vous avez vraiment
14:26toute la population
14:27qui décide de s'engager
14:28derrière votre tenue de pompier ?
14:30Alors,
14:31toute la population
14:32aimerait s'engager
14:33derrière la tenue de pompier,
14:34par contre,
14:34toute la population
14:35ne peut pas le faire.
14:36Ce qu'on sait,
14:37par exemple,
14:38c'est que
14:39trois pompiers volontaires
14:40sur quatre
14:40sont des hommes.
14:42Pourquoi ?
14:43Parce qu'une femme
14:44qui a des enfants
14:47en bas âge ou pas,
14:48va rester plus facilement
14:50garder les enfants
14:52qu'un homme.
14:53Attention,
14:53ce n'est pas sexiste,
14:54ce que je dis,
14:55c'est une réalité.
14:57C'est factuel.
14:58Moi, je pense qu'il faudrait
14:59plus de femmes
15:00dans le corps
15:01des sapeurs-pompiers,
15:02comme il faudrait
15:02plus de profils
15:05diversifiés.
15:05Il faudrait vraiment
15:06ouvrir à tout le monde,
15:09mais ce n'est pas
15:09le cas aujourd'hui.
15:10Et Bruno Ménard,
15:11pour qu'on puisse réaliser,
15:12là, évidemment,
15:13l'actualité,
15:13mais particulièrement
15:15l'objectif sur ces pompiers
15:16qui sont extrêmement mobilisés,
15:18peut-être sur une année,
15:19est-ce qu'on peut avoir
15:19une idée,
15:20quand on s'engage,
15:21quand on est pompier volontaire,
15:23concrètement,
15:24on fait combien d'heures par an ?
15:27On va être
15:28sur entre 800 et 1000 heures
15:31par an,
15:31avec certains services
15:32départementaux
15:33d'incendie de secours
15:34qui demandent 1400 heures.
15:36Et lorsqu'on n'arrive pas
15:37à remplir ces 1400 heures,
15:40on nous dit
15:40la porte,
15:41elle est là.
15:41Si tu n'y arrives pas,
15:42tu démissionnes.
15:43C'est la réalité.
15:44Donc, 1400 heures,
15:45c'est quasiment
15:46un deuxième temps plein.
15:47C'est un tout petit peu
15:48hallucinant en plus
15:49ce que vous nous racontez.
15:50Il y a autre chose
15:50d'hallucinant
15:51quand on se penche
15:52un peu sur le dossier
15:53et il faut peut-être
15:54le répéter,
15:55surtout quand on passe
15:57nos journées
15:58à voir des régions
15:59ravagées par les flammes,
16:00c'est la rémunération
16:03qui frôle le scandale.
16:04Il faut le dire.
16:07Personne le sait
16:08et quand on commence
16:09à dire la réalité,
16:11tout le monde est stupéfait
16:14par rapport à ces chiffres.
16:16un sapeur-pompier
16:17qui va être sur le terrain
16:18pour éteindre les feux
16:20aujourd'hui en France
16:21va toucher entre
16:228 et 10 euros de l'heure.
16:25Donc,
16:258 à 10 euros,
16:26c'est pour courir
16:28après les flammes
16:29et risquer sa vie.
16:30Chacun en fera
16:33son opinion.
16:34Et un autre chiffre
16:35qui peut être aussi intéressant
16:37à donner,
16:37c'est lorsqu'un sapeur-pompier
16:39volontaire est à domicile
16:41chez lui,
16:42attendre que le bip sonne
16:44pour partir en intervention,
16:45c'est 40 centimes
16:46de l'heure
16:47qui touche.
16:4840 centimes de l'heure
16:49et à peine
16:5010 euros de l'heure
16:51quand ce sont
16:51des sapeurs-pompiers
16:52volontaires
16:53qui sont sur le terrain
16:54la plupart du temps,
16:55il faut le dire,
16:56quand même dans des situations
16:57dangereuses,
16:57on n'arrête pas de le voir
16:58ces dernières heures
16:59et ça,
17:00c'est à peine
17:00une dizaine d'euros.
17:03C'est minimum
17:048,40 euros
17:06et pour un officier
17:07ça peut monter
17:08à 12 euros de l'heure.
17:09C'est bien ça.
17:09Et j'imagine quand même
17:10parce que je suis sûr
17:11que la plupart des auditeurs
17:13qui actuellement vous entendent,
17:14Bruno Ménard,
17:14en rappelant que vous êtes
17:15le secrétaire général
17:15du syndicat des sapeurs-pompiers
17:17volontaires,
17:18pardon,
17:18mais tombent un peu
17:19de leur chaise.
17:20J'imagine qu'il y a eu
17:20parfois des discussions,
17:22il y a eu des échanges,
17:23il y a eu des revendications
17:23au plus haut sommet de l'État
17:25en disant écoutez,
17:26on ne peut pas à ce point
17:26faire tenir sur nos épaules
17:28de volontaires
17:29la structure pompier en France
17:30et être payé si peu.
17:31Qu'est-ce qu'on vous a répondu
17:32dans ces cas-là ?
17:34Ah mais il ne faut surtout
17:35pas le dire.
17:36Ah d'accord,
17:36on vous interdit de le dire.
17:37On vous déconseille de le dire.
17:39Tout est fait aujourd'hui,
17:41tout est organisé
17:42pour éviter de dire
17:43ces choses-là.
17:44Parce qu'imaginez,
17:46les services départementaux
17:47et les agences
17:48sont indemnisés
17:49ou rémunérés
17:49par les collectivités territoriales.
17:53Donc par les impôts
17:55des habitants
17:56des départements.
17:57Donc si on commence
17:58à augmenter
17:58les sapeurs-pompiers
17:59volontaires ou professionnels,
18:01derrière,
18:01c'est une augmentation
18:02des impôts
18:03qui suit.
18:04C'est ça la réalité.
18:05On pourrait très bien se dire
18:06que précisément,
18:07quand on lève des impôts,
18:08on a le droit aussi
18:09de choisir la répartition
18:10de l'argent
18:10et la répartition de l'argent,
18:11on a peut-être
18:12beaucoup plus envie
18:13de le mettre
18:13dans les sapeurs-pompiers
18:14volontaires
18:14que dans des associations,
18:16que dans des reconstructions,
18:18que dans des associations
18:19et autres choix.
18:21En réalité,
18:22c'est une question
18:22de volonté là.
18:25ça,
18:26c'est de la politique.
18:30Mais une chose
18:31qui est sûre
18:32et certaine aujourd'hui,
18:33on le voit
18:34très concrètement
18:35sur le terrain,
18:37c'est que nous n'avons
18:38plus du tout
18:39assez d'effectifs
18:40partout en France.
18:42Certes,
18:43il y a du recrutement,
18:46mais les personnes
18:47ne restent pas.
18:48Et globalement,
18:49depuis 25 ans,
18:50si on se plonge
18:50dans les chiffres,
18:51les sapeurs-pompiers,
18:52le chiffre,
18:53le nombre de sapeurs-pompiers
18:55en France,
18:55tag,
18:55on reste aux alentours
18:56des 200 000.
18:57C'est-à-dire qu'on n'arrive
18:57pas à dépasser
18:58un certain plafond de verre.
19:00On n'arrive pas
19:01à dépasser ce plafond de verre,
19:02ces 200 000.
19:03Par contre,
19:04le nombre d'interventions
19:06a pris 50% d'augmentation
19:07à l'espace
19:08de 25 ans.
19:10Donc forcément,
19:11on comprend parfois
19:12ceux qui gueulent
19:13sur le terrain.
19:13Encore une question,
19:14Bruno Ménard,
19:15vous êtes le secrétaire général
19:16du syndicat
19:17des sapeurs-pompiers volontaires.
19:18On a aperçu,
19:19il y a quelques heures,
19:20que dans l'incendie
19:22de Fontainebleau
19:23qui ravage
19:24ce grand poumon
19:26proche de la capitale,
19:28on a reconnu
19:29et on a su
19:30que c'était un sapeur-pompier
19:31volontaire
19:31qui avait reconnu
19:33son implication
19:33dans les incendies
19:34qui touchent cette forêt.
19:36Comment vous avez reçu
19:37cette information ?
19:39Alors malheureusement,
19:40là aussi,
19:41il faut dire les choses.
19:41On sait que ça existe.
19:43Ce n'est pas une chimère.
19:45Il y a eu d'autres
19:46cas dans l'histoire
19:47des feux de forêt
19:48en France.
19:49C'est-à-dire que
19:49quand vous dites
19:50que ça existe en réalité,
19:51quand vous dites quoi ?
19:52C'est que dans le profil
19:54de certains sapeurs-pompiers
19:55volontaires,
19:56il y a, on va dire,
19:57des gens qui sont
19:57loin d'être réglo,
19:58c'est ça ?
19:59Alors je vais présenter ça
20:01plutôt d'une façon différente
20:03parce qu'on est quand même
20:04sur un versant psychiatrique.
20:07Un certain nombre
20:10de personnes d'incendiaires
20:11essayent de rentrer
20:12sapeurs-pompiers volontaires
20:14parce qu'ils ont une fascination
20:15du feu.
20:17Et ces personnes
20:18ne sont pas forcément
20:19identifiées
20:20parce qu'identifier
20:21un sociopathe aujourd'hui,
20:22c'est très complexe,
20:24c'est très compliqué,
20:24donc il ne faut pas lancer
20:25non plus la pierre
20:26sur les services départementaux
20:28d'incendie de secours.
20:315% de la population
20:32en France est sociopathe.
20:34Donc c'est logique
20:35de retrouver ce pourcentage
20:37chez les policiers,
20:39comme chez les gendarmes,
20:41voilà, c'est une réalité
20:42et ça,
20:43les 10 n'y peuvent rien.
20:45Mais bravo à vous
20:46d'une certaine manière,
20:46Bruno Ménard,
20:47certes, merci dans un premier temps
20:48d'avoir été avec nous ce matin
20:49et bravo pour tout le travail
20:51que vous faites
20:51en tant que sapeurs-pompiers
20:52volontaires
20:53et en tant que secrétaire général
20:54du syndicat des sapeurs-pompiers
20:55volontaires,
20:56faut-il le rappeler,
20:5632 000 hectares de forêts
20:58partis en fumée
20:58depuis le début de la saison
20:59et 80% des effectifs
21:01actuellement sur le terrain
21:02sont des sapeurs-pompiers
21:04volontaires,
21:04vous l'avez entendu,
21:05quand ils sont tranquillement
21:06chez eux à attendre,
21:06par exemple en permanence,
21:0840 centimes de l'heure
21:09et ils sont payés
21:10entre 8 et 12 euros
21:13quand ils sont actuellement
21:16en proie,
21:17en combat face aux flammes.
21:18C'est quand même quelque chose
21:19qui devrait nous faire réfléchir
21:20quand on voit ce type d'incident
21:22qui se multiplie.
21:22Dans un instant,
21:23alors qu'il est 10h29
21:24sur Sud Radio,
21:25on va s'interroger,
21:25on va balayer l'actualité
21:26avec nos débatteurs
21:27et vous, amis auditeurs,
21:290826 300 300,
21:30vous venez participer
21:30à la conversation,
21:31on va causer de l'aide à mourir,
21:33un Premier ministre
21:33qui saisit le Conseil constitutionnel,
21:35un vote qui aura lieu
21:36dans quelques heures
21:36à l'Assemblée nationale
21:37et cette question,
21:38est-ce qu'on peut vraiment,
21:39est-ce qu'on peut vraiment
21:40mourir dans la dignité ?
21:420826 300 300,
21:44tiens,
21:44on va s'interroger aussi
21:45sur la Légion d'honneur
21:45hier 14 juillet,
21:47nouvelle sélection
21:47de personnalités
21:48qui méritent visiblement
21:49cette haute distinction.
21:51On a de l'actrice américaine,
21:52on a de la directrice
21:53de Banque Centrale,
21:54on a de l'avocat,
21:54on a de l'actrice,
21:55est-ce qu'aujourd'hui,
21:56la Légion d'honneur
21:57est autre chose
21:58qu'un simple gadget du pouvoir
21:59pour faire plaisir ?
22:00Eh bien, vous, là aussi,
22:01vous participez à la conversation
22:02au 0826 300 300.
22:04A tout de suite sur Sud Radio.
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