- il y a 3 semaines
Avec ses 6 filiales dans les secteurs du bâtiment, de l’énergie, de l’industrie et du digital, la politique RSE du groupe Spie peut avoir un impact fort sur la transition écologique. Ingrid Jouve, directrice RSE de l’entreprise, explique qu’elle a développé un calculateur carbone qui permet de transcrire un devis financier en devis carbone. Cela permet d’avoir plus de précision sur son impact environnemental.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre
00:08économie.
00:09Et je reçois aujourd'hui Ingrid Jouve, bonjour.
00:11Bonjour.
00:12Bienvenue, vous êtes la directrice RSE de SPI France.
00:15On va commencer par présenter SPI, c'est vaste, les métiers, les secteurs d'activité du groupe.
00:20Effectivement. Alors nous on est un acteur de la transition énergétique, industrielle, numérique.
00:25On est une entreprise qui existe depuis 120 ans, depuis l'électrification du métro parisien.
00:31Et on a des implantations en France, en Europe, plutôt les pays du nord de l'Europe.
00:38Et donc moi je suis sur le périmètre France. On a 19 000 collaborateurs.
00:43Un chiffre d'affaires de 3,35, 350 milliards d'euros en 2025.
00:48Exactement.
00:49Ces chiffres s'affichaient.
00:50Exactement, qui sont déclinés au travers de 6 filiales.
00:53Donc les 6 principaux métiers de SPI en France, qui s'intéressent à la fois aux bâtiments, à la mobilité,
01:01aux énergies, à l'industrie, au digital, au nucléaire.
01:06Enfin voilà, 6 filiales qui drive toutes nos activités, qui concourent à la décarbonation.
01:11Avec donc ce chiffre d'affaires, plus de 3,3 milliards d'euros.
01:16La moitié de ce chiffre d'affaires, vous l'affichez, alignée avec la taxonomie verte européenne.
01:22Déjà, première question, est-ce que c'est mieux que la moyenne du secteur ? Où est-ce que vous
01:26vous situez ?
01:27Alors effectivement, c'est une performance qui est au-dessus de la moyenne du secteur, qui est à peu près
01:33autour de 24% de chiffre d'affaires alignés.
01:36Et vous, vous êtes au-delà des 50 ?
01:37On est au-delà des 50. Effectivement, c'est un des objectifs de la feuille de route RSE du groupe
01:42SPI, qui est décliné dans tous les pays.
01:44Et bien évidemment, qui est décliné dans le périmètre France.
01:47Et qui témoigne en fait de la réalisation des activités de SPI, en correspondance avec les exigences de cette réglementation
01:55relative à la taxonomie.
01:57Donc des activités qui concourent à décarboner, à développer les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, à renforcer les réseaux électriques.
02:06Donc véritablement des actions, des métiers qui, sur le terrain, dans les projets des clients, concourent à réduire les effets
02:13du changement climatique.
02:14Puisqu'on parle de réglementation européenne, il y a cette CSRD, bilan extra-financier, dont on a évidemment beaucoup parlé
02:23depuis deux ou trois ans dans cette émission.
02:27Un destin, on va dire, plutôt contrarié.
02:29Alors pour un grand groupe comme SPI, vous êtes dedans, vous êtes concernés.
02:33Alors un, on va remonter un peu dans le temps.
02:35Quel défi ça a représenté de tenir l'exigence de ces 800 pages de cette CSRD ?
02:43Toutes ces normes !
02:45Déjà, de les appréhender, je dirais.
02:47Donc effectivement, comme on est déjà dans un...
02:49Enfin, chez SPI, depuis longtemps, on a des démarches RSE structurées avec des exercices de reporting.
02:56On était déjà familier avec cette démarche.
02:59Donc il a fallu appréhender la CSRD.
03:01Donc très tôt, en fait, on a regardé quelles étaient ces fameuses normes dites matérielles, ce qui a de l
03:07'impact et ce sur quoi on peut agir chez SPI.
03:10Et pour y parvenir, on a consulté nos parties prenantes.
03:13Donc on les a contactés, un nombre important de clients, de collaborateurs, de fournisseurs.
03:18Enfin voilà, on a échangé avec eux sur ce qu'ils attendaient de SPI pour contribuer à un monde plus
03:24durable.
03:25À l'issue de cette double matérialité, en fait...
03:28C'est le terme.
03:29Exactement.
03:30Sont ressortis des enjeux autour du climat, autour de la montée en compétences de nos équipes, donc à la fois
03:37environnementaux et sociaux.
03:39Et après, de manière très pragmatique, il a fallu regarder ce en quoi nous répondions déjà, correctement, et qu'il
03:46fallait améliorer.
03:47Ce que nous n'avions pas exactement, donc cette analyse des écarts nous a permis d'être exhaustifs et cohérents
03:55par rapport aux attentes.
03:56Et puis après, parmi les, je dirais, les enjeux les plus singuliers, qui sont réellement des opportunités, c'est d
04:02'avoir mené un exercice de plan de transition climat,
04:06à la fois avec un volet financier et extra-financier.
04:10Et cette lecture des choses avec le prisme CAPEX-OPEX, de voir comment SPI peut investir dans le fonctionnement, dans
04:21l'atteinte des objectifs de réduction,
04:23SCOPE 1, SCOPE 2, SCOPE 3, c'est vraiment un exercice singulier.
04:27Et on a profité, notamment, de cette impulsion réglementaire pour introduire dans notre cycle de vie de l'entreprise,
04:36la lecture financière et extra-financière de nos performances, de toutes les filiales, deux fois par an, au travers d
04:43'un score RSE.
04:44Oui, ça veut dire que vous ne ferez pas marche arrière, parce que la CSRD, bon, elle n'est pas
04:48abandonnée,
04:49elle est, on va dire, simplifiée, sa mise en œuvre retardée, notamment pour les entreprises plus petites.
04:55Mais à partir du moment où vous êtes engagée sur ce chemin, vous allez le suivre ?
04:59Ah oui, absolument. Oui, oui, non, il n'y a pas de marche arrière.
05:02Il n'y a pas de marche arrière. Et alors, si on parle des entreprises plus petites qui, pour l
05:08'instant, ne sont pas soumises à la CSRD,
05:09est-ce qu'elles ne le sont pas, finalement, par capillarité ?
05:12C'est-à-dire que vous, grand groupe, vous avez, effectivement, des fournisseurs, etc., etc., une chaîne de valeurs
05:18qui impose aux entreprises plus petites de se mettre en conformité.
05:23C'est l'effet d'entraînement, en fait, qui est très positif dans cette démarche.
05:26C'est qu'au-delà des obligations qui concernent les grands groupes comme SPIN ou bien d'autres,
05:32en fait, vous avez un effet d'entraînement pour obtenir des données, par exemple,
05:36relatives à l'impact de la fabrication des produits que, nous, on va mettre en œuvre dans des projets.
05:41Donc, en posant les questions qu'on nous pose nous-mêmes, on les embarque, on les accompagne,
05:47on les fait progresser sur ces démarches, à nous de trouver les moyens de le rendre pragmatique et digeste.
05:55Oui, c'est-à-dire que si la pression est trop forte, la PME ne pourra pas suivre.
05:58Non, effectivement, ce n'est pas l'objet et ce n'est pas comme ça qu'on s'y prend
06:01chez SPIN.
06:02Et je dirais que la force du collectif, au-delà de notre entreprise,
06:05mais dans les secteurs d'activité au travers des instances professionnelles avec lesquelles on travaille,
06:10on mène ces démarches de manière sensiblement identique.
06:14Donc, on pose des questions récurrentes, un peu les mêmes questions,
06:18à nos fournisseurs qui, du coup, se retrouvent embarqués, comme vous le disiez, embarqués dans la démarche.
06:23Dernière question là-dessus.
06:24Est-ce que c'était quand même, effectivement, trop compliqué que la simplification est bienvenue ?
06:29Alors, je pense, effectivement, vous l'avez énoncé, 800 pages, ça fait un peu peur.
06:34Et je dirais que la perspective très reporting de la première version de cette réglementation
06:41n'était pas nécessairement la meilleure manière de l'aborder.
06:45En revanche, le fond est bon et c'est une réglementation qui a du sens.
06:49Donc, sa simplification est vertueuse sur certains aspects,
06:53et notamment pour la rendre plus digeste, plus compréhensible, et surtout passer à l'action après.
06:59Alors, on va parler de décarbonation.
07:01Vous évoquiez les liens avec les entreprises, les partenaires, les fournisseurs.
07:06Vous avez lancé un calculateur carbone en 2024.
07:09Vous disiez, ceci, nous avons développé ce calculateur carbone
07:13qui fait partie intégrante de notre stratégie RSE.
07:15On déploie celle-ci à la fois en interne et auprès de nos clients
07:18pour contribuer encore plus concrètement, plus fortement,
07:20à l'émergence d'une société bas carbone,
07:21à la préservation de notre environnement, à une société plus juste.
07:24Déjà, j'ai une question de curieux.
07:25Comment ça marche ? C'est quoi un calculateur carbone ?
07:27Comment ça fonctionne ?
07:31Alors, au début, parce qu'on s'est amélioré depuis,
07:34mais ça a tout de suite été en fait un outil relativement simple
07:38qui vous permet, si je synthétise,
07:41de transcrire votre devis classique financier en un devis carbone.
07:46Donc finalement, quand vous renseignez le matériel acheté,
07:49les heures de travail, les kilomètres parcourus pour aller jusqu'au site client,
07:53eh bien, ça vous fait un devis.
07:55Et toutes ces informations sont traduites par des facteurs d'émission
07:59qui vous permettent de réaliser un devis carbone.
08:03Voilà.
08:03Donc ça, c'était la première étape.
08:05Et au fur et à mesure de la maturité de la démarche
08:08et de celle de nos fournisseurs,
08:10on a pu améliorer l'exercice
08:13et avoir de plus en plus des capacités de comparaison
08:18entre des solutions qui sont proposées au sein de SPI
08:22et grâce au calculateur.
08:24Et puis aussi d'avoir plus de précision
08:27sur l'impact pendant la phase de vie,
08:30en tout cas c'est ce vers quoi on va,
08:32pendant la phase de vie de l'ouvrage
08:33ou de la prestation délivrée.
08:35De sorte que les leviers de décarbonation
08:37trouvent toute leur place
08:38et soient bien justifiés, bien ancrés
08:40et bien présentés aux clients.
08:42Oui, alors justement,
08:43est-ce que ce n'est pas forcément simple
08:45de le faire accepter, adopter par vos clients,
08:49ce calculateur ?
08:50Ou est-ce qu'au contraire,
08:51ils se disent, ah super,
08:52on a un outil finalement assez, entre guillemets,
08:54simple, qui nous permet de répondre à la question ?
08:57En fait, tout va dépendre de la maturité des clients.
08:59Cela dit, je dirais qu'en général,
09:01ce type d'exercice est plutôt bienvenu
09:03parce que ça les familiarise aussi,
09:05pour ceux qui sont les moins matures,
09:07à une notion de l'impact de mon projet
09:10ou de ma prestation.
09:11Ça leur donne une première indication
09:13et puis surtout, ça ouvre le dialogue
09:15pour ensuite proposer des améliorations.
09:17Et c'est en ça que c'est vraiment intéressant.
09:20Après, l'exercice de calcul,
09:21il doit rester pragmatique, compréhensible.
09:24C'est la raison pour laquelle,
09:26que ce soit en interne ou auprès de nos clients,
09:29on a mis en place des formations
09:30pour être plus à l'aise
09:31à la lecture du résultat,
09:33à la présentation du résultat auprès des clients
09:36et à les capter aussi chez eux
09:38ce qui fait résonance, symétrie
09:40avec nos propres actions
09:41et leur stratégie de décarbonation.
09:43Est-ce que c'est aussi un outil,
09:45entre guillemets, de marketing ?
09:46C'est-à-dire qui vous permet
09:47de proposer des services,
09:54des produits qui permettront à vos fournisseurs
09:56de décarboner.
09:57Oui, absolument.
09:58C'est aussi une très bonne entrée en matière
09:59pour présenter les solutions décarbonées de spin.
10:03Oui, c'est vrai.
10:04Après, vous avez des clients
10:05qui sont beaucoup plus matures,
10:07très regardants,
10:07qui ont des exigences en matière
10:09de calcul, de protocole,
10:12de mesure, d'objectifs,
10:15très importants, très poussés.
10:17Et c'est en ça qu'on doit continuer
10:18de s'améliorer.
10:19Et c'est la raison pour laquelle,
10:21si je peux développer un peu,
10:23on a, avec un tiers de confiance,
10:25fait un partenariat,
10:26ça s'appelle NUCO.
10:26On travaille avec eux depuis très longtemps.
10:28Ils sont très bons
10:29sur les sujets d'analyse du cycle de vie
10:32et d'impact des produits,
10:34des équipements,
10:35et notamment dans notre domaine électrique,
10:38électronique, numérique.
10:39Et donc avec eux,
10:40on travaille pour améliorer
10:42et faire grandir encore
10:44la capacité d'analyse
10:46et de décision
10:47pour éclairer les choix,
10:49en fait,
10:49des collaborateurs de SPI
10:51et faire comprendre à nos clients
10:53l'impact réel des projets.
10:55Donc ça, c'est vrai que
10:56c'est intéressant de le mener
10:58avec des clients qui sont exigeants
10:59et de continuer cette capacité
11:01d'embarquer tout le panel des clients.
11:04Et alors si on prend,
11:05on va rester SPI France,
11:06les objectifs de décarbonation
11:08que vous affichez
11:09et les leviers que vous activez
11:11pour les tenir, c'est quoi ?
11:12Alors ces objectifs,
11:14ils couvrent à la fois
11:15les émissions dites internes,
11:16vous savez,
11:17les Scope 1 et 2,
11:18exactement,
11:19ceux sur lesquels on a
11:19une capacité à agir
11:20un peu plus forte.
11:22Donc là,
11:23on est sur un objectif
11:24de réduction de 50%
11:25de nos émissions carbone
11:27entre 2019 et 2030.
11:29à ce jour,
11:30on a déjà réduit
11:31de 32% en France.
11:33Donc on est vraiment
11:33bien en train.
11:34Vous êtes dans la bonne trajectoire.
11:36Exactement.
11:36Et pour y parvenir,
11:38on déploie l'électrification
11:40de la flotte de véhicules.
11:42Globalement,
11:42aujourd'hui,
11:43on a chez SPI France
11:44une flotte
11:44de à peu près
11:4510 000 véhicules,
11:47dont certains utilitaires aussi.
11:49Et on a sur cette flotte
11:51un véhicule sur deux
11:52à peu près
11:52qui est électrique.
11:53C'est un peu moins le cas
11:54dans les utilitaires,
11:55mais ça progresse
11:56pour tous les autres types
11:57de véhicules
11:58de services plus petits.
12:00Ils sont quasiment
12:01tous électrifiés.
12:01Et puis surtout,
12:02le taux de renouvellement
12:03est supérieur
12:04à 70% en électrique.
12:07Donc on est très bon.
12:08D'ailleurs,
12:09on ouvre avec nos petits véhicules
12:10et le logo SPI
12:11souvent des idées buzz.
12:12Enfin,
12:12en tout cas,
12:13des véhicules décarbonés,
12:14électriques.
12:15Et puis,
12:16ça comporte aussi
12:17des actions
12:18sur nos bâtiments.
12:19Donc la consommation
12:20et l'efficacité énergétique
12:21que l'on peut appliquer
12:22sur nos sites.
12:23On a 300 implantations
12:24et toutes les consommations
12:26énergétiques.
12:27Eh bien,
12:27il faut les monitorer,
12:29les réduire,
12:29les optimiser.
12:31Donc là,
12:31on a toute une démarche
12:32pour travailler
12:33sur l'efficacité énergétique
12:35de nos sites
12:35et notamment
12:37utiliser des contrats
12:38d'énergie renouvelable
12:39avec EDF
12:39pour utiliser des ENR.
12:41Donc ça,
12:42c'est le scope 1 et 2.
12:43Et après,
12:44on revient
12:45au calculateur carbone
12:46dont on parlait tout à l'heure
12:46pour le scope 3.
12:48Exactement,
12:48le fameux scope 3.
12:50Qui est beaucoup plus difficile
12:51à activer.
12:52Oui,
12:52et puis c'est 94%
12:55de nos émissions
12:56quand on fait
12:56le bilan carbone
12:57de SPIN.
12:57Donc on ne peut pas
12:58passer à côté.
12:59Et sur ce bilan carbone,
13:01sur ce scope 3,
13:02pardon,
13:03on avait jusqu'à présent
13:04une démarche,
13:05je dirais,
13:06qualitative
13:07visant à travailler
13:08avec des fournisseurs
13:09qui sont comme nous
13:10engagés dans une démarche
13:12climat,
13:12donc confirmée par SBTI
13:14ou d'autres démarches
13:15de la sorte.
13:16Et puis,
13:17en 2025,
13:18quand on a révisé
13:19nous-mêmes
13:19nos propres objectifs,
13:21on a défini
13:22un objectif
13:24entre 2019
13:25et 2030
13:26de réduction
13:27de 55%
13:29en intensité carbone.
13:31Et là,
13:32ça veut dire
13:32qu'il faut qu'on adresse
13:33nos fournisseurs
13:34de manière un peu
13:35plus profonde.
13:36On va aller chercher
13:37les informations
13:38sur les produits
13:39qu'on achète
13:40chez eux
13:41et leur impact
13:42pendant la phase usage.
13:44Et là,
13:44s'ouvre à nous
13:46une stratégie
13:47qui embarque
13:48vraiment tout le monde
13:48de longue haleine
13:49mais qui est plutôt
13:50bien adressée
13:51chez SBIT.
13:52Je voudrais qu'on parle
13:53d'économie circulaire
13:54pendant quelques minutes.
13:56Alors,
13:56peut-être que ça nous emmène
13:57sur les chantiers
13:58un peu plus.
13:59Comment elle est intégrée
14:01dans la mécanique,
14:03les process,
14:03la gestion
14:04des chantiers ?
14:05Alors,
14:06l'économie circulaire,
14:07c'est effectivement
14:07un des leviers
14:08qui nous permet
14:09de faire notre trajectoire
14:11de décarbonation.
14:12Un des leviers
14:13qu'on met en avant
14:14pour nous-mêmes,
14:15pour nos clients.
14:16L'année dernière,
14:18on a,
14:18avec plusieurs directions
14:21commerciales,
14:21juridiques,
14:22opérationnelles,
14:23achats,
14:23RSE,
14:24on a d'abord
14:26beaucoup travaillé
14:27sur environner
14:29ce qu'est
14:30l'économie circulaire
14:31chez SBIT.
14:32De quoi on parle ?
14:32De quoi on parle ?
14:33Qu'est-ce qu'on peut faire ?
14:35Qu'est-ce qu'on peut proposer ?
14:37Le paramètre juridique,
14:40assurantiel,
14:41concrètement,
14:42d'un point de vue logistique,
14:43opérationnel,
14:44comment c'est possible ?
14:46On a aussi regardé
14:47quels étaient
14:47nos réels gisements
14:48en interne.
14:50Donc,
14:50on a fait ce très gros travail
14:51qui nous a permis
14:53d'aboutir en quelques mois
14:54à un guide,
14:55un guide notamment
14:56du réemploi
14:56et des bonnes pratiques
14:57d'économie circulaire.
14:59Puis,
15:00on a continué le travail
15:01en 2026
15:02avec davantage
15:03d'avancées,
15:05notamment dans l'identification
15:06de partenaires potentiels
15:08pour,
15:09avec des prestataires,
15:10récupérer les équipements,
15:12mieux identifier les gisements,
15:13et les valoriser.
15:17Et on a,
15:17vous parlez de projets concrets,
15:19on a effectivement
15:20de plus en plus
15:22de clients
15:22qui nous sollicitent
15:24parce qu'ils sont eux-mêmes
15:24assujettis à cette obligation
15:26et qui nous sollicitent
15:27sur nos pratiques.
15:29Et on a un projet
15:29qui a été mené
15:30par une de nos filiales,
15:32filiale du bâtiment,
15:33Speed Building Solutions,
15:34sur Paris.
15:35Un projet de rénovation
15:3726 000 m2 tertiaire,
15:40un bâtiment de bureau
15:41sur lequel on aurait pu
15:42classiquement faire
15:43de la rénovation énergétique,
15:45c'est-à-dire
15:46curer le bâtiment
15:47de manière très classique
15:48et remettre des équipements.
15:49Et en fait,
15:50Speed a fait un petit point de côté
15:52et les équipes opérationnelles
15:55ont proposé
15:55de faire un diagnostic
15:57de réemploi finalement.
15:59Et donc,
15:59sont allés regarder
16:00tout ce qui était possible
16:01de conserver dans le bâtiment.
16:03et pour tous les lots
16:04de ventilation,
16:06de chauffage,
16:07de refroidissement,
16:08également quelques lots électriques,
16:10eh bien,
16:11il y avait quand même
16:11un gisement important.
16:12Donc,
16:13on a proposé aux clients
16:14de maintenir
16:15ces équipements,
16:16bien évidemment,
16:17en vérifiant leur performance,
16:19leur conformité
16:19aux normes actuelles.
16:21Et le client a accepté,
16:22ce qui nous a permis
16:23quand même de faire
16:23de sacrées économies.
16:25Et puis aussi,
16:26de monter en compétences
16:27parce que maintenant,
16:27c'est une compétence
16:28qu'on a acquise
16:30et qui permet
16:30de renouveler
16:32cette prestation,
16:32en tout cas,
16:33de la proposer
16:33plus systématiquement
16:34à nos équipes.
16:35Donc,
16:35c'est une vraie réussite.
16:36On va parler de formation.
16:38C'est le thème de la question
16:39que celle qui était
16:40à votre place
16:40la semaine dernière.
16:41Odile Batser,
16:41la présidente de l'OID
16:43et l'Observatoire
16:43de l'Immobilier Durable,
16:45a choisi de vous poser.
16:46On l'écoute.
16:47Bonjour Ingrid.
16:50Je voulais vous poser
16:52une question
16:53à propos de la formation
16:56et plus précisément,
16:58comment vous allez
17:00déployer la formation
17:01au sein de vos collaborateurs
17:04pour permettre
17:06un meilleur niveau
17:08de connaissance
17:09des enjeux ESG
17:11dans vos métiers
17:13qui sont très proches
17:15de la réalité du terrain ?
17:19Vous avez commencé
17:20à l'évoquer tout à l'heure
17:22un plan de formation
17:23quand on a 19 000 collaborateurs
17:25sur plus de 300 sites.
17:27Là aussi,
17:27ça doit être un joli
17:28petit barnum quand même.
17:30Ça prend combien de temps ?
17:31Qu'est-ce que vous avez mis en place ?
17:32On a mis plein de choses en place
17:34et c'est vrai
17:35que ce programme
17:36est particulièrement intéressant
17:38parce qu'il permet
17:38de travailler avec les RH,
17:40avec la communication,
17:41avec les équipes opérationnelles,
17:42avec tout le monde.
17:43Donc,
17:43c'est un vrai programme
17:44de transformation.
17:46Ce qu'on a mis en place
17:46depuis un peu plus d'un an,
17:48presque deux maintenant,
17:49c'est une académie,
17:51la Speak Climate Academy
17:53qui est en fait en ligne,
17:55une plateforme
17:55sur laquelle vous avez
17:56des modules
17:57et des parcours
17:58de montée en compétences
17:59qui vont,
18:00je dirais,
18:01des prérequis,
18:02savoir de quoi on parle
18:03quand on parle de climat,
18:04comprendre son empreinte carbone
18:06et puis après,
18:07des parcours
18:07un peu plus liés au métier
18:11qui vont mettre en valeur
18:12par des collaborateurs,
18:14d'ailleurs,
18:14qui sont sur le studio
18:15et qui expliquent
18:17leur métier,
18:18qui vont expliquer
18:19les impacts,
18:21ce qui est mis en place
18:22chez Spine
18:22pour mieux les calculer,
18:24mieux les piloter
18:25et proposer
18:26des solutions alternatives.
18:28Donc,
18:28on a cette Speak Climate Academy,
18:30une plateforme
18:31avec beaucoup de modules
18:33que les collaborateurs
18:34peuvent suivre
18:35sur leur téléphone,
18:36sur l'ordinateur.
18:38Est-ce que ça suppose aussi,
18:39par exemple,
18:40vous interrompte,
18:40d'anticiper
18:42l'évolution
18:43de certains
18:45de vos métiers
18:46à l'aune
18:47du changement climatique
18:48ou du risque climatique ?
18:50Absolument.
18:51Oui,
18:51c'est un des paramètres
18:52qui est intégré
18:53dans les formations
18:54qu'on a ensuite développées
18:56à la suite
18:56de cette Speak Climate Academy.
18:58Je dirais que
18:59les programmes
19:00qui ont été récemment
19:01établis en interne
19:03autour des activités
19:04opérationnelles
19:05et commerciales
19:06permettent de mieux
19:07comprendre,
19:08de mieux appréhender
19:09ces enjeux
19:10et de mieux
19:12savoir également
19:13discerner
19:14l'incidence
19:15que ça peut avoir
19:16sur les projets
19:16de nos clients.
19:17Donc,
19:17il y a vraiment
19:18une montée en compétences
19:19qui est clé
19:20pour nos métiers
19:21en perpétuelle transformation
19:22pour bien accompagner
19:24également
19:24les attentes
19:25de nos clients
19:26sur ces secteurs.
19:27Donc,
19:27la formation,
19:28c'est clé.
19:30Il y a ses parcours académiques,
19:32il y a ses formations
19:33spécifiques
19:34et en fait,
19:34ensuite,
19:35dans tous les programmes
19:36je dirais classiques
19:37de Spie,
19:38on intègre
19:38la dimension RSE,
19:40on intègre
19:41principalement
19:41la dimension climatique.
19:42Est-ce qu'il y a effectivement,
19:43pardon,
19:44mais je reste sur ma
19:45je suis un peu têtu parfois,
19:46est-ce qu'il y a vraiment
19:47des nouveaux métiers
19:47qui sont en train d'apparaître ?
19:49Il y a ces enjeux,
19:53résilience,
19:53risque climatique,
19:54changement climatique.
19:55Ce sont des métiers
19:56qu'on avait déjà
19:57chez Spie,
19:58je pense,
19:59mais qui prennent
20:00une nouvelle perspective
20:01et qui nous permettent
20:02d'agir plus
20:03dans le design,
20:04la co-conception,
20:05donc de mieux appréhender
20:06l'anticipation
20:07du changement climatique,
20:08effectivement,
20:09la vulnérabilité
20:10des sites,
20:11le dimensionnement
20:12des services,
20:14des équipements.
20:15Donc on a des métiers
20:16qui évoluent,
20:17qui intègrent ces composantes
20:18et puis on a
20:19énormément de solutions
20:21que l'on développe
20:22chez Spie
20:22qui font l'objet
20:23de formations
20:24pour mieux les appréhender.
20:25Et puis on a des métiers
20:26qui trouvent un renouveau,
20:29je dirais.
20:29On a notamment ouvert
20:31près de Lyon
20:31un centre de formation
20:33dédié au métier du nucléaire
20:34parce qu'il y avait
20:35un manque,
20:36en tout cas un besoin
20:38de former nos collaborateurs
20:39et d'attirer aussi
20:41des futurs recrues
20:42sur ces métiers-là.
20:43Ça redevient une filière
20:44attirante.
20:45Ça devient une filière
20:46qui permet de concourir
20:47à la décarbonation
20:47et à la souveraineté
20:48de la France.
20:49Donc oui,
20:50attirante.
20:50Et on fait dans la
20:52taxonomie verte européenne
20:52dont on parlait tout à l'heure.
20:54Ça a été un des enjeux
20:55de bras de fer franco-allemand
20:56il y a quelques années.
20:57Sur la biodiversité,
20:58il nous reste un minute,
20:59on va parler de biodiversité
21:00tout de suite.
21:01Là aussi,
21:02alors c'est intéressant
21:02parce que le climat,
21:05le carbone finalement,
21:07entre guillemets,
21:07c'est facile à comptabiliser.
21:09La biodiversité,
21:10là on rentre
21:11dans des enjeux
21:11un peu plus complexes.
21:12Comment vous l'intégrez
21:13à votre stratégie
21:13et puis surtout
21:14comment vous la comptabilisez ?
21:15Alors effectivement,
21:16la biodiversité
21:17comme l'eau,
21:18comme pas mal d'éléments
21:20plus matériels je dirais,
21:21sont des enjeux importants
21:23qui sont adressés
21:23par nos clients,
21:24qui sont adressés
21:25au travers de systèmes
21:26de notation aussi,
21:27en fait,
21:27qui évaluent
21:28votre performance RSE.
21:30Donc on l'adresse
21:31par des diagnostics
21:33finalement autour des projets
21:34qui sont d'ailleurs menés
21:35par des bureaux d'études
21:36en amont des projets
21:37auxquels on répond
21:38et dans lesquels
21:39on s'inscrit
21:40avec une approche
21:41qui va être variable
21:42selon la typologie
21:43mais par exemple
21:44pour des grands opérateurs
21:46d'énergie
21:46dès lors qu'il y a
21:47du réseau de transport
21:48d'électricité
21:49qui peuvent avoir
21:50une incidence
21:51sur la biodiversité,
21:52on va les appréhender
21:53et les prendre en considération
21:55dans le design du projet
21:56et également
21:57dans nos installations
21:58provisoires
21:58et puis dans les projets
22:00concrets.
22:01Toute cette approche
22:02elle rejoint
22:03une démarche
22:05un peu plus globale
22:06sur la question
22:07des ressources
22:08qu'on est en train
22:09d'adresser
22:10de manière un peu plus
22:11structurée
22:12mais qui est déjà
22:12dans notre stratégie.
22:14La question des ressources
22:15de biodiversité,
22:17d'eau,
22:18de minerais critiques.
22:19Qu'est-ce qu'on consomme ?
22:20Qu'est-ce que le groupe
22:21consomme dans ses activités ?
22:24Quel est l'impact
22:25et comment on peut
22:27mieux l'appréhender
22:28et mieux y répondre
22:31là de suite
22:32et dans les années à venir
22:33avec une organisation
22:35un peu plus structurée.
22:35Mais vous serez d'accord
22:36avec moi pour dire
22:36qu'il n'y a pas
22:37d'indicateur global
22:38de biodiversité.
22:39Ça n'existe pas
22:40et ça n'existera pas.
22:41Vous avez plusieurs démarches
22:43qui existent,
22:44des empruntes,
22:45des calculs d'empreintes,
22:47SBTN.
22:48Après, je pense
22:48qu'il faut qu'on prenne
22:49le temps de bien regarder
22:50ce sur quoi on peut agir
22:52et des indicateurs
22:53qui parlent à nos clients
22:55pour rester pragmatiques
22:56et ne pas rentrer
22:58dans une démarche
22:59trop reporting.
23:00Sur l'eau, par exemple,
23:02on est un pays
23:04où, alors là,
23:05je reste sur la France,
23:05on a été béni des dieux
23:08en quelque sorte
23:09en matière
23:10de stress hydrique.
23:11Ce n'était pas vraiment
23:12une préoccupation,
23:13en tout cas dans une majorité
23:14de départements français.
23:16Là, ça devient
23:17un enjeu presque
23:18de business.
23:19c'est-à-dire qu'on peut
23:21avoir des arrêtés
23:22préfectoraux
23:22qui signifient
23:24qu'une chaîne de production
23:25va se stopper
23:26ou va être moins efficace.
23:28Donc, qu'est-ce que
23:29vous êtes en train
23:30ou qu'est-ce que vous avez
23:30déjà d'ailleurs mis en place
23:31pour consommer moins d'eau,
23:33pour être autonome,
23:34pour, je ne sais pas,
23:35faire des boucles fermées
23:36par exemple, etc.
23:37Alors, dans nos activités
23:38propres,
23:39chez Spigny,
23:40on consomme relativement
23:41peu d'eau.
23:42En fait, on n'est pas
23:42des métiers très
23:43consommateurs d'eau.
23:44En revanche,
23:45on va avoir des clients
23:46qui, au regard
23:46de leurs process industriels
23:49ou des installations
23:51nucléaires
23:52ou autres,
23:52qui vont, eux,
23:54être assujettis,
23:54qui peuvent être concernés
23:55par des aléas climatiques,
23:57dont le stress hydrique
23:59que vous évoquiez.
24:00Donc, ce qu'on propose,
24:01ce qu'on met en place,
24:02ce sont des échanges
24:03avec ces clients
24:04pour trouver des...
24:05co-concevoir ensemble,
24:06trouver des solutions
24:07qui permettent
24:08de réduire
24:09cette vulnérabilité,
24:11d'optimiser
24:11leur process
24:12et de trouver
24:14des solutions
24:14pour, ensemble,
24:16réduire cette pression hydrique.
24:17Et puis, on a aussi...
24:19Vous parliez d'opportunités,
24:20mais on peut avoir
24:22des clients
24:22qui ont,
24:23dans leur plan stratégique,
24:25la gestion
24:25de cette ressource en eau.
24:26Et par des systèmes
24:28de supervision,
24:29d'écluse ou autres,
24:31on concourt
24:32à apporter
24:33de l'information
24:33par le digital,
24:35le numérique,
24:36à apporter de la data
24:37qui leur permettent
24:38de bien gérer
24:39le domaine
24:41fluvial,
24:41par exemple.
24:42Allez, un dernier mot,
24:43tiens, justement,
24:44sur la part
24:45de l'innovation numérique
24:47dans votre secteur.
24:49C'est-à-dire qu'à quel point
24:50ça vous aide
24:50à remplir
24:52les objectifs RSE
24:53que vous vous êtes donnés ?
24:54Alors, c'est un vrai outil
24:55de travail
24:56largement déployé
24:57chez Spin,
24:58d'autant qu'on a une filiale
24:59qui est dédiée,
24:59Spices,
25:00donc c'est son cœur de métier.
25:03Et on développe
25:04en interne
25:04des agents conversationnels,
25:06liés à génératifs.
25:08L'idée, c'est quand même,
25:09on le fait dans une gouvernance
25:10qui a intégré, bien évidemment,
25:12la démarche RSE,
25:13puisqu'on est labellisé
25:14numérique responsable
25:15niveau 2.
25:17Donc, même si le sujet
25:18peut être un peu clivant,
25:20c'est vrai,
25:21on a une approche
25:22qui est à la fois
25:23de sobriété
25:24dans sa conception.
25:25On utilise beaucoup,
25:26c'est vrai,
25:27cet outil
25:27pour optimiser
25:29la supervision,
25:30les propositions d'offres
25:31de Spie,
25:33et puis même pour,
25:34en interne,
25:34aller plus vite
25:35sur l'amélioration
25:36de nos process,
25:37la compréhension
25:38des attentes clients.
25:40C'est un sujet,
25:42on a conscience
25:43des difficultés
25:45que ça peut avoir,
25:45mais ça reste
25:46une vraie solution
25:47de demain.
25:48Et on a,
25:48d'ailleurs,
25:49un parcours de formation
25:50Green for IT
25:51et IT for Green
25:52avec des équipes
25:53qui sont dans cette notion
25:55de sobriété numérique.
25:57Et on a des journées
25:59dédiées aux acteurs
26:00du numérique
26:00sur ces sujets-là.
26:02Merci beaucoup,
26:03Ingrid Joub.
26:04A bientôt sur B-Smart for Change.
26:06On passe tout de suite
26:06à notre rubrique
26:07Smart Ideas,
26:08les startups éco-responsables.
26:10Voilà.
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