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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 15 juillet, Robin Rivaton, président de Stonal et essayiste, Étienne Gorgeon, responsable de la gestion obligataire chez Sanso Longchamp AM, Romain Daubry, co-fondateur de l'Atelier des Options, et Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:02Le club de la bourse en route vers Good Morning Market avec Nicolas Pagnès
00:06et nous recevons Robin Rivaton, président de Stonal et essayiste.
00:09Etienne Gorgon, responsable de la gestion obligataire chez Sanson-Lonchamp,
00:13Asset Management. Merci messieurs d'être avec nous sur ce plateau.
00:17On va déjà parler du pétrole, deuxième jour de suite à 85 dollars.
00:20Et une inquiétude des marchés, Robin Rivaton, sur l'instabilité du détroit d'Hormuz à nouveau.
00:27Oui, il y a un peu de variabilité par rapport aux événements géopolitiques.
00:31Après, on a quand même un pétrole qui reste extraordinairement bas
00:35par rapport à la séquence qu'on vient de vivre.
00:37Je pense qu'il y a six mois, au début de l'année, on aurait dit à quelqu'un
00:40que le détroit d'Hormuz allait être bloqué et que le pétrole allait être bloqué lui-même à 85 dollars.
00:45Je pense que personne n'aurait jamais acheté cette prédiction.
00:48Et surtout, on a eu des statistiques.
00:50On sait pourquoi le pétrole a maintenu des prix aussi bas.
00:52C'est parce que la Chine a eu un effet absolument puissant de régulation sur le marché
00:57en déstockant une partie de ses stocks, en arrêtant d'en stocker
01:00et en baissant sa consommation qu'elle a reportée vers le pétrole.
01:03Et on a eu les statistiques des importations chinoises de pétrole de juin
01:07qui ont été extrêmement basses,
01:09qui sont corrélées avec une croissance du deuxième trimestre
01:12qui est moins bonne qu'attendue, 4,3% versus 5% attendue.
01:15Et donc, on s'attendait à ce que la régulation opérée par la Chine
01:20sur la demande de pétrole finisse par arriver à son terme à l'été.
01:24Et en fait, on voit qu'elle continue d'exercer ses effets.
01:27Donc, on est plutôt sur un...
01:29Avec quand même des réserves stratégiques qui sont effectivement mises sur le marché,
01:33mais qui transitent elles aussi par le détroit d'Hormuz.
01:35Donc, si la situation devait continuer,
01:37est-ce qu'on ne verrait pas quand même le prix du baril continuer à augmenter ?
01:39C'est la question...
01:40Tout le monde disait, on est à 110 dollars en juillet
01:43parce que ça continue et au final, on n'y est pas.
01:46Etienne ?
01:47Non, ce que je dirais...
01:48La tentation, c'est de reprendre la fiche des marchés qu'on avait au mois de mai.
01:53C'est-à-dire un détroit totalement bloqué
01:55et un pétrole qui reconverge gentiment, mais sûrement vers les 150
01:58et un problème à peu près général de tensions inflationnistes,
02:02de remontées des taux et de tensions sur les marchés.
02:04On sent que la sensibilité sur les marchés des taux et actions
02:09est autour de 110.
02:10Quand on commence à passer au-dessus des 110,
02:12en général, il se passe deux choses.
02:14Les marchés commencent à secouer
02:15et d'un seul coup, les Iraniens et les Américains
02:18commencent à vouloir reparler,
02:20retrouver un chemin d'entente,
02:21quelque chose d'un peu plus fonctionnel.
02:23Donc, pour l'instant, on n'y est pas encore,
02:25ce qui laisse peut-être présager
02:27qu'il y ait un peu plus de frappe
02:29puisqu'encore une fois, c'est vrai que pour l'instant,
02:32les marchés se comportent plutôt raisonnablement bien
02:35et le pétrole reste en dessous des niveaux
02:39qui pourraient commencer à inquiéter les marchés.
02:42Etienne, une inflation, alors CPI, pas PCE,
02:45mais CPI à 3,5% sur un an au mois de juin,
02:484,2% le mois précédent.
02:51Kevin Warsh qui dit hier devant le Congrès
02:53que les cinq dernières années de flamber inflationniste
02:55vont bientôt appartenir au passé.
02:57On voit le 10 ans américain qui se détend légèrement,
03:00mais on reste à 4,59 à l'heure actuelle.
03:02Comment est-ce qu'on analyse cette situation ?
03:04Est-ce que les marchés ont vraiment intégré
03:06que le risque d'inflationniste était derrière ?
03:09Il y a plein de bonnes questions derrière ce que vous venez de dire, Nicolas.
03:13Si je prends les choses une par une, on va prendre Warsh,
03:16il parle des cinq dernières années.
03:17C'est intéressant, les cinq dernières années,
03:19on est quasiment à 5% d'inflation par an en moyenne
03:22sur l'inflation affichée
03:23et on est un peu au-dessus de 4 sur l'inflation cœur.
03:26C'est donc, si vous regardez simplement ces chiffres,
03:29brutalement, c'est un échec.
03:30La Fed a raté, ce que la BCE a beaucoup moins,
03:33a presque réussi son pari.
03:35Elle est plus proche de 3 et de 2,5.
03:37Donc, dans l'analyse
03:39et ce qu'a dit le président de la Réserve fédérale,
03:42il y a quand même quelque chose d'intéressant,
03:43c'est que lui ne veut pas revoir ça dans les cinq prochaines années
03:45parce que les cinq dernières années ne sont pas bonnes.
03:47Le résultat de la Fed, encore une fois, j'insiste, n'est pas bon.
03:51Après, ce que price les marchés,
03:53ce qu'on retrouve dans les marchés,
03:55quand on voit probablement des marchés qui donnent le plus grand sens
03:59au prix de l'inflation,
04:01c'est ce qu'on appelle les swaps d'inflation aux États-Unis,
04:03si vous regardez à un an, on est quasiment en dessous des 2%.
04:06Donc, le marché donne une crédibilité parfaite à la Réserve fédérale
04:09et c'est là où je trouve que les choses sont intéressantes.
04:11C'est que pour l'instant, le marché dit
04:13« Oui, M. Warch va probablement réussir »
04:15alors que, objectivement,
04:17la Réserve fédérale n'a pas réussi sur les cinq dernières années.
04:20Donc, c'est tout l'enjeu
04:22et c'est ce qui va être intéressant
04:24de voir comment la Réserve fédérale va gérer cela.
04:26La réunion, c'est fin juillet.
04:28Pour le moment, il s'est préservé.
04:29Ça fait seulement quelques semaines qu'il est en poste
04:31et il a une communication très parcellaire, finalement.
04:36Il a choisi ça.
04:37Comment il peut s'en sortir pour cette réunion de la fin du mois, Robin ?
04:41Il joue sur un fil
04:42puisqu'il y a quand même cette nomination par un président
04:45qui a quand même affirmé sa volonté
04:47de reprendre en main l'institution.
04:49et donc, ça pèse forcément sur la façon
04:52dont les marchés et les différents observateurs
04:54vont lire les premières décisions, les premières paroles.
04:56Donc, on voit qu'il agit avec beaucoup de parcimonie
04:58et de prudence.
05:00Je pense que, voilà, je partage à ce qui vient d'être dit.
05:05La Fed doit réaffirmer un petit peu son mandat
05:09sur l'inflation
05:10et elle va le faire.
05:13Mais augmenter aujourd'hui les taux dans le contexte actuel,
05:15ça paraît quand même très risqué.
05:17Il faut savoir, et ça, c'est quelque chose qu'on oublie un peu,
05:19mais les États-Unis, hormis la période Covid,
05:21sont en train de vivre leur plus long cycle d'expansion économique
05:24de l'histoire américaine depuis 2009.
05:26Alors, encore une fois, j'enlève les quelques mois Covid,
05:28mais qui sont très particuliers.
05:29Et donc, à un moment, la théorie des cycles économiques
05:32veut que l'expansion ne dure pas éternellement.
05:35Et donc, la question pour ce mandat-là,
05:38c'est un mandat, est-ce que dans ce mandat,
05:40on verra un ralentissement économique,
05:42voire une récession ?
05:44Et quelle marge de manœuvre aura aussi la Fed
05:46à ce moment-là pour agir ?
05:48Moi, j'ai une question toujours sur les taux.
05:49Peut-être pour vous, Étienne,
05:51un OAT de 10 ans à 3,90.
05:53Alors, c'était 3,92 quand le pétrole est monté à 85 dollars.
05:56On est redescendu à 3,88 hier, 3,90 ce matin.
05:58Ça devient la nouvelle normalité de la dette française
06:01d'emprunter sur 10 ans à 3,90 ?
06:03C'est ce que j'avais dit sur votre antenne
06:05il y a quelques jours.
06:07Étant donné qu'on n'est pas le meilleur élève
06:09de la zone euro, disons-le franchement,
06:11on est le moins bon en ce moment.
06:13Du coup, le marché demande une prime de risque
06:15un peu supérieure.
06:16Mais il n'y a pas de problème.
06:17On n'est pas dans un marché qui ne fonctionne pas.
06:19L'État est capable de lever des impôts
06:21et le Trésor est capable d'émettre de la dette.
06:25Ça, c'est la première chose.
06:26Et simplement, le marché intègre
06:28dans cette prime de risque qu'il demande.
06:30Donc, nous, investisseurs, on demande un peu plus
06:33comparé aux Espagnols, à l'Allemagne
06:36et à d'autres pays.
06:37On demande un tout petit peu plus.
06:38Mais on est dans un marché qui continue de fonctionner.
06:41Ce n'est pas l'Angleterre sous Mme Listreus
06:44pendant ce mois catastrophique du mois de septembre 2022.
06:46Ça, c'est la première chose.
06:47La deuxième chose, c'est que quand les taux remontent,
06:49il y a des gagnants, il y a des perdants.
06:50On oublie souvent, mais il y a quand même
06:52beaucoup d'épargne en France,
06:54notamment dans les fonds en euros.
06:55Ce qui se passe en ce moment sur la dette,
06:56c'est plutôt une excellente nouvelle
06:58pour toute cette épargne qui cherche à se placer
07:00et avoir des rendements un peu plus intéressants
07:02et qui pourra générer, pourquoi pas,
07:03un peu plus de pouvoir d'achat
07:05dans les prochaines semaines, prochains mois.
07:08Évidemment, il y a des perdants,
07:09et on les connaît.
07:11Les industries les plus fragiles,
07:13et notamment, en particulier,
07:15il y a le secteur de l'immobilier.
07:16Et c'est vrai qu'une OAT à ce niveau-là
07:18est probablement un challenge
07:20pour ce secteur,
07:22déjà maintenant, en réalité.
07:25Dernière question, Nicolas ?
07:28J'ai la même question,
07:29c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'inquiétude,
07:29si je comprends bien, Rob Arrivato,
07:30parce qu'on a quand même l'habitude
07:31de se dire que si on atteint les 4% sur l'OAT,
07:34globalement, il faut s'inquiéter,
07:35mais finalement, dans le contexte de marché actuel,
07:36c'est peut-être plus la grille de lecture.
07:38Il y a 170 milliards de dettes à refinancer
07:40qui arrivent à l'échéance à 1,2 cette année.
07:41Donc, quand vous les reprenez à 4%,
07:43ça coûte un peu cher.
07:45Après, sur l'immobilier,
07:45aujourd'hui, on voit un décrochage
07:46entre l'OAT et le prêt au particulier,
07:48parce que les banques, aujourd'hui,
07:50quelque part, ont une meilleure signature que l'État,
07:53en tout cas, arrivent à se financer moins cher que l'État.
07:55Et donc, on n'a plus cette liaison OAT,
07:57coût du crédit immobilier,
07:58tel qu'on l'avait par le passé.
07:59Merci, messieurs.
08:00Romain Hivaton, président de Stone Hall et CI.
08:02C'était Anne Gorgon,
08:03responsable de la gestion obligataire
08:05chez Santos Longchamp,
08:06Asset Management.
08:07Dans un instant,
08:08Good Morning, Marquette.
08:09On parlera notamment de la publication des banques aux États-Unis,
08:12un qui a eu lieu hier.
08:12On parlera des résultats d'ASML ou de Richemont.
08:14Et puis, bien sûr,
08:14on suivra la tendance des marchés européens.
08:17Le CAC 40 est attendu à l'équilibre
08:18et le DAX en recule pour le moment.
08:20C'est dans un instant.
08:21Et moi, je me retrouve demain matin,
08:22juste avant 7h sur BFM Business.
08:24Très bonne journée.
08:26BFM Business présente
08:28Good Morning, Marquette.
08:30Nicolas Pagnès.
08:33Bonjour à toutes et à tous
08:34et bienvenue dans Good Morning, Marquette.
08:36Nous sommes ensemble en direct
08:37jusqu'à 9h15 sur BFM Business
08:40avec un CAC 40 attendu proche de l'équilibre
08:43à l'heure où on se parle.
08:43Un DAX qui devrait ouvrir en très léger recul.
08:47Au sommaire de Good Morning, Marquette,
08:50un pétrole toujours aux alentours des 85 dollars.
08:52Le baril de Brent, un WTI,
08:54aux alentours des 79 dollars.
08:56Une inflation qui ralentit aux États-Unis
08:59au mois de juin.
09:00L'indice CPI montre donc
09:03une inflation à 3,5% au mois de juin
09:05sur un an contre 4,2% le mois précédent.
09:08Et des publications d'entreprises en fanfare
09:11à commencer par les banques aux États-Unis,
09:14Wells Fargo, JP Morgan, Goldman Sachs,
09:16Bank of America ou encore Citigroup
09:18qui ont publié des résultats supérieurs en attente
09:21portés notamment par des performances financières
09:25en forte hausse portées par des opérations de trading
09:30qui ont bien fonctionné sur la période.
09:34On a notamment vu Goldman Sachs s'envoler de plus de 9% hier
09:37alors que son chiffre d'affaires bondit de 50%
09:42et son bénéfice net s'envole lui de 80% sur un an.
09:45A noter que l'IPO de SpaceX,
09:48l'IPO record de SpaceX,
09:49a également porté l'activité des banques aux États-Unis
09:52puisqu'elles ont bénéficié des commissions impressionnantes.
09:56On parle de 500 millions de dollars de commissions divisées
09:59entre les différentes banques qui ont accompagné cet IPO.
10:02En Europe, ASML publie des résultats supérieurs aux attentes.
10:05On y reviendra dans un instant.
10:07Richemont publie également des résultats supérieurs aux attentes.
10:11Un chiffre d'affaires en hausse de 17%
10:13porté par ces activités joailleries,
10:15mais aussi horlogerie.
10:17On y reviendra dans un instant dans Good Morning Market,
10:19mais tout de suite, c'est le flash de Léo Dumas.
10:26Et la déception cette nuit à Pékin
10:28avec une croissance qui s'essouffle
10:30et c'est assez net au deuxième trimestre.
10:32Le PIB chinois n'a progressé que de 4,3% sur un an.
10:36Le niveau le plus faible en trois ans,
10:38même si certains indicateurs étaient bien orientés au mois de juin,
10:42comme la production industrielle en hausse de 5,3% sur un an
10:45et des ventes au détail qui ont rebondi d'1% sur le mois.
10:50Le blocus naval américain est entré en vigueur cette nuit.
10:54Dans le détroit d'Hormuz, il est valable sur les ports iraniens.
10:57Et pour le reste, finalement, pas de taxes de transit
11:00prélevées par les États-Unis.
11:02Donald Trump a reculé sur cette idée convaincue par les pays du Golfe,
11:06a-t-il expliqué.
11:07Alors en revanche, sur les frappes, ça se poursuit.
11:10Et ça va continuer, prévient le président américain.
11:14Ces frappes vont-elles se poursuivre ?
11:16Elles se poursuivront jusqu'à ce que je dise que cela suffit.
11:19Je ne veux pas négocier pour l'instant.
11:21Ne négocions pas.
11:22Il y a trois jours, nous avions un accord.
11:24À quand remonte votre dernier entretien avec un réchauffement iranien ?
11:28Eh bien, pas moi personnellement, mais disons mes représentants.
11:32J'ai parlé avec eux, mais mes représentants, en fait, il y a une heure.
11:38Quel message a été transmis ?
11:40Ils veulent conclure un accord, mais chaque fois qu'ils concluent un accord,
11:43ils ne le respectent pas.
11:45Donald Trump, hier soir, sur Fox News, et puis dans l'actualité des entreprises.
11:50Une grosse OPA se prépare.
11:53Aux États-Unis, la plateforme de paiement Stripe et la société d'investissement Advent
11:58proposent conjointement 53 milliards de dollars pour acquérir Paypal.
12:02C'est une information de l'agence Reuters que les sociétés impliquées
12:05ne commentent pas.
12:08Il est 9h01, le CAC 40 qui a ouvert proche de l'équilibre en très léger recul,
12:13un moins 0,01% à 8 366 points.
12:17L'Eurostox 50 qui lui affiche un léger recul également,
12:20un moins 0,31% à 6 260 points.
12:24Si on revient sur le CAC 40, les valeurs qui font la tendance aujourd'hui
12:27sont notamment Kering, plus 4,38%, LVMH, plus 3,17%,
12:32Hermès International, plus 3,22%, en lien bien sûr avec la publication des résultats de Richemont
12:40pour le premier trimestre de son exercice décalé.
12:42Richemont qui publie des résultats supérieurs aux attentes.
12:46On y reviendra dans Good Morning Market dans un instant.
12:50A noter également que ST Microelectronics, L'Oréal ou Le Grand font partie des plus fortes hausses du jour.
12:55A l'inverse, Airbus, Dassault Systèmes, Orange, Thalès ou Air Liquide font partie des valeurs orientées à la baisse à
13:02l'heure actuelle.
13:02Le tout dans un contexte avec un baril de Brent qui est aux alentours des 85 dollars.
13:07Le WTI qui est aux alentours, lui, des 79 dollars.
13:11On reviendra dans un instant sur l'ouverture des marchés européens avec Romain Dobry,
13:18le cofondateur de l'atelier des options.
13:20Et puis ensuite, on fera le point sur les publications de résultats,
13:24les grandes banques aux Etats-Unis qui ont officiellement ouvert la publication des résultats,
13:27mais aussi à SML en Europe ainsi que Richemont avec Alain Dubrul de chez Claresco.
13:32On se retrouve tout de suite sur le plateau de Good Morning Market.
13:449h05, vous êtes toujours en direct sur BFM Business dans Good Morning Market
13:47avec un CAC 40 qui ouvre en recul, moins 0,27% à 8344 points.
13:52Le DAX qui, lui, ouvre en recul également, moins 0,81% à 24944 points.
13:57Tout de suite, nous sommes avec Romain Dobry, le cofondateur de l'atelier des options,
14:01pour faire le point sur la tendance du CAC 40 à l'ouverture.
14:05Romain, que peut-on dire de cette ouverture en très léger recul pour le CAC 40 ce matin ?
14:10Bonjour Nicolas.
14:11Bien qu'effectivement, les opérateurs sont toujours dans l'attente
14:14et manifestement de la saison des publications.
14:17Il faut rappeler aussi que c'est une semaine technique.
14:19Vendredi se tiendra à l'échéance des marchés dérivés du mois de juillet.
14:22Ce n'est pas une échéance majeure, mais ça peut avoir des incidences.
14:25Et pour l'instant, on peut dire que pour aborder cette séquence,
14:27les opérateurs sont en retrait.
14:29On le voit, malgré la bonne publication de Richemont et la hausse des valeurs du luxe à Paris,
14:33on a un indice qui patine toujours.
14:35On est calé dans un trading range qui reste, à mon sens, borne basse 8259 points.
14:40La borne haute, c'est 8 436 points.
14:43C'est le pied du gap qu'on a laissé ouvert mercredi dernier à Paris.
14:47C'est le cas d'ailleurs sur les indices européens.
14:49D'une façon générale, on est calé, capé sous ces niveaux de gap qu'on a ouverts il y a
14:53une semaine.
14:54Donc, pas beaucoup de tendance, pas beaucoup de momentum.
14:56On attend la saison des publications.
14:57Des opérateurs qui sont plutôt en retrait quand on regarde l'intérêt sur les marchés dérivés.
15:01Pas énormément d'éléments précis pour l'instant.
15:04On a quand même quelques signaux de fragilité la semaine dernière.
15:07Un avalement baissier formé par l'indice K40 au cours de la semaine dernière aussi.
15:11Donc, des signaux plutôt de fragilité pour l'instant.
15:13Mais compte tenu du contexte, on reste quand même très, très bien canalisé.
15:16On peut dire qu'à Wall Street, c'est un peu différent.
15:18On n'a pas de pression baissière.
15:20On accumule dans une zone de compression.
15:21On voit bien que les opérateurs attendent le verdict, avant tout, de la saison des publications.
15:26Un mot très rapide, Romain, d'ASML.
15:29ASML qui, à la suite de la publication de ses résultats supérieurs aux attentes,
15:33importés toujours par une demande forte en matière de semi-conducteurs,
15:36gagne plus de 6% en bourse ce matin.
15:40Oui, ASML, on avait alerté dès lundi.
15:42Vous savez qu'on aime bien mesurer les ratios de couverture
15:44qui nous indiquent l'état d'esprit des opérateurs.
15:45Et contre toute attente, malgré la hausse récente,
15:47les opérateurs étaient très prudents en amont de la publication d'ASML.
15:50Ça nous permettait d'avoir un scénario plutôt positif.
15:52Et c'est le cas.
15:53Donc au-delà de 1498, la cible c'est 1691.
15:57On en est très proche.
15:58Si on arrive à déborder ce plafond de verre,
15:59l'extension suivante c'est 1885 pour ASML
16:02qui ouvre donc en hausse avec un gap haussier
16:04qui confirme son parcours haussier pour l'instant.
16:07Aucun signal de retournement dans un contexte
16:09où on était manifestement assez prudent.
16:12Merci Romain Dobry de nous avoir accompagné pour l'ouverture des marchés.
16:16Je rappelle que vous êtes cofondateur de l'atelier des options.
16:18Et on enchaîne à présent avec le focus du jour.
16:21Le focus du jour c'est avec Alain Dubru,
16:24le directeur général délégué de Claresco Finance
16:26avec qui on va revenir sur cette saison des résultats
16:28qui s'est officiellement ouverte hier aux Etats-Unis
16:31avec la publication de cinq grandes banques américaines.
16:35Je les redonne bien sûr.
16:36Wells Fargo, JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America et Citigroup.
16:40Alain, ces publications montrent que l'activité des banques se porte bien
16:45notamment grâce à leur activité de trading.
16:48Oui, bonjour Nicolas, tout à fait.
16:50Alors aux Etats-Unis, avant ça commençait par Alcoa,
16:53maintenant c'est les banques.
16:54Et on peut dire que c'est quand même un feu d'artifice.
16:56On y reviendra aussi sur l'Europe après.
16:58Alors effectivement, toutes les banques ont sorti des résultats
17:00qui étaient meilleurs qu'attendus,
17:03notamment tirés par les activités de marché.
17:05Alors forcément, c'est celles qui sont le plus liées à ça,
17:07type Goldman Sachs, qui ont les résultats les plus spectaculaires,
17:10juste pour les citer.
17:11Un BPA qui est à 20,88 alors qu'on attendait 14,46.
17:15Bon, certains pensaient que ce serait un peu au-dessus,
17:17genre 15,17, mais là c'est vraiment au-dessus.
17:19C'est un quasi-doublement des résultats en base annuelle.
17:23Les revenus à 20,3 milliards sont 24% au-dessus.
17:26Dans les activités d'action, on est à plus 72.
17:28Dans le financement, plus 91%.
17:30Et malgré ça, et malgré des rachats d'actions,
17:33il y a un mix qui aurait été plutôt défavorable pour les fonds propres durs,
17:36si les fonds propres durs étaient quand même en hausse de 40 points de base.
17:39Donc, en face de ça, bien sûr, il y avait plus de dépenses, plus de bonus,
17:42en hausse de 14%, mais la croissance l'emporte.
17:45Donc, l'action a monté de 9%.
17:47Et alors, évidemment, on peut se poser la question de savoir
17:49si cette explosion de l'activité de marché liée à des grands IPOs
17:53comme SpaceX, comme un environnement de marché très volatil,
17:56ce qui est favorable aussi pour leurs activités,
17:58est-ce que ça va durer de vitamine et d'un âme ?
17:59Mais pour l'instant, la croissance est telle que le marché y croit et l'emporte.
18:03Alors, sur JP Morgan, c'est à peu près la même chose.
18:06Des résultats meilleurs qu'attendus aussi,
18:07tirés par les activités de marché, le titre a pris aussi 3%.
18:11Alors, en revanche, sur Wells Fargo et Citigroup,
18:14qui sont des banques plus classiques,
18:16là, on avait des résultats qui étaient aussi à peu près 10-15%
18:20au-dessus des attentes,
18:21avec un mix plus balancé, un peu moins lié aux activités de marché.
18:24Et là, les titres ont moins bien réagi,
18:27parce que même si c'était meilleur qu'attendu,
18:29à la croissance du chiffre d'affaires,
18:31vient aussi en face une croissance des dépenses,
18:33un peu normal.
18:34Et donc, comme c'est des banques un peu plus classiques,
18:37je dirais, le marché était un petit peu plus regardant.
18:39Donc là, ça a ouvert en hausse,
18:41mais finalement, dans le cas,
18:42le Citigroup, finalement, le titre a terminé à moins 5%,
18:45parce qu'il y avait des préoccupations
18:46sur une certaine évolution des dépenses.
18:49De même, sur Wells Fargo,
18:51c'était pas mal,
18:52mais là aussi, bon, il faut regarder dans les détails.
18:53Il y a énormément de résultats,
18:54ce n'est pas toujours évident,
18:55et sur Citigroup, un peu pareil.
18:57Donc, au global, ce qu'il faut retenir,
18:58quand même, sur les banques américaines,
18:59c'est que, un, ça va bien,
19:00c'est un feu d'artifice.
19:02Alors, bien sûr, en partie tiré par les activités de marché
19:06qui vont et viennent,
19:07mais pour l'instant, ça va quand même très fort.
19:09Et je dirais, c'est assez encourageant,
19:11parce qu'on a eu des marchés
19:13qui ont beaucoup monté au premier semestre,
19:15avec des interrogations sur la croissance, etc.
19:16Mais si les résultats sont là
19:18et sont au-dessus des attentes,
19:20eh bien, le rallye de marché
19:21n'est pas prêt de s'éteindre.
19:22Et ce qui nous mène vers l'Europe,
19:24où ce matin, on a notamment à SML.
19:26Bien sûr.
19:27À SML qui annonce un bénéfice net
19:30en hausse de près de 6%, Alain.
19:33Oui, alors, il faut regarder,
19:35c'est surtout par rapport aux attentes.
19:36Le titre, il est en hausse de 60%
19:38depuis le début de l'année.
19:38Donc, depuis une ou deux semaines,
19:40il avait reculé,
19:41un peu comme beaucoup de valeurs de semi-conducteurs,
19:43parce qu'on se dit,
19:44est-ce que j'ai cher,
19:44est-ce que ça va durer ?
19:45Mais quand on a les résultats,
19:47en fait, ce qui l'emporte,
19:48et c'est vrai pour toutes ces valeurs-là,
19:49c'est qu'on est dans une hyper-croissance.
19:52C'est-à-dire qu'on attendait
19:53un chiffre d'affaires
19:54entre 8,5 et 9 milliards,
19:56il y a 9,3 milliards.
19:57Le résultat, on attendait à 2,6,
19:59il y a 2,9.
20:00La marge brute,
20:01on attendait à 51,52,
20:02elle est à 54%.
20:03Ça veut dire aussi qu'il y a une telle demande
20:04que les boîtes,
20:06non seulement vendent plus,
20:07mais elles margent mieux.
20:08Et surtout, pour le troisième trimestre,
20:10eh bien, l'indication de chiffre d'affaires,
20:12elle est entre 11 et 12 milliards d'euros.
20:14Là, on attendait 10.
20:1655 et 57,
20:18donc, clairement,
20:19il y a du pricing power.
20:21Et si on regarde les machines les plus avancées,
20:23qui sont les machines de lithographie EUV
20:25pour faire des graviers de semi-conducteurs,
20:29la société avait dit
20:29qu'au moins 60 livraisons en 2026,
20:31maintenant, on passe à au moins 65.
20:34Pour 2027, on passe de au moins 80 à au moins 85,
20:37et on est parti pour un potentiel
20:39de 110 machines en 2028,
20:41sachant que de nombreuses commandes
20:42sont déjà fermes pour ces deux années.
20:44Donc, conclusion,
20:46potentiel de révision
20:46à la hausse des attentes de résultats
20:47d'au moins 20%,
20:49et réaction positive du titre,
20:51parce que,
20:52dans le monde de l'IA
20:53et des semi-conducteurs,
20:54la croissance se poursuit.
20:56Alors, bien sûr,
20:57parfois,
20:57les cours de bourse,
20:58bon et vienne,
20:59il y a des respirations,
21:00comme depuis deux semaines,
21:01mais quand les résultats sont là,
21:03on voit que la croissance continue.
21:04Alain, il nous reste quelques secondes,
21:05vraiment,
21:05qu'est-ce que quelques secondes ?
21:06Un tout petit mot de Richemont
21:07qui a publié ses résultats,
21:09également, ce matin.
21:10Eh bien, là aussi, très bon.
21:117% en dessous des attentes,
21:13avec la joaillerie à plus 20%,
21:15des montres à plus 8,
21:16toujours tirées par les US à plus 27.
21:19La Chine est un peu en retrait,
21:20tirée par Hong Kong et Macao,
21:21mais quand même en légère croissance.
21:23Là aussi,
21:24un bon chiffre pour le luxe,
21:25un potentiel de révision,
21:26la hausse des résultats d'environ 5%.
21:28Bonne tendance de vente,
21:29et spécifique à Richemont,
21:30aussi une baisse du prix
21:31des matières premières,
21:32notamment l'or,
21:33ce qui est bon pour les marges.
21:35Alors, est-ce qu'on peut en tirer une conclusion
21:37pour le reste du luxe ?
21:38Oui et non,
21:38parce que Richemont,
21:40c'est quand même du hard luxury,
21:41mon joaillerie montre.
21:43Reste à voir si,
21:44sur tout ce qui est prêt-à-porter,
21:45maroquinerie, etc.,
21:46c'est aussi bon.
21:47Mais en tout cas,
21:48plutôt un bon signe.
21:48Je dirais,
21:49si on prend les US et l'Europe,
21:51pour l'instant,
21:51les résultats sont plutôt bons,
21:53et de quoi soutenir le marché.
21:54Merci Alain Dubrul
21:55de nous avoir accompagnés.
21:57Je rappelle que vous êtes
21:57directeur général délégué
21:59de Claresco Finance
21:59sur les 40 valeurs
22:01qui composent le CAC 40.
22:02À l'heure actuelle,
22:03seuls 5 sont orientés
22:04dans le vert,
22:05à l'heure où on se parle,
22:06et c'est notamment
22:06Kering, Hermès et LVMH
22:08qui réagissent
22:08à la publication de Richemont.
22:11Il y a également Stellantis
22:11ou encore Pernod Ricard.
22:13On se quitte donc
22:14sur un CAC 40 en recul,
22:15moins 0,33%
22:16à 8339 points.
22:18Merci de nous avoir suivis
22:19dans Good Morning Market
22:20et à demain.
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